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Le salon de Madeleine Lemaire ( 1845-1928 )

Publié le par Perceval

Madeleine-Lemaire--1845-1928--dans-son-atelier.jpg« Tout Paris voulut pénétrer dans l’atelier et ne réussit pas du premier coup à en forcer l’entrée. Mais dès qu’une soirée était sur le point d’avoir lieu, chaque ami de la maîtresse de maison venant en ambassade afin d’obtenir une invitation pour un de ses amis, Mme Lemaire en est arrivée à ce que tous les mardis de mai, la circulation des voitures est à peu près impossible dans les rues Monceau, Rembrandt, Courcelles, et qu’un certain nombre de ses invités restent inévitablement dans le jardin, sous les lilas fleurissants, dans l’impossibilité où ils sont de tenir tous dans l’atelier si vaste pourtant, où la soirée vient de commencer.

La soirée vient de commencer au milieu du travail interrompu de l’aquarelliste, travail qui sera repris demain matin de bonne heure et dont la mise en scène délicieuse et simple, reste là, visible, les grandes roses vivantes “posant” encore dans les vases pleins d’eau, en face de roses peintes, et vivantes aussi, leurs copies, et déjà leurs rivales. À côté d’elles, un portrait commencé, déjà magnifique de jolie ressemblance, d’après Mme Kinen, et un autre qu’à la prière de Mme d’Haussonville Mme Lemaire peint d’après le fils de Mme de La Chevrelière née Séguier, attirent tous les regards. La soirée commence à peine et déjà Mme Lemaire jette à sa fille un regard inquiet en voyant qu’il ne reste plus une chaise ! Madeleine-Lemaire--1845-1928--chez-elle.jpgEt pourtant ce serait le moment chez une autre d’avancer les fauteuils : voici qu’entrent successivement M. Paul Deschanel, ancien président, et M. Léon Bourgeois, président actuel de la Chambre des députés, les ambassadeurs d’Italie, d’Allemagne et de Russie, la comtesse Greffulhe, M. Gaston Calmette, la grande-duchesse Vladimir avec la comtesse Adhéaume de Chevigné, le duc et la duchesse de Luynes […]. Cela n’arrête pas une minute, et déjà les nouveaux arrivants désespérant de trouver de la place font le tour par le jardin et prennent position sur les marches de la salle à manger ou se perchent carrément debout sur des chaises dans l’antichambre. La baronne Gustave de Rothschild, habituée à être mieux assise au spectacle, se penche désespérément d’un tabouret sur lequel elle a grimpé pour apercevoir Raynaldo Hahn qui s’assied au piano. » de Marcel Proust dans le Figaro du 11mai 1903.

Madeleine Lemaire (1845-1928), est artiste peintre, elle aussi un des modèles de Mme Verdurin et Mme de Villeparisis dans A la Recherche du temps perdu de Marcel Proust.

Proust-Madeleine-Lemaire-et-Reynaldo-Hahn-copie-1.jpg

 Reynaldo Hahn, Madeleine Lemaire et Marcel Proust.


« Mme de Villeparisis, coiffée d'un bonnet de dentelles noires de l'ancien temps (qu'elle conservait avec le même instinct avisé de la couleur locale ou historique qu'un hôtelier breton qui, si parisienne que soit devenue sa clientèle, croit plus habile de faire garder à ses servantes la coiffe et les grandes manches), était assise à un petit bureau, où devant elle, à côté de ses pinceaux, de sa palette et d'une aquarelle de fleurs commencée, il y avait dans des verres, dans des soucoupes, dans des tasses, des roses mousseuses, des zinnias, des cheveux de Vénus, qu'à cause de l'affluence à ce moment-là des visites elle s'était arrêtée de peindre, et qui avaient l'air d'achalander le comptoir d'une fleuriste dans quelque estampe du XVIIIe siècle. » Marcel Proust ,Le côté de Guermantes I pages 180-181.

MADELEINE-LEMAIRE---LE-GOUTER-AU-SALON-DU-PEINTRE.jpg

Madeleine Lemaire (1845-1928), tenait un salon mondain (31 rue de Monceau) très en vue fréquenté par les plus grandes personnalités : Alexandre Dumas fils (dont elle fut la maîtresse), Proust, Hahn, Saint-Saëns, Massenet, Deschanel, Anatole France, Lucien Guitry..., nombreux peintres mondains. Aquarelliste, elle était une spécialiste des roses. Introduit par Hahn, Straram fréquente son salon dès 1907 accompagnant au piano.

En 1865 elle épouse le peintre Casimir Lemaire, dont elle a une fille, Suzanne.

En 1879, elle est membre titulaire à la création de la Société des aquarellistes français. Elle exposera en 1898 à la Biennale de Venise, en  1906 elle sera Vice-présidente du jury du prix Femina.

Madeleine_Lemaire_Phoebe.jpgEn 1870, à Dieppe, elle rencontre Alexandre Dumas fils, qui lui fait connaître la haute société et lui permet d'avoir en 1890 l'un des salons les plus brillants et influents de Paris, tant du point de vue artistique que mondain.

Elle rencontre Proust qui a vingt ans, et lui présente en 1893: Robert de  Montesquiou et Reynaldo Hahn …

Elle accueille dans son atelier-salon: peintres, musiciens, écrivains et «gens du monde».
Le théâtre a une place privilégié: sur la scène installée dans l’atelier se produisent souvent les comédiennes Sarah Bernhardt, Réjane, Jeanne Granier, Jane Hading.
Peintres, écrivains et hommes politiques s’y donnent rendez-vous et l’on peut y voir Victorien Sardou, Robert de Montesquiou, Bonnat, Boldini, la princesse Mathilde, Anatole France, Jean Mounet- Sully, Raymond Poincaré, Paul Deschanel ou Emile Loubet.

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Soirée chez madame Lemaire (1891)

Publié le par Perceval

Une-Chanson-de-Gibert-ou-Soiree-chez-madame-Lemaire--1891-.jpg

Une Chanson de Gibert ou Soirée chez madame Lemaire (1891), Georges Jeanniot - La Piscine, Musée d’Art et d’Industrie, Roubaix (59)

Madeleine Lemaire (1845-1928), artiste peintre française, est un des modèles de Mme Verdurin et Mme de Villeparisis dans A la Recherche du temps perdu de Marcel Proust. Elle tenait rue Monceau un salon parmi les plus brillants et les plus fréquentés des salons bourgeois.
On reconnait de gauche à droite: Gabriel Fauré, Jean-Louis Forain, Mme Jacques Normand, Amélie Duez, Louis Ganderax, Jacques Normand, le ténor Gibert, Ernest Duez, Ninette Ganderax, Henriette Roger-Jourdain, Suzette Lemaire, Madeleine Lemaire, Jacques Emile Blanche, Mme Jeanniot et Paul Hervieu.

Madeleine-Lemaire--1845-1928-.jpgMadeleine Lemaire (1845-1928)

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Five o’clock dans le salon des dames Lemaire (1891)

Publié le par Perceval

Madeleine-Lemaire---Five-o-clock-dans-le-salon-des-dame.jpg

Madeleine Lemaire –

Five o’clock dans le salon des dames Lemaire (1891)

On reconnaît de gauche à droite : A table : Ninette Ganderax (assise de dos) face à Réjane. Debout derrière elle Louis Ganderax avec à sa gauche, Jacques Normand. A droite debout, Paul Hervieu face à Suzette Lemaire (de dos). Assise devant le miroir : Mme Strauss. Assises sur le canapé : l’actrice Marie Renard et Madeleine Lemaire. 

Madeleine Lemaire (1845-1928) nom d'artiste de Jeanne Magdelaine Colle, est une artiste peintre et aquarelliste française de genre académique.

Elle épouse Casimir Louis Philippe Lemaire, employé à l’Hôtel de Ville, le 10 mai 1865. Elle a de nombreux amants... Suzette Lemaire, sa fille, « devait remarquer, bien longtemps après, que Dumas-fils était le seul des amants de sa mère sur lequel elle n'eût jamais eu de doutes parce qu'elle l'appelait toujours Monsieur »

Chaque mardi, d’avril à juin, Madeleine Lemaire reçoit le Tout-Paris dans son hôtel particulier du no 31, rue de Monceau. Elle reçoit aussi bien l’aristocratie du faubourg Saint-Germain (les La Rochefoucauld, Luynes, Uzès, Haussonville, Chevigné, Greffulhe, la comtesse de Pourtalès, Boni de Castellane, la marquise de Casa Fuerte, la duchesse Grazioli, les Brissac, etc.) que de jeunes artistes et des célébrités de la scène ou de la politique. Comme Mme Verdurin, dont elle est l'un des modèles, elle a des arrêts définitifs du genre : « Je ne veux pas de ça chez moi ! » (Ghislain de Diesbach)

Son atelier transformé en salon accueille des personnalités aussi diverses que de jeunes talents qu'elle lance comme Marcel Proust (qui est invité à partir de 18927 et décrit son salon pour les lecteurs du Figaro) et Reynaldo Hahn ou des artistes au sommet de leur gloire, comme Victorien Sardou, Guy de Maupassant, Paul Bourget, Mounet-Sully, Sarah Bernhardt ou François Coppée. Des cantatrices viennent y donner des récitals privés comme Emma Calvé, Gabrielle Krauss ou Marie Van Zandt, car, comme chez Madame de Saint-Marceau, la musique est à l'honneur chez Madeleine Lemaire contrairement au salon de Madame Arman de Caillavet. Elle y invite par exemple Camille Saint-Saëns ou Jules Massenet. Des comédiens que les salons parisiens se disputent viennent obligatoirement à ses réceptions, ainsi de Lucien Guitry, Réjane, Tony, dit Marshall le grand, ou des auteurs à la mode comme Henri Rochefort, Robert de Flers, Francis de Croisset, Georges de Porto-Riche, le jeune Gaston Arman de Caillavet, le poète Robert de Montesquiou dont elle est proche...

Sa fille, Suzette Lemaire, fut également peintre.

Madeleine Lemaire est un des modèles de Mme Verdurin et Mme de Villeparisis dans A la Recherche du temps perdu de Marcel Proust (1871-1922)

 

Le Sommeil de Manon, ou - La Volupté - peinture de Madeleine Lemaire

 

Mme Straus : Geneviève Halévy (1849-1926) est une salonnière française. Elle a été mariée au compositeur Georges Bizet puis à l'avocat Émile Straus.

En octobre 1886, à la surprise générale, Geneviève Halévy se remarie avec Émile Straus (1844-1929), avocat des Rothschild dont la rumeur le donnait pour un frère illégitime. « C'était le seul moyen de m'en débarrasser », dira-t-elle pour expliquer son choix.

Disposant d'une fortune très confortable et de vastes relations, Émile Straus nourrit une profonde affection pour Jacques Bizet. Tous trois s'installent dans un vaste appartement situé en entresol no 134 boulevard Haussmann.

Marcel Proust, ami d'enfance et condisciple au lycée Condorcet de Jacques Bizet et de Daniel Halévy, y rencontre Charles Haas, futur modèle de Swann. Geneviève Straus est elle-même donnée comme l'un des modèles d'Oriane de Guermantes, pour ses réparties, et d'Odette.

Mme Straus reçoit tous les dimanches et acquiert une grande influence dans Paris. Quoique juive et roturière, elle a de nombreuses relations dans le Faubourg Saint-Germain, tout comme dans le monde des Arts et des Lettres.

 

Jacques Normand (1848-1931) est un écrivain français. Il est avocat à 21 ans, puis étudiant à l'École des chartes. En 1870, il s'engage dans les gardes mobiles (les moblots). Démobilisé, il obtient en 1875 son diplôme d'archiviste-paléographe. Il devient ensuite prosateur, romancier, poète, journaliste, auteur pour le théâtre. Sous le pseudonyme de Jacques Madeleine, il fera un rapport très critique de sa lecture de ''La Recherche …''

 

Paul Hervieu (1857-1915) est un romancier et auteur dramatique français. Proche de Proust, et de Paul Bourget... Il fréquente les salons littéraires et mondains, tels ceux de Madame de Pierrebourg, qui fut sa maîtresse, et de Madame Émile Straus, en particulier...

Le salon littéraire brillant, de la baronne Marguerite Aimery Harty de Pierrebourg permet notamment à Raymond Poincaré, Henri de Régnier, Paul Valéry, Alfred Capus, Abel Hermant, René Boylesve, Edmond Jaloux, Gérard d’Houville, Edouard Estaunié, André Gide, Gabriele D’Annunzio et Robert de Flers... de se croiser...

La baronne de Pierrebourg est pour Proust à la fois une proche amie, un écrivain admiré, et le modèle d'un des principaux personnages de Du côté de chez Swann.
Régulièrement fréquenté par Proust, le « Salon de l’avenue du bois » de Madame de Pierrebourg, fut avec celui de sa rivale Madeleine Lemaire, et ceux de Madame Strauss et de Madame Aubernon, le creuset des nombreux portraits psychologiques de la Recherche.

Dès la parution de Swann, Proust dédicace à Mme Pierrebourg un exemplaire et, apprenant son enthousiasme, requiert son aide pour l’obtention d’un prix littéraire.

Paul Hervieu et sa maîtresse sont une des sources d'inspiration du couple Charles Swann et Odette de Crécy, dont la relation amoureuse occupe une grande partie de ce premier tome de la Recherche.

Paul Hervieu rejoint l'Académie Française, en 1900. Edmond de Goncourt dit de lui : « Le petit Hervieu a une voix curieuse, c'est comme la voix lointaine d'un somnambule que son endormeur ferait parler. »

Ninette Ganderax tient aussi un salon, elle semble beaucoup plus appréciée que son mari Louis Ganderax (1855 - 1941), agrégé de Lettres, journaliste et critique de théâtre. Edmond de Goncourt le trouve « trop servile pour tout ce qui réussit » ; c'est le « pauvre mari, le gaffeur par excellence » ; il a la barbe triste : un normalien, un pion ! Et sa femme vocifère. Bref, un raseur. C'est un ami de Geneviève Straus et donc de Proust... Pourtant, Proust le fustige - dans sa correspondance - comme donneur de leçon...

Réjane (1856-1920) entretient une liaison depuis plusieurs années Paul Porel le comédien et directeur de l'Odéon, elle l'épouse en 1893.

En 1895, sa tournée en Amérique dans le rôle de Madame Sans-Gêne décuple sa notoriété et New York lui fait un triomphe. Elle est alors une « notoriété de la vie parisienne », « la plus parisienne des comédiennes ».

La_femme_au_Masque_par_Henri_Gervex_1885  

Le modèle est Marie_Renard_22ans.

 

Marcel Proust voit Réjane sur scène pour la première fois le soir de la première de Germinie Lacerteux (1888). Réjane dispute alors à Sarah Bernhardt le titre de plus grande actrice de la Belle Époque. Ces deux grandes comédiennes ont servi de modèle au personnage de la Berma auquel rêve le narrateur d'À la recherche du temps perdu. Jacques Porel, fils de Réjane, et Marcel Proust deviennent bons amis après la Grande Guerre. Réjane invite Proust à occuper un appartement dans sa maison. Le jour où Proust y emménagea, il reçoit les premières épreuves du Côté de Guermantes et ajoute certains traits de la personnalité de Réjane au personnage fictif de la Berma.

Marie Renard actrice et modèle de peintres : « cette charmante Marie Renard, prototype de la Femme au Masque, Marie Renard qui, faisant vivre sa mère, posait pour l'ensemble et persuadait à la maman crédule qu'elle posait seulement pour la tête. » Marcel Prevost, romancier

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Roland BOURIGEAUD - peintre surréaliste

Publié le par Perceval

Roland BOURIGEAUD - peintre surréaliste
Roland BOURIGEAUD - peintre surréaliste
Roland BOURIGEAUD - peintre surréaliste

Roland BOURIGEAUD est né en 1920 ; en 1930 il perd sa mère. En 1970, il est nommé professeur à l’Ecole Nationale Supérieure des Arts Appliqués et des Métiers d’Art à Paris. 

Ses Maîtres à penser, en peintures, sont très divers et vont des surréalistes aux classiques, de Magritte au Titien, de Delvaux à Rubens.

Comme il conclut lui-même: «Dans ma vie, j’ai eu trois passions : La Peinture, La Femme et l’Enseignement ».  

 

 

 

 

Roland BOURIGEAUD - peintre surréaliste

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G.Washington Lambert - Peintre - 1900

Publié le par Perceval

G.Washington Lambert - Peintre - 1900
Sonnet

Sonnet

George Washington Lambert (1873-1930), est né à Saint - Pétersbourg, en Russie, il a vécu en Allemagne et en Angleterre avant de migrer vers l' Australie en 1887... en 1900, il va Paris, à Londres l'année suivante où il est resté jusqu'à son retour en Australie en 1921. Il y a vécu jusqu'à sa mort, d' une insuffisance cardiaque, à 57 ans... Il est considéré de nationalité australienne …

Les femmes qu'il représente, ont beaucoup de charme, de force et de sensualité...

G.Washington Lambert - Peintre - 1900
G.Washington Lambert - Peintre - 1900
G.Washington Lambert - Peintre - 1900
G.Washington Lambert - Peintre - 1900

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Le ''Thanks giving Day''

Publié le par Perceval

Certains tableaux paraissent énigmatiques... Le plus souvent nous n'avons pas les clefs pour comprendre la scène qui se joue.

Cette peinture de 1896 est d'une artiste américaine : Alice Barber Stephens (1858 - 1932) appelée "Thanksgiving" et qui fait référence à une fête publique aux États-Unis, elle est célébrée le quatrième jeudi de Novembre.

Thanks giving Day est un jour férié, on exprime à Dieu sa gratitude et sa reconnaissance ; mais aussi à sa famille, et à ses amis, pour leur gentillesse, leur attitude …

Selon une vieille tradition de plusieurs générations dans une même famille on se retrouve pour le repas. Chacun, exprime des mots de remerciement pour toutes les bonnes choses qui sont arrivées dans sa vie pendant cette année. Les symboles de la fête sont la dinde farcie avec du sirop de canneberge ( cranberries ) et une grande tarte à la citrouille ; plats que leurs ancêtres mangeaient déjà en 1621 lors du premier dîner en l'honneur de 'Thanksgiving'. 

Si l'ambiance est à la fête, pourquoi tous les personnages de cette histoire regardent-ils le jeune homme assis le dos tourné.. Ils semblent le faire avec reproche, irritation, presque du dédain... ?  Qui est - il? Un fils, un frère, le mari de quelqu'un? Qu'a t-il fait juste avant? 

La peintre a exprimé très clairement le conflit, en plaçant tous les personnages face à nous, sauf le jeune homme. Leurs expressions faciales semblent pointer une mauvaise attitude de l'homme. 

Cette illustration est parue dans une revue américaine "Weekly Harper" le 28 Novembre 1896, et pourrait exprimer la réprobation générale devant ce jeune homme qui refuse de participer à cette fête et peut-être même ( dans ce cas précis …) de manger de la viande …

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Faire la cour...

Publié le par Perceval

A toutes époques, il faut con-quérir ...
A toutes époques, il faut con-quérir ...
A toutes époques, il faut con-quérir ...
A toutes époques, il faut con-quérir ...
A toutes époques, il faut con-quérir ...
A toutes époques, il faut con-quérir ...
A toutes époques, il faut con-quérir ...
A toutes époques, il faut con-quérir ...
A toutes époques, il faut con-quérir ...
A toutes époques, il faut con-quérir ...
A toutes époques, il faut con-quérir ...
A toutes époques, il faut con-quérir ...

A toutes époques, il faut con-quérir ...

« Faire la cour » : En référence à l'usage dans la cour du Roi ou de la Reine, les courtisans s'affairaient autour du souverain pour lui faire la cour, et s'attirer ses bonnes grâces, être bien vu de lui et, autant que possible, en obtenir diverses faveurs.

 

Étonnant... non? ... Mais peut-être con-vaincant

Étonnant... non? ... Mais peut-être con-vaincant

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Ron Hicks - Peinture - Couples amoureux

Publié le par Perceval

Ron Hicks - Peinture - Couples amoureux

Ron Hicks, peintre américain, est né en 1965 à Columbus, dans l'Ohio. Encouragé par sa mère qui était aussi un artiste, Ron a toujours su qu'il voulait peindre. Ron a reçu une bourse pour étudier l'art à Columbus College of Art and Design - connu pour être l'une des meilleures écoles d'art dans le pays - où il est diplômé en beaux-arts et une mineure en Illustration. Il a ensuite déménagé à Denver et a étudié à Colorado Institute of Art, obtenu un diplôme en design publicitaire. D'abord il travaillait à temps plein en tant que gestionnaire dans une entreprise d'antenne parabolique et la peinture à temps partiel seulement...Puis, après avoir remporté le 'Best of Show' à l'exposition 'Art Students League' en 1994, Hicks a commencé à peindre à temps plein. Depuis lors, il est devenu l' un des meilleurs artistes émergents de l' Amérique. 

Ron Hicks - Peinture - Couples amoureux
Ron Hicks - Peinture - Couples amoureuxRon Hicks - Peinture - Couples amoureux
Ron Hicks - Peinture - Couples amoureuxRon Hicks - Peinture - Couples amoureux
Ron Hicks - Peinture - Couples amoureuxRon Hicks - Peinture - Couples amoureux

«Je vois les choses de manière abstraite... Je me considère comme un peintre qui voit d'abord la forme, la valeur, les bords et la texture.

J'aime idéaliser la vie. J'aime l'interaction des gens qui font des ''choses'' - quoi que ce soit. Ce peut être quelque chose de très banal, alors que c'est d'une grande beauté … » Ron Hicks

« J'aime la beauté des relations, en particulier quand il y a une certaine tension... ».

« Pour peindre, vous devez vous concentrer sur quelque chose. Si vous essayez de tout peindre, la peinture ne sera plus rien... ». « Vous pouvez dire beaucoup de choses sur une personne par un seul geste. »

Ron Hicks - Peinture - Couples amoureuxRon Hicks - Peinture - Couples amoureux
Ron Hicks - Peinture - Couples amoureux
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Marthe de Méligny et Pierre Bonnard.

Publié le par Perceval

Marthe de Méligny et Pierre Bonnard.

Pierre Bonnard ( 1867-1947) peintre 'postimpressionniste' membre du groupe des 'nabis', a rencontré aux 'Beaux-Arts' de Paris :  Édouard Vuillard, de qui il se rapproche, et découvre les peintures de Paul Gauguin, Edgar Degas, Claude Monet et Paul Cézanne.

Bonnard sera aussi avocat, carrière qu'il va abandonner en 1891 : année où il expose pour la première fois au Salon des Indépendants...

Pierre Bonnard est un peintre de la couleur, de la lumière. C'est une couleur rêvée, imaginaire, faite de nuances, de passages... Sans violence, à la différence des 'fauves'. De la couleur, et sans dessin. Le dessin sert juste à mettre en place ses idées ; tout est dans la coloration...

* En 1893, il rencontre Marthe de Meligny ( 1869-1942). Elle deviendra son modèle puis son épouse, le 15 août 1925.  Le 9 septembre 1925, Renée Monchaty, qui avait servi de modèle à des tableaux comme La Cheminée, et avec qui il avait une liaison depuis une dizaine d'années, se donnait la mort. Tyrannique, Marthe obligera Bonnard à détruire toutes les toiles qui auraient pu lui rappeler son ancienne maîtresse.

Pierre Bonnard fait la connaissance de Marthe, alors âgée de 24 ans, elle devient son modèle favori ; il vient de l'aborder dans les rues de Paris en ce jour d'hiver 1893. « Je m'appelle Marthe de Méligny, je travaille dans les fleurs. Je suis orpheline. [...] J'ai 16 ans. Et vous? ». Il a 26 ans...

En 1925, après trente ans de vie commune, Pierre Bonnard et Marthe se marient le 13 août.

Marthe de Méligny se disait descendre d'une vieille lignée italienne. Mais, Bonnard s'aperçoit alors qu'elle s'appelle Maria Boursin et qu'elle est la fille d'un charpentier de Bourges.

Il s'en moque.. Elle jure qu'elle est orpheline et seule au monde. Ce qui, à la recherche de succession, s’avérera faux …

Ce couple sans enfant vit une relation complexe, s'y ajoutent les maladies de Marthe - langueur, sa dépression, son asthme - et sa misanthropie de plus en plus marquée au fil du temps, jusqu'à écarter les amis, Vuillard, Matisse, Signac...  

L'oeuvre de Bonnard est habitée de la présence de Marthe : une silhouette à l’arrière-plan, un corps nu dans la baignoire, un visage à la fenêtre…

Le peintre est un adepte du Kodak portatif : clichés  en noir et blanc, ils fixent l’instant. Toutes les photos ont été prises entre 1889 et 1901 par Pierre Bonnard

Les formes se mélangent et se chevauchent dans un dense tissage de couleurs ; la lumière qui traverse la fenêtre se distille dans les reflets de l’eau, du carrelage et de la peau mouillée de Marthe, créant une confusion étrange entre le monde extérieur et l’intérieur de la salle de bain. Noyée parmi les éclats de couleurs chaudes et froides, la chair du modèle paraît presque se dissoudre dans la peinture. « La forme des jambes dans la baignoire crée une silhouette énigmatique, à la fois très éthérée et assez évocatrice. C’est l’un des chefs-d’œuvre de Bonnard. Il introduit quelque chose d’ambigu, de l’ordre du rêve et de l’érotisme, dans un sujet d’une très grande banalité que personne, je crois, n’avait vraiment peint jusque-là. En tout cas pas de manière aussi féerique. » Fabrice Hergott, directeur du musée d’Art moderne de Paris.

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Les ''femmes'' de Vittorio Corcos -2/2-

Publié le par Perceval

La '' Madeleine '' de V. Corcos, est parue provocante pour l'époque : une femme fatale debout dans un atelier de sculpteur au pied d'une statue de marbre du Christ crucifié, vêtu d'un col haut, robe noire serrée à taille, avec sa main sur une hanche et un regard insensible qui suggère un air de défi d'autonomie et d'impénitence. 

 

Elle est suivie en 1899 par une sorte de ''vampire'' aux cheveux de flamme, la "Morfinomane,"(The Addict), une peinture qui renvoie au portrait audacieusement sexy de Giovanni Boldini de ''Lady Colin Campbell" de 1894, mais avec les conséquences physiques de l'emploi de la drogue...

Les ''femmes'' de Vittorio Corcos -2/2-

En 1910, un autre tableau rejoint cette catégorie: une lecture en bord de mer. Trois jeunes gens, engagés dans une conversation silencieuse autour de livres à la couverture jaune ( dell'edizioni Flammarion) , et donc sans doute peu convenables, cornés, parce que lus et relus … La figure féminine évoque Ada, fille d'un premier mariage de sa femme Emma Ciabatti... Elle capte le regard du spectateur avec son assurance résolue, et semble avoir le rôle de chef de file incontesté.

Les deux autres jeunes hommes semblent compléter la scène: l' un placé sur la gauche, dans un costume blanc impeccable - couleur qui unit les vêtements des trois personnages et qui caractérise la mode de la Belle Epoque – élégant, il apparaît couché sur un grand parapet, et ne semble pas remarquer quoi que ce soit, tellement absorbé dans la lecture d' un livre. L'autre, assis avec le torse incliné vers l' avant et ses mains croisées, apparaît dans un état de suspension - attendre, peut - être vient-il de terminer un échange ou une écoute de réflexions de la belle Ada, sur les quelques pages qu'elle vient de lire....

Les ''femmes'' de Vittorio Corcos -2/2-

La peinture est intitulée ''Rêves'', mais dans les yeux d'Eléna Vecchi, certains y voient l'intimité qui la lie avec Vittorio Matéo Corcos.  

Elle a 23ans, et lui déjà 38ans. Son expression est complice, elle reflète une passion, un regret ..


 

En effet, elle dût s'affronter avec Emma Ciabatti: trente-cinq ans, une femme de culture raffinée estimée par des poètes tels que Pascoli et Carducci, mais, surtout, la femme de Corcos, et veuve de James Rotigliano, pour laquelle il s'est convertit au catholicisme, et qu'il épouse en 1886.

 

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