Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Anita Rée - artiste allemande.

Publié le par Perceval

Anita Rée (artiste allemande, 1885-1933) est née à Hambourg, en Allemagne, dans une famille de commerçants juifs. Sa mère était vénézuélienne.

Baptisée, elle reçoit une éducation chrétienne... Anita Ree étudie la peinture en Allemagne avec Arthur Siebelist (peintre impressionniste). En 1910, elle partage un appartement avec Franz Nölken (peintre expressionniste allemand, 1884-1918) qui, de conserve avec Friedrich Ahlers-Hestermann (peintre allemand et critique d’art, 1883-1973) l’initie à la nouvelle peinture française. Elle passe ensuite six mois à Paris à étudier avec Fernand Léger (peintre français, pionnier du cubisme, 1881-1955)

En 1913, elle commence à travailler comme un artiste à domicile. Son père meurt en 1916, et fait l'expérience de difficultés financières. En 1919, elle devient un membre fondateur du groupe avant-gardiste Hamburgische Sezession et en reste membre jusqu'à sa mort, elle expose régulièrement avec le groupe. 

En 1919, des artistes, - peintres, architectes, écrivains – se fédèrent pour donner une importance à l’art dans la ville de Hambourg trop inféodée au commerce et au monde des affaires. Ils dénoncent l’absence de lieux de rencontre ou de formation pour les artistes. Les sécessionnistes veulent impulser un grand élan artistique et multiplient les activités artistiques : expositions, conférences, lectures, festivals.

De 1922 à 1925, elle vit à Positano, Italie. Après son retour en Allemagne, ses peintures sont recherchées, mais le climat politique est en train de changer. 

Vers 1930, elle reçoit la commande de trois grandes œuvres :elle crée des peintures murales dans deux écoles de Hambourg dans lesquelles elle incorpore ses propres expériences de vie (« Les vierges sages et folles » et « Orphée ») et un retable pour l’église Saint-Ansgar à Hambourg- Langenhorn.

Solitaire et craignant la persécution à cause de son ascendance juive, elle s'inquiète, et vit très mal la dissolution du Hamburg Secession. 

À l'été 1932, Anita Ree décide de quitter Hambourg pour se réfugier sur l'île de Sylt (une île de lamer du Nord au large du continent où l' Allemagne borde le Danemark). Elle vit là , dans des pièces non chauffées, seule, et constamment inquiète avec des soucis financiers. Elle envisage de fuir à l' étranger , mais craint de ne pas avoir assez d' argent pour un tel plan.

Friedrich Ahlers-Hestermann - Portrait d' Anita Reé - 1915 Öl auf Leinwand

Elle estime qu'elle ne peut plus vivre ainsi.... Le 12 décembre 1933 , elle se suicide par le poison. 

Elle a écrit à une de ses amies : « Je ne peux plus vivre dans un tel monde et n’ai d’autre souhait que de quitter ce à quoi je n’appartiens plus ».

En 1937 , les nazis utilisent son travail pour leur exposition d' « art dégénéré »

Elle est aujourd'hui considérée comme l'une des plus célèbres artiste des Hambourg Sécessionnistes. 

Ses auto-portraits me touchent beaucoup...

Anita Rée - artiste allemande.
Anita Rée - artiste allemande.Anita Rée - artiste allemande.
Anita Rée - artiste allemande.Anita Rée - artiste allemande.Anita Rée - artiste allemande.

Voir les commentaires

Marguerite de Valois – 13/- Reine d’Usson

Publié le par Perceval

Marguerite de Valois – 13/- Reine d’Usson
Marguerite de Valois – 13/- Reine d’Usson

N’ayant plus qu’une partie de son escorte, Marguerite se dirige vers Carlat, qui lui est hostile. Harcelée de toutes parts, elle tente de lever des troupes en Gascogne. Délaissée par Henri III et par Henri de Navarre, elle se tourne vers sa mère qui lui offre un asile dans le château à Ybois, près d’Issoire, à l’automne 1586.

Parmi sa suite, Gabriel d'Aubiac dit le Bel Athis, son amant, l’accompagne. Mais ce refuge est un piège tendu par sa mère et son frère le roi Henri III. Les amants sont arrêtés. Aubiac est retenu au château de Saint-Cirgues, Marguerite à Saint-Amant-Tallende.

Elle est dans un premier temps prisonnière, mais rapidement la situation va se retourner. Le Gouverneur d’Usson, le marquis de Canillac, Vicomte de Pont-du-Château, tombe vite sous son charme. Lui promettant son cœur, sa maison à Pairs ainsi que 2000 livres de rente d’une terre près de Senlis, Marguerite expédie le marquis à Paris en janvier 1587, muni de documents pour qu’il récupère les biens promis. Quand ce dernier arrive, il se rend compte qu’il a été précédé par un coursier détenteur d’une lettre de Marguerite, laquelle annonce qu’elle annule tout ! Sur place, Marguerite fait désarmer la garnison et la remplace par des hommes à elle. Alors elle devient la reine d’une petite cour qu’elle reconstitue dans ce château d’Usson qu’elle quitte peu. Nous sommes pendant les guerres de religion et dans la plaine, les batailles font régulièrement rage.

Les temps sont durs puisqu’elle apprend l’exécution d’Aubiac. Sa propre vie ne vaut pas cher : sa mère, Catherine de Médicis, intrigue pour que son mari, Henri de Navarre, se convertisse au catholicisme, et se remarie avec une femme susceptible de lui donner un héritier. Comme Henri de son côté nourrit une violente passion pour sa maîtresse et souhaite l’épouser, le décès de Marguerite arrangerait tout le monde. Justement, on la dit malade…

Comme elle ne meurt pas, on songe pour elle au couvent. Son frère, le roi Henri III, a toutefois des scrupules. Mais bientôt les circonstances sont plus favorables pour Marguerite et des retours de fortune lui permettent de s’entourer d’intellectuels et d’artistes car elle s’intéresse aux idées et aux arts. Elle-même chante en s’accompagnant au luth.

Maître dans son château, elle organise la résistance au pouvoir royal, Usson étant devenu le quartier général des chefs ligueurs. Elle entreprend la rédaction de ses Mémoires, qu’elle dédie à Brantôme et rencontre Saint Vidal (chef du Velay), le comte de Randan (commandant de l’Auvergne), Urfé (l’auteur célèbre de l’Astrée).

Au début de l’année 1589, Catherine de Médicis meurt, déshéritant sa fille. Pendant l’été, Henri III est assassiné.

Marguerite serait l’héritière du trône si la loi salique ne lui interdisait d’y accéder. Son plus jeune frère, le duc François d’Alençon, ayant trouvé la mort quelques années plus tôt, la lignée des Valois est désormais éteinte. Une nouvelle dynastie, descendante elle aussi des Capétiens va naître, la dynastie des Bourbons et c’est son mari qui devient roi de France sous le nom d’Henri IV.

Navarre lui demande l’annulation de leur mariage. Marguerite y consent, si elle conserve tous les avantages acquis ainsi que de l’argent pour payer ses dettes. Les tractations durent plus de 5 ans. En échange de son aide lors du procès contre Henriette d’Entragues, elle demande sa part d’héritage et la dédie au dauphin Louis. Gabrielle disparaissant, Marguerite se manifeste le 21 octobre 1599, prête à tout pour faciliter et accélérer la dissolution du mariage, n’ayant qu’un but : quitter Usson.

Tout va très vite : le 10 novembre le mariage est déclaré nul, elle conserve son titre de reine et de duchesse de Valois, ses domaines et reçoit 200 000 écus payables en 4 ans. Henri IV et Marie de Médicis se marient en décembre 1600 et le 27 septembre 1601, Louis XIII naît.

Marguerite a cinquante ans : c’est une femme énorme. Le bruit court que son âge n’a rien terni de son tempérament : elle continue de se farder, de se friser, de se pommader, de séduire et elle arbore des décolletés à faire rougir une honnête femme. Elle n’a pas renoncé à séduire. Elle ne peut se passer d’hommages masculins. Restent les favoris. Ce sont des garçons de petite ou moyenne noblesse, jeunes et sans fortune, qui occupent dans sa maison des emplois intermédiaires comme maître de musique ou secrétaire. Elle les forme, elle les pousse, les marie. Elle ne cherche pas à dissimuler la tendresse qu’elle leur porte.

La Cour accepte la vieille dame telle qu’elle est, avec ses favoris, son fou et ses pauvres, sa coquetterie, et ses excentricités. Elle mène un train presque royal. Elle a été reine de Navarre, elle a failli être reine de France. Elle n’est plus reine de nulle part. Elle est « la reine Marguerite » et occupe à la Cour une place sans équivalent : elle est libre, indépendante, et dirige sa vie comme elle l’entend. Car elle règne sur les lettres et les arts et sa maison, face à la cour du Louvre, devient le rendez-vous des esprits cultivés. Elle va y vivre dix ans encore, coquette et obèse, dans un mélange de débauche et de piété.

Voir les commentaires

Le mariage selon le caricaturiste anglais J Gillray

Publié le par Perceval

Le grand caricaturiste anglais James Gillray (1756-1815) était un brillant dessinateur et un graveur habile, tourné essentiellement vers le dessin satyrique inspiré de sujets historiques ou contemporains comme la mode. Ses dessins sont légendés avec des titres et entrelacés de textes soigneusement formulées, ils reflètent sa familiarité non seulement avec l' actualité, les questions de société et les scandales, mais aussi avec l' histoire ancienne, la mythologie et la littérature contemporaine et classique. 

Le mariage selon le caricaturiste anglais J Gillray

Dans ces deux gravures, Gillray illustre l'harmonie dans le couple, puis le ''désaccord'' dans le mariage sous la forme d'un récital d'amateur, une forme populaire de divertissement que Gillray a plusieurs fois représenté.

Dans 'Harmony before Matrimony ', tout est en accord parfait: dans un tableau ovale, Cupidon s'occupe de colombes amoureuses;les chats jouent; les poissons rouges nagent l'un vers l'autre; même un papillon est attiré par son reflet dans le miroir. Le couple s'harmonise dans un chant d' amour en duo, et entre eux sur la table, une copie d'Ovide 'L'Art d'Aimer '

Le mariage selon le caricaturiste anglais J Gillray

Mais dans 'Matrimonial-Harmonics' il faut supporter l'inverse des situations... A présent, La dame a quitté son siège pour battre le piano, elle chante trop fort, et met chacun à la torture … Le mari est assis dans le coin d'un canapé, s'éloignant d'elle, sa main sur son oreille, la nourriture fourré dans sa bouche, avec pour lecture le ' Calendrier Sportif '.

Derrière le piano une servante accourt dans la pièce tenant un bébé braillard, et agite un hochet bruyant.

Sur ​​le piano et au sol sont d' autres chansons avec des titres comme , "Séparation: une Finale pour deux voix avec accompagnement "et" The Wedding Ring: A Dirge ". Le bébé pleure, tandis que le chat siffle et le chien aboie, et les tourtereaux se tournent le dos. Cupidon dort sur ​​la cheminée, et le feu dans la cheminée ne peut pas venir à bout du froid, indiqué par l'inscription du thermomètre. Ovide est remplacé sur la chaise par 'L'Art de tourmenter'...  . Etc ...

 

Voir les commentaires

Marguerite de Valois – 12/-

Publié le par Perceval

Un heureux événement se prépare donc, dans ce ménage à trois composé de Marguerite de Valois, Henri de Navarre et la belle Fosseuse qui est enceinte...

Marguerite écrit : "Lors, se sentant dans cet état, elle change toute de façon de procéder avec moi ! et, au lieu qu'elle avait accoutumé d'y être libre et et de me rendre à l'endroit du roi mon mari tous les bons offices qu'elle pouvait, elle commence à se cacher de moi, et à me rendre autant de mauvais offices qu'elle m'en avait fait de bons. Elle possédait de sorte le roi mon mari, qu'en peu de temps je le connus tout changé. Il s'étrangeait de moi, il se cachait, et n'avait plus ma présence si agréable qu'il avait eu les quatre ou cinq heureuse années que j'avais passées avec lui en Gascogne, pendant que Fosseuse s'y gouvernait avec honneur"

Marguerite tente d'être aussi d'être enceinte, prend les eaux de Bagnères qui passent alors pour avoir des vertus fécondantes... Mais, rien n'y fait.

Finalement (1581) , ''la belle'' accouche ; mais d'une fille mortnée.

Marguerite est invitée par sa mère Catherine de Médicis à venir à Paris, avec ses dames d'honneur y compris Françoise ( la belle Fosseuse) . Et, la reine mère donne le conseil à sa fille de renvoyer Françoise à ses parents. Marguerite suit le conseil, et chasse Fosseuse de la cour en 1582. Henri le prend comme une injure personnelle, mais ne fait rien pour la récupérer. Puis il tombe sous le charme de la « belle Corisande ».

''Trop'' belle et ''trop'' intelligente, Henri III ne supporte plus sa sœur et la chasse en plein bal le 7 août 1583.

Sans argent, sans appui, Marguerite repart pour Nérac, mais à Cognac Navarre la stoppe, trop occupée avec Corisande ; ceci jusqu’en avril 1584, là il consent à la reprendre. L’accueil est glacial, elle est mise à l’écart et humiliée. En tant que reine, elle reçoit pourtant d’Epernon qui doit convertir le roi au catholicisme. Mais Navarre lui mène la vie dure : il fait enlever son secrétaire, le menace de torture alors qu'il n’est que coursier entre Catherine de Médicis et sa fille.

Délaissée par son mari et disgraciée par Henri III, Marguerite adhère à la Ligue, et entre alors dans une lutte armée contre Henri de Navarre. Elle s'empare d'Agen en 1585 ; mais les contributions qu'elle exige de l'habitant la rendent odieuse, le maréchal de Matignon reprend Agen et elle doit s'enfuir.

Commence alors ce qui prend l'allure d'une course à l'abîme. Marguerite se retire d'abord vers ses terres du Quercy 1586. Trahie par les siens, elle se réfugie en Auvergne, dans les domaines de sa mère Catherine de Médicis, laquelle, défendant la ligne politique d'Henri III, la fait retenir prisonnière... tout en négociant avec son gendre Henri les modalités d'une répudiation assortie, si besoin, d'une éventuelle relégation dans un couvent. Catherine, qui n'en est pas à une 'combinazione' près, propose même au Béarnais de troquer Marguerite contre la nièce de cette dernière, Christine de Lorraine...

Voir les commentaires

La femme sur la Toile -2/2-

Publié le par Perceval

Affiches de films de 1928 à 1968

Voir les commentaires

La femme sur la Toile de 1939 à 1960...! -1/2-

Publié le par Perceval

Affiches de Cinéma entre 1939 et 1960 ....

 
 

Voir les commentaires

Agita Keiri, peintre

Publié le par Perceval

Agita Keiri, peintre
Agita Keiri, peintre
Agita Keiri, peintre
Agita Keiri, peintre
Agita Keiri, peintre
Agita Keiri, peintre
Agita Keiri, peintre
Agita Keiri, peintre
Agita Keiri, peintre

Agita Keiri est née en Lettonie, en 1978. Inscrite à l'école d'art : J.Rozentala Riga Secondary School of Art (1991-1997) et à l'Académie nationale lettone de l'art.

Elle participe à des expositions depuis 1997. Plus récemment, elle a montré son travail au cours d'expositions à Toronto, New York. Ses dernières toiles sont actuellement exposées au Galeries Bohemia en Angleterre. Elle vit depuis 2012 à Edimbourg, en Ecosse.

Les peintures "luxuriantes, élégantes d'Agita Keiri célèbrent la beauté sous toutes ses formes.

 

Pendant ses années de formation Agita Keiri a expérimenté différents médias et styles artistiques,a passé des heures dans les bibliothèques à étudier les reproductions d'œuvres de grands artistes du monde ( les livres étant le seul moyen de voir ces œuvres en Lettonie en cette période). Ses favoris étaient et restent les peintres italiens de la Renaissance et les peintres flamands et hollandais du 14ème et 15ème siècles.

 

J'ai trouvé que la peinture figurative ou réaliste est le meilleur moyen pour m'exprimer. Je le fais avec le jeu des couleurs, des lignes, du rythme de la forme, et de l'espace. Le plus souvent , je peins le corps des femmes et des visages. L'image d'une femme est associée à la beauté, l' érotisme, l' émotion, l' intuition, la douceur et l'âme. Contrairement à la franchise et à la puissance masculine, le féminin contient un mystère délicat.

Agita Keiri, peintre
Agita Keiri, peintre
Agita Keiri, peintre
Agita Keiri, peintre
Agita Keiri, peintre

Voir les commentaires

Marguerite de Valois – 11/-

Publié le par Perceval

La signature de la paix de Fleix est à l'origine d'une aventure galante qui devait bouleverser la vie de Marguerite et diviser, une fois de plus, la famille royale.

Parmi les jeunes seigneurs qui accompagnent le duc d'Anjou, se trouve un garçon fort séduisant nommé Jacques du Harlay, seigneur de Champvallon, ami d’Alençon que la reine de Navarre, toujours à l'affût, remarque tout de suite pour son regard chaud et sa carrure prometteuse.

Elle a alors trente ans. Son tempérament déjà volcanique se trouve renforcé par la cuisine fortement épicée de Nérac. La vue de ce beau jeune homme lui met immédiatement du feu à tous les bons endroits, et elle s'en trouva gênée. D’une grande beauté, lettré, il a tout pour plaire, il lui parle d’amour... Voyant son trouble, Champvallon sait se montrer galant gentilhomme, et la prend sur-le-champ...

Le lendemain, encore toute chancelante, elle écrit à son amie, la duchesse d'Uzès, ses impressions sur les quelques instants passés avec ce nouveau partenaire :"j'ai eu tant de plaisir que ce serait chose trop longue à vous écrire." Tant de plaisir qu'elle en est remuée jusqu'au plus profond d'elle-même ; tant de plaisir que, pour la première fois de sa vie, elle tombe vraiment amoureuse...

Transfigurée, rayonnante, oubliant tout : Navarre, Turenne, etc.. Elle vit dans l'adoration de ce jeune seigneur élégant qu'elle appelle, avec quelque exaltation, "son beau soleil", "son bel ange", "son beau miracle de la nature"... Cette passion l'aveugle au point qu'elle perd le peu de réserve qui lui reste, et Champvallon doit la satisfaire dans les escaliers, les placards, les jardins, les champs, les granges …

François, le duc d'Anjou est tombé amoureux de ''la belle Fosseuse'', et Henri de Navarre craint que la petite, dont il connaît l'ambition, ne se laisse séduire par l'héritier présomptif du trône de France

Et François – pour oublier Fosseuse - quitte Nérac, emmenant son fidèle Champvallon … !

François de France (1555, 1584 à 29 ans), frère de Marguerite, duc d'Alençon, d'Anjou, de Touraine, de Brabant et Château-Thierry, est le dernier fils d'Henri II et de Catherine de Médicis.  

 Malmenée par un frère ombrageux, rejetée par un mari léger et opportuniste, Marguerite de Valois va prendre le parti de la Ligue (1585)  

La passion de Marguerite pour Chamvallon, croît et toutes ses lettres se terminent de même par : « Je ne vis plus qu'en vous, mon beau tout, ma seule et parfaite beauté. Je baise un million de fois ces beaux cheveux, mes chers et doux biens ; je baise un million de fois cette belle et amoureuse bouche.

Après le départ du duc d'Anjou, Henri de Navarre vit une nouvelle lune de miel avec la belle Fosseuse qu'il a failli perdre. C'est alors qu'une idée fort peu louable germe dans l'esprit de cette petite ambitieuse : elle pense que si elle a un fils de Navarre, celui-ci répudiera Marguerite, pour l'épouser, elle... Des soirs durant, elle œuvre consciencieusement dans ce but et, un matin, peut annoncer au Béarnais qu'elle est enceinte de ses bons soins.

Voir les commentaires

Marguerite de Valois – 10/-

Publié le par Perceval

En compagnie de l'ardent vicomte de Turenne, La reine Marguerite organise des bals, des mascarades au cours desquels, il est de bon ton de se tenir très mal.

Naturellement, Margot n'a pas l'indécence de demander à son mari de payer ces fêtes où elle le cocufie. Elle s'adresse pour cela au bon Pibrac, toujours amoureux d'elle, qui se ruine doucement sans obtenir aucune faveur.

Mais il arrive que les 'moutons' se rebiffent. Un beau matin, Pibrac, ulcéré de voir Marguerite se moquer de lui avec Turenne, quitte Nérac, retourne au Louvre et raconte par le détail à Henri III ce qui se passe à la Cour de Navarre.

Le roi entre dans une grande colère, traite sa soeur de putain et adresse immédiatement une lettre au Béarnais pour l'informer de l'inconduite de Margot.

Navarre, qui a tant à se faire pardonner, fait semblant de ne rien croire, mais s'amuse à montrer la lettre du roi, à Turenne et à Marguerite. Celle-ci, outrée de cette nouvelle perfidie, décide, pour se venger, de pousser son mari à déclarer la guerre au roi. Le prétexte est simple : les villes d'Agen et de Cahors, qui font partie de son douaire, sont retenues injustement par Henri III.

Pour convaincre le Navarre, il suffit d'y ajouter un peu d’excitation, et ce sera le rôle de la jeune Fosseuse.

Quelques jours après, Navarre se prépare à cette guerre qu'Agrippa d'Aubigné devait, avec raison, baptiser "la guerre des Amoureux".

Voici d'ailleurs ce que nous en dit l'auteur de l'Histoire Universelle.

« Nous avons touché, écrit-il, de la haine de la reine de Navarre contre le roi son frère,. Cela fit que, pour lui remettre la guerre sur les bras, à quelque prix que ce fût, cette femme artificieuse se servit de l'amour de son mari envers Fosseuse pour semer en l'esprit de ce prince les résolutions qu'elle désirait. Cette fille, craintive, pour son âge, au commencement, ne pouvait bien pratiquer les leçons de sa maîtresse. Elle la faisait aider par une fille de chambre, nommée Xainte, avec laquelle le roi de Navare familiarisait. Celle-ci, hardie, rapportait sans discrétion force nouvelles que la reine de Navarre recevait ou inventait de la Cour, soit les paroles de mépris que son frère disait en son cabinet, soit les risées de Monsieur et du duc de Guise, qui se faisaient à ses dépens devant la dame de Sauve. D'ailleurs, elle séduisit les maîtresses de ceux qui avaient voix au chapitre. Elle même gagna pour ce point le vicomte de Turenne, embarqué en son amour... »

Les hostilité commencent sans tarder. On se bat avec fureur dans toute la Guyenne, et Navarre parvient à prendre Cahors. Aussitôt, par représailles, les soldats du maréchal de Biron viennent jeter des boulets dans de nombreuses villes huguenotes qui sont incendiées.

A Nérac, Marguerite se croit à l'abri, car elle a obtenu de Henri III que cette ville "fût tenue en neutralité" sous la réserve expresse que Navarre ne s'y trouvât pas.

" Mais, nous dit-elle dans ses Mémoires, cette condition n'empêcha poin que le roi, mon mari, ne vînt souvent à Nérac où nous étions, Madame, sa soeur et moi, étant son naturel de se plaire parmi les dames, même étant lors fort amoureux de Fosseuse.

Ces considération l'ayant amené un jour à Nérac avec ses troupes, il y séjourna trois jours, ne pouvant se départir d'une compagnie et d'un séjour si agréables..."

Le maréchal de Biron n'attend que cette occasion. Il accourt avec son armée et "fit tirer sept ou huit volées de canon dans la ville, dont l'un donna jusqu'au château..."

C'est ainsi que l'amour faillit causer la destruction de Nérac …

Au mois de novembre, le duc d'Anjou vient entamer des négociations, qui aboutissent au traité de Fleix (26 novembre 1580). La "Guerre des Amoureux" était finie.

Voir les commentaires

Marguerite de Valois – 9/-

Publié le par Perceval

Nérac

Le charme de cette cour rayonne au loin, puisque Shakespeare y situe la scène de ses "Peines d'amour perdues". Ce ne sont que fêtes, concerts, poèmes, débats platoniciens sur "l'honnête amour", qui n'empêchent pas les galanteries plus terrestres, les deux époux fermant les yeux sur leurs infidélités réciproques.

À Nérac, Marguerite commence à s’entourer de gens de lettres. Outre le poète Salluste du Bartas, le magistrat et poète Pibrac, ou Agrippa d’Aubigné, elle entretient des échanges réguliers avec Montaigne. Ce mouvement s’amplifie considérablement durant le long séjour à Usson où elle rédige ses Mémoires.

Elle y reçoit une foule d’écrivains, tels Brantôme qui sera à l’origine de la rédaction des Mémoires. Elle y accueille aussi Honoré d’Urfé qui fait d’elle la nymphe Galatée dans l’Astrée. Enfin c’est à Paris, à l’hôtel des Augustins, où elle tiendra salon à partir de 1605 et jusqu’à sa mort en 1615. C’est l’époque du passage entre la Renaissance et le Grand Siècle, assurée par un brillant parterre d’artistes, d’écrivains et de philosophes dont elle s’est entourée. Citons les plus connus : Maynard, Mathurin Régnier, Théophile de Viau.

 

Catherine de Médicis imagine en ramenant Melle Dayelle au Louvre, attirer Navarre à Paris et disloquer ainsi le camp protestant. La jeune Grecque est donc chargée de s'attacher le Béarnais par tous les moyens, y compris les vices les plus singuliers. Au début du printemps 1579, Catherine de Médicis pense que le moment favorable à l'accomplissement de ses desseins est arrivé : elle annonce son départ. Mais Henri flaire la chose, et refuse de suivre ...

Henri oublie rapidement la belle Grecque : il prend pour maîtresse Melle de Rebours, l'une des demoiselles de la suite de Marguerite ; cette liaison reste courte.... Car, un soir, il découvre parmi les jeunes femmes qui hantent à présent le château de Nérac une ravissante blonde nommée Françoise de Montmorency ( la belle Fosseuse ) dont, il devient l'amant. Mais, nous allons y revenir...

A Nérac, Marguerite est heureuse de retrouver son rang, son château, son époux et l’on se côtoie agréablement. 

Elle se fait courtiser par le vicomte de Turenne, pendant qu’Henri s’occupe de la Rebours (fille d’honneur de Marguerite) et décide de gérer les maîtresses de son époux en instaurant la théorie de l’amour néoplatonicien ! « On muguette, on conte fleurette, mais il est interdit de déflorer ! ». Tout fonctionne jusqu’à ce que Navarre ait connaissance de la relation entre Turenne et Marguerite. Ne se laissant pas faire, la « guerre des amoureux » est déclarée en fin d’année 1579 : il s’agit de prendre les villes appartenant à l’un ou à l’autre, mais sans que ni l’un ni l’autre ne le sache : c’est le cas pour Cahors !

On parle de rupture, même si Marguerite est présente pendant les 17 jours de maladie du roi et qu’elle aide la Belle Fosseuse (maîtresse du roi) à accoucher d’une fille morte née. Nous y reviendrons ...

Voir les commentaires

1 2 > >>