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Portraits d'actrices -2- Marie Doro.

Publié le par Perceval

 

Marie-Doro-dans-la-piece-Les-morales-de-Marcus.png

Marie Doro (1882 - 1956) est une actrice américaine du début du cinéma muet ( entre 1915 et 1924). elle était reconnue comme une femme intelligente, cultivée et pleine d'esprit.

Marie-Doro-par-Bassano--1913.jpg marie-doro-2.jpg

Qualifiée de "beauté piquante", Marie Doro fut cantonnée à des rôles insipides... Sans doute, effrayait-elle, par son humour sec et sa profonde culture ( elle était experte en poésie élisabéthaine ...)!

Tout au long des années 1910, Marie Doro reste une grande dame très respectée et populaire.

Marie-Doro-lost_and_won-1917.jpg

Elle s'est mariée avec un acteur de cinéma muet, Elliott Dexter, et après leur divorce elle eut une liaison avec le célèbre acteur William Gilette. 

charlie-chaplin-with-olive-ann-alcorn-edna-purviance-willie.jpgCharlie Chaplin a écrit dans son livre "My Autobiography" que Marie Doro était son premier amour. 

Alors que Marie Doro, joue avec William Gilette dans une pièce intitulée "Clarissa", et dont il est l'auteur. Charlie Chaplin, est reçu par l'acteur dans sa loge ...

"...  le régisseur qui me conduisit jusqu'à la loge de M. Gillette et les paroles de celui-ci après qu'on m'eut présenté.

- Voudrais-tu jouer dans Sherlock Holmes, avec moi ?
Et l'explosion d'enthousiasme avec laquelle je répondis :
- Oh, je pense bien, M. Gillette !
Doro--Marie--Wood-Nymph--The--1916-detail.jpgEt le lendemain matin, j'attendais sur la scène et je vis Mary Doro pour la première fois, vêtue de la plus ravissante robe d'été blanche. Quel choc de voir une créature aussi belle à une heure aussi matinale… Elle était d'une beauté si accablante que je lui en voulais. Je lui reprochais la moue de ses lèvres délicates, ses dents blanches et régulières, son adorable menton, ses cheveux d'un noir de jais et ses yeux sombres… Elle ne parut pas remarquer ma présence. Je venais d'avoir seize ans et la proximité de cette beauté me détermina à ne pas me laisser obséder par elle. Mais Oh! mon Dieu, qu'elle était belle ! Ce fut le coup de foudre…"
( ...)  "Clarissa" la pièce que Gillette avait écrite pour Mary Doro, fut un échec.
Tout en vantant la beauté de Mary, ils déclarèrent que ce ne fut pas suffisant pour faire tenir un affreux mélo ; aussi Gillette termina-t-il la saison en reprenant Sherlock Holmes, où l'on m'engagea pour le rôle de Billy.
(...)
Aux répétitions de Holmes, je rencontrai à nouveau Mary Doro, plus belle que jamais… Dans Holmes, elle jouait le rôle d'Alice Faulkner, mais nous n'avions jamais de scène ensemble…
(...)
Le soir où avait lieu la dernière représentation de Sherlock Holmes au Théâtre du Duc d'York, et où Mary Doro devait repartir pour l'Amérique, je m'en allai tout seul et j'essayai de noyer mon désespoir dans l'alcool.
Je revis Mary deux ou trois ans plus tard à Philadelphie. Elle présidait l'ouverture d'un nouveau théâtre où je jouais dans la troupe de Karno*. Elle était toujours aussi belle. Des coulisses, je la regardai sous mon maquillage, pendant qu'elle prononçait un petit discours, mais j'étais trop timide pour me faire connaître ! ..."
Cet amour non partagé a duré plus de onze ans.... Mais, finalement, Marie et Charlie furent réunis de nouveau ... 

Après être devenue désabusée d'Hollywood, elle se retire de la vie publique, se passionne pour le spiritisme, et se consacre à la spiritualité. Elle étudie brièvement à l'Union Theological Seminary.
Elle était connue pour aller à l'extrême pour éviter les amis et la famille, au point de changer d'hôtels plusieurs fois par semaine. Marie Doro est morte à New York à 74 ans.

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Shirley Temple, décédée aujourd'hui

Publié le par Perceval

Shirley Temple est une actrice et une diplomate américaine née le 23 avril 1928  à Santa Monica en Californie, et décédée aujourd'hui, à 85 ans.
Oscarisée en 1934. Elle tient une place à part dans l'histoire du cinéma: elle est en effet le premier enfant-star à avoir connu une renommée internationale, due en grande partie à sa longue filmographie. Elle tourne plus de 40 films, elle est la partenaire de vedettes reconnues. Elle fut une véritable icône dans l'Amérique des années 30 et 40.

shirley-temple-77856.jpg Shirley-Temple-1.jpg
Temple--Shirley-1935.jpg Temple--Shirley--I-ll-Be-Seeing-You-_01.jpg

 

Elle est nommée, en 1969, déléguée des États-Unis aux Nations Unies par le président Richard Nixon.

 Elle fut ambassadrice au Ghana 1974/1976, puis en Tchecoslovaquie 1989/1992 . Ayant vécu la révolution de velours, elle décrit cela comme « le meilleur travail qu'elleait jamais eu ». En 1976, elle est devenue la première femme à être chef de protocole du département d'état américain.

Shirley Temple 2 Shirley-Temple---Movie-Story-Magazine-mars-1949.jpg
Temple--Shirley_05.jpg shirley_temple-today.jpg

 

Shirley-Temple---Salvador-Dali-jpg

Oeuvre de Salvador Dali, en 1939: Shirley temple, le plus jeune monstre sacré du cinéma de son temps....

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La femme convoitée, et l'amour courtois.

Publié le par Perceval

N'oublions pas qu'au moment où l'on idéalise « l'amour courtois » :


"Pour la grande masse des chevaliers, l'amour courtois ne fut alors, quand ils en eurent connaissance, qu'une attitude mal comprise ; ils étaient encore, et pour longtemps, de purs soudards, incultes, incapables de réprimer leurs appétits, aux  réflexes religieux élémentaires - parfois, dans les provinces les moins pénétrées, d'une redoutable sauvagerie, pillards vêtus de peaux de renards, tueurs de moines, détrousseurs de marchands, et ravisseurs de filles."
G. Duby et R. Mandrou, Histoire de la civilisation française, A. Colin, 1958.

"Pour eux, la femme est d'abord un objet. Les hommes la donnent, la prennent, la jettent. Elle fait partie de leur avoir, de leurs biens meubles. Ou bien, pour affirmer leur propre gloire, ils l'exposent à leurs côtés, pompeusement parée, comme l'une des plus belles pièces de leur trésor, ou bien ils la cachent au plus profond de leur demeure et, s'il est besoin de l'en extraire, ils la dissimulent sous les rideaux de la litière, sous le voile, sous le manteau, car il importe de la dérober à la vue d'autres hommes qui pourraient bien vouloir s'en emparer.".
Georges Duby, Dames au XIIème siècle, Gallimard, 1995.

Aussi, fallait-il bien que sous l'impulsion de femmes comme Aliénor d'Aquitaine ( 1122-1204) ou Marie de France ( sa fille ) (1) , une autre vision de la chevalerie soit proposée. C'est la tache demandée à Chrétien de Troyes, par Marie de Champagne (1174-1204) ( et fille de Marie de France ) : Au début de « Lancelot ou le chevalier de la charrette » écrit : «  puisque ma dame de Champagne veut que j'entreprenne un roman, je l’entreprendrai très volontiers ». Marie participe à l’épanouissement du lyrisme courtois en langue d'oïl …

  • (1) Marie de France ( 1145-1198) participa à la cour lettrée d’Aliénor d'Aquitaine à Poitiers (1170-1173) et tint elle-même une cour brillante et protégea ou encouragea plusieurs écrivains, dont Chrétien de Troyes, Gace Brulé, Gautier d'Arras, Guyot de Provins, Huon d'Oisy, Geoffroi de Villehardouin.

 

Lancelot embrassant Guenièvre

L'amour glorifié par le mythe , devient au XIIe siècle, une contre-proposition à ce que la religion préconisait alors … La Quête du Graal à l'origine, ou Tristan, blessé, s'embarquant sur une nef sans gouvernail, ni voile, à la recherche du baume qui le délivrera du mal dont il souffre, illustre le départ mystique, l'abandon à l'aventure surnaturelle.
L'Église romaine condamne, alors, l'amour courtois comme une hérésie … St Bernard lui-même relit le Cantique des cantiques et oppose à la fin'amor, la mystique de l'Amour divin ( 1129 ).

Les 'prolongations' christianisée des romans du Graal, corrigeront les excès de l'amour courtois, sauf peut-être l'amour de Lancelot pour Guenièvre : trop connu... !

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La femme, devant le petit garçon.

Publié le par Perceval

Sans expliciter beaucoup plus ; j'ai d'abord été frappé par l'une de ces illustrations, qui m'a reporté à des émois d'enfant ou d'adolescent … Enfant invisible, qui - cantonné dans sa posture de voyeur – croise des femmes, des jeunes filles sans pudeur ...

 Mike Cockrill  Mike Cockrill Oh, Little Boy de berger
 Mike cockrill Red Rocket 2009  Mike Cockrill 2

Illustrations de Mike Cockrill

Devant le regard d'un petit garçon, il y a toujours - un jour - une femme ; ou, beaucoup plus curieusement une petite fille qui joue à la femme … 

Balthus GoldenDays

Ensuite, ce souvenir ; a besoin de la prose d'un Proust, pour donner beaucoup plus de profondeur et de présence ( avec un décor, des personnages, un monde …) à ce qui n'est qu'une émotion ….

Enfant-lisant

 

 

 

 

 

 

 

«Les Jeunes filles en fleurs » :

« Un instant après (…) je quittai [ Françoise] pour retourner auprès de Gilberte. Je l'aperçus tout de suite, sur une chaise, derrière le massif de lauriers. C'était pour ne pas être vue de ses amies : on jouait à cache-cache. J'allai m'asseoir à côté d'elle. Elle avait une toque plate qui descendait assez bas sur ses yeux leur donnant ce même regard «en dessous», rêveur et fourbe que je lui avais vu la première fois à Combray. 

( …) Tenez, ajouta-t-elle, ne me laissez pas votre lettre, il faut rejoindre les autres puisqu'ils ne m'ont pas trouvée. » (…) Car m'approchant de Gilberte qui, renversée sur sa chaise, me disait de prendre la lettre et ne me la tendait pas, je me sentis si attiré par son corps que je lui dis :

– Voyons, empêchez-moi de l'attraper nous allons voir qui sera le plus fort.

A gauche Marcel Proust et son frère, Robert. Marcel seraA gauche:  Marcel Proust et son frère, Robert.  A droite  Marcel Proust, en canotier, en compagnie d’Antoinette Faure

Elle la mit dans son dos, je passai mes mains derrière son cou, en soulevant les nattes de ses cheveux qu'elle portait sur les épaules, soit que ce fût encore de son âge, soit que sa mère voulût la faire paraître plus longtemps enfant, afin de se rajeunir elle-même; nous luttions, arc-boutés. Je tâchais de l'attirer, elle résistait ; ses pommettes enflammées par l'effort étaient rouges et rondes comme des cerises ; elle riait comme si je l'eusse chatouillée ; je la tenais serrée entre mes jambes comme un arbuste après lequel j'aurais voulu grimper ...

(…)  ; aussitôt je pris la lettre. Alors, Gilberte me dit avec bonté :

– Vous savez, si vous voulez, nous pouvons lutter encore un peu.

Peut-être avait-elle obscurément senti que mon jeu avait un autre objet que celui que j'avais avoué, mais n'avait-elle pas su remarquer que je l'avais atteint. Et moi qui craignais qu'elle s'en fût aperçue (et un certain mouvement rétractile et contenu de pudeur offensée qu'elle eut un instant après, me donna à penser que je n'avais pas eu tort de le craindre), j'acceptai de lutter encore, de peur qu'elle pût croire que je ne m'étais proposé d'autre but que celui après quoi je n'avais plus envie que de rester tranquille auprès d'elle. »

 

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L'histoire de la Mère Noël.

Publié le par Perceval

En Franche-Comté, ce n’était ni saint Nicolas, ni le père Noël qui portaient des cadeaux aux enfants : c’était la vieille tante Arie.
En Espagne, on l’appelle Sainte Catherine.

Tante Arie 1920

La tradition populaire la décrivait comme une très vieille dame au visage resté jeune. En guise de pieds, elle avait fort curieusement des pattes d’oie. Habillée chaudement, elle faisait le tour du pays tout emmitouflée, un bâton dans une main, le licol de l’âne qui l’accompagnait dans l’autre. Un grelot autour du cou, l’âne portait sur son dos deux gros paniers chargés de tous les jouets et de toutes les friandises que la tante Arie devait distribuer.

En Italie, le 6 janvier, les cadeaux étaient apportés par la Befana. Elle est décrite comme une vieille femme volant sur un balai telle une sorcière, la méchanceté en moins et le sourire en plus !
En Russie, La Babouchka ressemble à la Befana italienne. 

 

Cette grand-mère fée aurait elle aussi croisé les Rois mages, venus en plein hiver lui demander de l’aide pour retrouver leur chemin vers Bethléem à travers la forêt. Mais il faisait si froid qu’elle se contenta de leur montrer la direction depuis le seuil de sa porte, sans oser faire un pas dans la neige.
Quelques heures plus tard, saisie de remords, elle s’emmitoufla, prit avec elle une hotte remplie de jouets et de friandises, puis partit vers le Sud pour rattraper la caravane des Rois mages. Hélas, le vent et la neige avaient effacé toutes leurs traces…
C’est pourquoi, assurent les conteurs russes, la fée Babouchka vient tous les ans à Noël distribuer des cadeaux aux enfants pour se faire pardonner. Elle y ajoute parfois un peu de pain noir, car c’est ce qu’elle avait offert aux rois Mages cette fameuse nuit, deux mille ans plus tôt…

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Photographies 1911

Publié le par Perceval

Photos de l'agence Henri Meurisse ( 1872-1935)

1911 Aux courses:

1911-Photos-Henri-Meurisse.jpg

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Simonetta, la " sans pareille " -2-

Publié le par Perceval

simonetta-vespucci-the-muse-of-botticelli

En 1475, Julien s’inscrit à un tournoi pendant lequel il porte une bannière représentant Simonetta peinte dans les atours de Pallas Athéna accompagnée de l’inscription « La Sans Pareille » en français. Julien remporte le tournoi et l’affection de la jeune femme.

A partir de cet événement, elle fut surnommée « la Bella Simonetta » ou « La Sans Pareille » s’attachant la réputation d’être la plus belle femme de Florence et de la Renaissance.

Si Julien et Laurent de Médicis sont tous deux tombés amoureux de Simonetta, il semblerait que seul Julien fut son amant.

Giuliano_de-_Medici_by_Sandro_Botticelli.jpeg Lorenzo_de_Medici.jpg
 Julien de Medicis par Sandro_Botticelli        Laurent de Médicis

      Simonetta Vespucci meurt un an après le tournoi, dans la nuit du 26 au 27 avril 1476, probablement des suites d’une tuberculose. Elle n’a que vingt-trois ans.

 

Laurent de Médicis (frère de Julien) écrit dans la nuit où il apprit la mort de Simonetta:

Botticelli_1477-78-Primavera2.jpg« Une jeune femme est morte dans notre ville, inspirant la compassion universelle de tout le peuple florentin. Cela n’est pas étonnant. Parce que, plus qu’aucune autre, elle était ornée d’authentique beauté et de noblesse humaine. Parmi ses nombreuses qualités elle avait dans sa manière d’être une telle douceur et un tel charme que tous ceux qui eurent le privilège de partager avec elle une certaine intimité purent se croire réellement aimés par elle. Les autres femmes de son rang non seulement n’éprouvaient aucune envie à l’égard de l’excellence de sa vertu mais elles exaltaient et louaient sa beauté, sa grâce, à tel point qu’il paraissait incroyable que tant d’hommes puissent l’aimer sans être jaloux et que tant de femmes en fissent l’éloge sans en être envieuses. Et bien que sa vie lui eût valu au plus haut degré l’estime générale pour ses éminentes qualités, la compassion causée par la mort qui la saisissait dans la fleur de l’âge ainsi que la beauté qui émanait d’elle dans la mort, supérieure peut-être à celle de toute créature vivante, laissèrent un sentiment d’ardente tristesse. »

 

Julien de Médicis ne survit pas longtemps car il meurt assassiné lors d’une échauffourée organisée par la famille Pazzi deux ans plus tard, jour pour jour, le 26 avril 1478. Les deux amoureux sont néanmoins éternellement réunis, représentés sous les traits de Vénus et Mars, autre oeuvre célèbre de Botticelli réalisée en 1483.

Simonetta-Vespucci-comme-Venus-dans-la-boite-Sandro-Botti.jpg

      Quant à Botticelli, il apporta la touche finale à son tableau, La Naissance de Vénus, en 1485 soit neuf ans après la mort de Simonetta.botticelli_birth_venus_2.jpg

 

 

Il a demandé à être enterré en compagnie de son modèle dans l’Eglise Ognissanti à Florence. Son souhait fut exaucé à sa mort trente-quatre ans plus tard, en 1510.

 

Simonetta Vespucci par Piero di Cosimo

 

 

 

 

 

Ce panneau pourrait être une commande de la famille Médicis et particulièrement Giuliano da Sangallo, en l'honneur de Simonetta Vespucci, femme de Marco Vespucci et connue pour avoir été la maîtresse de Julien de Médicis, le jeune frère de Laurent le magnifique. Elle avait la réputation à Florence d'être la plus belle femme de son époque. Décédée le 26 avril 1476 à 23 ans, ce portrait est probablement posthume. Il s'agit d'une œuvre de jeunesse de Piero di Cosimo.

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Simonetta, la " sans pareille " -1-

Publié le par Perceval

Sandro Botticelli , Simonetta Vespucci

La beauté de Simonetta Vespucci, vaut bien - encore- un article sur la blogosphère. Sa vie fut courte, mais les peintures de Boticelli l'ont - à tout jamais – immortalisée.

La belle est née en 1453, en Ligurie. A 16 ans elle est mariée à Marco Vespucci, le cousin du marin florentin Amerigo Vespucci qui après avoir douté de la découverte de C Colomb, fit le voyage en Amérique, et lui donna son nom ! (par le roi Ferdinand II d'Aragon). Les parents de Simonetta espérait beaucoup dans ce mariage, parce que la famille Vespucci était très proche des puissants Médicis ….

Simonetta et Marco, se marient et s'installe à Florence, ville dirigée par Laurent le magnifique. Le mariage se tient dans le luxueux palais de Via Larga... Les deux frères Laurent et Julien de Médicis, en l'honneur des mariés organisent une somptueuse fête à la villa de Careggi.

La beauté de Simonetta provoque une explosion de ferveur dans la ville !

C’est au travers de la vie de cour qu’elle est découverte par Sandro Botticelli et d’autres peintres de la Renaissance.

Boticelli Faces

      Le visage de Simonetta dans la Renaissance italienne incarne le concept de la beauté idéale. C'était important pour des artistes tels que Botticelli, qui pense que la beauté extérieure reflète la richesse intérieure, de la vertu et de la spiritualité.

Elle a été considérée comme la plus belle femme de son temps, salué par les poètes et les peintres. Sandro Botticelli Filipepi, était l'un de ses plus grands fans, elle est devenue sa muse, immortalisant ainsi son image à jamais.Portrait-de-Simonetta-Vespucci--posthume---v.-1476-1480--pa.jpg

Elle est la fille blonde dépeint dans l'image de Notre-Dame de la Miséricorde de Ghirlandaio, dans la chapelle de l'église d'Ognissanti à Florence. Elle est Vénus ...


« Regardez tous les tableaux que Botticelli a peint le long de sa vie : toutes les femmes qui sont venues sous son pinceau, Vénus sortant toute nue et si belle de sa coquille, la vierge à la grenade, les Vertus, les jeunes filles de Jethro, toutes se ressemblent. On dirait des sœurs. Savez-vous pourquoi ? C’est parce qu’elles sont toutes une image rêvée de Simonetta. Il n’a jamais peint qu’elle, ou son souvenir. » 
 

Extrait du « Rendez-vous de Venise » de Philippe Beaussant.



 

 

 

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La mode, 1910-1914, -2-

Publié le par Perceval

La mode à la Belle Epoque (  ), c'est le luxe et l'extravagance ...

La profusion des tissus raffinés, les dentelles, les rubans, les perles, la recherche des détails poussée à l'extrème sont une source d'inspiration infinie.  Les "robes abat-jour" avec des cercles de fourrures flottant autour des hanches, les tenues mélangeant allègrement les styles antiques et orientaux, les chapeaux spectaculaires... L'inventivité de ces costumes est fascinante. Cette exubérence et cette audace ont finalement un aspect très moderne que l'on retrouve aujourd'hui sur certains défilés haute couture.

belle-epoque-L-actrice-Gertie-Miller-sur-la-scene-de-The-D.jpg belle-epoque-Paul-Poiret-dans-son-atelier.jpg

L'actrice Gertie Miller sur la scène de The Dancing Mistress - 1912

 Elle porte une robe de soirée taille empire, le nouveau style classique et fluide. Les longs gants blancs étaient les accessoires indispensables le soir.

Paul Poiret dans son atelier

On ressent une atmosphère de légèreté en regardant les photos du début du XXe siècle. La frivolité de la mode française traduit la prospérité que connait le pays depuis les années 1870. Avec les maisons de couture Doucet, Décroll, Worth, Paquin et Soeurs Callot, Paris est le centre de la mode du monde occidental, et se permet de créer une mode joyeuse, colorée et théâtrale.

Durant cette période, la mode évolue en libérant lentement le corps des femmes. Le couturier Paul Poiret délivre la femme du corset. Il ouvre son salon à Paris en 1903 et avec la maison Paquin, il introduit la ligne Empire. Il signe de sublimes robes fluides qui dessinent une nouvelle silhouette féminine. La taille est haute, sous la poitrine, et le tissu tombe au sol en un drapé souple. Les baleines disparaissent au profit d'un corset en tube plus élastique qui tient les hanches et libère la poitrine. Puis les costumes orientaux créés par Léon Bakst pour Cléopatre etSchéhérazade emportent la ville dans une vague d'exotisme. Inspiré par les tenues orientales et les couleurs du fauvisme, Poiret adopte un style théâtral hardi: tunique souple, pantalons bouffants, kimonos, turbans et longues plumes pour orner la chevelure.

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 L'actrice Ina Claire - robe "abat-jour" de Poiret

 

La fameuse robe "abat-jour" créée par Paul Poiret. Le cercle de fourrure flottant au niveau des hanches est soutenu par un fil métallique de façon à le maintenir écarté du corps. Ce cercle contraste avec la ligne souple et drapée de la robe taille empire.

L'actrice Carol McComas en robe du soir - 1905

 

Tenue typique de la femme élégante de l'époque, avec quantité de dentelles et de volants. Le corsage tombe droit, la taille est serrée dans un corset, la jupe est longue et évasée, ample et légèrement bouffante.

********

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L'actrice Isabel Jay

 

Sa robe est typique de l'engouement de l'époque pour les brocarts et les broderies de type oriental. Des fleurs ou des rosettes de soie ponctuaient souvent la taille haute des robes de jour comme du soir.

Robe Fortuny

 

Ce plissé est typique du style "Fortuny". Il teignait ses soies avec des dégradés de couleurs, et employait des perles de verre de Murano pour lester de façon décorative les bordures et les manches. Ses créations sont inspirées de la Grèce antique et l'Orient.

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Robe "de visite" de la Belle Epoque

 

On aperçoit les trois rangées de jupons portés pour maintenir la forme de la jupe. La journée d'une femme de la haute société est une succession d'habillages et de déshabillages, entre robe du jour, de visite, d'après-midi et du soir.

  L'actrice Gaby Deslys

 

Robe de ligne Directoire. La fluidité de la silhouette, dénuée de volants, de "frou-frou" ou de bordures compliquées contraste avec les robes du début des années 1900. La jupe tombe en ligne droite, et les autoirs de perles sont typiques de la mode de l'époque.

 

Sources: l'Atelier de couture de Constance.

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La mode, 1910-1914, -1-

Publié le par Perceval

1910-1913.jpg

La mode féminine de cette période se caractérise par une silhouette très féminine, privilégiant les formes souples, les courbes, les dentelles, dans l’esprit direct de l’Art Nouveau. La silhouette s’élance, s’affine. 

Les vêtements perdent progressivement de leur ampleur, en abandonnant la crinoline pour la tournure puis en donnant du volume aux jupes à l’aide de simples jupons. Ainsi, dans un premier temps, grâce à de nouveaux corsets, les fesses sont projetées vers l’arrière, les reins sont très cambrés et les femmes affichent une silhouette dite en S. Puis, avec un renforcement de la lutte pour la libération de la femme et le développement des tenues de sport, le corset est abandonné au profit de culottes bouffantes (les bloomers) et de jupons. 
Les décolletés deviennent pigeonnants et les dessous sont mis à l’honneur avec des dentelles, rubans et autres frous-frous qui embellissent les sous-vêtements. Les lignes se simplifiant, les accessoires principaux sont le chapeau, s’affublant des décorations diverses (fruits, plumes, fleurs ...), l’ombrelle et l’éventail

1911-1913.jpg

 

Les débuts du couturier sont fracassants, faisant déjà scandale de 1901 à 1904 chez Worth (maison encore attachée à des traditions périmées) en proposant des robes simples. 
En 1908, il impose des jupes tombant à 5 ou 6 centimètres du sol en un drapé souple, telle une colonne. La taille est placée sous la poitrine, rendant inutile l’usage du corset au profit de hautes ceintures renforcées de baleines. Poiret plaide ainsi en faveur de ce qu’il juge être la beauté naturelle, montrant davantage un corps féminin naturellement svelte. 
En 1909, avec la première session parisienne des Ballets russes, puis en 1910, avec le succès du spectacle Schéhérazade qui provoquent une vague d’orientalisme, Poiret fait évoluer ses inspirations et rénove notablement son univers décoratif. Ses couleurs deviennent flamboyantes (avec des dominances de mauves, lilas, violets, oranges foncés, rouges, verts bouteille) et s’opposent aux palettes en demi-teintes de l’époque. Ses tenues s’agrémentent également de paillettes, perles, fil d’or et d’argent. Empruntant à tous les exotismes, Poiret développera des robes tuniques, des pantalons bouffants, des manteaux à la coupe kimono ... 

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Et, La Belle Epoque à Paris: images animées de la tour Eiffel, des inondations 1910, de l' exposition universelle de 1900, la crue de 1910, la constuction du nouveau métro ...

 

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