Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Martha Mayer Erlebacher

Publié le par Perceval

Le cycle de la vie
Le cycle de la vie
Le cycle de la vie

Le cycle de la vie

'' Je tente de faire de l'art, qui affirme au spectateur qu'il y a une valeur à la vie humaine. Le sens provient du fait que l'on est pas seul, et que l'on fait partie d'un groupe avec des besoins similaires, des désirs, des espoirs, des rêves ; des peurs et des désirs qui transcendent le temps, et qui sont les sujets de l'art ... »

Martha Mayer Erlebacher est née le 21 Novembre 1937 à Jersey City, dans le New Jersey. En 1961, elle a épousé le sculpteur Walter Erlebacher.

Martha Mayer Erlebacher
Martha Mayer Erlebacher
Martha Mayer Erlebacher
Martha Mayer Erlebacher
Martha Mayer Erlebacher
Martha Mayer Erlebacher
Martha Mayer Erlebacher

Voir les commentaires

Mme d'Aulnoy - La baronne aventurière

Publié le par Perceval

Marie-Catherine Le Jumel de Barneville naît vers 1650 non loin de Honfleur, dans une famille de petite noblesse normande.

Le 6 mars 1666, âgée tout juste de seize ans, elle est forcée de se marier à Saint-Gervais à Paris avec François de la Motte, baron d'Aulnoy. Ce valet de pied du duc de Vendôme a environ quarante-six ans, il est coureur de jupons, pilier de cabaret et est endetté. Il lui fait cinq enfants, ce qui donne à la jeune dame tout le temps de le détester et de prendre un amant.

En 1669, aidée de sa mère et de deux gentilshommes, elle le fait arrêter sous un faux prétexte : il est accusé d'outrage verbal contre la majesté royale... Parvenant à se disculper, le baron est rapidement libéré. Les deux gentilshommes normands responsables de la dénonciation ( dont l'amant …) sont décapités en place de Grève. Pendant que l'on a arrêté les deux hommes, Marie-Catherine est parvenue à s’échapper par un escalier dérobé. Elle s'est réfugiée dans une église voisine et a passé la nuit sous un catafalque qui reposait là. Elle demeure introuvable le temps que cessent les recherches et se réfugie en Angleterre. De là, elle passe en Espagne où, désireuse de rentrer en grâce, elle accepte de rendre au Royaume de France quelques discrets services.

Commencent alors pour Mme d’Aulnoy quinze années d’errance durant lesquelles elle sillonne l’Europe, des Flandres à l’Espagne en passant par l’Angleterre. On dit d'elle qu'elle espionne pour Louis XIV dans les cours européennes, en Angleterre, en Flandres, et surtout dans une Espagne encore orientale, qui la choque et la fascine; la comtesse séduit beaucoup, se laisse séduire, et à l'occasion manie le poison. ( cf l'Histoire De La Comtesse d'Aulnoy de Fernande Gontier)

En 1681, Madame d'Aulnoy devient veuve. En 1685, ayant obtenu le pardon de Louis XIV, elle rentre en France et s’installe rue Saint-Benoît à Paris où elle tient un salon littéraire fréquenté par Mme de Murat, Melle L’Héritier mais aussi Saint-Evremond et le prince de Conti. En 1690, paraît son premier livre, l’Histoire d’Hippolyte, comte de Douglas, dans lequel elle insère un conte de fées, "L’île de la Félicité", initiant ainsi la mode qui ne débutera que quelques années plus tard. Entre 1697 et 1698, la baronne écrit vingt-cinq contes, parmi lesquels La Chatte Blanche, L'Oiseau bleu ou Le Nain Jaune. La baronne est un auteur prolixe, publiant près d’un livre par an jusqu’à sa mort le 14 janvier 1705. Elle reste aujourd’hui l’auteur de contes de fées la plus publiée en France après Charles Perrault.

En 1699, elle est mêlée à un nouveau scandale, une tentative d'assassinat cette fois, dont l'intéressée est une amie intime, Mme Ticquet, femme d'un conseiller au parlement, qui sera décapitée pour avoir tué son époux . Elle s'en trouve quitte finalement, et meurt six ans plus tard.

Si de nos jours Mme d’Aulnoy est connue pour ses contes de fées publiés entre 1697 et 1698, elle fut surtout célèbre en son temps pour ses nouvelles et pseudo-mémoires ayant principalement pour cadre l’Espagne et l’Angleterre. Elle reçut de nombreux éloges dans les journaux et revues de l’époque et plusieurs de ses œuvres furent rapidement traduites à l’étranger. Son style témoigne d’un grand sens de l’observation, d’une remarquable finesse dans l’analyse des sentiments et d’une fantaisie extrême au point que Jacques Barchilon la présente comme un "Rabelais féminin".

Sources : Exposition Bnf – Les Contes de Fées.

 

Mme d'Aulnoy - La baronne aventurière
Mme d'Aulnoy - La baronne aventurière
Mme d'Aulnoy - La baronne aventurière
Mme d'Aulnoy - La baronne aventurière

Voir les commentaires

Le style burlesque au XVIIe s.

Publié le par Perceval

Le style burlesque au XVIIe s.

Voilà un air léger qui souffle jusque dans les salons fréquentés par les académiciens...

Si dans la 'préciosité' les femmes jouent le rôle le plus important, les serviteurs du 'burlesque' sont essentiellement des hommes. On a dit que le burlesque – gaîté un peu leste des poètes - était le 'singe' de la préciosité, à qui il répondait …

Le burlesque est décrit, presque dès sa naissance, comme une mode littéraire qui fait fureur dans les années 1643-1653, puis qui « tombe », victime de ses excès, selon Scarron (1610-1660) lui-même, pourtant réputé en être le « créateur ». En 1643, son Recueil de quelques vers burlesques est l'origine d'une vogue immense.

Paul Scarron, écuyer, seigneur de Fougerest est issu de la noblesse de robe. Il entre dans les ordres en 1629. Il vit au Mans de 1632 à 1640, dans l'entourage de l'évêque et fréquente les salons provinciaux. En 1638, il est atteint d’une maladie qui finit par lui paralyser les jambes, la colonne et la nuque. À partir de 1638, Scarron n’est plus qu’un pauvre corps, tordu et perclus, immobilisé dans un cul-de-jatte... Il commence à écrire ses premières œuvres à partir de 1643. Il rentre à Paris et en 1652, à 42 ans, il épouse une orpheline sans fortune âgée de seize ans et demi, Françoise d'Aubigné, petite-fille d'Agrippa d'Aubigné et future Madame de Maintenon...

 

Le mot '' burlesque'' est consacré par Jean François Sarrasin (1604-1654), familier de l’hôtel de Rambouillet. Il vient de 'burla' – plaisanterie -

J. F. Sarrasin, poète et écrivain, homme de plaisirs, rivalise comme auteur de vers de société avec Vincent Voiture (1597-1648) ... Surnommé Amilcar par les Précieuses, il est intime avec Ménage, Pellisson, Madeleine de Scudéry et Scarron avec qui il échange des vers. Il soutient Georges de Scudéry en 1639 dans son attaque contre Corneille avec un Discours de la tragédie.

Devenu familier du comte de Chavigny, secrétaire d’État aux Affaires étrangères, celui-ci l’honore bientôt d’une faveur toute spéciale. Il l’accompagne dans divers voyages diplomatiques. Ce ministre, qui avait reconnu le parti qu’on pouvait tirer des connaissances acquises et de l’esprit naturel de son protégé, le charge d’une mission à Rome auprès du pape Urbain VIII, amateur éclairé des belles-lettres. Il reçoit 4 000 livres pour ses premiers frais de voyage, mais au lieu de leur donner cette destination, il n’a rien de plus pressé que de les dissiper en parties de plaisir avec une maîtresse qu’il avait rue Quincampoix.

Sarrasin n'a jamais un sou vaillant, aussi doit-il louer ses talents chez le futur cardinal de Retz, puis chez le Prince de Conti, mais Sarrasin a le tort de porter les yeux sur la sœur du Prince, Mme de Longueville...

Le burlesque donc, ça fait rire – de certaines choses, et d’une certaine façon : il y a du « sous-entendu » là-dessous, du sous-entendu « bas », et même de l’équivoque « grossière » – et pourtant nous sommes entre gens du monde.

Non seulement, en usant de tous les lexiques à la fois, et de tous les genres, le burlesque nie leurs relations hiérarchiques, mais encore il procède systématiquement à un renversement « révolutionnaire » au sens propre des hiérarchies établies. Ainsi Scarron écrit-il qu’il a l’art de

Donner une vive beauté

À l’affreuse difformité,

Faire un louvre d’une cabane,

D’une coureuse une Suzanne,

D’un folâtre en faire un Caton,

Et d’un gros âne un Cicéron :

Quelque chose de plus encore,

Peser le vent, blanchir un Maure,

D’une farce en faire un sermon,

Et canoniser un démon,

Prédire les choses futures,

Grossir, ou moindrir les figures,

Faire un nouveau calendrier,

Et d’une buse un épervier,

Faire un libéral d’un avare,

Comme d’un sot un homme rare,

Un Alexandre d’un poltron,

Et d’un petit Nain un Typhon.

''Le Testament de M. Scarron, son épitaphe et son portrait en vers burlesques '' (1660),

 

 

 

PERRAULT Parallèle des Anciens et des Modernes

Le « burlesque galant » : « (Le burlesque) qui est une espèce de ridicule, consiste dans la disconvenance de l’idée que l’on donne d’une chose d’avec son idée véritable, de même que le raisonnable consiste dans la convenance de ces deux idées. Or cette disconvenance se fait de deux façons, l’une en parlant bassement des choses les plus relevées, et l’autre en parlant magnifiquement des choses les plus basses. […] les choses graves et sérieuses cachées sous des expressions communes et enjouées donnent plus de plaisir que ne peuvent donner les choses triviales et populaires sous des expressions pompeuses ou brillantes. »

DESHAYES Jean-Baptiste Henri (attribué) - LE SINGE PEINTRE - 3e quart 18e siècle

Voir les commentaires

Les Dames illustres: XVe s.

Publié le par Perceval

« Les XXI Epistres des Dames illustres traduicttes d’Ovide par le Reverend Pere en Dieu Monseigneur l’Evesque de Angoulesme », c'est à dire traduites par Octovien de Saint-Gelais.  Octovien de Saint-Gelais traduisit pour Charles VIII entre 1490 et 1493 les 21 Heroides d’Ovide en décasyllabes à rimes plates. Très vite, l’imprimerie s’empara du texte dont elle produisit de nombreuses rééditions pendant la première moitié du XVIe siècle
« Les XXI Epistres des Dames illustres traduicttes d’Ovide par le Reverend Pere en Dieu Monseigneur l’Evesque de Angoulesme », c'est à dire traduites par Octovien de Saint-Gelais.  Octovien de Saint-Gelais traduisit pour Charles VIII entre 1490 et 1493 les 21 Heroides d’Ovide en décasyllabes à rimes plates. Très vite, l’imprimerie s’empara du texte dont elle produisit de nombreuses rééditions pendant la première moitié du XVIe siècle
« Les XXI Epistres des Dames illustres traduicttes d’Ovide par le Reverend Pere en Dieu Monseigneur l’Evesque de Angoulesme », c'est à dire traduites par Octovien de Saint-Gelais.  Octovien de Saint-Gelais traduisit pour Charles VIII entre 1490 et 1493 les 21 Heroides d’Ovide en décasyllabes à rimes plates. Très vite, l’imprimerie s’empara du texte dont elle produisit de nombreuses rééditions pendant la première moitié du XVIe siècle
« Les XXI Epistres des Dames illustres traduicttes d’Ovide par le Reverend Pere en Dieu Monseigneur l’Evesque de Angoulesme », c'est à dire traduites par Octovien de Saint-Gelais.  Octovien de Saint-Gelais traduisit pour Charles VIII entre 1490 et 1493 les 21 Heroides d’Ovide en décasyllabes à rimes plates. Très vite, l’imprimerie s’empara du texte dont elle produisit de nombreuses rééditions pendant la première moitié du XVIe siècle
« Les XXI Epistres des Dames illustres traduicttes d’Ovide par le Reverend Pere en Dieu Monseigneur l’Evesque de Angoulesme », c'est à dire traduites par Octovien de Saint-Gelais.  Octovien de Saint-Gelais traduisit pour Charles VIII entre 1490 et 1493 les 21 Heroides d’Ovide en décasyllabes à rimes plates. Très vite, l’imprimerie s’empara du texte dont elle produisit de nombreuses rééditions pendant la première moitié du XVIe siècle
« Les XXI Epistres des Dames illustres traduicttes d’Ovide par le Reverend Pere en Dieu Monseigneur l’Evesque de Angoulesme », c'est à dire traduites par Octovien de Saint-Gelais.  Octovien de Saint-Gelais traduisit pour Charles VIII entre 1490 et 1493 les 21 Heroides d’Ovide en décasyllabes à rimes plates. Très vite, l’imprimerie s’empara du texte dont elle produisit de nombreuses rééditions pendant la première moitié du XVIe siècle
« Les XXI Epistres des Dames illustres traduicttes d’Ovide par le Reverend Pere en Dieu Monseigneur l’Evesque de Angoulesme », c'est à dire traduites par Octovien de Saint-Gelais.  Octovien de Saint-Gelais traduisit pour Charles VIII entre 1490 et 1493 les 21 Heroides d’Ovide en décasyllabes à rimes plates. Très vite, l’imprimerie s’empara du texte dont elle produisit de nombreuses rééditions pendant la première moitié du XVIe siècle
« Les XXI Epistres des Dames illustres traduicttes d’Ovide par le Reverend Pere en Dieu Monseigneur l’Evesque de Angoulesme », c'est à dire traduites par Octovien de Saint-Gelais.  Octovien de Saint-Gelais traduisit pour Charles VIII entre 1490 et 1493 les 21 Heroides d’Ovide en décasyllabes à rimes plates. Très vite, l’imprimerie s’empara du texte dont elle produisit de nombreuses rééditions pendant la première moitié du XVIe siècle
« Les XXI Epistres des Dames illustres traduicttes d’Ovide par le Reverend Pere en Dieu Monseigneur l’Evesque de Angoulesme », c'est à dire traduites par Octovien de Saint-Gelais.  Octovien de Saint-Gelais traduisit pour Charles VIII entre 1490 et 1493 les 21 Heroides d’Ovide en décasyllabes à rimes plates. Très vite, l’imprimerie s’empara du texte dont elle produisit de nombreuses rééditions pendant la première moitié du XVIe siècle
« Les XXI Epistres des Dames illustres traduicttes d’Ovide par le Reverend Pere en Dieu Monseigneur l’Evesque de Angoulesme », c'est à dire traduites par Octovien de Saint-Gelais.  Octovien de Saint-Gelais traduisit pour Charles VIII entre 1490 et 1493 les 21 Heroides d’Ovide en décasyllabes à rimes plates. Très vite, l’imprimerie s’empara du texte dont elle produisit de nombreuses rééditions pendant la première moitié du XVIe siècle
« Les XXI Epistres des Dames illustres traduicttes d’Ovide par le Reverend Pere en Dieu Monseigneur l’Evesque de Angoulesme », c'est à dire traduites par Octovien de Saint-Gelais.  Octovien de Saint-Gelais traduisit pour Charles VIII entre 1490 et 1493 les 21 Heroides d’Ovide en décasyllabes à rimes plates. Très vite, l’imprimerie s’empara du texte dont elle produisit de nombreuses rééditions pendant la première moitié du XVIe siècle
« Les XXI Epistres des Dames illustres traduicttes d’Ovide par le Reverend Pere en Dieu Monseigneur l’Evesque de Angoulesme », c'est à dire traduites par Octovien de Saint-Gelais.  Octovien de Saint-Gelais traduisit pour Charles VIII entre 1490 et 1493 les 21 Heroides d’Ovide en décasyllabes à rimes plates. Très vite, l’imprimerie s’empara du texte dont elle produisit de nombreuses rééditions pendant la première moitié du XVIe siècle

« Les XXI Epistres des Dames illustres traduicttes d’Ovide par le Reverend Pere en Dieu Monseigneur l’Evesque de Angoulesme », c'est à dire traduites par Octovien de Saint-Gelais. Octovien de Saint-Gelais traduisit pour Charles VIII entre 1490 et 1493 les 21 Heroides d’Ovide en décasyllabes à rimes plates. Très vite, l’imprimerie s’empara du texte dont elle produisit de nombreuses rééditions pendant la première moitié du XVIe siècle

Au XIIe siècle, Ovide exerce sur les clercs médiévaux une attraction telle qu’on peut parler de fascination. Ovide va pénétrer la matière des écoles, jusque là exclusivement constituée des écritures saintes et des écrits de Pères de l’Eglise. Avec Virgile, il sera l’auteur antique le plus lu et imité de tout le Moyen Âge.

Chrétien de Troyes lui-même, d’après le prologue de son Cligès, aurait commencé son activité d’écrivain en « translatant » (c’est-à-dire en traduisant au sens médiéval du terme, en adaptant) des fables ovidiennes :

« Cil qui fist d’Erec et Enide, / Et les comandemanz Ovide / Et l’art d’amors en romanz mist / Et le mors de l’espaule fist, / Del roi Marc et d’Iseut la Blonde, / Et de la hupe et de l’aronde / Et del rossignol la muance, / Un novel conte recomance. » (vers 1 à 8)  

 

Les Dames illustres: XVe s.
Les Dames illustres: XVe s.
Les Dames illustres: XVe s.
Les Dames illustres: XVe s.

Les recueils de Vies de femmes illustres se développent et se multiplient aux XVe et XVIe siècles au point de constituer un véritable genre littéraire à succès. Écrits ou traduits en français et rendus ainsi accessibles au public féminin, ils sont souvent adressés à de grandes dames dont ils font l’éloge.

La mise en lumière des femmes célèbres s’avère en effet un moyen de réfuter les attaques contre les femmes, particulièrement intenses à partir de la fin du Moyen Âge.

La Cité des dames (1405) de Christine de Pizan, qui emprunte à la fiction-cadre du songe (Dans le prologue, Raison, Droiture et Justice incitent Christine à défendre l’honneur féminin en édifiant la Cité. ), est d’abord un éloge des femmes et une réfutation des arguments misogynes, les exemples de femmes illustres jouant ici un rôle de narration à l’appui du discours...

Martine Vasselin, « on constate à travers ce corpus littéraire le caractère confus de la notion d’héroïne. […] les femmes atteignent à la notoriété, justifient l’admiration, aux yeux des auteurs, pour des raisons multiples, parfois d’une façon dont elles ne sont pas responsables volontairement ou directement ».

Jean Dufour, dont le splendide manuscrit enluminé des Vies des femmes célèbres qu’il offre à Anne de Bretagne, en 1504, présente une sèche suite chronologique de quatre-vingt onze notices (Comme chez Boccace, les femmes y sont exemplaires car représentatives d’un vice à fuir ou d’une vertu à rechercher.), de la Vierge à Jeanne d’Arc.

Dans le prologue allégorique de la Nef des dames vertueuses, que Symphorien Champier dédie à Anne de France et à sa fille en 1503, dame Prudence demande à l’auteur de défendre les dames contre leurs détracteurs. Il se compose de quatre livres très différents : une liste de femmes célèbres, un traité sur le mariage,un livre de prophéties et une anthologie du commentaire de Ficin sur le Banquet de Platon. Dans le premier livre qui nous intéresse ici, les louenges fleurs et deffenssoir des dames, les vies de cent trente-trois femmes antiques, bibliques puis saintes sont classées par ordre chronologique.

Chez l’universitaire Pierre de Lesnauderie, c’est une Louenge de mariage qui introduit le Recueil des hystoires des bonnes, vertueuses et illustres femmes (1520) compilant « environ deux cens » exempla de la bonté des femmes regroupés dans six chapitres thématiques  (Par exemple « De la sagesse, prudence, sapience et devotion des femmes », « De [leur] litterature, clergie et science », « De [leur] patience, charite et liberalite », « De [leur] force, vertu, prouesse et chevalerie ».) qui visent à convaincre maître Zacharie le Gouez, « voisin familier et disciple » de l’auteur, d’opter pour le mariage.

L’ouvrage  Les Controverses des Sexes Masculin et Femenin (1534) est écrit contre les idées nouvelles et les formes littéraires raffinées en l’honneur des femmes.

 

Sources : Etude de Tatiana Clavier 

Les Dames illustres: XVe s.
Les Dames illustres: XVe s.
Les Dames illustres: XVe s.
Les Dames illustres: XVe s.
Les Dames illustres: XVe s.
Les Dames illustres: XVe s.
Les Dames illustres: XVe s.
Les Dames illustres: XVe s.
Les Dames illustres: XVe s.

Voir les commentaires

Stanislav PLUTENKO: Peintures -2/2-

Publié le par Perceval

En dépit du fait que les personnages de ses tableaux sont typiquement humains, - comme nous l'avons vu précédemment -  bien ancrés dans nos réalités terrestres, ils se présentent toujours en émoi, et n'hésitent pas à courir, flotter ou voler quelque part.

Même si leurs corps sont maladroits et peu avenants ; ils se sentent proches des anges et nous sommes sensibles à leur naïveté...

Stanislav V. Plutenko (né en Russie, le 1er Mars 1961)
Stanislav V. Plutenko (né en Russie, le 1er Mars 1961)
Stanislav V. Plutenko (né en Russie, le 1er Mars 1961)
Stanislav V. Plutenko (né en Russie, le 1er Mars 1961)
Stanislav V. Plutenko (né en Russie, le 1er Mars 1961)
Stanislav V. Plutenko (né en Russie, le 1er Mars 1961)
Stanislav V. Plutenko (né en Russie, le 1er Mars 1961)
Stanislav V. Plutenko (né en Russie, le 1er Mars 1961)
Stanislav V. Plutenko (né en Russie, le 1er Mars 1961)
Stanislav V. Plutenko (né en Russie, le 1er Mars 1961)
Stanislav V. Plutenko (né en Russie, le 1er Mars 1961)

Stanislav V. Plutenko (né en Russie, le 1er Mars 1961)

Voir les commentaires

Pourquoi ?

Publié le par Perceval

Pourquoi ?

Sculptures de Louis Derbré

Voir les commentaires

Galanterie et Préciosité au XVIIe s.-3/3-

Publié le par Perceval

Deux femmes de la famille Lake - Sir Peter Lely - vers 1660 - Visible au Tate Britain

Deux femmes de la famille Lake - Sir Peter Lely - vers 1660 - Visible au Tate Britain

Une précieuse parle autrement que le peuple, afin que ses pensées ne soient entendues que de ceux qui ont des clartés au-dessus du vulgaire.

Par bienséance, la préciosité, rejoignant Malherbe et Vaugelas, rejetait les termes réalistes, éveillant des images « insupportables », équivoques ou contenant des « syllabes déshonnêtes ».

Il fallait être précis, et dire « aimer une dame » mais « goûter le melon ». La préciosité qui aimait les nuances psychologiques fixa utilement les sens de termes comme bel esprit, galant, prude, précieuse, honnête homme. Inversement, on émaillait le langage de mots vagues ou inutiles comme joli, ma chère, car enfin, air (bon air, bel air, l’air de la cour). 

la périphrase était utilisée soit pour éviter un mot bas :

la main : la belle mouvante

les larmes : les perles d’Iris

les pieds : les chers souffrants

le pain : le soutien de la vie

le miroir : la conseiller des grâces

les joues : les trônes de la pudeur

la lune : le flambeau de la nuit

le nez : les écluses du cerveau

les yeux : le miroir de l’âme

On aimait beaucoup les métaphores...

   Les métaphores galantes comparaient souvent l’amour à la guerre (Précieuses, scène 9), aux duels, à la chasse, aux jeux de société. Le chef-d’œuvre du genre ? La Carte de Tendre, où l’amour est un voyage.   

Cette carte du tendre, célèbre et assez étrange, est tirée d’un des ouvrages féministes majeurs du XVIIème siècle français, Clélie, de Madame de Scudéry, écrit entre 1654 et 1660. Sa réalisation est attribuée à François Chauveau, dessinateur, graveur, peintre et donc cartographe.

La carte du Pays de Tendre, est un jeu de badinage auquel s'amusèrent, un jour de novembre 1653, Mlle de Scudéry, Pellisson et leurs amis.

Cette carte put fonctionner comme un jeu de société : chaque samedi, les habitués du cercle consignaient les progrès de tel ou tel couple vers Tendre. Par-delà le divertissement, la carte pose le problème de la liberté de l'individu face à l'amour : né d'un hasard ou d'une pulsion, l'amour peut-il se construire ? ou n'est-il qu'une passion fatale ?

Il s'agit d'aller de la ville de Nouvelle-Amitié à la ville de Tendre. À partir de la rencontre initiale, trois voies sont offertes : la plus rapide, au milieu, conduit au désastre ; celles qui, de part et d'autre, l'encadrent, assurent la solidité des lendemains (si l'on ne s'échoue pas sur l'écueil Orgueil). Entre la Mer d'Inimitié et le Lac d'Indifférence, le fleuve Inclination mène tout droit à la Mer dangereuse et aux Terres inconnues.

La carte est caractéristique de la préciosité : elle cherche à faire sortir les hommes de l'égoïsme et de la brutalité, leur apprendre l'estime, le respect, le raffinement. Cette figuration des théories précieuses connut un immense succès, grâce à sa représentation dans la Clélie(1654-1660) de Madeleine de Scudéry.

Voiture fut celui qui innovait les divertissements et le plus souvent, l'initiateur des jeux de société. Il fut considéré comme " l'âme du rond ".

Les jeux de société n'étaient pas de tout repos non plus et étaient loin de nos jeux de société actuels. Les jeux qui y furent joués sont, le coeur volé (comme son nom l'indique, cherchez la voleuse de coeur), la chasse à l'amour (trouver qui se cache dans les yeux d'une dame), du corbillon (" J'aime tel ou telle pour telles qualités ou tels défauts "), de la lettre (toutes les réponses doivent commencer par la lettre convenue...)

Gravure (eau-forte) d’Abraham Bosse (1604-1676): « Les Vierges folles s’entretiennent des plaisirs mondains », extraite de la suite Les Vierges sages et les Vierges folles, (vers 1635).

Gravure (eau-forte) d’Abraham Bosse (1604-1676): « Les Vierges folles s’entretiennent des plaisirs mondains », extraite de la suite Les Vierges sages et les Vierges folles, (vers 1635).

Dans un salon quelque peu désordonné, les Vierges folles se livrent à la frivolité. Deux d’entre elles jouent aux cartes ; une autre lit une partition de musique ; elles sont interrompues par une quatrième qui, une guitare à la main droite, leur montre de l’autre le roman qu’elle est en train de lire ; la cinquième se regarde dans le miroir placé sur le mur du fond, au-dessous d’un tableau représentant Danaé. […] Au premier plan, à droite, les lampes traînent à terre, et le vase à huile est manifestement vide. Le thème des Vierges sages et des Vierges folles, qui s’appuie sur un passage de l’Évangile (Matthieu, XXV, 1-13 : Parabole des dix vierges), est relativement rare dans l’iconographie. Que Bosse le traite ici avec un grand luxe de détail n’est cependant ni dû au hasard ni nécessairement lié à son protestantisme, dont on sait qu’il n’était pas intransigeant. Cela s’inscrit dans la lutte du temps à la fois contre les mondanités et contre la préciosité naissante, ce dernier sujet étant une des cibles favorites de notre graveur. Le thème est traité en sept planches, de façon symétrique.

Voir les commentaires

Stanislav PLUTENKO, peintre -1/2-

Publié le par Perceval

Stanislav V. Plutenko (né en Russie le 1er Mars 1961)
«Voir l'extraordinaire et le rendre encore plus extraordinaire»

L'Art de Stanislav Plutenko est un intéressant mélange de surréalisme, et de réalisme...

Les tableaux de Stanislav Plutenko jouent sur les contrastes de couleurs, c'est une peinture vigoureuse, illustrative et imprégnée d'une vision ironique de notre société. Ici, en particulier du regard des hommes sur les femmes ...

Stanislav PLUTENKO, peintre -1/2-
Stanislav PLUTENKO, peintre -1/2-
Stanislav PLUTENKO, peintre -1/2-
Stanislav PLUTENKO, peintre -1/2-
Stanislav PLUTENKO, peintre -1/2-
Stanislav PLUTENKO, peintre -1/2-
Stanislav PLUTENKO, peintre -1/2-
Stanislav PLUTENKO, peintre -1/2-
Stanislav PLUTENKO, peintre -1/2-
Stanislav PLUTENKO, peintre -1/2-
Stanislav PLUTENKO, peintre -1/2-
Stanislav PLUTENKO, peintre -1/2-
Stanislav PLUTENKO, peintre -1/2-

Voir les commentaires

Galanterie et Préciosité au XVIIe s.-2/3-

Publié le par Perceval

Melle de Scudery (1607-1701)

Melle de Scudery (1607-1701)

La 'jeune femme précieuse' reçoit chez elle, dans sa chambre : à l'époque, ce n'est pas considéré comme inconvenant. Elle est allongée, sur le lit, au milieu de la pièce. Les hommes et les femmes qui lui rendent visite sont assis autour d'elle, dans l'espace entre le lit et le mur. Chacun, selon son rang, est assis sur une chaise, un tabouret, ou sur le sol... On nomme cet espace où se tiennent les invités "la ruelle".

A la suite de la Marquise de Rambouillet, Mlle de Scudéry tient, un salon moins aristocrate, plus bourgeois d'esprit, plus sérieux et plus intellectuel. Cette romancière célèbre mit à la mode le « jour » des femmes du monde, et se fit, à ses samedis, l'ordonnatrice d'une préciosité plus savante, plus littéraire, où les exercices de style l'emportaient quelque peu sur les plaisirs mondains, les préoccupations morales et les analyses psychologiques sur les badinages frivoles

.

Dans le sillage de ces cercles illustres se multiplièrent à Paris, puis en province, des « ruelles » ou « alcôves » où nombre des femmes de la noblesse et de la bourgeoisie se mirent à recevoir, dans des chambres luxueusement décorées, leurs connaissances et amis, ces « précieuses » et ces « précieux » dont les satiriques ne tardèrent pas à se moquer.

Tous les salons ne sont pas précieux, cependant. Il en existe où l'on s'amuse 'simplement', de façon plus libertine, comme celui de Ninon de L'Enclos, une courtisane réputée.. La grande courtisane pleine d'esprit, traitait les précieuses de "jansénistes de l'amour"  

La relation amoureuse reste la grande affaire des cercles précieux. Paradoxalement, les précieuses ont paru à leurs contemporains tout à la fois craindre et exalter l'amour, passant tantôt pour prudes, tantôt pour coquettes. Elles refusaient en fait qu'il ne fût qu'une brutale jouissance ou une conquête égoïste qui les ravalent au rang d'objet, et elles prétendaient, pour sauvegarder ou conquérir leur dignité d'être humain, le spiritualiser en le dégageant de l'instinct naturel, vulgaire ou grossier.

Le célibat paraissait le meilleur moyen de préserver l'indépendance féminine ; le mariage devait être une alliance librement consentie et assurant l'égalité des partenaires ; d'ailleurs les amants de coeur permettraient à l'épouse de conserver son droit à l'amour. Ce n'est pas un hasard si cette Préciosité féministe fut surtout le fait de la seconde génération, plus bourgeoise, plus éloignée des libertés de la haute aristocratie et plus soumise aux vieilles contraintes.

Une fureur d'écrire s'empara des salons, où l'on tourna des lettres, des vers, des pages de roman, où l'on rivalisa en portraits, énigmes, rondeaux, bouts rimés, etc. Les romans d'une Mlle de Scudéry se voulurent le miroir de la nouvelle mondanité et le véhicule des idées modernes. En poésie — le jeu souverain, l'exercice roi — la manière l'emporta sur la matière ; primèrent le rare, le surprenant, l'ingénieux, le délicat, le fin ou le badin. Ce fut une esthétique de la virtuosité stylistique. 

Voir les commentaires

Galanterie et préciosité au XVIIe s.-1/3-

Publié le par Perceval

Portrait de Suzanna Doublet-Huygens par Caspar Netscher (1639-1684)

Portrait de Suzanna Doublet-Huygens par Caspar Netscher (1639-1684)

Le substantif ''galanterie'' prend en bonne part le sens de ''galant'' du XVe s. : ' vif, alerte, enjoué ', qui donne alors le courage, l'élégance et la distinction... C'est en 1640, que l'usage du mot se répand.

L'habitude d’un comportement toujours respectueux envers les femmes; l'art de leur plaire en les louant avec esprit..., ces éléments définissent la pratique de la galanterie au milieu de XVIIe siècle.

On voit, dans L’Astrée (1607), des amoureux se faire chevaliers errants afin de devenir dignes de leur belle. Cependant dans le Dialogue, Chapelain résume l’opposition entre la galanterie médiévale et celle qui s’instaure de son temps : au Moyen Âge, on prouvait sa passion par la recherche des dangers, par du sang et par des victoires; aujourd’hui, on ne la prouve « que par des coquetteries et des assiduités ou, au plus, que par des collations, des musiques et des courses de bague ».

Astrée se dévoile à Céladon au temple de Vénus (L'Astrée, 1733, I, 4)

L'Astrée, c'est le roman de l'amour, l'amour de la beauté. Pour Honoré d'Urfé le symbole de la beauté, c'est la femme. Il la porte aux nues. Les femmes sont plus pleines de mérite que les hommes, écrit-il. Elles nous surpassent de tant en perfection que c'est leur faire tort que de les mettre en un même rang avec les hommes.

Je voudrais donc parler de cette ''galanterie'', qui - suite à l'amour courtois - retrouve vigueur avec les ''précieuses''.

Le plaisir galant, dont il est question est assez subtil pour naître à la fois du langage et de la pensée … La rencontre érotique au XVIIe s. exerce l’équivalent d'une force attractive et transgressive d’un acte réputé « bas ». Le langage du plaisir entre un homme et une femme ne peut abaisser ce plaisir au risque d'exclure les femmes qui seraient offensées à l'entendre...

La galanterie se veut joyeuse, entièrement positive, débarrassée de ce que le sujet humain, être de langage, peut y projeter de négatif : le trouble, l’inquiétude, le manque.

Les propos d'un galant homme à une dame se veulent être promesse d’une jouissance multipliée par ce qu'il peut en dire, et ne pas dire …

Pour dire le plaisir érotique, les galants et même les libertins parviennent à trouver des solutions dans la langue au moment où la censure est maximale. Non pas seulement parce qu’ils en ont intégré les contraintes, mais parce qu’ils disposent d’une langue élaborée dans les salons, riche paradoxalement de ses possibilités de refoulement et donc de ses capacités allusives.

Recueil de poésie du début du XVIIe siècle manuscrit sur papier, illustré d’enluminures à la gouache, daté 1604-1608 - Les histoires de coeur, tel est le thème de ce liber amicorum du début du XVIIe s

La Préciosité :

Ce phénomène de société ( daté du lendemain de la Fronde ~ 1650) est initié par des femmes. Des femmes de la bonne société qui voulaient imprimer une distinction éloignée du commun à leurs personnes, à leurs sentiments, à leurs gestes et aux choses qui les entouraient... Bien sûr, il prêtera à rire, puisqu'il s'agit de femmes, et à qui on prêtera des délicatesses outrées et des raffinements excessifs ou affectés.

Le salon de Catherine de Vivonne – marquise de Rambouillet - « l’incomparable Arthénice », anagramme (coutume très en vogue à cette époque dans le monde littéraire) de « Catherine », une des personnalités féminines les plus marquantes de son temps, fut l’un des plus brillants de son époque. De sa « chambre bleue», « Arthénice » recevra allongée sur un lit les beaux esprits de son époque, tel le Cavalier Marin, histrion intelligent, mais aussi des gens de lettres et les grands personnages de son époque : Richelieu, Malherbe, Vaugelas,Guez de Balzac, Racan, Voiture feront partie de ses familiers.

On raffolait de poésie et de romanesque. Le cercle rayonna sur la capitale entre 1620 et 1648.

On aimait les conversations, où l'on parlait de « galanterie » et de littérature ; on s'écrivait, on faisait des vers. 

Voir les commentaires

1 2 > >>