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La femme "académique" du XIXème siècle

Publié le par Perceval

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Paul DELAROCHE (1797-1856):  La Renommée distribuant des couronnes.

Projet pour la décoration de l'Hémicycle ou Amphithéâtre d'honneur de l'Ecole des Beaux-Arts (Paris) : La Renommée distribuant des couronnes (1841). Au centre : Ictinous, Apelle, Phidias, 4 femmes symbolisant les périodes de l'art (grec, romain, gothique, renaissance), de part et d'autres peintres, sculpteurs, architectes.  

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Le XIXe siècle est le siècle de l'histoire. Certes, depuis la Renaissance les historiens exercent une forte influence, mais c'est après la Révolution française que l'histoire fixe son identité académique. La rupture avec le passé proche, la monarchie et par contre coup le christianisme, semble motiver la référence à un passé lointain. La Révolution conduit à un retour à l'Antique.

 Ernest Lavisse ( 1842-1922, est un historien français, positiviste) : « J’ai le sentiment d’avoir été élevé dans un milieu noble, étranger et lointain. J’ai vécu à Athènes au temps de Périclès, à Rome au temps d’Auguste (...)

 

A l’Ecole des Beaux-Arts, un style et une personnalité dominaient : le néo-classicisme et Jean-Auguste Dominique Ingres (1780-1867).

Les artistes qui plaisaient à la clientèle de la noblesse et de la haute bourgeoisie et dont beaucoup d’œuvres étaient achetées par l’Etat appartenaient à une même mouvance stylistique : l’éclectisme. Elle s’inspirait de tous les styles du passé (de l’Antiquité classique comme du Moyen Age ou de la Renaissance, etc.) sans hiérarchie...

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 Jean-Léon Gérôme: La Naissance de Vénus (1890)  Jean-Auguste-Dominique Ingres: Venus_Anadyomène (1848)  William-Adolphe_Bouguereau: La naissance de Vénus ( 1879)

L'académisme et les Beaux Arts :

Au XIXe siècle, l’Académie veut que les peintres représentent des sujets nobles et qu'ils maîtrisent le dessin. Les grands modèles sont les peintres de la Renaissance comme Raphaël et ceux du néo-classicisme français comme David.

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Atelier de Cabanel

Alexandre Cabanel (1823-1889)

Ce peintre a eu une carrière glorieuse. Il fut très apprécié de son temps. En 1863, il présente au salon La Naissance de Vénus. Le corps de la femme est idéalisé. Il ne présente aucun défaut.

Jean-Léon Gérôme (1824-1904)

Cet artiste se passionne pour l'antiquité. Il aime restituer les moindres détails de cette époque passée. Pour cela, il étudie beaucoup les ouvrages et les représentations antiques, pour être le plus fidèle possible. Il s'opposera fortement au mouvement impressionniste qui était pour lui un "déshonneur" à l'art français. Il sera pendant longtemps professeur à l'École des beaux-arts, enseignant cette peinture académique qu'il aime tant à ses élèves.

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Fin de siècle, Atelier de Jules Cavelier Aux Beaux-Arts de Paris

William Bouguereau (1825-1905)

Professeur en 1888 à l'école des beaux-arts de Paris et à l’Académie Julian, ses peintures de genre, réalistes ou sur des thèmes mythologiques sont exposées annuellement au Salon de Paris pendant toute la durée de sa carrière. Il travaille aussi à de grands travaux de décoration, notamment pour l'hôtel de Jean-François Bartholoni, et fait aussi le plafond du Grand-Théâtre de Bordeaux.

En 1876, il devient membre de l'Académie des beaux-arts.

 

 Thomas Couture - Les Romains de la décadence 2


Romains de la décadence 1847,  par Thomas Couture (1815-1879). Jacobin, républicain et anticlérical, il critique la décadence morale de la France de la Monarchie de Juillet, dont la classe au pouvoir avait été discréditée par une série de scandales.

Les sujets des tableaux historiques proposés pour le prix de Rome de peinture continuent d’être tirés de l’histoire classique, de la mythologie ou de la Bible, et celui qui remporte le Grand Prix annuel de peinture d’histoire est assuré d’une carrière couronnée d’honneurs officiels

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Le procès de la belle Phryné

Publié le par Perceval

Que se passe t-il donc..?

Quel est donc l'objet de tant d'émotions ...?

 

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Gerome-Phryne-detail-5.jpg Gerome-Phryne-detail-6.jpg Gerome-Phryne-detail-3.jpg

Ces visages qui apparaissent dans un tableau célèbre du XIXème, sont ceux de magistrats surpris par la scène … Le peintre a sans doute imaginé les visages de bourgeois du XIXème qui – lors de chaque salon – se scandalisent de certaines scènes, mais se précipitent avec délectation devant l’œuvre...

Ici, les visages des juges, plutôt d'un certain âge, semblent subitement se ranimer. Il s'agit bien – vous l'aviez compris – d'une contemplation impudique, qui pourrait rappeler, si elle n'était pas involontaire, l’épisode biblique de « Suzanne et les vieillards ».

Il s'agit dans ce tableau de Gérôme ( 1824-1904) - non pas de Suzanne - mais de Phryné, une hétaïre ( courtisane ) du IVème siècle av J.C.

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Aphrodite de Cnide de Praxitèle ( 400 av. J.-C., mort avant 326 av. J.-C )

A la différence d'une prostituée, la courtisane a un nombre réduit d'amants, qu'elle choisit. Ils la couvrent de cadeaux pour s'attacher ses faveurs. Elle n'accepte pas d'argent normalement, mais si elle fait payer ses services elle exige alors des sommes extravagantes. Elle protège son corps des regards, car le fait qu'on ne puisse le voir fait sa valeur (exception étant faites de l'art : ce dernier peut être célébré par l'intermédiaire d'une statue, comme la statue d'Aphrodite de Praxitèle...)

Athénée écrit:

«  Il faut bien avouer que la splendeur de Phryné résidait dans ce qu’elle ne montrait pas. C’était impossible de la voir nue, car elle était toujours vêtue d'une tunique qui dissimulait les charmes de son corps ; de plus, elle n'allait jamais aux bains publics» Athénée de Naucratis : XIII : 59

Accusée d'impiété ( la raison de son procès n'est pas claire …) elle est jugée devant l'aréopage. Hypéride, l'orateur qui la défend, et accessoirement un de ses amants, convainc les héliastes de l'innocence de Phryné en arrachant le haut de sa tunique, dévoilant ainsi sa poitrine. Les héliastes virent dans la grande beauté de Phryné le signe d'une protection d'Aphrodite et eurent peur de fâcher cette divinité en mettant à mort une de ses servantes. Ils acquittèrent donc Phryné.

 

Plusieurs explications sont avancées pour expliquer les raisons de son procès :

- Accusée de meurtre par Euthias, ou plutôt :

- Organisatrice d'une confrérie religieuse vouée au culte du dieu thrace Isodaetes, elle est accusée par l'un de ses anciens amants d'introduire une divinité étrangère à Athènes et par là-même de corrompre les jeunes femmes. A moins qu'elle fut...

- Accusée d'obscénité, et jugée pour impiété car elle s’était baignée nue un jour de fête religieuse,

En effet, à la grande assemblée des Eleusines et aux fêtes de Poséidon, elle ôta son manteau devant tous les Grecs, laissa tomber ses longs cheveux et entra dans l'eau dans le plus simple appareil. Cette attitude surprit, en effet la splendeur de Phryné résidait dans ce qu’elle ne montrait pas.  

Cependant, quelle que soit la raison de son procès, La légende prétend que, subjugués par tant de beauté, les Héliastes virent en Phryné « l’auguste image de la maternité et de l’amour » et refusèrent de la condamner.

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Aphrodite Anadyomène de Pompéi

Selon Athénée , l'idée d'Aphrodite émergeant de la mer a été inspiré par la courtisane Phryné , qui, pendant le temps des fêtes de la Eleusinieset Poseidonia , avait nagé nue dans la mer.

Selon Élien, les Grecs auraient dressé sur une colonne, à Delphes, une statue en or de Phryné. Athénée (170-223, grec d'Egypte ) précise qu'elle est l'œuvre de Praxitèle et qu'elle porte l'inscription « Phryné, fille d'Épiclès de Thespies ».

 

ZOLA n'apprécie pas la peinture de Gérôme, voici ce qu'il écrit dans :Nos peintres au Champ de Mars, in La situation, 1 juillet 1867

DAUMIER-Honore--1808-1879--VOYONS-.ADMIREZ-AU-MOINS-CE-CO.jpg« M. Gérome travaille pour tous les goûts. Il y a en lui une pointe de gaillardise qui réveille un peu ses toiles ternes et mornes. En outre, pour dissimuler le vide complet de son imagination, il s'est jeté dans l'antiquaille. Il dessine comme pas un les intérieurs classiques. Cela le pose en homme savant et sérieux. Comprenant peut-être qu'il ne pourra jamais prendre le titre de peintre, il tâche de mériter celui d'archéologue.
La peinture, ainsi envisagée, devient une sorte d'ébénisterie. Je m'imagine M. Gérome voulant faire un tableau, sa Phryné devant le tribunal*, par exemple. Il commence par reconstruire la salle ou l'hétaïre fut jugée ; ce n'est pas là un mince travail ; il lui faut consulter les anciens et prendre l'avis d'un architecte. Une fois la salle bâtie, il faut disposer le sujet. 

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C'est ici qu'il est nécessaire d'empoigner le public. D'abord, l'artiste choisira le coup de théâtre historique, l'instant où l'avocat, pour défendre Phryné, se contente de lui arracher son vêtement. Ce corps de femme, posé gentiment, fera bien au milieu du tableau. Mais cela ne suffit pas, il faut aggraver en quelque sorte cette nudité en donnant à l'hétaïre un mouvement de pudeur, un geste de petite maîtresse moderne surprise en changeant de chemise.
Cela ne suffit pas encore ; le succès sera complet, si le dessinateur parvient à mettre sur les visages des juges des expressions variées d'admiration, d'étonnement, de concupiscence ; ces rangées de vieilles faces allumées par le désirs seront la pointe suprême du ragoût, les épices qui chatouilleront les palais les plus blasés. Dès lors l'œuvre est assaisonnée à point ; elle se vendra cinquante ou soixante mille francs, et les reproductions qu'on en fera inonderont Paris et la province, et serviront des rentes à l'auteur et à l'éditeur. 
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rideau baissé

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Jules Grün, peintre du XIXème

Publié le par Perceval

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La fin du diner (1913), par Jules Alexandre Grun

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Jules Grün (1868-1938), animateur du théâtre d’ombres montmartrois, dessinateur satirique, affichiste et peintre, édifie en 1910 son Manoir des Girouettes au Breuil-en-Auge (Calvados). Pas moins de 135 affiches portent sa griffe alliant l’humour à l’élégance.

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GRÜN Jules Alexandre: Un vendredi au Salon des artistes français. 1911

Zola, L'oeuvre (extrait ) « .. le peintre, célèbre, riche, qui recevait devant son oeuvre, un sourire de triomphe aux lèvres, d'une galanterie affichante avec les femmes, dont il avait une cour sans cesse renouvelée;

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Daumier

puis, les autres, les rivaux qui s'exècrent en se criant à pleine voix des éloges, les farouches guettant d'une porte les succès des camarades, les timides qu'on ne ferait pas pour un empire passer dans leurs salles, les blagueurs cachant sous un mot drôle la plaie saignante de leur défaite, les sincères absorbés, tâchant de comprendre, distribuant déjà les médailles; et il y avait aussi les familles des peintres, une jeune femme, charmante, accompagnée d'un enfant coquettement pomponné, une bourgeoise revêche, maigre, flanquée de deux laiderons en noir, une grosse mère, échouée sur une banquette Au milieu de toute une tribu de mioches mal mouchés, une dame mûre, belle encore, qui regardait, avec sa grande fille, passer une gueuse, la maîtresse du père, toutes deux au courant, très calmes, échangeant un sourire; ...   et il y avait encore les modèles, des femmes qui se tiraient par les bras, qui se montraient leurs corps les unes aux autres, dans les nudités des tableaux, parlant haut, habillées sans goût, gâtant leurs chairs superbes sous de telles robes, qu'elles semblaient bossues à côté des poupées bien mises, des Parisiennes dont rien ne serait resté, au déballage. (...) dans le salon d'honneur. On s'y écrasait, maintenant. Le Paris célèbre, riche, adoré, tout ce qui éclate en vacarme, le talent, le million, la grâce, les maîtres du roman, du théâtre et du journal, les hommes de cercle, de cheval ou de Bourse, les femmes de tous les rangs, catins, actrices, mondaines, affichées ensemble, montaient en une houle accrue sans cesse; ...  (…)

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Daumier

Déjà, l'envie était à l'oeuvre: le monsieur qui fait de l'esprit avec les dames: celui qui, sans un mot, regarde, hausse terriblement les épaules, puis s'en va; les deux qui restent un quart d'heure, coude à coude, appuyés à la planchette de la cimaise, le nez sur une petite toile, chuchotant les bas, avec des regards torves de conspirateurs. (…) Deux grosses dames, la bouche ouverte, bâillaient d'aise. ...  

De vieux messieurs arrondissaient les yeux, d'un air entendu. Un mari expliquait tout bas le sujet à sa jeune femme, qui hochait le menton, dans un joli mouvement du col. Il y avait des émerveillements béats, étonnés, profonds, gais, austères, des sourires inconscients, des airs mourants de tête. Les chapeaux noirs se renversaient à demi, les fleurs des femmes coulaient sur leurs nuques. Et tous ces visages s'immobilisaient une minute, étaient poussés, remplacés par d'autres qui leur ressemblaient, continuellement." 

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Jules Grün est l’auteur du vaste tableau du Musée des Beaux-Arts de Rouen : Un vendredi au Salon des Artistes Français (1911), jour de vernissage où se presse tout le gotha artistique de la «Belle Époque». Eugène Tardieu estime alors dans la revue La vie artistique : Cet ancien Montmartrois est l’observateur le plus aigu de la vie moderne, cette barbe noire de mage assyrien est la plus parisienne des barbes... 

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Le diner Jeune bretonne dans son intérieur


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Les femmes (dangereuses) du XIXème -3-

Publié le par Perceval

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Vittorio Matteo Corcos 1896

Le fantasme ( masculin, bien sûr …) de la femme fatale, dangereuse, a eu son heure de gloire pendant le XIXème siècle.

Ce siècle misogyne, a eu peur de la femme comme aucun autre, semble t-il ; et, à mon avis, parce que les hommes prenaient conscience que l'abus de pouvoir masculin allait prendre fin... Ils le redoutaient, alors que l'éventuel ascendant féminin les fascinaient.

 

D'un côté l'impassibilité des femmes et leur soumission, de l'autre côté leur séduction, provoquaient la crainte et le désir chez les hommes.

« La femme fatale » est mythiquement enracinée dans notre psyché et tire sa puissance dans son association avec des figures comme Cléopâtre, Salomé, Judith, Helène, les sirènes ..etc



Exemples d'héroïnes présentées au cours du XIXème et du début XXème...

Lilith aurait connu Adam, avant Eve. Il l'aurait quitté après qu'il ait refusé de la reconnaître comme son égale … Elle peuple depuis, les rêves des hommes … !

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Lilith par John_Collier - 1887 Judith II - Gustav Klimt



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Salomé - 1900 de Lovis Corinth 1858 - 1925

Salomé, une princesse juive, était la fille d'Hérodias, et la belle-fille d'Hérode Antipas, gouverneur d'une État occupé par les romains. Hérodias a voulu se venger de Jean-Baptiste parce qu'il avait affirmé que son mariage avec Hérode était illégal parce que Hérode a quitté une autre femme pour Hérodiade, qui avait été auparavant l'épouse de son frère. Ainsi, Hérodiade dit à Salomé de danser devant Hérode lors de son anniversaire et de demander la tête de Jean le Baptiste.

D'autres auteurs ont repris l'histoire de Salomé, mais l'ont transformé pour accentuer chez Salomé la figure dangereuse de la femme fatale. Dans Oscar Wilde, Salome (1896), était tombé amoureuse de Jean-Baptiste, mais il a rejeté ses sentiments. Aussi, blessée, cherche t-elle à le faire exécuter... A la fin de la pièce, elle prend la tête coupée et l'embrasse.

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Gustav Klimt (1862-1918), Judith I, 1901

L’histoire biblique parle de la ville de Bethulia, assiégée par Holopherne, un général envoyé par Nabuchodonosor. Judith, une audacieuse femme juive, réussit à pénétrer dans le camp ennemi, à séduire Holopherne puis à le décapiter alors qu’il était ivre. Comme le raconte le Livre de Judith, 13 :6-9

«Dans la Bible, Judith a été le parangon du martyre offert en sacrifice pour une noble cause. Les peintres de la fin du XIXè siècle, eux, l’ont vue comme une prédatrice luxurieuse, une tigresse anorexique » Bram Dijkstra ( prof de littérature, anglais )

Dans Judith I de Klimt , son visage exprime une joie orgasmique à la castration symbolique de l’homme. Un de ses seins est nu, sa chair teintée magnifiée par le dur placage doré qui métamorphose ses vêtements et ses bijoux. Toutes les surfaces ont des textures d’une grande densité, comme celle, inanimée, suggérée par ses pierres précieuses. C’est un orgasme à la fois brillant et cruel, symbolisé par le corps féminin lui-même.

 

Dans Judith II, l’effet de cruauté est intensifié par son air de malice vorace, les mains sont des griffes. 

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Des femmes et la vie... au XIXème - 2- Scènes de genre

Publié le par Perceval

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            De Santiago Rusinol: Summer Shower 1891

Santiago Rusiñol, né à Barcelone en 1861 et décédé à Aranjuez en 1931, est un peintre espagnol symboliste et post-impressionniste, auteur et dramaturge.

Fils rebelle d'un riche industriel, il se tourne très tôt vers le milieu artistique et part pour Paris, avant de revenir à Barcelone.

Cette aquarelle, représente Suzanne Valadon et Miquel Utrillo ( peintre catalan ), ses amis, pour une toile qui représente une fin d'après-midi d'été. Miquel Utrillo, l'un des amants de Suzanne Valadon, n'était pas le père de Maurice Utrillo ; il a cependant accepté de le reconnaître.

A ce propos : Ruth Bakwin, l'un des collectionneurs de Maurice Utrillo, raconte l'anecdote suivante:  Après la naissance de Maurice, Suzanne Valadon, est allée voir Renoir, qu'elle avait fréquenté neuf mois plus tôt ; mais Renoir a regardé le bébé et dit: «Il ne peut pas être le mien, sa couleur est horrible". Ensuite, elle est allée voir Degas, qu'elle avait également fréquenté. Il dit: «Il ne peut pas être le mien, il est déformé !" Dans un café, Valadon rencontre Miguel Utrillo, à qui elle a confie ses malheurs. L'homme lui propose d'appeler le bébé Utrillo: «Je serais heureux et fier de mettre mon nom sur l'œuvre de Renoir ou de Degas... ! »

 

 

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 Sir Frank Bernard Dicksee. The Confession.

Sir Frank Bernard Dicksee, ( 1853 - 1928), était un peintre et illustrateur anglais, surtout connu pour ses tableaux de drames historiques et de scènes légendaires. Il fut aussi remarqué comme peintre de portraits féminins de mode, ce qui contribua à lui faire connaître le succès à son époque. Bien qu'il ne fît pas partie de la Confrérie des préraphaélites, on peut considérer plusieurs des peintures de Dicksee comme préraphaélites par leur style.

Cette peinture appartient a un genre de l'époque victorienne : les sujets ambiguës , qui laissent le spectateur devant le problème de la signification de la scène, sans réponse de l'auteur...

L'homme dans l'ombre, a t-il avoué quelque chose et la femme le réconforte? Elle se penche vers lui, il semble se dérober. A moins que ce soit elle... Mais, elle semble, dans sa robe blanche, rien ne pouvoir se reprocher, pourtant lui, est bouleversé... ? Quelle est leur relation ? Mari et femme ? Ou, serait-il un admirateur .. ? Un amoureux éconduit … ?

 

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            La paria par Richard Redgrave (1804-1888), 1851

Ce père sévère expulse sa fille et son enfant illégitime malgré le grand froid, la neige encombre le seuil. Un frère et ses sœurs pleurent et supplient leur père, mais en vain.

 

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 Augustus Leopold Egg (1816-1863) Passé et Présent

Au premier plan, la femme déchue , les mains jointes et le visage caché. La porte reflétée dans le miroir est ouverte. Son mari, visage de pierre, poing fermé et lettre froissée dans l'autre . Lettre d'un dénonciateur anonyme? Sa femme fut surprise par son retour prématuré (les bagages sur le sol et un chapeau sur la table semblent le suggérer). Sous le pied de l'homme, le médaillon avec l'identité de l'amant... Il ya aussi une pomme rouge, une moitié  sur le sol, l'autre sur la table, le couteau planté en elle - un signe de division provoqué le coup infligé par la trahison de la femme. La pomme nous conduit aussi à Eve, bien sûr . Et s'il restait des doutes sur ce point, un simple coup d'œil sur le mur du fond de division serait dissiper: à gauche sur la photo de la dame de la maison,  une scène biblique de l'expulsion du Paradis. Les deux petites filles, accentuent par leur angélisme, la tragédie de cette scène...

 

 

 

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Les femmes du XIXème siècle -1-

Publié le par Perceval

Puvis-de-Chavannes-creatureimg3.pngPierre Puvis de Chavannes. L'Eté. en 1873


Dire qu'une femme « heureuse » est une ménagère, qui n'a d'autres vrais soucis que ses enfants, semble en ce XIXème ( et début XXème siècle ) assez partagé... Sauf que :

- Avec la révolution industrielle, on s'interroge si une femme mariée peut remplir ses devoirs domestiques en travaillant hors de la maison. Les gens qui s’y opposent viennent surtout de la bourgeoisie.

1871-fashion-class-contrast.gifSelon Jules Ferry, une femme qui travaille n’en est plus une.

Pour l’Église catholique, l’opposition pour le travail des femmes dans les usines vient du fait qu’elles suscitent le désir sexuel dans les lieux de travail. Il arrive que les patrons exigent un droit de cuissage si une femme veut un emploi.

Les ouvriers n’ont pas vraiment d’opposition face au travail des femmes car cela rapporte au ménage un revenu supplémentaire. Les bourgeois craignent pour la suprématie masculine et la masculinisation de la femme. Celles qui travaillent le font en général sous la direction d’hommes. Le XIXe siècle fut très misogyne et la classe ouvrière fonde aussi son identité sur les symboles de virilité...

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Le lever de l'ouvrière. de Tony ROBERT-FLEURY (1838-1911)

Exposée au Salon des Artistes Français de 1905

- A partir de 1848, un grand mouvement démocratique voit le jour. Un clivage apparaît entre les femmes qui entendent participer avec les hommes au combat social et celles qui préfèrent garder la spécificité de la revendication féministe.

La grande majorité des socialistes de l'époque rejette le mouvement féministe. Proudhon, ardant avocat de l'égalité sociale et inventeur de l'adage " la propriété, c'est le vol ", consacre sa vie avec violence à la condition ouvrière, mais il est également l'un des plus virulents détracteurs du féminisme. La condition ouvrière est, selon lui, menacée par l'apparition d'une main d'œuvre ouvrière féminine à bon marché :

En 1849, Jeanne Deroin tente de se présenter aux élections législatives. Le socialiste Proudhon est l’un des plus virulents opposants à cette candidature féminine : " L'humanité ne doit aux femmes aucune idée morale, politique, philosophique […]. L'homme invente, perfectionne, travaille, produit et nourrit la femme. Celle-ci n'a même pas inventé son fuseau et sa quenouille ".

Pos_sociales_femmes.jpg

 LA SŒUR DE CHARITÉ :

"Misère et douleurs je soulage,

Dieu me soutient et m’encourage".

 LA SAGE-FEMME :

"Je vous soigne avec expérience,

Au moment de votre naissance".

 LA MAÎTRESSE D’ÉCOLE :

"Aux filles pendant leur jeunesse,

J’enseigne vertus et sagesse".

 LA MARCHANDE :

"Des femmes avec habileté,

J’augmente et pare la beauté".

 LA SERVANTE :

"Je couds, blanchis et sers à table,

Aussi je suis indispensable".

 L’OUVRIÈRE :

"À tous mes travaux, je m’applique,

Dans l’atelier ou la fabrique".

 LA PAYSANNE :

"Croyez en dieu qui par ma main ;

À tous vous donnera du pain".


 

Pour les Républicains de 1848, les femmes doivent se contenter de la famille, en raison de leur infériorité physique et intellectuelle, de leur manque d'instruction et parce qu'elles sont sous l'influence de l'Eglise et sous la dépendance économique et juridique de leur mari lorsqu'elles sont mariées.

L'historien Michelet, lui, était clairement réticent au droit de vote des femmes ; il proclama même au Collège de France :" accorder aux femmes le droit de voter immédiatement, ce serait faire tomber dans l'urne électorale quatre-vingt mille bulletins pour les prêtres ".

 En 1900 les femmes prolétaires sont paysannes, ouvrières, lingères, repasseuses, couturières, commerçantes, nourrices ou domestiques. Menant une vie plutôt remplie, elles ne se croisent qu'à la fontaine, au lavoir ou au marché. Pour les ouvriers, la "ménagère" représente un idéal de respectabilité.

En 1906, les femmes composent 38% de la population active. Une femme mariée sur cinq travaille. La plupart sont domestiques ou travaillent à domicile mais l'école obligatoire transforme les "ménagères" en vendeuses, en dactylos, en demoiselles des postes, en sages-femmes et en institutrices...

 

Les femmes peuvent enfin accèder aux écoles normales en 1879 on en comptait alors 67 pour tout le pays. Ceci dit, des voix se sont élevées lors de la promulgation de ces lois, comme en témoigne cet article du journal « Le Gaulois »  :

Contre l’éducation des jeunes filles.

La jeune fille française, élevée dans la protection vigilante de la famille, avait été avec soin préservée de l’éducation garçonnière et des brutalités de la science. Elle grandissait parmi les sourires et les joies, comme une fleur dans le soleil ; elle grandissait dans une poétique ignorance des mystères des choses [...]. Et cette paix candide de jeune fille, cette délicieuse floraison de pudiques désirs, ces élans d’idéale bonté qui plus tard font l’amour de l’épouse, le dévouement de la femme et le sacrifice de la mère, tout ce charme exquis, toute cette poésie [...], tout cela va disparaître ! On va supprimer la jeune fille [...]. On leur apprendra tout, même la rébellion contre la famille, même l’impureté. Elles n’auront même pas été vierges avant de devenir femmes...

Journal Le Gaulois25 novembre 1880

 

Le-Journal--La-Traite-des-Blanches-Theophile-Alexandre-S.jpg Santiago-Rusinol--ne-a-Barcelone-en-1861-et-decede-a.jpg
Le Journal –La Traite des Blanches
Théophile Alexandre STEINLEN
Santiago Rusiñol, né à Barcelone en 1861 et décédé en 1931

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Foi, et intuition - Illustrations de Monica Fagan

Publié le par Perceval

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Croire : le verbe latin credere,

dont il vient, réunit au mot « coeur » : 

cred ( cœur en latin, c'est le principe intérieur de la pensée ), le mot « donner » dare. 

Croire, c'est donner son cœur.

 

Dans le langage courant, croire évoque les « croyances », et s'oppose à savoir... Croire serait adhérer à des croyances plus ou moins croyables du point de vue rationnel ; les croyants seront donc plus ou moins crédibles ( plus ou moins fondés sur la raison )

Croire n'est pas «  avoir » un savoir irrationnel, qui donnerait un pouvoir de maîtriser le monde et même d'asservir les esprits à une idéologie ...etc

L'acte de « croire », est une acte de connaissance et un acte de confiance...

 

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Michael-Parkes---Tutt-Art---30-.jpg" Il faut renoncer au savoir, se laisser faire par l'intuition. Dans le rien, il y a un abandon de la volonté. C'est comme ça qu'on avance. "

Claude Régy:  metteur en scène de théâtre français qui a contribué au renouvellement du jeu de l'acteur et de l'esthétique du théâtre contemporain.

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Jean Paul Sartre ; « Il n’est d’autre connaissance qu’intuitive. La déduction et le discours, improprement appelés connaissance, ne sont que des instruments qui conduisent à l’intuition. »

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monica_Fagan-0.jpgLes illustrations  sont des peintures de Monica Fagan. D'origine irlandaise par son père, Monica Fagan est née en Angleterre, dans une région du Yorkshire. Boursière de la ville de  Sheffield, elle vient en France à l'âge de 18 ans pour suivre des cours de dessin et de peinture à l'école des Beaux-Arts de Rennes.

Sa peinture, à travers une solide technique fine et précise, fait transparaître un monde onirique troublant peuplé par un bestiaire mythologique, des femmes mystérieuses et masquées qui évoluent entre les symboles telles des déesses romantiques. Ces femmes ... évoluent dans un monde différent, à la fois proche et inespéré... dans lequel la femme serait l’avenir de l’homme. 



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Roger Jourdain (1845-1918)

Publié le par Perceval

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Roger Jourdain (1845-1918) formé à l’École des Beaux-Arts de Paris, reste fidèle à l’Eure bordant la manufacture familiale. Aquarelliste émérite, l’élément liquide constitue le fil rouge de son œuvre. Ainsi, la nostalgie de la rivière de son enfance le poursuit tant sur les bords de Seine de Bougival qu’à l’aplomb des falaises de Villerville (Calvados), deux de ses endroits de prédilection pour planter son chevalet.  Entre 1860 et 1870, il suit un enseignement très académique mais voyage également en Espagne où il copie le peintre Vélasquez, et devient un fervent admirateur de Manet, qui fait alors scandale.

Il possède un sens inné des mises en espaces dynamiques et des cadrages audacieux, façon Edgar Degas. 

Roger Jourdain fréquente un grand nombre d’artistes : peintres classiques comme lui (Ernest - Ange Duez, John Singer Sargent), écrivains (Marcel Proust, Colette), mais surtout musiciens d’avant-garde (Gabriel Fauré, Claude Debussy), rencontrés dans le célèbre salon musical de sa demi-sœur, Marguerite de St-Marceaux. Installé dans la Plaine Monceau, il mène une vie mondaine avec sa femme, la belle Henriette, qui devient le modèle de nombreux peintres... jusqu’à s’attirer les foudres de la rumeur parisienne.

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Sous les Pommiers (1887): Roger Jourdain . Ce portrait en plein air représente Henriette, allongée sous les pommiers de Villerville

La mort de ses deux enfants brise cependant l’harmonie dont témoignaient alors ses toiles. Jourdain s’éteint à Paris en 1918.

Jourdain révèle tout son talent dans la peinture de genre, décrivant plus particulièrement les moments d’intimité et de loisirs de la bourgeoisie de son époque : déjeuners d’enfants, parties de canotage sur la Seine, promenades sur les côtes Normandes...

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La lectrice Nuage 

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Henriette Jourdain

Publié le par Perceval

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Dans cette aquarelle de John Singer Sargent ( peintre américain, 1856-1925) , c'est en voisin, qu'il a peint la belle, élégante et sensuelle Madame Henriette Jourdain, fille de l'artiste Henri Moulignon.

Elle vit avec son mari Joseph Roger-Jourdain (1845-1918), également artiste, le long du boulevard Berthier. Ils fréquentent de nombreux peintres, des compositeurs et des poètes. Elle a été hôtesse, l'amie et la confidente de nombreux artistes de renom, des écrivains et des musiciens de l'époque.

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Roger JOURDAIN (1845-1918): portrait de Mme Jourdain

Madame Roger-Jourdain a particulièrement capté l'imagination de ceux qui l'entourent, en inspirant

  • des compositions musicales : Gabriel Fauré, dédie Barcarolle No 3 en sol ♭ majeur, Op. 42 à Madame Roger-Jourdain en 1885 ....

  • et des portraits ressemblants ( Giovanni Boldini, Sargent, Besnard ...)




L'aquarelle de Madame Roger-Jourdain, couchée sur l'herbe, son ombrelle tournée vers le haut au-dessus de sa tête, a été considérée comme « provocante », cette représentation est un cas unique dans le travail de Sargent, à cette époque. L'ambiance de l’œuvre est intime et sensuel, un peu comme les études de Judith Gautier (Sargent), et l'inscription est porteuse de galanterie. Légère et séduisante Madame Roger-Jourdain a eu la réputation d'avoir eu beaucoup d'amants.

Sa beauté et son aisance sont bien rendues dans le portrait en pied d'Albert Besnard de 1886 (Musée des Arts Décoratifs, Paris). Dépendante à la morphine, elle meurt à Blois d'une overdose de somnifères, inconsolable, dit-on, de la mort de son fils lors de la Première Guerre mondiale.

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Le peintre Besnard capture l'élégance de son hôtesse (Henriette Roger Jourdain 1886) dans une pose gracieuse en utilisant deux sources de lumière pour créer une ambiance théâtrale. Ainsi, sur la gauche une lumière bleue brumeuse, tandis que son visage et la robe sont éclairés par une lueur jaunâtre-blanc d'une source artificielle.

 

Les historiens de la musique évoquent avec émotion l’éclat du salon animé par sa demi-sœur, Marguerite Jourdain, devenue Madame Eugène Baugnies (peintre orientaliste) par son premier mariage, puis Mme René de Saint-Marceaux (sculpteur).

 

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Soirée chez madame Lemaire (1891)

Publié le par Perceval

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Une Chanson de Gibert ou Soirée chez madame Lemaire (1891), Georges Jeanniot - La Piscine, Musée d’Art et d’Industrie, Roubaix (59)

Madeleine Lemaire (1845-1928), artiste peintre française, est un des modèles de Mme Verdurin et Mme de Villeparisis dans A la Recherche du temps perdu de Marcel Proust. Elle tenait rue Monceau un salon parmi les plus brillants et les plus fréquentés des salons bourgeois.
On reconnait de gauche à droite: Gabriel Fauré, Jean-Louis Forain, Mme Jacques Normand, Amélie Duez, Louis Ganderax, Jacques Normand, le ténor Gibert, Ernest Duez, Ninette Ganderax, Henriette Roger-Jourdain, Suzette Lemaire, Madeleine Lemaire, Jacques Emile Blanche, Mme Jeanniot et Paul Hervieu.

Madeleine-Lemaire--1845-1928-.jpgMadeleine Lemaire (1845-1928)

 

Le salon de madeleine lemaire ( 1845-1928 )

Voir l'Article - 10/06/12 - Le salon de Madeleine lemaire ( 1845-1928 ) - « Tout Paris voulut pénétrer dans l’atelier et ne réussit pas du premier coup à en forcer l’entrée. Mais dès qu’une soirée était…


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