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Articles avec #muse - egerie - modele ..etc tag

Lilya Brik, muse de Maïakovski -1-

Publié le par Perceval

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  Lilya Brik à l'affiche de Alexander Rodchenko pour l'éditeur soviétique Gosizdat 1924

Sur cette affiche d'Alexander Rodchenko (1891-1956) - pour Gosizdat importante éditeur russe (entre 1919 et 1930) – le modèle photo. est Lilya Brik (1891-1978) femme d'une forte personnalité, coqueluche et muse de l'avant-garde et post révolutionnaire russe. Elle est la sœur d'Elsa Triolet, et sera la compagne de Vladimir Maïakovski ( après sa liaison avec Elsa...) jusqu'à son suicide en 1930.

- Dès 1905, elle a rejoint la révolution russe. En 1912, elle se marie avec Ossip Brik, un écrivain qui lui fait découvrir le monde artistique et avant-gardiste russe. Ensuite, Lily, son mari Ossip Brik et Maïakovski forment une sorte de ménage à trois.

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Ici Lily Brik est photographiée par Martine Franck en 1976, atteinte d'une maladie incurable, elle se suicide en 1978

Après la disparition du poète, elle se marie avec Vitaliy Primakov qui meurt en 1937. Elle devient la compagne de Vasily Katanian et le couple passe la plupart de son temps à diffuser l'œuvre de Maiakovski.

 *****

Lilya est la muse de la poésie de Maïakovski, et le couple a affirmé sa présence dans les nouveaux mouvements littéraires et artistiques de l'Union soviétique. Elle inspire également le photographe pionnier et graphiste Alexander Rodchenko.

Lilya Yurevna Kagan est né en 1891 à Moscou d'un avocat juif et une professeure de musique. Elle et sa soeur, Elsa, ont reçu une éducation bourgeoise typiquement européenne, elle joue du piano et parle le français et l'allemand. Lilya a étudié l'architecture à l'Institut de Moscou, s'est formée en privé à la danse et écrit des poèmes.

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La rencontre amoureuse entre Lilya et Maïakovski fut subite et sous-tendue par sa poésie. Le couple ne se quitte plus … Arrive ensuite, Rodchenko en 1915, et avec Ossip, le quatuor devient un groupe créatif et passionné...

En 1918, Lilya écrit: «Après avoir testé mes sentiments pour le poète, j'ai pu tout dire à Brik sur mon amour pour Maïakovski. Nous avons tous décidé de ne jamais nous séparer et de passer notre vies en restant intimes, étroitement liés par des intérêts communs, des goûts et le travail ».

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Lilya Brik,  avec son mari Ossip (à droite) et son amant Mayakovsky

Mais, compte tenu de la personnalité mélodramatique de Maïakovski, il n'est pas étonnant que l'ambiance soit instable et que le groupe vive des périodes tourmentées.

 

Avec Ossip Brik, les deux hommes publient un magazine sur les arts de gauche, LEF (Front de gauche des Arts), une vitrine pour les nouveaux écrivains et les dessins de Rodchenko. Son portrait en gros plan d'Ossip Brik, avec des lettres cyrilliques L.E.F. collées sur ses lunettes, reste un modèle emblématique.

Lilya est aussi une muse pour Rodchenko. « Elle a toujours été, une femme très individualiste libre - avant, pendant et après la Révolution, dit Olga Sviblova ( fondatrice du Musée d'art multimédia (MAMM) à Moscou. ) .... Elle était une muse, elle a inspiré les gens, et c'est un rôle très important." (…) «Sa beauté n'était pas conventionnelle, mais elle avait le talent de pouvoir donner de l'énergie à d'autres personnes, afin de stimuler leur inspiration. C'est au-delà d'être belle ou d'être amante ... »

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Lilya Brik n'était pas jolie. Petite taille, mince, voûtée, avec des yeux énormes, elle semblait tout à fait une adolescente. Cependant, il y avait quelque chose de spécial, très féminin, qui a attiré les hommes et ceux qui sont forcés d'admirer cette femme étonnante

 

 

....

 Lilya Brik et Vladimir Maïakovski  


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Reading is sexy - 5 -

Publié le par Perceval

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Reading is sexy, avec les stars -2-

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Qui fut Meret Oppenheim (Berlin 1913-Bâle 1985) ?

Publié le par Perceval

Issue d’une famille juive cultivée où elle croise aussi bien l’écrivain Hermann Hesse que Carl Jung qui l’encourage à noter tous ses rêves.

meret-oppenheim 01

Meret Oppenheim se cache , le nez dans un carnet de croquis ( lui-même à l'intérieur de son livre de cantiques pendant les services religieux de longues et fastidieuses...). Elle décide qu'elle ne se marierait jamais !

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 Meret Oppenheim-07  Meret Oppenheim (Berlin 1913-Bâle 1985) 0

Arrivée à Paris en mai 1932, elle présente son cahier à André Breton... Elle passe ses journées dans des galeries et cafés, à écrit ses premiers poèmes dans le Café du Dôme où elle rencontre Giacometti en 1933. Grâce à lui, elle a rencontre Sophie Taeuber et Hans Arp, Kurt Seligmann et Max Ernst. Giacometti et Arp sont ses premiers mentors artistiques; Ernst et Man Ray ses compagnons intimes.

Ma gouvernante- mein Kindermädchen, 1936


Ses œuvres témoignent d’une quête d’identité profonde. L’artiste y détourne les attributs traditionnels de la féminité comme le bijou ou le maquillage pour s’ouvrir à d’autres rôles ...

 

Ma gouvernante- mein Kindermädchen, 1936  -->

 

Son mot d’ordre ? « La liberté n’est donnée à personne, il faut la prendre. »

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            Man Ray: Meret Oppenheim  1959 - de M. Oppenheim,  le-festin

Pour échapper peut-être au machisme dominateur de la bande à Breton et trouver sa voie singulière, elle repart à Bâle en 1937.

En 1933, Man Ray réalise ses photos de nus de Meret Oppenh Meret Oppenheim, Le déjeuner en fourrure 2

En 1933, Man Ray réalise

ses photos de nus de Meret Oppenheim

Meret Oppenheim, Le déjeuner en fourrure, 1936


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 La femme pierre  Die Steinfran  

de Meret Oppenheim (1938)

Sa Femme-pierre (1938), peinte allongée sur une plage, sans bras, impuissante, semble annoncer la dépression profonde qu’elle connaîtra durant la Seconde Guerre mondiale et jusqu’en 1954.« C’était comme si la discrimination séculaire envers la femme pesait sur mes épaules (…), comme un sentiment persistant d’infériorité », confiera-t-elle plus tard.

En 1945, elle rencontre Wolfgang La Roche. Ils se marient quatre ans plus tard à Berne où ils s'installent. Mais en 1950, Meret Oppenheim revient à Paris, seule. En 1954, elle se remet à travailler après dix-huit ans d’inactivité artistique. Deux ans plus tard, elle dessine les costumes et les masques pour la pièce de Picasso « Le Désir attrapé par la queue » représentée à Berne. 

Si vous me dites ce qui est juste, je sais

vous chanter l'Eloge du corbeau avec les pieds

qui changent et qui scintillent.

Ce que je préfère, ce sont ces froides fleurs de rire

Et leurs clins d'œil, dont les ombres luisent dans

l'obscurité.

 

Qui prendra la folie aux arbres ?

A qui le ciel fait-il cadeau de violettes de vapeur ?

Comment une chute conseille-t-elle une suivante ?

 

On trouve comme ceci la solution de ces questions et

d'autres :

 

Qu'on sépare la senteur de son parcours et qu'on essaie

de faire un nœud à son oreille tout en courant un mille.

L'air peut alors raccourcir ses limites de deux degrés et

le résultat ne se fait pas attendre.

Poème de Meret Oppenheim

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Meret Oppenheim,1975Meret Oppenheim,1975



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Portraits d'actrices -2- Marie Doro.

Publié le par Perceval

 

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Marie Doro (1882 - 1956) est une actrice américaine du début du cinéma muet ( entre 1915 et 1924). elle était reconnue comme une femme intelligente, cultivée et pleine d'esprit.

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Qualifiée de "beauté piquante", Marie Doro fut cantonnée à des rôles insipides... Sans doute, effrayait-elle, par son humour sec et sa profonde culture ( elle était experte en poésie élisabéthaine ...)!

Tout au long des années 1910, Marie Doro reste une grande dame très respectée et populaire.

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Elle s'est mariée avec un acteur de cinéma muet, Elliott Dexter, et après leur divorce elle eut une liaison avec le célèbre acteur William Gilette. 

charlie-chaplin-with-olive-ann-alcorn-edna-purviance-willie.jpgCharlie Chaplin a écrit dans son livre "My Autobiography" que Marie Doro était son premier amour. 

Alors que Marie Doro, joue avec William Gilette dans une pièce intitulée "Clarissa", et dont il est l'auteur. Charlie Chaplin, est reçu par l'acteur dans sa loge ...

"...  le régisseur qui me conduisit jusqu'à la loge de M. Gillette et les paroles de celui-ci après qu'on m'eut présenté.

- Voudrais-tu jouer dans Sherlock Holmes, avec moi ?
Et l'explosion d'enthousiasme avec laquelle je répondis :
- Oh, je pense bien, M. Gillette !
Doro--Marie--Wood-Nymph--The--1916-detail.jpgEt le lendemain matin, j'attendais sur la scène et je vis Mary Doro pour la première fois, vêtue de la plus ravissante robe d'été blanche. Quel choc de voir une créature aussi belle à une heure aussi matinale… Elle était d'une beauté si accablante que je lui en voulais. Je lui reprochais la moue de ses lèvres délicates, ses dents blanches et régulières, son adorable menton, ses cheveux d'un noir de jais et ses yeux sombres… Elle ne parut pas remarquer ma présence. Je venais d'avoir seize ans et la proximité de cette beauté me détermina à ne pas me laisser obséder par elle. Mais Oh! mon Dieu, qu'elle était belle ! Ce fut le coup de foudre…"
( ...)  "Clarissa" la pièce que Gillette avait écrite pour Mary Doro, fut un échec.
Tout en vantant la beauté de Mary, ils déclarèrent que ce ne fut pas suffisant pour faire tenir un affreux mélo ; aussi Gillette termina-t-il la saison en reprenant Sherlock Holmes, où l'on m'engagea pour le rôle de Billy.
(...)
Aux répétitions de Holmes, je rencontrai à nouveau Mary Doro, plus belle que jamais… Dans Holmes, elle jouait le rôle d'Alice Faulkner, mais nous n'avions jamais de scène ensemble…
(...)
Le soir où avait lieu la dernière représentation de Sherlock Holmes au Théâtre du Duc d'York, et où Mary Doro devait repartir pour l'Amérique, je m'en allai tout seul et j'essayai de noyer mon désespoir dans l'alcool.
Je revis Mary deux ou trois ans plus tard à Philadelphie. Elle présidait l'ouverture d'un nouveau théâtre où je jouais dans la troupe de Karno*. Elle était toujours aussi belle. Des coulisses, je la regardai sous mon maquillage, pendant qu'elle prononçait un petit discours, mais j'étais trop timide pour me faire connaître ! ..."
Cet amour non partagé a duré plus de onze ans.... Mais, finalement, Marie et Charlie furent réunis de nouveau ... 

Après être devenue désabusée d'Hollywood, elle se retire de la vie publique, se passionne pour le spiritisme, et se consacre à la spiritualité. Elle étudie brièvement à l'Union Theological Seminary.
Elle était connue pour aller à l'extrême pour éviter les amis et la famille, au point de changer d'hôtels plusieurs fois par semaine. Marie Doro est morte à New York à 74 ans.

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Shirley Temple, décédée aujourd'hui

Publié le par Perceval

Shirley Temple est une actrice et une diplomate américaine née le 23 avril 1928  à Santa Monica en Californie, et décédée aujourd'hui, à 85 ans.
Oscarisée en 1934. Elle tient une place à part dans l'histoire du cinéma: elle est en effet le premier enfant-star à avoir connu une renommée internationale, due en grande partie à sa longue filmographie. Elle tourne plus de 40 films, elle est la partenaire de vedettes reconnues. Elle fut une véritable icône dans l'Amérique des années 30 et 40.

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Elle est nommée, en 1969, déléguée des États-Unis aux Nations Unies par le président Richard Nixon.

 Elle fut ambassadrice au Ghana 1974/1976, puis en Tchecoslovaquie 1989/1992 . Ayant vécu la révolution de velours, elle décrit cela comme « le meilleur travail qu'elleait jamais eu ». En 1976, elle est devenue la première femme à être chef de protocole du département d'état américain.

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Oeuvre de Salvador Dali, en 1939: Shirley temple, le plus jeune monstre sacré du cinéma de son temps....

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La femme convoitée, et l'amour courtois.

Publié le par Perceval

N'oublions pas qu'au moment où l'on idéalise « l'amour courtois » :


"Pour la grande masse des chevaliers, l'amour courtois ne fut alors, quand ils en eurent connaissance, qu'une attitude mal comprise ; ils étaient encore, et pour longtemps, de purs soudards, incultes, incapables de réprimer leurs appétits, aux  réflexes religieux élémentaires - parfois, dans les provinces les moins pénétrées, d'une redoutable sauvagerie, pillards vêtus de peaux de renards, tueurs de moines, détrousseurs de marchands, et ravisseurs de filles."
G. Duby et R. Mandrou, Histoire de la civilisation française, A. Colin, 1958.

"Pour eux, la femme est d'abord un objet. Les hommes la donnent, la prennent, la jettent. Elle fait partie de leur avoir, de leurs biens meubles. Ou bien, pour affirmer leur propre gloire, ils l'exposent à leurs côtés, pompeusement parée, comme l'une des plus belles pièces de leur trésor, ou bien ils la cachent au plus profond de leur demeure et, s'il est besoin de l'en extraire, ils la dissimulent sous les rideaux de la litière, sous le voile, sous le manteau, car il importe de la dérober à la vue d'autres hommes qui pourraient bien vouloir s'en emparer.".
Georges Duby, Dames au XIIème siècle, Gallimard, 1995.

Aussi, fallait-il bien que sous l'impulsion de femmes comme Aliénor d'Aquitaine ( 1122-1204) ou Marie de France ( sa fille ) (1) , une autre vision de la chevalerie soit proposée. C'est la tache demandée à Chrétien de Troyes, par Marie de Champagne (1174-1204) ( et fille de Marie de France ) : Au début de « Lancelot ou le chevalier de la charrette » écrit : «  puisque ma dame de Champagne veut que j'entreprenne un roman, je l’entreprendrai très volontiers ». Marie participe à l’épanouissement du lyrisme courtois en langue d'oïl …

  • (1) Marie de France ( 1145-1198) participa à la cour lettrée d’Aliénor d'Aquitaine à Poitiers (1170-1173) et tint elle-même une cour brillante et protégea ou encouragea plusieurs écrivains, dont Chrétien de Troyes, Gace Brulé, Gautier d'Arras, Guyot de Provins, Huon d'Oisy, Geoffroi de Villehardouin.

 

Lancelot embrassant Guenièvre

L'amour glorifié par le mythe , devient au XIIe siècle, une contre-proposition à ce que la religion préconisait alors … La Quête du Graal à l'origine, ou Tristan, blessé, s'embarquant sur une nef sans gouvernail, ni voile, à la recherche du baume qui le délivrera du mal dont il souffre, illustre le départ mystique, l'abandon à l'aventure surnaturelle.
L'Église romaine condamne, alors, l'amour courtois comme une hérésie … St Bernard lui-même relit le Cantique des cantiques et oppose à la fin'amor, la mystique de l'Amour divin ( 1129 ).

Les 'prolongations' christianisée des romans du Graal, corrigeront les excès de l'amour courtois, sauf peut-être l'amour de Lancelot pour Guenièvre : trop connu... !

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La femme, devant le petit garçon.

Publié le par Perceval

Sans expliciter beaucoup plus ; j'ai d'abord été frappé par l'une de ces illustrations, qui m'a reporté à des émois d'enfant ou d'adolescent … Enfant invisible, qui - cantonné dans sa posture de voyeur – croise des femmes, des jeunes filles sans pudeur ...

 Mike Cockrill  Mike Cockrill Oh, Little Boy de berger
 Mike cockrill Red Rocket 2009  Mike Cockrill 2

Illustrations de Mike Cockrill

Devant le regard d'un petit garçon, il y a toujours - un jour - une femme ; ou, beaucoup plus curieusement une petite fille qui joue à la femme … 

Balthus GoldenDays

Ensuite, ce souvenir ; a besoin de la prose d'un Proust, pour donner beaucoup plus de profondeur et de présence ( avec un décor, des personnages, un monde …) à ce qui n'est qu'une émotion ….

Enfant-lisant

 

 

 

 

 

 

 

«Les Jeunes filles en fleurs » :

« Un instant après (…) je quittai [ Françoise] pour retourner auprès de Gilberte. Je l'aperçus tout de suite, sur une chaise, derrière le massif de lauriers. C'était pour ne pas être vue de ses amies : on jouait à cache-cache. J'allai m'asseoir à côté d'elle. Elle avait une toque plate qui descendait assez bas sur ses yeux leur donnant ce même regard «en dessous», rêveur et fourbe que je lui avais vu la première fois à Combray. 

( …) Tenez, ajouta-t-elle, ne me laissez pas votre lettre, il faut rejoindre les autres puisqu'ils ne m'ont pas trouvée. » (…) Car m'approchant de Gilberte qui, renversée sur sa chaise, me disait de prendre la lettre et ne me la tendait pas, je me sentis si attiré par son corps que je lui dis :

– Voyons, empêchez-moi de l'attraper nous allons voir qui sera le plus fort.

A gauche Marcel Proust et son frère, Robert. Marcel seraA gauche:  Marcel Proust et son frère, Robert.  A droite  Marcel Proust, en canotier, en compagnie d’Antoinette Faure

Elle la mit dans son dos, je passai mes mains derrière son cou, en soulevant les nattes de ses cheveux qu'elle portait sur les épaules, soit que ce fût encore de son âge, soit que sa mère voulût la faire paraître plus longtemps enfant, afin de se rajeunir elle-même; nous luttions, arc-boutés. Je tâchais de l'attirer, elle résistait ; ses pommettes enflammées par l'effort étaient rouges et rondes comme des cerises ; elle riait comme si je l'eusse chatouillée ; je la tenais serrée entre mes jambes comme un arbuste après lequel j'aurais voulu grimper ...

(…)  ; aussitôt je pris la lettre. Alors, Gilberte me dit avec bonté :

– Vous savez, si vous voulez, nous pouvons lutter encore un peu.

Peut-être avait-elle obscurément senti que mon jeu avait un autre objet que celui que j'avais avoué, mais n'avait-elle pas su remarquer que je l'avais atteint. Et moi qui craignais qu'elle s'en fût aperçue (et un certain mouvement rétractile et contenu de pudeur offensée qu'elle eut un instant après, me donna à penser que je n'avais pas eu tort de le craindre), j'acceptai de lutter encore, de peur qu'elle pût croire que je ne m'étais proposé d'autre but que celui après quoi je n'avais plus envie que de rester tranquille auprès d'elle. »

 

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L'histoire de la Mère Noël.

Publié le par Perceval

En Franche-Comté, ce n’était ni saint Nicolas, ni le père Noël qui portaient des cadeaux aux enfants : c’était la vieille tante Arie.
En Espagne, on l’appelle Sainte Catherine.

Tante Arie 1920

La tradition populaire la décrivait comme une très vieille dame au visage resté jeune. En guise de pieds, elle avait fort curieusement des pattes d’oie. Habillée chaudement, elle faisait le tour du pays tout emmitouflée, un bâton dans une main, le licol de l’âne qui l’accompagnait dans l’autre. Un grelot autour du cou, l’âne portait sur son dos deux gros paniers chargés de tous les jouets et de toutes les friandises que la tante Arie devait distribuer.

En Italie, le 6 janvier, les cadeaux étaient apportés par la Befana. Elle est décrite comme une vieille femme volant sur un balai telle une sorcière, la méchanceté en moins et le sourire en plus !
En Russie, La Babouchka ressemble à la Befana italienne. 

 

Cette grand-mère fée aurait elle aussi croisé les Rois mages, venus en plein hiver lui demander de l’aide pour retrouver leur chemin vers Bethléem à travers la forêt. Mais il faisait si froid qu’elle se contenta de leur montrer la direction depuis le seuil de sa porte, sans oser faire un pas dans la neige.
Quelques heures plus tard, saisie de remords, elle s’emmitoufla, prit avec elle une hotte remplie de jouets et de friandises, puis partit vers le Sud pour rattraper la caravane des Rois mages. Hélas, le vent et la neige avaient effacé toutes leurs traces…
C’est pourquoi, assurent les conteurs russes, la fée Babouchka vient tous les ans à Noël distribuer des cadeaux aux enfants pour se faire pardonner. Elle y ajoute parfois un peu de pain noir, car c’est ce qu’elle avait offert aux rois Mages cette fameuse nuit, deux mille ans plus tôt…

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Photographies 1911

Publié le par Perceval

Photos de l'agence Henri Meurisse ( 1872-1935)

1911 Aux courses:

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Simonetta, la " sans pareille " -2-

Publié le par Perceval

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En 1475, Julien s’inscrit à un tournoi pendant lequel il porte une bannière représentant Simonetta peinte dans les atours de Pallas Athéna accompagnée de l’inscription « La Sans Pareille » en français. Julien remporte le tournoi et l’affection de la jeune femme.

A partir de cet événement, elle fut surnommée « la Bella Simonetta » ou « La Sans Pareille » s’attachant la réputation d’être la plus belle femme de Florence et de la Renaissance.

Si Julien et Laurent de Médicis sont tous deux tombés amoureux de Simonetta, il semblerait que seul Julien fut son amant.

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 Julien de Medicis par Sandro_Botticelli        Laurent de Médicis

      Simonetta Vespucci meurt un an après le tournoi, dans la nuit du 26 au 27 avril 1476, probablement des suites d’une tuberculose. Elle n’a que vingt-trois ans.

 

Laurent de Médicis (frère de Julien) écrit dans la nuit où il apprit la mort de Simonetta:

Botticelli_1477-78-Primavera2.jpg« Une jeune femme est morte dans notre ville, inspirant la compassion universelle de tout le peuple florentin. Cela n’est pas étonnant. Parce que, plus qu’aucune autre, elle était ornée d’authentique beauté et de noblesse humaine. Parmi ses nombreuses qualités elle avait dans sa manière d’être une telle douceur et un tel charme que tous ceux qui eurent le privilège de partager avec elle une certaine intimité purent se croire réellement aimés par elle. Les autres femmes de son rang non seulement n’éprouvaient aucune envie à l’égard de l’excellence de sa vertu mais elles exaltaient et louaient sa beauté, sa grâce, à tel point qu’il paraissait incroyable que tant d’hommes puissent l’aimer sans être jaloux et que tant de femmes en fissent l’éloge sans en être envieuses. Et bien que sa vie lui eût valu au plus haut degré l’estime générale pour ses éminentes qualités, la compassion causée par la mort qui la saisissait dans la fleur de l’âge ainsi que la beauté qui émanait d’elle dans la mort, supérieure peut-être à celle de toute créature vivante, laissèrent un sentiment d’ardente tristesse. »

 

Julien de Médicis ne survit pas longtemps car il meurt assassiné lors d’une échauffourée organisée par la famille Pazzi deux ans plus tard, jour pour jour, le 26 avril 1478. Les deux amoureux sont néanmoins éternellement réunis, représentés sous les traits de Vénus et Mars, autre oeuvre célèbre de Botticelli réalisée en 1483.

Simonetta-Vespucci-comme-Venus-dans-la-boite-Sandro-Botti.jpg

      Quant à Botticelli, il apporta la touche finale à son tableau, La Naissance de Vénus, en 1485 soit neuf ans après la mort de Simonetta.botticelli_birth_venus_2.jpg

 

 

Il a demandé à être enterré en compagnie de son modèle dans l’Eglise Ognissanti à Florence. Son souhait fut exaucé à sa mort trente-quatre ans plus tard, en 1510.

 

Simonetta Vespucci par Piero di Cosimo

 

 

 

 

 

Ce panneau pourrait être une commande de la famille Médicis et particulièrement Giuliano da Sangallo, en l'honneur de Simonetta Vespucci, femme de Marco Vespucci et connue pour avoir été la maîtresse de Julien de Médicis, le jeune frère de Laurent le magnifique. Elle avait la réputation à Florence d'être la plus belle femme de son époque. Décédée le 26 avril 1476 à 23 ans, ce portrait est probablement posthume. Il s'agit d'une œuvre de jeunesse de Piero di Cosimo.

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