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Articles avec #muse - egerie - modele ..etc tag

Le corps nu féminin -2-

Publié le par Perceval

Le corps féminin, est-il la victime de la mode...?

Fashion-Victim-par-Jeroen-Buitenman.jpg
"Fashion Victim" par Jeroen Buitenman

Habillé, pour être deshabillé...

Quel est donc le sujet, du nu ?

Une femme, représentée nue, n'est-elle qu'un corps deshabillé?

Alex-Alemany---Tutt-Art---21-.jpg

peinture de Alex Alemany

 

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Juan Bautista Nieto est né à Séville (Espagne) en 1963. Guidé par son père mèdecin, il a été encouragé très jeune à suivre des études de médecine. Cependant, depuis toujours, il cultivait une passion secrète pour la peinture et le dessin. Il a étudié à la Faculté de médecine à Séville et fut en contact quotidien avec des corps vivants, malades, ou inertes et anonymes. Il s'est formé à l'anatomie humaine.

A la mort de son père, Nieto a pris la décision de renoncer à la médecine, en faveur de sa passion secrète pour la peinture et le dessin. Sérieusement, il a commencé à dessiner et à peindre en privé, puis à la Faculté des Beaux-Arts de Séville.

Chaque facette de son sujet est représenté avec minutie et exactitude, et garde, malgré les détails, un effet   impersonnel. Ses matériaux sont l'huile et l'acrylique combinés, posés en une accumulation de couches fines, pour évoquer les multiples nuances et tonalités  de la lumière, des ombres et de la densité de la matière.

Nieto est considéré dans les milieux de l'art espagnol comme l'un des représentants les plus éminents de l'hyperréalisme en Espagne aujourd'hui.   

Juan-Bautista-Nieto-1.jpg

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Juan-Bautista-Nieto-2.jpg

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Le corps nu féminin -1-

Le corps nu féminin -1-

Le corps nu féminin -1- - Le nu d'une femme ( forcément, d'une femme en particulier), renvoie - le plus souvent - au nu de "La Femme". Un peu comme si, avant son existence, il y avait une …

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Les neuf Preuses, ou chevaleresses -1/2-

Publié le par Perceval

Gauvain vole au secours de la demoiselle à la ceinture d'or Manuscrit en quatre volumes réalisés pour Jacques d'Armagnac, duc de Nemours. Atelier d'Evrard d'Espinques. Centre de la France (Ahun), vers 1475
Gauvain vole au secours de la demoiselle à la ceinture d'or Manuscrit en quatre volumes réalisés pour Jacques d'Armagnac, duc de Nemours. Atelier d'Evrard d'Espinques. Centre de la France (Ahun), vers 1475

 

Dans le premier livre de La morte d'Arthur de sir Thomas Malory, le roi fait prêter un serment solennel le jour de la Pentecôte à ses chevaliers de la Table Ronde.

Ce serment, qui entend résumer toute l'éthique chevaleresque, comprend la ladies clause: chaque chevalier s'engage à porter secours aux gentes dames, demoiselles et veuves et à défendre leurs droits et à ne jamais les violenter sous peine de mort. La communauté chevaleresque dépeinte par Malory, se construit donc sur une nette distinction des sexes. Pour devenir un homme, le chevalier a littéralement besoin d'une femme en détresse.

 

 


Neuf_Preux_Cologne

Les neuf Preux - Cologne - 

Le thème littéraire des « neuf Preux » connut pendant les XIVe s. et XVe siècles, un grand succès. Le Preux, - incarnant les valeurs chevaleresques, comme la prouesse et l'honneur - est une idée qui remonte au XIe siècle. Elle trouve une forme quasi définitive au début du XIVe siècle, sous la plume d'un poète lorrain, Jacques de Longuyon, dans les Vœux du Paon vers 1310-1312.

La notoriété du roi Arthur, lui vaut d'être compté parmi les Neuf Preux aux côtés de Josué, David, Judas,Macchabée, Hector, Jules César, Alexandre, Charlemagne et Godefroy de Bouillon. C'est dire surtout, l’extraordinaire diffusion et faveur dont jouissent les textes relatifs à la matière de Bretagne tout au long du Moyen Âge …

les-neuf-preuses 2 mini
Les neuf Preuses au château de Pierrefonds

C'est à la fin du XIV° siècle, sous la plume du procureur au parlement de Paris, Jean Le Fèvre, qu'apparaissent les Neuf Preuses, dans son ouvrage "Le Livre de Lëesce" (1385) , véritable défense et illustration des femmes, modèles de vertu, de vaillance et de courage. Toutes sont issues de la mythologie de l'Antiquité païenne. Elles sont reines.

Penthésilée, reine des Amazones, et Preuse

Penthésilée, reine des Amazones,

 et Preuse

Sémiranis, reine de Babylone. Sinope, Hippolyte sa sœur ; Ménalippe, Lampeto et Penthésilée souveraines des Amazones. Tomirys, qui a vaincu l’empereur perse Cyrus. Teuca reine d’Illyrie. Déiphyle, femme de Tydée roi d’Argos, qui a vaincu Thèbes.

Dans les pays germaniques, on substitue aux Amazones et reines de l’Antiquité une triade juive avec Esther, Judith et Yael, une triade païenne avec Lucrèce, Veturia et Virginie, et une triade chrétienne avec Sainte Hélène, Sainte Brigitte, et Sainte Elisabeth.

Portrait de Jeanne d'Arc, selon une miniature du XV° siècle, musée de Rouen
Portrait de Jeanne d'Arc, selon une miniature du XV° siècle, musée de Rouen

Au début du XVème siècle, Christine de Pizan évoque les Preuses dans son Livre de la Cité des Dames.

La facilité étonnante de l’accueil fait à la pucelle de Donrémy à la cour de France avait été préparée par les décennies de succès du thème des Preuses et la mode de la ' egregia bellarix ' . De son vivant, Jeanne d’Arc est qualifiée de "dixième Preuse".

 

 

Sources : articles de Sophie Cassagnes-Brouquet, professeure d’histoire médiévale à l’Université de Limoges  

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Oriane de Guermantes / Greffulhe - Proust -

Publié le par Perceval

C'est l’histoire – racontée par Marcel Proust - d’un enfant amoureux de l’image qu’il se fait d’une duchesse. Jacques Emile Blanche (Français, 1861-1942) - Portrait deElle a des ancêtres hors du commun, son nom évoque l'histoire de France, jusqu'aux mérovingiens … Oriane de Guermantes entoure les lieux qu'elle fréquente d'un mystère féerique. Elle est une femme-fée.

Enfant, il a l’occasion de l’apercevoir dans l’église de Combray lors d'un mariage.

«  Et mes regards s’arrêtant à ses cheveux blonds, à ses yeux bleus, à l’attache de son cou et omettant les traits qui eussent pu me rappeler d’autres visages, je m’écriais devant ce croquis volontairement incomplet : « Qu’elle est belle ! Quelle noblesse ! Comme c’est bien une fière Guermantes, la descendante de Geneviève de Brabant, que j’ai devant moi ! » Et l’attention avec laquelle j’éclairais son visage l’isolait tellement, qu’aujourd’hui si je repense à cette cérémonie, il m’est impossible de revoir une seule des personnes qui y assistaient sauf elle et le suisse qui répondit affirmativement quand je lui demandai si cette dame était bien Mme de Guermantes. » (Swann ).

Comtesse-de-Greffulhe-by-Felix-Nadar--1886.jpg Marie Joséphine Anatole Louise Élisabeth de Riquet de Caraman-Chimay, comtesse Henry Greffulhe, immortalisée sous le nom de comtesse Greffulhe, est née le 11 juillet 1860 à Paris 7e et morte le 21 août 1952 à Lausanne.
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Portrait peint en 1905 par Philip Alexius de Laszlo.

 

La comtesse Greffulhe est un des modèles de la duchesse de Guermantes dans A la Recherche du temps perdu de Marcel Proust. Elle est la cousine de Robert de Montesquiou.

 

Déterminé à la connaître, le narrateur de La Recherche, devient un mondain et espère être présenté à Oriane qui exerce son attrait sur le faubourg Saint-Germain.

La duchesse de Guermantes mène une vie mondaine brillante qui impressionne le narrateur de  plus en plus amoureux d’elle. Il va jusqu’à surveiller ses moindres déplacements, relever les heures de ses promenades quotidiennes afin de se retrouver sur son chemin et espérer un regard d’elle.

« Cette villa, cette baignoire, où Mme de Guermantes transvasait sa vie, ne me semblaient pas des lieux moins féeriques que ses appartements. Les noms de Guise, de Parme, de Guermantes–Bavière, différenciaient de toutes les autres les villégiatures où se rendait la duchesse, les fêtes quotidiennes que le sillage de sa voiture reliaient à son hôtel. S’ils me disaient qu’en ces villégiatures, en ces fêtes consistait successivement la vie de Mme de Guermantes, ils ne m’apportaient sur elle aucun éclaircissement. » (Guer)

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Comtesse Greffulhe Comtesse Greffulhe

Le narrateur devenu l’ami de Robert de Saint-Loup qui est le neveu de la duchesse, lui demande de parler de lui à sa tante.

« Vous êtes trop gentil. Mais justement, voilà : Mme de Guermantes ne se doute pas que je vous connais, n’est-ce pas ?

Je n’en sais rien ; je ne l’ai pas vue depuis l’été dernier puisque je ne suis pas venu en permission depuis qu’elle est rentrée.

C’est que je vais vous dire, on m’a assuré qu’elle me croit tout à fait idiot.

Cela, je ne le crois pas : Oriane n’est pas un aigle, mais elle n’est tout de même pas stupide.

Vous savez que je ne tiens pas du tout en général à ce que vous publiez les bons sentiments que vous avez pour moi, car je n’ai pas d’amour-propre. Aussi je regrette que vous ayez dit des choses aimables sur mon compte à vos amis (que nous allons rejoindre dans deux secondes). Mais pour Mme de Guermantes, si vous pouviez lui faire savoir, même avec un peu d’exagération, ce que vous pensez de moi, vous me feriez un grand plaisir. » (Guer)

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Comtesse Greffhule . Photo de Nadar (Rmn)

 

Un jour, enfin, lors d’une réception chez la Princesse de Villeparisis, Saint-Loup  présente le narrateur à la duchesse avec laquelle il peut enfin échanger quelques mots...

« Vous ne voulez pas que je vous donne une tasse de thé ou un peu de tarte, elle est très bonne, me dit Mme de Guermantes, désireuse d’avoir été aussi aimable que possible. Je fais les honneurs de cette maison comme si c’était la mienne, ajouta-t-elle sur un ton ironique qui donnait quelque chose d’un peu guttural à sa voix, comme si elle avait étouffé un rire rauque. » (Guer)

Paradoxalement, c’est à partir de ce moment que son attirance pour elle disparaît, à la grande satisfaction de sa mère qui jugeait son attitude ridicule.

« Sa  [duchesse de Guermantes] vue ne me causait plus aucun trouble. Un certain jour, m’imposant les mains sur le front (comme c’était son habitude quand elle avait peur de me faire de la peine), en me disant : « Ne continue pas tes sorties pour rencontrer Mme de Guermantes, tu es la fable de la maison. D’ailleurs, vois comme ta grand’mère est souffrante, tu as vraiment des choses plus sérieuses à faire que de te poster sur le chemin d’une femme qui se moque de toi », d’un seul coup, comme un hypnotiseur qui vous fait revenir du lointain pays où vous vous imaginiez être, et vous rouvre les yeux, ou comme le médecin qui, vous rappelant au sentiment du devoir et de la réalité, vous guérit d’un mal imaginaire dans lequel vous vous complaisiez, ma mère m’avait réveillé d’un trop long songe. » (Guer)

A l’inverse et curieusement, c’est à partir de ce moment-là également que la duchesse prête attention au narrateur.

« Pourquoi ne venez-vous jamais me voir ? me dit Mme de Guermantes quand Mme de Villeparisis se fut éloignée pour féliciter les artistes et remettre à la diva un bouquet de roses dont la main qui l’offrait faisait seule tout le prix, car il n’avait coûté que vingt francs. (C’était du reste son prix maximum quand on n’avait chanté qu’une fois. Celles qui prêtaient leur concours à toutes les matinées et soirées recevaient des roses peintes par la marquise.)C’est ennuyeux de ne jamais se voir que chez les autres. Puisque vous ne voulez pas dîner avec moi chez ma tante, pourquoi ne viendriez-vous pas dîner chez moi ? » (Guer)

 

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Comtesse Greffulhe, 1883

Madame de Guermantes est une belle femme, grande, blonde aux yeux bleus. Spontanée et naturelle elle a un esprit brillant et impressionne son entourage par sa personnalité affirmée. Trompée depuis le premier jour par son mari qui collectionne les conquêtes, elle fait bonne figure auprès de son entourage qui ne réalise peut-être pas les avanies qu’elle doit subir.

Le Duc de Guermantes se montre dur envers sa femme et la trompe sans vergogne. Celle-ci accepte cette situation et parfois même demande à ce que sa concurrente lui soit présentée. Il lui arrive même de s’en faire une alliée.

« Mais ce cas était le plus rare; d’ailleurs, quand le jour de la présentation arrivait enfin (à un moment où elle était d’ordinaire déjà assez indifférente au duc, dont les actions, comme celles de tout le monde, étaient plus souvent commandées par les actions antérieures, dont le mobile premier n’existait plus) il se trouvait souvent que ç‘avait été Mme de Guermantes qui avait cherché à recevoir la maîtresse en qui elle espérait et avait si grand besoin de rencontrer, contre son terrible époux, une précieuse alliée. » (Guer)

 

Swann lui aussi est impressionné par la duchesse et rêve de pouvoir un jour lui présenter sa femme Odette et sa fille Gilberte.

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Comtesse Greffulhe (Félix Nadar), 1896

« Mais quand Swann dans ses heures de rêverie voyait Odette devenue sa femme, il se représentait invariablement le moment où il l’amènerait, elle et surtout sa fille, chez la princesse des Laumes, devenue bientôt la duchesse de Guermantes par la mort de son beau-père. Il ne désirait pas les présenter ailleurs, mais il s’attendrissait quand il inventait, en énonçant les mots eux-mêmes, tout ce que la duchesse dirait de lui àOdette, et Odette à Madame de Guermantes, la tendresse que celle-ci témoignerait àGilberte, la gâtant, le rendant fier de sa fille. » (JF)

Très intime avec Swann, elle lui fait cependant deux reproches majeurs, celui d’être dreyfusard et celui d’avoir épousé Odette et peut-être aussi celui d’être juif. Swann gravement malade et qui sait qu’il va mourir lui demande d’accepter qu’il lui présente sa femme et sa fille mais elle lui refuse ce dernier plaisir et explique au narrateur ses raisons.

« Mon Dieu, ça me fait une peine infinie qu’il soit malade, mais d’abord j’espère que ce n’est pas aussi grave que ça. Et puis enfin ce n’est tout de même pas une raison, parce que ce serait vraiment trop facile. Un écrivain sans talent n’aurait qu’à dire : « Votez pour moi à l’Académie parce que ma femme va mourir et que je veux lui donner cette dernière joie. » Il n’y aurait plus de salons si on était obligé de faire la connaissance de tous les mourants. Mon cocher pourrait me faire valoir : « Ma fille est très mal, faites-moi recevoir chez la princesse de Parme. » J’adore Charles, et cela me ferait beaucoup de chagrin de lui refuser, aussi est-ce pour cela que j’aime mieux éviter qu’il me le demande. » (SG)

 

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Les "apprentissages" de Colette -3/3-

Publié le par Perceval

Un jour, Willy conseille à Colette d’écrire ses souvenirs d’écolière: « Vous devriez jeter sur le papier des souvenirs de l’école primaire. N’ayez pas peur des détails piquants, je pourrai peut-être en tirer quelque chose… les fonds sont bas. » M App.

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Claudine à l’école paraît en 1900, signé du seul nom de Willy. Ce sera le plus gros succès littéraire de la Belle Époque. La comédienne Polaire, façonnée pour être la jumelle de Colette, interprète Claudine au théâtre.

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Polaire en Claudine avec Willy Polaire en Claudine

En 1905, la « séparation de corps » avec Willy est prononcée, et Colette rencontre Missy – de son vrai nom Mathilde de Morny. Cette dernière est le quatrième et dernier enfant du duc de Morny, demi-frère de Napoléon III. Alors que Willy s’affiche en ville au bras de la jeune Meg Villars, Colette trouve auprès de Missy le réconfort et l’appui nécessaire à la conquête de sa liberté.

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Colette et Mathilde de Morny au Moulin Rouge

Elle est le «  compagnon fidèle et honnête, et tendre, qui m'a sauvée du désespoir, du suicide sans doute, ou peut-être, ce qui serait pis, de la triste vie des femmes entretenues. »

 

Elle semble s'affranchit de la morale. Elle joue la pantomime au music-hall. Ses tenues très dévêtues font fureur au théâtre Marigny, au Moulin-Rouge, au Bataclan… Et sa liaison avec sa partenaire Missy, fait scandale. Le scandale de Rêve d’Égypte sur la scène du Moulin-Rouge au cours duquel elle échange un long baiser avec Missy tandis que les armes des Morny trônent sur les affiches, lui octroie une publicité inespérée. Colette a bien retenu la leçon. Fin 1907, elle exhibe sur scène dans La Chair un sein nu qui lui vaut à nouveau de nombreux articles et caricatures.

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En 1907 au Moulin-Rouge, la tapageuse Colette choque l'opinion dans la pantomime Rêve d'Egypte...

 

Sa nouvelle carrière ne l’empêche pas de publier durant cette période des œuvres importantes : La Retraite sentimentale (1907), Les Vrilles de la vigne (1908) et La Vagabonde (1910) où s’exprime une voix nouvelle et originale que l’œuvre à venir prolongera. En 1910, le divorce entre Colette et Willy est officialisé.

 

Sources : en particulier Fréderic Maget, Présence de la littérature CNDP

Voir aussi:

Colette - julia kristeva -2- le pur et l'impur

Colette - julia kristeva -2- le pur et l'impur

colette - Julia Kristeva -2- Le pur et l'impur - « Un temps, Apollinaire qualifia colette de « perverse », mais il retira l’adjectif pour lui préférer celui d’espiègle (« une âme…
Colette - julia kristeva -1-

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colette - Julia Kristeva -1- - Julia Kristeva exalte le « génie féminin » de colette : pourquoi ? Au-delà du plaisir de lire son écriture, colette a trouvé un langage pour…
Les "apprentissages" de colette -1/3-

Les "apprentissages" de colette -1/3-

Les "Apprentissages" de colette -1/3- - Je viens de relier, puis lire un ouvrage de colette (1873-1954): « Mes Apprentissages » (1936). Elle y raconte ses premières années de femme…

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Le fantasme de "La Femme", au XIXe

Publié le par Perceval

En cette seconde moitié du XIXe, l'art pompier a glorifié le corps féminin.

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Guillaume Seignac, (1870-1924) L'abandon Herbert James Draper (1863-1920)

Aujourd'hui, loin de la bataille romantique ( les quat'zarts raillaient les « casques de pompier » des guerriers des tableaux de David …), nous apprécions - avec humour aussi- la peinture officielle de 1848 à 1914. Il est d'ailleurs pas toujours facile de discerner l'Art pompier des courants qui l'environnent...

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Bouguereau, La naissance de Vénus, 1879

Bouguereau ( 1825-1905 ) est-il pompier ? Bouguereau a fait de la représentation du corps féminin, son sujet de prédilection : ce thème le fait reconnaître mais il n'est pas épargné par la critique contemporaine … Degas (1834-1917) parle avec mépris de "bouguereauté". Huysmans (1848-1907) déclare que sa peinture " n’est même plus de la porcelaine, c’est du léché flasque!". Cet académisme est traité par les mouvements naturaliste puis impressionniste d'obsolète, faux, factice et illusionniste … !

Pourquoi bouder son plaisir d'admirer un corps dans des proportions canoniques, idéales... ? Ce jeu de courbes qui façonnent le corps n'est-il pas sensuel ?

Cet idéal féminin, irréaliste ( bien sûr) contribue cependant à transmettre une beauté au caractère serein, calme, même s'il est parfois solennel.

Ingres (1780-1867), pour représenter un idéal féminin stylisé, artificiel sans-doute ( peu importe …) n'hésite pas à transformer le corps ( la Grande odalisque ou à la Baigneuse Valpinçon ) à sa guise, pour que cela lui paraisse davantage « beau ».


Courbet (1819-1877), représente le corps ( qui le fascine tout autant...) tel qu'il le voit, sans artifice (est-ce si sûr .. ? ), ( cf, L’Origine du monde et La Source )

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Edgar Degas (1834-1917), Femme au bain, vers 1895 Alfred Kubin (1877-1959) Autrichien

Fin XIXe, une atmosphère puritaine régit par des règles morales strictes envahit l'esprit de la société. C'est en 1866,que sans alibi mythologique, sans décor bucolique, Courbet peint le tableau que seul un érotomane étranger peut commander et conserver et oser braver du regard : un sexe féminin. C'est un peu comme si en cette fin de siècle, on durcissait les règles pour se complaire un peu plus dans une décadence caractérisée par la peur, la honte et la destruction. Le sexe se veut alors profanateur d'une époque en voie de disparition...

Charles_Hermans_L-Aube_detail.jpgCourtisanes, prostituées ou maîtresses deviennent des « ferments » de la société : au travers elles, on vit, on écrit et se vivent désirs et craintes, défis et lassitudes, passions et amours.

Ce « crime » est neuf ( Huysmans l'annonce en 1891 dans À Rebours) , et quelques femmes dévoilent leurs talents de nouvelles affranchies sexuelles, elles guident alors les hommes à travers leurs fantasmes masculins, ou leurs « études »...

En effet, science et littérature se complaisent à définir l'identité féminine... "C'est de la femme que nous voulons qu'on nous parle" dit Barbey d’Aurevilly (1808-1889) .

Effectivement, la femme est sous l'observation de médecins, aliénistes, hygiénistes et hommes politiques... fascination et répulsion parcourent les compte-rendus... La névrose est moderne. Dès 1866 Charcot donne ses fameuses Leçons publiques où les corps de ses patientes paraissent sous l’oeil masculin à demi-nus, dans des pauses lascives souvent simulées. Cette nouvelle manière de les interroger permet à l’homme de trouver la place idéale entre le voyeur et l’observateur.

André Brouillet, 1887 détail

Mais …. Il semble que la femme refuse de révéler ses secrets : la voici Sphinx moderne (Charcot lui-même surnommera ses patientes ainsi).

Amusant... ? Non … ?

 

Les femmes du xixème siècle -1-

Les femmes du xixème siècle -1-

Les femmes du XIXème siècle -1- - Pierre Puvis de Chavannes. L'Eté. En 1873 Dire qu'une femme « heureuse » est une ménagère, qui n'a d'autres vrais soucis que ses…
Les femmes (dangereuses) du xixème -3-

Les femmes (dangereuses) du xixème -3-

Les femmes (dangereuses) du XIXème -3- - Vittorio Matteo Corcos 1896 Le fantasme ( masculin,…

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Les fleurs du mâle

Publié le par Perceval

La fin du XIXe et le début du XXe, est le siècle du fantasme de « La Femme » par excellence.

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Mata-Hari 

 

 

Ce thème est à visiter avec les yeux du mâle ( et le pouvoir de sa prééminence ) et la complicité féminine de l'époque. Aujourd'hui, éloigné de l'oppression sociale du moment, nous regardons avec volupté cet érotisme ambiant... Il s'agit de s'amuser nous-mêmes de cette fascination.

 

 

La peinture, alors, magnifie la représentation du corps féminin, dans un décor oriental ( le narguilé), ou plus simplement grâce au miroir. La chevelure reste un atout, dénouée elle exprime le désir de séduire. Si l'on ajoute, le peignoir transparent, si prisé à l'époque, avec les cheveux qui descendent librement  jusqu'aux bas des reins, on s'approche de la licence. La peinture orientaliste, permet de faire du XIXe, le siècle du nu. La femme du harem – en odalisque - est sublimée, et peu importe de ce qu'il en est, à présent, de la réalité...

J Aug Dom Ingres Odalisque à l'esclave 

Evoquer « La Femme », comme idée générique renvoie, encore aujourd'hui, à Baudelaire.

baudelaire portraitL'idée de La Femme, tient une place particulière dans son œuvre. Il dit avoir « le goût précoce du monde féminin, mundi muliebris, de tout cet appareil ondoyant, scintillant et parfumé »

Jeanne Duval par Baudelaire. 27 février 1865
 Jeanne Duval par Baudelaire: 27 février 1865

Pour Baudelaire, toute femme est symbole, toute femme fait l’objet d’une idolâtrie, d’un culte. La Femme est diverse : belles passantes, mendiantes touchantes, négresses fascinantes ou courtisanes avilies, toutes ont imprégné sa vie....

Pourtant … ! Bien qu’objet de culte pour le poète, « la femme moderne » est pour lui méprisable. Elle est l’incarnation du démon, d’un être naturel, qui pousse l’homme à sa propre déchéance. Attraction, répulsion : la femme n'est plus qu’ « un vampire aux flancs gluants, docte aux voluptés » mais une « fée aux yeux de velours » à laquelle le poète voue une véritable adoration. ( les Fleurs du Mal »

Esta obra de F. von Stuck carlos schwabe Lesfemmes damnees
 Franz von Stuck  Carlos Schwabe: Les femmes damnees

Etre « essentiel » (1) pour Baudelaire, la Femme est la représentation d'un Autre impossible à atteindre... Bien sûr, cette représentation est totalement imaginaire, et pourtant Baudelaire, et d'autres avec lui tentent de lui prêter des visages ou des identités de femmes « réelles »...

Constantin Guys 3 Crépuscule du soir
 Constantin Guys (1802-1892) Théodore Van ELSEN (1896-1961)

Baudelaire, partage avec ce XIXéme siècle, cet à priori ( masculin) d'une féminité « naturelle », animale, soumise à ses passions ( l'Eve de la Chute..!).

La vie de débauche du quartier latin, et la fréquentation des filles de joie, plus particulièrement de la juive Sarah la louchette, mais surtout de Jeanne Duval aurait-il suffi pour le convaincre de qualifier la femme d'être démoniaque ? L'époque corsetée de ce XIXe siècle finissant, me paraît bien plus responsable... !

 

(1) d' »essentiel » à essentialisme, il n'y a qu'un pas : la femme serait différente de l'homme, par essence... La nature (féminine ou masculine) déterminerait non seulement la physiologie, mais toutes sortes d'aptitudes et de goûts personnels. ( débat, nature/culture)... Voir, aussi Ici : http://eve-adam.over-blog.com/pages/Cherchez_le_Feminin_-8216862.html

 

Voir aussi:

 

Les fleurs du mal.

Les fleurs du mal.

Publié le 21 août 1857 par La Gazette des tribunaux : Attendu que baudelaire, Poulet-Malassis et De Broise ont commis le délit d’outrage à la morale publique et…
Edouard manet peint la femme « moderne » -1-

Edouard manet peint la femme « moderne » -1-

 de l'art dont l'autre moitié est l'éternel et l'immuable" ("le Peintre de la vie moderne", baudelaire critique d'art, Folio, 1976, PP 354-5 …
La femme au xixème : entre "péché" et volupté…

La femme au XIXème : entre "péché" et volupté…

Ce modèle, Apollonie Sabatier fut la maîtresse de l'artiste et de Charles baudelaire parmi d'autres. …
Baudelaire: le dandy et la femme.

Baudelaire: le dandy et la femme.

Dans son essai Le Peintre de la Vie Moderne publié en feuilleton en 1863 qui passe pour l'acte de naissance de la modernité,…

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La beauté de la femme, au Moyen-âge

Publié le par Perceval

La Beauté dans la légende Arthurienne: La beauté de la femme.

Au Moyen-âge, l'idée est que le corps féminin est semblable à celui des hommes, mais les organes sexuels inversés. On perçoit ainsi que la structure de la femme se tient de l’intérieur alors que celle de l’homme vers l’extérieur . En plus du corps des femmes qui est mal compris, leurs images le sont aussi. La beauté féminine au Moyen Âge est prise entre l'image d’Ève ( tentatrice, péché ) et la vision de Marie ( rédemption : beauté sacrée ).

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Heures à l'usage de Rome de Marguerite de Coëtivy. Femme de François de Pons, comte de Montfort. Bethsabée au bain 1490-1500

Sont valorisés : - La chevelure qui doit être blonde. Un large front : les femmes se tireront abusivement les cheveux par en arrière pour répondre à cette norme de beauté. Le front dégarnit, ce sont les sourcils, préférablement bruns qui embellissent la région du haut du visage.

Les auteurs qui décrivent les yeux mettent l’accent sur l’éclat et l’intensité qu’ils doivent projetés. Le nez ne doit être ni trop gros, ni trop petit, comme il est décrit par François Villon « beau nez droit grand ni petit». Les seins doivent être durs et placés haut, suivi de bras longs et d’une taille mince. Un autre critère est aussi très important et c’est la couleur de la peau. Effectivement, les femmes doivent avoir une peau blanche, on dit même que « tout ce qui n’est pas recouvert par les vêtements frappe par sa blancheur». La seule partie du corps qui peut se permettre de la couleur, c’est la bouche qui doit être douche, fraîche et rosée ( voire rouge). Les auteurs du Moyen Âge mettent aussi l’emphase sur la jeunesse du corps. Effectivement, après l’âge de 25 ans, les femmes entreraient dans une période de «désert de l’amour» et ensuite elles deviendraient vieilles.

Yseult détail
Détail: Yseult par Edmund Blair Leighton (1902)

L’héroïne, de Chrétien de Troyes, pourrait répondre aux critères suivants : Le poète décrit d'abord les cheveux "de fin or [d'or fin], sor [brillant] et luisant" ; le front "clerc, haut, blanc et plain [lisse]" ; les sourcils "bien fais et large entrueil [bien dessinés et espacés comme il convient]" ; les yeux "vair [brillant, vif], riant, cler et fendu [bien dessiné]" ; le nez "droit et estendu [fin]"...

La figure d'Iseult la blonde peut représenter le personnage féminin à sublimer : 

« En vérité, je vous assure que la chevelure, si dorée et si fine d'Iseut la blonde ne fut rien en comparaison de la sienne (celle d'Enide). » Erec et Enide, (v.424-426)


L'évocation du corps vient parachever ce tableau qui donne à voir la disposition harmonieuse des traits : 

Il l'admire de haut en bas jusqu'aux hanches :
son menton, sa gorge blanche,
ses flans et côtés, ses bras et ses mains.

(Erec et Enide, v. 1483-1485)
medieval

 

L'évocation du corps est savamment dosée :

Elle ne possédait aucune autre robe
et sa tunique était si vieille
qu'elle était percée aux coudes
Si ses vêtements étaient bien pauvres
par contre son corps en dessous était très beau

Erec et Enide, (v. 406-410)

Car le portrait de la gente dame doit s'attarder sur son visage, il doit en effet débuter par la "lumineuse" chevelure pour décrire minutieusement, trait par trait, le front, les yeux, le nez, la bouche et le menton.

15e s.Toutes les héroïnes obéissent à ce stéréotype : Nicolette (blonde elle aussi) ressemble à Enide, double magnifié d'Iseult. 

Or se chante. (C'est par cette formule que commencent tous les couplets en vers de la Chante-fable) Que la lune trait a soi.
Nicolete est avuec toi,
Ma petite amie aux cheveux blonds
Je cuit Dieus la vout avoir
Pour que la lumière du soir
par elle soit plus belle

Aucassin et Nicolete

 

A l'inverse, le portrait de la fée, personnage merveilleux par excellence, débute par le corps afin d'en révéler toute la sensualité : 

La dame était vêtue
d'une chemise blanche et d'une tunique à manches
(portée selon la coutume par dessus la chemise)
lacées des deux côtés
pour laisser apparaître ses flancs
son corps était harmonieux, ses hanches bien dessinées
son cou plus blanc que la neige sur la branche ;
ses yeux brillaient dans son visage clair
où se détachaient sa belle bouche, son nez parfait, 
ses sourcils bruns, son beau front,
ses cheveux bouclés et très blonds :
un fil d'or a moins d'éclat
que ses cheveux à la lumière du jour.  

Marie de France, Lai de Lanval, (565-576).

Galahad Leaving Blanchefleur by Edwin Austin Abbey
Blanchefleur,  by Edwin Austin Abbey

 

Dans l'extrait qui suit, où il est question de Blanchefleur, si le poète s'écarte quelque peu de la rhétorique, il n'en demeure pas moins un exemple dans lequel on trouve toutes les composantes d'une beauté canonique : 

ses cheveux étaient tels, chose incroyable
Qu'on aurait dit qu'ils étaient faits d'or fin,
Tant leur blondeur était éclatante.
Elle avait le front haut, blanc et lisse
comme s'il avait été poli à la main,
exécuté par la main même d'un sculpteur
dans la pierre, l'ivoire ou le bois.
ses sourcils étaient bien fournis et espacés comme il convient,
son visage était illuminé par des yeux
brillants, pétillants, clairs et bien dessinés
son nez formait une ligne bien droite,
Et sur son visage contrastait bien mieux
la couleur vermeille avec le blanc
que le rouge sur l'argent.

Chrétien de Troyes, Le Roman de Perceval 
ou Le Conte du Graal, (v.1811 à 1825).

deJeanBourdichon Bethsabeaubain
 “Bethsabée au bain” de Jean Bourdichon, feuillet détaché des feuillets des Heures de Louis XII. Première peinture représentant une femme nue, “Bethsabée” sous l’oeil du roi David à gauche

 

La jeune fille (Fénice) arriva

en hâte au palais
tête et visage découverts
l'éclat de sa beauté dispensait
dans tout le palais une clarté plus vive
que n'auraient pu produire quatre escarboucles.

(Cligès, vers 2728-2733.)

La "blanchor" du teint doit trancher avec la couleur "vermeille" des joues et des lèvres (charnues et rouges comme des cerises).  

Les adjectifs : sor, luisan, cler, blan, riant, vair, anluminee et clarté se regroupent dans un même champ sémantique, celui de la lumière. Ces jeux de lumières, qui complètent le portrait, soulignent que l'héroïne doit avoir un visage radieux, signe même de sa beauté et de son noble lignage. En effet au Moyen Age, et jusqu'au début du XXè siècle, le visage hâlé est un signe de vilainie. Une femme de qualité se doit de ne pas exposer son visage aux rayons du soleil.

Dans les romans arthuriens, la beauté physique - signe extérieur de perfection humaine - est la toute première des qualités de l'héroïsme courtois et merveilleux. C'est elle qui conditionne toutes les autres qualités - morales, cette fois-ci - : honneur, sagesse, prouesse, courtoisie ou encore noblesse. Ce n'est donc pas un hasard si Chrétien affirme dans la bouche d'Enide que : "Li meillor sont li plus sor [blonds]" (v.968).

Sources : en particulier Elisabeth Féghali ( site : Citadelle

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La science et les femmes

Publié le par Perceval

Il est facile de trouver une trentaine de femmes qui se sont particulièrement distinguées dans des domaines scientifiques...  Ci-dessous, le choix est donc complètement arbitraire...

Bacteriologist Dr. Ida Albertina Bengtson was one of the fi Born December 8, 1919 Julia Robinson (1919–1985), eminen
 Bacteriologiste, la  Dr. Ida Albertina Bengtson fut l'une des premières femmes employées par l' " Hygienic Laboratory of the Public Health Service...  Julia Robinson (1919–1985), fut une éminente mathématicienne. 
... contributed to the fields of logic and number theory and whose collaboration solved Hibert’s Tenth Problem ...
Dr. Ruby Hirose, who researched serums and antitoxins and w Clara Immerwahr - one of the first women to get her PhD. Ki
 Dr. Ruby Hirose, chimiste, elle rechercha dans le domaine des " serums and antitoxins and was among 10 women recognized for her contributions to chemistry by the American Chemical Society .. Clara Immerwahr - fut l'une des premières femmes à obtenir son doctorat.
Dorothy Mary Crowfoot was born in Cairo, Egypt, on May 12, Edith Jackie Ronne (born October 13, 1919 - June 14, 2009)
 Dorothy Mary Crowfoot est née au Caire, en Egypte en 1910. She attended Somerville College at Oxford in 1932 and received a Chemistry degree ...  Edith Jackie Ronne (born October 13, 1919 - June 14, 2009) fut une exploratrice de l'antarctique
Elizabeth Blackwell said she turned to medicine after a clo Helen-Richey-was-Amelia-Earhart-s-copilot-on-one-flight-acr.jpg
 Elizabeth Blackwell said she turned to medicine after a close friend who was dying suggested she would have been spared her worst suffering if her physician had been a woman  Helen Richey was Amelia Earhart's copilot on one flight across the Atlantic. She became the first woman hired to be a pilot by a commercial airline in the US
Emmy Noether one of the world's greatest mathematicians, N Kalpana Chawla (7 March 1962 ' 1 February 2003), was an In
 Emmy Noether  one of the world's greatest mathematicians, Noether's theorem on differential invariants in the calculus of variations  Kalpana Chawla  (7 March 1962 ' 1 February 2003), was an Indian-born American astronaut and space shuttle mission specialist.
Karen Silkwood was a chemical technician at the Kerr-McGee Libbie Henrietta Hyman (1888-1969) graduated from the Unive
 Karen Silkwood was a chemical technician at the Kerr-McGee Nuclear Power Plant outside Crescent, OK, from 1973 to her death in November 1974  Libbie Henrietta Hyman (1888-1969) graduated from the University of Chicago in 1910 and earned a Ph.D. degree from Chicago in 1915
Lin Huiyin (Phyllis Lin) - 1904-1955....noted 20th century Lisa Randall, 1962, theoretical physicist and world leading
 Lin Huiyin (Phyllis Lin) - 1904-1955....noted 20th century Chinese architect, poet & writer. She is considered the first female architect in China  Lisa Randall, theoretical physicist and world leading expert on particle physics and cosmology
Lise Meitner (1878-1968) Madame Curie and her daughter, Irene, in their laboratory,
 Lise Meitner (1878-1968) was an Austrian, later Swedish, physicist who worked on radioactivity and nuclear physics  Madame Curie and sa fille Irene, dans leur laboratoire en 1924
Mae Jemison - 1956- 1st Black Woman To Fly In To Space in 1 Marie Carmichael Stopes was a British author, palaeobotanis
 Mae Jemison Became 1st Black Woman To Fly In To Space in 1992  Marie Carmichael Stopes was a British author, palaeobotanist, campaigner for women's rights and pioneer in birth control. She was the wife of Humphrey Verdon Roe
On August 27th, 1875, American biologist, suffragist, phila Philippa Fawcett -1868-1948 - Mathématicienne et éducatri
 Katharine (Dexter) McCormick (1875), American biologist, suffragist, philanthropist ...  Philippa Fawcett -1868-1948 - Mathématicienne et éducatrice anglaise. When she placed first in the Cambridge mathematical tripos in 1890
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 Rachel Carson - Marine biologist, environmentalist, conservationist & native of Springdale Borough  Cecilia Payne - the woman who discovered what the universe is mostly made of has not received so much as a memorial plaque.
Rensselaer Polytechnic Institute President and Nuclear Phys Rosalind Elsie Franklin (1920 - 1958) est une biologiste mo
 Rensselaer Polytechnic Institute President and Nuclear Physicist Dr. Shirley Ann Jackson, 1973. The first African American woman to earn a PhD in Nuclear Physics from MIT  Rosalind Elsie Franklin (1920 - 1958) est une biologiste moléculaire britannique qui a participé à la découverte de la structure de l'acide désoxyribonucléique (ADN)
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 Louise Arner Boyd - 1887-1972 - Exploratrice de l'Océan arctique, première femme à survoler le Pôle Nord. Leader and Organizer of multidisciplinary scientific expeditions  Gladys Hobby - helped discover the healing effects of penicillin
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 Elsie MacGill, the world's first female aircraft designer. This photo was taken in April 1938  Rita Levy-Montalcini - 1909-2012 - Médecin neurologue italienne - Lauréate du Prix Nobel de physiologie en 1986
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 Ellen Swallow Richards - the foremost female industrial & environmental chemist in the 19th-century US, pioneering the field of home economics  Dr. Susan La Flesche Picotte (1865-1915) First Native American woman to become a physician
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 Edith Kroupa, Austrian research chemist, worked in microchemical analysis and determined the age of a radioactive rock was 1,725,000,000 years old  Lillian Moller Gilbreth was an inventor, author, industrial engineer, and industrial psychologist
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 Rear Admiral Grace Hopper, a pioneer Computer Programmer and co-inventor of the Common Business Oriented Language (COBOL)  Williamina Stevens (born 1857, Scotland), abandoned by her husband at 22 in Boston, Mass. with a baby, she worked for the director of Harvard Observatory
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 Elena Cornaro Piscopia (1646–1684), Italian mathematician was probably the first woman in the world to receive a Doctor of Philosophy degree  Alice Augusta Ball (1892-1916) was an African American scientist that would be responsible for creating an injectible treatment for Leprosy
 Dame-Kathleen-Lonsdale--DBE-FRS--nee-Yardley---28-January-.jpg  Margaret-Cavendish--Duchess-of-Newcastle.--1623---1673--w.jpg
 Dame Kathleen Lonsdale, DBE FRS (née Yardley) (28 January 1903 - 1 April 1971) was a crystallographer, who established the structure of benzene by X-ray diffraction methods in 1929  Margaret Cavendish, Duchess of Newcastle. (1623 – 1673) was an English aristocrat, a prolific writer, and a scientist, the first to join the Royal Society


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Elle méritent mieux...!

Publié le par Perceval

violence-contre-les-femmes.jpgL’Union européenne publie un sondage inédit sur les violences faites aux femmes dans l’ensemble du continent européen. Les Françaises sont parmi celles qui se déclarent le plus victimes.

(*) L'Agence des droits fondamentaux de l’Union européenne (UE) a interrogé 1 500 femmes dans chacun des 28 pays membres de l’UE (42 000 personnes au total). Cette enquête, obéissant à la méthode des quotas, s’est déroulée d’avril à septembre 2012.

• 22 % des femmes interrogées dans cette enquête européenne déclarent avoir été victimes de violences sexuelles ou/et physiques ; 8 % d’entre elles disent avoir subi ce genre de violences au moins une fois au cours des 12 derniers mois.

• 43 % d’entre elles disent avoir été victimes de violences psychologiques. • 35 % déclarent avoir fait face à des violences physiques, sexuelles ou psychologiques avant l’âge de 15 ans.

• 55 % disent avoir été harcelées sexuellement

(le harcèlement est le fait de « soumettre quelqu’un à de continuelles pressions, sollicitations » d’après le Larousse) ; 21 % d’entre elles déclarent avoir été victimes de tels agissements au moins une fois au cours des 12 derniers mois.

• 22 % déclarent avoir été victimes d’une traque furtive (photo, SMS, coups de téléphone menaçants ou insultants) ; 5 % disent avoir été confrontées à une telle situation au moins une fois sur la dernière année écoulée.

Violence-femme-3.jpg

 

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Lilya Brik, muse de Maïakovski -2-

Publié le par Perceval

Lilya-Brik-in-their-house-on-Gendrikov--presently-Mayakovsk.jpg
Lilya Brik in their house on Gendrikov 
photo by Osip Brik

Tout au long des années 1920, le groupe se déplacés entre Berlin et Paris, où la sœur de Lilya, Elsa, vit maintenant avec son mari, le surréaliste Louis Aragon. Maïakovski développe une passion pour les voyages et du shopping, apportant des cadeaux à Rodchenko et à Brik.

À la fin des années 20 Lilya écrit à Maïakovski qu'elle trouve leur vie «trop routinière»...

Lili-Brik-et-Vladimir-Maiakovski--Yalta--ete-1926.jpg

Lili Brik et Vladimir Maïakovski,

Yalta, été 1926

Au cours d'une pause à Paris, Maiakovsky a une liaison avec une jeune mannequin russe, Tatiana Yakovleva. Au même moment Ossip rencontre la femme qui allait devenir sa seconde femme, Eugenia Sokolova-Zhemchuzhnaya... Cependant le trio continue à partager leur vie.

De retour à Moscou en 1928 Lilya et Maïakovski réunis à nouveau, sont pris d'une frénésie d'écriture. Lilya, s'engage dans la réalisation de films. Mais, commence une répression de plus en plus féroce, envers les artistes : le stalinisme et ses mécanismes de contrôle, annoncent des temps difficiles pour les décennies à venir.

Au printemps de 1930, sans avertissement, Maïakovski assis dans son bureau se tire une balle dans la tête. Dans une note, il écrit: «Ne pensez pas que je suis un lâche. ». 150 000 personnes suivent son cercueil dans les rues de Moscou.

Lilya répond à cette horreur par un sursaut d'énergie furieuse; le poète lui a accordé ses droits sur son œuvre, et elle classe ses écrits pour les éditer. Plus étonnamment encore, cette même année, ayant divorcée d'Ossip, elle épouse un commandant militaire stalinien, Vitali Primakov. C'est peut-être, une tactique habile de garantir une reconnaissance concernant Maïakovski … ? Effectivement, Staline a écrit : «Il est le poète le plus talentueux de notre époque soviétique. L'indifférence à son patrimoine culturel est un crime. » Les œuvres complètes ont été publiées en 1935. Un an plus tard, M. Primakov est arrêté comme traître, emprisonné et fusillé.Lilja-Brik-2.jpg

En 1938, elle épouse un jeune critique littéraire, Vassili Katanian, avec qui elle est restée jusqu'à sa mort en 1975.

En 1955, Lilya visite Elsa à Paris, après avoir reçu la permission de voyager en dépit de la fermeture des frontières de l'URSS. Trois ans plus tard, elle publie ses lettres avec Maïakovski.


Boris-Pasternak--Sergei-Eisenstein--Vladimir-Mayakovsky-y-L.jpg Lilya-Brik-modelling-one-really-avant-garde-outfit-by-Laman.jpg
Boris Pasternak, Sergei Eisenstein, Vladimir Mayakovsky et Lili Brik Lilya Brik modelling one really avant-garde outfit by Lamanova 1920s


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