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Faust: ou la beauté ne sauve pas le monde...

Publié le par Perceval

Je viens de « subir » une présentation du mythe de Faust en visionnant le film d’Alexandre Sokourov, librement adapté de Goethe.Faust-affiche.jpg

Raconter une histoire, n'est pas ici le but du cinéaste ; et s'en tenir au scénario ne rendra pas compte de ce film … Des images, parfois splendides - mais j'ai souffert du choix du format -  dans lequel elles s'entremêlent dans un carré d'écran, format pas très cinématographique ( à mon avis …) et étouffant … (dominante de marrons, de verts et de bleus, avec une furie de nuances qui donne le tournis) et l’anamorphose qui l’accompagne … pesant! ).

 Nous sommes dans  un village de damnés, où personne ne semble croire en Dieu … Le monde des hommes est décrit dès le début par quelques plans "sublimes" ( certes ...) … Ça pue, c'est laid, c'est « mortel » …

Le décor, l'image … sont à mon avis ce qui sert le mieux le personnage principal : Satan, lui-même, en pleine et hideuse chair... Le diable est usurier prêteur sur gage. Après sa rencontre avec Faust ( savant, mais affamé, perdu et sans un sou …), nous les suivons inséparables, dans un monde en chute libre, où règne le chaos, ennui et confusion... dans ce monde à la Bruegel ou Altdorfer; l'enfance, la vie, l'amour n'ont pas droit de cité ...

Faust--d-Alexandr-Sokourov-1.jpg Faust--d-Alexandr-Sokourov-9.jpg


Le dessein de Sokourov, est-il de remonter aux sources du mal ?

Méphistophélès submerge de paroles Faust, et le renvoie sans cesse à son impuissance première. Le « beau » visage rond de Marguerite, fait oublier quelque peu l'absurdité du non-sens d'une telle vie.. Mais, le meurtre - téléguidé par le diable - du frère ( non aimé) de la jeune fille; rend ce désir encore plus honteux ... Même si Faust, lui, perd au fur et à mesure toute culpabilité..

Faust--d-Alexandr-Sokourov-10.jpg Faust, d'Alexandr Sokourov 12

Au début du film, Faust est avide de savoir : - réflexion autour du verset de Jean « Au commencement est le Verbe », avec la correction : non, au commencement était l'action … ! Puis, ce désir de connaissance est ravalée au rang de la libido – sous forme de concupiscence coupable - Serait-ce là l’origine de tous les maux des hommes.. ?

En ouverture, nous subissons ce plan d'un sexe masculin d'un cadavre … auquel répond ( peut-être ? ) ensuite le plan du mont de vénus de Marguerite bien vivante … Dans la scène du lavoir, les images - emplies de la beauté de ces femmes -  sont balayées par le corps monstrueux de Mauricius ( le diable ).

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 Dans ce film, l'amour a perdu toute force « rédemptrice ». Dans une scène du film, Faust – qui a monnayé contre son âme, une nuit avec la belle - enlace Marguerite, prête à se noyer, pour finalement sombrer avec elle dans les eaux.

Quel cauchemar !

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Portraits mondains - Madame Saint-Georges - William Orpen 1912

Publié le par Perceval

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 William Orpen, Madame Saint-Georges, 1912.

Madame Saint-George était la fille du banquier George Fisher. Elle épousa en 1891, sans l'avis de son père Howard hugh saint-George.

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Lorsque Orpen commença à peindre ce portrait, il tomba amoureux de la dame et devint l'amant de son modèle... Elle dut se séparer de son époux, et Orpen quitta sa femme ...

 

William Orpen, même s'il s'estimait laid, et donc, bien que marié avec trois enfants, eu de nombreuses maîtresses ( parmi ses modèles...)...

Anecdote ...: Parmi l'une d'elles, Yvonne Aubicque, la fille du maire de Lille, alors qu'il était en France ( pendant la guerre...) , comme  peintre officiel de guerre...

William Orpen peint Yvonne Aubicque, pour s'échapper des difficultés quotidiennes de la guerre. Elle porte un manteau militaire …. Seulement, la censure militaire s’intéresse à cette œuvre nommée : The Spy … Quelques espionnes avaient précisément fait parler d'elles : Edith Cavell venait d'être exécutée... ainsi que Mata Hari … !

Orpen est sommé de rentrer à Londres pour s'expliquer ; il essaie de bluffer, en inventant une histoire : cette femme est une espionne allemande qui devait être fusillée par les Français et il avait été autorisé à la peindre. Il ajoute... que le manteau avait été prêtée par l'un des gardes, et elle espérait que, quand elle l'enlèverait sa simple beauté surprendrait à ce point le peloton, qu'ils ne seraient plus en mesure d'appuyer sur la gâchette... !


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par William Orpen : L'espionne ...! Yvonne Aubicque en 1918



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Portraits mondains - Laure Hayman ( 1851-1932 ) - Julius Leblanc Stewart

Publié le par Perceval

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Julius Leblanc Stewart: Portrait de Laure Hayman 1882

Odette de Grécy, est un personnage romanesque, mais vrai. Chaque lecteur a son « Odette », et n'est-elle pas d'autant plus fantasmée, qu'elle est une femme légère …?

PourMarcel Proust, il est intéressant de connaître le chemin qui le mène jusqu'à son personnage...

Cela commence avec le grand oncle de Marcel ( M. Louis Weil ) qui était l'amant d'une célèbre « cocotte », à qui il présenta son petit-neveu, jeune lycéen... Laure Hayman, est née en 1851, dans un ranch des Andes ; elle perd son père, un ingénieur, quand elle est encore enfant, et sa mère, après avoir vainement tenté d'en faire une professeur de piano, fait d'elle une courtisane.. Descendante du célèbre peintre Francis Hayman – maître de Gainsborough – elle allait être aimée du duc d’Orléans, du roi de Grèce, inspirer des peintres et des écrivains, dont Paul Bourget qui en fera le modèle de sa Gladys Harvey...

 Comme Odette, Laure habite un petit hôtel particulier rue de la Pérouse.

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Laure Hayman, Photo de  Nadar, 1879

Quand Proust la rencontra pour la première fois, à l'automne 1888, elle avait trente-sept ans. Il n'en avait que dix-sept ; « elle était potelée, mais avait une taille de guêpe et portait des décolletés très profonds garnis de festons de perles bringuebalantes ne dissimulant qu'assez peu sa gorge. Ses cheveux étaient d'un blond cendré, noués avec un ruban rose, ses yeux noirs, et quand elle était surexcitée, ils avaient tendance à s'ouvrir démesurément... » J E Blanche «  Souvenirs sur Marcel Proust » 1928

«Le jeune homme s’entêtait à lui offrir ses chrysanthèmes favoris et à l'inviter à déjeuner dans les restaurants les plus couteux. Jacques Emile Blanche insinue que la liaison de Proust avec Mme Hayman ne fut pas uniquement platonique...

Cependant, c'est comme à une œuvre d’art que le jeune Marcel va lui vouer une étrange passion, similitude avec l’amour que Swann éprouvera pour Odette.

Laure aurait remplacé, ainsi, le grand-oncle par le petit neveu et leur vingt ans de différence faisaient d’eux «  la comtesse et son chérubin ».... A noter également que le père même de Marcel, entretint également avec elle une certaine intimité, se plaisant à citer Laure chaque fois qu’il voulait donner un exemple, non seulement de la beauté et de l’élégance, mais de l’intelligence, du goût, de la finesse, du tact et du cœur.

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Un amour de Swann est un film franco-allemand réalisé par Volker Schlöndorff, sorti en 1984; avec Ornella Muti pour Odette de Crecy,  Jeremy Irons : Charles Swann , et Alain Delon : Baron de Charlus ...  

Quand Laure lit «  Le côté de Guermantes », publié en 1921, elle se reconnaît en la personne d’Odette Swann, et adresse à l'auteur une missive furibonde où elle traite l’ancien « petit saxe » de monstre et qui est celle d’une rupture. Laure est outrée de ce qu’elle croit découvrir d’elle dans Odette, cette autre femme en rose. A ce courrier, Proust répondra une ultime lettre pleine de chagrin :

« Odette de Crécy, non seulement n’est pas vous, mais est exactement le contraire de vous. Il me semble qu’à chaque mot qu’elle dit, cela se devine avec une force d’évidence. Il est même curieux qu’aucun détail de vous ne soit venu s’insérer au milieu du portrait différent. Il n’y a peut-être pas un autre de mes personnages les plus inventés de toute pièce, où quelque souvenir de telle autre personne qui n’a aucun rapport pour le reste, ne soit venu ajouter sa petite touche de vérité et de poésie. Par exemple ( c’est je crois dans les Jeunes Filles en fleurs ) j’ai mis dans le salon d’Odette toutes les fleurs très particulières qu’une dame « du côté de Guermantes » comme vous dites, a toujours dans son salon. Elle a reconnu ces fleurs, m’a écrit pour me remercier et n’a pas cru une seconde qu’elle fût pour cela Odette. Vous me dites à ce propos que votre « cage » ressemble à celle d’Odette. J’en suis bien surpris. Vous aviez un goût d’une sûreté, d’une hardiesse, si j’avais le nom d’un meuble, d’une étoffe à demander je m’adressais volontiers à vous, plutôt qu’à n’importe quel artiste. Or, avec beaucoup de maladresse peut-être, mais enfin de mon mieux, j’ai au contraire cherché à montrer qu’Odette n’avait pas plus de goût en ameublement qu’en autre chose, qu’elle était toujours ( sauf pour la toilette ) en retard d’une mode, d’une génération. » extrait de la lettre de Marcel à Laure.

«  Vous me lisez, et vous vous trouvez une ressemblance avec Odette ! C’est à désespérer d’écrire des livres. Je n’ai pas les miens très présents à l’esprit. Je peux cependant vous dire que« Dans du côté de chez Swann » quand Odette se promène en voiture aux Acacias, j’ai pensé à certaines robes, mouvements etc. d’une femme qu’on appelait Clomenil et qui était bien jolie, mais là encore, dans ses vêtements traînants, sa marche lente devant le Tir aux Pigeons, tout le contraire de votre genre d’élégance. D’ailleurs, sauf à cet instant, je n’ai pas pensé à Clomenil une seule fois en parlant d’Odette. Dans le prochain volume, Odette aura épousé un « noble », sa fille deviendra proche parente des Guermantes avec un grand titre. Les femmes du monde ne se font aucune idée de ce qu’est la création littéraire, sauf celles qui sont remarquables. Mais dans mon souvenir vous étiez justement remarquable. Votre lettre m’a bien déçu. Je suis à bout de forces pour continuer, et en disant adieu à la cruelle épistolière qui ne m’écrit que pour me faire de la peine, je mets mes respects et mon tendre souvenir aux pieds de celle qui m’a jadis mieux jugé. »

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Louisa de Mornand en 1905


 

Un autre modèle d'Odette a été Louisa de Mornand pour qui Proust rima ce distique : «  A qui ne peut avoir Louise de Mornand / Il ne peut plus rester que le péché d'Onan. »... «  En avril, Mlle de Mormand accomplit quelques démarches pour le préserver de ce péché... Elle lui offrit deux ravissantes photographies d'elle, l'une signée «  amie pour toujours », l'autre « l'original qui aime bien son petit Marcel », et elle l'invita à venir la voir un dimanche soir... »

Parmi les sources : http://interligne.over-blog.com/

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Portraits mondains - Genevieve Lantelme - Giovanni Boldini 1907

Publié le par Perceval

Visiter les portraits mondains de ce début du XXème siècle, n'exprime pas de ma part une nostalgie de ce « grand monde » qui politiquement et socialement, s'est recroquevillé sur lui-même, aveugle à la déferlante technologique qui allait le balayer...

L'histoire par le petit trou de la lorgnette, par exemple, par – le portrait – permet de s'aventurer dans des biographies qui alimentent exquisément mes fantasmes esthétiques... à la recherche d'un temps perdu, qui se laisse imaginer.... Le portrait mondain fin XIXème est aristocratique avec insolence, à la faveur des aspirations des femmes ( en particulier )... J'aime aussi cette aspiration esthétique de l'élégance : moyen d'expression ostentatoire d'une certaine élite sociale et culturelle...

Ce qui me semble une particularité de ce siècle finissant ( mais, je ne suis pas un spécialiste ..) , c'est que le statut de portraitiste peut-être le gage d'une brillante carrière, ainsi également pour le modèle féminin ( artiste, demi-mondaine, courtisane …)... Le luxe semble se démocratiser … !Proust-00.jpg

 Tout ceci est bien futile … ! Je vous l'accorde... Alors disons que ma seule défense pour m'adonner à ce plaisir, reste Marcel Proust... C'est à lui la faute ! Si Proust est mondain, il est aussi intelligent ; s'il est léger, il peut être profond ; s'il est insouciant, il peut être asthmatique au dernier degré ; s'il est « mauvaise langue », il n'est pas obséquieux, arriviste, méprisant ...

 « Si tout cela vous semble maintenant beau à voir, c'est que Chardin l'a trouvé beau à peindre. Et, il l'a trouvé beau à peindre parce qu'il le trouvait beau à voir. » Nouveaux Mélanges - Proust

 « Les niais s'imaginent que les grosses dimensions des phénomènes sociaux sont une excellentes solutions de pénétrer plus avant dans l'âme humaine ; ils devraient au contraire comprendre que c'est en descendant en profondeur dans une individualité qu'ils auraient chance de comprendre ces phénomènes. » Proust

Giovanni Boldini mademoiselle-lanthelme-1907


Geneviève Lantelme, actrice et demi-mondaine était au moment où Boldini réalisa ce portrait , la maîtresse du richissime banquier Alfred Edwards ( 1856-1914), celui-là même qui avait épousé Misia en 1905, et propriétaire du journal à grand tirage « Le Matin » … De grandes dames viennent se faire portraiturer par le peintre qui crée un nouveau type d'élégantes...

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Cipa Godebski, Marthe Mellot, Thadée Natanson, une domestique, Édouard Vuillard, Misia Natanson, Romain Coolus, Ida Godebska, Alfred Athis Natanson, vers 1898-1899


Très porté sur la gent féminine, Alfred Edwards se marie successivement à Mlle Drouart, Hélène Bailly, Jeanne Charcot, fille du célèbre docteurCharcot, et Misia Godebska, la « reine de Paris », récemment divorcée de Thadée Natanson, le fondateur de la Revue Blancheen 1910. Il épouse en cinquièmes noces Mathilde Fossey, actrice plus connue sous le nom de Genevieve Lantelme, mystérieusement victime de noyade lors d'une croisière sur le Rhin, le 25 juillet 1911.

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L'actrice  Lantelme en 1907 à la  Maison Doucet  

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Étudiante en philosophie, Hannah Arendt (1906-1975)

Publié le par Perceval

Hannah Arendt, est 15 ans plus jeune qu' Edith Stein (1891-1942); elle suit également les études de philosophie...Hannah_Arendt1.gif En 1926, Hannah suit les cours de Husserl à Fribourg, au moins un semestre , puis à Heidelberg auprès de Karl Jaspers. Enfin, en 1928, elle rédige sa thèse sur « le concept d'amour chez Augustin ». En 1929, Hannah se marie avec Günther Stern, un philosophe allemand, ... alors qu’Édith Stein - après une étude sur "La phénoménologie de Husserl et la philosophie de saint Thomas" dédiée à son vieux maître Husserl à l’occasion de son soixante-dixième anniversaire - commence ses cycles de « Conférences culturelles pour la promotion de la femme ».

Heidegger à Marburg, en 1924
Heidegger à Marburg, en 1924

En 1924, Hannah, son Abitur (Bac)  en poche, choisit d'étudier la philosophie. Brillante lycéenne, incollable sur les penseurs grecs, d’une érudition remarquable et rebelle, elle travaille d'abord seule la philosophie, et se passionne à la lecture d’Emmanuel Kant et Søren Kierkegaard...
A l'Université de Marburg, son professeur Martin Heidegger (1889-1976), ( cours sur Platon …) la fascine complètement.

Hannah Arendt est une très belle femme qui attire le regard des hommes, jeunes et moins jeunes. Hans-Georg Gadamer ( philosophe, disciple de Heidegger ) l'appelle dans un texte autobiographique : "la jeune fille toujours en robe verte qu'on ne pouvait pas manquer de remarquer".

hannah_arendt_portrait.jpgAu mois de novembre 1924, Hannah se présente dans le bureau de Heidegger à l'heure réservée à l'audience des étudiants.Une femme charmante aux yeux noirs, au visage ovale bien dessiné, au large front et aux yeux étincelants, dont l'esprit et le jugement vifs sont toujours en alerte. Elle s’intéresse également à la théologie comme un aspect de la philosophie. Elle considère que le texte de la Bible contient une part importante de la pensée sur l'homme et sur le monde.

Il voit en elle un mélange rare de beauté, d'intelligence, d'étrangeté, de timidité et de confiance en soi. Pourquoi une jeune femme extrêmement intelligente tombe t-elle amoureuse d'un professeur qui a presque le double de son âge ? …

Le philosophe tombe sous le charme de l'étudiante ; au mois de février 1925, leur relation, comme les lettres de Heidegger le suggèrent, devient une histoire d'amour passionnelle, mais aussi secrète, et qui marque la jeune femme pour toute son existence.

Les amants doivent cacher leurs sentiments aux autres. 

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Heidegger les dissimule à ses collègues et à ses rares amis, notamment à Jaspers. Sa femme Elfriede - qui souffre des rapports étroits qu'il entretient avec ses élèves - surtout, ne doit rien savoir de cette relation. De son côté, Hannah n'a qu'à se protéger de son cercle d'amis et de ses camarades d'études. Elle peut en dehors de ces quelques précautions se livrer entièrement à l'amour. 

Ils se voyaient à des soirées de discussion, comme la réception qu' Heidegger donne un soir en l'honneur de la venue d'Edmund Husserl...Les soirées sont animées, mais Hannah n'intervient pas; leur correspondance est enflammée ..

Puis Hannah Arendt arrête cette liaison et part étudier auprès de Husserl.

En 1933, Fuyant le nazisme, elle gagne la France. En 1941 Hannah Arendt parvient à émigrer aux États-Unis.

 

Voir également: ICI >: Martin heidegerr le maître, et hannah arendt…

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Étudiante en philosophie, Edith Stein (1891-1942)

Publié le par Perceval

Une femme philosophe en quête de vérité, (les années 1913-1922).

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En 1910, Edith est la seule femme à suivre, cette année-là, les cours de philosophie.


Elle découvre la pensée d’Edmund Husserl, Edmund_Husserl.jpgprofesseur à l’université de Göttingen. Elle s’enthousiasme pour l’auteur, initiateur de la phénoménologie, qui lui apparaît comme "le philosophe" de son temps. Edith a 21 ans. Elle fait la connaissance d'Adolf Reinach, bras droit de Husserl, et se lie d'amitié avec lui et sa femme. Tous deux sont d'origine juive, comme elle.

Elle rencontre également, Max Scheler, juif converti, très différent de Husserl, qui provoque l’auditoire par des intuitions originales et qui en enflamme l’esprit. Scheler réussit à éveiller en elle, qui se déclarait athée, le besoin religieux, apaisé plutôt qu’éteint. Depuis peu, Scheler est revenu à la foi catholique et il expose son credo d’une manière fascinante.

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Edith Stein vit dans un groupe où autour du « maître » Husserl,.. gravitent des jeunes gens comme Hedwig Martius , Roman Ingarden, Hans Lipps … Ces jeunes philosophes vivent sans contrainte, discutent phénoménologie, le jour la nuit, et nouent entre eux amitiés et amours... Edith qui se voulait, semble t-il, au-delà des servitudes et complications de l'amour, tombe amoureuse de deux de ses condisciples... et, qui refusent l'un et l'autre de l'épouser !

Edith avait rencontré Roman Ingarden ( polonais ) à Fribourg en 1916, ils discutaient philosophie et se fréquentent 6 mois... jusqu'au jour où Roman lui avoue qu'il va se fiancer …

La rupture fut plus rude encore avec

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Hans Lipps photo gardée par Edith

Hans Lipps  (1889-1941) , autre disciple de Husserl. Elle l'a rencontré à Göttingen en 1913. La guerre éclate et Hans est mobilisé ; ils ne se revoient qu'épisodiquement... Un jour, à son tour, Hans annonce ses fiançailles … Après la mort de sa femme, Hans envisagera d'épouser Edith... Mais, en 1933, Edith entre au Carmel,

Edith oriente sa recherche vers la notion d’empathie (Einfühlung), c'est-à-dire la perception intuitive de l'autre par sympathie afin qu'une rencontre interpersonnelle puisse se réaliser en profondeur. Mais Edith connaît une crise, sa thèse stagne, la jeune étudiante tombe dans une profonde dépression.. Elle va sortir de cette mauvaise passe grâce à l'amitié d'Adolf Reinach qui l'encourage et l'aide dans sa recherche. Adolf Reinach et sa femme se convertissent et deviennent protestants .

Au début de la Première Guerre mondiale, en 1914, les amphithéâtres se vident...

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Edith Stein auxiliaire de la Croix Rouge, en 1915

Elle désire répondre à la haine par un « service d’amour ». Et elle est infirmière volontaire de la Croix Rouge dans un hôpital militaire pour maladies infectieuses, dans une petite ville de la Moravie. Elle y fait l'expé­rience douloureuse de la souffrance et de la mort.

En 1915, elle passe son Certificat d'Aptitude au Professorat, tout en gardant des liens particuliers avec ses camardes au combat, comme Hans Lipps, à qui elle envoie des objets très divers : tantôt une gravure japonaise sur bois, tantôt quelques traités concernant la théorie de la relation, souvent de bonnes pralines ou autres sucreries ...

Ensuite, elle revient à la philosophie avec une attitude nouvelle: « la vie a le dernier mot! ». Le 3 août 1916, elle obtient son doctorat

Malgré ses réserves sur la pensée philosophique de Husserl,

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Edith Stein en 1925, quand elle enseignait à l’Institut des Dominicaines à Speyer

Edith reste près de lui, et en 1916, elle le suit comme maître assistant à l’Université de Fribourg. Elle prend la succession d'Adolf Reinach, tombé en Flandres en novembre 1917, un an après avoir été baptisé avec son épouse dans la religion protestante.

 

A Fribourg, Édith donne aux étudiants les aptitudes requises pour suivre les cours magistraux de Husserl, tâche particulièrement difficile à une époque où les milieux élitistes ne comprennent guère que les cours soient dispensés par une femme … et Edith Stein ne peut admettre cette confusion … Edith rencontre d'autres personnalités, comme le philosophe Martin Heidegger...

 

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Dorothea Tanning et Max Ernst

Publié le par Perceval

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En 1936, se tient à la galerie New Burlington de Londres, la Première exposition internationale du surréalisme. Leonora Carrington découvre un univers qui répond à ses propres aspirations... Et, c'est à l'occasion d'un dîner qu'elle rencontre Max Ernst... A New-York, en 1936 également..., au cours de l'exposition : «  Fantastic Art Dada, and Surrealism » au musée d'art moderne, que Dorothea Tanning fait une découverte artistique déterminante pour sa carrière...

En 1939, Dorothea Tanning se rend à paris pour y rencontrer Tanguy, Picasso et max Ernst. C'est le plein mois d'août, la guerre est imminente , la ville est donc déserte …

En 1941 : Max Ernst épouse Peggy Guggenheim, mécène et galeriste et Dorothea se marie avec Hommer Shannon, un écrivain avec qui elle entretient une liaison tumultueuse depuis neuf ans... Le couple divorce un an plus tard … Elle fait connaissance de Julien Levy, qui exposera quelques unes de ses toiles, et lui fait rencontrer en 1942 Max Ernst. Elle se joint au groupe surréaliste de New York sous la direction d'André Breton.

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Dorothea Tanning sur son 30ème anniversaire peint son autoportrait "Anniversaire" en 1942. 
Sa fascination pour des ouvertures de portes sans fin représente un surréaliste image du labyrinthe, les «chambres» de l'inconscient. La créature ailée en face d'elle est un animal nocturne appelé un Lemur de Madagascar, généralement associé avec les esprits des morts et de la nuit. La veste pourpre théâtrale et la jupe de forme humaine racines exprimer le conflit et le contraste de la nature et de la culture.

 

Dorothea revoie Max Ernst en 1943, à l’occasion d’une exposition de femmes peintres où elle expose son autoportrait « Birthday ». L'artiste séduit Ernst avant que la femme n'entre dans sa vie. Ils passent l’été à Sedona dans le désert de l’Arizona, où ils séjourneront la plupart du temps jusqu’en 1956. Ils se marient en 1946 au cours d'un «  double mariage », Man Ray et Juliet Browner convolent en justes noces durant la cérémonie commune avec Ernst et Tanning. Dorothea devient ainsi la quatrième femme de Ernst.

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Max Ernst & Dorothea Tanning, 1948 Dorothea Tanning 1948
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 Dorothea Tanning 1953 dimanche apres midi  Dorothea Tanning : La chambre d'amis, 1950-52

*****

Au milieu des années 1950, son travail change radicalement. Comme elle l’explique « vers 1955, mes toiles ont littéralement éclaté… J’ai brisé le miroir, pourrait-on dire. » Elle devient alors l’une des premières femmes qui ose renverser la perspective érotique dans l’art (ouvrant la voix à des artistes comme Niki de Saint-Phalle ou Louise Bourgeois). Ses peintures expriment les fantasmes de la femme, considéré comme un individu à part entière et non plus seulement la projection du désir de l'homme ; en effet, les femmes qui gravitaient autour des surréalistes étaient presque toutes liées aux peintres en tant que muse ou épouse 

Birthday par d tanning

(Nusch Éluard, Gala, Lee Miller, Dora Maar...) et correspondaient aux idées esthétiques et mentales propres au mouvement : elles devaient être belles, fascinantes, disponibles et sans inhibitions... Heureusement, certaines surent être autre chose que ces femmes-fantasmes et se réaliser par elles-mêmes, comme Lee Miller ou Dorothea Tanning. 


En 1954, elle expose à Londres. Le couple Tanning-Ernst s’ins
talle à Huisme en Touraine, puis déménagent en 1963 dans une petite ville du sud de la France, 
Seillans, dans le Var (où se trouve actuellement un musée consacré à Ernst).

En 1976, Max Ernst décède.
En 1980, Dorothea retourne définitivement à New York, où elle poursuit son œuvre.

En 1986, elle publie ses mémoires : « Birthday ».Elle est décédée le 31 Janvier 2012, à 101 ans.

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Leonora Carrington et Max Ernst

Publié le par Perceval

Leonora et Max se rencontrent, en 1937, c'est un coup de foudre réciproque. Après un séjour à Paris le couple s’installe à Saint-Martin d’Ardèche où Leonora Carrington écrit ses premières nouvelles - La maison de la Peur et La Dame Ovale - illustrées par Max Ernst

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Leonora Carrington ( 1917-2011 ) et Max Ernst ( 1891-1976) Une photo de Lee Miller ( 1907-1977)  : au premier plan : Leonora Carrington  et Max Ernst , avec Paul Eluard .


En 1939, Ernst est arrêté par la police française parce qu'allemand et, en 1940, parce qu'anti-nazi. Affolée, hallucinée, Leonora s'enfuit en Espagne. Dans cette situation insoutenable, elle sombre dans le délire et est internée dans une clinique psychiatrique à la demande de ses parents. Elle relate son internement dans son récit « En Bas ». Elle parvient à s'échapper de l'hôpital psychiatrique de Santander. A Lisbonne, elle retrouve un ami, le poète et diplomate mexicain Renato Leduc, qu'elle épouse ce qu'il lui permet de quitter l'Espagne. Au Mexique, terre d'exil, elle est proche de Octavio Paz, Frida Khalo, Carlos Fuentes, Luis Bunuel, Alexandro Jodorowsky et Remedios Varo, sa meilleure amie.  Affaiblie par tant de souffrances et des angoissantes expériences de déracinement, le couple ne parvient pas à se rejoindre ...

La guerre a finalement fini par les séparer. Il s'est échappé de l'Europe et s'installe à New York avec Peggy Guggenheim et meurt à Paris en 1976 à l'âge de 84. Elle se réfugie au Mexique, où elle épouse le journaliste hongrois Emeric Weisz.

Elle est décédée à Mexico le 25 mai 2011, à 94 ans. 

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  Photo de groupe des « Artistes en Exil » :Dans l’appartement de Peggy Guggenheim à New York, 1942.
Premier rang : Stanley William Hayder, Leonora Carrington, Frederick Kiesler, Kurt Seligmann. 
Deuxième rang : Max Ernst, Amadee Ozenfant, Andre Breton, Fernand Leger, Berenice Abbott. 
Troisième rang: Jimmy Ernst, Peggy Guggenheim, John Ferren, Marcel Duchamp & Piet Mondrian.
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 Leonora Carrington saint-Antoine  Leonora Carrington Garden
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 leonora-carrington les distractions de dagob  Leonora-carrington Sculpture

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Lee Miller: de la beauté à l'horreur.

Publié le par Perceval

En 1942, Lee Miller

lee Miller's eye 1932 par man ray
 L'oeil de Lee Miller en 1932 par Man ray

est l'une des six femmes accréditées comme correspondantes de guerre et la seule femme photo-reporter présente dans les zones de combat durant la seconde guerre mondiale...

 

Miller est devenu un correspondant de guerre pour le Vogue américain.

 

Une photo par Scherman de Lee Miller dans la baignoire de l'appartement d'Adolf Hitler à Munich est l'une des images les plus emblématiques du partenariat Miller-Scherman.… Elle couvre des événements tels que le Blitz de Londres, la libération de Paris, et les camps de concentration de Buchenwald et de Dachau.

 

Lee Miller dans la baignoire d’Hitler par David E. Scherm  Lee Miller, The suicided Burgermeister’s Family, Leipzig,
 Lee Miller dans la baignoire d’Hitler par David E. Scherman  Lee Miller, The suicided Burgermeister’s Family, Leipzig, Germany, 1945


 

Lee Miller photographie des enfants qui meurent dans un hôpital de Vienne, la vie paysanne dans l'après-guerre en Hongrie et enfin l'exécution du premier ministre Bárdossy László. Après la guerre, elle continue de travailler pour Vogue deux années supplémentaires, couvrant la mode et les célébrités.

Lee Miller Desert village Egypte 1935  lee-miller-vogue-stud
 Lee Miller:  Desert village Egypte 1935  Lee Miller, photo -vogue-studio

 

En 1946, elle voyage avec Roland Penroseaux États-Unis où elle visite Man Ray en Californie. Quand elle découvre qu'elle est enceinte de son fils unique, Antoine, elle divorcé de Bey et, le 3 mai 1947 épouse Roland. Antoine est né en Septembre 1947. En 1949, ils achètent Farley Farm House dans le Sussex. Au cours des années 1950 et 1960, Farley Farm devient une sorte de Mecque pour artistes tels que Picasso, Man Ray, Henry Moore, Eileen Agar, Jean Dubuffet, Dorothea Tanning et Max Ernst. Lee Miller écarte la photo pour la cuisine ... Elle a également photographié des biographies Roland écrivit à propos de Picasso et Antoni Tapies. Cependant, les images de la guerre, en particulier les camps de concentration, continuent de la hanter et elle commence ce qu'Antoine, son fils, décrit comme une «spirale descendante». Lee Miller ne parle plus de sa carrière photographique...

LEE MILLER Max Ernst et Dorothea Tanning  Lee-Miller-and-son fils-Anthony-Penrose
 LEE MILLER:   Max Ernst et Dorothea Tanning  Lee-Miller et son fils - Anthony-Penrose


Lee Miller décède d'un cancer à Farley Farm House, en 1977, âgée de 70 ans. Elle a été incinéré et ses cendres réparties à travers son jardin d'herbes aromatiques ....

 

Les éléments retrouvés dans le Sussex, avec les 500 gravures et 40.000 négatifs constituent la vie de travail de Lee et ont par la suite été archivés par son fils. Tout au long de sa vie, Miller a fait très peu pour promouvoir son propre travail photographique. C'est l'œuvre de Miller est connu aujourd'hui est principalement due aux efforts de son fils, Antony Penrose...

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 Lee Miller in Lanvin, Horst, Vogue 1931  Lee Miller par Emmanuel Rudnitsky en 1932

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 Lee Miller et Picasso
 Lee Miller ... par Picasso

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Lee Miller naît en 1907 à Poughkeepsie, dans l'état de New-York. Enfant, elle ne cesse d'être photograhiée par son père, amateur passionné de photographie. Dans les années 1920, elle pose pour les ...

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Lee Miller: de la mode à la guerre.

Publié le par Perceval

Lee Miller naît en 1907 à Poughkeepsie, dans l'état de New-York. Enfant, elle ne cesse d'être photograhiée par son père, amateur passionné de photographie. Dans les années 1920, elle pose pour les plus grands photographes de New-York.

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 Arnold Genthe, Portrait of Lee Miller, about 1927

Quand elle s'installe à Paris, elle devient la muse des surréalistes, imposant son image iconique dans la photographie et le cinéma, en peinture et en sculpture, faisant la une – comme modèle et comme mannequin – des magazines de mode de paris, Londres et New-York. Parallèlement, elle passe de l'autre côté de l'objectif et devient l'une des grandes photographes surréalistes de paris.

 

Sa carrière commence avec la couverture de l'édition de Mars 1927 dans une illustration de George Lepape. Lee on the cover of Vogue - March 1927Les deux années suivantes, elle devient l'un des modèles le plus recherché à New York, elle est photographiée par des gens comme Edward Steichen, Arnold Genthe, et Nickolas Murray. Une photographie de Lee par Steichen a été utilisé pour la publicité d'un produit d'hygiène féminine (Kotex), provoquant un scandale, mettant ainsi fin à sa carrière en tant que mannequin.

 

Paris : 1929-1932 :

En 1929, elle reste à Paris et append la photo avec Man Ray, qui est tombé follement amoureux d'elle et avec qui elle a vécu pendant trois ans. Ce fut l'apogée du mouvement surréaliste et Lee Miller et Man Ray connaissent tout le monde.... Elle prend une part active dans le mouvement surréaliste, avec ses images pleines d'esprit et d'humour. Parmi son cercle d'amis : Pablo Picasso, Paul Éluard, et Jean Cocteau. Elle apparaît comme une statue qui prend vie dans Le Sang d'un Poète (1930) de Cocteau.

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 Lee Miller by Edward Steichen for Vogue 1928  
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 Lee-Miller-September-1928: Cover-of-Vogue  Man Ray
 LeeMiller ManRay-1930  lee-miller-by-man-ray-1930.jpg
 Man Ray 1930
 Man Ray 1930
 man ray et penrose  Paul Eluard, pictured above, kissing his wife, Nusch, at a
 Man Ray and Roland Penrose par Lee miller  De Lee-Miller - déjeuner avec Nusch et Paul Eluard, Roland Penrose man ray et Ady Fidelin


Elle ouvre son propre studio en 1930, travaillant sur des commandes de Schiaparelli ou Chanel.

«  Je pense que les femmes ont plus de chances de réussir dans la photographie que les hommes... Les femmes sont plus vives et s'adaptent plus vite que les hommes. Je pense qu'elles possèdent une intuition qui leur permet de comprendre les personnalités plus rapidement que les hommes. »

( portrait de Dorothy Hill 1933 )Lee-miller_dorothy_hill.jpg

 

New-York : 1932-1934 :

En 1933, Miller quitte Paris pour New York, où elle crée un studio de portrait. Parmi ses clients on trouve l'artiste surréaliste Joseph Cornell, les actrices Lilian Harvey et Gertrude Lawrence, et le casting afro-américain des Virgil Thomson-Gertrude Stein opéra Four Saints in Three Acts (1934).

 

L'Egypte 1934-1937:

En 1934, elle abandonne son atelier pour se marier à un homme d'affaires égyptien, Aziz Eloui Bey, qui est venu à New York pour acheter du matériel pour les chemins de fer égyptiens. Elle part au Caire vivre la vie d'une femme d'un riche égyptien, qui se divertit de voyages …

lee Miller Portrait d'espace Siwa Egypte 1937Pendant l'été 1937, elle rentre à Paris et tombe amoureuse de l'anglais surréaliste Roland Penrose (1902-1984). Puis elle tente de retrouver Aziz reste en Égypte deux années supplémentaires. En Juin 1939, Miller quitte l'Egypte et Aziz pour de bon, Roland Penrose l'attend en Angleterre.

 

La guerre :

Avec la menace d'une guerre imminente, Lee Miller et Penrose s'installent chez Downshire Hill.

C'est là , qu'elle vivra en ménage à trois, puisque se rajoute David Scherman, un photographe du magazine Life, avec qui Lee partage de nombreuses missions photographiques ...

En 1942, elle est l'une des six femmes accréditées comme correspondantes de guerre et la seule femme photo-reporter présente dans les zones de combat durant la seconde guerre mondiale...

Miller est devenu un correspondant de guerre pour le Vogue américain.

 

 

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