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Leonor Fini - Oeuvres -1/2-

Publié le par Perceval

Léonor Fini

Une vie idéale ( autoportrait ) (1950)

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Autoportrait entourée de Sergio et Klot (1952)

sur un fond vert vif, symbole de la jalousie qui menaçait d'éclater entre ses deux admirateurs...

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Leonor Fini 

Dans la tour

Dora Maar -

Leonor Fini, Paris, 1936

''Dans la tour'' (1952) montre Leonor en longue robe noire avec une masse de cheveux noirs bouclés, conduisant Klot nu, en manteau rouge vif à travers une pièce délabrée de la tour vers la lumière éclatante de l'extérieur : image intense de domination et de sagesse féminine, exécutée avec un soin méticuleux.

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Toute une série de tableaux montre l'intérêt de Leonor Fini, pour la tradition hermétique.

« Si elle ne prononçait jamais le mot ''Dieu'', comme si la grandeur qu'il évoque eût empiété la sienne, ou qu'elles fussent incompatibles, elle ne dédaignait pas les divinités nocturnes de la mythologie et s’attribuait volontiers des affinités avec certaines déesses chthoniennes, avec une prédilection pour Hécate, mère de Circé et de Médée, divinité confuse, car double, présidant d'une part à la fertilité, aux victoires, aux accouchements et, d'autre part, aux terreurs infernales.... (..) Elle aimait la déesse ultérieure, la magicienne suprême, ma^tresse des sortilèges, que suivent des juments, des chiens et des louves dans la nuit qu'elle inspecte... » Hector Biancotti

  La gardienne à l'oeuf rouge (1955)

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Exploration de l'intimité entre des personnages, avec pour décor un compartiment de train...

 

 

 

 

Variations sur une peinture victorienne The Travelling Companions d'Augustus Egg (1859). Leonor Fini avait eu ce commentaire : « L'une est comme une jolie vache, très blanche et endormie, tandis que l'autre, bien plus vivante et alerte, tire le rideau. Elle ne sait pas ce qu'elle va faire ensuite, tuer l'autre ou faire l'amour avec elle ».

 

 Le critique George Melly, juge le tableau '' Le long du chemin '' (ci-dessus)(1967) comme le chef d'oeuvre érotique de Leonor.

En 1975, Léonor écrit : « Quoi de plus délimité qu'un compartiment de train où, en dehors de la position immobile, presque tout est défendu.(...) Les compartiments des trains sont ainsi, à la fois angoissants et protecteurs. Endroits de complicité passagères où l'on dort de faux sommeils, où l'on se laisse aller à des rêveries claustrophobes, extasiées ou criminelles. »

   

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SOLÈNE BALLESTA

Publié le par Perceval

SOLÈNE BALLESTA

Née en 1993 en région parisienne, Solène Ballesta travaille et vit à Paris. En novembre 2014, elle obtient la mention spéciale du Prix Picto de la jeune photographie de mode. En parallèle de son activité photographique, elle étudie le cinéma à la Sorbonne.

Conjuguant présent et passé, le travail de Solène Ballesta nous parle du féminin en ce qu’il contient à la fois de plus éphémère et de plus impérissable.

Ci-dessous : "Evanidis" (qui est voué à disparaître en latin), constitue un lien entre une série de femmes aux origines diverses et leurs objets de prédilection qui les caractérisent en tant que personne.

La photo enregistre le sujet qui déjà n’existe plus et capte par les objets des témoins qui resteront. De ces deux entités, Solène dresse un diptyque où les deux parties séparées se complètent.

SOLÈNE BALLESTA
SOLÈNE BALLESTA
SOLÈNE BALLESTA
SOLÈNE BALLESTA
SOLÈNE BALLESTA
SOLÈNE BALLESTA
SOLÈNE BALLESTA
SOLÈNE BALLESTA
SOLÈNE BALLESTA
SOLÈNE BALLESTA
SOLÈNE BALLESTA
SOLÈNE BALLESTA

Solène Ballesta est une jeune photographe qui oriente son travail vers la mode et le portrait à travers la mise en scène. Son but est d'instiller du fantastique dans un environnement familier et théâtralisé.
Diplômée du cycle supérieur de photographie des écoles de Condé Paris, ses collaborations avec des photographes de mode (Eric Nehr, Mathieu Paul Gabriel, Emmanuel Layani...) et studios parisiens (Le petit oiseau va sortir) ont confirmé sa recherche de mise en scène de personnages décalés et fantasmagoriques, aussi bien en studio qu'en décor extérieur. Toujours entre passé et présent, elle aime mélanger les codes esthétiques et les références de manière à créer un univers à la fois sombre et fantastique.

Passionnée d'histoire de l'art et de cinéma, et afin de peaufiner son travail en vidéo et de narration photographique, elle intègre la licence Pratique et esthétique du cinéma à la Sorbonne. La narration par l'image est pour elle primordiale, et chaque photographie se doit de raconter sa propre histoire.

SOLÈNE BALLESTA
SOLÈNE BALLESTA
SOLÈNE BALLESTA
SOLÈNE BALLESTA
SOLÈNE BALLESTA
SOLÈNE BALLESTA
SOLÈNE BALLESTA
SOLÈNE BALLESTA

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D'où vient Mata Hari ? -2/2-

Publié le par Perceval

Mata Hari (1906)
Mata Hari (1906)

Sa performance au Musée Guimet a eu lieu le 13 Mars. A partir de ce moment, elle enchaîne les performances, les spectacles dans des maisons privées, dans les clubs les plus célèbres de Paris: le Moulin Rouge, le Trocadéro, le Café des Nations . Sa réputation cause une énorme curiosité sur sa vie personnelle, qu'elle fait coïncider avec son caractère. Mata invente une biographie qui va de pair avec sa performance...

En troupe, elle se produit bientôt à Madrid, Monte Carlo, Berlin, La Haye, Vienne et même Le Caire. La jeune et troublante artiste collectionne les protecteurs haut placés… Massenet la veut dans son théâtre, et Giacomo Puccini se déclare lui-même être l'un de ses grands admirateurs...

À Paris, elle mène grand train au Grand Hôtel où les uniformes chamarrés abondent.

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De Monaco, où elle joue dans un ballet, elle se rend à Berlin, où elle s'attache à un fonctionnaire riche, Alfred Kiepert, qui l'accompagne à Vienne, Londres, puis en Egypte.

A la fin de 1911, sa renommée atteint son apogée.. En 1913, elle a joue dans une tournée toute italienne, apparaissant sous la forme inhabituelle d'une belle jeune gitane. "La raison, dit-elle, qu'elle connaisse si bien les danses espagnoles: c'est que très jeunes, elle a épousé un noble écossais, avec qui elle vivait dans un ancien château.. Après l'échec de son mariage, elle a voyagé longtemps et particulièrement en Espagne, où un matador, par amour pour elle, s'est tué dans l'arène, au désespoir de ne pas être aimé. "… !

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En 1914, Elle s'installe à Berlin pour préparer un nouveau spectacle où elle interpréterait des danses égyptiennes. Mais le spectacle n'aura jamais lieu... Avec l'assassinat du prince héritier d’Autriche, c'est la Première Guerre mondiale qui commence... !.

 

 

Même la Guerre, ne l’empêchera pas de voyager dans toute l’Europe et de fréquenter de très près des hommes proches du pouvoir… En 1916, elle tombe éperdument amoureuse d’un pilote de chasse russe, qui a 20 ans de moins qu’elle ! C’est alors que commence la descente aux enfers de la belle.

 

 

 

A lire, ensuite:

15 OCTOBRE 1917: MATA-HARI EST FUSILLÉE.

Le lundi 15 Octobre 1917, à six heures du matin: Margaretha Geertruida « Grietje » Zelle (1876 – 1917), plus connue sous le nom de Mata Hari, a été exécutée par la France pour espionnage. Elle était âgée de 41 ans.

MATA HARI, QUE S'EST-IL PASSÉ ? -1/2-

MATA HARI, QUE S'EST-IL PASSÉ ? -2/2-

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Eve Ventrue

Publié le par Perceval

Eve Ventrue
Eve Ventrue

 

Eve Ventrue, allemande, est née en 1986.

Elle est une artiste de peinture digitale, elle travaille principalement avec Photoshop sur des thèmes de science-fiction / fantastique, y compris le steampunk, space opera etc... 

Elle met l'accent sur l'étude de personnages. 

 

Eve Ventrue
Eve Ventrue
Eve Ventrue
Eve Ventrue
Eve Ventrue
Eve Ventrue
Eve Ventrue
Eve Ventrue

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D'où vient Mata Hari ? -1/2-

Publié le par Perceval

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La jeune Margaretha en 1900

Aventurière affabulatrice et mythomane, Margaretha s'inventa des passés prestigieux et une vie rêvée.

Née en 1876, fille d'un marchand de chapeaux de Leeuwarden aux Pays-Bas et d'une mère javanaise, Margaretha Geertruida Zelle a un teint basané qui la fait passer pour une Eurasienne.

Le père a un magasin de chapeaux, et possède également un moulin et une ferme. La famille peut se permettre un bon niveau de vie, leur lieu de résidence est un ancien palais Kerkstrasse Grote, dans le centre-ville. Margaretha peut fréquenter une école de qualité.

En 1899, les affaires vont mal, le père est forcé de vendre son entreprise. En 1890, ses parents se séparent, et sa mère meurt l'année suivante... Margaretha est ensuite pris en charge par son parrain à Sneek, et elle entreprend des études pour devenir institutrice de maternelle dans une école secondaire à Leiden. Elle est contrainte de quitter l'école à la suite d'une liaison avec le directeur... Margaretha, à 18 ans, se marie par annonce matrimoniale avec un officier de marine qui a le double de son âge : Rudolph MacLeod (1856-1928). Peu après le mariage, le couple s’installe à Java, prospère colonie néerlandaise où la jeune femme s’initie à la culture traditionnelle: elle apprend quelques rudiments de danse et de langue. En 1899, Margaretha perd son jeune fils, assassiné par la maîtresse de son époux. Rentrée en Europe, avec leur fille, son mari boit et la violente... Elle obtient le divorce.

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Photos de mariage avec John MacLeod,  le 11 Juillet 1895 Margaret et Rudolf MacLeod en partance vers les Indes néerlandaises (1897)

 

En 1903, à 26 ans, elle s’installe à Paris et se fait entretenir par des hommes. En 1905, elle se fait embaucher comme écuyère dans le « Nouveau cirque » d’Ernest Molier où elle met sur pieds un numéro de danseuse orientale.

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En 1905, Mata Hari se produit lors d’une réception chez Madame Kiréevsky ; Emile Guimet, collectionneur et érudit passionné par l’Extrême-Orient, admire sa danse sensuelle. Charmé par cette femme qui se prétend javanaise, et connaître les danses cultuelles javanaises, il lui propose de se produire dans le musée qu’il a fondé. Elle adopte alors le nom de Mata Hari ("oeil du jour").

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Quelques semaines plus tard, la bibliothèque du musée est transformée en éphémère sanctuaire de Shiva. Mata Hari interprète trois danses "brahmaniques". Si la chorégraphie n’a rien de religieux, elle est éminemment érotique: "en l’honneur du dieu", la courtisane se dénude langoureusement.

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A suivre ....

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Jean-Pierre Gibrat

Publié le par Perceval

Jean-Pierre Gibrat
Jean-Pierre Gibrat
Jean-Pierre Gibrat

Jean-Pierre Gibrat, né le 14 avril 1954 à Paris, est un dessinateur et scénariste de bande dessinée français.

Enfance banlieusarde sans histoires, élevé dans une ambiance cégétiste, brillant en histoire, il obtient son bac de philosophie en 1972, étudie le graphisme publicitaire de 1973 à 1974, l'art plastique de 1975 à 1977 et s'oriente finalement vers la bande dessinée. Fin 1977, il publie ses premiers récits complets dans Pilote.

En compagnie de Jackie Berroyer, il entreprend Le Petit Goudard en 1978, une série qu'il poursuit la même année dans Charlie Mensuel, puis dans Fluide glacial en 1980. Parallèlement, certains de ses dessins sont publiés dans la presse : l'Evénement du jeudi, le Nouvel Obs, Sciences et Avenir et il collabore également à Okapi et Je bouquine. Fin 1982, il dessine La Parisienne dans Pilote, toujours sur un scénario de Berroyer. D'un commun accord, les deux hommes décident de faire se rejoindre les destinées respectives de Goudard et de la Parisienne dès l'album suivant. Gibrat est un dessinateur sensible et son association avec Berroyer donne une dimension psychologique très fine aux différents récits qu'ils produisent.

En octobre 1997 paraît Le Sursis, suivi du tome 2 en septembre 1999 et enfin, toujours en solo, Le Vol du corbeau en 2002, le tout chez Dupuis. Gibrat écrit aussi la série Mattéo, le personnage principal est un personnage de fiction qui est un révolutionnaire socialiste : il confronte son héros aux événements importants du début du XXe siècle, que ce soit la révolution bolchevique de 1917, l'arrivée au pouvoir du Front populaire ou la guerre civile espagnole en 1936.

(Wiki)

aaaa

 

zzzz

eeee

rrrr

 

 

 

wwww

 

Jean-Pierre Gibrat
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Novella d'Andréa

Publié le par Perceval

Novella d'Andrea par Marie-Eléonore Godefroid (1778-1849) , peintre française

Novella d'Andrea par Marie-Eléonore Godefroid (1778-1849) , peintre française

Novella d'Andréa, (n. 1312 à Bologne – d. 1333), était une juriste italienne de l'Université de Bologne.

Fille de Giovanni d'Andréa, professeur canoniste émérite à l'Université de Bologne, qui lui enseigne en privé le droit. Elle effectue des lectures juridiques à sa place, durant les jours de maladie de son père. Selon la poétesse Christine de Pisan, dans son ouvrage Le livre de la cité des Dames, elle doit enseigner aux étudiants, cachée derrière un rideau, afin de ne pas les distraire par sa beauté. Elle aurait épousé selon certains commentateurs le juriste Giovanni Calderinus ou le professeur de droit Giovanni Di Legnano. Mais selon d'autres sources elle épousa plus vraisemblablement le juriste Filippo Formaglini en 1326. Elle meurt assez jeune. Son père aurait donné à ses décrétales du pape Gregory IX le nom de Novella en sa mémoire.

Sa sœur, Bettina d'Andréa, enseigne, jusqu'à sa mort en 1335, le droit et la philosophie à l'Université de Padoue, où son mari, Giovanni Da Sangiorgio, est également employé.

Rappelons qu'au XIIIe siècle, Bettisia Gozzadini (1209-1261) a également, enseigné le droit à l'Université de Bologne et on dit qu'elle avait dû prendre ses cours habillée en homme... Pourtant - un siècle avant - habillée en femme au point d'attirer les regards d'Abélard, Héloïse (1100-1164) a suivi ses cours à Paris.

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Il y a cent ans...

Publié le par Perceval

Il y a cent ans...
Il y a cent ans...
Il y a cent ans...
Il y a cent ans...
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John Tarahteeff - Estivales -

Publié le par Perceval

John Tarahteeff - Estivales -
John Tarahteeff - Estivales -
John Tarahteeff - Estivales -
John Tarahteeff - Estivales -
John Tarahteeff - Estivales -
John Tarahteeff - Estivales -
John Tarahteeff - Estivales -
John Tarahteeff - Estivales -
John Tarahteeff - Estivales -
John Tarahteeff - Estivales -

Les peintures de John Tarahteeff racontent des histoires, il faut lire - ci et là - l'allégorie... Il y règne l'ambiguïté ; les uns sont simplement en train de prendre prennent un bain de soleil, et la jeune fille est tout simplement en train de gambader. Et si l'on se demande pourquoi : ici le regard fixe de perroquet et pourquoi la jeune fille a un sac à dos avec un chiot qui regarde vers la plage, la réponse est simplement qu'il y a ici plus que ce que rencontre l'oeil : le surréel. Le surréel habite dans les archétypes, dans les souvenirs, dans les rêves, les fantasmes …

Parfois, Tarahteeff fait référence explicitement à des thèmes mythiques... Par exemple, l'image de cet homme sortant de l'extrémité de la queue d'un poisson, qui fait allusion à l'histoire de Jonas, avec le poisson comme symbole du royaume aquatique des rêves ou du subconscient...

John Tarahteeff applique les impulsions intuitives de son imagination à un monde fictif de relations hommes-femmes.

John Tarahteeff est né en 1972 à Santa Clara, en Californie et a grandi dans la région sud de la baie. Il est diplômé de l'Université de Californie, Davis a étudié l'architecture du paysage et les beaux-arts.

John Tarahteeff - Estivales -
John Tarahteeff - Estivales -
John Tarahteeff - Estivales -
John Tarahteeff - Estivales -
John Tarahteeff - Estivales -
John Tarahteeff - Estivales -
John Tarahteeff - Estivales -
John Tarahteeff - Estivales -
John Tarahteeff - Estivales -
John Tarahteeff - Estivales -
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John Tarahteeff - Estivales -
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John Tarahteeff - Estivales -
John Tarahteeff - Estivales -John Tarahteeff - Estivales -
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La Belle et la Bête, une version adulte, en images.

Publié le par Perceval

La Belle et la Bête, une version adulte, en images.
La Belle et la Bête, une version adulte, en images.
La Belle et la Bête, une version adulte, en images.

Dans cet article, je reprends l'histoire de la Belle et la Bête, à son origine, écrite par dame Suzanne Allaire, qui a épousé le 9 février 1706 Jean Baptiste de Gaalon de Barzay, chevalier, seigneur de Villeneuve... Mais Jean-Baptiste est un mauvais mari, Mme de Villeneuve obtient du Présidial de La Rochelle la séparation de biens, à cause des pertes faites au jeu par son mari "et son mauvais ménagement"... Devenue veuve à 26 ans, et sans ressources, elle se lance dans la carrière littéraire, ce qui lui vaut l'amitié de plusieurs hommes de lettres, parmi lesquels Crébillon père avec qui elle vit quelques années. Son roman le plus apprécié est La Jardinière de Vincennes, paru en 1753.

Les illustrations, ici, sont d'une autre femme : Nicole Claveloux, née en 1940 à Saint-Étienne. Elle commence une carrière d’illustratrice pour enfants, ce qui lui impose souvent de la retenue, mais elle se lâche dès que possible. Déjà le magazine pour adolescents Okapi de Bayard lui permet d’inventer des personnages irrévérencieux comme Cactus Acide ou Louise XIV. Et parallèlement, Nicole Claveloux publie des BDs plus adultes, dont La Main verte (1978) et Morte saison (1979), pour Métal Hurlant, A Suivre ou les Humanoïdes Associés. Et se lance dans les années 2000 dans les livres érotiques avec entre autres une version de La Belle et la Bête qui dévoile tout…

Nicole Claveloux aime inventer des contes fantastiques avec des images grouillant de détails et des fouillis de personnages.

Le noir et blanc ici sont maîtres et l’illustratrice va nous emmener dans un monde remplis de détails, véritable broderie de lettrines, de plantes envahissantes, de franges de tapis, de détails architecturaux. Une bête inquiétante voir terrifiante dans un château rempli d’animaux fantastiques et étranges avec une belle tout droit sortie du XVIIème siècle.

Le conte présente comme situation initiale un riche marchand et ses six enfants, trois fils et trois filles, dont la cadette, Belle. Alors que ses sœurs sont gâtées et capricieuses, n'ayant goût que pour le luxe et la richesse, Belle est douce, modeste et s’intéresse à la lecture. Elle entretient une relation très forte avec son père, au point de se sacrifier à sa place lorsque ce dernier se retrouve condamné à mort par la Bête pour avoir cueilli une rose. Belle part vivre chez la terrible Bête et découvre, au delà de sa laideur, un être généreux qui ne demande qu'à aimer et se faire aimer en retour.

« Vous m'apprîtes à démêler les apparences qui déguisent toutes choses. Je sus que l'image trompe, et nos sens et nos cœurs. Vous m'apprîtes encore à ne point suivre les mouvements de l'esprit et que le monde ne me serait donné qu'en pensant (...) Absenté de votre corps d'homme, vous l'exhibiez au gré des tableaux et des rêves afin que j'en recueillisse les images éparses. Prisonnière de votre palais et de sa cour assoupie d'un sommeil minéral, je régnais à mon insu sur votre vie, puisque j'en détenais les fragments jetés de part et d'autre du miroir et que mon amour seul pouvait en rassembler le sens. »

La Belle est tous les soirs demandée en mariage part la bête, et chaque nuit elle fait un rêve ou elle voit un jeune homme (et parfois une fée) dont elle tombe amoureuse et dont l'amour est partagé. En explorant le château elle remarque des portraits du jeune homme qu'elle voit en rêve et elle en conclue que la Bête le retient prisonnier quelque part. Mais au fur et à mesure, (même si le jeune homme donne des indices à la belle, indices pour nous lecteurs éclairés) Belle s'attache de plus en plus à la Bête. Elle part voir sa famille pendant deux mois et lorsqu'elle revient elle trouve la Bête presque morte. Elle se rend compte qu'elle l'aime plus qu'elle ne le pensait. Elle consent à devenir sa femme. La Belle et la Bête se couchent et au petit matin, la Belle en se réveillant découvre avec stupéfaction que ce n'est plus la Bête qui dort avec elle mais l'inconnu qu'elle aimait en songe....

Ci-dessous, certains dessins reprennent une deuxième version illustrée par Nicole Claveloux qui reprend les deux mêmes personnages, et racontent explicitement leurs aventures intimes, pour les adultes cette fois. Ces « Morceaux choisis de la Belle et la Bête » ont un scénario assez simple : deux héros dans un décor unique, un parc et un château, le tout dans un XVIIIe siècle plus ou moins fantaisiste.

Tous les soirs, la Bête fantasme de coucher avec la Belle, et chaque nuit la Belle fait un rêve ou la Bête lui procure toutes sortes de plaisirs inavouables …

Attention: Dessins de Nicole Claveloux érotiques ...!
Attention: Dessins de Nicole Claveloux érotiques ...!
Attention: Dessins de Nicole Claveloux érotiques ...!
Attention: Dessins de Nicole Claveloux érotiques ...!
Attention: Dessins de Nicole Claveloux érotiques ...!
Attention: Dessins de Nicole Claveloux érotiques ...!
Attention: Dessins de Nicole Claveloux érotiques ...!

Attention: Dessins de Nicole Claveloux érotiques ...!

« On trouve à tous les coins de rue des analystes autoproclamés qui savent avec une certitude en béton que la couleur noire est « inquiétante », que la couleur blanche est « morbide » et que telle pose ou attitude est « avilissante » ou « méprisante ». Quand on est dans le domaine de la représentation des fantasmes, tout jugement moral ou social me semble hors de propos puisqu’on est dans un champ imaginaire privé. » (…) « En ce qui me concerne, les histoires et les images sexuelles m’ont toujours intéressée, depuis les époques lointaines où j’étais gamine (et où je n’avais pas grand-chose à me mettre sous la dent) et ça n’a pas cessé depuis. » Nicole Claveloux

« Je ne suis pas du tout dans une posture de provocation ou de transgression. Si je choque, j’en suis la première surprise ; j’ai parfois choqué dans l’illustration jeunesse où, pour certains, j’ai une réputation « d’illustratrice qui fait peur aux enfants » !! Je n’ai jamais bien compris pourquoi. J’aime bien représenter des animaux humanisés ou l’inverse, d’abord parce que nous sommes des animaux et puis parce qu’ils sont beaux, la plus part du temps. Mais je reconnais qu’il y a plus attrayant que le phacochère qui valse avec la Belle ! »N.C.

« Jean Cocteau a dit : « les histoires érotiques sont les contes de fées des grandes personnes ». »N.C.

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