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Articles avec #mythes - legendes tag

Bande Dessinée - Ana Moralles -

Publié le par Perceval

Ana Miralles (orthographié Mirallès en français) est une illustratrice espagnole de bande dessinée. Elle est née en 1959, et se lance professionnellement dans la BD et l'illustration en 1982 en publiant sa première histoire dans la revue espagnole Rambla.

Son premier album Corps à corps sur scénario de son compagnon Emilio Ruiz est publié par Glénat. Entre 1991 et 1994, elle publie la trilogie Eva Medusa : sur un scénario d'Antonio Segura, une histoire située dans le Brésil des années 1920

Avec Emilio Ruiz, elle a adapté en BD le roman à succès de Juan Eslava Galán : À la recherche de la licorne.

Son œuvre se décline en une multitude de livres illustrés, cartes postales, couvertures de livres inclassables, expositions, etc.

En 2001, elle crée la série Djinn avec Jean Dufaux, sa série la plus populaire à ce jour.

En juin 2009, Mirallès est devenue la première femme à remporter le « Gran Premio del Salón » au Festival de la BD de Barcelone (la plus haute distinction).  

 

 

Eva MedusaEva MedusaEva Medusa

Eva Medusa

Djinn
Djinn
Djinn
Djinn
Djinn
Djinn
Djinn

Djinn

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Linda Adair, illustratrice

Publié le par Perceval

Linda Adair, illustratrice

Linda Adair est née au Canada. Après de nombreux voyages, elle rencontre son compagnon australien, au Mexique et s'installe à Sydney, en Australie. Elle a trois enfants.

 

Elle peint à l'huile traditionnelle, et se spécialise dans le réalisme imaginaire. Chaque tableau est différent, et beaucoup sont inspirés de légendes et du folklore...

Linda Adair, illustratrice
Linda Adair, illustratrice
Linda Adair, illustratrice
Linda Adair, illustratrice
Linda Adair, illustratrice
Linda Adair, illustratrice
Linda Adair, illustratrice
Linda Adair, illustratriceLinda Adair, illustratrice
Linda Adair, illustratrice
Linda Adair, illustratrice
Linda Adair, illustratrice
Linda Adair, illustratrice
Linda Adair, illustratrice
Linda Adair, illustratrice
Linda Adair, illustratrice
Linda Adair, illustratrice
Linda Adair, illustratrice
Linda Adair, illustratrice
Linda Adair, illustratrice
Linda Adair, illustratrice
Linda Adair, illustratrice
Linda Adair, illustratrice
Linda Adair, illustratrice

Ici, plusieurs tableaux illustrent un thème de Retro-roman SF.. Ces dessins et peintures illustrent une histoire, les aventures de '' Constant-Man'' ( METAL ETCHED MEMORIES ). Constant Man est un homme parfait, gentleman et érudit, aventurier et ''connaisseur''... Il pourrait s'approcher de Casanova, il parcourt la vie sur plus d'un siècle

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Agnès Boulloche

Publié le par Perceval

Agnès Boulloche
Agnès Boulloche
Agnès Boulloche
Agnès Boulloche

Artiste peintre contemporaine Francaise. Agnès Boulloche passe sa petite enfance au Maroc.

Elle est imprégnée par le goût des légendes,des djinns,de l'insolite,de l'étrange et des voyages.

  
 

Sources: http://agnes.boulloche.free.fr/

Agnès Boulloche
Agnès Boulloche
Agnès Boulloche
Agnès Boulloche
Agnès Boulloche
Agnès Boulloche
Agnès Boulloche
Agnès Boulloche
Agnès Boulloche
Agnès Boulloche
Agnès Boulloche
Agnès Boulloche
Agnès Boulloche
Agnès Boulloche
Agnès Boulloche

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Les Histoires de Bart Ramakers

Publié le par Perceval

Les Histoires de Bart Ramakers
Les Histoires de Bart Ramakers

Bart Ramakers est né en en Belgique, en 1963, près de Maaseik, la ville natale des frères Van Eyck, à l'ombre desquels, dit-il, il a grandi...

Il rêvait de réaliser des représentations de grandes scènes, inspirées par les maîtres flamands, Rubens, Rembrandt... dans lesquels se mêleraient contes, légendes et religion...

De plus, il voulait mettre ''l'image de la femme'' au centre : '' Femme nue, victorieuse, forte ''…

L'artiste est également un conteur, qui construit ses images avec patience (la scène de War of the Rose a nécessité presque une année de recherche et de travail) et une mise en scène poussée. Chacun pourra alors imaginer l'histoire derrière l'image. Comment les différents personnages sont arrivés là, quels sont leurs parcours.

Les Histoires de Bart Ramakers
Les Histoires de Bart Ramakers
Les Histoires de Bart Ramakers
Les Histoires de Bart Ramakers
Les Histoires de Bart Ramakers
Les Histoires de Bart Ramakers
Les Histoires de Bart Ramakers
Les Histoires de Bart Ramakers
Les Histoires de Bart Ramakers

Bart Ramakers raconte les mythes liés avec l'opposition de : la beauté et de la puissance, de la passion et de trahison, de la sensualité et la brutalité, de la vie et la mort, souvent avec une touche légèrement ironique, sarcastique ou humoristique.

« J’utilise la photo comme n’importe qui peut utiliser la peinture, la gravure ou la sculpture, pour atteindre un but. La photographie est un medium comme un autre. »

« J’ai quelques obsessions et quelques grands thèmes !. Un des grands thèmes reste la religion, c’est dû notamment à ma jeunesse, mon éducation chrétienne. » Bart Ramakers

Les Histoires de Bart Ramakers
Les Histoires de Bart Ramakers
Les Histoires de Bart Ramakers
Les Histoires de Bart Ramakers
Les Histoires de Bart Ramakers

« Je me suis vite rendu compte qu’il y avait quelque chose qui clochait avec la religion. Mes intérêts pubères dans les années 70, étaient plutôt liés aux femmes et à l’amour et je pense toujours que ça va nous sauver. Maintenant dans ma photo, je remplace souvent Jésus par une femme nue, victorieuse, parce que nous sommes aussi rentrés dans l’âge Aquarius. J’ai deux thèmes de prédilection. La religion d’une part et le renversement de pouvoir et de statut entre hommes et femmes. Si les femmes sont nues, elles ne sont pas brusquées ni vulnérables pour autant. » B. R.

Les Histoires de Bart Ramakers
Les Histoires de Bart Ramakers
Les Histoires de Bart Ramakers

« J’ai compris qu’il n’y a pas de réalité. Même si nous sommes faits de sang et de chair nous ne sommes pas vrais pour autant, nous sommes avant tout des histoires. Je me suis aperçu que beaucoup de personnes, et surtout à la fin de leur vie, se sont monté leur propre histoire et certaines choses ont été dissimulées, oubliées.

Quand les gens regardent une histoire ils font leur propre interprétation et c’est fantastique, ce n’est pas à moi de tout révéler, de révéler l’histoire. » B. R.

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Tristan et Yseult – Résumé -3/3-

Publié le par Perceval

Illuminated letter 'L ' - from The Romance of Tristram and Iseut. Illustration by Maurice Lalau. Published 1910. Les seigneurs exigent cependant qu’Iseult ne rentre en grâce qu'à la condition qu'elle puisse prouver qu'elle n’a jamais trompé Marc. Marc souffre d'être séparé de son neveu aussi Yseut lui propose-t-elle de faire serment devant les autorités de l'église qu'elle n'a jamais entretenu de relations coupables avec Tristan : les barons seront bien obligés de la croire et tout le monde vivra en paix. THE BEGGAR CARRIES ISEULT - Illustration from the 1927 edition of Tristan and Iseult by Joseph BedierElle organise la cérémonie : pour se rendre au lieu dit, le "Mal Pas" elle traverse un marécage juchée sur les épaules de Tristan déguisé en Lépreux et jure que " Jamais aucun homme ne pénétra entre [ses] cuisses, sauf le lépreux qui se fit bête de somme pour [la]faire passer le gué, et le roi Marc, son mari

Tristan peut rentrer à la cour et les amants peuvent s'aimer à nouveau. Tristan et Iseult. - Anna Balbusso Surpris par les seigneurs, Tristan en tue l’un puis l’autre en diverses circonstances. Et il poursuit ses visites à Iseut.

Quand Tristan décide enfin de partir, il rencontre le roi Arthur en route pour Tintagel et celui-ci lui propose de se joindre à sa troupe pour passer du temps en compagnie d’Iseut. Tristan ne peut refuser; il se grime pour demeurer incognito.

La fête à Tintagel est un bonheur pour tous sauf pour Marc jaloux de voir Iseut entourée de tant d’hommes et visiblement convoitée. Il organise alors un horrible traquenard : le tour du lit d’Iseut, au milieu de la chambre où tout le monde dort, est garni de fers de faux aiguisés plantés dans le sol en terre battue et cachés sous une jonchée de glaïeuls.

Quand Tristan se lève pour rejoindre Iseut, il se blesse aux pieds; son écuyer réveille alors tous les dormeurs et déclenche une rixe au cours de laquelle tout le monde se blesse, escamotant ainsi l’acte de Tristan dans la confusion générale.

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  Après cette sanglante entrevue, Tristan s’exile en petite Bretagne. Là il rencontre une autre Iseut, dite “aux Blanches Mains”; et la demande en mariage.

A noter : Retour de Tristan en Bretagne après de nombreuses aventures au service de l'empereur de Rome, et en Espagne. Il combat et lie amitié avec Kaherdin, fils du vieux duc de Bretagne, qui lui fait épouser sa sœur, Iseut aux Blanches Mains. Mais c'est toujours l'autre qu'il célébrait dans ses chants.

Des années passent. Un jour, un pauvre pèlerin fou qui cache son visage, se présente au palais et s’y répand en paroles insensées. On l’amène devant Iseut la blonde, entre grotesque et désespoir, il raconte leur histoire d’amour. Grâce à l'anneau de jaspe vert, Iseut finit par le reconnaître; et ils vivent de nouveau leur passion.… Pourtant... elle serait d’abord disposée le faire mettre à mort, car elle a appris qu’il avait, en Bretagne, épousé une autre Iseut, Iseut aux blanches mains… Impardonnable félonie d’amour ! Si pourtant il ne l’avait commise que pour délivrer de lui Iseut la blonde, la seule aimée, l’Unique ? Il n’a jamais été le mari de l’autre : on n’aime qu’une fois.

Tristan retourne près de son épouse en Petite Bretagne. Tristan cherche dans les combats une diversion à sa mélancolie, à ses regrets. Lors d’un combat, il est mortellement blessé. Seule la magie d’Iseut peut le guérir. The Death of Tristan - Illustration from the 1927 edition of 'Tristan and Iseult' by Joseph BedierTristan envoie un messager la chercher à Tintagel, avec avis de hisser la voile blanche pour annoncer la venue d’Iseut, la noire pour signaler son absence. Et Tristan moribond attend.

Quand arrive le navire, la voile blanche apparaît. Mais lorsque Tristan l’interroge, son épouse la dit noire, par vengeance de l’amour de Tristan pour l’autre Iseut. C’est alors que Tristan se laisse mourir.

Iseut débarque, elle trouve Tristan mort, s’étend contre lui et rend l’âme à son tour The Death of Tristram marianne stokes 1902

On les enterra tous les deux ensemble dans la chapelle de la cour du roi Marc.

Un chèvrefeuille avait poussé au-dessus de la tombe d'Iseult et une vigne sur celle de Tristan.

Et les deux plantes s'étaient entrelacées, comme pour relier leur deux tombes ...... Tristan-and-Isolde-by-Anna-and-Elena-Balbusso-04

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Tristan et Yseult – Résumé -2/3-

Publié le par Perceval

Illuminated letter M from The Romance of Tristram and IseultMais Yseult - la jeune mariée - n’est plus vierge.  Commence dès lors une série de ruses, de complots et de mensonges qui ne cesseront jamais.

Tout d’abord, c’est Brangien qui prend la place d’Iseut dans le lit conjugal pour la nuit de noce.

De leur côté, Tristan & Iseut profitent de toutes les occasions pour se voir et s’aimer.Eowyn-from Lord of the Rings. This image reminds me of Medraut's sister, Essylt...so like her, I wish it was her. Inquiète du risque de trahison de Brangien, Iseut commande à des serviteurs de la tuer; elle regrette cependant cet ordre que les serviteurs, pris de pitié, n’ont heureusement pas exécuté. Et Brangien reprend sa place auprès d’Iseut.

Bien entendu, les seigneurs ne sont pas dupes des amours de la reine; et préviennent le roi... Le nain, Froncin, excite perfidement la jalousie du roi Marc. Il a surpris le secret des amants et conduit le roi à l’endroit de leurs rendez-vous, au bord d’une fontaine. Mais l’eau qui reflète son image le trahit et les amants feignent une rencontre amicale.Maurice Lalau ~ Le roi eut pitié ~ Le Roman de Tristan et Iseut ~ ~ 1909

Marc cherche toutefois à confondre Iseut en lui posant d’insidieuses questions qu’elle retourne avec une habileté stupéfiante, redoublant dès lors la confiance du mari. Celle-ci décuple l’audace de l’amant, pourtant toujours malheureux de sa trahison mais incapable de renoncer à son amour.

Bien sûr les seigneurs veillent; et dénoncent les amants. Marc leur tend alors un nouveau piège : il fait répandre de la farine autour du lit conjugal et s’esquive au petit matin; Tristan a vu la feinte : il saute alors dans le lit d’Iseut pour ne point marquer la farine de son pas. Hélas, il a une blessure à la jambe et le saut la rouvrant, Tristan perd son sang. Le lit ensanglanté de la reine révèle donc la visite de Tristan.

Marc décide alors de punir les amants : ils périront sur un bûcher. Maurice Lalau ~ The Lovers ~ Le Roman de Tristan et Iseut ~ ~ 1909Mais Tristan parvient à s’échapper. Pour raffiner sa vengeance, Marc livre Iseut aux lépreux qui la réclament pour la contaminer et assouvir sur elle leur violence sexuelle.

Mais Tristan leur arrache Iseut et tous deux s’enfuient en forêt de Morois.

A noter : Petit Crû, le chien enchanté de Tristan. Ce chien est originaire d'Avalon, le pays des fées, et son grelot calme les chagrins.

Tristan et Iseult Magdalena Korzeniewska Commence alors une longue période de vie sauvage : Tristan & Iseut se cachent et vivent à la dure; jamais cependant ils ne se plaignent de leur sort. Un jour que Tristan revient de chasse épuisé, il s’étend près d’Iseut avec son épée posée entre eux. Marc qui les surprend, voit dans ce fait le signe de la chasteté des amants. Tristan et Iseult Magdalena Korzeniewska 2 Cela fait trois ans que les deux amants ont bu le philtre magique et l'effet se termine.He watched them they lay - Illustration from the 1927 edition of Tristan and Iseult by Joseph Bedier

Le roi, en leur faisant grâce de la vie, les a voués au repentir. Ils se confessent à un vieil ermite qui leur conseille de se séparer. Ils lui obéissent. Ils regrettent leur passé et par lettre, ils demandent la permission au roi de Marc de réintégrer le château et leur place respective.

Le roi accepte le retour d'Yseut mais Tristan doit quitter, seul, la cour...

Avant de se séparer, les amants s'échangent des preuves de leur amour. Iseut garde Husdent, le chien de Tristan, tandis qu'elle lui offre un anneau de jaspe vert. A suivre...

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Le Mythe de la '' La Belle dame sans merci ''

Publié le par Perceval

La belle dame sans merci de Dicksee

La belle dame sans merci de Dicksee

La Belle Dame Sans Merci est devenue un mythe depuis le Moyen Âge, en particulier depuis le poème d'Alain Chartier écrit en 1424, qui a été notamment repris par le poète John Keats. Les peintres, en particuliers les Préraphaélites, se sont emparés de ce sujet avec délice, puisque les figures féminines fortes sont les sujets de presque toutes leurs oeuvres.

« I saw pale kings and princes too,
Pale warriors, death-pale were they all;
They cried—‘La Belle Dame sans Merci
Thee hat
h in thrall » de John Keats

(Les rois, les princes, les guerriers, tous pâles comme la mort lui crient : la belle dame sans merci te tient en esclavage.)

 

Ici la Belle Dame est située dans le contexte de l'amour courtois médiéval... Dans l'idéal, l'amour courtois fait l'apologie d'un amour chaste que le chevalier doit gagner auprès de la dame de son cœur. Pour cela, il est prêt à affronter maintes épreuves, jusqu'à ce que la belle... cède.

On retrouve évidemment ce thème dans la légende arthurienne, et les romans de chevalerie qui mette l'accent sur la conquête de la Dame, d'autres s'orientant plutôt vers un certain mysticisme (la quête du Graal et de la pureté). D'autres textes sont plus emprunts de folklorisme (les fées, lutins etc), ou de magie (fée Morgane, Merlin); au fur et à mesure la Belle Dame, celle pour qui se meurent d'amour les chevaliers, se transforme en une sorte de fée, qui vient toujours à la rencontre du cavalier errant, comme le ferait une Viviane ou Morgane.

Ainsi, cet homme plein de bravoure, découvre cette étrange femme dans des endroits toujours inappropriés - dans les bois, près de ruines, dans un château - et toujours au début ou à la fin d'une aventure...

 

Le chevalier rencontre toujours la fée dans les bois, passage d'ombre et des désirs refoulés par excellence.

Mais cette fée est "sans merci", repoussant sans cesse les avances du prétendant. On peut donc comprendre, au sens figuré, que lorsqu'il arrive dans les bois, atteignant alors presque son but, la Dame le repousse une dernière fois, l'assassinant par le même coup.

L'amour peut être meurtrier, et l'espoir, une fois vaincu, vient à bout de tous les héros. Il s'agit d'un retournement total de la matière courtoise. L'homme ne triomphe plus, il courbe l'échine devant le pouvoir féminin. 

Il s'agit d'un grand fantasme masculin. Les Salomé, Judith, Lilith et autres femmes castratrices ont toujours été à la fois attirantes et monstrueuses pour nombres d'artistes.

 

 

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La Princesse Lépreuse

Publié le par Perceval

Deux siècles après la mort du Bouddha naquit dans une famille princière du Cachemire une merveilleuse enfant douée de toutes les grâces. En grandissant, elle ne cessait de provoquer dans son entourage des sentiments de joie et d'adoration.
Le destin prend de curieux chemins pour nous enseigner...
La princesse contracta une forme de lèpre particulièrement hideuse, et celle qui avait été l'objet de toutes les admirations devint un objet de répulsion.
En Orient les gens ne pleurent pas sur leur sort. Ils se battent.
Son espérance consistait à prier et retrouver sa beauté...

La jeune fille s'enfuit dans la forêt profonde avec le désir de mener une vie d'ascèse. Elle se mit à pratiquer le Bouddha de la Compassion et bientôt, jour et nuit, les animaux purent entendre murmurer le mantra secret qui s'échappait sans cesse des lèvres tuméfiées de la solitaire.   

Plusieurs années plus tard... Une nuit, un profond sommeil trompa sa vigilance. Dans son rêve un très beau jeune homme blanc s'approcha d'elle, posa sa main sur sa peau malade. Elle reconnut le Bouddha de la Compassion et sut qu'elle était guérie.


En se réveillant elle avait repris l'aspect d'une merveilleuse jeune fille de seize ans. Dès qu'elle récitait le mantra, le Bouddha était là. De manière très féminine, elle lui lança un jour:
 « Je t'ai prié de longues années dans cette forêt sauvage, sans te voir. Pourtant on dit que dès que l'on prononce le mantra tu es là. Pourquoi? »


L'être de lumière sourit avec douceur:
« Je n'ai jamais cessé d'être là, princesse, mais en vérité la force de tes obscurcissements était telle que tu ne pouvais me voir.

Ce n'est que lorsque tu as abandonné tout espoir personnel, tout désir de te protéger, de guérir, d'être belle, d'être différente, que j'ai pu être visible. Lorsque tu as lâché prise. La paix ne vient que dans l'abandon. Alors naît aussi le bonheur. »

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Néfertiti, la Belle venue d'ailleurs... -3/3-

Publié le par Perceval

La fin de la vie de la Reine est une grande énigme. Elle disparaît de la scène publique vers l'an 12, après la célébration de la mort de sa deuxième fille Maketaton.

Nefertiti-And-Daughters.jpg Akenhaten--his-wife-Nefertiti-and-their-children.jpg
Nefertiti And Daughters Akenhaten, his wife Nefertiti and their children

Soit, elle est morte à cette époque, soit elle se transforme en un autre personnage... !

Akhenaten-and-Nefertiti.jpg
Akhenaten et Nefertiti

Une hypothèse, proposée par certains égyptologues, dont Christian E.Loeben, affirme que la disparition brutale de Néfertiti, ne serait en fait qu'un changement de statut de la Reine, accompagné d'un changement de nom. Elle serait devenue Corégente et, survivant à son époux, aurait pris les pleins pouvoirs et elle serait, pour eux, la "Femme Roi" qui lui succéda sous le nom de Ânkh(t)Khéperourê Néfernéferouaton. La mort d'Akhénaton est, elle aussi, mystérieuse. On ne sait pas exactement, ni quand ni comment, il décède. La seule précision, est une dernière inscription le mentionnant, que l'on date de l'an 16. Selon ces spécialistes Néfertiti aurait bien régné après le décès d'Amenhotep IV car dans son palais, on a retrouvé des jarres qui porteraient comme indication : L’an 1 de Néfertiti ?.

 

Une autre hypothèse, relève qu'à partir de l'an 14 et jusqu'à sa mort en l'an 17, Akhenaton partage la régence avec un « individu » appelé Néfernéférouaton. Le nom royal complet de Néfertiti tel qu'il se trouvait dans un cartouche était Néfernéféraouaton Néfertiti, Aimée d'akhenaton.

Il a été suggéré que ces deux monarques étaient en fait Néfertiti.

 

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Le buste de Néfertiti emblématique, découvert par Ludwig Borchardt, fait partie de la collection Ägyptisches, Musée de Berlin.

Le célèbre buste de Néfertiti

En 1912, dans Amarna, on fait l'excitante découverte de l'atelier du sculpteur Thoutmosis, identifié comme "le favori du roi et chef des travaux", qui contient encore un grand nombre de statues et de têtes inachevées. La pièce la plus étonnante est un buste polychrome, en calcaire et en plâtre stuqué, de la reine Néfertiti. L'objet est tombé d'une étagère qui s'est écroulée, rongée par les termites. Il atterrit à l'envers au milieu des débris, sur le sol du magasin. La pièce est par la suite nettoyée et elle s'avére être une étude magistrale due au chef des sculpteurs de la reine Néfertiti, destinée à être copiée par des sculpteurs de moindre talent (expliquant ainsi l'absence de l'oeil gauche).

Sa découverte n'est pas annoncée avant 1925 et l'apparition de l'objet à Berlin dans le Neues Museum crée la plus vive des sensations, à cause de la manière quasi intemporelle avec laquelle la grâce royale a été interprétée dans cette oeuvre.

 

 

La place faite à la femme dans l’Égypte antique (pré-hellénistique) peut paraître surprenante de « modernité » si on la compare à celle qu’elle occupa dans la Rome antique ...

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Corps de femme, sans doute Néfertiti, musée du Louvre

La souveraine devait s'avancer vers le dieu les yeux mi-clos et lever le bras droit en signe de respect.

La société égyptienne reconnaît à la femme, non seulement son égalité à l’homme, mais son indispensable complémentarité qui s’exprime notamment dans l’acte créateur. Ce respect s’exprime clairement dans la morale et la théologie égyptienne, mais il est certes assez difficile de déterminer son degré d’application dans la vie quotidienne des Égyptiens. On est loin de la société de la Grèce antique où la femme était considérée comme « une éternelle mineure ».

Le grand hymne à Isis (papyri d’Oxyrhynque, IIe siècle av. J.-C.) traduit cette égalité de la femme et de l’homme, s’adressant à la déesse « honneur du sexe féminin » :« c’est toi la maîtresse de la terre [...] tu as rendu le pouvoir des femmes égal à celui des hommes ! ».

Christiane Desroches Noblecourt, le confirme : «  La femme égyptienne, la mère que l’on respecte avant tout, la femme sujette à une stricte loi morale, mais dotée d’une grande liberté d’expression — sa capacité juridique entière, son étonnante indépendance financière, l’impact de sa personnalité dans la vie familiale et la gestion des biens communs et de ses biens propres. »

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Il n’est pas rare de voir dans l’Égypte antique des femmes prendre le trône, comme l’a fait Hatchepsout, qui prend la place de son neveu Thoutmôsis III, ou les Cléopâtre, dont la plus célèbre Cléopâtre VII (-69 à -30), célèbre pour sa beauté et ses amours avec César puis Antoine, les chefs dont dépend alors son trône.

 

La déesse est représentative du regard associé à l’époque sur la femme, car ce qu’il faut garder à l’esprit dans son image, c’est cette idée de vie éternelle et de maturité que reflète Isis, vénérée comme Mère céleste (ce qui, au fil du temps fera d’elle la déesse la plus importante de la mythologie égyptienne, et portant même son influence sur les religions de différentes civilisations, où elle sera identifiée sous divers noms et où son culte se répandra, notamment dans tout l’Empire romain).

hathor-pharaoh.jpg foto04.jpg Ancienne-Egypte---Deesse-Hathor.jpg
Pharaon et Hathor    La déesse Hathor


Les déesses les plus influentes sont :

  • Isis : déesse de la magie et des mystères,

  • Hathor : déesse nourricière et de l’amour,

  • Bastet : déesse protectrice du foyer,

  • Sekhmet : déesse féroce.

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 Isis déployant ses ailes face à la déesse Maât

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Le mythe de « la Femme » -2/2-

Publié le par Perceval

« L'altérité est une catégorie fondamentale de la pensée humaine. » Simone de Beauvoir1_1_1_14.jpg

Même si tout être humain concilie en lui les deux principes, masculin et féminin... Même si la synthèse reste l'image de la plénitude absolue … L'unité rêvée, nostalgie sans doute d'une synthèse « antérieure », laisse la plupart du temps, place à un conflit de la multiplicité...

La dualité masculin/féminin - essentielle de la nature humaine - se projette magnifiquement, bien sûr, dans le mythe.

Le mythe de l'androgynie, est celui de l'unité retrouvée, celui du retour à la mère, force de vie qui précède la naissance et qui rassure : vie organisée sous la dépendance d'une nature maternelle. L'identification intime de la Terre-Mère avec la femme est caractéristique de toutes les formes de sociétés primitives...

« En particulier quand l'homme devient propriétaire du sol, il revendique aussi la propriété de la femme. Naguère il était possédé par le mana, par la Terre : maintenant, il a une âme, des terres ; affranchi de la Femme, il réclame aussi une femme et une postérité à lui. » Simone de Beauvoir.

 

Ensuite, l'interprétation du mythe, fait le reste ( pas le mythe …) : Aux images premières de la femme-déesse succèdent celles plus troubles et menaçantes, de la femme créée et déchue...etc

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Dans la France du XIIe s. l'amour courtois donne à la femme ce droit inouï jusqu'alors : celui d'élire l'homme qu'elle veut aimer. On cesse de la considérer comme un être impur, on lui reconnaît une âme. Cette époque est celle où la ferveur religieuse s'oriente vers le culte marial...

 Le mythe de « La Femme » re-naît avec l'amour courtois : la dame représente un idéal de perfection d'autant plus élevé qu'elle est plus inaccessible. Et, en se spiritualisant, peut-être, l'amour fait perdre à la femme certains droits …

C'est une première bataille des féministes qui s’organise avec la querelle du Roman de la rose et Christine de Pisan. Ensuite, cet idéal de la Féminité, sera toujours à double tranchant... Finalement, la femme "réelle" y gagne...

Je ne tiens pas à relire l'histoire de la « question féminine »...

Après avoir spiritualisé l'amour, le XVIIIe s, va plutôt libérer l'amour que les femmes.

Pour le XIXe s., je note cette réflexion de Denis de Rougemont (1906-1985) dans Les mythes de l'amour:Clairin-Sarah-Bernhardt.jpg

« Apparue pour la première fois aux lisières médiévales de l'inconscient, annoncé sous le couvert des symboles et du mythe au XIIe s., animant secrètement dès ce temps la poésie et les premiers romans, l'érotisme n'accède au niveau de la conscience occidentale qu'au début du XIXe : c'est la grande découverte des Romantiques, qui redécouvrent en même temps le lyrisme des troubadours, et plusieurs dimensions du fait religieux »


C'est ainsi, que la tradition bourgeoise s'est refermée sur elle-même... L'entre-deux-guerres, me semble alors reprendre les rôles assignés à la femme et à l'homme, et les faire se confronter, donc évoluer...

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