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La Femme de Heinz Zanders, peintre allemand

Publié le par Perceval

La Femme de Heinz Zanders, peintre allemand

Des peintures surréalistes, expressionnistes et étonnantes... Des êtres humains qui exacerbent une féminité à la fois belle et effrayante et qui fraye avec des bêtes étranges, des hybrides humains...

Ces représentations contemporaines évoquent des modèles anciens, Bosch, Grünewald, Altdorfer et aussi des maniéristes italiens comme Pontormo ou Bronzino...

Ce peintre, c'est Heinz Zanders, un artiste allemand né le 2 Octobre 1939 à Wolfen. De 1959 à1964 , il étudie à Leipzig à la Hochschule für Grafik und Buchkunst. Il enseigne de 1967 à 1970 à l'Académie des Arts de Berlin.

La Femme de Heinz Zanders, peintre allemand
La Femme de Heinz Zanders, peintre allemand
La Femme de Heinz Zanders, peintre allemand
La Femme de Heinz Zanders, peintre allemand
La Femme de Heinz Zanders, peintre allemand
La Femme de Heinz Zanders, peintre allemand
La Femme de Heinz Zanders, peintre allemand
La Femme de Heinz Zanders, peintre allemand
La Femme de Heinz Zanders, peintre allemand

Difficile d'entrer plus avant dans cet univers …

Discernez-vous plutôt de la tragédie ou de l'humour noir... ? Le conte de fée n'est-il pas ici menaçant … ?

Ne reconnaît-on pas la déesse de l'amour Vénus et la déesse des fleurs Flora, qui évoquerait un certain âge d'or... A moins qu'il s'agisse de la mythique andromède enchaînée à un rocher … ?

Plusieurs motifs se chevauchent avec leurs significations symboliques...

On reconnaîtrait la mystérieuse et belle Mlle VonWaldenburg – une Salomé raffinée - dans celle qui porte sur un plateau, une tête de créature fantastique … ?

La Femme de Heinz Zanders, peintre allemand
La Femme de Heinz Zanders, peintre allemand
La Femme de Heinz Zanders, peintre allemand
La Femme de Heinz Zanders, peintre allemand
La Femme de Heinz Zanders, peintre allemand
La Femme de Heinz Zanders, peintre allemand
La Femme de Heinz Zanders, peintre allemand
La Femme de Heinz Zanders, peintre allemand
La Femme de Heinz Zanders, peintre allemand
La Femme de Heinz Zanders, peintre allemand
La Femme de Heinz Zanders, peintre allemand

La femme est richement habillée, elle est imposante, sa tête peut être tournée sur son épaule vers l'observateur, qui peut se sentir attiré par une paire d'yeux sensuels, des joues légèrement modelées et des lèvres charnues. Mais le regard de l'observateur doute sur l'épaule nue comme un symbole de froideur, de distance et de calcul... Serait-ce de l'arrogance ?

 

 

A côté de cette femme, l'homme se représente en petit homme obèse, échoué dans cette représentation mythologique...

La Femme de Heinz Zanders, peintre allemand
La Femme de Heinz Zanders, peintre allemand
La Femme de Heinz Zanders, peintre allemand

Parfois, l'image féminine est emplit de la laideur de figures-marionnettes aux bras et jambes maigres qui tiennent ensemble par des cordons noués aux articulations, tandis que les mains gracieuses à longues doigts de femmes empêchent ces mécanismes de tomber.

On reconnaît dans les figures féminines de Zander, les images de la Mère de Dieu, de Diane ou Vénus, de la Crucifixion, des Trois Rois, de Salomé, de Persée, de la Méduse ...

La Femme de Heinz Zanders, peintre allemand

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Le maître et Marguerite de Mikhaïl Boulgakov – 3/.-

Publié le par Perceval

Le maître et Marguerite de Mikhaïl Boulgakov – 3/.-
Le maître et Marguerite de Mikhaïl Boulgakov – 3/.-
Le maître et Marguerite de Mikhaïl Boulgakov – 3/.-
Le maître et Marguerite de Mikhaïl Boulgakov – 3/.-
Le maître et Marguerite de Mikhaïl Boulgakov – 3/.-
Le maître et Marguerite de Mikhaïl Boulgakov – 3/.-
Le maître et Marguerite de Mikhaïl Boulgakov – 3/.-
Le maître et Marguerite de Mikhaïl Boulgakov – 3/.-
Le maître et Marguerite de Mikhaïl Boulgakov – 3/.-
Le maître et Marguerite de Mikhaïl Boulgakov – 3/.-
Le maître et Marguerite de Mikhaïl Boulgakov – 3/.-
Le maître et Marguerite de Mikhaïl Boulgakov – 3/.-
Le maître et Marguerite de Mikhaïl Boulgakov – 3/.-
Le maître et Marguerite de Mikhaïl Boulgakov – 3/.-
Le maître et Marguerite de Mikhaïl Boulgakov – 3/.-
Le maître et Marguerite de Mikhaïl Boulgakov – 3/.-
Le maître et Marguerite de Mikhaïl Boulgakov – 3/.-

Jeudi :

Stepan Likhodieïev, est le directeur du théâtre des Variétés... Il est manipulé par Woland, qui le contraint par contrat à laisser sa salle pour un spectacle …

Stepan, va se retrouver en un instant à des milliers de kilomètres de Moscou, à Yalta ; et le président cupide des locataires du bâtiment, Nicanor Ivanovitch Bossoï, est arrêté par la police …

Apparaissent d'autres personnages diaboliques, comme Hella ( une femme vampire), une «jeune fille rousse complètement nue dont les yeux brillaient d’un éclat phosphorique ».

Et, Azazello, un homme de petite taille aux épaules extraordinairement larges. Ses cheveux sont d’un roux flamboyant, et il porte un chapeau melon. Une canine saille de sa bouche, rendant hideuse sa physionomie, par elle-même singulièrement abjecte.

 

A l'hôpital, Ivan rencontre le patient résidant dans la chambre à côté de lui. Il s'agit du héros du roman, ''le maître''. Ivan lui raconte ce qui est arrivé les derniers jours et le maître y voit la patte du diable. Alors le maître raconte son histoire ...

Le Maître est un auteur aigri, désespéré du rejet dont a fait l'objet son roman sur Ponce Pilate et le Christ, au point d'en avoir jeté au feu le manuscrit avant de se détourner du monde, y compris de son aimée Marguerite. Après une période de vagabondage, il se fait interner dans l'hôpital psychiatrique où va échouer plus tard Yvan. Ladite maison de fous joue un rôle d'importance puisque, tout au long du roman, des victimes des farces de la troupe de Satan s'y trouveront enfermées.

Le maître et Marguerite de Mikhaïl Boulgakov – 3/.-
Le maître et Marguerite de Mikhaïl Boulgakov – 3/.-
Le maître et Marguerite de Mikhaïl Boulgakov – 3/.-
Le maître et Marguerite de Mikhaïl Boulgakov – 3/.-

Le spectacle de Woland au théâtre des Variétés est fantastiquement démesuré …Il se termine dans une grande confusion, et des «choses honteuses et dégoûtantes» sa passent à Moscou...

En Palestine, les hommes condamnés se mettent en marche pour le lieu de l’exécution. Matthieu Lévi est témoin de leur mort et s'en considère responsable. Il devient furieux et insulte Dieu. Une lourde tempête éclate et Matthieu Lévi disparaît avec le corps d'Yeshoua.

Woland et ses acolytes continuent à semer le désordre et la panique. Woland se fait engager comme illusionniste au théâtre des Variétés de Moscou et donne avec Koroviev, Béhémoth et la sorcière Hella un spectacle qui provoque un énorme scandale.
Woland et ses acolytes continuent à semer le désordre et la panique. Woland se fait engager comme illusionniste au théâtre des Variétés de Moscou et donne avec Koroviev, Béhémoth et la sorcière Hella un spectacle qui provoque un énorme scandale.
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Woland et ses acolytes continuent à semer le désordre et la panique. Woland se fait engager comme illusionniste au théâtre des Variétés de Moscou et donne avec Koroviev, Béhémoth et la sorcière Hella un spectacle qui provoque un énorme scandale.

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Claire Streetart - Dans la rue, s'embrasser

Publié le par Perceval

Claire Streetart est une artiste française; sa proposition est simple et forte; son thème est '' embrasser''

 

Claire Streetart - Dans la rue, s'embrasser
Claire Streetart - Dans la rue, s'embrasser
Claire Streetart - Dans la rue, s'embrasser
Claire Streetart - Dans la rue, s'embrasser
Claire Streetart - Dans la rue, s'embrasser
Claire Streetart - Dans la rue, s'embrasser
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Claire Streetart - Dans la rue, s'embrasser
Claire Streetart - Dans la rue, s'embrasser
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Claire Streetart - Dans la rue, s'embrasser
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Le maître et Marguerite de Mikhaïl Boulgakov – 2/.-

Publié le par Perceval

Satan en personne vient visiter Moscou. La première partie du roman se concentre sur les victimes du Diable, connu sous les traits d'un mage noir étranger répondant au nom de Woland.

L'epigraphe du roman : - « Qui es-tu donc, à la fin ? Je suis une partie de cette force qui, éternellement, veut le mal, et qui,éternellement, accomplit le bien. » Faust de Goethe, – est à lire en se référant à l'époque stalinienne, où chacun se sent espionné... pour le Bien, ou le Mal … ?

Nous sommes à la pleine lune du printemps ( la nuit de la résurrection), pendant la semaine sainte... Ce qui nous renvoie à une partie entre-lacée du roman : la comparution de Yeshoua Ha-Nozri devant Pilate, et sa condamnation...

 

Mercredi :

Woland, un étranger ( donc suspect d'être un espion..) surgi de nulle part, parvient à s’immiscer dans la conversation de deux écrivains, Berlioz (athée notoire), le rédacteur en chef d’une revue littéraire, et Ivan Nikolaïevitch Ponerief, le jeune poète prolétarien académique à qui il a commandé, à l’occasion de la fête de Pâques, un poème anti-religieux destiné à montrer que Jésus n’a jamais existé.

Woland prédit à Berlioz qu'il ne se rendra pas à la réunion de l'association littéraire Massolit où il est attendu le soir même, et qu’il sera décapité par une fille, membre de la Jeunesse communiste, avant le soir du même jour..

The Master and Margarita - Oleg Kantorovitch

L'histoire se déplace à Jérusalem, où Ponce Pilate instruit le procès d'Yeshoua Ha-Nozri. Yeshoua est accusé d'inciter les gens à incendier le temple et à résister à l'empereur Tiberius. Pilate finit par condamner Yeshoua à mort.

A Moscou, dans les années 20, "au déclin d'une journée de printemps, sur la promenade de l'étang du Patriarche", deux citoyens soviétiques, Mickaël Alexandrovitch Berlioz, rédacteur en chef d'une revue littéraire et président de "l'une des plus considérables associations littéraires de Moscou, appelée en abrégé "M.A.S.S.O.L.I.T." et le jeune poète Ivan Nikolaëvitch Ponyriev "plus connu sous le pseudonyme de Biezdomny" (le "sans logis" en russe) font la rencontre d'un étrange personnage qui prétend être le professeur Woland, spécialiste de magie noire. A la stupéfaction des deux écrivains, il affirme également avoir rencontré Kant et vécu en Palestine du temps de Jésus et annonce à Berlioz sa mort prochaine.
A Moscou, dans les années 20, "au déclin d'une journée de printemps, sur la promenade de l'étang du Patriarche", deux citoyens soviétiques, Mickaël Alexandrovitch Berlioz, rédacteur en chef d'une revue littéraire et président de "l'une des plus considérables associations littéraires de Moscou, appelée en abrégé "M.A.S.S.O.L.I.T." et le jeune poète Ivan Nikolaëvitch Ponyriev "plus connu sous le pseudonyme de Biezdomny" (le "sans logis" en russe) font la rencontre d'un étrange personnage qui prétend être le professeur Woland, spécialiste de magie noire. A la stupéfaction des deux écrivains, il affirme également avoir rencontré Kant et vécu en Palestine du temps de Jésus et annonce à Berlioz sa mort prochaine.
A Moscou, dans les années 20, "au déclin d'une journée de printemps, sur la promenade de l'étang du Patriarche", deux citoyens soviétiques, Mickaël Alexandrovitch Berlioz, rédacteur en chef d'une revue littéraire et président de "l'une des plus considérables associations littéraires de Moscou, appelée en abrégé "M.A.S.S.O.L.I.T." et le jeune poète Ivan Nikolaëvitch Ponyriev "plus connu sous le pseudonyme de Biezdomny" (le "sans logis" en russe) font la rencontre d'un étrange personnage qui prétend être le professeur Woland, spécialiste de magie noire. A la stupéfaction des deux écrivains, il affirme également avoir rencontré Kant et vécu en Palestine du temps de Jésus et annonce à Berlioz sa mort prochaine.
A Moscou, dans les années 20, "au déclin d'une journée de printemps, sur la promenade de l'étang du Patriarche", deux citoyens soviétiques, Mickaël Alexandrovitch Berlioz, rédacteur en chef d'une revue littéraire et président de "l'une des plus considérables associations littéraires de Moscou, appelée en abrégé "M.A.S.S.O.L.I.T." et le jeune poète Ivan Nikolaëvitch Ponyriev "plus connu sous le pseudonyme de Biezdomny" (le "sans logis" en russe) font la rencontre d'un étrange personnage qui prétend être le professeur Woland, spécialiste de magie noire. A la stupéfaction des deux écrivains, il affirme également avoir rencontré Kant et vécu en Palestine du temps de Jésus et annonce à Berlioz sa mort prochaine.
A Moscou, dans les années 20, "au déclin d'une journée de printemps, sur la promenade de l'étang du Patriarche", deux citoyens soviétiques, Mickaël Alexandrovitch Berlioz, rédacteur en chef d'une revue littéraire et président de "l'une des plus considérables associations littéraires de Moscou, appelée en abrégé "M.A.S.S.O.L.I.T." et le jeune poète Ivan Nikolaëvitch Ponyriev "plus connu sous le pseudonyme de Biezdomny" (le "sans logis" en russe) font la rencontre d'un étrange personnage qui prétend être le professeur Woland, spécialiste de magie noire. A la stupéfaction des deux écrivains, il affirme également avoir rencontré Kant et vécu en Palestine du temps de Jésus et annonce à Berlioz sa mort prochaine.
A Moscou, dans les années 20, "au déclin d'une journée de printemps, sur la promenade de l'étang du Patriarche", deux citoyens soviétiques, Mickaël Alexandrovitch Berlioz, rédacteur en chef d'une revue littéraire et président de "l'une des plus considérables associations littéraires de Moscou, appelée en abrégé "M.A.S.S.O.L.I.T." et le jeune poète Ivan Nikolaëvitch Ponyriev "plus connu sous le pseudonyme de Biezdomny" (le "sans logis" en russe) font la rencontre d'un étrange personnage qui prétend être le professeur Woland, spécialiste de magie noire. A la stupéfaction des deux écrivains, il affirme également avoir rencontré Kant et vécu en Palestine du temps de Jésus et annonce à Berlioz sa mort prochaine.
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A Moscou, dans les années 20, "au déclin d'une journée de printemps, sur la promenade de l'étang du Patriarche", deux citoyens soviétiques, Mickaël Alexandrovitch Berlioz, rédacteur en chef d'une revue littéraire et président de "l'une des plus considérables associations littéraires de Moscou, appelée en abrégé "M.A.S.S.O.L.I.T." et le jeune poète Ivan Nikolaëvitch Ponyriev "plus connu sous le pseudonyme de Biezdomny" (le "sans logis" en russe) font la rencontre d'un étrange personnage qui prétend être le professeur Woland, spécialiste de magie noire. A la stupéfaction des deux écrivains, il affirme également avoir rencontré Kant et vécu en Palestine du temps de Jésus et annonce à Berlioz sa mort prochaine.
A Moscou, dans les années 20, "au déclin d'une journée de printemps, sur la promenade de l'étang du Patriarche", deux citoyens soviétiques, Mickaël Alexandrovitch Berlioz, rédacteur en chef d'une revue littéraire et président de "l'une des plus considérables associations littéraires de Moscou, appelée en abrégé "M.A.S.S.O.L.I.T." et le jeune poète Ivan Nikolaëvitch Ponyriev "plus connu sous le pseudonyme de Biezdomny" (le "sans logis" en russe) font la rencontre d'un étrange personnage qui prétend être le professeur Woland, spécialiste de magie noire. A la stupéfaction des deux écrivains, il affirme également avoir rencontré Kant et vécu en Palestine du temps de Jésus et annonce à Berlioz sa mort prochaine.

A Moscou, dans les années 20, "au déclin d'une journée de printemps, sur la promenade de l'étang du Patriarche", deux citoyens soviétiques, Mickaël Alexandrovitch Berlioz, rédacteur en chef d'une revue littéraire et président de "l'une des plus considérables associations littéraires de Moscou, appelée en abrégé "M.A.S.S.O.L.I.T." et le jeune poète Ivan Nikolaëvitch Ponyriev "plus connu sous le pseudonyme de Biezdomny" (le "sans logis" en russe) font la rencontre d'un étrange personnage qui prétend être le professeur Woland, spécialiste de magie noire. A la stupéfaction des deux écrivains, il affirme également avoir rencontré Kant et vécu en Palestine du temps de Jésus et annonce à Berlioz sa mort prochaine.

De fait, peu après, Berlioz glisse sous un tramway et est décapité. Témoin de toute la scène, le jeune poète Ivan Biezdomny (dont le nom signifie « sans-logis ») tente vainement de poursuivre et capturer Woland...

Woland, est rejoint par ses compagnons : - Korovyev ( ou Fagott) qui se présente comme un maître de choeur, ou comme le traducteur-interprète d'un conseiller étranger qui «n'a eu besoin d'aucun interprétariat», il porte d'habitude un costume à carreaux, une casquette de jockey et un pince-nez. - Et un géant chat noir ( Béhémoth), extrêmement méchant et fou des armes à feu ...

Ivan tente d'avertir les autorités de la nature diabolique du trio, mais ne parvient qu'à se faire jeter dans un asile de fous.

Tout arrive comme le mystérieux inconnu l'avait prédit. Après avoir quitté Woland et Biezdomny, Berlioz meurt décapité après avoir glissé sous les roues d'un tramway.
Tout arrive comme le mystérieux inconnu l'avait prédit. Après avoir quitté Woland et Biezdomny, Berlioz meurt décapité après avoir glissé sous les roues d'un tramway.
Tout arrive comme le mystérieux inconnu l'avait prédit. Après avoir quitté Woland et Biezdomny, Berlioz meurt décapité après avoir glissé sous les roues d'un tramway.
Tout arrive comme le mystérieux inconnu l'avait prédit. Après avoir quitté Woland et Biezdomny, Berlioz meurt décapité après avoir glissé sous les roues d'un tramway.
Tout arrive comme le mystérieux inconnu l'avait prédit. Après avoir quitté Woland et Biezdomny, Berlioz meurt décapité après avoir glissé sous les roues d'un tramway.
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Tout arrive comme le mystérieux inconnu l'avait prédit. Après avoir quitté Woland et Biezdomny, Berlioz meurt décapité après avoir glissé sous les roues d'un tramway.
Tout arrive comme le mystérieux inconnu l'avait prédit. Après avoir quitté Woland et Biezdomny, Berlioz meurt décapité après avoir glissé sous les roues d'un tramway.

Tout arrive comme le mystérieux inconnu l'avait prédit. Après avoir quitté Woland et Biezdomny, Berlioz meurt décapité après avoir glissé sous les roues d'un tramway.

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Le Jeu des Reynes renommées

Publié le par Perceval

Le Jeu des Reynes renommées
Le Jeu des Reynes renommées

La Mythologie était au centre des connaissances qu'un Roi, comme Louis XIV devait connaître … Elle était présente dans les astres du ciel, dans la longue lignée des Rois les plus prestigieux, parmi les reines renommées, la géographie, et bien sûr dans toute sorte d'histoires, fables et contes …

Aussi, sur la commande de Mazarin, le poète Jean Desmarets de Saint-Sorlin (1595-1676) et le peintre graveur Stefano Della Bella ( installé à Paris de 1640 à 1649, il travailla aussi pour Richelieu et Anne d'Autriche...), inventèrent et gravèrent en 1644 quatre jeux pédagogiques pour l'éducation du jeune Louis XIV, âgé alors de six ans : le jeu des rois de France ( ce jeu comporte 64 cartes, dont la soixante-quatrième est celle de Louis XIV lui-même.), le jeu des reines renommées, le jeu de la géographie, et le jeu des fables …

 

Le jeu des reines renommées (qui regroupe les reines légendaires et les reines réelles), comprends 52 cartes et se présente comme un jeu de treize familles, chacune regroupe quatre reines. Ainsi, ces reines sont classées : heureuse, malheureuse, capricieuse, habile, galante, impudique, bonne femme, cruelle, sage, sainte,  célèbre, pieuse ou vaillante...

 

Ce jeu met en scène toute sorte de souveraines, de l'Antiquité jusqu'à Anne d'Autriche, en passant par des reines de la mythologie classique (Hécube, Clytemnestre, Médée, Pénélope, les Amazones), de l'Ancien Testament (la reine de Saba, Esther) et de l'Empire romain (Messaline, Agrippine, Livie.), sans oublier les reines maléfiques (Frédégonde, Brunehaut.), les modèles de sainteté (Hélène, Blanche de Castille.) ou encore des reines au destin tragique (Marie Stuart). Ce jeu connut plusieurs éditions en Italie, en Allemagne, en France - et une contrefaçon à Amsterdam.

Au moyen-âge, le jeu, se cantonnait dans l'activité ludique et futile ; ou pouvait paraître ésotérique ( et même diabolique …). A la Renaissance, il fut réhabilité, notamment par Rabelais et Montaigne, pour lequel les jeux pouvaient illustrer des activités les plus sérieuses des enfants.

En Italie, le 23 mars 1375, un décret des prieurs de Florence interdit un jeu qui est appelé « naib-be ». Les enfants jouent aux naïbes (naïbi) : un jeu de carte semblable à la bataille... On pense alors ( au XVe s.) à illustrer le jeu pour initier les enfants aux vertus, aux arts, aux métiers ou encore aux sciences. ( la série de cartes dite de “Mantegna”)

Thomas Murner (1475-1537), théologien, humaniste alsacien, inventa des jeux de cartes pédagogiques conçus pour enseigner la logique (1507) et le Code Justinien (1515) à ses étudiants de l’université de Cracovie.

 

Le Jeu des Reynes renommées
Le Jeu des Reynes renommées
Le Jeu des Reynes renommées
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Reines d'Angleterre, venues de France : Aliénor d'Aquitaine - 3/3 -

Publié le par Perceval

Henri II entend affranchir l’Eglise d’Angleterre de l’autorité du Pape, et le fait brutalement, et sans scrupule...  

Henri II discutant avec Thomas Becket

En 1170, Henri II fait assassiner son ancien conseiller, l’archevêque de Cantorbéry Thomas Becket qui, après l’avoir servi fidèlement, s’oppose maintenant à lui sur la question de l’obéissance, ou pas, de l’église d’Angleterre au pape. Ce meurtre, survenu en pleine cathédrale de Canterbury et au pied même de l’autel, soulève l’indignation en Europe et provoque une vive émotion parmi les sujets britanniques.

Faisant spectaculairement acte de contrition, Henri II décide de se faire fouetter en place publique afin d’expier…

 

 

Henri II s'oppose à ses fils, Aliénor prend leur parti et entraîne avec eux leurs vassaux continentaux...

 

C'est la grande révolte de 1173, La répression s’engage en Poitou et en Touraine. Décidant de fuir les combats, Aliénor se déguise en homme et chevauche à bride abattue pour franchir la frontière et rejoindre le territoire du roi de France Louis VII, son ex-mari....

Arrêtée, reconnue, et capturée, elle est expédiée à Henri II qui la fait enfermer dans un couvent en Angleterre (1173-1189).

A l’avènement de Richard Coeur de Lion en 1189, elle retrouve toute son influence politique.

Le roi Richard et sa mère Aliénor Festival Richard Coeur de Lion, en Limousin

 

Elle récupère l’Aquitaine que son mari lui avait confisquée, puis assure la régence pendant la 3e Croisade (depuis 1190) et la captivité de Richard en Allemagne lors de son retour (1192). Enfin, elle réunit la rançon que l’empereur demande pour la libération du roi et la porte elle-même à Mayence (1194).

Elle a une part décisive dans l’avènement de son dernier fils, Jean sans Terre (à la mort de Richard en 1199). Grande voyageuse, d’une énergie inlassable, elle se rend en Espagne pour organiser les fiançailles de sa petite-fille Blanche de Castille avec le futur Louis VIII.

Elle décide de venir à l'abbaye de Fontevraud, pour finir ses jours dans une retraite austère, où elle prend le voile malgré son grand âge. Elle a voulu être inhumée dans l'église du monastère. Elle meut le 31 mars 1204.

 

 

Aliénor eut deux filles avec Louis VII : Marie de France, né en 1145 et morte en 1198, qui épousa le comte de Champagne Henri Ier dit le Large ; Alix, née en 1150, au retour de la croisade, et morte en 1195, qui fut mariée à Thibault le Bon, comte de Blois et de Chartres (frère du comte de Champagne).

Elle donna huit enfants à Henri II d'Angleterre : Guillaume, né en 1153 et mort en 1156 ; Henri le Jeune ou de Court-Mantel, né en 1155 et mort en 1183, qui épousa Marguerite, fille que le roi Louis VII eut avec sa deuxième épouse Constance de Castille ; Mathilde, née en 1156 et morte en 1189, mariée à Henri le Bon, duc de Bavière, et mère de l'empereur Othon IV ; Richard, né en 1157 et mort en 1199, qui devint roi d'Angleterre (son frère Henri étant mort) sous le nom de Richard Cœur de Lion ; Geoffroy, né en 1158 et mort en 1186, qui épousa l'héritière de Bretagne et fut père du malheureux Arthur ; Aliénor, née en 1161 et morte en 1214, mariée à Alphonse VIII roi de Castille dit le Noble, mère de Blanche de Castille ; Jeanne, née en 1165 et morte en 1199, qui épousa Guillaume II roi de Sicile, puis Raimon V comte de Toulouse, avant de devenir après la mort de ce dernier (1194) abbesse de l'abbaye de Fontevraud ; Jean sans Terre, né en 1166 et mort en 1216, qui devint roi d'Angleterre au détriment de son neveu Arthur.

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Reines d'Angleterre, venues de France : Aliénor d'Aquitaine - 2/3 -

Publié le par Perceval

 

Aliénor d'Aquitaine et l'une de ses filles. Fresque des chapelles oratoires de Passais

 

On suppose, qu'en ce jour de Noël 1161, alors que l'on baptise la dernière-née du couple royal : une petite « Aliénor » qui épousera le roi de Castille Alphonse VIII, un ténor de la Reconquista contre les Musulmans, Chrétien de Troyes assiste à l’événement...

Aliénor et Henri II

Aliénor réside le plus souvent dans son duché, qu’elle continue à administrer et où elle tient une cour brillante de poètes et d’artistes, à Poitiers notamment. Elle donne 8 enfants à Henri II, mais ce second mariage n'est guère plus heureux que le premier, d’autant qu’à la mésentente royale s’ajoute des dissentiments politiques. On dénonce son caractère et on dit qu'on la vit poursuivre et humilier les femmes qu'elle supposait plaire au roi.

 

 

A 46 ans et après 16 ans de mariage, Aliénor est lasse de son (deuxième) époux.

Décidément insoumise, saisissant l’opportunité que constitue la révolte de seigneurs aquitains (qu’il convient évidemment, de mater), Aliénor décide de quitter la cour de Londres et de retourner s’établir sur ses terres, en France, à Poitiers. Là, elle entretient un cercle d’artistes, de poètes et de troubadours (tel Bernard de Ventadour) qui chantent ce que l’on appelle désormais l’« amour courtois ».

Elle y vit aux côtés de Marie de Champagne, sa fille aînée, née de sa précédente et première union avec Louis VII. Libres, les dames y prononcent leurs jugements sur la conduite de leurs amants en fonction des règles de cet « amour courtois »…

Aliénor et Henri II écoutent l’histoire de Lancelot du Lac

Le cycle des aventures des chevaliers de la Table ronde, se diffuse et influence le modèle littéraire.

 

Le chevalier, modèle de noblesse est invité à ne pas suivre les comportements des mâles de l’époque, avides de rapt et de pillages. Le chevalier se donne pour mission de conquérir le cœur de son aimée par son comportement irréprochable, sa bravoure, son élégance, sa patience, sa fidélité, etc... Ainsi l’amour qu’il lui inspirera sera-t-il fondé sur une attraction réciproque où les aspirations de la femme seront, enfin, prises en compte. Cest ainsi que le roman arthurien raconte les amours plus ou moins contrariés de Lancelot et Guenièvre (l’épouse d’Arthur), de Tristan et Iseult, etc…

Au Moyen Age, c’est une nouveauté de faire ainsi émerger la notion d’individu, son désir et un amour qui serait fondé sur l’attraction réciproque.

 

Sous le pseudonyme d’Aziman, Bernard de Ventadour lui consacre plusieurs chansons; on lui prête d'ailleurs une 'aventure' avec Aliénor, selon son propre témoignage : ainsi les termes de la chanson qu'il lui dédia :

« Elle peut maintenant me dénier son amour, Je pourrai toujours me flatter, D'en avoir obtenu le doux témoignage.... »

Wace lui dédicace le Roman de Brut et fait son éloge dans la dédicace du Roman de Rou, de même que Benoît de Sainte-Maure dans le Roman de Troie; Philippe de Thaon lui dédie une copie de son Bestiaire.

On peut aussi se demander si elle n’aurait pas inspiré Marie de France ou Chrétien de Troyes pour le personnage de la reine Guenièvre.

Dans son Traité de l’amour courtois, André le Chapelain lui attribue plusieurs jugements d’amour qui affirment avec force la doctrine courtoise de l’amour en dehors du mariage.

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Reines d'Angleterre, venues de France : Aliénor d'Aquitaine - 1/3 -

Publié le par Perceval

Aliénor d’Aquitaine, femme de Louis VII roi de France, remariée à Henri II Plantagenet, fut couronnée avec lui à Westminster, le 19 décembre 1154. Éléonore d’Aquitaine mourut à Fontevrault en 1204.

Louis VII fiança les deux filles que lui avait données sa seconde femme, Alice de Champagne, aux deux fils de sa première femme Aliénor d’Aquitaine, remariée au roi d’Angleterre...

Reine de France, puis d'Angleterre, femme de pouvoir et d'intrigue...

Voyons cela d'un peu plus près ....

Aliénor d'Aquitaine (1122-1204), a tout pour fasciner, et alimenter la légende... Ainsi, George Duby qui consacre un ouvrage aux «  Dames du XIIe s ». place Aliénor, entre Héloïse et Iseult... Effectivement, il y a une légende noire autour de la reine : certains chroniqueurs lui reproche : - d'être la petite fille de Guillaume IX de Poitiers (1071-1126), lui-même troubadour aux écrits et aux mœurs libres ; - d'avoir divorcé de son premier mari Louis VII, et - d'Henri II d'avoir dressé ses fils contre leur père, d'avoir causé sa mort tragique ... et surtout d'être une femme : «  une femme incomparable, belle mais pudique, puissante et douce, humble et pleine d'esprit... qualités que l'on trouve rarement chez une femme qui épousa deux rois et enfanta deux rois, travaillant sans relache, et dont les capacités, à son âge, impressionnent.» Richard de Devizes, chroniqueur.

    Mariage d'Alienor d'Aquitaine ->

 

- Aliénor est le plus beau parti d'Europe. A 13 ans, elle devient l'héritière de l'Aquitaine ( c.à d : la Gascogne, le Poitou et le Limousin ). 1137 en juillet, à 15 ans elle épouse celui qui devient roi dès le mois de décembre : Louis VII.

Elle refuse de rattacher l’Aquitaine à la couronne, et veut gérer seule son puissant Duché.

On rapporte qu'elle se plaint d'avoir «  épousé, non pas un roi, mais un moine ! ». Lors de la 2ème croisade, Aliénor accompagne Louis VII, elle a - dit-on - une liaison avec son oncle, le Prince d’Antioche. Cette rumeur et son attitude frivole annonce la fin de son mariage et précipitera la 2ème croisade vers une cuisante défaite des armées croisées.

 

En 1152, une assemblée d'évêques constate la nullité du mariage... Louis VII, au retour de croisade où l'a accompagnée Aliénor, il prétexte la consanguinité pour se séparer d'elle : en 15 ans, la reine ne lui a donné que deux filles, la succession dynastique est en péril... !

 

<-- Alienor et Louis VII, priant pour avoir un fils .

 

- Entre Paris et Poitiers, Aliénor manque de se faire ravir, à deux reprises, par le comte de Blois, et par Geoffroy, duc de Normandie ( et frère d'Henri II)... Arrivée au siège de sa cour, à Poitiers Aliénor écrit à Henri qu'elle est libre..., et qu'il est le seul prince digne d'elle.

 

- Henri II, se presse et leur union est célébrée le 18 mai 1152, à Poitiers. Les chroniqueurs n'hésitent pas à parler de la beauté d'Aliénor, et de l'ardeur et de la jeunesse ( il a neuf ans de moins qu'elle ), d'Henri II qui auraient séduits la duchesse d'Aquitaine.

- En 1154, Henri devient roi d'Angleterre.

Le couple demeure un an en Angleterre, ensuite le roi doit se rendre sur le continent pour assurer son pouvoir … Aliénor représente le roi en Angleterre... Jean de Salisbury, contemporain, dit qu'ils sont interchangeables  

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Reines d'Angleterre, venues de France : Mathide de Boulogne.

Publié le par Perceval

Les reines qui viennent de France, au Moyen-âge sont nombreuses et témoignent que les mariages princiers restent des alliances familiales au cœur de luttes de pouvoir...

Ces reines sont les souveraines des territoires dont elles héritent, et tiennent à leur pouvoir...

En ce début du XIIe siècle, nous sommes sur le souvenir de Guillaume le conquérant, premier souverain d'Europe, rassemblant tous les ''grands bretons'' et les normands...

Henri 1er s'impose, mais après le décès de son fils, il désigne sa fille Mathilde comme héritière en 1126... mais, Etienne de Blois, fils d'Adèle – la fille de Guillaume le Conquérant – revendique la couronne... ! Dix-neuf années que l'histoire anglaise nomme ''anarchique'' commence...

La guerre des deux '' Mathilde''

Supplication de Matilda of Boulogne pour la libération de son mari le roi, Stephen of Blois; devant Mathilda ''the Empress''

 

En 1125, Étienne de Blois (1096, 1135, 1154) épouse Mathilde de Boulogne.

King Stephen (1135-1154)

Etienne de Blois, est le 3ème fils - d’Étienne-Henri comte de Blois-Chartres- et d’Adèle, fille de Guillaume le Conquérant et sœur d’Henri 1er d’Angleterre. Étienne est éduqué avec ses deux frères aînés à Blois, sous le tutorat de Guillaume le Normand. Son oncle maternel Henri 1er d’Angleterre le prend sous son aile aux alentours de 1113.

Mathilde de Boulogne (1103-1152), naît à Boulogne-sur-Mer . Elle est la fille et héritière du comte de Boulogne Eustache III et de Marie d'Écosse.

Étienne devient comte de Boulogne en droit de sa femme. Ils règnent sur le comté jusqu’en 1146-1147, date à laquelle ils le transmettent à leur fils aîné Eustache.

L’énergie de sa femme lui sera d’un grand secours dans la suite …

En effet, son mariage fait de lui le principal baron de la sphère anglo-normande. À cette époque, le roi d’Angleterre n’a pas d’héritier, et il est probable qu’Étienne soit alors son candidat préféré. Il a toute la légitimité pour lui succéder, car il est un descendant du Conquérant...

Pourtant, à la mort du roi Henri 1er d’Angleterre, le 1er décembre 1135, le trône doit revenir à sa fille

Empress Matilda, the daughter of Henry I

Mathilde ''l’Emperesse'' est la petite-fille de Guillaume le Conquérant, elle est née en février 1101 à Sutton. Mariée, le 7 janvier 1114, à Mayence avec l’empereur romain germanique Henri V, d’où son surnom d’ Impératrice ou d’"Emperesse", elle revient en Angleterre à la mort de ce dernier en 1125.

Le 17 juin 1128, elle épouse Geoffroy le Bel, comte d’Anjou et du Maine, dit aussi Geoffroy Plantagenêt, âgé seulement de 15 ans. Par cette union, qui donnera le jour à trois enfants dont le futur roi d’Angleterre et duc de Normandie, Henri II Plantagenêt...

 

Prévenu de la mort du roi, Étienne de Blois alors qu'il avait reconnu la légitimité de Mathilde l’Emperesse - absente d'Angleterre - rejoint au plus vite Londres. Là, les citoyens le reconnaissent pour roi.

Le 22 décembre 1135, après que le baron Hugues Bigot ait fait le serment que, sur son lit de mort, le roi avait désigné Étienne comme son successeur, il se fait couronner par Guillaume, l’archevêque de Cantorbéry.

La fille de Henri Ier, Mathilde, envahit l’Angleterre en 1139 dans le but de réclamer son trône et le pays plonge dans la guerre civile.

 

Illustration of Queen Maud wife of King Stephen of Blois begging Empress Matilda for her husband To be restored to liberty.

Etienne est capturé au cours de la bataille de Lincoln, dépossédé de son trône, et emprisonné à Bristol. Mathilde, autoproclamée "Domina Anglorum" puis "Angliae Normanniaeque domina" , enfin débarrassée de son rival, tente, vainement, de se faire couronner reine d’Angleterre au cours de l’été 1141...

Hautaine, arrogante et despotique, Mathilde va fuir précipitamment Londres sous la pression d’une population révoltée lui préférant Mathilde de Boulogne, l’épouse d’Etienne de Blois. En novembre 1141, cette dernière, aidée de Guillaume d’Ypres, après avoir assiégé la ville de Winchester, met en déroute l’armée de Mathilde et fait prisonnier son demi-frère Robert de Gloucester, puis parvient à faire libérer Etienne.

Étienne est relâché en échange de Robert de Gloucester. Etienne retrouve le trône anglais et, durant les fêtes de Noël qu’il passe à Cantorbéry, il réaffirme son autorité par une cérémonie de couronnement.

Après la mort de Robert de Gloucester, en 1147, Mathilde se retire en Normandie (que son époux, le comte d’Anjou, a reconquise) en 1148.

Le trône d’Etienne reste disputé. Le fils aîné de Mathilde, Henri, qui a reçu la Normandie de son père en 1150 et qui est marié à la duchesse héritière Aliénor d’Aquitaine, envahit l’Angleterre en 1149 et à nouveau en 1153.

 

Mathilde de Boulogne

Mathilde de Boulogne décède le 3 mai 1152 au château de Hedingham, Essex, Angleterre. Elle s'est fortement impliquée dans la gestion du royaume. Sa connaissance de la géo-politique continentale a été importante pour Étienne. En 1138, elle a dirigé le siège du château de Douvres qui est tenu par des rebelles, soutenant l'Emperesse. Elle a demandé à ses vassaux de Boulogne de bloquer le port de Douvres, obligeant la garnison à se rendre. À la Noël 1138, elle reprend le processus de paix entre l'Écosse et l'Angleterre qui s'éternisait. Elle a mené les négociations, au nom de son mari, avec son oncle David Ier d'Écosse.

En 1140, elle a arrangé une alliance avec la France en mariant son fils Eustache à Constance, la fille de Louis VI. Après la capture d'Étienne, à la bataille de Lincoln, elle a pris la tête de son parti, aidée par le capitaine de ses mercenaires Guillaume d'Ypres. Son rôle fut crucial dans le sauvetage de la cause de son mari. Quand Henri de Blois est assiégé à Winchester, elle rallie ses troupes et assiège les assiégeants. Après la bataille de Winchester qui s'ensuit, Robert de Gloucester, le capitaine du parti angevin, est capturé. Son mari est échangé quelques mois plus tard avec Robert de Gloucester.

Dans les dernières années de sa vie, elle se consacre à la vie religieuse. Elle fut une bienfaitrice des templiers.

Cette scène très souvent représentée illustre le plaidoyer de Matilda ( Mathilde) de Boulogne pour la libération de son mari, Stephen ( Etienne) of Blois. Finalement, la population va se retourner contre Mathilde l'Emperesse...

L'impératrice Matilda était la seule héritiere survivant du roi Henri I. Matilda a épousé Henry V, l'empereur sainte-romaine, mais n'a eu aucun enfant et après onze ans de mariage, Henry est mort. Matilda a donc épousé en secondes noces Geoffrey V le comte d'Anjou. Ils ont trois fils, dont l'aîné deviendra le roi Henri II. Beaucoup d'anglais considèrent qu'à la mort de son père en 1135, le trône a été usurpé par son cousin Stephen ( Etienne) de Blois qui a revendiqué le trône tandis que Matilda était en Normandie enceinte de son troisième enfant.

Reines d'Angleterre, venues de France : Mathide de Boulogne.
King Stephen before the Battle of Lincoln, 1141

 

Le roi Stephen, face à ses ravisseurs à la bataille de Lincoln. ( image de 'Fortunino Matania')

 

La reine Matilda s'échappe d'Oxford vêtue de blanc, avec ses partisans, comme camouflage sur la neige...

 

Matilda est autorisé à quitter le château d'Arundel avec tous ses gardiens par son rival Stephen

 

 

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Le maître et Marguerite de Mikhaïl Boulgakov – 1/.-

Publié le par Perceval

Attention …  Livre Culte !

En Russie, particulièrement sans-doute... Terminé en 1940, il ne sera publié dans son intégralité en URSS qu’en 1973.

 

Une scène est particulièrement évoquée et graphiquement représentée. Je commencerai cette multiple évocation, par cette scène emblématique entre le ''maître'' et Marguerite :

Le maître pourrait être Mikhaïl Boulgakov (1891-1940), lui-même... Je reviendrai sur la vie de l'auteur...

Ce livre est écrit sous la terreur stalinienne par un homme malade et désespéré.

Pour vous prévenir, sachez que les personnages de ce roman ''fantastique'' sont le diable,, un chat géant, Jésus et Ponce Pilate, la plus belle femme du monde.. des bureaucrates, toute sorte de russes et un écrivain suicidaire...

Dans une deuxième partie du livre, vous saurez que pour retrouver l'homme qu'elle aime, un écrivain maudit, Marguerite accepte de livrer son âme au diable.

Mais, avant, …

 

Elle portait un bouquet d'abominables, d'inquiétantes fleurs jaunes. Le diable sait comment elles s'appellent, mais je ne sais pourquoi, ce sont toujours les premières que l'on voit à Moscou. Et ces fleurs se détachaient avec une singulière netteté sur son léger manteau noir. Elle portait des fleurs jaunes ! Vilaine couleur. Elle allait quitter le boulevard de Tver pour prendre une petite rue, quand elle se retourna. Vous connaissez le boulevard de Tver, n'est-ce pas ? Des milliers de gens y circulaient, mais je vous jure que c'est sur moi, sur moi seul que son regard se posa – un regard anxieux, plus qu'anxieux même – comme noyé de douleur. Et je fus moins frappé par sa beauté que par l'étrange, l'inconcevable solitude qui se lisait dans ses yeux ! Obéissant à ce signal jaune, je tournai moi aussi dans la petite rue, et suivis ses pas. C'était une rue tortueuse et triste, et nous la suivions en silence, moi d'un côté, elle de l'autre. Et remarquez qu'à part nous, il n'y avait pas une âme dans cette rue. L'idée que je devais absolument lui parler me tourmentait, car j'avais l'angoissante impression que je serais incapable de proférer une parole, et qu'elle allait disparaître, et que je ne la verrais plus jamais. Et voilà qu'elle me dit tout d'un coup :
-Mes fleurs vous plaisent-elles ?
Je me rappelle distinctement le timbre de sa voix, une voix assez basse, mais qui se brisait par instants, et – si bête que cela paraisse – il me semblait que l'écho s'en répercutait sur la surface malpropre des murailles jaunes et roulait tout au long de la rue. Je traversai rapidement la chaussée et, m'approchant d'elle, je répondis :
-Non.
Elle me regarda avec étonnement, et je compris tout d'un coup – et de la manière la plus inattendue – que depuis toujours je l'aimais, j'aimais cette femme ! Quelle histoire, hein ? Naturellement, vous allez dire que je suis fou ?
[…]
- Oui, elle me regarda avec étonnement, puis au bout d'un moment, elle me demanda :
- Vous n'aimez pas les fleurs ?
Je crus déceler dans sa voix une certaine hostilité. Je marchais maintenant à côté d'elle, m'efforçant d'adapter mon pas au sien, et à mon propre étonnement, je ne me sentais aucunement embarrassé.
- Si, j'aime les fleurs, dis-je, mais pas celles-ci.
- Lesquelles, alors ?
- J'aime les roses.
Je regrettai immédiatement mes paroles, car elle sourit d'un air coupable et jeta son bouquet dans le caniveau. Je restai un instant déconcerté par son geste, puis je ramassai le bouquet et le lui tendis, mais elle le repoussa avec un sourire amusé, et je le gardai à la main.
Nous marchâmes ainsi quelque temps en silence. Puis tout à coup, elle me prit les fleurs des mains, les jeta sur la chaussée, glissa sa main gantée de noir dans la mienne, et nous nous remîmes en route côte à côte.
[…]
L'amour surgit devant nous comme surgit de terre l'assassin au coin d'une ruelle obscure, et nous frappa tous deux d'un coup. Ainsi frappe la foudre, ainsi frappe le poignard ! Elle affirma d'ailleurs par la suite que les choses ne s'étaient pas passées ainsi, puisque nous nous aimions, évidemment, depuis très longtemps, depuis toujours, sans nous connaître, sans nous être jamais vus, et qu'elle-même vivait avec un autre homme.

 

 

Vidéo :

Fragment du feuilleton Master & Margarita de Vladimir Bortko sous-titré en français.

Le maître et Marguerite de Mikhaïl Boulgakov – 1/.-
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