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Articles avec #muse - egerie - modele ..etc tag

Avant la grande guerre: la femme bourgeoise... -1-

Publié le par Perceval

lartigue.. lartigue6

De Jacques Henri Lartigue ,

photographe de mode de rue

alors qu'il n'a que 14 ans, vers 1910 ...

 

Au XIXème siècle, se développe, dans les milieux bourgeois, une conception de la femme qui tend à la fragiliser. La jeune fille est protégée des influences extérieures néfastes en restant chez elle. Puis en tant qu'épouse et pleinement consciente de ses responsabilités, elle ne gère son foyer qu'aidée d'un ou plusieurs domestiques. famille 1900

Dans cet environnement, la femme se conforme à ce que l'on attend d'elle, c'est à dire la tenue de son ménage. Elle se doit de plus de servir au mieux son mari et l'avenir de sa progéniture. En principe cela doit suffire à son bonheur et, le fait de déranger cet ordre des choses ou de déroger à la règle est perçu comme une atteinte à l'idéal familial.

Bourgeoise-salon france 1912

La société bourgeoise de la Belle époque méprise le travail. Le salariat féminin y est considéré comme un acte de pauvreté absolu, d'autant plus si la femme est mariée. Leur travail est jugé comme responsable de la dégradation des mœurs et de l'institution qu'est la famille.

LE NEOS 1909

 

 

Le désœuvrement de la femme bourgeoise lui permet de se consacrer à sa « féminité » ( terme d'autant plus ambigüe, que cette "féminité" est imposée par les moeurs de l'époque ...) . En effet, le souci du paraître la fait s'employer à se maquiller, se farder, s'embellir. Les femmes s'attribuent une image resplendissante et idéalisée.


Déjà en 1900, on se plaint que la femme tende, pour certaines d'entre elles, vers l'émancipation et s'éloigne des canons rigides de la bienséance en vigueur sous le Second Empire... On dénonce, qu'au nom des principes d'égalité, la femme aspire à «  singer l'homme », par exemple, en fumant ...

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Manet, Zuloaga , et leur modèle

Publié le par Perceval

Il est possible  de faire des rapprochements entre des peintres et leurs modèles, et déceler peut-être quelque influence:
Ici:  L'un des peintre français majeur du XIXème siècle: Édouard Manet ( 1832 -1883)  et l'une des figures principales de la peinture espagnole entre 1880 et 1920:  Ignacio Zuloaga y Zabaleta ( 1870 -1945 ):
Voici, pour l'un et l'autre, deux toiles d'un même modèle: Victorine Meurent pour Manet , et Madame Souty pour Zuloaga.
Edouard_Manet_-_Mlle_Victorine_Meurent_in_the_Costume_of_an.JPG zuloaga-y-zabaleta-ignacio-mademoiselle-souty-habillee-en-.jpg

Edouard Manet:

Mlle Victorine Meurent en costume de torero.

Zuloaga :

mademoiselle Souty habillée en torero

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Olympia--d-Edouard-Manet.jpg
Olympia de Manet peint en 1863, qui fit scandale: Outre sa nudité, on considère que le le modèle (Victorine Meurent) affiche une insolence et une provocation que l'on dénonce ...
Ignacio-Zuloaga-Madame-Souty-Reclinada-en-un-Sofa-1921-2.jpg
ZULOAGA ZABALETA, Ignacio (1870-1945). Mademoiselle Souty. 1921.
La peinture de Zuloaga a été considérée et critiquée comme crue, voire décadente ...
*****
Et, je ne résiste pas, à montrer dans le cadre des rapprochements à faire , le Portrait de la comtesse Anna de Noailles, peint en 1913 par Ignacio Zuloaga
Au moment où Zuloaga la portraiture elle est une des femmes les plus connues de la haute société parisienne car elle tient un salon où se pressent toutes les célébrités artistiques et littéraires de l'époque, Gide, Barrès, Valéry, Proust, Cocteau, Loti, Montesquiou.  Elle est aussi considérée comme un des plus grands poètes français avec des recueils comme Le cœur innombrable (1901) ou Les éblouissements (1907). 

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Lady Esther Stanhope: la reine du désert. -2-

Publié le par Perceval

Damas--1843--pris-de-la-terrasse-Baudin--Joseph-Girault-de-.jpgDamas, 1843, pris de la terrasse Baudin, Joseph Girault de Prangey

En mai 1812, Lady Stanhope quitte le Caire pour la Palestine attirée par le désert et ses monastères habités par des moines solitaires. Elle voyage toujours avec Bruce qui pourvoit généreusement à ses fastueuses dépenses. Ils se dirigent vers à Jérusalem.

Elle est reçue par L’émir Bachir, le chef des Druzes, qui lui propose de visiter Sidon (Saïda) au sud du Liban. Elle apprécie particulièrement les montagnes du Liban, ses sources, ses chemins escarpés... Le prince de la montagne lui offre un superbe cheval arabe.

Lady-Hester-Stanhope--the-Desert-Queen-1.jpg lady-hester-stanhope-4.jpg
Lady Hester Stanhope, la reine du désert. Lady Hester Stanhope


Elle poursuit son expédition jusqu’à Damas la ville, à l’époque, la plus belle du monde musulman. Non voilée et chevauchant son pur-sang arabe, elle est prise pour un homme, et est reçue par le Pacha... Acceptée dans son style de vie, elle visite le luxe raffiné des appartements, les soixante chambres immenses qu’occupent le harem, les cours pavées de marbre, les porcelaines, les fontaines, etc ..

lady-hester-stanhope-5.jpg Doussault-Charles--1814-1880---La-Porte-dOrient-a-Damas.jpg
Lady Hester Stanhope Doussault Charles (1814-1880), La Porte dOrient à Damas


Le pacha met à sa disposition un palais. Elle sait qu'elle ne retournera plus à Londres. Ensuite, elle est attirée par la mythique Palmyre... En avril 1813, escortée de centaines d’hommes commandés par le chef Bédouin, dont Palmyre et - les routes qui y mènent - dépendent, elle entame son expédition accompagnée de sa secrétaire Mrs Fry, Bruce qui est revenu d’Alep et le docteur Meryon. Elle y est couronnée « reine du désert »

Palmyra_02.jpg

Le retour vers le pays druze sera plus compliqué. Bruce, dont le père a coupé les vivres, la quitte... On lui prête une liaison avec le Colonel Vincent Yves Boutin (1772-1815.) en mission pour Napoléon. Il sera tué par des brigands... 

Elle contracte la peste en novembre 1813.  Une fois remise sur pied, elle visite Baalbek, supervise des fouilles pour retrouver un trésor à Ascalon, puis venge l’assassinat du colonel Boutin dans les montagnes Ansarieh. Le docteur Meryon décide en 1817 de rentrer en Angleterre. Il lui rendra visite à trois reprises.

Elles s'installe à Djoûm, entre 1817 et 1825,  près d’un monastère abandonné situé près de l’actuelle Saïda. Alphonse de Lamartine, la rencontrera... Le gouvernement britannique lui supprimera la pension de 1200 livres qu’il lui versait. Sa fortune dépensée, elle va se renfermer dans sa maison et meurt le 23 juin 1839.

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Alexandre Gabriel Decamps: jeune-orientale-assise-sur-un-divan-fumant-dans-un-interieur-avec-un-ecureuil Lady Hester Stanhope

Source principale: http://www.mmediene.fr/, et le travail de Catherine Traverso ( thèse )

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Lady Esther Stanhope: la reine du désert. -1-

Publié le par Perceval

lady-hester-stanhope-3.jpgLady Esther Stanhope (1776-1839) a 34ans. Elle vient de quitter l'Angleterre, poussée par une déception amoureuse, et surtout pour une incompatibilité d'humeur avec la mentalité anglaise. Elle connait bien cette société, dans laquelle son rôle de secrétaire et conseillère de son oncle, le Premier Ministre William Pitt, pendant une dizaine d'années, lui a permis de s'affronter avec la dictature du paraître... Nous sommes alors en 1800, elle est redoutée et respectée... Puis en 1806, Pitt meurt. Lady Stanhope se retrouve subitement sans protection, cible de la vengeance haineuse des gens de cour et de l’ingratitude de la plupart de ses obligés.

Le gouvernement lui octroie une pension de 1200 livres.

Elle s'embarque avec son frère pour un lointain territoire anglais, Gibraltar, ce bout d’Europe d’où l’on peut voir l’Afrique. Son entourage est composé de son médecin, Charles Meryon, et de sa servante, Anne Fry.

- En 1810, elle embarque pour l’île de Malte où elle rencontre le fils d’un riche négociant londonien, Michael Bruce alors âgé d’un peu plus de 20 ans. Le jeune homme était en train d’effectuer le tour du monde. Il modifie ses projets et suit dès lors ceux de l’énergique et convaincante Lady Stanhope. Au bout d’une semaine ils deviennent amants.

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 Jean Francois Portaels (Belgian, 1818-1895) - An Oriental Beauty  Friedrich von Amerling (Austrian , 1803-1887) – Oriental Woman


A Athènes, elle rencontrent le poète Lord Byron. En Turquie, la « nièce du grand William Pitt », est reçue avec honneur par le Le Sultan Mahmout II qui régnera de 1808 à 1839, et qui est – dit-on - le fils de la fameuse captive devenue reine, Aimée Dubucq.

Elle quitte la Turquie pour l’Egypte à la fin de l’année 1811, sur un navire marchand, qui fait naufrage et y perd son argent, ses vêtements et son mobilier de voyage. Elle décide de ne plus s’habiller qu’en homme, mais à la mode turque. Elle parvient enfin à Alexandrie au mois de janvier 1812. Elle ne s’attarde pas dans ce port trop occidentalisé et se rend au Caire. Mohammed-Ali, le vice-roi d’Egypte, séduit par cette femme particulière tombe sous son charme tapageur...

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 Esther Stanhope  Charles Edward Marshall (British, 1872-1922) – A portrait of a woman in oriental dress holding a cigarette

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Lady Hester Stanhope (1776-1839) est représentée dans ce frontispice fumant le narguilé et conversant avec son confident et médecin, Charles Meryon (1783-1877), dont les Mémoires de  Lady Hester Stanhope ont joué un rôle dans la préservation de sa mémoire. 

Source principale: http://www.mmediene.fr/, et le travail de Catherine Traverso ( thèse )

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1906: la mode dans la rue. Linley Sambourne

Publié le par Perceval

Linley Sambourne ( 1844-1910) – né à Londres - est en 1906, le dessinateur en chef de « Punch ». Il est aussi un photographe amateur passionné. Il a pris la photographie comme une aide à son art. Il est un dessinateur habile, scrupuleux du détail correct, et il préfère travailler avec un modèle. Il a pris des milliers de photos de son vivant la plupart d'entre elles, pour sa documentation … Dans la rue, il travaille en « caméra cachée », et la plupart de ses modèles n'ont aucune idée qu'ils sont photographiés.

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Portrait de la moyennes des visages de femme, du monde.

Publié le par Perceval

Chacun de ces visages "moyens" aurait été composé à partir d'une trentaine de photographies. Les recherches suggèrent que le portrait moyen est plus attrayant que les originaux, il paraît plus jeune, peut-être du fait que les rides et autres marques disparaissent. Bien sûr, le résultat peut dépendre des photos utilisées …

La méthode de la moyenne des visages est en fait assez ancienne. Vers 1870, Galton a essayé de faire une moyenne des photographies de visages de criminels. Lui-même fut surpris de découvrir un visage agréable ...( http://www.impactlab.net/2006/10/ 09/the-science-of-attractiveness / )

Pour plus de renseignements sur les techniques informatiques graphiques qui sont utilisés pour fabriquer ces images composites (plus sophistiquées que la méthode de Galton), il faut visiter le site: http://www.faceresearch.org/tech/

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La photo de corps -1- Claudia Rogge

Publié le par Perceval

Est-il possible de photographier des corps, en faisant abstraction de ce qu'un corps nous renvoie de la personne représentée, figurée, théatralisée, fantasmée ...etc ?

Claudia Rogge est née à Dusseldorf en 1968, elle y vit et travaille encore ...

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La femme et le sacré: Julia Kristeva

Publié le par Perceval

La notion du sacré fait référence au sacrifice ( latin : sacer ) rire sacrificiel grâce auquel s'établit une double relation, une relation verticale à l'au-delà et une relation horizontale qui est le pacte entre les communiants. L'autre dimension du sacré est davantage liée à la fécondité, à la force vitale... Les femmes ont un rapport spécifique avec ces deux versants...

Veillée funèbre au Kosovo 1990. Georges Merillon Veillée funèbre dans un village espagnol 1951. Eugene Smith

Le masochisme féminin : jouir de la mort et de la détresse des autres, jusqu'à la complaisance, la mélancolie, le suicide ...

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Les femmes donnent la vie en aimant des hommes, et ce désir de maternité reste prégnant malgré les techniques de contraception …
«  Quel que soit notre être social, je pense qu'il y a un sentiment d'appartenir à un flux de générations et quasiment à un être biologique indéracinable dans la vie féminine...( …) Je sais que je suis mortelle... je suis capable de dilater chaque instant... parce qu'il m'associe au genre humain... l'être est pour moi, femme, une pluralité … autonomes, elles sont des sujets qui partagent avec d 'autres, et avec l'univers. » J.Kristeva


« Marie est entrée dans notre culture moderne comme l'exemple du refoulement. Comment se fait-il qu'une femme qui n'a pas connu l'acte sexuel puisse être mère ? » J.K.
( rejet de la sexualité, hantise de vouloir freiner le plaisir féminin, pour le réduire à la procréation ... ..?)


Pietà (vers 1560-1570.), peinture sur bois de Luis de Morales "Pieta" de Kim Ki Duk-remporte le Lion-d'or à Venise en 2012


La pietà est un moment extrêmement fort pour l'imaginaire de tout être humain. Aujourd'hui, elle pointe encore l'écueil, de se dire: « je suis mère toute puissante qui a donné la vie, et qui a tous les droits sur la vie »...
Reconnaître sa faiblesse, nous permet de la sublimer et de l'élaborer …
Marie, 'Reine de l'Eglise' : reconnaissance du besoin de pouvoir chez la femme … titre donné par des hommes, en réalité secondaire qui draine les fantasmes de supériorité et de pouvoir, et maintient les femmes à la fois dans l'obéissance et dans une espèce de fierté, flattant la psyché féminine." J K.

Les artistes voient en Marie la mère apaisée, la femme non érotique, qui nourrit son enfant... L'homme artiste dépasse sa rivalité avec elle, et sa haine œdipienne envers le père.
Marie nous réconcilie avec le maternel, mais «  si le corps féminin est un corps sans organe sexuel visible, il provoque l'épouvante et induit chez l'homme l'angoisse de la castration ou la renforce." J K.

Sources : Arts sacrés N°24

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Les femmes du Congrès de Vienne. -4-

Publié le par Perceval

Parmi les femmes présentes et influentes au Congrès de Vienne, se croisent également :

 

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Maria Ludovica d'Austria-Este

L'impératrice Maria Ludovica (1787-1816) : elle est la troisième femme de François 1er d'Autriche et l‘hôtesse du Congrès. 

Elle est d'une beauté céleste, elle a la grâce d'une française, on dirait un ange, maîtresse de maison prédestinée à un tel rassemblement de beaux esprits et de beautés. Elle flottait tel un ange au milieu de Congrès. Dans ses antichambres avaient lieu aussi des rencontres plus intimes..

l-imperatrice-Maria-Ludovica--1787-1816-.jpg

 

Elisabeth, impératrice de Russie (1779-1835) : Femme de l'empereur, née Louise Marie de Bade, mariée de puis 1793 avec Alexandre. Une beauté gracieuse délaissée par son époux, élégante, angélique et mélancolique.

La Grande duchesse Catherine de Russie(1788-1819) : Sœur préférée d'Alexandre, mariée en première noce au duc d'Oldenbourg, elle est à Vienne où son mariage avec l'archiduc Charles occupe les conversations, ensuite épouse le prince héritier Charles de Wurtemberg qui la trompe avec la Bagration ..

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le Tsar Alexandre 1er

La princesse Gabrielle Auesperg-Lobkowitz : Jeune veuve de 20ans, " la beauté qui inspire de vrais sentiments " Alexandre s'en éprit et en fut amoureux tout le temps du congrès. Ce qui ne l'empêchait pas de faire de nombreuses visites à la Bagration et à beaucoup d'autres, si bien qu'on pensa qu' il avait attrapé une maladie vénérienne. ! Il avait de nombreuses maîtresses malgré la présence de sa femme au congrès..

 
 

 

Fanny von Arnstein(1758-1818) :  Epouse du banquier viennois juif Daniel Arnstein, elle tient un salon très fréquenté et un grand train de maison; elle soutint le combat des tyroliens contre Napoléon.

Les Prussiens, mais aussi le cardinal Consalvi sont ses hôtes. Elle défend avec enthousiasme les idées de liberté et ses idées sont "scandaleusement prussiennes ". Elle mourra à Vienne le 8 juin 1818.

Fanny von Arnstein

Aurora von Marassé, dame de compagnie française de la Bagration : La baronne de Montet raconte dans ses souvenirs : « Fille d'un général de division français qui avait fui en Autriche, sans ressources après la mort de son père en 1805, elle devint dame de cour, elle habitait et recevait dans sa mansarde, sous les toits du palais Palm comme dame de compagnie de la Bagration et gouvernante de Clémentine. Elle fréquentait les plus grands qui lui faisaient de somptueux cadeaux . Tout en n'ayant pas de ressources elle-même, elle soutenait les valets sans poste et intervenait pour eux. Sa mansarde était le lieu de rendez-vous des diplomates qui voulaient échapper aux services d'espionnage de la police de Vienne. Apres le départ des princesses de Courlande, elle arriva chez moi, affamée, elle n'avait rien mangé depuis 24 heures.... »

Madame Schwarz : Epouse d'un banquier de Petersbourg , elle est déjà la maîtresse d'Alexandre avant de venir à Vienne. Elle intrigue et est surveillée de près par la police.

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La comtesse Fifi Palffy de Ligne :Fille du prince de Ligne et mariée à un mari ennuyeux qu'elle trompe bientôt avec un jeune anglais sur le départ duquel elle verse un torrent de larmes


La Bigottini, danseuse (1784-1858) : On lui prête de nombreuses liaisons: elle était la maîtresse de Eugène de Beauharnais à Paris et se taille un beau succès lors des spectacles. Maîtresse de Franz Palfy, elle a de lui un enfant, au grand scandale de la cour.

Duchesse_de_Dino_et_de_Sagan.jpg

 

***

Talleyrand attend la signature des Actes définitifs du Congrès ( le 9 juin ), et se met en route pour Gand. Il a le cœur lourd, car la belle Dorothée s'est éprise d'un certain Conte de Clam-Gallas, major dans l'armée autrichienne. Elle l'a rejoint en Allemagne, malgré les supplications de son oncle. A soixante et un ans, il découvre les tourments de la jalousie.

1814, à Vienne, Rapport de police. Comte La Garde Chambonas :(Leipzig 1843)

"La comtesse de Périgord faisait les honneurs chez le prince avec une grâce ravissante. Son esprit brillant et enjoué tempérait de temps en temps la gravité des matières politiques qui envahissaient la conversation. Sa démarche, ses gestes, son attitude, le son de sa voix forment un ensemble enchanteur. Elle a sur la figure et dans toute sa personne un charme irrésistible sans lequel la beauté la plus parfaite est sans pouvoir. C'est une fleur qui semble ignorer le parfum qu'elle exhale. La dernière de ces grâces de Courlande, la ravissante duchesse d'Acerenza, réunit tout ce que nous admirons chez les deux autres."

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Les femmes du Congrès de Vienne. -3-

Publié le par Perceval

JB-Isabey--le-Congres-de-Vienne-en-1814.jpgJB Isabey, le Congrès de Vienne en 1814

Les salons vont à Vienne jouer un rôle important. Les dames de la bonne société vont y vivre des moments intenses, non sans compétition entre elles. Il y a le thé dansant tous les lundis chez Mme de Metternich ( née Eléonore von Kaunitz), tous les jeudis chez la princesse Trauttmansdorff, épouse du grand écuyer de l'empereur, et tous les samedis chez Julie Zichy, épouse de l'ambassadeur autrichien à Berlin et belle sœur du ministre de l'Intérieur, «  une des plus belles femmes de Vienne », selon un voyageur prussien reçu chez elle... Le cercle le plus réussi est, dit-on, celui que tient la comtesse autrichienne Laure de Fuchs-Gallenberg, - le comte de la Garde la décrit comme une femme bonne et belle qui fait la grâce de son salon toujours plein - on y rencontre les trois princesses de Courlande et les célébrités du moment.

congres de Vienne Grande parade militaire au Prater, pour c congres-de-Vienne-magnifique-cortege--compose-de-35-trai.jpg
Congrès de Vienne: Grande parade militaire au Prater, pour célébrer l’anniversaire de la bataille de Leipzig. Congrès de Vienne: magnifique cortège, composé de 35 traîneaux de bois et d'or, , la Josefplatz, traversant la ville, pour ensuite prendre le galop ...



Parmi les femmes qui vont inspirer les joies, les déceptions des principaux négociateurs, on y rencontre ( d'après les rapports de police, journaux et mémoires des participants ) :

  • Catherine-Bagration.jpg
    Catherine Bagration

    La princesse Catherine Bagration. Elle change souvent d’amant, est appelée "le bel ange nu" à cause de ses décolletés impressionnants, et ses robes transparentes. Elle se montre férue en politique autant que dans les affaires de diplomatie. Elle a eu une fille de Metternich, nommée Clémentine.

    Le Tsar Alexandre, qui a été son ami intime avant la guerre, et le reste, loge assez souvent chez Catherine, dont il quitte la chambre au petit matin, "ayant longuement écouté le rapport complet de ses enregistrements."

    Catherine Bagration est la grande rivale de la duchesse de Sagan. Veuve depuis 1812 du général russe Bagration tombé à Borodino. Pour se venger de Metternich, elle raconte tout ce qu'elle sait ou a entendu et ce qui est contre l'Autriche. Elle ne se gêne pas pour raconter les pires horreurs sur  Vienne et l'Autriche ! Au moment du Congrès, de nombreux messieurs se pressent dans son salon, le parti russe surtout.

  • Julie Zichy :la beauté céleste... Epouse du ministre de l'intérieur autrichien , maîtresse du roi de Prusse, elle a des bontés pour Metternich et tous les hommes en sont amoureux

  • wilhelmine_von_sagan.jpg
    Wilhelmine de Sagan par Eder
    Wilhelmine duchesse de  Sagan (1782-1839): Depuis quelques années, elle est la maîtresse de Metternich. Lorsque le Congrès débute, elle est en train de rompre avec lui, peut-être sur ordre du tsar Alexandre (il n'est pas convenable que vous soyez liée à un écrivain, lui dit–il)... Cette rupture rend le chancelier d'Autriche fou de jalousie, car elle a déjà un autre amant - il ne pense qu'à ça -et n'a la tête qu'à ce chagrin d'amour. Comment un politicien aussi important peut-il s'occuper dans un tel état d'esprit des affaires politiques ? Gentz, le secrétaire particulier de Metternich le raconte: " on ne peut lui parler, il est toujours entouré des « dames » de Courlande qu'il met au courant des affaires politiques."

«  A sept heures, je vais pour le dîner chez Metternich. Comme d'habitude, (quand il se trouvait en compagnie de la duchesse de Sagan) il ne m'écoute pas. Toute la clique des putains de Courlande était là.(Die ganze Hurengesippschaft) Metternich a initié ces femmes à tous les secrets politiques, ce qu'elles savent est incroyable. Alors Talleyrand apparaît et me fascine. A la première ébauche contre la déclaration, il semble que le diable le possède, il ne me laisse pas placer un mot… »

Un rapport de police raconte également :

portrait_de_dorothee_de_courlande.jpg
portrait_de Dorothée de Courlande

«  M. de Talleyrand passe toutes ses soirées chez Madame de Sagan, où il se flatte de de percer les secrets du prince de Metternich. »

  • et  Dorothée de Périgord, mariée au neveu de Talleyrand.

      Les autres soeurs de Courlande

  • Jeanne d'Acerenza

  • sa sœur, Pauline de Hohenzollern

et leur mère: la duchesse de Corlande passeront à Vienne.

 

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