Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Articles avec #xixe tag

''Pierrot'' fin de siècle.

Publié le par Perceval

''Pierrot'' fin de siècle.

Pierrot de la Comédie dell'arte est un valet bouffon. il est le rival d’Arlequin auprès de Francisquine ou de Zerbinette, et il est amoureux de Colombine la blanchisseuse...

 

Après l'oubli ; il reprit une nouvelle vogue sur les théâtres de pantomimes, sous la Restauration, après 1830.. Il est alors le personnage typique du Carnaval de Paris.

 

''Le Pierrot'', est un journal illustré fondé par Adolphe Willette et Émile Goudeau (1888-1891)

 

 

Au XIXe siècle, on parle de la vogue de la pantomine...

Le Théâtre des Funambules, au « boulevard du Temple », est fondé en 1816. S'y produira notamment le mime « Jean-Gaspard Deburau », qui sera pour le public parisien, le plus célèbre des pierrots, l’incarnation du personnage sur scène.

Pierrot est un passif, rêveur et mélancolique, pâle et solitaire. Pierrot est l’éternel perdant d’un trio amoureux l’associant à Colombine et à Arlequin.

Pierrot et colombine - Federico Beltrán-Masses 1885-1949 - peintre espagnol

''Le Pierrot fin-de-siècle'' s’est laissé contaminer par le décadentisme ambiant et le fumisme des cabarets montmartrois..

Adolphe Willette, « Pierrot assassin de sa femme », paru dans Le Pierrot du 7 décembre 1888.

On découvrira même un  Pierrot assassin de sa femme, où se sachant trompé par Colombine : Pierrot la chatouille jusqu’à lui faire rendre l’âme (Marguerite 1882)

Pierrot incarne alors la masculinité en perdition, les hantises de la marginalité.. ; Il est un dandy décadent, parfois androgyne, il illustre le gouffre du narcissisme. Salace et impuissant à la fois, platonique et priapique, Pierrot exalte les métamorphoses masculines, l'énigme et la prison du rôle sexuel.

Gerome - Suite-d'un-bal-masqué-1857 - Les malheurs de Pierrot

Gerome - Suite-d'un-bal-masqué-1857 - Les malheurs de Pierrot

Pierrot et Colombine, by Leo Rauth

Revenons dans le temps avec la chanson bien connue des enfants : ''Au clair de la lune, mon ami Pierrot... ». Cette chanson populaire française anonyme qui date du XVIIIe siècle, serait portée par une musique de J. B. Lulli.

En revenant aux sources, on s'aperçoit que la version originale diffère un peu, les véritables paroles la rendent d'ailleurs plus cohérente ; mais aussi plutôt ''coquine''...

Il ne s'agit pas d'une recherche de ''plume '' ; mais de ''lume'' ( si la chandelle est morte, il manque de ''lume'', c'est à dire de lumière ...)

 

Au clair de la lune,
Mon ami Pierrot
Prête moi ta lume
Pour écrire un mot
Ma chandelle est morte
Je n’ai plus de feu.

 

Ouvre-moi ta porte
Pour l’amour de Dieu !
Au clair de la lune
Pierrot répondit
Je n’ai pas de lume,
Je suis dans mon lit
Va chez la voisine
Je crois qu’elle y est
Car dans la cuisine
On bat le briquet.

 

Pierrot n'est pas un bon ami... Mais, aller chez la voisine, en pleine nuit... la voisine ''bat le briquet'' : le premier sens c'est frapper une pierre à briquet pour faire une étincelle … Le deuxième sens c'est tenter d'embraser le cœur d'une femme, et par extension dès le XVIIe siècle, avoir des relations sexuelles ...

Au clair de la lune
L’aimable Lubin
Frappe chez la brune
Ell’ répond soudain
Qui frapp’ de la sorte ?
Il dit à son tour
Ouvrez votre porte
Pour le Dieu d’amour
Au clair de la lune
On n’y voit qu’un peu
On chercha la lume
On chercha du feu
En cherchant d’la sorte
Je n’sais c’qu’on trouva
Mais j’sais que la porte
Sur eux se ferma.

Le ''lubin '' est un domestique ; et au XVIe siècle ''frère Lubin'' est un moine quelque peu lubrique...

La voisine très accueillante ouvre sa porte à l'inconnu ; et on ne sait pas s'ils ont trouvé la lume, mais sur eux « la porte se ferma » … !

Voir les commentaires

Le XIXe siècle avec E. et A. Devéria

Publié le par Perceval

«Eugène a réalisé plusieurs centaines de tableaux et Achille 3000 lithographies et une production picturale mal connue. En 1820, tous les tableaux furent exécutés à deux mains. Certains portent les initiales A et E en guise de signature» indique Olivia Voisin, diplômée en Histoire de l'Art et muséologie, qui travaille sur le «Catalogue raisonné des peintures et dessins d'Achille et Eugène Devéria»...

A partir de 1828, les frères Devéria participe aux discussions ardentes dans le Cénacle 'romantique' fondé par Hugo.

Après la dislocation de celui-ci, les frères Devéria forment leur propre cénacle où se réunissent, au lendemain de 1830, de nombreux poètes et artistes bohèmes que l'on appelait alors bousingots ou Jeunes-France.  

'Replique de la Naissance d'Henri IV' par Eugène Devéria

'Replique de la Naissance d'Henri IV' par Eugène Devéria

Eugène Devéria (1805-1865) a fait son apprentissage auprès de son frère aîné Achille (1800-1857) ; il est l’enfant chéri de la génération romantique, devenu célèbre à vingt-deux ans en exposant "La Naissance d’Henri IV" (musée du Louvre) au Salon de 1827 où cette immense toile fait sensation et remporte tous les suffrages.

Les commandes officielles qu’il reçoit, notamment pour le château de Versailles, ses compositions dans le domaine de la peinture religieuse (à Paris, pour Notre-Dame-de-Lorette, à Fougères, et surtout à Avignon, avec la décoration murale de Notre-Dame-des-Doms) font suite à ce coup d’éclat. Puis, retiré à Pau dans la pratique d’un calvinisme fervent (sa conversion date de 1843), Eugène Devéria gagne l’ombre, et s’il cultive toujours le registre historique, se consacre au portrait et au paysage. Sa réputation le conduit en Hollande et en Ecosse, où s’épanouit sa pratique du portrait.  

La famille Devéria est une famille d’artistes, avec Achille et Eugène, mais aussi Laure la benjamine, qui montre un réel talent de dessinatrice et expose avec succès au Salon. Elle meurt prématurément en 1838. Eugène Devéria montre des dispositions précoces pour le dessin et son frère Achille le fait d’abord entrer aux Beaux-Arts, où il étudie sous la direction de Girodet et de Lethière, puis prend lui-même en main la formation de son cadet. 

 

 

Un Concert  Laura Devéria chante - 1831 -

Eugène François Marie Joseph Devéria

Achille Deveria - Portrait de Céleste Motte 

épouse d'Achille.

 

Achille Devéria
Achille Devéria
Achille Devéria
Achille Devéria
Achille Devéria

Achille Devéria

Le XIXe siècle avec E. et A. DevériaLe XIXe siècle avec E. et A. Devéria
Le XIXe siècle avec E. et A. DevériaLe XIXe siècle avec E. et A. Devéria
Le XIXe siècle avec E. et A. DevériaLe XIXe siècle avec E. et A. Devéria
Le XIXe siècle avec E. et A. DevériaLe XIXe siècle avec E. et A. Devéria

Achille Devéria (1800-1857), dessinateur et lithographe français s'exerce dans des genres très divers et c'est à lui que l'on doit les petits dessins libertins qui enchantent les amateurs de "curiosa". On lui doit aussi plusieurs tableaux religieux, et des aquarelles fort recherchées. Il est le premier qui ait su appliquer la couleur à la lithographie. Ami proche de Victor Hugo, lui-même amoureux du beau sexe... (on imagine que son atelier a du en voir de toutes les couleurs).

Il produisit ainsi un grand nombre de gravures libertines, allant souvent jusqu'à doubler d'une version libre ses compositions les plus officielles...

Attention, ces images peuvent heurter ...!

 

 

Le XIXe siècle avec E. et A. Devéria
Le XIXe siècle avec E. et A. Devéria
Le XIXe siècle avec E. et A. Devéria
Le XIXe siècle avec E. et A. Devéria
Le XIXe siècle avec E. et A. Devéria
Le XIXe siècle avec E. et A. Devéria
Le XIXe siècle avec E. et A. Devéria
Le XIXe siècle avec E. et A. Devéria
Le XIXe siècle avec E. et A. Devéria
Le XIXe siècle avec E. et A. Devéria
Le XIXe siècle avec E. et A. Devéria

Voir les commentaires

Five o’clock dans le salon des dames Lemaire (1891)

Publié le par Perceval

Madeleine-Lemaire---Five-o-clock-dans-le-salon-des-dame.jpg

Madeleine Lemaire –

Five o’clock dans le salon des dames Lemaire (1891)

On reconnaît de gauche à droite : A table : Ninette Ganderax (assise de dos) face à Réjane. Debout derrière elle Louis Ganderax avec à sa gauche, Jacques Normand. A droite debout, Paul Hervieu face à Suzette Lemaire (de dos). Assise devant le miroir : Mme Strauss. Assises sur le canapé : l’actrice Marie Renard et Madeleine Lemaire. 

Madeleine Lemaire (1845-1928) nom d'artiste de Jeanne Magdelaine Colle, est une artiste peintre et aquarelliste française de genre académique.

Elle épouse Casimir Louis Philippe Lemaire, employé à l’Hôtel de Ville, le 10 mai 1865. Elle a de nombreux amants... Suzette Lemaire, sa fille, « devait remarquer, bien longtemps après, que Dumas-fils était le seul des amants de sa mère sur lequel elle n'eût jamais eu de doutes parce qu'elle l'appelait toujours Monsieur »

Chaque mardi, d’avril à juin, Madeleine Lemaire reçoit le Tout-Paris dans son hôtel particulier du no 31, rue de Monceau. Elle reçoit aussi bien l’aristocratie du faubourg Saint-Germain (les La Rochefoucauld, Luynes, Uzès, Haussonville, Chevigné, Greffulhe, la comtesse de Pourtalès, Boni de Castellane, la marquise de Casa Fuerte, la duchesse Grazioli, les Brissac, etc.) que de jeunes artistes et des célébrités de la scène ou de la politique. Comme Mme Verdurin, dont elle est l'un des modèles, elle a des arrêts définitifs du genre : « Je ne veux pas de ça chez moi ! » (Ghislain de Diesbach)

Son atelier transformé en salon accueille des personnalités aussi diverses que de jeunes talents qu'elle lance comme Marcel Proust (qui est invité à partir de 18927 et décrit son salon pour les lecteurs du Figaro) et Reynaldo Hahn ou des artistes au sommet de leur gloire, comme Victorien Sardou, Guy de Maupassant, Paul Bourget, Mounet-Sully, Sarah Bernhardt ou François Coppée. Des cantatrices viennent y donner des récitals privés comme Emma Calvé, Gabrielle Krauss ou Marie Van Zandt, car, comme chez Madame de Saint-Marceau, la musique est à l'honneur chez Madeleine Lemaire contrairement au salon de Madame Arman de Caillavet. Elle y invite par exemple Camille Saint-Saëns ou Jules Massenet. Des comédiens que les salons parisiens se disputent viennent obligatoirement à ses réceptions, ainsi de Lucien Guitry, Réjane, Tony, dit Marshall le grand, ou des auteurs à la mode comme Henri Rochefort, Robert de Flers, Francis de Croisset, Georges de Porto-Riche, le jeune Gaston Arman de Caillavet, le poète Robert de Montesquiou dont elle est proche...

Sa fille, Suzette Lemaire, fut également peintre.

Madeleine Lemaire est un des modèles de Mme Verdurin et Mme de Villeparisis dans A la Recherche du temps perdu de Marcel Proust (1871-1922)

 

Le Sommeil de Manon, ou - La Volupté - peinture de Madeleine Lemaire

 

Mme Straus : Geneviève Halévy (1849-1926) est une salonnière française. Elle a été mariée au compositeur Georges Bizet puis à l'avocat Émile Straus.

En octobre 1886, à la surprise générale, Geneviève Halévy se remarie avec Émile Straus (1844-1929), avocat des Rothschild dont la rumeur le donnait pour un frère illégitime. « C'était le seul moyen de m'en débarrasser », dira-t-elle pour expliquer son choix.

Disposant d'une fortune très confortable et de vastes relations, Émile Straus nourrit une profonde affection pour Jacques Bizet. Tous trois s'installent dans un vaste appartement situé en entresol no 134 boulevard Haussmann.

Marcel Proust, ami d'enfance et condisciple au lycée Condorcet de Jacques Bizet et de Daniel Halévy, y rencontre Charles Haas, futur modèle de Swann. Geneviève Straus est elle-même donnée comme l'un des modèles d'Oriane de Guermantes, pour ses réparties, et d'Odette.

Mme Straus reçoit tous les dimanches et acquiert une grande influence dans Paris. Quoique juive et roturière, elle a de nombreuses relations dans le Faubourg Saint-Germain, tout comme dans le monde des Arts et des Lettres.

 

Jacques Normand (1848-1931) est un écrivain français. Il est avocat à 21 ans, puis étudiant à l'École des chartes. En 1870, il s'engage dans les gardes mobiles (les moblots). Démobilisé, il obtient en 1875 son diplôme d'archiviste-paléographe. Il devient ensuite prosateur, romancier, poète, journaliste, auteur pour le théâtre. Sous le pseudonyme de Jacques Madeleine, il fera un rapport très critique de sa lecture de ''La Recherche …''

 

Paul Hervieu (1857-1915) est un romancier et auteur dramatique français. Proche de Proust, et de Paul Bourget... Il fréquente les salons littéraires et mondains, tels ceux de Madame de Pierrebourg, qui fut sa maîtresse, et de Madame Émile Straus, en particulier...

Le salon littéraire brillant, de la baronne Marguerite Aimery Harty de Pierrebourg permet notamment à Raymond Poincaré, Henri de Régnier, Paul Valéry, Alfred Capus, Abel Hermant, René Boylesve, Edmond Jaloux, Gérard d’Houville, Edouard Estaunié, André Gide, Gabriele D’Annunzio et Robert de Flers... de se croiser...

La baronne de Pierrebourg est pour Proust à la fois une proche amie, un écrivain admiré, et le modèle d'un des principaux personnages de Du côté de chez Swann.
Régulièrement fréquenté par Proust, le « Salon de l’avenue du bois » de Madame de Pierrebourg, fut avec celui de sa rivale Madeleine Lemaire, et ceux de Madame Strauss et de Madame Aubernon, le creuset des nombreux portraits psychologiques de la Recherche.

Dès la parution de Swann, Proust dédicace à Mme Pierrebourg un exemplaire et, apprenant son enthousiasme, requiert son aide pour l’obtention d’un prix littéraire.

Paul Hervieu et sa maîtresse sont une des sources d'inspiration du couple Charles Swann et Odette de Crécy, dont la relation amoureuse occupe une grande partie de ce premier tome de la Recherche.

Paul Hervieu rejoint l'Académie Française, en 1900. Edmond de Goncourt dit de lui : « Le petit Hervieu a une voix curieuse, c'est comme la voix lointaine d'un somnambule que son endormeur ferait parler. »

Ninette Ganderax tient aussi un salon, elle semble beaucoup plus appréciée que son mari Louis Ganderax (1855 - 1941), agrégé de Lettres, journaliste et critique de théâtre. Edmond de Goncourt le trouve « trop servile pour tout ce qui réussit » ; c'est le « pauvre mari, le gaffeur par excellence » ; il a la barbe triste : un normalien, un pion ! Et sa femme vocifère. Bref, un raseur. C'est un ami de Geneviève Straus et donc de Proust... Pourtant, Proust le fustige - dans sa correspondance - comme donneur de leçon...

Réjane (1856-1920) entretient une liaison depuis plusieurs années Paul Porel le comédien et directeur de l'Odéon, elle l'épouse en 1893.

En 1895, sa tournée en Amérique dans le rôle de Madame Sans-Gêne décuple sa notoriété et New York lui fait un triomphe. Elle est alors une « notoriété de la vie parisienne », « la plus parisienne des comédiennes ».

La_femme_au_Masque_par_Henri_Gervex_1885  

Le modèle est Marie_Renard_22ans.

 

Marcel Proust voit Réjane sur scène pour la première fois le soir de la première de Germinie Lacerteux (1888). Réjane dispute alors à Sarah Bernhardt le titre de plus grande actrice de la Belle Époque. Ces deux grandes comédiennes ont servi de modèle au personnage de la Berma auquel rêve le narrateur d'À la recherche du temps perdu. Jacques Porel, fils de Réjane, et Marcel Proust deviennent bons amis après la Grande Guerre. Réjane invite Proust à occuper un appartement dans sa maison. Le jour où Proust y emménagea, il reçoit les premières épreuves du Côté de Guermantes et ajoute certains traits de la personnalité de Réjane au personnage fictif de la Berma.

Marie Renard actrice et modèle de peintres : « cette charmante Marie Renard, prototype de la Femme au Masque, Marie Renard qui, faisant vivre sa mère, posait pour l'ensemble et persuadait à la maman crédule qu'elle posait seulement pour la tête. » Marcel Prevost, romancier

Voir les commentaires

Scènes de vie bourgeoise -1828-

Publié le par Perceval

Henry Monnier, né le 7 juin 1799 à Paris où il est mort le 3 janvier 1877, est un, caricaturiste, illustrateur, dramaturge et acteur français.

Après des études au lycée Bonaparte, il entre en juillet 1816 au ministère de la Justice pour y occuper un médiocre emploi de gratte-papier qu'il abandonne en mai 1821, ne pouvant plus supporter les tracasseries de ses supérieurs hiérarchiques. Parallèlement à cette occupation administrative, il fréquente à partir de 1819 les ateliers d'Anne-Louis Girodet et d’Antoine-Jean Gros. Il publie ses premiers portraits d'acteurs en 1821.

En 1822, il effectue son premier séjour à Londres où les techniques de lithographie en couleurs connaissent un grand développement. Après plusieurs séjours anglais, il revient en France cinq ans plus tard.

Entre 1827 et 1832, il multiplie les albums de lithographies, croquant les mœurs et physionomies de ses contemporains, de la grisette à l’employé de bureau. Il est le créateur du caricatural Monsieur Prudhomme, personnage grassouillet, conformiste, solennel et imbécile, dont Balzac dira qu’il s’impose comme « l’illustre type des bourgeois de Paris » et dont Paul Verlaine s’inspirera, dans les Poèmes saturniens, pour un poème homonyme.

Le 21 mai 1834, Monnier épouse à Bruxelles Caroline Péguchet, dite Caroline Linsel, actrice du théâtre de la Monnaie.

À partir des années 1850, il se consacre essentiellement à l’écriture et au théâtre.

Henry Monnier a servi de modèle à Balzac pour le personnage de Jean-Jacques Bixiou dans son roman Les Employés ou la Femme supérieure (1838), fonctionnaire, caricaturiste, homme de bons mots, qui revient dans de nombreux romans de La Comédie humaine.

Scènes de vie bourgeoise -1828-
Scènes de vie bourgeoise -1828-
Scènes de vie bourgeoise -1828-
Scènes de vie bourgeoise -1828-
Scènes de vie bourgeoise -1828-
Scènes de vie bourgeoise -1828-
Scènes de vie bourgeoise -1828-
Scènes de vie bourgeoise -1828-
Scènes de vie bourgeoise -1828-
Scènes de vie bourgeoise -1828-
Scènes de vie bourgeoise -1828-
Scènes de vie bourgeoise -1828-
Scènes de vie bourgeoise -1828-
Scènes de vie bourgeoise -1828-
Scènes de vie bourgeoise -1828-

Henry Monnier, a donné libre cours à sa fantaisie débridée dans des pièces que l'on peut qualifier de pornographique : comme "La Grisette et l'Etudiant". Une sorte de Scènes de la vie de Bohème pour adultes avertis... une curiosité des années 1830 ...

Attention: pour ADULTES..!

Scènes de vie bourgeoise -1828-
Scènes de vie bourgeoise -1828-
Scènes de vie bourgeoise -1828-
Scènes de vie bourgeoise -1828-
Scènes de vie bourgeoise -1828-
Scènes de vie bourgeoise -1828-
Scènes de vie bourgeoise -1828-
Scènes de vie bourgeoise -1828-
Scènes de vie bourgeoise -1828-
Scènes de vie bourgeoise -1828-
Scènes de vie bourgeoise -1828-
Scènes de vie bourgeoise -1828-
Scènes de vie bourgeoise -1828-
Scènes de vie bourgeoise -1828-
Scènes de vie bourgeoise -1828-
Scènes de vie bourgeoise -1828-
Scènes de vie bourgeoise -1828-
Scènes de vie bourgeoise -1828-
Scènes de vie bourgeoise -1828-
Scènes de vie bourgeoise -1828-
Scènes de vie bourgeoise -1828-
Scènes de vie bourgeoise -1828-

Voir les commentaires

La '' Gibson girl '' et le mariage

Publié le par Perceval

La '' Gibson girl '' et le mariage
La '' Gibson girl '' et le mariage
La '' Gibson girl '' et le mariage
La '' Gibson girl '' et le mariage
La '' Gibson girl '' et le mariage
La '' Gibson girl '' et le mariage
La '' Gibson girl '' et le mariage
La '' Gibson girl '' et le mariage
La '' Gibson girl '' et le mariage
La '' Gibson girl '' et le mariage
La '' Gibson girl '' et le mariage
La '' Gibson girl '' et le mariage
La '' Gibson girl '' et le mariage
La '' Gibson girl '' et le mariageLa '' Gibson girl '' et le mariage

Gibson, était non seulement doué pour représenter des femmes idéalisées par leur beauté et leur charme, également il a dépeint une représentation de la femme comme une figure dominante dans les rituels de la cour et du mariage. 

La 'Gibson girl ' affiche son indépendance et l'affirmation de soi dans des scènes où les prétendants ont beaucoup moins de charme. 

La '' Gibson girl '' et le mariage
La '' Gibson girl '' et le mariage
La '' Gibson girl '' et le mariage
La '' Gibson girl '' et le mariage
La '' Gibson girl '' et le mariage
La '' Gibson girl '' et le mariage
La '' Gibson girl '' et le mariage
La '' Gibson girl '' et le mariage
La '' Gibson girl '' et le mariage
La '' Gibson girl '' et le mariage
La '' Gibson girl '' et le mariage
La '' Gibson girl '' et le mariage
La '' Gibson girl '' et le mariage
La '' Gibson girl '' et le mariage
La '' Gibson girl '' et le mariage

Voir les commentaires

La '' Gibson girl '', et ses prétendants.

Publié le par Perceval

La '' Gibson girl '', et ses prétendants.
La '' Gibson girl '', et ses prétendants.
La '' Gibson girl '', et ses prétendants.
La '' Gibson girl '', et ses prétendants.
La '' Gibson girl '', et ses prétendants.
La '' Gibson girl '', et ses prétendants.
La '' Gibson girl '', et ses prétendants.

Vers 1887, Charles Dana Gibson (1867 -1944 ) représente l'idéal de la beauté américaine. Evelyn-Nesbitt-EternalQuestion.gifElle est principalement représentée au crayon ou à l'encre de Chine, et on lui donne le nom de « Gibson Girl » 

La Gibson Girl est grande, mince mais avec de la poitrine, des hanches. Elle porte un corset qui souligne ses courbes en forme de « S ». Elle a les traits fin et elle est belle.

 

La '' Gibson girl '', et ses prétendants.
La '' Gibson girl '', et ses prétendants.
La '' Gibson girl '', et ses prétendants.
La '' Gibson girl '', et ses prétendants.
La '' Gibson girl '', et ses prétendants.
La '' Gibson girl '', et ses prétendants.
La '' Gibson girl '', et ses prétendants.
La '' Gibson girl '', et ses prétendants.
La '' Gibson girl '', et ses prétendants.
La '' Gibson girl '', et ses prétendants.
La '' Gibson girl '', et ses prétendants.
La '' Gibson girl '', et ses prétendants.
La '' Gibson girl '', et ses prétendants.
La '' Gibson girl '', et ses prétendants.
La '' Gibson girl '', et ses prétendants.
La '' Gibson girl '', et ses prétendants.

Voir les commentaires

Le ''Thanks giving Day''

Publié le par Perceval

Certains tableaux paraissent énigmatiques... Le plus souvent nous n'avons pas les clefs pour comprendre la scène qui se joue.

Cette peinture de 1896 est d'une artiste américaine : Alice Barber Stephens (1858 - 1932) appelée "Thanksgiving" et qui fait référence à une fête publique aux États-Unis, elle est célébrée le quatrième jeudi de Novembre.

Thanks giving Day est un jour férié, on exprime à Dieu sa gratitude et sa reconnaissance ; mais aussi à sa famille, et à ses amis, pour leur gentillesse, leur attitude …

Selon une vieille tradition de plusieurs générations dans une même famille on se retrouve pour le repas. Chacun, exprime des mots de remerciement pour toutes les bonnes choses qui sont arrivées dans sa vie pendant cette année. Les symboles de la fête sont la dinde farcie avec du sirop de canneberge ( cranberries ) et une grande tarte à la citrouille ; plats que leurs ancêtres mangeaient déjà en 1621 lors du premier dîner en l'honneur de 'Thanksgiving'. 

Si l'ambiance est à la fête, pourquoi tous les personnages de cette histoire regardent-ils le jeune homme assis le dos tourné.. Ils semblent le faire avec reproche, irritation, presque du dédain... ?  Qui est - il? Un fils, un frère, le mari de quelqu'un? Qu'a t-il fait juste avant? 

La peintre a exprimé très clairement le conflit, en plaçant tous les personnages face à nous, sauf le jeune homme. Leurs expressions faciales semblent pointer une mauvaise attitude de l'homme. 

Cette illustration est parue dans une revue américaine "Weekly Harper" le 28 Novembre 1896, et pourrait exprimer la réprobation générale devant ce jeune homme qui refuse de participer à cette fête et peut-être même ( dans ce cas précis …) de manger de la viande …

Voir les commentaires

Des ''jeux en société'' au XIXe siècle

Publié le par Perceval

Un recueil des jeux de sociétés parait sous le nom : « Les soirées amusantes ».

Au début du 19ème siècle, ces jeux sont forts appréciés, ils se trouvent en rapport avec l’esprit de la société d’alors qui ne manque pas d’une liberté que des moralistes sévères peuvent qualifier d’excessive. Mais que sont exactement ces jeux ?

Ce sont les jeux à pénitences. Parmi eux, on trouve, le colin-maillard assis, le pont d’amour, la pendule, le berceau d’amour, le chevalier à la triste figure ; des noms assez équivoques où la pénitence se trouve être systématiquement un baiser.

Nous retrouvons également la description de ces pénitences dans un petit recueil de 1829 : '' Les amusemens du bel âge ou choix de jeux de société ''.

Le baiser à la capucine consiste à embrasser un partenaire en lui tournant le dos et en lui tenant les mains.

Le baiser deviné (discerner qui  embrasse alors que les yeux sont clos), baiser son ombre (une jeune femme se place entre un mur et une lumière afin d'embrasser son ombre alors qu'un jeune homme essaie de se placer entre), le baiser le dessous du chandelier (un jeu de baisers qui implique des chandeliers)

Le baiser à la capucine (embrasser un partenaire en lui tournant le dos et en lui tenant les mains : voir photographies)

Le baiser à la religieuse (s'embrasser à travers les barreaux d'une chaise) etc...

Des ''jeux en société'' au XIXe siècle
Des ''jeux en société'' au XIXe siècle
Des ''jeux en société'' au XIXe siècle
Des ''jeux en société'' au XIXe siècle
Des ''jeux en société'' au XIXe siècle
Des ''jeux en société'' au XIXe siècle
Des ''jeux en société'' au XIXe siècle

Voir les commentaires

Des ''jeux en société'' en 1900

Publié le par Perceval

N'oublions pas, qu'au début du XIXe siècle le domaine des jeux est affaire d’adultes, on joue en bonne société avec peu d’accessoires … et ce n’est qu’à partir du milieu du siècle que les jeux de cartonnage apparaissent, et que l’on s’intéresse à l’enfant qu’il faut éduquer.

Sur ces cartes postales, plus exactement, sont représentés des ''gages'' ou punitions : l'Encyclopédie des jeux de Moulidars (1888) en recensent quelques uns, et les décrivent de manière que le paiement des gages soit, en quelque sorte, une agréable continuation de la partie du jeu lui-même …

Le Baiser de lièvre:

Il faut pour cela un petit cordon d’une vingtaine de centimètres avec un nœud au centre, les deux perdants mettent entre leurs dents le ruban et le premier qui saisi le nœud avec les lèvres embrasse l’autre et est déclaré plus aimant que l’autre.

Le Baiser à la religieuse :

Là, on a besoin d’une chaise et d’une image, pour l’expliquer.

 
  

 

Cartes illustrées de Gaston Noury
Cartes illustrées de Gaston Noury
Cartes illustrées de Gaston Noury
Cartes illustrées de Gaston Noury
Cartes illustrées de Gaston Noury
Cartes illustrées de Gaston Noury
Cartes illustrées de Gaston Noury

Cartes illustrées de Gaston Noury

Voir les commentaires

Le pantalon caché des femmes

Publié le par Perceval

Le pantalon caché des femmes

En 1900, le pantalon de lingerie, participe au jeu érotique, en ce qu'il bouscule deux tabous :

* celui de la culotte : dans son sens premier, un vêtement d’homme. Sorte de pantacourt, elle est portée par ces messieurs de la haute société pendant l’Ancien Régime. En 1909, suite à un décret révolutionnaire, une circulaire autorise les femmes à porter le pantalon seulement pour faire du vélo et du cheval, et uniquement sur autorisation Préfectorale.

** Tabou du sous-vêtement, donc caché... La bienséance voulait que les femmes vertueuses de l’époque ne portent pas de culottes à partir de leur 14 ans. Avant cela, les petites filles étaient autorisées à porter une sorte de panty bouffant en coton.

La culotte, est, pour ces dames, réservée aux vieilles femmes, aux malades et aux servantes lorsqu’elles font les carreaux, mais aussi aux femmes dites « aux moeurs légères ».

Du Moyen Âge jusqu’au XIXème siècle ; les seuls sous-vêtements féminins étaient une espèce de chemise de soie ou de toile (cela dépendait de la richesse de la porteuse) et parfois un jupon supplémentaire par-dessus (plus les 45 jupons habituels, la base).

Au cours du XIX°siècle que "le pantalon de lingerie" commence à être porté comme sous vêtement. D'abord exclusivement porté par les petites filles (il dépasse ingénument de leurs robes !), il sera peu à peu adopté par les femmes. Soumises à l'influence des hygiénistes, les parisiennes seront les premières à les adopter.

Avec l'arrivée de la crinoline (4 800 000 crinolines métalliques seront vendues en France entre 1858 et 1864), la culotte s'impose comme une obligation. En effet, chaque femme s'asseyant dans ces paniers de métal, renversait sa robe et laissait voir l'intégralité de ses jambes et plus...

Il y en a pour tous les goûts...
Il y en a pour tous les goûts...
Il y en a pour tous les goûts...
Il y en a pour tous les goûts...
Il y en a pour tous les goûts...
Il y en a pour tous les goûts...
Il y en a pour tous les goûts...
Il y en a pour tous les goûts...

Il y en a pour tous les goûts...

Voir les commentaires

1 2 3 > >>