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Marie et P.S. Kröyer -1/2-

Publié le par Perceval

Portrait double, chacun peignant l'autre ...
Portrait double, chacun peignant l'autre ...

Portrait double, chacun peignant l'autre ...

Marie est née en 1867 de parents allemands à Frederiksberg. Elle souhaitait une vie passionnée ; elle le fut – en particulier – du fait de sa passion pour l'art. Le XIXe siècle, malheureusement ne facilitait pas la passion artistique des femmes. Jusqu'en 1888, les femmes n'étaient pas admises à l'Académie d'Art royale danoise. Ses parents l'ont soutenue dans ses efforts, et autorisée à s'inscrire dans des instituts privés. C'est ainsi qu'elle est entrée en contact avec le peintre Peder Severin Krøyer lors d'une exposition au 'Charlottenborg Art Museum' où il exposait...

En 1870, Peder Severin Kroyer (1851-1909) a achevé ses études à l'académie danoise royale d'art, où il a étudié avec Frederik Vermehren. En 1873, on lui a attribué la médaille d'or et une bourse.

Entre 1877 et 1881, Krøyer voyage beaucoup en Europe, rencontrant des artistes, étudiant l'art, et développant son métier. Il séjourne à Paris et étudie sous la direction de Léon Bonnat. Il subit l'influence des impressionnistes contemporains :Claude Monet, Alfred Sisley, Edgar Degas, Pierre-Auguste Renoir et Édouard Manet.

PS Krøyer, de 16 ans son aîné, deviendra son premier grand amour. Marie a commencé à étudier la peinture avec PS Krøyer en 1887. Elle a également été son modèle pour plusieurs de ses tableaux, en particulier '' Duo'' . Mais, à l'époque, le peintre fait peu attention à elle, et Marie, également, est centrée sur sa propre peinture. Elle ne souhaite pas se marier, le mariage étant pour elle la fin de sa vie d'artiste.

En 1882, de retour au Danemark, Krøyer passe la période de juin-octobre à Skagen, puis dans un village de pêche au Danemark. Il y peint des scènes de la vie locale et des portraits de personnalités de l'art ayant vécu à Skagen ou de passage pendant cette période. Il est longtemps associé à Skagen et à la scène artistique et littéraire qui y prospère. Parmi cette communauté artistique figurent des auteurs comme Holger Drachmann, Georg Brandes, et Henrik Pontoppidan, et des peintres comme Michael Peter Ancher ou Anna Ancher. Ils les peint dans plusieurs de ses œuvres, dont le tableau Hip, Hip, Hurrah! (musée des beaux-arts de Göteborg).

"Hip Hip Hip Hourra" - Skagen 1888

A partir de la gauche, dans le sens des aiguilles d'une montre : Martha Johansen, Viggo Johansen , Christian Krohg, Peder Severin Krøyer, Degn Brøndum, Michael Ancher, Oscar Björck, Thorvald Niss, Helena Christensen, Anna Ancher et sa fille Helga Ancher : les artistes du Groupe de Skagen

PS Krøyer est voyage à Paris en 1888, alors que Marie s'y trouve pour continuer ses études. Ils se fréquentent, il tombe immédiatement fou amoureux d'elle.

La jeune femme étudie alors dans l'atelier parisien de Pierre Puvis de Chavannes. Épris l'un de l'autre, ils se marient le 23 juillet 1889 et s’installent à Skagen, où à partir de 1890, Kroyer peignit de nombreux portraits de Marie.

Marie rencontre également l'artiste danoise Anna Ancher, qui avait séjourné à Skagen et épouse le peintre danois Michael Ancher.

Les deux femmes deviennent amies pour la vie. Anna Ancher a soutenu Marie quand son mariage avec PS Krøyer a commencé à se détériorer.

PS Krøyer, avant de se marier était un ''homme à femmes'', pas intéressé par le mariage. Mais, de par ses nombreuses expériences, il a contracté la maladie sexuellement transmissible la plus redoutée de l'époque: la syphilis. PS Krøyer n'en a pas parlé à Marie, ni de l'histoire de sa famille ( sa mère ) avec la maladie mentale.

En 1899, PS Krøyer réalise l'une de ses toiles les plus connues : "Soir d'été à Skagen » : Marie, sa femme et son chien Rap sur la plage :

Encore, une de ses oeuvres les plus célèbre, où figurent Anna Ancher et Marie Kroyer lors d'une promenade sur la plage de Skagen : "Sommer aften pa Skagen" "Nuit d'été sur la Plage de Skagen" 1899 - L'école danoise moderne se définit clairement dans cette toile.
Encore, une de ses oeuvres les plus célèbre, où figurent Anna Ancher et Marie Kroyer lors d'une promenade sur la plage de Skagen : "Sommer aften pa Skagen" "Nuit d'été sur la Plage de Skagen" 1899 - L'école danoise moderne se définit clairement dans cette toile.

Encore, une de ses oeuvres les plus célèbre, où figurent Anna Ancher et Marie Kroyer lors d'une promenade sur la plage de Skagen : "Sommer aften pa Skagen" "Nuit d'été sur la Plage de Skagen" 1899 - L'école danoise moderne se définit clairement dans cette toile.

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The Eye of Love 1954

Publié le par Perceval

The Eye of Love 1954
The Eye of Love 1954

The Eye of Love ( 1954 ) par René Groebli (photographe suisse, né en 1927 ), est une série de photographies de sa femme, dans quelques-uns des moments les plus intimes; habillage / déshabillage, un lit défait dans la matinée, les restes d'un verre de vin romantique, etc..

Il s'agit d'un récit doux et sensuel, qui retrace l'admiration pour son corps... 

The Eye of Love 1954
The Eye of Love 1954
The Eye of Love 1954
The Eye of Love 1954
The Eye of Love 1954
The Eye of Love 1954
The Eye of Love 1954
The Eye of Love 1954
The Eye of Love 1954
The Eye of Love 1954
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The Eye of Love 1954
The Eye of Love 1954
The Eye of Love 1954
The Eye of Love 1954

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1935: les Femmes

Publié le par Perceval

Albert Einstein, Helen Dukas, Mme Anatole de Monzie, Marcel Abraham et Anatole de Monzie - le 2 août 1933.

Albert Einstein, Helen Dukas, Mme Anatole de Monzie, Marcel Abraham et Anatole de Monzie - le 2 août 1933.

En 1935, M. Anatole de Monzie, ancien ministre et féministe avéré : " Messieurs, à l'heure où je parle, le plus grand prosateur français est une femme : Colette ", et il ajoutait : " le plus grand poète est une femme : Mme de Noailles ( morte en 1933) ; notre plus grand savant est aussi une femme : Mme Curie. (décédée en 1934) ".

 

 

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La reine des cartes postales: Maude Fealy

Publié le par Perceval

Maude-Fealy-periodical.jpgJusqu’en 1910, Maude FEALY (1886-1971), est l’actrice préférée des collectionneurs de cartes postales ...

 

Maude-Fealy-9.jpg

Dotée d'un visage magnifique et d’une foison de cheveux noirs, elle a généré un héritage photographique disproportionné par rapport à ses compétences modestes comme une actrice. Soutenue par William Gillette, et plus tard par Sir Henry Irving, elle a joué dans de nombreuses comédies américaines...

En 1903, la photographie de Fealy a remporté un prix de 1000 francs au Concours International des Beautés du Monde, parrainé par Le Figaro Paris Illustré .  

En 1907, elle épouse un critique dramatique Denver Hugo L. Shmaude-Fealy-Older.jpgerwin, mais refuse de vivre avec lui.

En 1909, ils divorcent, alors qu’elle joue une pièce intitulée «Divorce».

Elle épouse secrètement James Durkin, un acteur…

Maude Fealy fatiguée de Durkin divorce, et en 1920, épouse John Cort, le fils de son agent. Elles reprend les tournées et divorce en 1923.

Cecil B. De Mille la fait travailler …

Au début des années 50, elle revient à Hollywood et ouvre une école de théâtre. Elle fait encore quelques apparitions dans des films, surtout ceux de son ami De Mille ( Les dix commandements (1956) est l'un d'entre eux).   

Elle est morte le 8 Novembre 1971 ( à 88 ans) . Ses frais de funérailles et d' inhumation ont été payés par son ami de longue date, Cecil B. De Mille - il était mort en 1959 - mais il avait laissé une disposition dans son testament, pour engager de telles dépenses...  

Maude Fealy 13

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Simone ( de Cavaillet ) Maurois.

Publié le par Perceval

Simone ( de Cavaillet ) Maurois.

Simone a le goût du « monde » et celui des lettres. Simone de Cavaillet, est un des modèles de Proust pour Mademoiselle de Saint-Loup. Simone est la fille de Jeanne Pouquet ( l'un des modèle pour Gilberte) et de Gaston de Caillavet. La mère de Gaston est Léontine Lippmann Arman de Caillavet, la maîtresse d'Anatole France, et l'un des modèle pour madame de Verdurin... A noter que, André Maurois a écrit une biographie de Marcel Proust... Il se sentait concerné et admiratif ….

SIMONE DE CAILLAVET - Le modèle de Mademoiselle de Saint-Loup. Elle est la fille de Jeanne Pouquet.

Simone Arman de Caillavet, et sa fille Françoise Stoïesco, Marie Pouquet, Jeanne Pouquet.

A vingt-quatre ans, Simone publie un recueil de poèmes, que préface Anatole France...

Elle épouse en premières noces George Stoïcescu, diplomate roumain. Le ménage ne dure pas.

Portrait de Madame Simone de Caillavet Stoicesco Maurois posant dans une robe de Lucien Lelong (1922)

En 1924, elle fait la connaissance à Paris de l'écrivain André Maurois ( 1885-1967 ), veuf d'un premier mariage. Un grand amour: Janine de Szymkiewicz, une jolie polonaise fantasque et volage... Neurasthénique, elle meurt à l'âge de 31 ans, des suites d'un avortement.

Simone épouse André ( Emile Herzog, de son vrai nom) en 1926, à Saint-Médard-d'Excideuil où les parents de Simone sont propriétaires du château d'Essendiéras.

Cette propriété acheté par son ancêtre Antoine Pouquet (1757-1833) qui avait épousé Marguerite Gay sera du temps des Pouquet et des Maurois un haut lieu de la culture littéraire et de la culture agricole. Bien que se sachant moins aimée que Jeanine, la première épouse, elle se dévoue à l’homme qu’elle aime et à l'écrivain qu'elle admire.

Cette année-là, André Maurois lui fait un envoi sur son ouvrage Ariel ou la Vie de Shelley: « À Madame Simone de Caillavet qui aime les poètes et qui mérite de les aimer.  »

Simone pose dans les magazines pour Lucien Lelong, le couturier chez qui elle s'habille, comme le font d’autres femmes très en vue : la danseuse Georgia Grave, la comtesse de Chabannes, la princesse Galitzine, Natalie Paley, Baba de Faucigny-Lucinge.

Les relations de Simone facilitent l'élection de son mari à l'Académie française, le 23 juin 1938.

Pendant la guerre, le couple s'exile aux États-Unis. Jeanne Pouquet reste seule au château d'Essendiéras. Son antidreyfusisme cause quelques ennuis à son gendre, accusé d'avoir été collaborationniste malgré ses contributions à Radio Londres.

En 1947, elle laisse André partir seul pour un voyage de conférences en Amérique du Sud. Il s'enflamme pour Marita, une de ses admiratrices péruviennes. La liaison se scelle de cinquante-quatre lettres d’amour fou. Simone apprend, et pardonne. Neuf ans plus tard, pour prouver à André qu’il s'est trompé sur cette femme, elle l’invite à Paris. Elle-même ne s’est pas trompée : il est déçu. Simone peut exiger et obtenir la restitution des lettres péruviennes. Marita les lui vend et repart seule pour le Pérou.

Simone meurt en 1968, un an après son mari. ( Source Wikipedia )

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Camilla Catrambone, photographe.

Publié le par Perceval

Camilla Catrambone est une photographe italienne. Elle a décidé de faire les portraits de sa famille à travers les objets qui les représentent pour elle. A travers ces objets, on imagine la vie de leurs propriétaires.

La photographe Camilla Catrambone affirme « J’ai toujours été fascinée par les objets et je pense que d’une certaine manière toute personne est représentée par ses objets personnels. Les objets qu’elle choisit, ceux auxquels elle s’attache, et la manière dont elle s’en sert, racontent une histoire ».

Ci-dessus, le portrait de sa grand-mère Ilva. Elle en a fait un deuxième, très différent, blanc et doux… Grandpa Mario

La série est intitulée ''Portraits of my Family''

- Le portrait de sa grand-mère Ilva:

- De son grand-père Mario:

Camilla Catrambone, photographe.
Camilla Catrambone, photographe.
Camilla Catrambone, photographe.
Camilla Catrambone, photographe.

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Albert Guillaume (1873-1942), peintre

Publié le par Perceval

Albert Guillaume (1873-1942), peintre
Albert Guillaume (1873-1942), peintre
Albert Guillaume (1873-1942), peintre
Albert Guillaume (1873-1942), peintre
Albert Guillaume (1873-1942), peintre
Albert Guillaume (1873-1942), peintre
Albert Guillaume (1873-1942), peintre
Albert Guillaume (1873-1942), peintre
Albert Guillaume (1873-1942), peintre
Albert Guillaume (1873-1942), peintre
Albert Guillaume (1873-1942), peintre
Albert Guillaume (1873-1942), peintre
Albert Guillaume (1873-1942), peintre
Albert Guillaume (1873-1942), peintre
Albert Guillaume (1873-1942), peintre
Albert Guillaume (1873-1942), peintre

Albert Guillaume (14 février 1873 à Paris - 10 août 1942 à Faux) est un peintre et caricaturiste français. Albert Guillaume est l'un des caricaturistes des plus renommés de la Belle Époque.

Bien qu'on se souvienne surtout de ses affiches, Albert Guillaume réalisa aussi de remarquables huiles sur toile telle que la Soirée parisienne, un portrait de la bonne société parisienne.

Influencé par l'éminent affichiste Jules Chéret, il créa aussi bien des affiches pour le théâtre que pour la publicité.

Albert Guillaume est connu aussi pour ses dessins satiriques, qui furent publiés dans des magazines humoristiques parisiens tel que Gil Blas, le Rire, l'Assiette au beurre et le Figaro illustré. Lauréat de la médaille de bronze à l'exposition universelle de 1900, il vit bon nombre de ses illustrations publiées en albums par des éditeurs tels que Jules Tallandier, Ernest Maindron et Henri Simonis. Il réalisa aussi trois albums de dessins militaires, dont Mes Campagnes (1896), préfacé par Georges Courteline.

Albert Guillaume s'était retiré à la fin de sa vie dans le petit village de Faux en Dordogne, où il mourut en 1942.

Albert Guillaume (1873-1942), peintre
Albert Guillaume (1873-1942), peintre
Albert Guillaume (1873-1942), peintre
Albert Guillaume (1873-1942), peintre
Albert Guillaume (1873-1942), peintre

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Scènes de la vie de Bohème – H. Murger

Publié le par Perceval

Scènes de la vie de Bohème – H. Murger
Scènes de la vie de Bohème – H. Murger

Je viens d'achever la lecture de '' Scènes de la vie de Bohème '' d'Henry Murger (1822-1861) . J'ai beaucoup aimé.

Ce livre, qui parut en 1851, raconte une série d'histoires parisiennes au milieu du XIXème siècle. Précédemment, ces pages furent publiées en feuilleton dans une discrète feuille satyrique appelée « Le corsaire ». Puis, Henry Murger avec l’aide du dramaturge Théodore Barrière en fit une adaptation au théâtre sous le nom « La vie de bohème » qui connut un immense succès fin 1849 et fit d’Henry Murger un auteur reconnu à défaut d’être très célèbre.

Il est beaucoup question d'amour, dans ces pages. En 1880 Puccini adaptera lui-aussi la pièce tirée de ces feuilletons pour en faire son plus célèbre opéra « La bohème » ; les amours de Rodolphe et Mimi feront à partir de là le tour du monde.

« L’histoire relate les aventures de quatre amis tout « artistes » de cœur et d’âme :

– Le Musicien Schaunard tout occupé à composer sa grande œuvre musicale « l’influence du bleu dans l’art »
– Le philosophe Colline arpentant les rues parisiennes son grand manteau aux larges poches remplis de livres ou de papiers
– Le poète Rodolphe, héros central avec son amour avec Mimi, leur séparation et leurs retrouvailles douloureuses.
– Le peintre Marcel, celui qui refuse de vendre un tableau à un « amateur » ne connaissant rien de l’art (bien que l’on puisse se tromper à ce sujet comme le montrera l’un des épisodes les plus cocasses du livre)

Tout ce petit monde ayant en commun de mettre leur amitié et leur art (et l’amour) au-dessus de toute autre chose dans leur vie, partageant avec un égal mépris la moindre petite contingence les enlisant dans le réel alors qu’ils se vivent dans l’art et l’amour !!
Ce petit monde ayant aussi en commun de vivre sans le sou dans des mansardes où le maigre argent gagné se transforme bien plus souvent en peinture ou papier qu’en nourriture ou bois pour se chauffer, la vie de bohème est depuis restée dans le langage commun pour symboliser cette manière de vivre. » (Je recopie les mots de Bruno Piszorowicz sur culturopoing.com )

Une bonne partie de l'intrigue, se centre sur les amours tumultueux de Rodolphe et de Mimi. Passion amoureuse et lassitude de la demoiselle à vivre aussi pauvrement et précairement alors qu’un beau marquis lui fait une cour assidue. Elle s’en ira enfin vers lui mais pour au bout de quelques mois revenir s’enivrer l’espace de quelques jours avec son éternel amour puis de revenir en ces beaux quartiers, racontant son escapade au marquis de ces quelques lignes qui pour moi encore aujourd’hui sont sans doute les plus belles que j’ai jamais pu lire :

« Que voulez-vous ? fit Mimi, j’ai besoin de temps en temps d’aller respirer l’air de cette vie-là. Mon existence folle est comme une chanson ; chacun de mes amours est un couplet mais Rodolphe en est le refrain »

J'ai donc pris vraiment beaucoup de plaisir à la lecture de ce livre. Pour l'amateur de la Comédie Humaine de Balzac- que je suis - , j'ai retrouvé le cadre de cette vie parisienne, où les artistes côtoient les bourgeois et les jolies dames, ou, comme ici rêvent de le faire, fascinés - même s'ils la critique ou la repousse - par la vie mondaine...

Ce livre est peut-être plus engageant qu'un tome de Balzac ; parce que l'auteur s'incarne dans le narrateur, qui partage lui-même cette vie de Bohème. L'écriture prend de la hauteur, et ne transige pas sur le style, et avec beaucoup humour. L'auteur ne manque pas de décrire ce monde de la Bohème avec dérision, humour et admiration … Cette Bohème, vit avec des valeurs, parfois paradoxales pour cette époque.

J'ai été agréablement surpris par les personnages féminins, qui humoristiquement frivoles, dégagent beaucoup de caractère et de passion...

 

Scènes de la vie de Bohème – H. Murger
Scènes de la vie de Bohème – H. Murger
Scènes de la vie de Bohème – H. Murger
Scènes de la vie de Bohème – H. Murger
Scènes de la vie de Bohème – H. Murger
Scènes de la vie de Bohème – H. Murger

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Marguerite de Valois – 14/- Le retour à Paris et la fin

Publié le par Perceval

Enfin, ayant reçu l’autorisation de rentrer, le 18 juillet 1605, Marguerite de Valois traverse Paris escortée par le petit duc de Vendôme. Le 26, Henri IV lui rend visite au château de Madrid et le lendemain, c’est Marie de Médicis. Marguerite est accueillie au Louvre et ovationnée par le peuple. Le 6 août, le Dauphin l’attend sur la route de Saint Germain. Eprise de ce petit garçon, Marguerite lui lègue tous ses biens et lui offre un Cupidon parsemé de diamants, assis sur un dauphin muni d’une émeraude et un petit cimeterre constellé de pierres.

Souvent atteinte de malaises et de dysenterie, elle a perdu de sa beauté, est horriblement grosse, s’habille en vieille femme, coiffée de cheveux blond filasse (empruntés à des valets pour en faire des perruques). En avril 1606, elle perd son jeune et cher écuyer Dat de Saint Julien qu’elle aimait passionnément et s’installe au Pré aux Clercs, la peste arrivant à Paris. En septembre, elle achète à Issy, la maison de Jean de la Haye, orfèvre du roi et se met à l’embellir, faisant des travaux dans le parc avec des statues et des fresques sur les murailles. Elle y accueille régulièrement le Dauphin qui reçoit en 1609 un cordon de pierreries de 3000 écus.

De retour à Paris en octobre, elle retrouve avec un immense plaisir, son écuyer Bajaumont devenu philosophe et vaillant soldat, qu’elle perdra fin 1609, attaqué en pleine église. Ses salons se remplissent de diplomates, de soldats, de poètes, elle organise des réceptions accueillant le roi et la reine, on y discute de tout, on y fait de tout : Henri IV dit lui-même revenir du « bordeau ». A la mort du roi, elle fait chanter un service solennel et 2 oraisons funèbres. Restant en bon terme avec la reine, elle joue un rôle dans l’alliance franco-anglaise pour le mariage d’Henriette, mais vit à l’écart de la cour.

Vers la fin de 1614, elle tombe malade d’un engorgement du foie, compliqué d’une gravelle. Son aumônier jugeant l’état très grave, l’avertit. Le 7 mars 1615, elle fait poser la 1ère pierre du tombeau. Elle s’éteint le 28 mars 1615 à 62 ans, laissant 100 000 livres aux pauvres, 200 000 écus de dettes réglées par Marie de Médicis. Un an après, son corps est transporté du couvent des Filles du Sacré Cœur vers Saint Denis.

On ne peut oublier la fin du discours funèbre de 1615 : « morte, Marguerite de France ! Adieu les délices de France, le paradis des plaisirs de la Cour ! Le brillant de nos jours, le jour des beautés, la beauté des vertus, la mignardise des lys, le lys des princesses, la princesse des grandes, la reine des grandeurs, la grandeur des esprits, l’esprit de sagesse, la prudence des nobles, la noble des fleurs, la fleur des Marguerite, la Marguerite de France ».

 

Le Portrait de Marguerite de Valois par Brantôme, grand écrivain de l'époque

« Son beau visage, si bien formé, en faict la foy ; et diroit on que la mere nature, ouvriere très parfaicte, mist tous ses plus rares sens et subtilz espritz pour la façonner. Car, soit qu'elle veuille monstrer sa douceur ou sa gravité, il sert d'embrazer tout un monde, tant ses traicts sont beaux, ses lineaments tant bien tirez, et ses yeux si transparans et agreables, qu'il ne s'y peut rien trouver à dire : et, qui plus est, ce beau visage est fondé sur un corps de la plus belle, superbe et riche taille qui se puisse veoir, accompaignée d'un port et d'une si grave majestée, qu'on la prendra tousjours pour une deesse du ciel, plus que pour une princesse de la terre. »

Marguerite de Valois – 14/- Le retour à Paris et la fin
Marguerite de Valois – 14/- Le retour à Paris et la fin

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