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La Leçon d'amour dans un parc - 2/.-

Publié le par Perceval

Boylesve (René) - Alcindor ou suite à la leçon d'amour dans un parc. Illustr P. Brissaud

Boylesve (René) - Alcindor ou suite à la leçon d'amour dans un parc. Illustr P. Brissaud

Résumé :

Dans le parc du château du marquis Foulques et de la marquise Ninon de Chamarante, dans l'ouest de la Touraine, l'installation d'une statue d'un Cupidon adolescent, pourvu de tous ses attributs virils, inspire des sentiments très divers, allant de la répulsion à l'attirance secrète, aux femmes qui habitent ce château ou qui y viennent en visite. Chacune d'elles trouve donc des prétextes pour se rendre au bassin où elle trône.

Les années passent ; la marquise met au monde une petite fille, Jacquette. En grandissant, l'enfant doit être tenue à l'écart du spectacle impudique de cette statue. Le bassin et Cupidon sont donc dissimulés au cœur d'un labyrinthe végétal. Ces précautions semblant insuffisantes, la marraine et la gouvernante de Jacquette se mettent en devoir d'émasculer la statue. Ninon, de son côté, succombe aux charmes du tout jeune Monsieur de Châteaubedeau, à peine sorti de l'enfance, au grand désespoir du chevalier Dieutegard, ami de ce dernier mais secrètement amoureux de Ninon. Dieutegard fuit le château et se réfugie dans la masure d'un ancien jardinier qui vénère lui aussi Ninon. Tous deux viennent secrètement entretenir, comme un lieu de culte, le labyrinthe, le bassin et la statue qu'ils ont « réparée ».

En prévision de sa première communion, Jacquette est recluse, avec sa gouvernante, dans des appartements qui ne tardent pas à devenir, à l'insu de leurs occupantes « légitimes », le lieu de rendez-vous amoureux.

Dans l'emballement final du roman, autour du bassin et de la statue, Ninon tue accidentellement le chevalier Dieutegard au cours d'une partie de chasse avec M. de Châteaubedeau alors que ce dernier manque d'être étranglé par le jardinier. Le baron de Chemillé saisit l'occasion pour expliquer à sa filleule Jacquette, témoin de la scène mais aussi de toutes les précédentes péripéties, ce qu'elle doit savoir sur le rôle et l'expression du sentiment amoureux.

 

La Leçon d'amour dans un parc - 2/.-
La Leçon d'amour dans un parc - 2/.-
La Leçon d'amour dans un parc - 2/.-

Illustrations :

Pierre Brissaud, né le 23 décembre 1885 à Paris et mort dans cette ville le 17 octobre 1964, est un peintre et illustrateur de mode français. Il publie souvent pour les couvertures de Vogue après 1925

Il entre à la Gazette du Bon Ton dès novembre 1912 comme illustrateur de mode. Il croque à merveille les créations de Louise Chéruit, Jeanne Lanvin ou Jacques Doucet.

Il illustre des œuvres d'Honoré de Balzac, Anatole France, Pierre Loti et René Boylesve.  

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René Boylesve - La Leçon d'amour dans un parc - 1/.-

Publié le par Perceval

La Leçon d'amour dans un parc est un roman de René Boylesve, publié en 1902.

Il décrit les jeux amoureux des occupants d'un château alors qu'une enfant, qui grandit au fil du roman, se pose en spectatrice innocente de toutes ces scènes sans que ne soient affectés à ses yeux le rôle et l'expression du sentiment amoureux.

René Boylesve (1867-1926) choisit parfois dans ses romans l'un des personnages pour être son porte-parole : C'est ici le baron de Chemillé qui tient ce rôle. Lorsqu'il écrit La Leçon d'amour dans un parc, Boylesve vient de se marier et il est probable qu'il idéalise, dans le personnage de Jacquette, qui traverse tout le roman en spectateur innocent des ébats des autres personnages, les traits de son épouse Alice.

René Boylesve adopte un parti rédactionnel dans lequel il donne au lecteur l'impression qu'il écrit son roman au jour le jour, guidé par l'intrigue elle-même, et qu'il en découvre les développements en même temps que son lecteur lui-même. Le conte grivois ou érotique dissimule en fait une étude philosophique et Boylesve écrit à son sujet : « La Leçon d'amour dans un parc, [je la] considère comme un des plus sérieux de mes romans. » Dans ce roman l'auteur allie la truculence de Rabelais à l'esprit d'analyse de Voltaire.

 

René Tardiveau (qui prit en 1893 le nom de plume de René Boylesve ) est né le 14 avril 1867 en Touraine

La mère de René Boylesve : Marie-Sophie Boilesve était d’une famille de notables tourangeaux ; un de ses oncles : Casimir Boilesve (oncle Goislard dans La Becquée) fut maire de Langeais pendant 40 ans. Il la perd à quatre ans... Sa grand-tante, Clémence Jeanneau, l’élèvera en partie...

Installé à Paris, il fréquente les plus grands auteurs du temps, d’Anatole France à André Gide, et sera fortement marqué à la fin de sa vie par l’œuvre de Marcel Proust. Il obtiendra la consécration en entrant à l’Académie française en 1919.

"L'Enfant à la Balustrade" est un roman de René Boylesve ( grand admirateur de Proust) qui s'adresse à ceux qui furent sensibles, blessés très jeunes par la cruauté du monde adulte, et qui trouvèrent refuge dans le rêve, la poésie, la littérature. A ceux qui, durant quelques années, crurent à tort que la femme était un être à part, bon et doux, un rêve fait chair en quel sorte.

Un jour, enfant, il aperçoit l'amour, dans une grande jeune fille qui le surprend dans un jardin plein de soleil, Marguerite Charmaison,(*) apparition aussi miraculeuse que celle de Gilberte dans "Du côté de chez Swann". « A mon grand chagrin, je revis rarement Marguerite Charmaison, parce que j'habitais encore la campagne tandis que ma jeune amie , qui était la fille d'un député de Paris, ne venait à Beaumont qu'aux vacances , voir la grand-maman Charmaison. Sa mère, très parisienne, aimait mieux les plages ; son père, absorbé par la politique et le goût des arts, partageait son temps entre ses électeurs et Drouot. »

Il aime d'un amour éthéré l'inaccessible Marguerite dont le milieu social lui paraît supérieur au sien. Il ne l'apercevra que de temps à autre. Plus âgée que lui, elle le prend pour un enfant, l'ignore ou bien le cajole...

Dans la vie de René Boylesve, Marguerite est 'Louise Renaut' :

Boylesve écrira dans Feuilles tombées : journal non publié de son vivant, au moment de la mort de Louise Renaut (1919) :« Aucune femme n’a tenu une place aussi forte dans ma vie et d’une façon aussi prolongée. Et Louise n’en a jamais rien su. »

René BOYLESVE se marie en 1901 avec Alice MORS, d’une riche famille industrielle de l’automobile. (photo: Réné Boylesve et son épouse)

En 1901, paraît "La becquée" ; dans ce roman, il décrit très bien la vie de son temps, même dans les détails de tous les jours :

"Elle portait le petit bonnet gracieux des tourangelles, en tulle tuyauté à la paille fine, au-dessus des bandeaux de cheveux noirs soigneusement lissés, et retombant en arrière jusque sur la nuque en forme de filet transparent orné d’une rosace de broderies." (Extraits de "La becquée" dont le premier titre choisi était "Les bonnets de dentelle")

    En 1902, il fait paraître "La leçon d’amour dans un parc" où il montre son sens de l’humour et de la fantaisie puis un autre livre en 1903, "L’enfant à la balustrade" qui est un peu autobiographique et décrit très bien les us et coutumes de la bourgeoisie terrienne. Il associe les charmes des paysages aux descriptions des mœurs comme par exemple :

    "Le spectacle amusant des laveuses qui battent le linge en bavardant, le long d’une berge savonneuse, de l’abreuvoir jusqu’à l’antique mur de boulevard soutenant le jardin du curé." (Extraits de "L’enfant à la balustrade")

      Il aime à observer les femmes qui s’émancipent, curieux de leur manière de vivre et des nouvelles modes :

      "Des femmes plus hardies sont vêtues du maillot noir, fortement décolleté, terminé à mi-cuisse, découvrant complètement les bras et les aisselles, -le maillot d’homme. - Comme celles qui osent ces costumes de bain sont dignes de les porter, leur exhibition dans l’eau est de l’effet le plus élégant, le plus gracieux, et il faut dire nettement : le plus beau.

      Ces torses de femmes, émergeant de la mer, noirs et luisants comme des otaries, et révélant sans aucune pudeur des seins superbes, dressés, provocants de la pointe ; ces beaux bras, ces dos, ces ventres, et, au sortir de l’eau, ces fines hanches mouvantes et ces jambes qui marchent si bien, avec une si noble lenteur, dans l’eau qui les entrave ; et ces mouvements charmants de la natation, et la montée à l’échelle du canot, le geste de s’y asseoir, l’attitude de ces femmes vraiment nues, assises le torse droit, dans une attitude de déesse, en cette barque, en face du vieux matelot qui pagaye doucement ;et leur lente retombée dans la mer, c’est un des plus jolis spectacles que notre vie, si chiche de beauté plastique, puisse offrir." (Extraits de "Feuilles tombées")

        En 1914, il rencontre, à la fin de l'année, à Deauville, une jeune fille de 22 ans, séduisante et enjouée, Betty Halpérine. C'est le début d'un amour passionné, et d'une liaison qui durera jusqu'à la mort de Boylesve, en 1926.

        Betty Halpérine, devient sa secrétaire et donc sa maîtresse…

        René Boylesve ( Tardiveau) meurt en 1926, à l’âge de 59 ans.

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        The Girl Gibson - Le sexe fort

        Publié le par Perceval

        The Girl Gibson - Le sexe fort
        The Girl Gibson - Le sexe fort
        The Girl Gibson - Le sexe fort
        The Girl Gibson - Le sexe fort

        Dans cette scène amusante, Gibson parodie le jeu de ses jolies femmes avec un admirateur. L'une d'elles brandit une épingle à chapeau comme pour fixer sur place un homme miniaturisé à la manière d'un spécimen entomologique. Il se met à genoux, levant les mains dans un geste suppliant pitoyable. La Gibson girl projette une nouvelle affirmation de soi dans ses relations avec les hommes. Pas plus qu'elle ne semble inféodée aux préférences d'un partenaire potentiel.

         

        The Girl Gibson - Le sexe fort
        The Girl Gibson - Le sexe fort
        The Girl Gibson - Le sexe fort
        The Girl Gibson - Le sexe fort

        L'histoire est claire dans ce dessin post-Première Guerre mondiale. Un soldat de retour s'effondre par sa déception de voir que la jeune fille qu'il avait laissé en a épousé un autre. Son ami le soutient, les spectateurs lui envoient des regards sympathiques, et même son ancienne fiancée apparaît mélancolique.

        The Girl Gibson - Le sexe fort

        Dans ce dessin, Gibson représente, dans sa fin de carrière (1920) - un nouvel idéal féminin avec des cheveux coupés au carré. 

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        La '' Gibson girl '' et le mariage

        Publié le par Perceval

        La '' Gibson girl '' et le mariage
        La '' Gibson girl '' et le mariage
        La '' Gibson girl '' et le mariage
        La '' Gibson girl '' et le mariage
        La '' Gibson girl '' et le mariage
        La '' Gibson girl '' et le mariage
        La '' Gibson girl '' et le mariage
        La '' Gibson girl '' et le mariage
        La '' Gibson girl '' et le mariage
        La '' Gibson girl '' et le mariage
        La '' Gibson girl '' et le mariage
        La '' Gibson girl '' et le mariage
        La '' Gibson girl '' et le mariage
        La '' Gibson girl '' et le mariageLa '' Gibson girl '' et le mariage

        Gibson, était non seulement doué pour représenter des femmes idéalisées par leur beauté et leur charme, également il a dépeint une représentation de la femme comme une figure dominante dans les rituels de la cour et du mariage. 

        La 'Gibson girl ' affiche son indépendance et l'affirmation de soi dans des scènes où les prétendants ont beaucoup moins de charme. 

        La '' Gibson girl '' et le mariage
        La '' Gibson girl '' et le mariage
        La '' Gibson girl '' et le mariage
        La '' Gibson girl '' et le mariage
        La '' Gibson girl '' et le mariage
        La '' Gibson girl '' et le mariage
        La '' Gibson girl '' et le mariage
        La '' Gibson girl '' et le mariage
        La '' Gibson girl '' et le mariage
        La '' Gibson girl '' et le mariage
        La '' Gibson girl '' et le mariage
        La '' Gibson girl '' et le mariage
        La '' Gibson girl '' et le mariage
        La '' Gibson girl '' et le mariage
        La '' Gibson girl '' et le mariage

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        La '' Gibson girl '', et ses prétendants.

        Publié le par Perceval

        La '' Gibson girl '', et ses prétendants.
        La '' Gibson girl '', et ses prétendants.
        La '' Gibson girl '', et ses prétendants.
        La '' Gibson girl '', et ses prétendants.
        La '' Gibson girl '', et ses prétendants.
        La '' Gibson girl '', et ses prétendants.
        La '' Gibson girl '', et ses prétendants.

        Vers 1887, Charles Dana Gibson (1867 -1944 ) représente l'idéal de la beauté américaine. Evelyn-Nesbitt-EternalQuestion.gifElle est principalement représentée au crayon ou à l'encre de Chine, et on lui donne le nom de « Gibson Girl » 

        La Gibson Girl est grande, mince mais avec de la poitrine, des hanches. Elle porte un corset qui souligne ses courbes en forme de « S ». Elle a les traits fin et elle est belle.

         

        La '' Gibson girl '', et ses prétendants.
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        Saul Leiter - photographe '' In my room ''

        Publié le par Perceval

        Saul Leiter, Self-Portrait with Inez, c. 1947

        Saul Leiter, Self-Portrait with Inez, c. 1947

        Saul Leiter est né à Pittsburgh en 1923.

        Saul Leiter est surtout connu pour ses photographies de rue des années 1940... En 1946, Saul Leiter est venu à New York pour devenir peintre. Peu après son arrivée, il a été happé par la photographie grâce à une connaissance, l’expressionniste abstrait Richard Pousette-Dart... A cette époque, la photographie n’était pas encore acceptée comme technique artistique. Elle était considérée comme superficielle...

        Ses sujets favoris sont des miroirs, des ombres, des reflets dans des vitres et des silhouettes. Les individus dans ses images sont souvent en flou artistique, seulement partiellement présents ou presque complètement absents.

        Il a gagné sa vie avec la mode en noir et blanc étalée dans des magazines tels que Harper’s Bazaar et Vogue.

        Pendant plus de soixante ans, Saul Leiter a peint et pris des photographies : il casse les perspectives, comprime l'espace...

        comme une pratique en duo et il a redéfini les caractéristiques de la photographie de rue due a sa grammaire visuelle distincte : des perspectives éloignées du centre, des dynamiques spatiales comprimées, l’aperçu pour briser le cadre de manière abstraite, imprévisible, et un rythme asymétrique.

        ''In my room '' reprend des photos de nus à travers des photographies intimes de femmes que Leiter connaissait... Ce sont des espaces intérieurs profondément personnels, souvent éclairés par la lumière naturelle luxuriante de l'atelier de l'artiste dans l' East Village de New York City...

        Saul Leiter - photographe '' In my room ''
        Saul Leiter - photographe '' In my room ''
        Saul Leiter - photographe '' In my room ''
        Saul Leiter - photographe '' In my room ''
        Saul Leiter - photographe '' In my room ''
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        Saul Leiter - photographe '' In my room ''
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        Saul Leiter - photographe '' In my room ''Saul Leiter - photographe '' In my room ''
        Saul Leiter - photographe '' In my room ''Saul Leiter - photographe '' In my room ''Saul Leiter - photographe '' In my room ''

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        Rilke et Baladine Klossowski

        Publié le par Perceval

        Baladine Klossowska (1901). by Eugen Spiro (German,1874- 1972).

        Baladine Klossowska (1901). by Eugen Spiro (German,1874- 1972).

        Elisabeth Dorothea Klossowski (1886-1969), née Spiro, est plus connue sous le nom de '' Baladine ''.

        Devenue la muse de Rilke (1875-1926), il la nommera '' Merline ''. Elle est peintre, épouse du peintre et historien d’art, Erich Klossowski de Rola. De cette union, elle a eu, écrit-elle au poète, « deux ravissants fils », Balthasar Klossowski de Rola, dit Balthus (1908-2001), et de Pierre Klossowski (1905-2001).

        Elle est aussi la sœur du peintre Eugen Spiro.

         

        Le 11 juin 1919. Rilke, venant de Munich, arrive à Genève, descendant comme toujours à l’Hôtel des Bergues, il y revoit une jeune femme qu’il a rencontrée à Paris vers 1906-1907 : Baladine Klossowski, avec son mari Erich... échangerait bientôt avec lui une abondante correspondance.

        Le 3 septembre 1920, toujours à l’Hôtel des Bergues, a lieu, au soir, la première rencontre amoureuse... Merline est venue chercher Rilke à la gare. Il a prévu de rester vingt-quatre heures. Il demeure huit jours.

        Rilke sort d'une sévère dépression liée à la guerre et qui l'a empêché d'écrire pendant plusieurs années. Baladine Klossowska (Merline) a onze ans de moins que lui, ils deviennent amants.

        (...)

        « On devrait l'un dans l'autre pouvoir se coucher
        tels des pistils entre les étamines,
        tant tout, partout, - monde démesuré, -
        grandit, tournoie, nous agglutine.

        Mais tandis que l'un contre l'autre nous nous serrons
        pour ne pas voir ce qui dehors nous guettes,
        en toi, peut être en moi, la menace s’apprête,
        car nos âmes vivent de trahison. » (…) Rilke.

        Baladine ici avec Mainer Maria Rilke en 1923 ->

        Pendant 6 ans Baladine est le grand amour de Maria Rilke et l'inverse, même si l'irruption de cet amour dérange les plans de solitude de Rilke à ce moment-là... Cette liaison va durer jusqu'à la mort de Rainer Maria Rilke en 1926. Ensemble, ils s'installent à Muzot au-dessus de Sierre dans une vieille tour médiévale qui leur semble pouvoir les accueillir...

        Il prit à cœur de s’intéresser de près à la vie scolaire et aux dons précoces des deux fils de Baladine, fondant ainsi des bases de confiance pour la carrière d’écrivain de Pierre… et le destin de peintre du jeune Balthus. Mais la situation matérielle de la famille est difficile: les enfants retournent en Allemagne et Rilke entreprend des démarches auprès de connaissances pour tenter de les aider, ce qui a pour conséquence de ramener ensuite les enfants à Paris.

         

         

        "Quand Rilke venait chez moi, nous étions quatre enfants heureux" (Baladine Klossowska)Baladine Klossowska (Merline)  La Contemplation intérieure (Rilke dormant sur un petit sofa à Muzot)

        La demeure parisienne de Baladine Klossowska d’abord rue Férou, puis 11 rue Malebranche, est un salon littéraire où l’on parle indifféremment français, italien, espagnol et allemand. S’y rencontrent Rilke et Valéry, Verhaeren et Julius Meier-Graefe, Charles Du Bos et Wilhelm Uhde, Gide et Ortega y Gasset, les Maritain et le jeune Pierre Leyris…

        « La personne de Baladine a un caractère provocant. Si l’on a remarqué certains mouvements que son grand corps peut faire, on n'arrive plus à en détacher son regard. Un qualificatif assez juste serait « oiseau féminin ». Des jambes hautes et fortes agréables à voir, un pied cambré, hanches et poitrine présentes, mais la taille douce […] ; le visage large et charmeur d'un chat, les minces lèvres passées au rouge, le regard cendré. Quant à ses cheveux ils sont aussi provocants, un peu sombres, sensuels. »

        Pierre Jean Jouve, Le Monde désert [1927], Œuvre, II, Mercure de France, 1987, page 250.

         

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        Reading is sexy - 6 -

        Publié le par Perceval

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        Marthe de Méligny et Pierre Bonnard.

        Publié le par Perceval

        Marthe de Méligny et Pierre Bonnard.

        Pierre Bonnard ( 1867-1947) peintre 'postimpressionniste' membre du groupe des 'nabis', a rencontré aux 'Beaux-Arts' de Paris :  Édouard Vuillard, de qui il se rapproche, et découvre les peintures de Paul Gauguin, Edgar Degas, Claude Monet et Paul Cézanne.

        Bonnard sera aussi avocat, carrière qu'il va abandonner en 1891 : année où il expose pour la première fois au Salon des Indépendants...

        Pierre Bonnard est un peintre de la couleur, de la lumière. C'est une couleur rêvée, imaginaire, faite de nuances, de passages... Sans violence, à la différence des 'fauves'. De la couleur, et sans dessin. Le dessin sert juste à mettre en place ses idées ; tout est dans la coloration...

        * En 1893, il rencontre Marthe de Meligny ( 1869-1942). Elle deviendra son modèle puis son épouse, le 15 août 1925.  Le 9 septembre 1925, Renée Monchaty, qui avait servi de modèle à des tableaux comme La Cheminée, et avec qui il avait une liaison depuis une dizaine d'années, se donnait la mort. Tyrannique, Marthe obligera Bonnard à détruire toutes les toiles qui auraient pu lui rappeler son ancienne maîtresse.

        Pierre Bonnard fait la connaissance de Marthe, alors âgée de 24 ans, elle devient son modèle favori ; il vient de l'aborder dans les rues de Paris en ce jour d'hiver 1893. « Je m'appelle Marthe de Méligny, je travaille dans les fleurs. Je suis orpheline. [...] J'ai 16 ans. Et vous? ». Il a 26 ans...

        En 1925, après trente ans de vie commune, Pierre Bonnard et Marthe se marient le 13 août.

        Marthe de Méligny se disait descendre d'une vieille lignée italienne. Mais, Bonnard s'aperçoit alors qu'elle s'appelle Maria Boursin et qu'elle est la fille d'un charpentier de Bourges.

        Il s'en moque.. Elle jure qu'elle est orpheline et seule au monde. Ce qui, à la recherche de succession, s’avérera faux …

        Ce couple sans enfant vit une relation complexe, s'y ajoutent les maladies de Marthe - langueur, sa dépression, son asthme - et sa misanthropie de plus en plus marquée au fil du temps, jusqu'à écarter les amis, Vuillard, Matisse, Signac...  

        L'oeuvre de Bonnard est habitée de la présence de Marthe : une silhouette à l’arrière-plan, un corps nu dans la baignoire, un visage à la fenêtre…

        Le peintre est un adepte du Kodak portatif : clichés  en noir et blanc, ils fixent l’instant. Toutes les photos ont été prises entre 1889 et 1901 par Pierre Bonnard

        Les formes se mélangent et se chevauchent dans un dense tissage de couleurs ; la lumière qui traverse la fenêtre se distille dans les reflets de l’eau, du carrelage et de la peau mouillée de Marthe, créant une confusion étrange entre le monde extérieur et l’intérieur de la salle de bain. Noyée parmi les éclats de couleurs chaudes et froides, la chair du modèle paraît presque se dissoudre dans la peinture. « La forme des jambes dans la baignoire crée une silhouette énigmatique, à la fois très éthérée et assez évocatrice. C’est l’un des chefs-d’œuvre de Bonnard. Il introduit quelque chose d’ambigu, de l’ordre du rêve et de l’érotisme, dans un sujet d’une très grande banalité que personne, je crois, n’avait vraiment peint jusque-là. En tout cas pas de manière aussi féerique. » Fabrice Hergott, directeur du musée d’Art moderne de Paris.

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        La Femme selon Julio Romero de Torres

        Publié le par Perceval

        Julio Romero de Torres est né à Cordoue en Espagne, le 9 Novembre 1874, et il est mort à Cordoue, le 10 mai 1930. Julio Romero de Torres (Spanish, 1874-1930), Self-portrait, 1898Il est le fils d'un artiste et enseignant bien andalous bien connu : Rafael Romero Barros, directeur du Musée des Beaux-Arts de Cordoue.

        A droite: Julio Romero de Torres (Espagnol, 1874-1930), Self-portrait, 1898

        Avec son père comme seul maître, il commence à peindre très jeune. En 1907 , il participe avec les peintres les plus renommés de l'époque à ce qui est appelé, l'Exposition indépendante au Cercle des Beaux - Arts. Peu de temps après, à Madrid, il remporte une première médaille avec sa toile, Musa Gitana. Il reçoit un Prix analogue au Salon de Barcelone de 1911, et deux ans plus tard à l'internationale de Munich. 


        On dit qu'il est le peintre de l'âme de l'Andalousie, à travers la figure féminine. Chacune de ses toiles est comme un ''couplet populaire'' ou comme un ballet romantique avec des sentiments tragiques façon ''cordoba'' idéalisée …

        La jeune femme brune au regard profond et sensuel, est l’héroïne de la plupart des peintures de Romero de Torres. Ici, il reprend la pose de la ''Rokeby Venus'' peinte par Velazquez...

        Que représentent ces quatre vieilles femmes.. ?

        Le peintre de Cordou a scandalisé la société de son temps avec la représentation de femmes nues troublantes... La femme andalouse devient dans ses peintures un symbole érotique dans lequel le caractère, la force et la volupté sont combinés. Tout cela s'ajoute dans des compositions où il mêle, l'utilisation de symboles et d'allégories , et d'une étrange lumière... 

        Souvent la femme regarde directement le spectateur, ce qui ajoute à sa beauté, une certaine tension érotique...

        Julio Romero de Torres est un post-romantique, sans aucun doute, ce genre rassemble des écrivains et des artistes qui se rebellent contre les modes de vie de la bourgeoisie, dans un esprit de liberté.

         

        La Femme selon Julio Romero de Torres
        La Femme selon Julio Romero de Torres
        La Femme selon Julio Romero de Torres
        La Femme selon Julio Romero de Torres
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