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Les Confidences de Chérubin - illustrées par Chéri Herouard

Publié le par Perceval

Liane Lauré est une auteur française, de romans érotiques dans les années trente...

Elle a également utilisé de nombreux autres noms de plume tels que Liane Delorys , Liane de Lorys , Liane de Lauris , ou  Lucette de Chatay . Son vrai nom devrait être : G. Donville .

Les Confidences de Chérubin De G. Donville – 1939 -

« J'aurais bien été étonné si, en entrant dans son boudoir voici vingt minutes à peine, quelqu'un m'eût prédit que j'allais sur-le-champ, offrir à Huberte d'Orsenne le plus friand, le plus amoureux des hommages, et qu'elle accepterait dans le ravissement... »

Lorsque le jeune Pierre de Thiverny séduit - enfin! - une amie de sa mère qu'il convoitait en secret depuis toujours, celle-ci l'incite à tenir un cahier secret retraçant ses aventures galantes, depuis son initiation jusqu'à leur rencontre. 

Le jeune homme décrit alors toute une séries de rencontres : « vierges en fleurs, jeunes filles délurées, piquantes soubrettes, provinciales prudes et savoureuses, bourgeoises libertines, mondaines étincelantes, artistes chercheuses de sensations, secrétaires, danseuses, courtisanes, prêtresses de Sapho et de Vénus, belles étrangères curieuses... Je les vois apparaître toutes, oui, toutes celles qui m'ont permis de dresser sur leurs corps adorables l'autel de mes voluptés. »

Seize illustrations en hors-texte accompagnent le récit de Pierre de Thiverny. Elles sont signées Herric (*)... Un roman ''rétro'', des années trente, tout à la gloire des dessous luxueux et froufroutants des femmes de l'époque.

(*) Chéri Hérouard utilise un pseudonyme, "Herric", lorsqu'il s'agit de signer ses illustrations érotiques...

Extraits: 

 

C'est que cette séduisante Comtesse est une des amies de Madame de Thiverny, ma jolie Maman. Elle m'a connu gamin. Elle me tutoie, comme il est juste. Je ne puis donc que lui témoigner le plus tendre respect et c'est ce que je fais... en apparence tout au moins ! Mais, quand nous nous rencontrons dans le privé, je dédaigne le baisemain, que je trouve trop cérémonieux, et j'embrasse tour à tour ses joues vermeilles à l'épiderme velouté. Cela me permet de la serrer contre moi un peu plus étroitement qu'il ne conviendrait. Elle me rend mes baisers et j'en profite pour risquer un regard indiscret dans son corsage toujours généreusement échancré où j'admire, charmé, deux blanches colombes blotties dans leur nid de dentelles. Tout se passe ainsi d'ordinaire. Mais aujourd'hui !... Ah, que je bénis le ciel de ce bruit insolite venant de la rue qui, au moment où je me disposais à l'embrasser, lui a fait tourner la tête de telle sorte que mes lèvres se sont appuyées contre son cou satiné... dans ce coin tiède au-dessus de la naissance de l'épaule ! J'y suis resté à me griser des exquis parfums qui montaient de son corps souple et m'apportaient la saveur troublante de sa chair. Elle a eu un rire de femme chatouillée : Pierre, finis, voyons ... mais la façon dont elle se serrait davantage contre moi démentait ses paroles. Alors, tout en désir, j'ai cherché sa bouche. Elle ne s'est pas défendue et ses lèvres se sont entrouvertes sous les miennes comme un beau fruit mûr !...

Deux minutes plus tard, après l'avoir culbutée comme une jouvencelle, j'enfouissais ma tête dans une chapelle de dentelles mousseuses et je la faisais délirer sous un autre baiser d'une parfaite inconvenance. Dans la pénombre du boudoir règne, maintenant, le silence émouvant des minutes d'après le plaisir ! Sur la chaise longue, contre laquelle je suis agenouillé, je contemple ma nouvelle amie tout alanguie de volupté et son délicieux visage tout rayonnant du bonheur qu'elle vient de goûter. Dehors, l'aigre bise d'hiver souffle sur un mode aigu, secouant avec rage les platanes de l'avenue et, par contraste, je savoure l'atmosphère quiète de cette pièce chaude et douillette où vient de se jouer la scène galante. Encore prostrée sous le coup de son émoi, Huberte se soucie fort peu de l'indécence charmante de son abandon qui m'offre, dans une échappée suggestive, le bouquet fleuri de sa beauté dont je viens de humer, avec ivresse, les effluves aphrodisiaques.

 

 

  • - À quoi songes-tu, répète, curieuse, Madame d'Orsenne ?

Je ne réponds pas, mais, précisément, à cause des souvenirs que je viens d'évoquer, à cause aussi d'un sein admirable qui m'apparaît dans son décolleté et dont la pointe rose s'érige arrogante, je recommence à la lutiner. Elle poursuit tout en accueillant ma main caressante.

  • En tout cas, tu es un affreux garnement et je me demande ce que je vais dire à la Marquise maintenant. Quand je pense que je t'avais demandé de venir me voir pour te parler, de sa part, de Mademoiselle de C. ! Mais, je ne me vois pas te prêchant le mariage, après la petite comédie que nous venons de jouer !

  • - Vous la regrettez cette comédie, Huberte ? lui dis-je en feignant un air contrit.

  • - La regretter ? Ah, polisson, ne t'ai-je pas donné la preuve du contraire ? - Oui... mais nous n'avons joué qu'un seul acte... un lever de rideau... autant dire ! Ne croyez-vous pas qu'un deuxième acte... et même un troisième seraient de mise, comme dans toute comédie qui se respecte ? Vous êtes si désirable, Chérie... si affolante ! - Séducteur, comme tu sais parler aux femmes ! Alors... vraiment... Pierre... tu veux encore me manquer de respect ?... Effronté..., tu n'attends même pas ma permission... et voilà ta main qui s'égare ! Ah... va... je te permets tout !

  • - Oui, chérie, laissez-vous faire ! Oh... cette douceur, cette moiteur veloutée de votre chair ! Tenez : sentez-vous comme je le connais bien mon rôle... ? Sur le bout du doigt !

  • - Ah, c'est bien le cas de le dire, vaurien, roucoule-t-elle ! Oui, joue-le ton rôle, Pierrot chéri, et ne te presse pas. Le plaisir demande à être dégusté comme une délicate friandise ! Ne te presse pas, te dis-je. Nous avons tout notre temps. Justement mon mari dîne au cercle. Tu dîneras avec moi... et ainsi je pourrai te donner la réplique.

Et, comme elle me voit admirer, dans l'envol de ses jupes frémissantes, le galant spectacle de ses coquetteries intimes, elle dit encore :

  • - Hein, tu ne diras plus que tu les as pas vues mes jambes irrésistibles ... et un peu plus haut que les chevilles, coquin ? Avec quel succès nous l'avons jouée, la voluptueuse comédie... et nous avons occupé les entractes aux plus galantes confidences.   

Les Confidences de Chérubin - illustrées par Chéri Herouard
Les Confidences de Chérubin - illustrées par Chéri Herouard
Les Confidences de Chérubin - illustrées par Chéri Herouard
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Les Confidences de Chérubin - illustrées par Chéri Herouard

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Les Illustrations de Cheri Hérouard

Publié le par Perceval

Chéri Hérouard (1881 - 1961). La Vie Parisienne, 1917 - Il y a cent ans ...!

Chéri Hérouard (1881 - 1961). La Vie Parisienne, 1917 - Il y a cent ans ...!

Hérouard est né Chéri-Louis-Marie-Aimé Haumé le 6 janvier 1881 à Rocroi, dans les Ardennes.

Chéri Hérouard est une fabuleux illustrateur français particulièrement réputé pour les couvertures qu'il a réalisées pour le magazine La Vie Parisienne pendant presque 45 ans.

Son père, employé dans l'Enregistrement, périt dans un accident de chasse, peu avant sa naissance. Sa mère se remarie avec un Hérouard, qui est un descendant direct du médecin de Louis XIII, et dont il prend le nom. Cet Hérouard est fournisseur des Armées.

A Meaux, Chéri Hérouard épouse le 17 août 1903 Blanche Henriette Tabillon.

Les premiers dessins d'Hérouard parurent en 1902 dans « le Journal de la Jeunesse » ; d'autres suivirent dans « Mon Journal ».Dans ces journaux pour enfants, il anime avec verve des personnages souvent féeriques : lutins, bonnes fées, sorcières, ogres et dragons.

Son premier dessin dans « La Vie Parisienne » est du 9 novembre 1907. Il devait rester attaché à la maison jusqu'en 1952 !

Il met en image de nombreux livres (comme Les Liaisons Dangereuses, en 1945), crée des planches couleurs pour le Larousse Illustré et illustre des publications comme Baïonnette, Fantasio ou Mon Journal.

Par ailleurs, il utilise un pseudonyme, "Herric", lorsqu'il s'agit de signer ses illustrations érotiques...

Les Illustrations de Cheri Hérouard
Les Illustrations de Cheri Hérouard
Les Illustrations de Cheri Hérouard
Les Illustrations de Cheri Hérouard
Les Illustrations de Cheri Hérouard
Les Illustrations de Cheri Hérouard

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Roland BOURIGEAUD - peintre surréaliste

Publié le par Perceval

Roland BOURIGEAUD - peintre surréaliste
Roland BOURIGEAUD - peintre surréaliste
Roland BOURIGEAUD - peintre surréaliste

Roland BOURIGEAUD est né en 1920 ; en 1930 il perd sa mère. En 1970, il est nommé professeur à l’Ecole Nationale Supérieure des Arts Appliqués et des Métiers d’Art à Paris. 

Ses Maîtres à penser, en peintures, sont très divers et vont des surréalistes aux classiques, de Magritte au Titien, de Delvaux à Rubens.

Comme il conclut lui-même: «Dans ma vie, j’ai eu trois passions : La Peinture, La Femme et l’Enseignement ».  

 

 

 

 

Roland BOURIGEAUD - peintre surréaliste

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G.Washington Lambert - Peintre - 1900

Publié le par Perceval

G.Washington Lambert - Peintre - 1900
Sonnet

Sonnet

George Washington Lambert (1873-1930), est né à Saint - Pétersbourg, en Russie, il a vécu en Allemagne et en Angleterre avant de migrer vers l' Australie en 1887... en 1900, il va Paris, à Londres l'année suivante où il est resté jusqu'à son retour en Australie en 1921. Il y a vécu jusqu'à sa mort, d' une insuffisance cardiaque, à 57 ans... Il est considéré de nationalité australienne …

Les femmes qu'il représente, ont beaucoup de charme, de force et de sensualité...

G.Washington Lambert - Peintre - 1900
G.Washington Lambert - Peintre - 1900
G.Washington Lambert - Peintre - 1900
G.Washington Lambert - Peintre - 1900

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Scènes de vie bourgeoise -1828-

Publié le par Perceval

Henry Monnier, né le 7 juin 1799 à Paris où il est mort le 3 janvier 1877, est un, caricaturiste, illustrateur, dramaturge et acteur français.

Après des études au lycée Bonaparte, il entre en juillet 1816 au ministère de la Justice pour y occuper un médiocre emploi de gratte-papier qu'il abandonne en mai 1821, ne pouvant plus supporter les tracasseries de ses supérieurs hiérarchiques. Parallèlement à cette occupation administrative, il fréquente à partir de 1819 les ateliers d'Anne-Louis Girodet et d’Antoine-Jean Gros. Il publie ses premiers portraits d'acteurs en 1821.

En 1822, il effectue son premier séjour à Londres où les techniques de lithographie en couleurs connaissent un grand développement. Après plusieurs séjours anglais, il revient en France cinq ans plus tard.

Entre 1827 et 1832, il multiplie les albums de lithographies, croquant les mœurs et physionomies de ses contemporains, de la grisette à l’employé de bureau. Il est le créateur du caricatural Monsieur Prudhomme, personnage grassouillet, conformiste, solennel et imbécile, dont Balzac dira qu’il s’impose comme « l’illustre type des bourgeois de Paris » et dont Paul Verlaine s’inspirera, dans les Poèmes saturniens, pour un poème homonyme.

Le 21 mai 1834, Monnier épouse à Bruxelles Caroline Péguchet, dite Caroline Linsel, actrice du théâtre de la Monnaie.

À partir des années 1850, il se consacre essentiellement à l’écriture et au théâtre.

Henry Monnier a servi de modèle à Balzac pour le personnage de Jean-Jacques Bixiou dans son roman Les Employés ou la Femme supérieure (1838), fonctionnaire, caricaturiste, homme de bons mots, qui revient dans de nombreux romans de La Comédie humaine.

Scènes de vie bourgeoise -1828-
Scènes de vie bourgeoise -1828-
Scènes de vie bourgeoise -1828-
Scènes de vie bourgeoise -1828-
Scènes de vie bourgeoise -1828-
Scènes de vie bourgeoise -1828-
Scènes de vie bourgeoise -1828-
Scènes de vie bourgeoise -1828-
Scènes de vie bourgeoise -1828-
Scènes de vie bourgeoise -1828-
Scènes de vie bourgeoise -1828-
Scènes de vie bourgeoise -1828-
Scènes de vie bourgeoise -1828-
Scènes de vie bourgeoise -1828-
Scènes de vie bourgeoise -1828-

Henry Monnier, a donné libre cours à sa fantaisie débridée dans des pièces que l'on peut qualifier de pornographique : comme "La Grisette et l'Etudiant". Une sorte de Scènes de la vie de Bohème pour adultes avertis... une curiosité des années 1830 ...

Attention: pour ADULTES..!

Scènes de vie bourgeoise -1828-
Scènes de vie bourgeoise -1828-
Scènes de vie bourgeoise -1828-
Scènes de vie bourgeoise -1828-
Scènes de vie bourgeoise -1828-
Scènes de vie bourgeoise -1828-
Scènes de vie bourgeoise -1828-
Scènes de vie bourgeoise -1828-
Scènes de vie bourgeoise -1828-
Scènes de vie bourgeoise -1828-
Scènes de vie bourgeoise -1828-
Scènes de vie bourgeoise -1828-
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Scènes de vie bourgeoise -1828-
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Linda Adair, illustratrice

Publié le par Perceval

Linda Adair, illustratrice

Linda Adair est née au Canada. Après de nombreux voyages, elle rencontre son compagnon australien, au Mexique et s'installe à Sydney, en Australie. Elle a trois enfants.

 

Elle peint à l'huile traditionnelle, et se spécialise dans le réalisme imaginaire. Chaque tableau est différent, et beaucoup sont inspirés de légendes et du folklore...

Linda Adair, illustratrice
Linda Adair, illustratrice
Linda Adair, illustratrice
Linda Adair, illustratrice
Linda Adair, illustratrice
Linda Adair, illustratrice
Linda Adair, illustratrice
Linda Adair, illustratriceLinda Adair, illustratrice
Linda Adair, illustratrice
Linda Adair, illustratrice
Linda Adair, illustratrice
Linda Adair, illustratrice
Linda Adair, illustratrice
Linda Adair, illustratrice
Linda Adair, illustratrice
Linda Adair, illustratrice
Linda Adair, illustratrice
Linda Adair, illustratrice
Linda Adair, illustratrice
Linda Adair, illustratrice
Linda Adair, illustratrice
Linda Adair, illustratrice
Linda Adair, illustratrice

Ici, plusieurs tableaux illustrent un thème de Retro-roman SF.. Ces dessins et peintures illustrent une histoire, les aventures de '' Constant-Man'' ( METAL ETCHED MEMORIES ). Constant Man est un homme parfait, gentleman et érudit, aventurier et ''connaisseur''... Il pourrait s'approcher de Casanova, il parcourt la vie sur plus d'un siècle

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Le jardin des caresses

Publié le par Perceval

Le jardin des caresses

Le Jardin des Caresses de Franz Toussaint (1879-1955)

Frantz Toussaint est un écrivain et orientaliste français, auteur de nombreuses traductions de l'arabe et du persan, du sanskrit et du japonais. Il est l'un des représentants de la littérature orientaliste du début du XXème siècle.

Sa traduction la plus célèbre reste le Rubayat d'Omar Khayyam, mais il s'attaqua également à des oeuvres de Saadi, le grand poète perse du Xème siècle, comme Le Jardin des Roses ou Le Jardins des fruits, des contes indiens et chinois  

 

Le jardin des caresses
Le jardin des caresses
Le jardin des caresses
Le jardin des caresses
Le jardin des caresses
Le jardin des caresses

Le premier baiser

Elle était debout près de moi. Je l’ai regardée jusqu’à l’âme et j’ai saisi ses poignets.


En fermant ses yeux, elle m’a offert sa joue.


Le voyageur altéré se contente-t-il d’un fruit quand la fontaine est proche ?


Enfin nos lèvres s’unirent. Et tout son corps, contre le mien, ne fut plus qu’une bouche.

LA BATAILLE

 

Nous avions épuisé les paroles d’amour.

 

De même que le silence s’établit dans les rangs de deux armées qui vont se livrer bataille, le silence s’était fait entre nous.

 

J’ai livré la bataille d’amour. Le bruit des sabres était nos baisers, les soupirs des blessés étaient nos halètements, le fracas des chars était dans nos artères…

 

Et je t’ai gardée contre moi, comme un étendard déchiré.

LE FLAMBEAU

 

J’ai poli ton corps de tant de caresses, qu’il ressemble maintenant à la pierre sacrée d’El Djoûf, que tant de lèvres ont usée.

 

Le soleil peut s’éteindre et la lune tomber, il m’inondera de lumière.

Le sommeil des lévriers

 

A l’ombre aigüe des cyprès, mes trois lévriers dorment, comme des flèches dans un carquois. 

Referme doucement la porte, et viens les caresser. 

Ta main fera passer dans leurs rêves la fraîcheur d’un ruisseau du Liban.

 

TOI

Ta chevelure, qui est l’étendard de mon amour.

Ton front, tiède et bombé comme une cassolette.

Tes yeux, qui sont couchés sur ton visage.

Tes lèvres, cette porte du Jardin.

Tes dents, entre tes lèvres, comme de la neige sur de la pourpre.

Ta langue, qui a mûri pour ma bouche.

Ton cou, qui est une colonne d’ivoire.

Ton épaule, lisse comme une margelle de puits.

Tes bras, qui seront deux flammes autour de mon corps.

Tes seins, qui jaillissent pour se donner.

Ton ventre, ce parvis de marbre.

Tes jambes, réunies comme deux agneaux craintifs.

Tes pieds, qui ont franchi le seuil de ma demeure, et que je pose sur mon front.

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La Leçon d'amour dans un parc - 2/.-

Publié le par Perceval

Boylesve (René) - Alcindor ou suite à la leçon d'amour dans un parc. Illustr P. Brissaud

Boylesve (René) - Alcindor ou suite à la leçon d'amour dans un parc. Illustr P. Brissaud

Résumé :

Dans le parc du château du marquis Foulques et de la marquise Ninon de Chamarante, dans l'ouest de la Touraine, l'installation d'une statue d'un Cupidon adolescent, pourvu de tous ses attributs virils, inspire des sentiments très divers, allant de la répulsion à l'attirance secrète, aux femmes qui habitent ce château ou qui y viennent en visite. Chacune d'elles trouve donc des prétextes pour se rendre au bassin où elle trône.

Les années passent ; la marquise met au monde une petite fille, Jacquette. En grandissant, l'enfant doit être tenue à l'écart du spectacle impudique de cette statue. Le bassin et Cupidon sont donc dissimulés au cœur d'un labyrinthe végétal. Ces précautions semblant insuffisantes, la marraine et la gouvernante de Jacquette se mettent en devoir d'émasculer la statue. Ninon, de son côté, succombe aux charmes du tout jeune Monsieur de Châteaubedeau, à peine sorti de l'enfance, au grand désespoir du chevalier Dieutegard, ami de ce dernier mais secrètement amoureux de Ninon. Dieutegard fuit le château et se réfugie dans la masure d'un ancien jardinier qui vénère lui aussi Ninon. Tous deux viennent secrètement entretenir, comme un lieu de culte, le labyrinthe, le bassin et la statue qu'ils ont « réparée ».

En prévision de sa première communion, Jacquette est recluse, avec sa gouvernante, dans des appartements qui ne tardent pas à devenir, à l'insu de leurs occupantes « légitimes », le lieu de rendez-vous amoureux.

Dans l'emballement final du roman, autour du bassin et de la statue, Ninon tue accidentellement le chevalier Dieutegard au cours d'une partie de chasse avec M. de Châteaubedeau alors que ce dernier manque d'être étranglé par le jardinier. Le baron de Chemillé saisit l'occasion pour expliquer à sa filleule Jacquette, témoin de la scène mais aussi de toutes les précédentes péripéties, ce qu'elle doit savoir sur le rôle et l'expression du sentiment amoureux.

 

La Leçon d'amour dans un parc - 2/.-
La Leçon d'amour dans un parc - 2/.-
La Leçon d'amour dans un parc - 2/.-

Illustrations :

Pierre Brissaud, né le 23 décembre 1885 à Paris et mort dans cette ville le 17 octobre 1964, est un peintre et illustrateur de mode français. Il publie souvent pour les couvertures de Vogue après 1925

Il entre à la Gazette du Bon Ton dès novembre 1912 comme illustrateur de mode. Il croque à merveille les créations de Louise Chéruit, Jeanne Lanvin ou Jacques Doucet.

Il illustre des œuvres d'Honoré de Balzac, Anatole France, Pierre Loti et René Boylesve.  

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