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La dormeuse de Naples – Caroline Murat -2/2-

Publié le par Perceval

Le portrait de la '' Dormeuse de Naples '' est-il celui de Maria-Annunziata, dite Caroline Bonaparte... ?

Caroline est fière de sa beauté. Elle n'hésite pas à l'utiliser, tout comme sa sœur Pauline qui a posé nue pour Antonio Casanova, et qui réalise ainsi la magnifique ''Venus Victrix'' (1804-08).

Pauline sera à l'occasion la maîtresse de Murat...

Les Sœurs de Napoléon - Musée Marmottan Monet - Hector-Viger .La-toilette-avant-le-sacre

Parmi les amants de Caroline, citons :

* en 1804, Charles de Flahaut (1785-1870), militaire et diplomate français. Il est admis au service de Louis Bonaparte en 1801, puis de Murat en 1803, comme capitaine aide-de-camp. Mais, après sa liaison avec la femme de Murat, il est versé à l'état-major de Berthier en 1808. On lui attribue aussi les faveurs de Pauline Bonaparte.

Cependant, c'est avec Hortense de Beauharnais qu'il eut la liaison la plus durable, dont est issu un fils illégitime, Charles de Morny (1811-1865).

Officiellement Charles était le fils de Charles François Flahaut de La Billarderie, maréchal de camp, il était en fait le fils de Talleyrand. Sa mère, Madame de Souza, fut une romancière célèbre, d'une grande beauté, et avait la grâce de ces grandes dames des dernières années du XVIIIe siècle.

Les soeurs de Napoléon au couronnement...

* Jean-Andoche Junot ( frère d'armes de Joachim Murat ) est colonel général des Hussards, Grand Officier de l’Empire ; il a trente six ans et, depuis le 19 juillet 1806, est gouverneur de Paris. Pendant que Joachim est quelque part sur les champs de bataille, Junot réside à Paris avec Laure, sa jeune épouse ; « Laurette » pour les intimes. Caroline, sa sœur Pauline Borghèse et Laure sont amies. Toutes les trois ont envie de s’amuser. Au début de l’année 1807, lors d’un d’une soirée théâtrale organisée par les jeunes femmes, à la Malmaison, Caroline va avoir une liaison avec le mari de son amie « Laurette », le fringant et bel officier Junot. Pour cette faute, Napoléon expédiera Junot, à la tête d’une armée, conquérir le Portugal ; avant que Murat ne faillisse provoquer en duel son ami …

* A Naples, Caroline retrouve le sieur de La Vauguyon, une vieille connaissance, qui , à Paris, lui avait fait une cour empressée, mais en vain... le duc de La Vauguyon est le fils de l'ancien gouverneur du dauphin ( futur Louis XVI). Murat l'a nommé colonel-général de sa garde. Cette fois, comme elle a besoin de lui pour échapper à la surveillance de son mari, et l'espionner, elle le prend enfin pour amant. Quand le roi de Naples découvre la trahison, il révoque La Vauguyon sur-le-champ et le fait bannir d'Italie... Mais Caroline, ne tarde pas à le remplacer...

Mariage_de_Jérôme_Bonaparte_et_de_Catherine_de_Wurtemberg - Détail

* Il y aura Hector Daure (1774-1846) , ministre de la guerre à Naples... Mais, le préfet de police de Naples, Maghella remet à Murat des lettres prouvant la liaison de Daure avec sa femme Caroline : il est aussitôt révoqué et doit quitter l'Italie (1811) . Daure rapporte alors à Napoléon, certains agissements de Murat, qui affirme son indépendance quant à la politique française. L'Empereur fait arrêter certains conseillers de Murat avant de lui rappeler son rôle de vassal de l'Empire. Caroline est alors envoyée en France pour apaiser la colère de Napoléon.

En août 1813, Murat est invité par Napoléon à rejoindre son armée à Dresde, et Caroline est nommée régente en son absence. À ce moment, Metternich et ses représentants l'assurent que si Naples entrait dans la coalition contre la France, tous les membres de la coalition reconnaîtraient le royaume et ses souverains.

* 1813 : Murat écrit à sa femme de '' s'aboucher '' avec l’ambassadeur d'Autriche... ! Caroline n'avait pas attendu le service demandé ; elle est déjà la maîtresse du comte von Mier, beau jeune homme de vingt-six ans qui lui rappelle agréablement le comte de Flahaut. Avec von Mier, Caroline n'a pas hésité pas à trahir son frère Napoléon dans le dos de son mari Joachim !

* Mais, où certains ont jugé qu'elle avait « dépassé les bornes », c'est lorsqu'elle s'est donnée à l'un des ennemis les plus acharnés de Napoléon, l'Autrichien Metternich.

Elisa Bonaparte entourée d'artistes à Florence. 1813. Pietro BENVENUTI.

Le soir du 26 février 1815, Napoléon s'est évadé de l'île d'Elbe ; Murat décide alors de renouer avec lui et rêve alors de libérer l'Italie pour en devenir le roi. Caroline cherche à l'en dissuader, mais elle échoue: il quitte Naples le 17 mars 1815.

Devant cette rupture de l'alliance, Metternich rompt avec le royaume de Naples le 5 avril 1815, et demande à Caroline la reddition du royaume le 26 avril. Caroline refuse. Le 12 mai, les Anglais lui donnèrent l'ordre de quitter Naples... Le 22 mai 1815, Caroline est déclarée prisonnière de l'Autriche.

Elle meurt à Florence le 18 mai 1839, à l'âge de 57 ans.

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La dormeuse de Naples – Caroline Murat -1/2-

Publié le par Perceval

Ingres, étude pour la Dormeuse de Naples datée de 1808 (musée Ingres, Montauban).

Ingres, étude pour la Dormeuse de Naples datée de 1808 (musée Ingres, Montauban).

L’association secrète, qui s'est constituée à Paris, et que certains appellent '' A.A.A.A '' (Amicale des Anciens Amants d'Anunziata.) défend depuis toujours la même conviction : - le célèbre et mystérieux tableau d'Ingres : '' La Dormeuse de Naples'' représente la reine de Naples, Caroline Murat.

par François Pascal Simon Gérard -1807

Caroline Bonaparte (née Maria-Annunziata le 25 mars 1782 à Ajaccio, est morte le 18 mai 1839 à Florence) fut grande-duchesse consort de Berg (1806) puis reine consort de Naples (1808) par son mariage avec Joachin Murat

Elle est la plus jeune sœur de Napoléon Ier. Caroline est la seule qui se soit mariée (20 janvier 1800) par amour, mais cela ne l'empêchera pas de manipuler Joachim Murat toute sa vie.

« La reine [de Naples], disait Napoléon, a plus d'énergie dans son petit doigt que le roi dans toute sa personne. »

Pourtant, dès 1813, elle conforte Murat dans la défection de Naples à l'Empire … Elle n'hésite pas à prendre des contacts secrets avec les coalisés, notamment l'Autriche, dans l'espoir de conserver son trône de Naples, refusant, malgré son intelligence réelle, à prendre conscience que son trône ne pourrait survivre à ce frère à qui elle était redevable de tout. Ce faisant, elle porta un coup fatal à Napoléon et à l'Empire.

 

Jean-Auguste-Dominique Ingres (1780-1867) a 28 ans lorsqu’il peint '' La Dormeuse '' : « Une femme de grandeur naturelle couchée nue, dormant sur un lit de repos à rideaux cramoisis », écrit-il. Elle est acquise en 1809 par le Roi de Naples, Joachim Murat est amateur de peintures, et collectionneurs de dessins et gravures érotiques... Et, le tableau est un nu. Le nu le plus nu qui se puisse : une femme réelle, avec une petite tache brune sur le mollet.... En grandeur naturelle, allongée sur un lit de repos, la tête s'appuyant sur le bras gauche qui repose sur un coussin, le bras droit replié par-dessus la tête...

La toile était signée en petites lettres bleues ombrées de noir ; « J. A. D. INGRES FACIEBAT. »

Ingres, dessin de mémoire représentant la Dormeuse de Naples figurant au verso d'une lettre adressée à Caroline Murat en 1832

En réponse à son mari, elle commande trois nouvelles toiles au peintre, dont '' La Grande Odalisque , aujourd’hui exposée au Louvre. Ces deux tableaux sont liés : d’un côté, une orientale, nue, vue de dos, de l’autre, une jeune occidentale, nue, vue de face.

Oui, mais ; Caroline Murat considérait le tableau comme pornographique, d'autant qu'elle était elle-même – et la rumeur s'en faisait l'écho - , le modèle du peintre, et bien sûr, Ingres le démentait.

Palais royal de Naples

En 1815, le souverain est renversé. Caroline Murat s'enfuit sans ses biens. Depuis cette date,''La Dormeuse'' manque… Le tableau a disparu après le pillage du palais du roi de Naples et n'est connu que par des études préparatoires, un dessin fait de mémoire par Ingres et une photo ancienne d'une étude peinte, donnant une idée de l'œuvre d'origine.

En 1832 Ingres fait une requête par courrier, auprès de Caroline Murat, afin de récupérer la toile pour l'exposer au Salon de 1833, mais sans succès.

On a dit que le tableau était chez madame de Narbonne, qui l'avait sauvé, dans la tourmente révolutionnaire de 1815, en le faisant mettre à la résidence de France. En 1861, le photographe italien Teodorico rapporte en 1861 que Monsieur Théodore Géricault, le tenait dans son atelier à Paris : « Je l'y ai vue. Il ne la montrait à personne. J'ai dû soulever le drap en cachette. »

Véronique Burnod, conservateur en chef du patrimoine affirme qu'il se cache très certainement dans un musée de Naples derrière une oeuvre médiocre, faussement attribuée à un peintre baroque.

Caroline et ses enfants par François Gérard, vers 1808

Caroline et ses enfants par François Gérard, vers 1808

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La vie de Palace à Aix les Bains – 3/.- ''Le Lac'' de Lamartine

Publié le par Perceval

Abbaye d'Hautecombe, la nuit sur le Lac du Bourget

Il y a exactement 200 ans, naissaient sous la plume d'Alphonse de Lamartine (1790-1869) les strophes du célèbre poème "Le Lac". Nous avons effectué à cette occasion, une ''croisière'' nocturne sur le lac du Bourget nommée ''Les amants du lac ''. Sur les notes de "La Jeune Fille et la Mort" de F. Schubert interprétées par un quatuor de musiciens, dialoguaient les mots même du poète portés par un récitant... Ils nous ont fait revivre la force de l'amour et la douleur de la séparation. Un très beau moment romantique.

 

En Octobre 1816, Alphonse de Lamartine, dépressif, vient prendre les eaux et le bon air à Aix-les-Bains.. Il trouve dans ce décor, à la fois puissant et apaisant, le calme et le repos...

Lamartine fait la connaissance de Julie Charles, une pensionnaire malade qui fréquente les thermes : « un profil pur, pâle, transparent, encadré dans les ondes noires d'une chevelure lisse et collée aux tempes ».

Alphonse de Lamartine, de son nom complet Alphonse Marie Louis de Prat de Lamartine, né à Mâcon le 21 octobre 1790 et mort à Paris le 28 février 1869 est un poète, romancier, dramaturge français, ainsi qu'un homme politique qui participa à la Révolution de février 1848 et proclama la Deuxième République. Il est l'une des grandes figures du romantisme en France.

Jeune homme oisif et séducteur, Lamartine voyage en Italie et occupe une éphémère fonction militaire auprès de Louis XVIII.

Julie Charles (Paris, 1782 ou 1784 - Paris, 1817), née Julie Bouchaud des Hérettes, appartient à une famille de planteurs de Saint-Domingue, elle a épousé Jacques Charles, un célèbre physicien français. Lamartine fera passer sa muse à la postérité sous le nom d'Elvire.


 

Lamartine, donc, loge dans une pension en haut de la ville. Dans la chambre voisine réside une jeune femme, Julie Charles. Elle souffre de tuberculose pulmonaire, et se sait condamnée. Au cours d'un voyage à Hautecombe, sur le lac soudain en tempête, le poète sauve Julie d'une barque en perdition. Leur idylle éphémère et passionnée, plus désespérée qu'adultère, sera l'emblème de l'amour tel que le concevra le XIXème siècle.

 

Leur amour, scellé lors d'une tempête, est impossible car Julie est mariée.

Les deux amants font de nombreuses promenades en barque sur le lac du Bourget. Ils se réfugient dans la Grotte Bourdeau loin du monde et hors du temps.


 

Lamartine part le 26 octobre. Il revient à Aix l'été suivant 1817, fidèle à leur promesse commune, Lamartine vient retrouver Julie à Aix ; elle n'est pas au rendez-vous, trop malade pour faire le voyage. Le jeune homme est seul en ce mois de septembre ; il fait de longues promenades sur les lieux qui ont bercé leur amour et durant ces heures d'anxieuse attente, confie à sa plume sa mélancolie. Julie ne peut plus quitter Paris, elle meurt trois mois plus tard. 

"O Lac, l'année à peine a fini sa carrière, Et, près des flots chéris qu'elle devait revoir, Regarde, je viens seul m'asseoir sur cette pierre Où tu la vis s'asseoir !"

"Que le vent qui gémit, le roseau qui soupire, Que les parfums légers de ton air embaumé, Que tout ce qu'on entend, l'on voit ou l'on respire, Tout dise : "Ils ont aimé !"

Ce drame inspire Lamartine, les vers les plus passionnés de ses '' Méditations poétiques ''. Le poème '' Le lac '' aborde un thème encore assez méconnu à l’époque; celui des sentiments personnels, il marque le premier manifeste du romantisme français. Lamartine incarne cette première forme de la liberté d’expression. De jeunes auteurs, comme Victor Hugo ou Alfred de Musset sont littéralement séduits par la musicalité et la richesse des rimes de ses poèmes extrêmement modernes pour l’époque. Ce recueil, et aussi le roman "Raphaël", feront d'Aix-les-Bains, dans l'esprit du grand public, le paysage romantique par excellence.

Aujourd'hui, après être passé devant la jolie mairie et, laissé sur la droite un petit kiosque à musique, on parvient place Carnot. Ses maisons élégantes aux crépis colorés, à la mode italienne, lui confèrent un visage attrayant. Sur la gauche, une parfumerie a remplacé la pension Perret, où Lamartine logea en 1820, 1823 et 1830.

En 1820 y furent négociées les clauses de son contrat de mariage avec Mary-Ann Birch, une Anglaise « pleine d'agrément ». Avec elle, il viendra en villégiature dans la belle villa Chevalley que l'on découvre au-dessus des thermes, facilement accessible par un sentier bien balisé. Hélas abandonnée (l'État propriétaire envisagerait d'en faire un centre culturel ou administratif...), cette bâtisse carrée, sans affectation, jouit d'une vue superbe sur les pentes d'Aix et sur le lac.

En redescendant par le nord, on emprunte le boulevard des Côtes, bordé de villas cossues. Au numéro 10 se dresse le musée Faure, justement réputé pour sa merveilleuse collection impressionniste. Au dernier étage de l'élégant bâtiment, reconstitution évocatrice de la chambre de l'écrivain à la pension Perrier.

 

Le recueil des Méditations est publié en 1820 et obtient un succès fulgurant. Lamartine épouse la même année Mary Ann Elisa Birch, une jeune Anglaise, et occupe des fonctions de secrétaire d'ambassade en Italie avant de démissionner en 1830.

Alphonse de Lamartine revient à Aix-les-Bains et séjourne plusieurs fois à Châtillon à l'été 1819, rencontre le baron Hyacinthe Rambert de Châtillon. C'est à cette même période, qu'il demande la main d'Elisa Birch. Le château inspire une des Méditations poétiques de Lamartine, « La Retraite ».


Des personnalités ont séjourné à Aix-les-Bains :

En 1811, Madame de Staël, lasse de Coppet, vient à Aix retrouver Madame Récamier, et Benjamin Constant qui devient son amant. 
En 1832, Alexandre Dumas Père croise Honoré de Balzac, qui écrit à Aix "Le Médecin de campagne". 


George Sand situe autour du lac du Bourget l'action de "Mademoiselle La Quintinie". 
Sous Napoléon III, Marie de Solms, exilée de Paris, tient salon littéraire. 
Guy de Maupassant vient à Aix, Verlaine aussi qui souffre d'arthrose du genou. Puis Puvis de Chavannes, Sarah Bernhardt, Saint-Saëns, Rachmaninov, Jean Moulin, Bergson, Edwige Feuillère, Claudel, Yvonne Printemps, Pierre Fresnay. 
Et qui n'a pas chanté là ? Mistinguette, Trénet, Montand, Line Renaud, Luis Mariano, Chevalier, Brassens, Piaf, Aznavour...

Mais la reine d'Aix-les-Bains, c'est la reine Victoria, qui venait là incognito sous le titre de Comtesse de Balmoral. Elle se plaisait tant à Aix, pour l'eau, pour le climat, qu'elle voulut en 1888 acquérir un domaine sur la colline de Tresserve pour construire une résidence. Ce projet ne se réalisa pas.

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La vie de Palace à Aix les Bains – 2/.-

Publié le par Perceval

La vie de Palace à Aix les Bains – 2/.-

Le rattachement de la Savoie à la France, la nouvelle ampleur donnée à l’établissement de bains, l’arrivée du chemin de fer à Aix et la construction d’une gare à proximité du centre ville, donnent une impulsion décisive au développement de la ville. Une véritable fièvre constructive s’empare alors de la station, se traduisant par l’aménagement de nouveaux équipements et l’érection d’hôtels, de palaces et de villas rivalisant d’ostentation et de luxe.

Dans le hall du '' Grand Hôtel '', un groom s’active derrière une jolie femme en crinoline et le concierge derrière son comptoir s’affaire à réserver une table au casino pour ses clients fortunés.

Les nouveaux arrivants montent dans l’ascenseur,  pour découvrir leur chambre disposée autour de l’atrium sous une sublime verrière. Des habitués, entrent et sortent, ou déambulent le long des coursives..

 

Alors que les pensions et les hôtels de la première moitié du XIXe siècle avaient investi des bâtiments préexistants, les établissements ouverts dans la seconde partie du siècle donnent lieu à de nouvelles constructions. Les premiers grands hôtels sont bâtis au centre ville. Le Grand Hôtel d’Aix, achevé en 1857, s’installe entre le casino Grand-Cercle et les thermes.

A la fin du XIXe siècle, villas et palaces investissent les points hauts de la ville situés à l’ouest, de manière à jouir de l’ensoleillement et du paysage. Commandités par Gaudens Rossignoli, les trois palaces Rossignoli, Splendide (1884), Excelsior(1906) et Royal (1914) , sont bâtis sur les hauteurs de la ville.

Pour accéder au plateau du Revard, en 1892 on installe un chemin de fer à crémaillère reliant le centre ville d’Aix-les-Bains au Revard. La gare de départ, aujourd’hui disparue, est située au sud-est du parc thermal, à l’emplacement actuel du palais des Congrès.

 Dès l’inauguration du chemin de fer à crémaillère, un chalet-restaurant en 1892, puis deux chalets-hôtels en 1893-1894, ouvrent leurs portes sur le plateau du Revard.

Adossés à la pente, le chalet-restaurant et les deux chalets-hôtels privilégient une orientation vers le sud-est, c’est-à-dire vers le soleil et vers le panorama des montagnes, aux dépens de la vue sur le lac visible depuis le sommet.

Le Revard est alors fréquenté à la fois de manière journalière par des étrangers venus d’Aix-les-Bains en excursion, et à la fois de manière plus prolongée par des baigneurs et des convalescents auxquels les médecins recommandent le « bon air » après la cure

 

Au cours des XIXe et XXe siècles, deux ports sont progressivement aménagés. Ils permettent dans un premier temps le transport des marchandises, puis celui des personnes, avant d’accueillir des bateaux d’excursion et de plaisance.

Au ''Grand port '', l’apparition des premiers bateaux à vapeur en 1839 coïncide avec celle des premières excursions organisées pour les villégiateurs.

A la fin du XIXe siècle, baigneurs et étrangers fréquentent quotidiennement les bords de lac, pour de simples promenades ou des excursions en bateaux. Grand Port et Petit Port deviennent facilement accessibles par le service de tramways reliant le centre historique, actif entre 1896 et 1908. Mais si ces deux ports deviennent des lieux de plaisance, ils ne deviennent pas pour autant de véritables lieux de villégiature s’incarnant dans la présence de villas.

Sources : Elsa Belle ( les Carnets de l'inventaire – Service régional)

A suivre avec Lamartine ....

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La vie de Palace à Aix les Bains – 1/.- Établissement Thermal

Publié le par Perceval

Je reviens d'un séjour à Aix les Bains, et j'ai rêvé de Palaces...

A vrai dire, j'étais en cette fin XIXe, un visiteur attentif des charmes d'être riche, et accessoirement curiste …

Curiste bien avant les thermes Chevalley d'aujourd'hui. Avant encore la construction des thermes Pétriaux (1933), avec le hall monumental au style Art Déco, et ces deux cabines dîtes de l’Aga Khan qui représentent également le luxe de l’époque.

 

Aix est une petite ville de l’Etat de Piémont - Sardaigne. Puis, Aix les Bains devient au XIXe siècle une station thermale mondaine. Devenue à la mode, de nombreuses personnalités issues de l’aristocratie, des grandes fortunes d’Europe ainsi que de nombreux artistes s’y pressent. On y vient autant pour aller aux bains que pour s’y montrer. On retrouve dans les archives trace des séjours de la Reine Victoria, l’Impératrice Sissi, la famille de Napoléon, Sarah Bernhardt, Georges Sand, Maupassant, Lamartine … 

AIX LES BAINS - Le Bâtiment royal des Bains, milieu du XIXe siècle.

 

On vient aux bains depuis l'époque romaine … Et, c'est la construction du Bâtiment royal des Bains en 1783, à l’initiative du roi Victor Amédée III, qui signe le redémarrage du thermalisme aixois, tombé en sommeil depuis le IVe siècle.

La première moitié du XIXe siècle voit l’ouverture de plusieurs pensions et hôtels, installés dans des bâtiments préexistants, pour accueillir les villégiateurs.

AIX LES BAINS -La villa Chevalley et son parc. - La cure à droite

Le début du XIXe siècle est marqué par les premières villégiatures aristocratiques. La villa Chevalley, implantée au-dessus, a accueilli les séjours des membres de la famille impériale napoléonide puis ceux de la famille royale sarde.

 

Complément de la ville thermale, la ville de plaisirs émerge en 1824 avec la création d’un cercle, soit un lieu de rencontres, d’échanges et de jeux dédié aux villégiateurs. Installé d’abord dans le château des marquis d’Aix, le cercle commandite la construction d’un casino en 1849 à l’architecte Charles Pellegrini. Le Casino Grand Cercle, est inauguré par le Roi Victor-Emmanuel II de Savoie, en 1850.

Dans les années 1850, l’établissement thermal fait l’objet d’un projet d’agrandissement important... Les thermes Pellegrini prennent place devant le Bâtiment royal des Bains dont ils masquent désormais la façade principale. Leur présence sur la rue se caractérise par une élévation néoclassique, rythmée de trois grandes baies en plein cintre donnant accès au hall d’accueil central 

A suivre ... avec les Palaces et Lamartine...

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De la Beauté, sinon rien ...

Publié le par Perceval

De la Beauté, sinon rien ...

Du peintre : Frank Cadogan Cowper - Molly, Duchess Of Nona.

Molly est l'une parmi les nombreux personnages de ''Little Novels of Italy'' (1899) ; où belle de corps et de cœur, elle est mariée au calculateur Duc de Nona....

L'auteur est Maurice Henry Hewlett (1861–1923), anglais, poète et essayiste. Il écrit également des nouvelles historiques...

Egalement, de Frank Cadogan Cowper ( 1877-1958) :

Ce tableau qui représente Lucrèce Borgia ''régnant'' sur le Vatican durant l'absence du Pape Alexandre VI ( son père...), œuvre datée de 1908-1914 

Frank Cadogan Cowper est un des derniers représentants du Préraphaélisme. Il peint en particulier des portraits et des œuvres historiques et littéraires.

De la Beauté, sinon rien ...
De la Beauté, sinon rien ...

Ce tableau représente un incident obscur et scandaleux de l'histoire des papes. En 1501, la fille du pape Alexandre VI, Lucrèce Borgia, ( fille ''reconnue'') prend sa place lors d'une réunion.

Ici, le peintre imagine ce moment suggestif pendant lequel deux nobles écartent la robe de Lucrèce pour qu'un frère Francisain puisse embrasser sa chaussure...

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Conte: Les trois dés.

Publié le par Perceval

 * Non loin de Brocéliande, la femme d'un meunier cousait près du canal qui acheminait l'eau à la roue du moulin.

Soudain, son dé tomba dans le courant et disparut. Le dé est un outil indispensable, de plus, celui-ci était de cuivre et décoré... La couturière hurla de désespoir, invoqua les saints et même Merlin... Et, - c'était une autre époque … - c'est Merlin qui lui apparut :

- Chère fille, pourquoi pleures-tu ?

- Mon dé est tombé dans l'eau !

- Est-ce si grave ?

- Oui, j'en ai besoin pour aider mon mari à nourrir notre famille.

Le druide plongea la main dans l'eau, et  en sortit un dé en or avec des saphirs... Et, il lui demanda :

 - Femme, est-ce là ton dé ?

- Non, répondit la couturière.
Il plongea à nouveau la main dans l'eau, et en sortit cette fois un dé en argent avec des rubis,    et il lui demanda :

- Femme, est-ce là ton dé ?

- Non, répondit encore la couturière.

Il plongea une troisième fois la main dans l'eau et en sortit un dé en cuivre et il lui demanda encore :

- Femme, est-ce là ton dé ?

- Oui, répondit la couturière.

Merlin fut satisfait et content de l'honnêteté de cette femme, lui donna les trois dés. 

La femme rentra toute contente à la maison.

** Quelques années plus tard, pendant une promenade avec son mari au bord de la rivière, le mari tomba dans l'eau , et disparut dans le courant.

La femme hurla de toutes ses forces et le sage Merlin, alerté par ses cris, apparut. 

- Ma chère fille, pourquoi pleures-tu ?

- Mon mari est tombé dans la rivière ! 
Merlin plongea la main dans l'eau, et en sortit, le chevalier Gauvain.

-  Femme, est-ce ton mari ?

-  Oui oui ! hurla la gente dame ! 
- Le Saint, furieux, lui dit :

-  Tu as menti : ce n'est pas ton mari ! 

La femme répondit : 

-  Il y a un malentendu. 

    Si j'avais dit "non" au chevalier Gauvain
    Vous auriez sorti Lancelot.

    Et si j'avais dit "non" à lui aussi ; vous auriez sorti mon mari... Et si à ce moment là j'avais dit "oui", vous m'auriez donné les trois !

- Et, ma santé n'est plus si bonne : je n'aurais pas pu prendre soin de trois maris.

- C'est pour cela que j'ai dit "oui" à Sir Gauvain.

On dit que la réponse plut à Merlin... Aussi il lui permit de garder Sir Gauvain. Enfin, pendant le temps de cette histoire ...

Conte: Les trois dés.

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Gothic - Fantasy - Art

Publié le par Perceval

Arantza Sestayo, est une illustratrice espagnole.

Son travail d'illustration évoque souvent une ambiance gothique et fantasy, avec une image de la femme sensuelle et ténébreuse...

Dans sa première compilation, Baisers maudits, on y trouve une série magnifique sur le monde des vampires et de la Fantasy.

Gothic - Fantasy - ArtGothic - Fantasy - ArtGothic - Fantasy - Art
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Victoria Francés est une artiste peintre née à Valence, en Espagne, le 25 octobre 1982. Elle est diplômée de la Facultad de Bellas Artes de San Carlos de l'Université polytechnique de Valence, Espagne.

Citant volontiers des auteurs tels qu'Edgar Allan Poe, Anne Rice et H. P. Lovecraft, et des illustrateurs tels que Brian Froud et Arthur Rackham dans la liste de ses influences, son travail est fortement inspiré par le fantastique et l'univers gothique. Ainsi, évoluant dans des environnements lugubres, vampires, succubes ou simplement jeunes femmes spectrales vêtues de robes traditionnelles sont le genre de personnages que l'on retrouve souvent dans ses œuvres.

Victoria Francés a illustré plusieurs livres et plusieurs posters. Son art peut aussi être admiré dans des calendriers édités de 2006 à 2009.

Gothic - Fantasy - ArtGothic - Fantasy - Art
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Julia Fullerton-Batten, The Act.

Publié le par Perceval

Julia Fullerton-Batten est née en Allemagne, elle a grandit aux États-Unis et en Allemagne. Elle déménage en Angleterre à l'âge de 16 ans. Depuis, elle voyage partout dans le monde. Après avoir étudié la photographie, elle travaille pour Vogue magazine à Londres où elle participe à des shooting avec des photographes de mode reconnus.

* Ce projet de la photographe Julia Fullerton-Batten, The Act, capture des images de femmes qui ''travaillent'' dans l'industrie du sexe au Royaume-Uni. Elle les interview puis les met en scène sur une scène de théâtre et leur permet ainsi -dit-elle- de raconter leurs propres histoires.

Cette activité est en fait très diversifiée ; il y a de plus en plus de manière de vivre et travailler par le sexe ; et elle reste très stigmatisée, ce que toutes ces femmes regrettent...

Julia Fullerton-Batten a exploré les raisons de leur choix... Après une année d’essais, Julia Fullerton-Batten a choisi quinze modèles, dont certaines avaient reçu une bonne éducation et possédaient des diplômes universitaires. Parmi elles, se trouvent des acrobates, une strip-teaseuse de ping-pong, une dominatrice, une escort girl, et des stars du web et du porno.

Ces photos – par une mise en scène théâtrale - expriment la manière dont ses femmes se voient, et soulignent “leur acte”. Toutes, raconte Julia Fullerson, vivent leur vie comme sur une scène. Elles sont fières de leur corps, et utilisent leur apparence pour générer un revenu.

L'éclairage, l'esthétique de l'image veut suggérer une interprétation énigmatique de cet acte. La sexualité reste un continent obscur... « J'ai évité une représentation sexuellement explicite. Les images se veulent sexy et provocantes, mais aussi ludiques. »

« Le rôle des femmes dans l'industrie du sexe est fortement débattu: certaines féministes affirment que le travail sexuel devrait être aboli, d'autres prétendent qu'il contribue à la liberté de choix de la femme, quant au travail dans lequel elle s'engage. »

« Bien que ce ne soit pas un choix de carrière que je ferais ... Je suis admiratrice de ces 15 femmes », explique Julia. « Elles sont honnêtes envers elles-mêmes et présentent un degré élevé de respect de soi. Je laisserai à leur histoire le dernier mot derrière cette expérience qui pour moi fut extraordinaire. »

Julia Fullerton-Batten, The Act.
Julia Fullerton-Batten, The Act.
Julia Fullerton-Batten, The Act.
Julia Fullerton-Batten, The Act.
Julia Fullerton-Batten, The Act.
Julia Fullerton-Batten, The Act.
Julia Fullerton-Batten, The Act.
Julia Fullerton-Batten, The Act.
Julia Fullerton-Batten, The Act.
Julia Fullerton-Batten, The Act.
Julia Fullerton-Batten, The Act.
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Eser Afacan: féminité

Publié le par Perceval

Eser Afacan est né en 1953, il est artiste peintre et sculpteur turc. Son père, également un artiste, est assyrien, tandis que sa mère est d'origine grecque. 
Afacan a commencé à dessiner à un jeune âge. Il a étudié à Manchester, en Angleterre avant de passer à la Norvège en 1978 pour étudier les mathématiques et la physique à l'Université de Bergen. En tant qu'étudiant, il a rencontré l' artiste norvégien Odd Nerdrum, avec qui il a travaillé par la suite. 
A partir de 1986, Afacan expose son travail dans de nombreux pays (Norvège, Turquie, USA, Canada). Sa technique de peinture utilise peintures à l'huile pour créer une couche transparente sur des couches de base...

Après avoir vécu entre l' Angleterre et la Norvège jusqu'en 1985, il a déménagé aux États-Unis avant d' émigrer au Canada en 2003, et s'installer avec sa famille à Kingston, en Ontario.

Ces deux tableaux expose des féminités opposées et complémentaires ...

Eser Afacan: féminité
Eser Afacan: féminité

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