Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Articles avec #muse - egerie - modele ..etc tag

Truffaut et ses actrices -1/2-

Publié le par Perceval

« François Truffaut aime chacune de ses actrices comme une icône, puis comme un spécimen unique de cette altérité féminine qui est, avec les films, la grande affaire de sa vie. » Mahilde Blottière (Télérama)

seyrig_leaud.jpg

*****

« Je ne suis pas une apparition, je suis une femme... Ce qui est tout le contraire. Par exemple, ce matin, avant de venir ici, je me suis maquillée, je me suis mis de la poudre sur le nez... Vous dites que je suis exceptionnelle. C'est vrai : je suis exceptionnelle. Toutes les femmes sont exceptionnelles, chacune à leur tour. » C'est l'une des tirade de Delphine Seyrig déclamée à Antoine Doinel, son petit amant pétrifié d'un après-midi

      *****

« Quand je travaille, je deviens séduisant et séducteur, écrit Truffaut à son amie Liliane David à la veille du tournage des Deux anglaises et le continent. Ce travail, qui est le plus beau du monde, me place dans un état émotionnel favorable au départ d'une “love story”. En face de moi, il y a généralement une jeune fille ou femme, émotionnée, craintive et obéissante, qui fait confiance et se trouve prête à l'abandon. Ce qui arrive alors, c'est toujours la même chose. » Fr. T.

La-nuit-Americaine-1973-a-Cannes-detail.jpg

La nuit Américaine 1973 à Cannes

« François a fait des films d'amour où la sexualité a toujours été présente. Elle est assez nimbée, la pudeur l'emporte souvent. Mais si on regardait ses films sous cet angle précis, avec un peu d'attention, on verrait combien ils sont sexuellement violents et explicites. » Catherine Deneuve

jeanne_moreau.jpg

« Jeanne Moreau est la plus grande amoureuse du cinéma français, écrit-il dans Les Cahiers du cinéma. La bouche frémissante, les cheveux fous, elle ignore ce que d'autres appellent « la moralité » pour vivre par et pour l'amour. » F.T.

 « Inventer l'amour », telle est la mission que Jeanne Moreau s'est fixée dans Jules et Jim... Ni fleur bleue ni eau de rose, ni romantique ni dandy, ni pervers ni amer, ou peut-être tout cela en même temps, « François a su parler légèrement des choses graves », résume aujourd'hui l'actrice, qui ne peut pas revoir Jules et Jim sans « une sorte de nostalgie de l'état dans lequel on appréhendait la vie à ce moment-là. Comment vivre, comment s'aimer ? C'était une préoccupation importante... ».

: « Je n'ai pas voulu faire un film sur l'amour physique, mais un film physique sur l'amour », dit-il à sa sortie  de Les Deux Anglaises et le Continent .

« Elle avait des yeux, des yeux d'opale, qui me fascinaient, qui me fascinaient. Y'avait l'ovale de son visage pâle, de femme fatale qui m'fut fatale » chante Jeanne dans Jules et Jim (1962) et les paroles s'appliquent parfaitement à sa beauté. Elle a aussi joué dans Les Quatre Cent Coups (1959) et La Mariée était en noir (1967).

 

MARIE-FRANCE-PISIER-AMOUR-EN-FUITE.JPG pisier-truffaut.jpg
Marie France Pisier dans l'Amour en fuite M-F-Pisier-et-Truffaut.jpg

 

F. Truffaut cherche une fiancée pour son alter ego ( J.P. Léaud) : « Ni une Lolita, ni une blousonne, ni une petite jeune femme, ni trop sexy » La somme de tous ces « ni » donne un résultat idéal : une apprentie comédienne de 17 ans à la voix inimitable. Aux essais, Truffaut n'entend qu'elle. Comme souvent, se croisent alors les trajectoires d'Antoine et de François, de la vie et du cinéma : le réalisateur tombe éperdument amoureux de l'actrice, au point d'envisager de quitter sa femme Madeleine, alors enceinte de leur deuxième fille. Les deux amants fuguent pendant un mois. Et Marie-France Pisier alias Colette, devient au fil de la saga Doinel une femme libre, indépendante, moderne. ( M.B. Télérama). Elle a cosigné le scénario de L’Amour en fuite.

baisers-voles-francois-truffaut.jpg
Claude Jade: Baisers volés

Dans la saga Doinel, elle est Christine Darbon alias Peggy Sage, une jeune fille douce et effacée. Courtisée dans Baisers volés, épousée dans Domicile conjugal, quittée dans L'Amour en fuite. Dans la réalité, Truffaut devancera Doinel, puisqu'il la quittera avant même de l'épouser, quasiment au pied de l'autel. C'est au théâtre que le cinéaste découvre Claude Jade. Elle n'a encore que dix-neuf ans, et joue dansHenri IV, de Pirandello. Truffaut, « conquis par sa beauté, ses manières, sa gentillesse et sa joie de vivre », a le coup de foudre. C'est réciproque. 



 La Sirène du Mississippi. Avant le tournage de ce film, il prévient Catherine Deneuve par lettre : « Je ne vous demanderai de jouer aucune scène explicitement sexuelle, mais il faudra que la sexualité soit toujours présente, sous-jacente. »

sirene-du-mississippi-Truffaut-detail.jpg

La Sirène du Mississipi

« Ce que j'aime en elle, c'est son mystère, écrit-il. Elle se prête admirablement aux rôles qui comportent un secret, une double vie. Catherine Deneuveajoute de l'ambiguïté, à n'importe quelle situation, n'importe quel scénario, car elle donne l'impression de dissimuler un grand nombre de pensées secrètes qui se laissent deviner à l'arrière plan... » F. T.

deneuve_truffaut-1981.jpg
Deneuve Truffaut en 1981

Deneuve et Truffaut s'aiment, évidemment. Il la surnomme Kathe, comme l'héroïne de Jules et Jim, la vouvoie et décide, à l'été 69, de vivre en couple avec elle. Leur histoire dure deux ans. La séparation conduira Truffaut à l'hôpital et le plongera dans l'une des pires dépressions de sa vie.



Dans La Nuit américaine, la belle Jackie, sex symbol des années 70, est Julie Baker. Une star dépressive qui, hors plateau, prolonge son séjour dans la peau de son personnage en couchant avec le jeune premier du film, Alphonse alias Léaud bien sûr. Dans la vraie vie, c'est plutôt dans le lit de Truffaut que Jacqueline Bisset finit le tournage.

La-nuit-americaine-Francois-Truffaut--Jacqueline-Bisset--.jpg J-Bisset-et-Truffaut.jpg
La nuit américaine: François Truffaut, Jacqueline Bisset, Jean-Pierre Léaud  

Voir les commentaires

Zinaida Gippius et le trio érotique -2/4-

Publié le par Perceval

Gippius aimait confondre l'identité de genre. Elle passait d'un style très féminin, au travestissement masculin. Gippius a utilisé des pseudonymes masculins pour écrire des critiques et de la poésie …

Leon-Bakst---Zinaida-Gippius.jpg
Leon Bakst - Zinaida Gippius

En 1906, Bakst peint Gippius couchée sur une chaise dans un costume de dandy: mains dans les poches, de longues jambes astucieusement croisés, et dans une pose nettement masculine. Le visage, encadré par une chevelure rouge épaisse, est pâle; sa bouche sensuelle et ses yeux languissants défient le spectateur ... Plus important encore, l'image suggère un dandy « décadent », un travesti aristocratique qui subvertit le système binaire de genre... !

Gippius construit des « triangles érotiques » platoniques, ainsi vers 1890, Akim Volynsky (*), participe à l'un de ces triangles complexes, avec qui le couple Merezhkovsky voyage en Italie.

La fin de siècle en Russie est une période de recherche spirituelle intense qui fusionne les sphères érotiques et religieuses. Selon Gippius, la pratique de la vie chrétienne du « Troisième Testament » serait de convertir l'énergie érotique en une forme spirituelle supérieure.

Cette pratique de la vie repose sur ​​une théorie utopique du triangle érotique qui transcende les sexes dans l'androgynie...

Zinaida-Gippius--Leon-Bakst--1900-.jpg
Zinaida Gippius, Léon Bakst (1900)

Gippius est généralement attirée par les hommes androgynes: « J'aime l'illusion de la possibilité - un soupçon de bisexualité, où chacun semble être à la fois femme et homme. » Elle recherche la possibilité « d'un amour qui transcende ce monde »...

Zinaida Gippius est bisexuelle. A la fin des années 1890 - début des années 1900, elle a - en particulier - une liaison avec une baronne allemande Elisabeth von Overbeck, qui a collaboré avec Merezhkovskys en tant que compositrice. Gippius a consacré plusieurs poèmes à la baronne...

Tout cela peut sembler aujourd'hui, relever du phantasme et non de la vie réelle, pourtant, cette période permit des pratiques de vie expérimentales et utopiques dans une petite coterie des premiers modernistes russes.

 

(*) Volynsky, Akim (1865-1926). Critique russe de danse, historien de l'art, et directeur de l'école de ballet.

 

   
Gippius-et-Akim-Volynsky--1890-.jpg Gippius et Akim Volynsky (1890)


Voir les commentaires

Zinaida Gippius et Dmitri Merezhkovsky -1/4-

Publié le par Perceval

Zinaida Gippius est l'une des femmes parmi les plus étonnantes et intelligentes de son époque en Russie.

Zinaida-Gippius-by-Otto-Renar--1904-.JPG
Zinaida Gippius by Otto Renar (1904)

Elle est écrivaine, éditrice, critique littéraire, et ( avec Valery Brioussov  ) une théoricienne du symbolisme dans la littérature russe.

Elle est née Zinaida Nikolaïevna Gippius le 20 novembre 1869, dans la ville de Belev ( province de Toula ), en Russie. Elle est l'aînée de quatre filles. Son père, Nicolas Romanovitch Gippius, est un célèbre avocat et procureur du Sénat russe. Sa mère, Anastasia Vasilevna (née Stepanova), est la fille du chef de la police d'Ekaterinbourg.

Jeune, Zinaida Gippius est éduquée à la maison en mettant l'accent sur ​​la littérature, l'histoire, les arts et la musique, puis elle étudie à l'Institut de Kiev pour les femmes. En 1881, après la mort de son père, elle déménage à Yalta, puis à Tbilissi, et vit chez son oncle à Borjomi. Là, en 1888, elle rencontre Dmitri Merezhkovsky, écrivain il vient de faire paraître son premier livre de poésie... Ils se marient le 9 Janvier 1889, à Borjomi. Elle a dix-neuf ans.

Gippius ( ou orthographe latine-alphabet "Hippius") et Merezhkovsky vivent dans une magnifique maison à Saint-Pétersbourg - un cadeau de mariage de la mère de Merejkovsky. Leur domicile devient un lieu de rencontre apprécié par le milieu culturel de Saint-Pétersbourg milieu culturel.

Zinaida Gippius attire d'abord l'attention avec son comportement peu conventionnel, en cultivant une image androgyne, et plus tard comme critique virulent et perspicace.

Elle tient à affirmer, avec son mari, une égalité dans le couple. Ils ont chacun leur chambre ( une pièce propre, à laquelle tenait beaucoup aussi Virginia Woolf...).

Gippius-Caricature-by-Mitrich--1907-.jpg
Gippius Caricature by Mitrich (1907)

Zinaïda Gippius ou Hippius a une réputation ( appelée « décadente ») de femme fatale, qui piège ses victimes telle une araignée... Une caricature la montre en figure masculinisée avec une lorgnette et la cigarette aux lèvres. Chacun reconnaît l'odeur de son tabac parfumé à la cannelle … Contrairement à son mari, elle vit beaucoup la nuit, et se couche vers trois ou quatre heures du matin, pour se lever autour de deux heures de l'après-midi. Andrey Bely (*) décrit Gippius allongée sur le canapé dans le salon au papier peint rouge composée de fauteuils rouges, et engagés dans longue discussion intellectuelle avec un invité plutôt masculin, assis devant la cheminée... Bely souligne sa belle chevelure rousse clair. Il parle de ses yeux verts et de son sourire ambigu de Mona Lisa. Il la compare à une guêpe de taille humaine, à une séductrice dessinée par Aubrey Beardsley...

Aubrey-Beardsley-s-Salome.jpg
 

 

 

 

 

A suivre ...

 

(*) Andreï Biély ou André Bély (1880 - 1934) est un poète et important écrivain russe. Avec son ami, Alexandre Blok, il fut un des chefs de file de la seconde génération symboliste en Russie  

Voir les commentaires

Effie Gray, J.Ruskin et E.Millais -1/2-

Publié le par Perceval

Euphemia Gray ( Effie ) connaît John Ruskin depuis l'enfance. Ruskin (1819-1900) épouse Effie (1828-1897) en 1846.

Effie_Ruskin-1851-G-F-Watts.jpg
Effie Ruskin en 1851, par G F Watts

Après leur mariage, ils font un voyage à Venise, où Ruskin fait des recherches pour son livre The Stones of Venice. Toutefois, leurs tempéraments différents causent bien vite des problèmes : elle est naturellement extravertie et aime plaire, et s'adapte mal à personnalité « trop sérieuse » de son mari.

Ruskin, est connu comme critique d'art. Sa notoriété française doit beaucoup à Marcel Proust, qui forme son esthétique à l'école des livres de Ruskin.

Millais_Ruskin.jpg
Ce portrait de John Ruskin par Sir John Everett Millais (1853) est réalisé dans un style qui remplit les idéaux de Ruskin. Ruskin pose élégamment et naturellement sur le bord rocheux d'une cascade... La représentation est précise, non anonyme, dans un décor naturel. Avec réalisme, le peintre capture un moment précis, peut-être un moment de réflexion silencieuse ou de méditation...

 

Le premier ouvrage de Ruskin est consacré aux "Peintres modernes" dans lequel il se livre à une défense passionnée de William Turner. En 1845, amoureux de l'Italie, il y retourne seul, séjourne à Florence et à Pise, puis à Venise, découvrant les primitifs qui vont à jamais changer sa conception de l'art. Au retour, il s'attarde en France afin d'étudier les principaux monuments et, de ce voyage, tirera une étude "Les sept lampes de l'architecte" ( 1849 ) où, à l'opposé d'un Viollet-le-Duc, il développe une conception antirestaurationniste et affirme sa conviction que l'art et l'architecture d'un peuple sont indissociables de sa religion, de sa morale, de ses moeurs et de ses sentiments nationaux.

Ruskin vole au secours des pré-raphaélistes, à l'époque éreintés par la critique, et s'emploie à les défendre dans un pamphlet intitulé "Pré-Raphaeltism" ( 1851 ).

Conjuguant le social et l'esthétisme, Ruskin et Morris plaident pour le renouveau d'un artisanat de haute qualité, en mesure de libérer l'homme de la laideur et du machinisme productif...

Le mariage avec Effie Gray, après cinq années, est annulé pour « non-consommation ». Il continue à alimenter de nos jours des légendes nombreuses et variées, des suppositions. Effie épouse très vite le peintre John Everett Millais, un membre du mouvement préraphaélite dont Ruskin fut le mécène et le soutien... A la suite de ses déboires conjugaux, Ruskin sera sujet à plusieurs reprises de dépressions...

effie-ruskin-1851-thomas-richmond.jpg
Effie Ruskin 1851 - Thomas Richmond

Quand Effie rencontre Millais, Ruskin n'a eu de cesse de repousser la consommation de leur mariage. Ses raisons ne sont pas claires :

« Il faisait valoir diverses raisons, sa haine pour les enfants, des motifs religieux, le désir de préserver ma beauté, et c'est cette année qu'il m'a dit au bout du compte sa véritable raison... c'est qu'il avait imaginé les femmes tout à fait différentes de ce qu'il a vu que j'étais, et s'il n'a pas fait de moi sa femme, c'est qu'il s'est senti dégoûté de ma personne le premier soir, le 10 avril. » ( lettre de Effie à son père )

Ruskin déclare à son avocat au cours de la procédure en annulation.

« On peut trouver étrange que j'aie pu m'abstenir d'une femme qui pour la plupart des gens était tellement attirante. Mais si son visage était beau, sa personne n'était pas formée pour exciter la passion. Au contraire, il y avait dans sa personne certaines choses, qui l'ont bien montré. »

 

Voir les commentaires

Sue Lewin, la muse de Maxfield Parrish.

Publié le par Perceval

Maxfield-Parrish-03.jpeg

Maxfield Parrish (1870-1966) était un peintre et illustrateur américain connu pour ses œuvres utopiques et éthérées. Né 'Frederick Parrish', il prend le prénom Maxfield, de sa grand-mère quaker. 

 Dinky_Bird_by_Maxfield_Parrish-_1904.jpg  Maxfield-Parrish-Fountain-of-Pirene.jpg
 Dinky_Bird -Maxfield_Parrish -1904  Maxfield Parrish - Fountain of Pirene -
 Cinderella-by-Maxfield-Parrish.jpg  Sleeping-Beauty--1912-by-Maxfield-Parrish.jpg
 Cinderella -  Maxfield Parrish  -  Sleeping Beauty, 1912  - Maxfield Parrish -

Maxfield Parrish, à 33 ans, est un illustrateur connu, il vit dans une très grande propriété, avec sa femme Lydia. Il rencontre Sue Lewin (1889-1978), alors qu'elle n'a que 16 ans, et qu'elle est employée par sa femme pour l'aider aux soins de leurs deux jeunes enfants. Lydia ne posant plus pour lui, il fait poser la jeune nounou dans des costumes de conte de fées.

Lewin est vite devenue sa muse, le modèle pour ses illustrations les plus célèbres. Finalement Parrish emménage un atelier afin que lui et Lewin puissent travailler en étroite collaboration. ….

 

 Sue-Lewin-5.jpg  Sue-Lewin-2.jpg
 Parrish--photo-de-Lewin.jpg  Sue-Lewin-4.jpg

 

Les villageois de cette petite ville agricole sont scandalisés par ce mode de vie et même envoient une délégation pour rencontre l'artiste !. Mais Parrish et Lewin assurent que leur relation est purement platonique.... Ils seront ensemble pendant 55 années... Puis,alors que Parrish a 90 ans et Lewin 71 ans, la femme de Parrish meurt, le laissant libre de se marier avec Lewin... Cependant, il refuse! ... Alors, elle fait ses valises, quitte le domaine et retourne à son village où elle épouse quelqu'un d'autre. 

Parrish, peintre de génie à l'imagination débordante meurt, seul, quelques années plus tard.  

Sue-Lewin-1.jpg Maxfield-Parrish---avec-comme-modele-cf-photo.jpg
Sue Lewin 3 Maxfield-Parrish--avec--Lewin-comme-modele.jpg

*****

 Maxfield-Parrish-Florentine-Fete--1916-petit.jpg

Un Fête florentine  -1916-

Étonnantes peintures murales (1910-1916)  de Maxfield Parrish peintes pour  la Salle à manger des « girls » à la Curtis Publishing Company de Philadelphie. 

Un observateur attentif remarque facilement le modèle préféré de Parrish, sa maîtresse Susan Lewin ; elle apparaît 166 fois dans ces peintures murales. Parrish lui-même se représente 10 fois.

Sue Lewin est représenté comme fille ou garçon, mais avec des positions, des coiffures et des costumes différentes. 

Maxfield-Parrish--A-Florentine-Fete--1911---detail.jpg Maxfield-Parrish-The-Lute-Players--1922-petit.jpg
   

Il a été une figure unique dans l'art américain, Parrish était célèbre pour les couleurs lumineuses qui ont marqué une grande partie de son œuvre. La teinte "Parrish bleu" a été inventée en reconnaissance pour sa couleur. Il a obtenu ce résultat dans ses tableaux en utilisant une technique spéciale impliquant plusieurs couches d'huile et de vernis.  

Parrish n'a fait partie d'aucun mouvement traditionnel ou d'aucune école, et a développé un style vraiment original.

Maxfield-Parrish-2.jpg

*****

Maxfield-Parrish-daybreak.jpg

Voir les commentaires

Analyse de l'idée de la Femme, dans Perceval -6/6-

Publié le par Perceval

J C Leyendecker
J C Leyendecker

On voit Gauvain exprimer ce désir au moment où il rencontre Clarissant au château des reines. La présentation de Clarissant ressemble beaucoup au portrait de Blanchefleur.

 

...ses cheveux aussi dorés

que l'or ou même davantage.

Elle avait la face blanche et, dessus,

Nature l'avait enluminée

d'une couleur vermeille et pure. (v. 7820- 7824).

La représentation de Clarissant est un ensemble d'éléments choisis par l’auteur qui interprète le désir du voyeur masculin, Gauvain. Son désir d'abord inconsciemment incestueux, car Clarissant est sa soeur sans qu’il le sache, est le désir d’une femme qui n'a pas de sexe désirant. Puisque la beauté de Clarissant est associée à la lumière divine, une lumière trouvée dans les portraits de la Madone et des saintes, la demoiselle devient cet être inaccessible qui n'existe qu'à travers le désir du chevalier; celui-ci tombe amoureux d'un portrait et non pas d'une femme de chair et d'os. La lumière sert aussi à porter l’oeil de l’observateur sur la surface plutôt que sur l’objet même de son angoisse. Tel est le cas de Guiromelant, le chevalier qui tombe amoureux de Clarissant sans jamais l'avoir vue.

a knight and his lady 11
 

Mais la femme comme représentation de la divinité peut -être souvent la mère du chevalier. Celle qui selon le modèle de la Vierge Marie est la représentation de la pureté et de la chasteté. Voyons d'abord la présentation de la mère du roi Arthur, père symbolique de tous les chevaliers.

 

Mais il avait tout lieu de le pressentir,
Qui en voyant les tresses blanches
qui lui tombaient jusque sur les hanches.
Elle était vêtue d'une robe de brocart
blanche, brochée de fleurs d'orfinement dessinées.


Comme Clarissant et toutes les autres femmes idéalisées dans le texte, la mère du roi Arthur est le symbole de la pureté représentée par le blanc de ses cheveux et de sa robe. Le fait qu'elle vit plongée dans une monde féminin renforce aussi sa pureté. Elle ne représente pas une menace pour Gauvain, parce qu’en représentant l'image divine de la mère symbolique de tous les chevaliers, elle représente aussi la mère qu'il n'a jamais connue et qui se trouve dans le même château.

John Everett Millais - Le Chevalier Errant (1870)
John Everett Millais - Le Chevalier Errant (1870)

Mais les femmes au château des reines ne représentent pas seulement la femme icône, elles représentent aussi un désir refoulé chez le chevalier. À travers ses aventures chevaleresques, Gauvain n'a jamais eu l'occasion de satisfaire son désir sexuel. D'abord quand il est avec la soeur d'Ivonet il est interrompu, et après, quand il est avec Clarissant, il ne peut pas combler son désir incestueux, le tabou par excellence. En plus, en apprenant qu'il doit rester prisonnier dans le château des reines, il veut en sortir. Vivre dans un monde féminin, c'est perdre son identité comme sujet masculin. Gauvain n'a pas encore trouvé la Lance-qui-saigne et il faut qu'il la trouve. Il faut aussi qu'il fasse preuve de sa virilité chaque fois qu'on menace son honneur chevaleresque. C'est ce désir d'être un homme viril qui l'aide à franchir le Gué Périlleux et à accepter le défi que lui propose Guiromelant.

Finalement, on voit que la femme n’a d’importance dans le texte que par rapport au désir masculin. Elle y existe comme adjuvant, celle qui aide le héros à réussir les aventures chevaleresques. Elle est femme médiatrice, celle qui informe le chevalier de tous les événements pour qu'il puisse agir correctement dans chaque épreuve de virilité qui se présente à lui.

Tacuinum Sanitatis, ca. 1400 Mandrake
Tacuinum Sanitatis, ca. 1400 Mandrake

Puisque, selon l'homme médiéval, la femme est naturellement un être inférieur, elle devient objectivée devant le regard masculin. D'une part, elle est idéalisée pour qu'ainsi le chevalier puisse éloigner de lui l'angoisse de la castration que la femme en tant qu’être manquant représente pour l’homme. D'autre part, elle est comparée à des animaux maléfiques, ce qui reflète la façon négative dont l'homme la perçoit. Quelle que soit la situation, la femme est toujours pour le chevalier un corps morcélé construit à partir des éléments de la nature selon le désir masculin. En n'ayant ni un corps réel, ni un désir sexuel, la femme n'est pas un sujet dans le texte. Sa présence textuelle s'efface complètement avec l'émergence du sujet masculin qui, étant le porteur du symbole du pouvoir, devient enfin le héros du roman.

 

Le Conte du Graal de Chrétien de Troyes montre alors qu’à la fin du XIIe siècle le statut de la femme n’est pas trop élevé dans le roman médiéval, car elle reste désormais à l’ombre du héros chevaleresque qui s’en sert pour atteindre son désir.

 

Sources : Le désir masculin et l’absence du corps féminin dans Le Conte du Graal de Chrétien de Troyes par Eugénia M. Neves dos Santos : Ph.D. Candidate Department of French The University of Western Ontario ; esantos@uwo.ca

 

Voir les commentaires

Analyse de l'idée de la Femme, dans Perceval -3/6-

Publié le par Perceval

Un autre personnage féminin qui est complètement déshumanisé est la demoiselle hideuse qui apparaît sur une mule à la cour du roi Arthur pour insulter Perceval. Son corps est tout morcelé et chaque partie appartient à un animal différent. La demoiselle hideuse est celle qui castre Perceval publiquement devant toute la cour du roi Arthur en lui disant que plusieurs personnes vont souffrir à cause de son imprudence (v.4578-4583).

Quentin-Metsys--un-peintre-flamand-du-XVeme-XVIeme-siecl.jpg
Quentin Metsys, un peintre flamand du XVème-XVIème siècle:  vieille-femme-grotesque

Sa parole met en question la valeur chevaleresque de Perceval devant tous les chevaliers de la cour. La demoiselle hideuse est aussi celle qui le force à définir son identité comme homme viril. C'est à cause d'elle alors que Perceval va finalement trouver la signification du Nom-du Père, c’est-à-dire, la valeur du nom de famille et de ce que celui-ci représente pour le seul fils mâle. Étant le seul homme dans la famille, le poids d’honorer le Nom-du-Père lui tombe directement sur les épaules. Or Perceval va seulement découvrir la vraie signification de son nom au moment où il arrivera chez l'oncle ermite, après cinq ans d'errance.

Selon Lacan "c'est par identification au père que la virilité est assumée"  et alors, c'est en découvrant la valeur de Dieu, père symbolique, que Perceval devient un sujet indépendant et un héros accompli dans le texte. La femme n'est qu'une apparition épisodique dans le texte pour donner lieu à l'émergence du sujet masculin.

Mais examinons pour un moment la représentation du corps de la demoiselle hideuse :

      Ses yeux formaient deux creux,

pas plus gros que des yeux de rat,
son nez tenait du singe ou du chat,
et ses lèvres, de l'âne ou du boeuf...
elle avait de la barbe comme un bouc...
du côté de l'échine, elle ressemblait à une crosse.

Sorciere.jpgDans le portrait de la demoiselle hideuse il ne s'agit pas du portrait d'un être humain mais d'une créature maléfique qui a comme fonction d’apporter le malheur au chevalier. Le portrait de la demoiselle hideuse correspond à la représentation fidèle de la laideur idéale... Puisque l'aspect physique est la réflexion de la personnalité du personnage médiéval, la laideur de la demoiselle hideuse représente sa méchanceté. Il ne faut pas oublier quand-même que c'est toujours le désir masculin qui construit le portrait féminin. C'est l'artiste masculin qui choisit les animaux auxquels il veut comparer la demoiselle. Beaucoup de ces animaux sont associés au diabolique, et donc, elle est dévalorisée à travers le regard masculin.

A suivre ( Gauvain ...)

Voir les commentaires

Les dames dans les "Pulp Fiction" -1/6-

Publié le par Perceval

Collage-Art-Thriller--Pulp-Fiction-Illustration--1932-FMN-C.jpg

Avertissement :

 Cet été je passe mes congés avec des « bad girls »... Je remonte le temps, et je me plante devant le kiosque à journaux recouvert de « pulp fiction »... Je les choisis selon la couverture, j'en prends un lot, et cherche un coin tranquille dans un coffee lounge , pour lire, mais aussi observer ...Pulp_Comics_Newsstand_1940s_Sm.jpg

 Je baisse les yeux, pour parcourir la féerie d'un monde imaginé par un autre, mais selon des codes reconnus et qui jouent avec ses propres phantasmes à la façon d'un jeu de rôle... La vraie vie, ici, n'a pas lieu d'être, et la culpabilité n'a pas prise... Si je remonte mon regard vers la « vraie vie », je vois des femmes, des hommes qui jouent d'autres règles ; mais surtout je reconnais la complexité de chaque personne, avec sa dignité singulière et commune à tous...

Je vous dis cela, pour en arriver, à l'image de la femme, développée au travers de multiples scénarios ( les plus fous...), de ces « pulp » magazines... S'ils ne représentent en rien «  la vraie vie », il n'influencent en rien, mon comportement envers une personne de chair et d'esprit. Je tiens à rassurer la lectrice de ces articles ….

kittyfoylelifemagazine1940.jpg This-is-a-moody--noirish-nighttime-view-of-a-Googie-style-B.jpg
1940 a Googie-style Biff’s Coffee Shop in Los Angeles, 1950

 Non seulement tout ceci n'est que de la fiction, mais il relève du genre Pulp, qui tire son nom des magasines à bas prix, faits à base de « wood pulp » papier bon marché, que l’on pouvait acheter des années 20 aux années 50.Pulp-femme-crime-juil-1954.jpg

Aventure, Héroïsme , Exotisme et érotisme étaient les maîtres mots de ces magasine, et cela à toutes les sauces…. Superheros, Détectives, Explorateurs ...

Il y avait de quoi émoustiller le mâle commun avec de l'action, de la violence et des femmes...

Côté homme, on peut croiser :

L'homme en noir maître dans l’art de l’hypnose, ancien aviateur professionnel. Ils croisent des cadavres, des femmes fatales et des espions...

Le playboy d'avant la Grande guerre, aviateur pendant, détective après. Réel aventurier il sait maîtriser toutes les techniques de filature, de déguisement pour résoudre les affaires que la police ne saurait élucider.

aFFICHE-pulp_fiction.jpg

 

 

 

« Pulp Fiction » est aussi, ce réjouissant film de Tarantino, PALME D’OR, Cannes 1994...

Difficile de résumer Pulp fiction tant le film tient autant sur les savoureux dialogues que sur l’histoire proprement dite. 

 

 

Voir les commentaires

Les jambes des femmes

Publié le par Perceval

The-graduate-avec-Dustin-Hoffman-1965.jpg

The graduate avec Dustin Hoffman 1965

Les hommes ont beaucoup de chance... grâce aux femmes; grâce aux jambes des femmes. Elles n'ont l'air de rien, et furtivement attirent le regard... Coquines ou sages...

Et, ce n'est pas d'aujourd'hui.

art-rupestre-dans-la-vallee-de-la-riviere-Swith-dans-le-s.jpg Aphrodite_from_Pompeii.jpg
art rupestre dans la vallée de la rivière Swith dans le sud du Drakensberg Aphrodite, à Pompeii

Sur ce thème, restons rétro... De belles photos, connues, et qui le resteront.

Elmer-Batters-Elmer-Batters---1919-1997-.jpg Elmer-Batters-1.jpg
Elmer Batters  (1919-1997)  

 

Dans "L'homme qui aimait les femmes", de Francois Truffaut: " Les jambes des femmes sont des compas qui arpentent le globe terrestre en tous sens, lui donnant son équilibre et son harmonie.

Wermer-Bokelberg-4.jpg Wermer-Bokelberg-2.jpg
Le photographe Wermer Bokelberg est né en 1937 à Brême, en Allemagne Années 60-70

Wermer-Bokelberg--1937--Stern-Magazine--Scanned-from-PHOTO-.jpg

Tes nobles jambes, sous les volants qu'elles chassent, 
Tourmentent les désirs obscurs et les agacent, 
Comme deux sorcières qui font 
Tourner un philtre noir dans un vase profond.

Charles Beaudelaire, Les fleurs du Mal

 

Voir les commentaires

Les sœurs Nesle « favorites » du Roi Louis XV -1/2-

Publié le par Perceval

L'histoire des cinq soeurs de Nesle, n'est pas ordinaire... Tour à tour ( sauf une ...), entre 1733 et 1744, ces descendantes du cardinal Mazarin devinrent les premières maîtresses de Louis XV.

Carle-Vanloo--Les-graces--Salon-de-1765--Chateau-de-Cheno.jpg

Carle Vanloo  Les grâces, Salon de 1765

Mme de Pompadour avait-elle été prévenue de l'identification des 3 Grâces de Vanloo aux trois 

maîtresses qui régnèrent officiellement sur le cœur du roi entre 1732 et 1745, c'est-à-dire Louise Julie de Nesle, Comtesse de Mailly (1732-1739),Pauline 
Félicité de Nesle, Comtesse de Vintimille (1739-1742), Marie Anne de Nesle, Marquise de la Tournelle, Duchesse de Chateauroux (1742-1745)... Lorsqu’elle lâcha son « Çà ! Des grâces ! » ? 

Louise Julie de Mailly-Nesle (1710-1751), comtesse de Mailly,

Pauline Félicité de Mailly-Nesle (1712-1741), comtesse de Vintimille,

Diane Adélaïde de Mailly-Nesle (1713-1760), duchesse de Lauraguais 

Hortense-Félicité de Mailly (1715-1799), marquise de Flavacourt,

Marie-Anne de Mailly-Nesle (1717-1744), marquise de La Tournelle, duchesse de Châteauroux.

 

le-roi-louis-XV-se-meurt-a-Metz-1744-detail.jpg
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le 8 août 1744, le roi – parti en guerre contre l'Autriche - tombe malade à Metz. On le croit à l'article de la mort. Pressé par le clergé qui l'entoure, et lui assure l'enfer s'il ne reçoit pas l'absolution , il promet de renoncer à sa maîtresse Marie Anne et de faire construire une église (le futur Panthéon) si Dieu lui prête vie.

Deux années auparavant, en novembre 1742, Marie-Anne accepte de devenir sa favorite s' il consent à renvoyer Louise de Mailly – sa sœur ainée - et elle, à la faire duchesse. Marie-Anne est ainsi, titrée duchesse de Châteauroux.

On pense que le roi va mourir , il reçoit les derniers sacrements et l'extrême-onction .

Il se rétablit ... et Marie- Anne est rappelée auprès du roi .

Depuis l'arrivée de sa dernière soeur Marie-Anne, Louise perd son amant royal.  Cette jeune veuve, dotée d'un physique avantageux apparaît en effet comme la petite peste de la famille.

Louise quitte Versailles, et se réfugie dans un couvent où elle meurt à 41 ans, la nouvelle maîtresse ne cesse de se mêler de politique et impose au roi ses ministres. Elle devient rapidement très impopulaire et fait rare, elle suit même le roi au front.

Louis XV échappe à la mort, on le surnomme "le Bien-Aimé", mais en dépit des promesses il renoue avec sa chère et tendre Marie-Anne. Cependant elle ne profite pas de ce retour car elle meurt peu de temps après, le 8 décembre 1744, à l'âge de 27 ans , sa mort est suspecte et on pense qu'elle à été empoisonnée...

Vanloo-Halte-de-chasse-1737-le-roi-et-les-soeurs-Nesle.jpg

Halte de chasse de Carle VANLOO 1737 

Ce tableau galant, au cadre inspiré des paysagistes flamands du XVIIe siècle, a été peint pour la salle à manger des petits appartements de Louis XV à Fontainebleau. La légende voudrait y reconnaître le roi, entouré des trois soeurs de Nesle, qui furent ses maîtresses

Louise_Julie_de_Nesle-_Comtesse_de_Mailly_by_Alexis_Grimou.jpg
Louise Julie de Nesle, Comtesse_de_Mailly par Alexis_Grimou

 

Veuf de sa favorite, le roi cherche aussitôt à la remplacer. Justement, il y a une cinquième soeur Mailly, la plus belle de toutes : Hortense-Félicité. Ce serait trop bête de rater le grand chelem. Louis XV lui fait des avances, persuadé qu'on ne repousse pas un roi. C'est compter sans le mari, le marquis de Flavacourt. Habituellement, c'est un honneur pour un époux de partager sa couche avec le roi. C'est aussi la promesse de richesses. Mais le marquis est très amoureux de sa femme. L'imbécile. Il menace de la tuer si elle "devient putain" comme ses soeurs. Louis XV doit s'incliner. Il n'aura pas la cinquième soeur Mailly. Bientôt, il se consolera dans les bras de Jeanne Le Normant d'Étiolles, née Poisson. La marquise de Pompadour !

 

En 1729, Louise de Mailly a 19 ans, Mariée depuis trois ans, quand elle entre au service de la reine Marie Leszczynska comme dame d’honneur.

Louis-XV-jeune.jpg
Le roi Louis XV, jeune 

La reine est de sept ans l'aînée du roi. Sans être une "belle femme", selon les canons esthétiques de l'époque, elle séduit rapidement le jeune roi ( il a 15 ans) qui en tombe amoureux, au point que celui-ci prétendit "l'honorer" à sept reprises lors de la nuit de noce. Marie donne dix enfants au royaume de France. Mais ses grossesses à répétition la fatiguent énormément et l'amènent peu à peu à refuser au roi l'accès à sa couche (1738). Petit à petit, Louis XV délaisse cette reine qui vieillit mal et dont la légendaire gourmandise la rend replète et victime d'indigestions récurrentes.

Le roi s'affiche alors publiquement avec Louise, sa maîtresse, cette liaison est née en 1733, avec la complicité du Cardinal de Fleury, qui souhaitait sortir le roi de son ennui..

La comtesse de Mailly introduit bientôt à Versailles sa sœur Pauline, qui vient de finir son éducation au couvent. Pauline est aussi vive, insolente et charmante que sa sœur aînée est réservée, timide et sans grande beauté.  

 

Voir les commentaires

<< < 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 > >>