Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Articles avec #muse - egerie - modele ..etc tag

Wagner, Minna, Mathilde et Cosima -1/2-

Publié le par Perceval

A Leipzig, Richard Wagner est le chef d'orchestre du théâtre de Magdebourg. Tout lui déplaît dans cette station balnéaire, il aurait abandonné ce contrat, si la rencontre de « la plus aimable et la plus jolie fille qu'il y eut à Lauchstaedt en ce moment » n'avait pas brusquement modifié ses projets...

Elle s'appelait Minna Planer... Agée de vingt-cinq ans, elle avait l'aspect gracieux, le visage souriant ...etc. Il tomba jaloux d'un jeune aristocrate qui lui faisait une cour plus pressante … La coquetterie de Minna servait les intérêts de sa profession d'actrice, mais elle avait toute jeune, passé par une épreuve qui la mettait en garde contre des assiduités poussées trop loin. Elle fut séduite et abandonnée à l'âge de seize ans, mit au monde une fille, qu'elle fit passer toujours pour sa sœur, afin de dissimuler sa faute. Sa beauté, plus que son talent, la fit engager dans un théâtre. Jolie, simple, décente, elle plaisait par la grâce de son maintien...

Wagner étaient hantés par des soucis d'argent, ses créanciers l'accablèrent de plaintes en justice … Richard et Minna se marièrent à Königsberg en 1836, et Minna suivit son mari à Riga, en Lettonie. Wagner rêvait d'un « port du repos », et il apportait en dot à sa femme, du génie, un mauvais caractère et des dettes … !

S'en suivirent, malgré une « affection réelle et cordiale » pour sa femme, jalousie, colère, crises de nerf, excuses, et réconciliations, mais « l'aventure insensée de son malheureux mariage » rendait Minna plus accessible aux hommages de sympathie que les familiers du théâtre lui prodiguaient...

Le 31 mai 1837, accompagnée de sa fille Nathalie, dont son mari acceptait la présence, elle s'enfuit avec un certain Dietrich, un homme riche, qui lui avait « attesté sa compassion d'une manière infiniment séduisante ». Wagner se mit à leur poursuite … Puis Minna revint chez sa mère, Wagner eut des remords... Il revint chercher sa femme … Mais, Dietrich enleva Minna ; avant de l'abandonner … !

Minna écrivit à Wagner, lui disant son infidélité, sa détresse … et son amour... Wagner, ému, retrouva sa femme...

1939 : Richard et Minna sont contraints de fuir les créanciers, et se rendent à Londres et à Paris...

À Zurich (1848), Minna, est tombée dans une profonde dépression.

Richard Wagner et Minna habite depuis peu une vaste maison avec jardin au-dessus du lac de Zurich : ''son asile'' que le riche négociant Otto Wesendonck met à sa disposition, depuis 1852...

 

En Mathilde Wesendonck, la femme de son riche mécène, Richard Wagner trouve une âme sœur qui inspire son travail. Mathilde devient la muse de Wagner, elle a un impact sur la création de « das Rheingold » (1853) , Le compositeur a consacré le prélude à la "Walkyrie" pour elle, et le triangle amoureux entre lui, Minna et Mathilde inspire "Tristan und Isolde" …

Août 1857 : Hans et Cosima von Bülow, en voyage de noces, répondent à l'invitation lancée par Richard Wagner... ( Cosima von Bülow, est la fille illégitime de Franz Liszt et la comtesse française Marie d'Agoult. )

A suivre ...

Sources : '' La vie ardente de Wagner '' de Louis Barthou. Et ''Cosima Wagner : La maîtresse de la colline.'' de Oliver Hilmes

Wagner, Minna, Mathilde et Cosima -1/2-

Voir les commentaires

Joanna Hiffernan : James Whisler Courbet

Publié le par Perceval

Courbet-Gustave-Autoportrait-a-la-pipe-1849-Muse-copie-1.jpgCherchez deux peintres :James-Abbott-McNeill-Whistler-copie-1.jpg

 

Gustave Courbet ( Français ), et James Whisler ( américain ),

 

et vous trouvez la même femme :

Joanna Hiffernan, dite Jo.

joanna-hiffernan.jpg

Joanna Hifferman, au moment où Courbet en fit ces portraits, était le modèle et la compagne de James Whistler. Courbet aurait fait sa connaissance alors que le couple se trouvait, comme lui, en résidence à Trouville, rencontre qu'il n'évoque que tardivement dans une lettre à  Whistler, en 1877 : «  Rappelez-vous Trouville et Jo qui faisait le clown pour nous égayer. Le soir elle chantait si bien des chants irlandais, car elle avait l’esprit et la distinction de l’art. (…) Gustave-Courbet-Joanna-Hifferman.jpg

 

 

- Gustave COURBET --- >

"J’ai encore le portrait de Jo que je ne vendrai jamais, il fait l’admiration de tout le monde. ».

 

Courbet connaissait déjà l’existence de Jo, par le biais de « La dame en Blanc » tableau que Whistler avait exposé en 1861 à Paris et qui avait retenu son attention. 

Elle fut vraisemblablement le modèle de L’Origine du monde, et la raison du différend entre les deux hommes…

Dante-Gabriel-Rossetti--1828-1882-.---Lady-Lilith---Version.jpgIl n'est pas impossible que la fréquentation de Whistler ait donné à Courbet l'occasion de mieux découvrir le travail des Préraphaélites , ainsi le portrait qu’il fit alors de Joanna  à  Trouville (puis les copies ultérieures) soit en partie marqué par les modèles de Dante Gabriel Rossetti lequel était depuis 1862, un ami de Whistler.

Dante Gabriel Rossetti (1828-1882). - Lady Lilith - Version de 1868 avec le visage de  Fanny Comforth, la prostituée dont il est tombé amoureux après la mort de sa femme: ... 

Whistler rencontra pour le première fois Joanna Hiffernan en 1860 alors qu'elle posait dans un atelier de Rathbone Place. Des amis (les Pennells ) ont ecrit d’elle : "Elle n'était pas seulement belle. Elle était intelligente,et sympathique. ... Il ne pouvait pas vivre sans elle." Elle était donc, en France, avec Whistler pendant l'été de 1861. Ils ont cotoyé ensemble Dante Gabriel Rossetti à Chelsea en 1863, et ont passé l'été et l'automne de 1865 à Trouville.

En 1866, Whistler donne à Hiffernan  ‘procuration’ sur ses affaires alors qu'il est à Valparaiso pendant sept mois, et lui donne le pouvoir d'agir en tant qu'agent dans la vente de ses œuvres.

Ci-dessous: Le Sommeil de G. Courbet

gustave_courbet-Le-sommeil.jpgPendant l'absence de Whistler, Hiffernan voyage à Paris et pose pour Courbet dans les traverses, ou Le Sommeil  qui représente deux femmes nues au lit, endormies. Il est probable qu'elle a une liaison avec Courbet à cette époque. Après la fin de sa relation avec Hiffernan, Whistler retourné à l' États-Unis , et laisse un testament en sa faveur.

Après avoir été séparés de Whistler, Hiffernan contribue à élever le fils de Whistler, Charles James Whistler Hanson (1870-1935), le résultat d'une liaison avec une femme de chambre.

Le collectionneur d'art Charles Freer Lang a rencontré Joanna Hiffernan lors de l'enterrement de Whistler en 1903. « Alors qu’elle a soulevé son voile, j'ai vu ... ses cheveux épais, ondulés, rayés de gris. J’étais sûr qu’il s’agissait de Johanna, la belle Irlandaise» que Courbet a peint avec ses cheveux magnifique et un miroir dans sa main .... Elle s’est tenue longtemps à côté du cercueil, près d'une heure je pense .... . »

******

nb/ Autre chose ... Reprenons la peinture de Courbet ci-dessous ....

Si l’on regarde attentivement cette versions du portrait de Jo, la Belle Irlandaise, ne peut-on pas voir dans la chevelure tissée par la main droite, le visage de quelqu’un... ?

Voir les commentaires

Gerda Wegener, et Lili Elbe 'Danish Girl'

Publié le par Perceval

Gerda et Einar Wegener ont quitté le Danemark pour, la France, et faire leur chemin dans le monde de l'art à Paris. Le couple apparait passionnément amoureux. Le-Modele---Gerda-Wegener-1927_7058.jpgUn jour, sur un caprice, Einar ramasse une robe de Gerda et l’essaie…. Gerda sort son carnet de croquis et représente, avec ambigüité Einar comme une femme.Lili-Elbe-1882-1931.jpg Avec le temps Einar s’habille de plus en plus comme une femme, et sert de modèle à Gerda.

 

Einar Wegener était considéré comme un artiste talentueux, il a aidé sa femme dans sa carrière artistique. Son déguisement en "Lili" est devenu le modèle féminin favori de Gerda.

Einar Wegener souhaite être transformé en femme, ce qui sera fait par Gohrbandt, à Berlin. Ce fut la première intervention de changement de sexe, et en 1930, il devient « Lili Elbe ».

Le roi de Danemark déclare le mariage des « Wegener » invalide en octobre 1930.

Lili Elbe est décédée en 1931, en raison de complications, trois mois après sa cinquième opération. Cette opération était conçue pour porter un enfant, et a entraîné la transplantation d'un utérus.

Einar2-Lily-Elbe--Einar-Wegener--with-her-nurse-after-the-o.jpg  Lily_Elbe.jpg
 Lily Elbe (Einar Wegener) avec son infirmière après l'opération. Berlin 1930  Lily Elbe

En 1931, Gerda Wegener se marie avec le commandant Fernando Porta (né en 1896), un officier italien, aviateur et diplomate (dans une lettre, elle décrit son second mari comme« un mâle magnifique et splendide » et déménage avec lui au Maroc, entre Marrakech et Casablanca. Elle divorce en 1936 et retourne au Danemark en 1938. Elle fait sa dernière exposition en 1939 qui fut un échec.

Gerda6-Moi-et-mes-domestiques-Arabes---Marrakech-jpg  Gerda-_-Nando-et-moi-a-la-chasse-de-sanglier-dans-l-Atlas.jpg
 Gerda et ses domestiques Arabes – Marrakech.  Fernando et Gerda à la chasse au sanglier dans l'Atlas

Elle meurt en juillet 1940. En dépit d’une brillante vie, elle est morte dans la pauvreté et l’anonymat. Un esprit libre et sans taboue, dans une France sans complexe, Gerda avait réalisé de nombreux dessins érotiques, dans la majeure partie en forme d’illustration, où elle transgressait les interdits de son époque.

Gerda-Wegener--La-Sophistiquette-Portraet-af-Lillian-Laurit.jpg  Gerda-Wegener-couverture-septermbre-1915-b.png
  Gerda-Gottlieb-Wegener-La-dame-de-coeur.jpg  Gerda-Wegener--1889-1940--The-Dancer.jpg

On peut admirer certains œuvres au Musée d'art Moderne, Centre George Pompidou à Paris.

Voir les commentaires

Claude Debussy - Marie-Blanche Vasnier

Publié le par Perceval

La vie affective du jeune compositeur Claude Debussy, tumultueuse, commence par une cour effrénée à Marie-Blanche Vasnier, son élève (classe de chant de Victorine Moreau-Sainti.) , soprano amatrice, de beaucoup son aînée, femme mariée à l’un de ses premiers protecteurs.

 

Il est très épris et lui écrit de nombreux chants d'amour pour sa voix de soprano, il lui dédit en particulier son premier recueil des Fêtes Galantes et Mandoline sur un poème de Paul Verlaine. :

« A Madame Vasnier, ces mélodies, conçues en quelque sorte par votre souvenir, ne peuvent que vous appartenir, comme vous appartient l’auteur » et « A Madame Vasnier, la seule muse qui ne m’ait inspiré quelque chose ressemblant à un sentiment musical (pour ne parler que de celui-là) » ou encore « A Madame Vasnier, ces chansons qui n’ont jamais vécu que par elle et qui perdront leur grâce charmeresse si jamais plus elles ne passent par sa bouche de fée mélodieuse. L’auteur éternellement reconnaissant »

marie blanche Vasnier par jacques Emile Blanche 1888 2

Elle le prend sous sa protection « maternelle » en le guidant sur le choix de ses vêtements et dans ses manières. Monsieur Vasnier éloigne le jeune soupirant de son épouse en l'encourageant à se présenter au prix de Rome.

En 1884, il remporte le prix de Rome avec une cantate "L'Enfant prodigue". Il n'aime pas ni la ville de Rome, ni la nourriture, ni les autres étudiants…et surtout il ne peut pas supporter d'être séparé de Mme. Vasnier. Il écrit à un ami : "Je vous l'ai dit : j'ai trop pris l'habitude de ne vouloir et de ne concevoir que par elle ..."

Marie-Blanche Vasnier par Jacques émile Blanche

Avant de quitter Rome il reçoit une dernière lettre de Madame Vasnier :

"...La dernière lettre d'elle que j'ai reçue, avant-hier, cachait mal tout l'ennui qui lui donnerait ma présence là-bas. Me disant qu'il serait très imprudent de nous revoir..."

Claude Debussy by Marcel Baschet 1884

A son retour à Paris, il adopta le style de vie des bohémiens de Montmartre, composant et vivant dans la pauvreté. Il fréquenta alors les salons des poètes "symbolistes" tels Beaudelaire, Rimbaud , Verlaine et Mallarmé. Il ajusta sa musique à la poésie de ces auteurs et il s'éloigna de la musique traditionnelle.

Incapable de ranimer ce qui existait entre lui et Mme. Vasnier, Claude Debussy ( ténébreux, fascinant : il séduit… ) trouvera une maîtresse, Gabrielle Dupont, qu'il appellera "Gaby aux yeux verts".

yeux MB Vasnier

La méthode du symbolisme, écrit Mallarmé, était "d'évoquer, dans une ombre délibérée, un objet non mentionné en utilisant des mots allusifs". Debussy allait devenir le poète musical de cet art du brouillard et de la suggestion. Comme tous les symbolistes, il était attiré par les mystères sans nom et les horreurs obscures d'Edgar Allan Poe, tels que traduits par Beaudelaire.

yeux N Dessay

Nathalie Dessay chante le recueil à Madame Vasnier  

Voir les commentaires

D'où vient Mata Hari ? -1/2-

Publié le par Perceval

Mata-Hari--jeune-femme--avant-1900-.jpg
La jeune Margaretha en 1900

Aventurière affabulatrice et mythomane, Margaretha s'inventa des passés prestigieux et une vie rêvée.

Née en 1876, fille d'un marchand de chapeaux de Leeuwarden aux Pays-Bas et d'une mère javanaise, Margaretha Geertruida Zelle a un teint basané qui la fait passer pour une Eurasienne.

Le père a un magasin de chapeaux, et possède également un moulin et une ferme. La famille peut se permettre un bon niveau de vie, leur lieu de résidence est un ancien palais Kerkstrasse Grote, dans le centre-ville. Margaretha peut fréquenter une école de qualité.

En 1899, les affaires vont mal, le père est forcé de vendre son entreprise. En 1890, ses parents se séparent, et sa mère meurt l'année suivante... Margaretha est ensuite pris en charge par son parrain à Sneek, et elle entreprend des études pour devenir institutrice de maternelle dans une école secondaire à Leiden. Elle est contrainte de quitter l'école à la suite d'une liaison avec le directeur... Margaretha, à 18 ans, se marie par annonce matrimoniale avec un officier de marine qui a le double de son âge : Rudolph MacLeod (1856-1928). Peu après le mariage, le couple s’installe à Java, prospère colonie néerlandaise où la jeune femme s’initie à la culture traditionnelle: elle apprend quelques rudiments de danse et de langue. En 1899, Margaretha perd son jeune fils, assassiné par la maîtresse de son époux. Rentrée en Europe, avec leur fille, son mari boit et la violente... Elle obtient le divorce.

Margaretha_and_Rudolph_Mac_Leod.jpg Margaret-et-Rudolf-MacLeod-sur-la-facon-de-les-Indes-neer.jpg
Photos de mariage avec John MacLeod,  le 11 Juillet 1895 Margaret et Rudolf MacLeod en partance vers les Indes néerlandaises (1897)

 

En 1903, à 26 ans, elle s’installe à Paris et se fait entretenir par des hommes. En 1905, elle se fait embaucher comme écuyère dans le « Nouveau cirque » d’Ernest Molier où elle met sur pieds un numéro de danseuse orientale.

Mata-Hari-12.JPG Mata-Hari-11.jpg

Mata-Hari-7-copie-1.jpg

En 1905, Mata Hari se produit lors d’une réception chez Madame Kiréevsky ; Emile Guimet, collectionneur et érudit passionné par l’Extrême-Orient, admire sa danse sensuelle. Charmé par cette femme qui se prétend javanaise, et connaître les danses cultuelles javanaises, il lui propose de se produire dans le musée qu’il a fondé. Elle adopte alors le nom de Mata Hari ("oeil du jour").

Mata-Hari-executant-des-danses-brahmaniques-au-Musee-Guim.jpg

Quelques semaines plus tard, la bibliothèque du musée est transformée en éphémère sanctuaire de Shiva. Mata Hari interprète trois danses "brahmaniques". Si la chorégraphie n’a rien de religieux, elle est éminemment érotique: "en l’honneur du dieu", la courtisane se dénude langoureusement.

mata-hari-guimet-2.jpg

A suivre ....

Voir les commentaires

Lillie Langtry, le lys de Jersey -1/2-

Publié le par Perceval

Il était une fois, une femme célèbre pour sa beauté, et son sens de l'entreprise, peut-être même son goût pour l'aventure... Un homme l'a particulièrement remarquée : Albert Edward, le prince de Galles.

Lillie Langtry est née 'Emilie Charlotte Le Breton', le 13 Octobre 1853, à St Saviour, sur l'île de Jersey. Elle est la fille du Révérend William Corbet Le Breton, Doyen de l'île.

Seule fille d'une famille de 7 enfants, ses 6 frères ne lui font pas la vie facile... Elle ne se laisse pas faire, ce qui lui forge et endurcit son caractère. Sa blancheur de peau lui vaut très tôt son surnom de Jersey Lily, du nom de la fleur emblème de l'Île de Jersey. Elle séduit déjà par sa classe et surtout par sa beauté. Elle épouse en 1874, Edward Langtry, son beau-frère, veuf, âgé de 26 ans, un propriétaire foncier irlandais et passent ensemble plusieurs semaines sur son splendide Yacht : le 'Red Gauntlet '. Tous les deux s'installent à Londres deux ans plus tard.

Cette première année se déroule sans incident à Southampton, sauf qu'Edward commence à boire beaucoup, la laisse seule et Lillie s'ennuie... Elle tombe malade, et son médecin très proche de sa patiente, convainc son mari qu'elle a besoin d'un changement complet et que la réalisation de son souhait d'aller à Londres permettrait d'accélérer sa guérison ...

En 1877, lors d'une soirée, Lillie - qui vient de perde son jeune frère Reggie dans un accident de cheval - porte une robe de deuil toute simple contrastant avec le strass des tenues des autres invitées, est remarquée par les artistes John Millais et Frank Miles... Le portrait d'elle – dans cette tenue de deuil - , de Millais intitulé Lily Jersey, va asseoir sa renommée et sa beauté dans tout Londres.

Sa conversation intelligente, ses opinions tranchées et sa répartie, font qu'elle est très appréciée et demandée lors de réunions mondaines. Le Prince de Galles souhaite rencontrer cette femme célèbre pour ses yeux violets, son intelligence et son sens de l'humour.

Un dîner discrète est organisée chez Sir Allen à Londres. Mme Langtry est assise à côté du prince, tandis que son mari est placé à l'autre bout de la table. Edward Langtry n'a pas d'autre choix que de suivre le protocole et ne fait aucune objection.

 

 

John Everett Millais - Lillie Langtry (A Jersey Lily) King Edward VII (1841-1910).

Lillie devient bientôt la maîtresse du prince à l'exclusion de toutes les autres.

Il est discrètement rappelé à ceux qui invitent le prince, quelque que soit l'occasion mondaine, qu'il serait judicieux d'inviter aussi, Mme Langtry, sinon il serait très peu probable que le Prince y assiste....

Le prince n'est plus intéressé par aucune autre femme et Lillie est reconnue comme sa maîtresse 'officielle', se fait conduire avec elle dans une calèche ouverte et se promène avec elle en public lors d'événements sportifs et mondains...

Portrait of Lillie Langtry by Herbert Gustave Schmalz, 1890s Lillie Langtry - 'The Jersey Lily'

Bien que les deux soient mariés, leur relation n'est pas un secret. Lillie Langtry est même présentée à la reine Victoria. A cette occasion Lillie porte dans les cheveux, trois plumes d'autruche stylisées qui représentent l'emblème du pays de Galles...

Mais, le Prince de Galles Albert Edward ( Bertie pour les intimes) , est volage... La relation de Lillie avec le prince, se termine alors que lors d'une soirée, Lillie boit trop et crée un 'incident' …

Bertie se tourne bientôt vers d'autres cieux - et d'autres yeux: ceux de Sarah Bernhardt.

Lillie & Edward Langtry Sarah Bernhardt  ... Her lovers included Victor Hugo and the Prince of Wales ...

Lillie essaie de se consoler dans les bras du cousin du prince de Galles, le Prince Louis de Battenberg. Il lui laissa un souvenir sous forme d'une petite fille, Jeanne-Marie, qui naît en mars 1881 à Paris.

Le prince Louis de Battenberg, va épouser la petite-fille de la reine Victoria, la Princesse Victoria de Hesse et de Rhénanie en 1884 , et deviendra le père de Louis Mountbatten de Birmanie, le dernier vice-roi de l'Inde, et grand-père du prince Philip, duc d'Édimbourg.

Sitôt que Lillie n'eut plus les faveurs du Prince, les invitations de la haute société se sont retirées, et les créanciers qui ont détecté un changement de fortune pressent Lillie de régler de toute urgence l'état de ses comptes.

Son mari, Edward Langtry n'a pas assez de fortune pour soutenir le nouveau style de vie de sa femme... Leur mariage ne tient plus, et Edward boit beaucoup....

En plus de sa grossesse illégitime, il s'en suit la banqueroute de son mari et ses frasques provoquent la rétrogradation de son père du poste de doyen religieux à celui de simple pasteur à Londres.

Lillie Langtry Rare Lily Langtry in crown

A suivre ...

Voir les commentaires

Fascinante marquise de Casati .

Publié le par Perceval

Luisa Casati, photographer unknown 1905Luisa Casati, photographer unknown 1905

Luisa Casati, photographer unknown 1905

Marquise Casati 1

Luisa Amann, épouse du marquis Casati Stampa di Soncino, marquise romaine (1881 - 1957) fut la muse et la mécène d'innombrables artistes. Le portraitiste mondain Boldini, le futuriste Balla, le grand séducteur Augustus John mais aussi Kees Van Dongen, Salvador Dalí, Bakst qui lui dessinait ses robes, Man Ray à ses premières armes ...

Luisa Casati par Augustus John, 1919, Art Gallery of Ontari

La plus riche héritière d’Italie est morte en 1957, fouillant les poubelles de Londres. Luisa Amman, dite « La Casati », n’était pas belle, elle était spectaculaire. C'était une personnalité  fantasque, s’entourant de grands couturiers qu’elle patronnait comme Poiret, faisant sensation avec ses colliers Lalique ou ses serpents autour du cou, vivant au milieu de tigres et de panthères dans son palais vénitien, et déclarant qu’elle voulait que sa vie soit une œuvre d’art.

Luise Casati par Augustus John en 1919 - >

La Marquise-Man ray

 

 

< - La marquise par Man Ray.

" La légende rapporte que, après Cléopâtre et la Vierge Marie," la Casati "a été la femme la plus représentée dans l’art ". de Camille de Peretti : écrivaine qui a écrit en avril 2011, une biographie- "autobiographie"  à lire ...

 

Luisa Casati abandonna rapidement une fille et un mari encombrants pour se choisir un amant à la hauteur de ses folies, Gabriele d'Annunzio.

  <-  'Marchesa Luisa Casati' - 1921 - by Kees van Dongen (Dutch, 1877-1968)

 

« Le poète s’incline respectueusement et dit : « vous avez la pureté de la licorne, vous êtes la pureté incarnée. » en faisant glisser la pointe de sa barbe blonde à la naissance du bras de la jeune marquise. Il est le premier, il est l’homme d’exception qui trouve le diamant là où d’autres ne voient qu’un caillou. Elle est flattée. Plus que cela, elle est découverte. »

Camille de Peretti.

 

La casati par Romaine Brooks - >

 

 

 

 

romaine-brooks-la-marquise-casati-1920

*****

Luisa Casati by Man Ray, c1928

Voir les commentaires

Elle, Misa, égérie de nombreux peintres & musiciens

Publié le par Perceval

Elle, Misa, égérie de nombreux peintres &amp; musiciens

Elle est la meilleure amie de Coco Chanel,

Elle est l'intime de Pablo Picasso et de Jean Cocteau,

misia revueblanche bonnard1894

Elle est la confidente ou égérie de Paul Morand,

Elle est l'inspiratrice de Stéphane Mallarmé

Elle a posé pour les peintres Pierre Bonnard, Odilon Redon, Édouard Vuillard, Félix Valloton et Auguste Renoir.

madame-misia-godebska-natanson-sert

 Elle est une  pianiste excellente, élève de Fauré. Elle a tenu salon, au siège de la Revue Blanche

 

En 1893, elle épouse Thadée Natanson, un lointain cousin, qu'elle connaît depuis l'adolescence. Elle commence à se faire connaître dans le milieu artistique parisien par ses talents de pianiste et sa beauté incomparable.

Les journalistes la surnomment la « Reine de Paris ».

En 1905, après un divorce douloureux, elle épouse Alfred Edwards, fondateur du Matin et richissime homme d'affaires.

Photo prise en 1898 dans le manoir de Natanson à Villeneuve-sur-Yonne (de gauche à droite): Felix Valloton, Edouard Vuillard, Stephen Natanson, Marthe Mellot, Tadeusz Natanson et Misia Natanson (plus tard Misia Sert). Derrière eux, le demi-frère de Misia.  

Elle se mariera une troisième et dernière fois, le 2 août 1920, avec le peintre mondain José Maria Sert, dont elle était la maîtresse depuis 1908, et qui lui laissera son nom pour la postérité.

misia dejuner bonnard 1895Misia par Pierre Bonnard déjeuner en 1895.

Lautrec Misia Natanson
 
renoir misia sert 1904
 
Misia Natanson - 1897 - par Lautrec. Misia Sert par Renoir en 1904.
felix-vallotton-misia-a-sa-coiffeuse-en-1898 misia-a-son-bureau-felix-vallotton
Misia à sa coiffeuse en 1898 par Felix Valotton et à son bureau
Henri de Toulouse-Lautrec (1864-1901) Madame Misia Godebska Natanson 1910 Bonnard  - Misia Godebska 1908
Misia Godebska et Thadée Natans, , c. 1902 par Pierre Bonnard Henri de Toulouse Lautrec, Misia Godebska (Madame Natanson at a time, and later Misia Sert), 1895

Voir aussi:

MISIA, REINE DE PARIS

 

Voir les commentaires

Nancy Cunard... Les années 20, puis Aragon. -3/3-

Publié le par Perceval

le peintre John Banting, Nancy Cunard et l'écrivain Taylor Gordon devant l'hôtel Grampion à Harlem Mai 1932

le peintre John Banting, Nancy Cunard et l'écrivain Taylor Gordon devant l'hôtel Grampion à Harlem Mai 1932

Alors qu'elle a déjà connu des amants à foison et un mariage raté en 1916, Nancy Cunard jette son dévolu sur le jeune poète surréaliste Louis Aragon, guidée sans doute pour les avant-gardes et une vie de bohème dorée et scandaleuse. La malheuruese détermination qu'affichera Aragon, envers cette « femme fatale » rejoint, après Michael Arlen, la possession ressentie par Aldous Huxley pour cette femme froide et distante... Dans son roman Cercle vicieux ( 1923) Uxley décrit cette fascination pour la belle et cruelle Myra, dangereuse manipulatrice. Un autre roman Contrepoint la dépeint comme un être d’exception, incapable de sentiments, « prédatrice à l'âme virile ».

Nancy est à Paris, elle fréquente Ezra Pound et publie Out Laws... Après une brève relation avec le peintre et romancier Percy Wyndham Lewis, Nancy fréquente la joyeuse faune du célèbre cabaret des années folles, Le Boeuf sur le toit... Elle connaît une passion avec l'écrivain Norman Douglas, se fait peindre par l'expressionniste Oskar Kokoschka, en 1924. En 1925, elle fait la connaissance du couple Fitzgerald... Scott, neuf ans plus tard dans Tendre est la nuit, qualifiera le personnage de garçonne qu'elle lui a inspiré de « redoutable »... A la fin de l'année, elle aborde dans un taxi un Aragon « beau comme un jeune dieu »

Le grand amour malheureux qu'Aragon va vivre avec elle marquera son œuvre à tel point qu'Elsa Triolet avouera : « On parle toujours des poèmes que Louis a écrits pour moi. Mais les plus beaux étaient pour Nancy. »

Sa liaison avec Louis Aragon, qui dure officiellement de 1926 à 1928, condense aussi l’histoire intellectuelle des années 1920. L’année où ils se rencontrent, ce dernier publie intégralement son roman surréaliste Le Paysan de Paris et s’implique de plus en plus dans la rédaction de La Défense de l’infini commencée vers 1923. Au côté de Cunard, écrit-il à Jacques Doucet, « je suis continûment heureux pour la première fois de ma vie ».

Un passage de La Défense de l’infini semble évoquer sa compagne. Armand, l’un des personnages principaux du roman, décrit la femme qu’il aime : « une fille grande ouverte à l’avenir […] félonne et féline […]. Délicieux tombeaux ; grande fille du temps […] ». Dix-neuf chapitres de ce roman, qu’Aragon a essayé de faire disparaître de sa bibliographie pendant quarante ans, ont été retrouvés dans les archives de Cunard . Aragon a plusieurs fois évoqué l’autodafé d’une partie du manuscrit lors d’un séjour commun à Madrid en 1927. Il restera de ce roman Le con d'Irène ( 1928) fragment érotique lu sous le manteau pour échapper à la censure, et dans lequel le personnage de Nancy occupe une place majeure

Leur première année commune est marquée par de nombreux voyages...

Cette même année, Cunard est aussi à ses côtés, en Normandie, lorsqu’il amorce sa rupture formelle avec le surréalisme en écrivant Traité de style (1928), à quelques kilomètres du lieu de villégiature de leur ami André Breton, qui entame alors Nadja. L’année suivante, les activités de « passeuse littéraire » de Cunard continuent avec la traduction (ou son financement) du chapitre d’ouverture de Nadja, en mars 1928, pour la revue américaine Transition d’Eugene Jolas.

Sensibilisée aux arts africains et océaniens, au début des années 1920, par Moffat , c’est avec Aragon que Cunard entame sa collection d’art non occidental.

C’est encore avec Aragon qu’elle fonde, en 1928, sa maison d’édition, Hours Press, qui devait défendre « l’innovation et une nouvelle vision des choses » et publier de la poésie expérimentale. Aragon raconte :

« Nane avait acheté une petite maison avec un jardin, quelque part, au-delà de Vernon, c’est-à-dire un peu au nord-ouest de Vernon, me semble-t-il. Le jeu avait commencé d’installer ici les retours des voyages. Nous faisions presque tout de nos mains, les peintures, aménager une sorte de hangar, pour un projet assez fou, une imprimerie, la presse à bras… un métier à apprendre… composer à la main… est-ce qu’on sait encore ce que c’est aujourd’hui ? J’y avais mis toute ma folie. […] Mon projet était d’imprimer une traduction de Lewis Caroll, un texte en France inconnu, La Chasse au Snark. Tout devait y être de ma main, y compris les caractères de la couverture, inventés par moi. Près d’un an y passa. La maison était devenue la folie de Nancy. Enfin, je ne vais pas raconter ça… » (Aragon ).

Elle découvre le métier d’éditeur-imprimeur avec Aragon, mais c’est surtout avec son nouveau compagnon Henry Crowder, pianiste africain-américain rencontré à Venise, l’été 1928, qu’elle va le pratiquer pendant quatre ans

Partout ils fréquentent jusqu'au bout de la nuit dancings, bordels, cabarets et autre lieux de plaisirs pour insomniaques et amateurs de poudre blanche et de charleston … L'alcool a déjà commencé son travail de sape sur la nature déjà volcanique de Nancy... Outre l'écart de revenus qui marque leur relation au fer rouge, Aragon souffre de son manque d'affection, entre mensonge et jalousie. En 1927, alors qu'ils sont en Normandie, il découvre que Nancy le trompe avec son ami André Breton, et s'en trouve profondément affecté...

En 1928, elle loue un palazzo à Venise, et Aragon l'accompagne, malgré une relation à couteaux tirés. Les scènes se multiplient et il manque de commettre l'irréparable en faisant, exaspéré, une tentative de suicide à l'aide de somnifères. Il s'en tire de justesse, mais ce triste épisode sonne le glas de leur liaison. Contrairement à elle, Aragon, met un certain temps à panser ses blessures...

A Venise, Nancy Cunard rencontre le musicien noir américain Henri Crowder, pianiste jazz, avec qui elle va connaître une grande histoire d'amour.

Sources : Muses de Farid Abdelouahab ; et Introduction à « L'Atlantique noir » par Sarah Frioux-Salgas ( Gradhiva - Musée du quai Branly)

Voir les commentaires

Nancy Cunard... Les années 20, puis Aragon. -1/3-

Publié le par Perceval

Pour les lecteurs familiers de l'histoire maritime, le nom de Cunard résonne à lui seul comme le symbole de la navigation transatlantique. Ingénieur et homme d'affaire anglais , l'arrière grand-père de Nancy initia en effet la première compagnie de bateaux à vapeur, et se retrouva rapidement à la tête d'un véritable empire industriel. Nancy, qui voit le jour en 1896, est élevée par des gouvernantes successives, comme toute aristocrate de son époque.

Sa mère, Maud Alice Burke, est américaine et son père, Bache Cunard, anglais, héritier de l’entreprise maritime Cunard Line. Elle passe son enfance au château de Neville Holt, dans le centre de l’Angleterre, élevée par des gouvernantes au rythme des fêtes organisées par sa mère, Lady Cunard.

Très tôt sa mère, Maud, elle-même héritière américaine délaissée par un mari grand amateur de golf, lui offre un modèle qu'elle reproduira toute son existence : celui d'une séductrice aux amours passagères. Maud fréquente les artistes, politiciens et aventuriers les plus renommés de son époque et Nancy grandit dans une ambiance où le faste rivalise avec l'intelligence. Dès son adolescence, elle noue une relation durable avec George Moore, amant de sa mère et romancier auquel elle consacrera un ouvrage dans les années 1950.

Adolescente, elle voyage, étudie dans une école prestigieuse de Londres, en France et en Allemagne, et suit sa mère dans ses activités mondaines. C’est à la veille de la première guerre mondiale, à ses 18 ans, qu’elle entame sa vie de jeune fille libre, bohème et provocante qui cherche à s’affranchir des règles de l’Angleterre victorienne. Son amie Iris Tree témoigne

[…] À ce moment-là, nous étions des bandits, n’hésitant pas à nous maquiller avec de la craie blanche sur le visage et du rouge à lèvres écarlate, fumant des cigarettes parmi des fêtards choisis par nous-mêmes […] Nous étions de vrais caméléons. Nous passions de Meredith à Proust et à Dostoïevski, goûtions à l’absinthe avec Baudelaire et Oscar Wilde, […] nous nous laissions assombrir par le pessimisme nihiliste, […] inspirées par le jeune Rupert Brooke, T.S. Eliot, Yeats, D.H. Laurence, secouées par Blast de Wyndham Lewis, […] la « signifiant form », […], les sculptures d’Epstein, la musique de Stravinsky, les premiers ballets russes et le jazz américain »

Iris Tree (1897-1968) : poète et actrice liée à l’avant-garde...

1920's flapper girls

Ce témoignage ancre clairement Cunard dans la contre-culture anglaise du début du XXe siècle. Wyndham Lewis, T.S. Eliot, Jacob Epstein mais aussi Ezra Pound, qui fut un temps proche de Cunard, appartiennent à des mouvements artistiques et littéraires qui symbolisent la modernité et la radicalité anglo-saxonne avant la première guerre mondiale.

Nancy Cunard 1920's  1920s Evening Wear

Nancy Cunard veut aussi être poète. Ses premiers poèmes sont publiés en 1916 dans le premier numéro de l’anthologie Wheels, titre d’un de ses poèmes, éditée par les frères Sitwell et consacrée à la « nouvelle poésie ». Elle est également l’auteur de quatre recueils de poésies. À Londres, elle fréquente régulièrement le « Bloomsbury group », qui regroupe des théoriciens, des écrivains et des peintres dont les époux Leonard et Virginia Woolf, John Maynard Keynes ou encore Clive Bell et Roger Fry...

Lytton Strachey et Iris Tree Nancy Cunard 1920's

À cette époque, Cunard est aussi le symbole d’une certaine élite anglaise meurtrie par la première guerre mondiale, qui se bat contre l’Angleterre traditionnelle et défend une nouvelle liberté des mœurs. Iris March, héroïne du roman de Michael Arlen devenu culte, Le Chapeau vert (1924), qui décrit ce milieu, est officiellement inspirée par Cunard, qui fut un temps la compagne de l’auteur.

Sources : Muses de Farid Abdelouahab ; et Introduction à « L'Atlantique noir » par Sarah Frioux-Salgas ( Gradhiva - Musée du quai Branly)

Voir les commentaires

<< < 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 20 > >>