Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Articles avec #muse - egerie - modele ..etc tag

La femme et le sacré: Julia Kristeva

Publié le par Perceval

La notion du sacré fait référence au sacrifice ( latin : sacer ) rire sacrificiel grâce auquel s'établit une double relation, une relation verticale à l'au-delà et une relation horizontale qui est le pacte entre les communiants. L'autre dimension du sacré est davantage liée à la fécondité, à la force vitale... Les femmes ont un rapport spécifique avec ces deux versants...

Veillée funèbre au Kosovo 1990. Georges Merillon Veillée funèbre dans un village espagnol 1951. Eugene Smith

Le masochisme féminin : jouir de la mort et de la détresse des autres, jusqu'à la complaisance, la mélancolie, le suicide ...

*****

Les femmes donnent la vie en aimant des hommes, et ce désir de maternité reste prégnant malgré les techniques de contraception …
«  Quel que soit notre être social, je pense qu'il y a un sentiment d'appartenir à un flux de générations et quasiment à un être biologique indéracinable dans la vie féminine...( …) Je sais que je suis mortelle... je suis capable de dilater chaque instant... parce qu'il m'associe au genre humain... l'être est pour moi, femme, une pluralité … autonomes, elles sont des sujets qui partagent avec d 'autres, et avec l'univers. » J.Kristeva


« Marie est entrée dans notre culture moderne comme l'exemple du refoulement. Comment se fait-il qu'une femme qui n'a pas connu l'acte sexuel puisse être mère ? » J.K.
( rejet de la sexualité, hantise de vouloir freiner le plaisir féminin, pour le réduire à la procréation ... ..?)


Pietà (vers 1560-1570.), peinture sur bois de Luis de Morales "Pieta" de Kim Ki Duk-remporte le Lion-d'or à Venise en 2012


La pietà est un moment extrêmement fort pour l'imaginaire de tout être humain. Aujourd'hui, elle pointe encore l'écueil, de se dire: « je suis mère toute puissante qui a donné la vie, et qui a tous les droits sur la vie »...
Reconnaître sa faiblesse, nous permet de la sublimer et de l'élaborer …
Marie, 'Reine de l'Eglise' : reconnaissance du besoin de pouvoir chez la femme … titre donné par des hommes, en réalité secondaire qui draine les fantasmes de supériorité et de pouvoir, et maintient les femmes à la fois dans l'obéissance et dans une espèce de fierté, flattant la psyché féminine." J K.

Les artistes voient en Marie la mère apaisée, la femme non érotique, qui nourrit son enfant... L'homme artiste dépasse sa rivalité avec elle, et sa haine œdipienne envers le père.
Marie nous réconcilie avec le maternel, mais «  si le corps féminin est un corps sans organe sexuel visible, il provoque l'épouvante et induit chez l'homme l'angoisse de la castration ou la renforce." J K.

Sources : Arts sacrés N°24

Voir les commentaires

Les femmes du Congrès de Vienne. -4-

Publié le par Perceval

Parmi les femmes présentes et influentes au Congrès de Vienne, se croisent également :

 

Maria_Ludovica_d-Austria-Este.jpg
Maria Ludovica d'Austria-Este

L'impératrice Maria Ludovica (1787-1816) : elle est la troisième femme de François 1er d'Autriche et l‘hôtesse du Congrès. 

Elle est d'une beauté céleste, elle a la grâce d'une française, on dirait un ange, maîtresse de maison prédestinée à un tel rassemblement de beaux esprits et de beautés. Elle flottait tel un ange au milieu de Congrès. Dans ses antichambres avaient lieu aussi des rencontres plus intimes..

l-imperatrice-Maria-Ludovica--1787-1816-.jpg

 

Elisabeth, impératrice de Russie (1779-1835) : Femme de l'empereur, née Louise Marie de Bade, mariée de puis 1793 avec Alexandre. Une beauté gracieuse délaissée par son époux, élégante, angélique et mélancolique.

La Grande duchesse Catherine de Russie(1788-1819) : Sœur préférée d'Alexandre, mariée en première noce au duc d'Oldenbourg, elle est à Vienne où son mariage avec l'archiduc Charles occupe les conversations, ensuite épouse le prince héritier Charles de Wurtemberg qui la trompe avec la Bagration ..

zar-alexander-I.jpg
le Tsar Alexandre 1er

La princesse Gabrielle Auesperg-Lobkowitz : Jeune veuve de 20ans, " la beauté qui inspire de vrais sentiments " Alexandre s'en éprit et en fut amoureux tout le temps du congrès. Ce qui ne l'empêchait pas de faire de nombreuses visites à la Bagration et à beaucoup d'autres, si bien qu'on pensa qu' il avait attrapé une maladie vénérienne. ! Il avait de nombreuses maîtresses malgré la présence de sa femme au congrès..

 
 

 

Fanny von Arnstein(1758-1818) :  Epouse du banquier viennois juif Daniel Arnstein, elle tient un salon très fréquenté et un grand train de maison; elle soutint le combat des tyroliens contre Napoléon.

Les Prussiens, mais aussi le cardinal Consalvi sont ses hôtes. Elle défend avec enthousiasme les idées de liberté et ses idées sont "scandaleusement prussiennes ". Elle mourra à Vienne le 8 juin 1818.

Fanny von Arnstein

Aurora von Marassé, dame de compagnie française de la Bagration : La baronne de Montet raconte dans ses souvenirs : « Fille d'un général de division français qui avait fui en Autriche, sans ressources après la mort de son père en 1805, elle devint dame de cour, elle habitait et recevait dans sa mansarde, sous les toits du palais Palm comme dame de compagnie de la Bagration et gouvernante de Clémentine. Elle fréquentait les plus grands qui lui faisaient de somptueux cadeaux . Tout en n'ayant pas de ressources elle-même, elle soutenait les valets sans poste et intervenait pour eux. Sa mansarde était le lieu de rendez-vous des diplomates qui voulaient échapper aux services d'espionnage de la police de Vienne. Apres le départ des princesses de Courlande, elle arriva chez moi, affamée, elle n'avait rien mangé depuis 24 heures.... »

Madame Schwarz : Epouse d'un banquier de Petersbourg , elle est déjà la maîtresse d'Alexandre avant de venir à Vienne. Elle intrigue et est surveillée de près par la police.

bigotini.jpg

La comtesse Fifi Palffy de Ligne :Fille du prince de Ligne et mariée à un mari ennuyeux qu'elle trompe bientôt avec un jeune anglais sur le départ duquel elle verse un torrent de larmes


La Bigottini, danseuse (1784-1858) : On lui prête de nombreuses liaisons: elle était la maîtresse de Eugène de Beauharnais à Paris et se taille un beau succès lors des spectacles. Maîtresse de Franz Palfy, elle a de lui un enfant, au grand scandale de la cour.

Duchesse_de_Dino_et_de_Sagan.jpg

 

***

Talleyrand attend la signature des Actes définitifs du Congrès ( le 9 juin ), et se met en route pour Gand. Il a le cœur lourd, car la belle Dorothée s'est éprise d'un certain Conte de Clam-Gallas, major dans l'armée autrichienne. Elle l'a rejoint en Allemagne, malgré les supplications de son oncle. A soixante et un ans, il découvre les tourments de la jalousie.

1814, à Vienne, Rapport de police. Comte La Garde Chambonas :(Leipzig 1843)

"La comtesse de Périgord faisait les honneurs chez le prince avec une grâce ravissante. Son esprit brillant et enjoué tempérait de temps en temps la gravité des matières politiques qui envahissaient la conversation. Sa démarche, ses gestes, son attitude, le son de sa voix forment un ensemble enchanteur. Elle a sur la figure et dans toute sa personne un charme irrésistible sans lequel la beauté la plus parfaite est sans pouvoir. C'est une fleur qui semble ignorer le parfum qu'elle exhale. La dernière de ces grâces de Courlande, la ravissante duchesse d'Acerenza, réunit tout ce que nous admirons chez les deux autres."

Voir les commentaires

Les femmes du Congrès de Vienne. -3-

Publié le par Perceval

JB-Isabey--le-Congres-de-Vienne-en-1814.jpgJB Isabey, le Congrès de Vienne en 1814

Les salons vont à Vienne jouer un rôle important. Les dames de la bonne société vont y vivre des moments intenses, non sans compétition entre elles. Il y a le thé dansant tous les lundis chez Mme de Metternich ( née Eléonore von Kaunitz), tous les jeudis chez la princesse Trauttmansdorff, épouse du grand écuyer de l'empereur, et tous les samedis chez Julie Zichy, épouse de l'ambassadeur autrichien à Berlin et belle sœur du ministre de l'Intérieur, «  une des plus belles femmes de Vienne », selon un voyageur prussien reçu chez elle... Le cercle le plus réussi est, dit-on, celui que tient la comtesse autrichienne Laure de Fuchs-Gallenberg, - le comte de la Garde la décrit comme une femme bonne et belle qui fait la grâce de son salon toujours plein - on y rencontre les trois princesses de Courlande et les célébrités du moment.

congres de Vienne Grande parade militaire au Prater, pour c congres-de-Vienne-magnifique-cortege--compose-de-35-trai.jpg
Congrès de Vienne: Grande parade militaire au Prater, pour célébrer l’anniversaire de la bataille de Leipzig. Congrès de Vienne: magnifique cortège, composé de 35 traîneaux de bois et d'or, , la Josefplatz, traversant la ville, pour ensuite prendre le galop ...



Parmi les femmes qui vont inspirer les joies, les déceptions des principaux négociateurs, on y rencontre ( d'après les rapports de police, journaux et mémoires des participants ) :

  • Catherine-Bagration.jpg
    Catherine Bagration

    La princesse Catherine Bagration. Elle change souvent d’amant, est appelée "le bel ange nu" à cause de ses décolletés impressionnants, et ses robes transparentes. Elle se montre férue en politique autant que dans les affaires de diplomatie. Elle a eu une fille de Metternich, nommée Clémentine.

    Le Tsar Alexandre, qui a été son ami intime avant la guerre, et le reste, loge assez souvent chez Catherine, dont il quitte la chambre au petit matin, "ayant longuement écouté le rapport complet de ses enregistrements."

    Catherine Bagration est la grande rivale de la duchesse de Sagan. Veuve depuis 1812 du général russe Bagration tombé à Borodino. Pour se venger de Metternich, elle raconte tout ce qu'elle sait ou a entendu et ce qui est contre l'Autriche. Elle ne se gêne pas pour raconter les pires horreurs sur  Vienne et l'Autriche ! Au moment du Congrès, de nombreux messieurs se pressent dans son salon, le parti russe surtout.

  • Julie Zichy :la beauté céleste... Epouse du ministre de l'intérieur autrichien , maîtresse du roi de Prusse, elle a des bontés pour Metternich et tous les hommes en sont amoureux

  • wilhelmine_von_sagan.jpg
    Wilhelmine de Sagan par Eder
    Wilhelmine duchesse de  Sagan (1782-1839): Depuis quelques années, elle est la maîtresse de Metternich. Lorsque le Congrès débute, elle est en train de rompre avec lui, peut-être sur ordre du tsar Alexandre (il n'est pas convenable que vous soyez liée à un écrivain, lui dit–il)... Cette rupture rend le chancelier d'Autriche fou de jalousie, car elle a déjà un autre amant - il ne pense qu'à ça -et n'a la tête qu'à ce chagrin d'amour. Comment un politicien aussi important peut-il s'occuper dans un tel état d'esprit des affaires politiques ? Gentz, le secrétaire particulier de Metternich le raconte: " on ne peut lui parler, il est toujours entouré des « dames » de Courlande qu'il met au courant des affaires politiques."

«  A sept heures, je vais pour le dîner chez Metternich. Comme d'habitude, (quand il se trouvait en compagnie de la duchesse de Sagan) il ne m'écoute pas. Toute la clique des putains de Courlande était là.(Die ganze Hurengesippschaft) Metternich a initié ces femmes à tous les secrets politiques, ce qu'elles savent est incroyable. Alors Talleyrand apparaît et me fascine. A la première ébauche contre la déclaration, il semble que le diable le possède, il ne me laisse pas placer un mot… »

Un rapport de police raconte également :

portrait_de_dorothee_de_courlande.jpg
portrait_de Dorothée de Courlande

«  M. de Talleyrand passe toutes ses soirées chez Madame de Sagan, où il se flatte de de percer les secrets du prince de Metternich. »

  • et  Dorothée de Périgord, mariée au neveu de Talleyrand.

      Les autres soeurs de Courlande

  • Jeanne d'Acerenza

  • sa sœur, Pauline de Hohenzollern

et leur mère: la duchesse de Corlande passeront à Vienne.

 

Voir les commentaires

Le Congrès de Vienne et les femmes. -1-

Publié le par Perceval

peinture-libertine.jpgC'est en suivant Talleyrand le long de sa carrière politique, que l'on se dit, qu'il n'est pas possible d'imaginer l'homme sans s’intéresser à sa relation avec les femmes. Il ne fait pas exception, et les mœurs de cette époque « tourmentée » sont propices à un certain libertinage que n'exclut pas un romantisme naissant ( au contraire )... Ce libertinage est sans doute - encore pour plus très longtemps - le bénéfice d'un héritage de l'ancien régime... Avant que la bourgeoisie n'impose sa rigidité et son efficacité matérialiste, l'aristocratie finissante - encore majoritaire dans les cours régnantes – vit à plein régime et en toute maturité, des relations passionnées et libres entre hommes et femmes. Et, il me semble, dans une relative égalité. Les mariages de grande noblesse, sont arrangés ; et permettent à chacun de s'autoriser une vie sentimentale variée qu'offrent les péripéties politiques et internationales.

merveilleuses.jpg

Le Congrès de Vienne ( 1814-15) va représenter le sommet de cet état de fait, et sans doute aussi, le passage de la gloire et du luxe aristocratique, à la sage gestion du capital bourgeois.

berlin-biedermeier-moebel.jpg biedermeier_dame.jpg
 Mobilier: Berlin - mode biedermeier De Jean Auguste Dominique Ingres 
"Madame Marcotte de Sainte-Marie" 1826
Mode Restauration 

A Vienne, la période qui suivra le Congrès est appelée le « Biedermeier », elle s'étend de 1815 (Congrès de Vienne) à 1848 (Révolution de Mars 1848)

La bourgeoisie va cultiver la vie privée et familiale à un point inégalé jusque-là. Les marques extérieures de prospérité passent au second plan, derrière le bonheur domestique entre quatre murs, dans ce qui devient un lieu de retraite. Des vertus bourgeoises comme le zèle, la probité, la fidélité, le sens du devoir, la modestie, sont élevés au rang de principes universels.

LEurope napoléonienne en 1811LEurope napoléonienne en 1811

Le 30 mai 1814 le traité de Paris avait ramené les frontières de la France aux limites d’avant la Révolution.

 Le 1er novembre 1814 s’ouvrait à Vienne un nouveau Congrès pour décider du sort du reste de l’Europe. Il réunissait les représentants de l’Autriche, de la Prusse, de la Russie et de la Grande-Bretagne. Les plus petits États n’eurent pas le droit de s’exprimer. Wellington et Castelreagh représentaient la Grande-Bretagne, le tsar Alexandre 1er la Russie, Metternich l’Autriche et Hardenburgh la Prusse. Les Français étaient officiellement privés de parole, ce qui n’empêcha pas Talleyrand de “tirer les ficelles“ en coulisses.

Map congress of vienna-frCarte du Congrès de Vienne

 « Le Congrès ne marche pas, il danse » ( Le Prince de Ligne) : Les réunions diplomatiques avaient lieu dans un tourbillon de bals, de concerts, d’opéras…

Le-Congres-s-amuse---Gravure-de-Forceval--XIXe-s.--Paris.gifLe Congrès s’amuse  (Gravure de Forceval, XIXe s., Paris, BNF)

 Le traité fut signé le 9 juin 1815.

Voir les commentaires

Talleyrand et les femmes -4-

Publié le par Perceval

portrait-de-talleyrand-1808.jpg
Portrait de Talleyrand  en 1808

1804, Talleyrand active et entretient la rupture entre Bonaparte et les Bourbons. Ce rapprochement lui serait alors préjudiciable.

Il est l'instigateur de l’assassinat du Duc d'Enghien. En 1804, quand Napoléon se sacre Empereur , il est au comble de la faveur. Il espère ensuite avoir assez d'influence pour éviter la reprise des hostilités avec l'Autriche, et la Russie … Napoléon utilise ses talents de , mais ne l'écoute pas... Il se laisse entraîner par sa démesure …

Talleyrand s'oppose de plus en plus à Napoléon. Il joue à présent un double jeu... et, communique des renseignements au tsar Alexandre 1er.

Suite à la bataille d'Iéna et la prise de Berlin, un Blocus Continental est mis en œuvre, par les « alliés ». L'Europe en souffre et l'Espagne est entraînée dans la spirale.

Les Princes d'Espagne sont placés en résidence surveillée au château de Valençay, Talleyrand en est leur " geôlier ".

L-entrevue-d-Erfurt--27-septembre---14-octobre-1808---Napol.jpgL'entrevue d'Erfurt, 27 septembre - 14 octobre 1808.   Napoléon 1er recevant le baron Vincent, diplomate autrichien et envoyé de l'empereur d'Autriche.  Talleyrand au milieu

Le 27 septembre 1808 s'ouvre la Conférence d'Erfurt où Napoléon rencontre Alexandre 1er. Il souhaiterait que la Russie s'allie à la France, contre l'Autriche. Talleyrand, à l'inverse, fait tout pour rapprocher Alexandre 1er de François II d'Autriche... Tous les alliés connaissent le rôle de Talleyrand... Pourquoi Napoléon n'a t-il pas réagi … ?

Talleyrand se rapproche même de Fouché le ministre de la Police, qu'il déteste, pour envisager une alternative... Napoléon, alors, l'accuse de trahison et l'insulte grossièrement ; c'est le fameux mot " Vous êtes de la merde dans un bas de soie " (1809). Mais, il se contente de le destituer de sa place de Grand Chambellan...15-decembre-1809-Divorce-de-Napoleon-et-de-Josephine-de-.jpg

En décembre 1809 Joséphine de Beauharnais ne pouvant plus avoir d'enfant est répudiée par l'Empereur.

Après la retraite de Russie, Napoléon proposera à Talleyrand les pleins pouvoirs pour traiter avec les Alliés.

En 1814, les Alliés entrent à Paris. Talleyrand reçoit les tsar Alexandre dans son hôtel. Il fait moter Louis XVIII sur le trône.

Malgré l'hostilité de l'entourage du roi, Talleyrand prépare la Charte Constitutionnelle et est nommé ministre des affaires étrangères.

Septembre 1814, vont s'ouvrir à Vienne les négociations pour reconstruire l'Europe sur les décombres de l'Empire.

 

Talleyrand a rencontré en 1807 à Varsovie : La princesse Tyskiewicz (1760-1834), elle est la nièce du roi de Pologne  Stanislas Poniatowski. Mariée, elle ne vit pas avec son mari. Elle s’installe en 1808 en France et y finit sa vie aux cotés de Charles Maurice qui l’appelait toujours « la princesse »

anna-charlotte-Dorothea-Herzogin-von-Kurland-Berlin-1793.jpg
La duchesse de Courlande 1793

Elle idolâtrait Talleyrand, et lui a facilité ses relations avec les cours d’Europe. Elle fut une amie fidèle et compatissante et complice des frasques de Dorothée, la nièce et maîtresse . Elle est enterrée avec lui à Valençay.

 

Talleyrand peut se permettre de demander un service à Alexandre de Russie … il lui demande d’intervenir auprès de la duchesse de Courlande pour obtenir la main de sa fille cadette  pour son neveu. Dorothée est très riche, élevée à Berlin, elle est anti-française … "livrée à l’ennemi" le mariage se fait le 21 avril 1809 à Francfort.

La mère et la fille Courlande s'installent à Paris. En 1809, Talleyrand a 55 ans, il est séparé de sa femme., La mère, la duchesse de Courlande, et sa fille, s'installent à Paris, elle devient l'une des intimes et la maîtresse de Talleyrand …

 

Voir les commentaires

Women reading is sexy -3-

Publié le par Perceval

Ce sont les vacances: changement d'habitude...

Le temps s'arrête, mais j'ai préparé quelques images anonymes, avec quelques stars ( Kate Moss dans sa baignoire, Jane Russel et ses longues jambes, et pamela Anderson ...).

Une photo de quelqu'un qui lit, est l'image volée et complice d'un moment d'intimité ...

Women-reading-is-sexy-2-N-et-Bl.jpg

Voir les commentaires

Reading is sexy, avec les stars -2-

Publié le par Perceval

Les vacances ...

Presque rien d'autre à faire, que lire ...

Et le plaisir, de les voir ... lire ..:

Elisabeth Taylor, Nataly Wood, Alice White, Bette Davis, Elsa Morante, Cathy O'Donnel, Lilian Marcuson, Leslie Caron, Veronika Lake, Audrey Hepburn, Vivien Leigh, Joan Collins, Betty Page, Joan Crawford, Barbara Laage, Marion Cotillard et Marilyn Monroe.

Reading-is-sexy-avec-les-stars--1-.jpg

 

Voir les commentaires

La mode du XIXe avec F. Courboin

Publié le par Perceval

Les-Modes-de-Paris--Variations-du-gout-et-de-l-esthetique.jpg Les-Modes-de-Paris--Variations-du-gout-et-de-l-es-copie-1.jpg
1898: Monument esthématique du XIXe siècle : les modes de Paris, variations du goût et de l'esthétique de la femme, 1797-1897 : Ouvrage de Louis Octave Uzanne (1851-1931):  homme de lettres, bibliophile, éditeur et journaliste français. les-modes-de-Paris-Ill-Courboin.jpg

François Courboin (1865-1926) mena simultanément deux activités : Conservateur de bibliothèque et Graveur ; jusqu’à ce que l’une l’emporte sur l’autre, mais celle de l’artiste aura constamment nourri celle du conservateur et historien de l’art de l’estampe.

Graveur original, a illustré plusieurs ouvrages (Arsène Alexandre, Alfred de Musset, Honoré de Balzac, Théophile Gautier, Marcel Prévost, George Sand, Octave Uzanne)  

modes 1797 modes 1798 modes 1799
1797             1798             1799
Courboin Francois - 3 Courboin Francois - 2 robes de cour Au début Restauration 2
1803 1804  Robes de cour au début de la Restauration
campement cosaque sur les Champs-Elysées (1814) 2 Le dandysme à l'époque romantique, une salle de bal en 18 Au bal de l'Opéra (1835)
Campement cosaque sur les Champs-Elysées  1814  Les Elégants romantiques, un bal en 1831  Au bal de l'Opéra  1835
La mode au Jardin du Palais-Royal (1837) La Cour des Messageries nationales (1839) Un coin du Boulevard des Italiens (1833)
 La mode au Jardin du Palais-Royal  1837  La Cour des Messageries nationales  1839  Un coin du Boulevard des Italiens  1833
Une idylle à l'Abbaye de Longchamps (1836 Aux Champs-Elysées (1832) Revue militaire aux Invalides (1835)
 Une idylle à l'Abbaye de Longchamps  1836  Aux Champs-Elysées  1832  Revue militaire aux Invalides  1835

 

 

François Courboin - La terrasse de Tortoni Boulevard_des_Italiens_-_Tortoni.jpg
 François Courboin - La terrasse de Tortoni  Boulevard des Italiens - Tortoni


Voir les commentaires

"L'étrangère" ( Eveline Hanska) et Balzac.

Publié le par Perceval

Honore-de-Balzac.jpgEn 1832, Balzac reçoit une lettre enthousiaste signée «  L'Etrangère ».

« […]votre génie me semble sublime mais il faut qu’il devienne divin…Vous êtes un météore lumineux… Vous avez en peu de mots tout mon être, j’admire votre talent, je rends hommage à votre âme ; je voudrais être votre sœur… »

Il répond à la mystérieuse correspondante par un entrefilet dans la Gazette de France...

Eveline-Ha-ska--by-Ferdinand-Georg-Waldmuller--1835.jpg

 

Eveline Hanska (1805-1882) mariée à 14ans, vit cloîtrée avec son époux à Wierzschwonia, dans les solitudes de l'Ukraine. Le comte Hanski a vingt-deux ans de plus qu'elle et l'humeur dépressive. De ses cinq enfants, sa fille Anna seule a survécu. La comtesse trouve refuge dans les livres. Elle a découvert le Dernier Chouan, puis La physiologie du mariage, La peau de chagrin.

Elle a apprécié l'histoire de l'amour maudite au coeur d'une insurrection royaliste... Elle a compris la satire sur le mariage , mais est restée consternée par la représentation de la femme ( Foedora) dans la Peau de chagrin... Elle tient à protester de l'image négative de ce portrait féminin ( une femme sans cœur ).

Eveline Hańska, par Ferdinand Georg Waldmüller, 1835

 

« Pour vous, je suis l'étrangère, et je le serai toute ma vie»

Elle contredit vite son vœu d'anonymat éternel, et propose de lever le masque, avec un premier rendez-vous donné à Neufchâtel, le 25 septembre 1833.

Portrait-par-Holz-Sowgen--vers-1825.jpg
Portrait par Holz Sowgen, vers 1825

Balzac accepte immédiatement, et commence ses préparatifs pour le voyage. Il écrit sa première confession d'amour alors qu'il vit une autre relation.

Balzac traverse la Suisse et s'enregistre à l' Hôtel du Faucon sous le nom de ' marquis d'Entragues '. Ensuite, il se rend vers le jardin de la Maison Andrié , où Eveline Hanska et sa famille sont hébergés. Il lève les yeux et voit son visage à la fenêtre, puis - comme il l'écrit plus tard - il « a perdu toute sensation corporelle ». Ils se sont rencontrés plus tard dans la journée à un endroit qui surplombe le lac de Neuchâtel. Il remarque une femme lisant un de ses livres. Elle a 28 ans, il en a 33. Elle porte une robe couleur pensée. Il est submergé par sa beauté, et elle, décrit peu de temps après à son frère, un Balzac : «gai et aimable comme vous».

 

*****

le-banc-de-Balzac-1.jpg Neuchatel-1900.jpg
le-banc-de-Balzac.jpg La trace de la rencontre du couple est matérialisée par deux bancs de pierre dits "Bancs de Balzac", à l'origine situés sur la "Promenade carrée de l'Evole" et déplacés ensuite sur la terrasse de la Collégiale. 

Hanska et Balzac se rencontrent à plusieurs reprises au cours des cinq prochains jours. Elle et son mari se disent enchantés par Balzac, aussi l'invitent-il à des repas de famille. Lors d'une excursion au lac de Bienne , Hanski est parti organiser le déjeuner, laissant seuls sa femme et Balzac. A l'ombre d'un grand chêne, ils s'embrassent et échangent des vœux de patience et de fidélité.

"Rien de déterminant" ne s'est encore produit, puisque selon Balzac lui-même, Neufchâtel ne fut que " le bonheur entrevu" ...A Genève, un an plus tard, Evelyne est disposée à aller plus loin. Balzac, lui apporte le volume d'Eugénie Grandet qu'il vient de recevoir... ensemble ils excursionnent à Coppet (Madame de Staël), à Ferney ( Voltaire), à la villa Diodati, à Collogny, encore hanté par le souvenir de Byron ... Ils croisent à Genève Marie d'Agoult et Franz Liszt.

Il lui écrit: " Comment te dire que je suis ivre de la plus faible senteur de toi, que je t'aurais possédée mille fois, tu m'en verrais plus ivre encore, parce qu'il y aurait espérance et souvenirs, là où il n'y a encore qu'epérance."... Le 26 janvier 1834, elle "lui cède", s'offrant totalement dans la chambre de Balzac de son auberge ( de l'Arc), un après-midi où elle a pu se libérer, au coin du feu de bois illuminant ce lit sur lequel il attendait depuis plusieurs semaines. " Les anges ne sont pas si heureux en paradis que je l'étais hier! "lui écrit-il après avoir réclamé la robe gris perle qu'elle portait ce jour-là, ce à quoi elle acquiese. il se servira de cette relique pour relier ses livres, à commencer par celui qui raconte leur histoire " Séraphîta" ( 1835)... ( Sources: Balzac: Une vie de Roman de G Saint-Bris )

Balzac lui enverra plus de 4000 pages de correspondance au cours de sa vie. Elle attend la mort de son mari pour être libre. Lui, travaille comme un forçat, publiant livre sur livre, dépensant et vivant au dessus de ses moyens, cachant ses 'aventures' ...

Tous deux se retrouvent dans plusieurs villes d’Europe, mais toujours la comtesse se refuse à son soupirant, jalouse des frasques et aventures sentimentales du romancier.

 

Voir les commentaires

Laure de Berny et Balzac

Publié le par Perceval

Laure-de-berny-2.jpgA Mme Hanska, il écrit en juillet 1937, combien Laure de Berny (1777-1836) , fut importante pour lui : « Elle a été une mère, une famille, un ami, un conseil ; elle a fait l’écrivain, elle a consolé le jeune homme, elle a créé le goût… »

balzac.jpg
Balzac jeune, à l'âge où naît sa passion pour Laure de Berny

Ils deviennent amants en 1822 alors que Balzac a à peine 23 ans, et Laure, presque 45ans... C’est une femme bien placée, son mari est conseiller à la cour, elle-même est la fille du professeur de harpe de la reine Marie-Antoinette.

Le jeune Balzac est précepteur de ses filles, puis il devient un amant de plus en plus pressant et elle se refuse d’abord au jeune homme... Il s’inspire d’elle (et de leur relation) pour camper Mme de Morsauf (et l’intrigue) du Lys dans la vallée, peut-être le dernier roman de Balzac qu’elle lit puisque qu’elle meurt l’année même de la parution de ce roman.

«  Le Lys » est un ouvrage sublime. Je puis mourir : je suis sure que tu as sur le front la couronne que je voulais y voir ! » Mme de Berny en 1836.

madame_laure_berny-02.jpg

Portrait-de-Laure-de-Berny-vers-1793.jpg

Portrait de Laure de Berny vers 1793.

   

Sans doute Balzac doit à Me de Berny, son «légitimisme » : elle a grandit dans le monde éblouissant et extravagant de Versailles. Son union ( elle a 16 ans ) avec Gabriel de Berny est malheureuse... Elle est caustique, spirituelle, moqueuse, avec des grâces d'ancien régime... Elle est à la fois sa confidente, sa protectrice, sa seconde mère, puis son amante.

Voir les commentaires

<< < 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 > >>