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Nancy Cunard... Les années 20, puis Aragon. -3/3-

Publié le par Perceval

le peintre John Banting, Nancy Cunard et l'écrivain Taylor Gordon devant l'hôtel Grampion à Harlem Mai 1932

le peintre John Banting, Nancy Cunard et l'écrivain Taylor Gordon devant l'hôtel Grampion à Harlem Mai 1932

Alors qu'elle a déjà connu des amants à foison et un mariage raté en 1916, Nancy Cunard jette son dévolu sur le jeune poète surréaliste Louis Aragon, guidée sans doute pour les avant-gardes et une vie de bohème dorée et scandaleuse. La malheuruese détermination qu'affichera Aragon, envers cette « femme fatale » rejoint, après Michael Arlen, la possession ressentie par Aldous Huxley pour cette femme froide et distante... Dans son roman Cercle vicieux ( 1923) Uxley décrit cette fascination pour la belle et cruelle Myra, dangereuse manipulatrice. Un autre roman Contrepoint la dépeint comme un être d’exception, incapable de sentiments, « prédatrice à l'âme virile ».

Nancy est à Paris, elle fréquente Ezra Pound et publie Out Laws... Après une brève relation avec le peintre et romancier Percy Wyndham Lewis, Nancy fréquente la joyeuse faune du célèbre cabaret des années folles, Le Boeuf sur le toit... Elle connaît une passion avec l'écrivain Norman Douglas, se fait peindre par l'expressionniste Oskar Kokoschka, en 1924. En 1925, elle fait la connaissance du couple Fitzgerald... Scott, neuf ans plus tard dans Tendre est la nuit, qualifiera le personnage de garçonne qu'elle lui a inspiré de « redoutable »... A la fin de l'année, elle aborde dans un taxi un Aragon « beau comme un jeune dieu »

Le grand amour malheureux qu'Aragon va vivre avec elle marquera son œuvre à tel point qu'Elsa Triolet avouera : « On parle toujours des poèmes que Louis a écrits pour moi. Mais les plus beaux étaient pour Nancy. »

Sa liaison avec Louis Aragon, qui dure officiellement de 1926 à 1928, condense aussi l’histoire intellectuelle des années 1920. L’année où ils se rencontrent, ce dernier publie intégralement son roman surréaliste Le Paysan de Paris et s’implique de plus en plus dans la rédaction de La Défense de l’infini commencée vers 1923. Au côté de Cunard, écrit-il à Jacques Doucet, « je suis continûment heureux pour la première fois de ma vie ».

Un passage de La Défense de l’infini semble évoquer sa compagne. Armand, l’un des personnages principaux du roman, décrit la femme qu’il aime : « une fille grande ouverte à l’avenir […] félonne et féline […]. Délicieux tombeaux ; grande fille du temps […] ». Dix-neuf chapitres de ce roman, qu’Aragon a essayé de faire disparaître de sa bibliographie pendant quarante ans, ont été retrouvés dans les archives de Cunard . Aragon a plusieurs fois évoqué l’autodafé d’une partie du manuscrit lors d’un séjour commun à Madrid en 1927. Il restera de ce roman Le con d'Irène ( 1928) fragment érotique lu sous le manteau pour échapper à la censure, et dans lequel le personnage de Nancy occupe une place majeure

Leur première année commune est marquée par de nombreux voyages...

Cette même année, Cunard est aussi à ses côtés, en Normandie, lorsqu’il amorce sa rupture formelle avec le surréalisme en écrivant Traité de style (1928), à quelques kilomètres du lieu de villégiature de leur ami André Breton, qui entame alors Nadja. L’année suivante, les activités de « passeuse littéraire » de Cunard continuent avec la traduction (ou son financement) du chapitre d’ouverture de Nadja, en mars 1928, pour la revue américaine Transition d’Eugene Jolas.

Sensibilisée aux arts africains et océaniens, au début des années 1920, par Moffat , c’est avec Aragon que Cunard entame sa collection d’art non occidental.

C’est encore avec Aragon qu’elle fonde, en 1928, sa maison d’édition, Hours Press, qui devait défendre « l’innovation et une nouvelle vision des choses » et publier de la poésie expérimentale. Aragon raconte :

« Nane avait acheté une petite maison avec un jardin, quelque part, au-delà de Vernon, c’est-à-dire un peu au nord-ouest de Vernon, me semble-t-il. Le jeu avait commencé d’installer ici les retours des voyages. Nous faisions presque tout de nos mains, les peintures, aménager une sorte de hangar, pour un projet assez fou, une imprimerie, la presse à bras… un métier à apprendre… composer à la main… est-ce qu’on sait encore ce que c’est aujourd’hui ? J’y avais mis toute ma folie. […] Mon projet était d’imprimer une traduction de Lewis Caroll, un texte en France inconnu, La Chasse au Snark. Tout devait y être de ma main, y compris les caractères de la couverture, inventés par moi. Près d’un an y passa. La maison était devenue la folie de Nancy. Enfin, je ne vais pas raconter ça… » (Aragon ).

Elle découvre le métier d’éditeur-imprimeur avec Aragon, mais c’est surtout avec son nouveau compagnon Henry Crowder, pianiste africain-américain rencontré à Venise, l’été 1928, qu’elle va le pratiquer pendant quatre ans

Partout ils fréquentent jusqu'au bout de la nuit dancings, bordels, cabarets et autre lieux de plaisirs pour insomniaques et amateurs de poudre blanche et de charleston … L'alcool a déjà commencé son travail de sape sur la nature déjà volcanique de Nancy... Outre l'écart de revenus qui marque leur relation au fer rouge, Aragon souffre de son manque d'affection, entre mensonge et jalousie. En 1927, alors qu'ils sont en Normandie, il découvre que Nancy le trompe avec son ami André Breton, et s'en trouve profondément affecté...

En 1928, elle loue un palazzo à Venise, et Aragon l'accompagne, malgré une relation à couteaux tirés. Les scènes se multiplient et il manque de commettre l'irréparable en faisant, exaspéré, une tentative de suicide à l'aide de somnifères. Il s'en tire de justesse, mais ce triste épisode sonne le glas de leur liaison. Contrairement à elle, Aragon, met un certain temps à panser ses blessures...

A Venise, Nancy Cunard rencontre le musicien noir américain Henri Crowder, pianiste jazz, avec qui elle va connaître une grande histoire d'amour.

Sources : Muses de Farid Abdelouahab ; et Introduction à « L'Atlantique noir » par Sarah Frioux-Salgas ( Gradhiva - Musée du quai Branly)

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Nancy Cunard... Les années 20, puis Aragon. -1/3-

Publié le par Perceval

Pour les lecteurs familiers de l'histoire maritime, le nom de Cunard résonne à lui seul comme le symbole de la navigation transatlantique. Ingénieur et homme d'affaire anglais , l'arrière grand-père de Nancy initia en effet la première compagnie de bateaux à vapeur, et se retrouva rapidement à la tête d'un véritable empire industriel. Nancy, qui voit le jour en 1896, est élevée par des gouvernantes successives, comme toute aristocrate de son époque.

Sa mère, Maud Alice Burke, est américaine et son père, Bache Cunard, anglais, héritier de l’entreprise maritime Cunard Line. Elle passe son enfance au château de Neville Holt, dans le centre de l’Angleterre, élevée par des gouvernantes au rythme des fêtes organisées par sa mère, Lady Cunard.

Très tôt sa mère, Maud, elle-même héritière américaine délaissée par un mari grand amateur de golf, lui offre un modèle qu'elle reproduira toute son existence : celui d'une séductrice aux amours passagères. Maud fréquente les artistes, politiciens et aventuriers les plus renommés de son époque et Nancy grandit dans une ambiance où le faste rivalise avec l'intelligence. Dès son adolescence, elle noue une relation durable avec George Moore, amant de sa mère et romancier auquel elle consacrera un ouvrage dans les années 1950.

Adolescente, elle voyage, étudie dans une école prestigieuse de Londres, en France et en Allemagne, et suit sa mère dans ses activités mondaines. C’est à la veille de la première guerre mondiale, à ses 18 ans, qu’elle entame sa vie de jeune fille libre, bohème et provocante qui cherche à s’affranchir des règles de l’Angleterre victorienne. Son amie Iris Tree témoigne

[…] À ce moment-là, nous étions des bandits, n’hésitant pas à nous maquiller avec de la craie blanche sur le visage et du rouge à lèvres écarlate, fumant des cigarettes parmi des fêtards choisis par nous-mêmes […] Nous étions de vrais caméléons. Nous passions de Meredith à Proust et à Dostoïevski, goûtions à l’absinthe avec Baudelaire et Oscar Wilde, […] nous nous laissions assombrir par le pessimisme nihiliste, […] inspirées par le jeune Rupert Brooke, T.S. Eliot, Yeats, D.H. Laurence, secouées par Blast de Wyndham Lewis, […] la « signifiant form », […], les sculptures d’Epstein, la musique de Stravinsky, les premiers ballets russes et le jazz américain »

Iris Tree (1897-1968) : poète et actrice liée à l’avant-garde...

1920's flapper girls

Ce témoignage ancre clairement Cunard dans la contre-culture anglaise du début du XXe siècle. Wyndham Lewis, T.S. Eliot, Jacob Epstein mais aussi Ezra Pound, qui fut un temps proche de Cunard, appartiennent à des mouvements artistiques et littéraires qui symbolisent la modernité et la radicalité anglo-saxonne avant la première guerre mondiale.

Nancy Cunard 1920's  1920s Evening Wear

Nancy Cunard veut aussi être poète. Ses premiers poèmes sont publiés en 1916 dans le premier numéro de l’anthologie Wheels, titre d’un de ses poèmes, éditée par les frères Sitwell et consacrée à la « nouvelle poésie ». Elle est également l’auteur de quatre recueils de poésies. À Londres, elle fréquente régulièrement le « Bloomsbury group », qui regroupe des théoriciens, des écrivains et des peintres dont les époux Leonard et Virginia Woolf, John Maynard Keynes ou encore Clive Bell et Roger Fry...

Lytton Strachey et Iris Tree Nancy Cunard 1920's

À cette époque, Cunard est aussi le symbole d’une certaine élite anglaise meurtrie par la première guerre mondiale, qui se bat contre l’Angleterre traditionnelle et défend une nouvelle liberté des mœurs. Iris March, héroïne du roman de Michael Arlen devenu culte, Le Chapeau vert (1924), qui décrit ce milieu, est officiellement inspirée par Cunard, qui fut un temps la compagne de l’auteur.

Sources : Muses de Farid Abdelouahab ; et Introduction à « L'Atlantique noir » par Sarah Frioux-Salgas ( Gradhiva - Musée du quai Branly)

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Cosima Wagner -2/2

Publié le par Perceval

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En 1868, Richard Wagner est installé à Tribschen, dans une somptueuse villa sur les bords du lac de Lucerne, avec Cosima. Il fait la connaissance de Nietzsche, admirateur lui aussi de Shopenhauer.

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Friedrich Nietzsche. 1864

Nietzsche devient un habitué des week-ends de fête donnés par Wagner habillé dans le style flamand, dans une ambiance de décors et de musique d’opéras.

 

23 mars 1871 : « Je range des papiers et lis de vieilles lettres de mon père, ce qui me montre encore une fois très clairement que je n’ai eu ni père ni mère – Richard est le seul qui m’ait aimé, et il représente tout pour moi » Journal de Cosima

 

Seul Wagner réussit la synthèse des éléments appoliniens et dyonisiaques à la manière de la tragédie grecque ". Et, Wagner voit en son jeune ami le fidèle interprète de son esthétique. Dans une lettre de juin 1872, il lui confesse : "A strictement parler, vous êtes, après ma femme, le seul gain que ma vie m'ait apporté." 

Nietzsche est tombé amoureux de Cosima, sans oser se déclarer... Puis, la guerre de 1870 éclate et Nietzsche s’enrôle dans le service de santé...

 

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Cosima Wagner -1879

 

D'abord insidieuse, la brouille éclate publiquement en 1878. Pour le philosophe, le Wagner de Bayreuth, lieu d'un culte rendu à lui-même, le Wagner nationaliste, ne sont plus supportables. « Depuis qu'il était en Allemagne, il s'abaissait progressivement à tout ce que je méprise - même à l'antisémitisme", écrit-il. Nietzsche ne reviendra pas sur les jugements les plus âpres, tel celui-ci : « Wagner [...] ? [...] Il rend malade tout ce qu'il touche. » C'est « en vérité un décadent désespéré tombé en pourriture ».

L'une de ses dernières lettres dévoile aussi le sentiment amoureux qu'il porte à Cosima, surnommée Ariane...


 

27 juillet 1880 : « Au café, nous parlons des vêtements, nous disant qu’ils sont laids et peu naturels ; R. voudrait porter un vêtement en forme de chemise et parle des lignes onduleuses du corps féminin complètement gâtées par la mode actuelle (…) Il  cite un mot de Feuerbach à propos du ventre : « Chez l’homme, c’est un lieu de restauration ; chez la femme, c’est le temple de l’amour » Journal de Cosima

 

Après le festival, il se rend à Venise avec sa famille pour y passer l'hiver. Le mardi 13 février 1883, Richard Wagner est emporté par une violente crise d'angine de poitrine.

Jeune veuve, elle abandonne d’emblée la rédaction de son précieux Journal… et devient la plus exigeante gardienne du Temple.

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Cosima Wagner, sur une photographie en 1905

Dans la seconde moitié de sa vie, devenue la veuve du compositeur : il lui reste 47 ans à vivre. Elle fonde un empire : pour le théâtre lyrique, pour le nationalisme allemand et pour sa lignée.Pendant presque un demi-siècle, elle va exclusivement se consacrer au culte de son défunt bien-aimé...

À l’apogée de sa puissance se produit la chute: à la veille de la Première Guerre mondiale, sa fille Isolde, épaulée par son époux Franz Beidler, intente un procès à Cosima. Isolde veut être reconnue comme la fille de son père biologique, Richard Wagner, et toucher sa part de l’héritage. Bülow l’ayant déclarée comme sa fille, elle est déboutée. C'est malgré tout un choc pour Cosima Wagner... Elle accule au mariage le fils héritier et légitime, Siegfried, homosexuel et toujours célibataire à 46 ans. Il épouse promptement la très jeune Winifried Williams, qui a 17 ans et qui lui donne quatre enfants dans la foulée. On n’a plus le droit de prononcer le nom d’Isolde en présence de Cosima.

La jeune épouse, anglaise de naissance, régnera après la mort de sa belle-mère et de son mari (disparus en 1930, à cinq mois d’intervalle) sur le sanctuaire de Bayreuth.

Cosima Wagner associe à sa famille des théoriciens racistes comme Chamberlain et Gobineau et s’entiche du jeune Hitler, qui … débarque à Bayreuth le 29 septembre 1923, salué par Houston Stewart Chamberlain, l’époux de sa fille Eva : « Le soir, entre 9h.30 et 10h.30, visite de Hitler, exaltante ! ». Après le putsch raté, ce dernier fait un bref séjour en prison pendant lequel Hitler rédige Mein Kampf, sur du papier obligeamment fourni par la famille Wagner.

Cosima Wagner, attentive grand-mère de ses quatre petits-enfants, meurt le 1er avril 1930 à l'âge de quatre-vingt-douze ans  

 

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Cosima Wagner -1/2

Publié le par Perceval

A l'exemple de Clara Schumann ou d'Alma Mahler, Cosima était destinée à une carrière de musicienne, mais son dévouement à Richard Wagner (1813-1883) fit avorter sa vocation. Cependant, on s'accorde à lui reconnaître - dans sa réinterprétation de la musique de Wagner - un accent personnel qui a marqué la musique de son mari …

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Le 24 novembre 1836, Wagner a épousé l'actrice Minna Planer ( ici en 1835) . Le couple emménage alors à Königsberg puis à Rīga, où Wagner occupe le poste de directeur musical. Après quelques semaines, Minna le quitte, avec sa fille Nathalie qu'elle avait eue à l'âge de 15 ans, le 31 mai 1837 pour un autre homme qui la laisse bientôt sans le sou. Elle retourne alors auprès de Wagner, mais cela marque le début de la progressive décadence de leur mariage, qui se termine dans la souffrance trente ans plus tard. Parmi ses nombreuses aventures féminines : Mathilde Wesendonck, ici en 1850 ( poète et écrivain:1828-1902) a beaucoup inspiré Wagner... Elle est la femme du riche commerçant Otto von Wesendonck. Il rencontre le couple à Zurich en 1852. Otto, grand admirateur de Wagner, met à sa disposition en avril 1857 une petite maison de sa propriété, « l’Asile ». Au bout de quelques années, Wagner s'éprend de Mathilde qui partage ses sentiments...  


Son origine romanesque est inscrite dans son nom Cosima Liszt (1837-1930)... elle est le fruit de la liaison passionnée entre le célèbre pianiste et l'une des plus belles et fougueuses intellectuelles de son époque : la comtesse d'Agoult, qui délaisse son époux et sa fille pour suivre le compositeur...

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Marie Comtesse d'Agoult (1805-1876) Franz Liszt (1811-1886)

Cosima naît en 1837, mais l'idylle ne s'éternise pas …

Liszt a une relation avec une princesse qui décide de « mettre la main » sur ses enfants - la Princesse de Sayn-Wittgenstein, longtemps compagne de Liszt, que Cosima ne pouvait pas souffrir... elle préfère vivre avec sa grand-mère à Paris.

Cosima tombe ensuite sous la tutelle de la baronne von Bülow, dont le fils, Hans, célèbre chef d'orchestre et élève de son père, voue à Wagner une admiration sans bornes...

cosima_kl--1-.jpgCosima est surnommée » la cigogne », tant elle est longue et mince. Elle a une superbe chevelure, des yeux clairs, et l'étude la musique fait partie de son éducation raffinée...

Elle est adolescente lorsqu’elle fait la connaissance d'un ami de son père qui l’impressionne. Elle a à peine quinze ans, et Richard Wagner, quarante.

A dix-neuf ans, elle se marie avec Hans. Lui ébloui par le génie de Wagner, le suit partout, entraînant sa jeune femme...

Homme à femmes, Wagner n'a toujours pas porté ses regards sur elle, alors qu'il a un faible pour les femmes mariées... Puis, Tombe t-il amoureux d'elle ou de l'admiration qu'il lit dans ses yeux... ? 

Ils deviennent amants. Elle a deux filles, Daniela et Blandine, sans se séparer de Bülow, elle cohabite avec Wagner dans une liberté de mœurs qui fait scandale...

En 1857, elle épouse un des élèves les plus doués de son père, le pianiste et grand chef d'orchestre Hans von Bülow, mais leur mariage n'est pas heureux ; et il ne fait pas le poids face au génie du compositeur de Lohengrin, et en était le premier conscient. Cosima met au monde deux enfants - Isolde et Eva - de son amant, alors qu’elle est toujours mariée à Bülow.

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Cosima et Richard-Wagner - 1872 -

Leur amour ne naît pas d’un coup de foudre mais d’un mûrissement passionnel. C’est le regard clair de cette beauté qu’incarne Cosima qui plane sur Tristan et Iseut et bien d’autres portées de Wagner.

Cosima, qui se sépare de von Bülow en 1867, et avant qu'ils ne puissent se marier le 25 août 1870, donne à Richard un fils : le petit dernier, Siegfried (1869-1930) qui tentera avec un certain culot de s’illustrer dans la composition et la direction d’orchestre...

Cosima se donne corps et âme, elle ne craint pas l'épreuve., et il lui faut de la force et de la patience pour endurer les revers de fortune, les insuccès et les frustrations du compositeur. Mais sa constance est payante... Elle assiste aux triomphes de son époux, depuis son adoubement comme artiste absolu par l’illuminé Louis II de Bavière – qui lui apporte en outre une confortable manne financière – jusqu’à la pose de la première pierre du festpielhaus de Bayreuth.

A suivre...

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Bienvenue en 2015

Publié le par Perceval

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Quelques femmes croisées sur ce site en 2014...

Rendez-vous en 2015

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La femme affranchie ... 1896

Publié le par Perceval

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La "Gibson-girl" dessinnée par Charles Dana Gibson  

 

Love_in_a_Garden_Gibson.jpg"La femme affranchie, la femme égale de l'homme ne l'aimera plus, disent-ils, et l'homme, de son côté, ne se sentira aucune tendresse réelle, profonde, pour cet être nouveau, pour cette new woman, sorte d'androgyne hautaine, forte de sa liberté, de ce qu'elle nommera sa dignité ; pour cette créature à forme de femme toujours, avec son sexe éternel, mais dépouillée de son antique grâce de faiblesse (magie du sourire qui provoque, implore, boude, du regard dardé sur l'oeil du mâle en muet appel magnétique ou voilé d'attirant émoi, crainte, pudeur, humide enfin de joie naïve aux premiers aveux troublants du désir désiré, espéré).

Charles-dana-gibson-girl.jpgL'instruction de la femme, partout répandue peu à peu, s'élevant à la plus haute culture chez une élite de plus en plus nombreuse, les carrières jusqu'en ces derniers temps réservées au Masculin, ouvertes au Féminin qui déjà les entrouvre et qui s'apprête à s'y ruer pour une âpre concurrence, d'ailleurs pleine de menaces économiques ; la femme médecin, la femme avocat, la femme ingénieur, architecte, notaire, etc … Voyez-vous le pauvre Eros avec ses flèches parmi ce combat des sexes rivaux, ennemis pour l'argent, pour la clientèle, pour la célébrité, parmi ces diplômes, ces dossiers d'affaires, ces discussions techniques où l'homme, dans sa partenaire, aura l'illusion d'un autre homme devant lui, où la femme oubliera elle-même qu'elle est femme, ravie de ne plus le paraître ?"

 Source : L'avenir de l'amour, par Léopold Lacour. Article publié dans Gil Blas en octobre 1896

*****

Charles-dana-gibson-girl-2.jpgLa jeune fille française, élevée dans la protection vigilante de la famille, avait été avec soin préservée de l’éducation garçonnière et des brutalités de la science. Elle grandissait parmi les sourires et les joies, comme une fleur dans le soleil ; elle grandissait dans une poétique ignorance des mystères des choses [...]. Et cette paix candide de jeune fille, cette délicieuse floraison de pudiques désirs, ces élans d’idéale bonté qui plus tard font l’amour de l’épouse, le dévouement de la femme et le sacrifice de la mère, tout ce charme exquis, toute cette poésie [...], tout cela va disparaître !

On va supprimer la jeune fille [...]. On leur apprendra tout, même la rébellion contre la famille, même l’impureté. Elles n’auront même pas été vierges avant de devenir femmes...

Journal Le Gaulois, 25 novembre 1880.

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19030- Germaine Lechat, personnage d'Octave Mirbeau qui a profondément choqué certains hommes ...  



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C'est une fille !

Publié le par Perceval

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L'histoire de Psyché ( l'âme )

Publié le par Perceval

A propos de l'article précédent, je retiens l’histoire de Psyché, parce qu'elle enseigne comment l'âme se purifie ( se réalise) :

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L’âme pour les Grecs était une princesse de toute beauté, nommée Psyché (Psuké).

Psyché est l'une des trois filles d'un roi, si belle que tous les habitants du royaume l'adorent... Mais aussi, si belle que personne n’ose l’épouser ! Les foules se contentent de venir la contempler comme une œuvre d'art et de la vénérer comme une déesse. Vénus, jalouse de cette rivale et offensée par un tel sacrilège, Vénus - elle-même - en devient jalouse, au point de vouloir tramer sa perte.

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Elle envoie Cupidon avec comme mission de lui inspirer l'amour pour l'être le plus hideux de la terre. Mais tel est pris (épris?) qui croyait prendre... Cupidon tombe lui aussi sous le charme de Psyché.

Cupidon se confie à Apollon – déjà prié par le père de Psyché désespéré de voir que sa fille ne trouve pas d'époux – Apollon donne un oracle au roi qui lui prescrit d'exposer sa fille sur un rocher où viendra la chercher son futur époux, un monstrueux serpent volant. Là vêtue de noir, soumise, elle attend la venue du monstre mais c'est le souffle léger de Zéphyr qui l'emporte vers un palais mystérieux.

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Elle est la seule habitante de ce palais merveilleux où les portes sont ornées de pierres précieuses et où le dallage du sol est d'or pur. Jamais elle ne peut voir le maître de céans mais il lui rend visite toutes les nuits, et lui promet que leur bonheur durera toujours, à la condition qu'elle ne cherche pas à voir le visage de son amant.

Psyché s'ennuie et supplie son amant, de l'autoriser à recevoir ses sœurs. Et, les sœurs de Psyché la persuadent qu'elle est aimée d'un monstre, qui finira par la dévorer. Terrifiée à cette idée, une nuit, elle allume une lampe. Tandis qu'elle contemple avec ravissement la beauté de son amant, une goutte d'huile tombe sur lui. Il se réveille et s'enfuit, alors disparaît le palais enchanté.

Psyché se retrouve seule sur terre, - grâce à l'appui secret de Cupidon ( Eros), et surtout la ténacité de son amour - elle part à la recherche de Vénus, qui accepte de la rencontrer et l'accable de mille tourments, la retient comme esclave et lui impose quatre épreuves réputées impossibles. Mais à chaque fois quelqu'un sera là pour l'aider.

Ainsi, elle trie des graines mélangées de toutes espèces à l'aide de fourmis... Elle rapporte la laine d'or de moutons féroces grâce à un roseau qui lui indique le bon moment pour récupérer la laine prise aux branches du buisson près de la rivière … Elle puise l'eau inaccessible du Styx avec l'aide de l'aigle de Zeus. 

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Pour la dernière épreuve, Psyché doit se rendre aux enfers demander à Perséphone un précieux flacon contenant une eau de Jouvence...

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Persuadée de ne pas pouvoir y parvenir elle est sur le point de se jeter du haut d'une tour quand la tour se met à lui parler et lui indique la marche à suivre; il lui est recommandé de ne pas l'ouvrir et de ne pas partager le repas de Perséphone.

Normalement, nul mortel ne pouvait se rendre aux enfers sous peine d'être dévoré par son terrible gardien : Cerbère. Pour passer la porte des enfers sans dommage, Psyché donne au monstre un gâteau trempé dans du vin drogué qui l'endort.

Elle n'a pas oublié de prendre deux pièces de monnaie pour payer Charon à l'aller et au retour.

Mais au retour alors que tout s'est bien passé, Psyché est à nouveau perdue par sa curiosité; elle débouche le flacon, une fumée noire se répand et se dépose sur son visage qui devient hideux. En se regardant dans un miroir Psyché s'évanouit. Cependant, Cupidon ne l'oublie pas, il l'éveille d'une piqûre de ses flèches et lui rend sa beauté première.

Enfin, Zeus intervient et Vénus (Aphrodite) pardonne; Zeus accorde son pardon à Cupidon et convoque les dieux pour célébrer l'immortalité de Psyché et le mariage du couple. Les jeunes mariés auront une fille : Hêdonê en grec ou Volupté pour les Romains.

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La morale de l’histoire est que l’âme humaine ( déchue) doit devenir divine et qu’elle ne le peut qu’après des épreuves multiples et difficiles, grâce à l’Amour. La beauté de l’âme est ce qui mène à l’amour et l’âme ne peut survivre que grâce à l’amour.

Les néo-platoniciens y virent la promesse d'une renaissance, d'une vie future, d'un bonheur éternel.

Psyché est souvent représentée avec des ailes de papillon, car l'âme avait en effet le papillon pour symbole. Cette histoire est tirée du récit d'Apulée, (Métamorphoses IV-28 à VI-24), qui a fait connaître l'interprétation populaire de cette allégorie.

 


Les illustrations sont de Maurice Denis (1870-1943), artiste peintre nabi... Ces esquisses sont réalisées pour la décoration du salon de musique de l'hôtel du collectionneur Ivan Morosoff à Moscou...  Les peintures réalisées à la fin de 1907 sont conservées au Musée de l'Ermitage à Saint-Petersbourg.

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Camille Claudel, incarcérée pour trente ans...

Publié le par Perceval

Camille Claudel passe les 30 dernières années de sa vie enfermée: sacrifiée par son frère Paul?  Victime d'un complot familial?

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Paul Claudel Camille Claudel Rodin

Article de d'Alfred Grosser, et paru dans La Croix du 03 Déc 2014:

Camille Claudel est née voici cent cinquante ans, le 8 décembre 1864. On peut dire que sa vie s’est achevée deux fois. Sa mort est intervenue le 19 octobre 1943, mais quelle fut donc son existence à partir du 10 mars 1913 ? Ce jour-là, une semaine après le décès de son père qui l’aimait et la protégeait, elle fut enlevée, à la demande de sa mère et de son frère Paul, sur la base d’un certificat médical établi par un médecin qui ne l’avait pas examinée, pour être enfermée pendant les trente années suivantes. Son œuvre de sculptrice est aujourd’hui reconnue comme majeure, et qui n’a pas été ému en contemplant ses œuvres, même s’il n’est pas au courant de sa sordide histoire ?C-Claudel-Vieil-aveugle-chantant.jpg

Transférée à Montdevergues, au Centre de santé de Montfavet, elle fut tenue au secret. Ses lettres devaient sortir clandestinement. À lire ses plaintes fort précises sur les conditions de sa détention (1), on comprend l’étendue de ses souffrances. En 1917, elle écrit : « Je suis incarcérée depuis cinq ans comme une criminelle, privée de liberté, privée de nourriture, privée de feu, privée des plus élémentaires commodités. » La pire période est celle de la guerre. Le froid et la faim dont elle se plaignait déjà deviennent dramatiques. En cette période de restrictions, les « fous » deviennent victimes prioritaires et, comme des centaines d’autres aliénés à travers la France, Camille est morte de faim.

Certes, elle reçoit quelques paquets de nourriture d’amis et de son frère Paul. Mais les discussions familiales sur le montant et les conditions de son entretien à l’asile sont sordides. Par relations, Paul obtient une sorte de subvention gouvernementale complétant la pension à verser à l’hôpital psychiatrique. Un conseil de famille décide, contre l’avis de Paul, de transformer en rente viagère la majeure partie de ce qui revient en héritage à Camille. Cette rente suffit à peu près à satisfaire les exigences de la clinique pour assurer une vie même pas décente à l’enfermée qui ne cesse de demander un transfert dans la région parisienne, même dans une institution où elle serait encore détenue.

Sa mère ne viendra jamais la voir pendant ces trente années. Paul vient rarement, ce que sa sœur lui pardonne. Au début de 1939, elle lui écrit : « Mon cher Paul. Hier, samedi, j’ai bien reçu les cinquante francs que tu as bien voulu m’envoyer et qui me seront bien utiles… Je suis bien fâchée de savoir que tu es toujours souffrant. Espérons que cela se remettra peu à peu. J’attends la visite que tu me promets pour l’été prochain, mais je ne l’espère pas. C’est loin Paris et Dieu sait ce qui arrivera d’ici là… Ta sœur en exil C. » Une autre fois, elle dit comprendre les empêchements de Paul. Comme ambassadeur, il a sûrement des dépenses qui ne lui permettent pas d’assumer les frais du voyage à Montdevergues. Il effectue une dernière visite peu avant la mort de sa sœur. Il note : « Elle me reconnaît, profondément touchée de me voir. ”Mon petit Paul, mon petit Paul !”…Elle est très affectueuse. Tout le monde l’aime, me dit-on. Amer, amer regret de l’avoir si longtemps abandonnée ! »

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Violaine Kruchpetite

Le Musée les Arcades du Centre hospitalier psychiatrique de Montfavet a rendu hommage à Camille Claudel. Des sculptures et des tableaux, fruits du travail des patients de l’atelier de psychothérapie à médiation créatrice  Marie-Laurencin ont été exposées aux côtés de ses œuvres.

Pourquoi cet abandon ? On trouve peut-être la raison profonde dans une lettre que Paul Claudel écrit en 1939 à une amie qui vient de se faire avorter : « Sachez qu’une personne de qui je suis très proche a commis le même crime que vous et qu’elle expie depuis vingt-six ans dans une maison de fous. » (Il est possible que la haine tenace de Camille pour Rodin, encore vivace dans ses lettres d’internée, vienne de cet avortement).

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Camille Claudel à l'asile 
de Montdevergues (Montfavet)

L’abandon cesse lorsque la célébrité de Camille grandit. Paul meurt en 1955. En 1962 son fils Pierre demande au maire de Montfvafet : « Les membres de la famille de Paul Claudel seraient heureux de donner à Camille Claudel, la sœur de Paul Claudel, une sépulture plus digne de la grande artiste qu’elle a été… » Le Bureau des cimetières répond : «… votre désir de transférer les restes de Madame Camille Claudel, inhumée au cimetière de Montfavet dans la partie réservée à l’hôpital de Montdevergues. J’ai le regret de vous faire connaître que le terrain a été repris pour les besoins du service, les renseignements concernant la famille de la défunte n’ayant pas été fournis au service du cimetière. »

(1) textes dans le Dossier Camille Claudel de Jacques Cassar, librairie Séguier, 1987.

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Qui est vraiment Guenièvre ? -1/3-

Publié le par Perceval

Guinevere (Lord Alfred Tennyson) Guinevere (Lord Alfred Tennyson)

 

Une chose est certaine, Guenièvre est fille du seigneur Léodagan, roi de Carmélide. Sa mère (elle pourrait être la Reine Seli ...( Kaamelot) ) serait morte à sa naissance. Très vite son père, décide de l’envoyer en Gwynedd, là où vit la soeur de sa mère : un pays de forêts et de montagnes, où l'ombre de la terrible prophétie prononcée à sa naissance semble s'éloigner. Epouse de roi, qu'elle trahira; elle sera la cause de la chute du Royaume … Selon Nancy McKenzie, qui a visité sa biographie, Guenièvre y vit avec sa cousine, Elaine, sa tante, la Reine Alise et son oncle, le Roi Pellinor.


En grandissant, les deux jeunes cousines s'enflamment pour les exploits d'Arthur, le fils d'Uther Pendragon, mais le roi n'est encore qu'une figure lointaine...

 

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Elle adore monter à cheval, et prend peu de plaisir à parfaire ses points de broderie, petits et serrés... Païenne, elle se convertit au christianisme, mais elle reste toujours et avant tout fille de Galles et de Bretagne.

Arthur et Léodagan Arthur et Léodagan

Léodagan était un serviteur d’Uther Pendragon, père d'Arthur et futur roi de Grande Bretagne, et gardien de la Table Ronde. Pour devenir légitime sur le trône, le roi Arthur cherche à créer des alliances avec les seigneurs. Son salut provient de Léodagan, qui livre bataille avec une troupe romaine du duc des Alémans et de Claudas de la Terre Déserte depuis plus de sept ans. Le roi Arthur lui vient alors en aide, accompagné de quelques chevaliers mais suivant le conseil de Merlin, il ne divulgue pas son identité et met en défaite la coalition ennemie. Léodagan invite alors les chevaliers dans son château en guise de remerciement autour d’un banquet.

 

 

 


Queen Guinevere’s Maying, by John Collier, 1900 Queen Guinevere’s Maying, by John Collier, 1900

C'est à ce moment qu’Arthur rencontre Guenièvre et tombe immédiatement amoureux d’elle. Léodagan découvre que son sauveur n’est autre que le roi Arthur, il lui offre alors la main de sa fille et la Table Ronde et ses chevaliers.


Celtic Art - Autumn Queen by Cristina McAllisterGuenièvre apparaît dans Historia Regum Britanniae, l'Histoire des rois de Bretagne, rédigée vers 1136 par Geoffroy de Monmouth. À la suite de cette première mention, le personnage et l'histoire de Guenièvre se sont développés et ont évolué, pas nécessairement de façon cohérente, au gré des adaptations des différents auteurs, qui se concentraient sur tel ou tel attribut pour ignorer tel ou tel autre. Dans l'Histoire de Geoffroy, par exemple, Guenièvre s'appelle Guenhumare. Elle est noble, d'origine romaine, elle n'est pas élevée par ses parents mais devient pupille de Cador de Cornouailles, son cousin dans le Roman de Brut ; elle est célèbre pour sa grande beauté. 5c292eee2827f6807e0022d98270ccc8En revanche, dans la tradition galloise, elle est la fille du roi Ogrfan Gawr, et son nom, Gwenhwyfar en gallois, peut se traduire par « le fantôme blanc » ou « la fée blanche ». Dans les Triades galloises, les trois grandes reines d'Arthur s'appellent Gwenhwyfar, et il est dit que Gwenhwyfar est plus infidèle que les Trois Femmes Infidèles de l'île de Grande-Bretagne.


Par ce nom, "Gwenhwyfar", la reine inspire la féérie, la magie, un monde mystérieux…Ce qui sous-entend, sa beauté, son éloquence, et son prestige auprès de tous...

Aucun texte ne mentionne le nom de sa mère et on ne lui connaît pas d’enfant.

A suivre ...

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