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Articles avec #arts visuels tag

''Pierrot'' fin de siècle.

Publié le par Perceval

''Pierrot'' fin de siècle.

Pierrot de la Comédie dell'arte est un valet bouffon. il est le rival d’Arlequin auprès de Francisquine ou de Zerbinette, et il est amoureux de Colombine la blanchisseuse...

 

Après l'oubli ; il reprit une nouvelle vogue sur les théâtres de pantomimes, sous la Restauration, après 1830.. Il est alors le personnage typique du Carnaval de Paris.

 

''Le Pierrot'', est un journal illustré fondé par Adolphe Willette et Émile Goudeau (1888-1891)

 

 

Au XIXe siècle, on parle de la vogue de la pantomine...

Le Théâtre des Funambules, au « boulevard du Temple », est fondé en 1816. S'y produira notamment le mime « Jean-Gaspard Deburau », qui sera pour le public parisien, le plus célèbre des pierrots, l’incarnation du personnage sur scène.

Pierrot est un passif, rêveur et mélancolique, pâle et solitaire. Pierrot est l’éternel perdant d’un trio amoureux l’associant à Colombine et à Arlequin.

Pierrot et colombine - Federico Beltrán-Masses 1885-1949 - peintre espagnol

''Le Pierrot fin-de-siècle'' s’est laissé contaminer par le décadentisme ambiant et le fumisme des cabarets montmartrois..

Adolphe Willette, « Pierrot assassin de sa femme », paru dans Le Pierrot du 7 décembre 1888.

On découvrira même un  Pierrot assassin de sa femme, où se sachant trompé par Colombine : Pierrot la chatouille jusqu’à lui faire rendre l’âme (Marguerite 1882)

Pierrot incarne alors la masculinité en perdition, les hantises de la marginalité.. ; Il est un dandy décadent, parfois androgyne, il illustre le gouffre du narcissisme. Salace et impuissant à la fois, platonique et priapique, Pierrot exalte les métamorphoses masculines, l'énigme et la prison du rôle sexuel.

Gerome - Suite-d'un-bal-masqué-1857 - Les malheurs de Pierrot

Gerome - Suite-d'un-bal-masqué-1857 - Les malheurs de Pierrot

Pierrot et Colombine, by Leo Rauth

Revenons dans le temps avec la chanson bien connue des enfants : ''Au clair de la lune, mon ami Pierrot... ». Cette chanson populaire française anonyme qui date du XVIIIe siècle, serait portée par une musique de J. B. Lulli.

En revenant aux sources, on s'aperçoit que la version originale diffère un peu, les véritables paroles la rendent d'ailleurs plus cohérente ; mais aussi plutôt ''coquine''...

Il ne s'agit pas d'une recherche de ''plume '' ; mais de ''lume'' ( si la chandelle est morte, il manque de ''lume'', c'est à dire de lumière ...)

 

Au clair de la lune,
Mon ami Pierrot
Prête moi ta lume
Pour écrire un mot
Ma chandelle est morte
Je n’ai plus de feu.

 

Ouvre-moi ta porte
Pour l’amour de Dieu !
Au clair de la lune
Pierrot répondit
Je n’ai pas de lume,
Je suis dans mon lit
Va chez la voisine
Je crois qu’elle y est
Car dans la cuisine
On bat le briquet.

 

Pierrot n'est pas un bon ami... Mais, aller chez la voisine, en pleine nuit... la voisine ''bat le briquet'' : le premier sens c'est frapper une pierre à briquet pour faire une étincelle … Le deuxième sens c'est tenter d'embraser le cœur d'une femme, et par extension dès le XVIIe siècle, avoir des relations sexuelles ...

Au clair de la lune
L’aimable Lubin
Frappe chez la brune
Ell’ répond soudain
Qui frapp’ de la sorte ?
Il dit à son tour
Ouvrez votre porte
Pour le Dieu d’amour
Au clair de la lune
On n’y voit qu’un peu
On chercha la lume
On chercha du feu
En cherchant d’la sorte
Je n’sais c’qu’on trouva
Mais j’sais que la porte
Sur eux se ferma.

Le ''lubin '' est un domestique ; et au XVIe siècle ''frère Lubin'' est un moine quelque peu lubrique...

La voisine très accueillante ouvre sa porte à l'inconnu ; et on ne sait pas s'ils ont trouvé la lume, mais sur eux « la porte se ferma » … !

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Femmes de Jacques de Loustal

Publié le par Perceval

Femmes de Jacques de Loustal

Jacques de Loustal est né à Paris en 1956 à Neuilly-sur-Seine, est un auteur de bande dessinée et un illustrateur français Il travaille comme illustrateur pour la publicité et la presse, sans cesser de voyager. Architecte de formation (diplômé des Beaux-Arts en Architecture), il bâtit un univers de belles villas tristes et de stations balnéaires somptueusement délabrées.

Il réalise des illustrations pour le magazine Rock & Folk où il rencontre Philippe Paringaux. Ce dernier lui écrira plusieurs scénarios de bandes dessinées publiées dans les magazines Métal hurlant et 'À suivre'. Ensemble, ils signent plusieurs albums dont Barney et la note bleue,

Ses originaux et sa peinture sont fréquemment exposés. Il compte de nombreux admirateurs et collectionneurs...   

 

Femmes de Jacques de Loustal
Femmes de Jacques de Loustal
Femmes de Jacques de Loustal
Femmes de Jacques de Loustal
Femmes de Jacques de Loustal
Femmes de Jacques de Loustal
Femmes de Jacques de Loustal
Femmes de Jacques de Loustal
Femmes de Jacques de Loustal
Femmes de Jacques de Loustal
Femmes de Jacques de Loustal
Femmes de Jacques de Loustal
Femmes de Jacques de Loustal
Femmes de Jacques de Loustal
Femmes de Jacques de Loustal
Femmes de Jacques de Loustal

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Les années 20 avec Mona Street

Publié le par Perceval

Aujourd'hui, on peut rêver des années 20 avec Mona Street, une jeune Américaine à peine sortie de l'université de Boston.

 

Elle rejoint alors sa ravissante tante Beth, laquelle la croit une oie blanche. Mona joue de cette réputation pour réaliser tous ses fantasmes l’air de rien, en manipulant ceux qui passent à sa portée, ou en se vengeant si elle s’aperçoit qu’on a voulu la manipuler.

 

Sublime, elle porte un soin extrême à ses tenues, porte-jarretelles, dessous en dentelle et bas noirs.

 

Dans des lettres, elle détaille ses jeux sexuels : aventures saphiques, souvenirs du collège, nombreux amants, jeunes garçons pleins d'entrain ou vieux dragueurs invétérés... pour s'en moquer le plus souvent !

Leone Frollo (né en 1931 à Venise) est l’un des grands maîtres de la bande dessinée érotique italienne.
Leone Frollo (né en 1931 à Venise) est l’un des grands maîtres de la bande dessinée érotique italienne.
Leone Frollo (né en 1931 à Venise) est l’un des grands maîtres de la bande dessinée érotique italienne.

Leone Frollo (né en 1931 à Venise) est l’un des grands maîtres de la bande dessinée érotique italienne.

Les années 20 avec Mona Street
Les années 20 avec Mona Street

On la voit tricher aux cartes pour subir un gage et affrioler des jeunes gens ; trembler d’être reconnue jouant dans un film porno qu’on lui projette, croyant la choquer ; exciter de vieux voyeurs qu’elle sait la regarder dans une cabine d’essayage pourvue d’une glace sans tain, etc.

 

Les années 20 avec Mona Street
Les années 20 avec Mona Street
Les années 20 avec Mona Street
Les années 20 avec Mona Street

L’histoire la plus élaborée se passe à Venise où une amie de Mona est enlevée par un gang d’aristocrates lubriques, dont son mari fait partie, alors qu’il feint d’être dans tous ses états, et se tape la bonne en attendant le retour de sa femme. Mona saura libérer ces dames, grâce à ses amis gondoliers, dont malheureusement l’auteur nous fait apprécier les charmes avec une parcimonie inversement proportionnelle à sa générosité dans la peinture de la morphologie féminine la plus intime.

Les années 20 avec Mona Street

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Sylvain Sauvage, illustrateur littéraire. -2-

Publié le par Perceval

Sylvain Sauvage, illustrateur littéraire. -2-

 

 

Poésies Galantes - Florilèges de François Villon

Retif de la Bretonne -

 

 

 

 

Mes amours a vingt ans,

 

 

 

illustré par Sylvain Sauvage.

 

 

Le Bon Plaisir de Henri de Régnier illustré par Sylvain Sauvage (1929)
Le Bon Plaisir de Henri de Régnier illustré par Sylvain Sauvage (1929)
Le Bon Plaisir de Henri de Régnier illustré par Sylvain Sauvage (1929)

Le Bon Plaisir de Henri de Régnier illustré par Sylvain Sauvage (1929)

Henri de Régnier, né à Honfleur le 28 décembre 1864 et mort à Paris le 23 mai 1936, est un écrivain et poète français, proche du symbolisme.

Admirateur de Mallarmé, aux « mardis » duquel il assistait régulièrement dans sa jeunesse, il avait été d’abord influencé par Leconte de Lisle et surtout par José-Maria de Heredia dont il épousa, en 18951, l’une des filles, Marie, poète elle-même sous le pseudonyme de Gérard d'Houville. Ce mariage ne fut pas heureux : à partir de la fin de l'année 1897, Marie entretint une relation presque stable avec un de ses meilleurs amis, le poète et romancier Pierre Louÿs.

Le Bon plaisir (1902)

Antoine de Pocancy «  a bonne tournure et bon visage avec plus de sens que d'esprit ». Il brûle de faire figure à la cour et de jouer dans son siècle un rôle plus important que d'y être né.

En insistant sur les délices de l'amour, les infirmités de la chair, « les manières différentes de chacun » et le bon plaisir du Roi-Soleil, Henri de Reignier fait revivre toute une époque. Style garnd siècle, narration omnisciente et spirituelle suivie « d'éclaircissements tirés des Mémoires de M. de Collarceaux », savant agencement de motifs frivoles et de leurs conséquences parfois considérables ...

 

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Sylvain Sauvage, illustrateur littéraire. -1-

Publié le par Perceval

Sylvain Sauvage, illustrateur littéraire. -1-

Félix Roy, dit Sylvain Sauvage, vient d’une famille d’architectes, il est né à « Baume les messieurs » dans le Jura le 8 mai 1888 et mort à Paris en janvier 1948. Il est à la fois un illustrateur et technicien du livre français. Il passe par l’école des Beaux-Arts en architecture et se consacra principalement au dessin d’illustration et à la gravure.

Sa carrière commença véritablement pendant les années vingt et son travail fut particulièrement remarqué lors de l’exposition internationale des arts décoratif à Paris en 1925.

Il a été exposant du Salon des artistes décorateurs et directeur de l’ Ecole Estienne à partir de 1934 jusqu’à sa mort.

Il a illustré de nombreux ouvrages, où son travail excelle dans des scènes à l’érotisme léger, on remarquera que les femmes de Sylvain Sauvage sont peu farouches et toujours raffinées.

Il démarra dans des revues guerrières comme la Baïonette...

Revenu de la guerre, il se lance dans le livre illustré grâce à l’éditeur Kieffer, qui lui confie l’illustration de L’Ingénu de Voltaire en 1922. Il collabore avec Mornay, Jonquières et Crès, avant de prendre la décision de préserver son indépendance créatrice en devenant son propre éditeur en 1925.

Pour le bonheur des bibliophiles Il est un des acteurs de de la renaissance du livre illustré après la première Guerre mondiale (aux côtés de G. Barbier, A.-E. Marty et F.-L. Schmied).

S. Sauvage a illustré de nombreux ouvrages pour bibliophiles, parmi lesquels :

Les Chansons de Bilitis de Pierre Louÿs, La Leçon d’amour dans un parc et Les Nouvelles leçons d’amour dans un parc, de René Boylesve, et Candide de Voltaire… La pureté de son trait, rendue en eau-forte ou en gravure sur bois et associée à la technique du pochoir, ont fait de lui un des illustrateurs emblématiques du livre Art Déco. Il a également travaillé sous les pseudonymes de Jacques Tournebroche, d’après le personnage d’Anatole France (dont il a illustré l’œuvre vers le début de sa carrière) et d’Espérance.

 

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Reflets du Désordre - Photos de Martial Lenoir

Publié le par Perceval

Reflets du Désordre - Photos de Martial Lenoir

Martial Lenoir, photographe de mode et portraitiste, est né en 1971 au Pays Basque.

Il vit et travaille à Paris. Diplômé de l’école EFET (École supérieure de Photographie et d’Audiovisuel) en 2003, il devient assistant photographe au Studio Daguerre à Paris, et travaille avec des photographes comme Nacer Messili, Gérard Harten et Francis Hammond.

En 2009, il est primé au Festival Européen de la Photo de Nu d’Arles avec sa série La loge des rats.

En 2011 il est lauréat du prix Argentique, du Jury Ilford. La même année, il expose sa série Les Garçonnes au Festival Européen de la Photo de Nu d’Arles à la Chapelle Sainte-Anne.

En 2012, il commence sa série Les reflets du désordre qu'il clôt en 2014 par l'exposition à la Galerie Schwab Beaubourg.

Reflets du Désordre - Photos de Martial Lenoir
Reflets du Désordre - Photos de Martial Lenoir
Reflets du Désordre - Photos de Martial Lenoir
Reflets du Désordre - Photos de Martial Lenoir
Reflets du Désordre - Photos de Martial Lenoir
Reflets du Désordre - Photos de Martial Lenoir
Reflets du Désordre - Photos de Martial Lenoir
Reflets du Désordre - Photos de Martial Lenoir
Reflets du Désordre - Photos de Martial Lenoir

La composition de ces photos, par leur complexité, dévoile petit à petit la beauté des visages, puis des corps... Elle joue des reflets, de ce qui est caché et découvert ; il y émane une atmosphère et un érotisme esthétique...

Reflets du Désordre - Photos de Martial Lenoir
Reflets du Désordre - Photos de Martial LenoirReflets du Désordre - Photos de Martial Lenoir
Reflets du Désordre - Photos de Martial Lenoir

Chaque photo offre multiples sens de lecture ; du détail au plan large, de ce qui est visible et révélé par les reflets du miroir à ce qui est encore caché. Se rajoute une coloration ancienne qui ajoute en étrangeté ; également un travail sur le flou, et la lumière... Tout cela rattache ces photographies à une composition en peinture

Reflets du Désordre - Photos de Martial Lenoir
Reflets du Désordre - Photos de Martial LenoirReflets du Désordre - Photos de Martial Lenoir

Ces « Reflets du Désordre » exposent un hommage masculin à la féminité, et son érotisme... Il s'agit de révéler, sans perdre du mystère... Il ne s'agit pas seulement d'un parfum d'un autre temps, celui des femmes lascives et corsetées 1900. Il s'agit d'exprimer une fois de plus le fantasme de ''La Femme''.

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Bande Dessinée - Ana Moralles -

Publié le par Perceval

Ana Miralles (orthographié Mirallès en français) est une illustratrice espagnole de bande dessinée. Elle est née en 1959, et se lance professionnellement dans la BD et l'illustration en 1982 en publiant sa première histoire dans la revue espagnole Rambla.

Son premier album Corps à corps sur scénario de son compagnon Emilio Ruiz est publié par Glénat. Entre 1991 et 1994, elle publie la trilogie Eva Medusa : sur un scénario d'Antonio Segura, une histoire située dans le Brésil des années 1920

Avec Emilio Ruiz, elle a adapté en BD le roman à succès de Juan Eslava Galán : À la recherche de la licorne.

Son œuvre se décline en une multitude de livres illustrés, cartes postales, couvertures de livres inclassables, expositions, etc.

En 2001, elle crée la série Djinn avec Jean Dufaux, sa série la plus populaire à ce jour.

En juin 2009, Mirallès est devenue la première femme à remporter le « Gran Premio del Salón » au Festival de la BD de Barcelone (la plus haute distinction).  

 

 

Eva MedusaEva MedusaEva Medusa

Eva Medusa

Djinn
Djinn
Djinn
Djinn
Djinn
Djinn
Djinn

Djinn

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Le XIXe siècle avec E. et A. Devéria

Publié le par Perceval

«Eugène a réalisé plusieurs centaines de tableaux et Achille 3000 lithographies et une production picturale mal connue. En 1820, tous les tableaux furent exécutés à deux mains. Certains portent les initiales A et E en guise de signature» indique Olivia Voisin, diplômée en Histoire de l'Art et muséologie, qui travaille sur le «Catalogue raisonné des peintures et dessins d'Achille et Eugène Devéria»...

A partir de 1828, les frères Devéria participe aux discussions ardentes dans le Cénacle 'romantique' fondé par Hugo.

Après la dislocation de celui-ci, les frères Devéria forment leur propre cénacle où se réunissent, au lendemain de 1830, de nombreux poètes et artistes bohèmes que l'on appelait alors bousingots ou Jeunes-France.  

'Replique de la Naissance d'Henri IV' par Eugène Devéria

'Replique de la Naissance d'Henri IV' par Eugène Devéria

Eugène Devéria (1805-1865) a fait son apprentissage auprès de son frère aîné Achille (1800-1857) ; il est l’enfant chéri de la génération romantique, devenu célèbre à vingt-deux ans en exposant "La Naissance d’Henri IV" (musée du Louvre) au Salon de 1827 où cette immense toile fait sensation et remporte tous les suffrages.

Les commandes officielles qu’il reçoit, notamment pour le château de Versailles, ses compositions dans le domaine de la peinture religieuse (à Paris, pour Notre-Dame-de-Lorette, à Fougères, et surtout à Avignon, avec la décoration murale de Notre-Dame-des-Doms) font suite à ce coup d’éclat. Puis, retiré à Pau dans la pratique d’un calvinisme fervent (sa conversion date de 1843), Eugène Devéria gagne l’ombre, et s’il cultive toujours le registre historique, se consacre au portrait et au paysage. Sa réputation le conduit en Hollande et en Ecosse, où s’épanouit sa pratique du portrait.  

La famille Devéria est une famille d’artistes, avec Achille et Eugène, mais aussi Laure la benjamine, qui montre un réel talent de dessinatrice et expose avec succès au Salon. Elle meurt prématurément en 1838. Eugène Devéria montre des dispositions précoces pour le dessin et son frère Achille le fait d’abord entrer aux Beaux-Arts, où il étudie sous la direction de Girodet et de Lethière, puis prend lui-même en main la formation de son cadet. 

 

 

Un Concert  Laura Devéria chante - 1831 -

Eugène François Marie Joseph Devéria

Achille Deveria - Portrait de Céleste Motte 

épouse d'Achille.

 

Achille Devéria
Achille Devéria
Achille Devéria
Achille Devéria
Achille Devéria

Achille Devéria

Le XIXe siècle avec E. et A. DevériaLe XIXe siècle avec E. et A. Devéria
Le XIXe siècle avec E. et A. DevériaLe XIXe siècle avec E. et A. Devéria
Le XIXe siècle avec E. et A. DevériaLe XIXe siècle avec E. et A. Devéria
Le XIXe siècle avec E. et A. DevériaLe XIXe siècle avec E. et A. Devéria

Achille Devéria (1800-1857), dessinateur et lithographe français s'exerce dans des genres très divers et c'est à lui que l'on doit les petits dessins libertins qui enchantent les amateurs de "curiosa". On lui doit aussi plusieurs tableaux religieux, et des aquarelles fort recherchées. Il est le premier qui ait su appliquer la couleur à la lithographie. Ami proche de Victor Hugo, lui-même amoureux du beau sexe... (on imagine que son atelier a du en voir de toutes les couleurs).

Il produisit ainsi un grand nombre de gravures libertines, allant souvent jusqu'à doubler d'une version libre ses compositions les plus officielles...

Attention, ces images peuvent heurter ...!

 

 

Le XIXe siècle avec E. et A. Devéria
Le XIXe siècle avec E. et A. Devéria
Le XIXe siècle avec E. et A. Devéria
Le XIXe siècle avec E. et A. Devéria
Le XIXe siècle avec E. et A. Devéria
Le XIXe siècle avec E. et A. Devéria
Le XIXe siècle avec E. et A. Devéria
Le XIXe siècle avec E. et A. Devéria
Le XIXe siècle avec E. et A. Devéria
Le XIXe siècle avec E. et A. Devéria
Le XIXe siècle avec E. et A. Devéria

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Juarez Machado: Lovers et Tango

Publié le par Perceval

Juarez Machado: Lovers et Tango
Juarez Machado: Lovers et Tango
Juarez Machado: Lovers et Tango
Juarez Machado: Lovers et Tango
Juarez Machado: Lovers et Tango
Juarez Machado: Lovers et Tango
Juarez Machado: Lovers et Tango

Juarez Machado est né en 1941 à Joinville dans l'état de Santa Catarina au sud du Brésil. Il a fait des études à l'école des Beaux Arts du Parana à Curitiba.

En 1966 il s'est installé à Rio de Janeiro, il a commencé à travailler pour la télé qui démarrait à Rio, ainsi que pour le théâtre. Il a fait des décors, des costumes des dessins d'architecture, des caricatures pour les journaux (même politiques). Il a été aussi acteur et mime pendant assez longtemps. 

Ce qu'il peint : « Tout ce qui fait la vie : le métro, la rue, les lieux que je fréquente. Mais aussi  la musique, la danse, le champagne, les femmes, l'amour, les années 25-30, car c'est une époque qui me plaît et que j'aurais aimé vivre. Et par dessus tout, le tango parce que c'est une danse sensuelle, nostalgique, qui prend aux tripes . C'est l'abandon de l'autre dans une harmonie totale... »

Juarez Machado: Lovers et Tango
Juarez Machado: Lovers et Tango
Juarez Machado: Lovers et Tango
Juarez Machado: Lovers et Tango
Juarez Machado: Lovers et Tango
Juarez Machado: Lovers et Tango
Juarez Machado: Lovers et Tango
Juarez Machado: Lovers et Tango
Juarez Machado: Lovers et Tango

Ce qui caractérise la peinture de Machado, c'est la précision du trait, des détails infimes qui se trouvent dans chaque tableau, les couleurs et, par-dessus tout une touche d'humour.

Juarez Machado a reçu plusieurs distinctions dans les salons brésiliens ainsi que d'autres prestigieuses récompenses internationales. Depuis 1986 il habite à Paris et expose fréquemment en Europe et aux Etats-Unis. On dit qu'il a influencé l'image des films de Jean-Pierre Jeunet...

Juarez Machado: Lovers et Tango
Juarez Machado: Lovers et Tango
Juarez Machado: Lovers et Tango
Juarez Machado: Lovers et Tango

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Five o’clock dans le salon des dames Lemaire (1891)

Publié le par Perceval

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Madeleine Lemaire –

Five o’clock dans le salon des dames Lemaire (1891)

On reconnaît de gauche à droite : A table : Ninette Ganderax (assise de dos) face à Réjane. Debout derrière elle Louis Ganderax avec à sa gauche, Jacques Normand. A droite debout, Paul Hervieu face à Suzette Lemaire (de dos). Assise devant le miroir : Mme Strauss. Assises sur le canapé : l’actrice Marie Renard et Madeleine Lemaire. 

Madeleine Lemaire (1845-1928) nom d'artiste de Jeanne Magdelaine Colle, est une artiste peintre et aquarelliste française de genre académique.

Elle épouse Casimir Louis Philippe Lemaire, employé à l’Hôtel de Ville, le 10 mai 1865. Elle a de nombreux amants... Suzette Lemaire, sa fille, « devait remarquer, bien longtemps après, que Dumas-fils était le seul des amants de sa mère sur lequel elle n'eût jamais eu de doutes parce qu'elle l'appelait toujours Monsieur »

Chaque mardi, d’avril à juin, Madeleine Lemaire reçoit le Tout-Paris dans son hôtel particulier du no 31, rue de Monceau. Elle reçoit aussi bien l’aristocratie du faubourg Saint-Germain (les La Rochefoucauld, Luynes, Uzès, Haussonville, Chevigné, Greffulhe, la comtesse de Pourtalès, Boni de Castellane, la marquise de Casa Fuerte, la duchesse Grazioli, les Brissac, etc.) que de jeunes artistes et des célébrités de la scène ou de la politique. Comme Mme Verdurin, dont elle est l'un des modèles, elle a des arrêts définitifs du genre : « Je ne veux pas de ça chez moi ! » (Ghislain de Diesbach)

Son atelier transformé en salon accueille des personnalités aussi diverses que de jeunes talents qu'elle lance comme Marcel Proust (qui est invité à partir de 18927 et décrit son salon pour les lecteurs du Figaro) et Reynaldo Hahn ou des artistes au sommet de leur gloire, comme Victorien Sardou, Guy de Maupassant, Paul Bourget, Mounet-Sully, Sarah Bernhardt ou François Coppée. Des cantatrices viennent y donner des récitals privés comme Emma Calvé, Gabrielle Krauss ou Marie Van Zandt, car, comme chez Madame de Saint-Marceau, la musique est à l'honneur chez Madeleine Lemaire contrairement au salon de Madame Arman de Caillavet. Elle y invite par exemple Camille Saint-Saëns ou Jules Massenet. Des comédiens que les salons parisiens se disputent viennent obligatoirement à ses réceptions, ainsi de Lucien Guitry, Réjane, Tony, dit Marshall le grand, ou des auteurs à la mode comme Henri Rochefort, Robert de Flers, Francis de Croisset, Georges de Porto-Riche, le jeune Gaston Arman de Caillavet, le poète Robert de Montesquiou dont elle est proche...

Sa fille, Suzette Lemaire, fut également peintre.

Madeleine Lemaire est un des modèles de Mme Verdurin et Mme de Villeparisis dans A la Recherche du temps perdu de Marcel Proust (1871-1922)

 

Le Sommeil de Manon, ou - La Volupté - peinture de Madeleine Lemaire

 

Mme Straus : Geneviève Halévy (1849-1926) est une salonnière française. Elle a été mariée au compositeur Georges Bizet puis à l'avocat Émile Straus.

En octobre 1886, à la surprise générale, Geneviève Halévy se remarie avec Émile Straus (1844-1929), avocat des Rothschild dont la rumeur le donnait pour un frère illégitime. « C'était le seul moyen de m'en débarrasser », dira-t-elle pour expliquer son choix.

Disposant d'une fortune très confortable et de vastes relations, Émile Straus nourrit une profonde affection pour Jacques Bizet. Tous trois s'installent dans un vaste appartement situé en entresol no 134 boulevard Haussmann.

Marcel Proust, ami d'enfance et condisciple au lycée Condorcet de Jacques Bizet et de Daniel Halévy, y rencontre Charles Haas, futur modèle de Swann. Geneviève Straus est elle-même donnée comme l'un des modèles d'Oriane de Guermantes, pour ses réparties, et d'Odette.

Mme Straus reçoit tous les dimanches et acquiert une grande influence dans Paris. Quoique juive et roturière, elle a de nombreuses relations dans le Faubourg Saint-Germain, tout comme dans le monde des Arts et des Lettres.

 

Jacques Normand (1848-1931) est un écrivain français. Il est avocat à 21 ans, puis étudiant à l'École des chartes. En 1870, il s'engage dans les gardes mobiles (les moblots). Démobilisé, il obtient en 1875 son diplôme d'archiviste-paléographe. Il devient ensuite prosateur, romancier, poète, journaliste, auteur pour le théâtre. Sous le pseudonyme de Jacques Madeleine, il fera un rapport très critique de sa lecture de ''La Recherche …''

 

Paul Hervieu (1857-1915) est un romancier et auteur dramatique français. Proche de Proust, et de Paul Bourget... Il fréquente les salons littéraires et mondains, tels ceux de Madame de Pierrebourg, qui fut sa maîtresse, et de Madame Émile Straus, en particulier...

Le salon littéraire brillant, de la baronne Marguerite Aimery Harty de Pierrebourg permet notamment à Raymond Poincaré, Henri de Régnier, Paul Valéry, Alfred Capus, Abel Hermant, René Boylesve, Edmond Jaloux, Gérard d’Houville, Edouard Estaunié, André Gide, Gabriele D’Annunzio et Robert de Flers... de se croiser...

La baronne de Pierrebourg est pour Proust à la fois une proche amie, un écrivain admiré, et le modèle d'un des principaux personnages de Du côté de chez Swann.
Régulièrement fréquenté par Proust, le « Salon de l’avenue du bois » de Madame de Pierrebourg, fut avec celui de sa rivale Madeleine Lemaire, et ceux de Madame Strauss et de Madame Aubernon, le creuset des nombreux portraits psychologiques de la Recherche.

Dès la parution de Swann, Proust dédicace à Mme Pierrebourg un exemplaire et, apprenant son enthousiasme, requiert son aide pour l’obtention d’un prix littéraire.

Paul Hervieu et sa maîtresse sont une des sources d'inspiration du couple Charles Swann et Odette de Crécy, dont la relation amoureuse occupe une grande partie de ce premier tome de la Recherche.

Paul Hervieu rejoint l'Académie Française, en 1900. Edmond de Goncourt dit de lui : « Le petit Hervieu a une voix curieuse, c'est comme la voix lointaine d'un somnambule que son endormeur ferait parler. »

Ninette Ganderax tient aussi un salon, elle semble beaucoup plus appréciée que son mari Louis Ganderax (1855 - 1941), agrégé de Lettres, journaliste et critique de théâtre. Edmond de Goncourt le trouve « trop servile pour tout ce qui réussit » ; c'est le « pauvre mari, le gaffeur par excellence » ; il a la barbe triste : un normalien, un pion ! Et sa femme vocifère. Bref, un raseur. C'est un ami de Geneviève Straus et donc de Proust... Pourtant, Proust le fustige - dans sa correspondance - comme donneur de leçon...

Réjane (1856-1920) entretient une liaison depuis plusieurs années Paul Porel le comédien et directeur de l'Odéon, elle l'épouse en 1893.

En 1895, sa tournée en Amérique dans le rôle de Madame Sans-Gêne décuple sa notoriété et New York lui fait un triomphe. Elle est alors une « notoriété de la vie parisienne », « la plus parisienne des comédiennes ».

La_femme_au_Masque_par_Henri_Gervex_1885  

Le modèle est Marie_Renard_22ans.

 

Marcel Proust voit Réjane sur scène pour la première fois le soir de la première de Germinie Lacerteux (1888). Réjane dispute alors à Sarah Bernhardt le titre de plus grande actrice de la Belle Époque. Ces deux grandes comédiennes ont servi de modèle au personnage de la Berma auquel rêve le narrateur d'À la recherche du temps perdu. Jacques Porel, fils de Réjane, et Marcel Proust deviennent bons amis après la Grande Guerre. Réjane invite Proust à occuper un appartement dans sa maison. Le jour où Proust y emménagea, il reçoit les premières épreuves du Côté de Guermantes et ajoute certains traits de la personnalité de Réjane au personnage fictif de la Berma.

Marie Renard actrice et modèle de peintres : « cette charmante Marie Renard, prototype de la Femme au Masque, Marie Renard qui, faisant vivre sa mère, posait pour l'ensemble et persuadait à la maman crédule qu'elle posait seulement pour la tête. » Marcel Prevost, romancier

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