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Articles avec #muse - egerie - modele ..etc tag

Analyse de l'idée de la Femme, dans Perceval -3/6-

Publié le par Perceval

Un autre personnage féminin qui est complètement déshumanisé est la demoiselle hideuse qui apparaît sur une mule à la cour du roi Arthur pour insulter Perceval. Son corps est tout morcelé et chaque partie appartient à un animal différent. La demoiselle hideuse est celle qui castre Perceval publiquement devant toute la cour du roi Arthur en lui disant que plusieurs personnes vont souffrir à cause de son imprudence (v.4578-4583).

Quentin-Metsys--un-peintre-flamand-du-XVeme-XVIeme-siecl.jpg
Quentin Metsys, un peintre flamand du XVème-XVIème siècle:  vieille-femme-grotesque

Sa parole met en question la valeur chevaleresque de Perceval devant tous les chevaliers de la cour. La demoiselle hideuse est aussi celle qui le force à définir son identité comme homme viril. C'est à cause d'elle alors que Perceval va finalement trouver la signification du Nom-du Père, c’est-à-dire, la valeur du nom de famille et de ce que celui-ci représente pour le seul fils mâle. Étant le seul homme dans la famille, le poids d’honorer le Nom-du-Père lui tombe directement sur les épaules. Or Perceval va seulement découvrir la vraie signification de son nom au moment où il arrivera chez l'oncle ermite, après cinq ans d'errance.

Selon Lacan "c'est par identification au père que la virilité est assumée"  et alors, c'est en découvrant la valeur de Dieu, père symbolique, que Perceval devient un sujet indépendant et un héros accompli dans le texte. La femme n'est qu'une apparition épisodique dans le texte pour donner lieu à l'émergence du sujet masculin.

Mais examinons pour un moment la représentation du corps de la demoiselle hideuse :

      Ses yeux formaient deux creux,

pas plus gros que des yeux de rat,
son nez tenait du singe ou du chat,
et ses lèvres, de l'âne ou du boeuf...
elle avait de la barbe comme un bouc...
du côté de l'échine, elle ressemblait à une crosse.

Sorciere.jpgDans le portrait de la demoiselle hideuse il ne s'agit pas du portrait d'un être humain mais d'une créature maléfique qui a comme fonction d’apporter le malheur au chevalier. Le portrait de la demoiselle hideuse correspond à la représentation fidèle de la laideur idéale... Puisque l'aspect physique est la réflexion de la personnalité du personnage médiéval, la laideur de la demoiselle hideuse représente sa méchanceté. Il ne faut pas oublier quand-même que c'est toujours le désir masculin qui construit le portrait féminin. C'est l'artiste masculin qui choisit les animaux auxquels il veut comparer la demoiselle. Beaucoup de ces animaux sont associés au diabolique, et donc, elle est dévalorisée à travers le regard masculin.

A suivre ( Gauvain ...)

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Les dames dans les "Pulp Fiction" -1/6-

Publié le par Perceval

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Avertissement :

 Cet été je passe mes congés avec des « bad girls »... Je remonte le temps, et je me plante devant le kiosque à journaux recouvert de « pulp fiction »... Je les choisis selon la couverture, j'en prends un lot, et cherche un coin tranquille dans un coffee lounge , pour lire, mais aussi observer ...Pulp_Comics_Newsstand_1940s_Sm.jpg

 Je baisse les yeux, pour parcourir la féerie d'un monde imaginé par un autre, mais selon des codes reconnus et qui jouent avec ses propres phantasmes à la façon d'un jeu de rôle... La vraie vie, ici, n'a pas lieu d'être, et la culpabilité n'a pas prise... Si je remonte mon regard vers la « vraie vie », je vois des femmes, des hommes qui jouent d'autres règles ; mais surtout je reconnais la complexité de chaque personne, avec sa dignité singulière et commune à tous...

Je vous dis cela, pour en arriver, à l'image de la femme, développée au travers de multiples scénarios ( les plus fous...), de ces « pulp » magazines... S'ils ne représentent en rien «  la vraie vie », il n'influencent en rien, mon comportement envers une personne de chair et d'esprit. Je tiens à rassurer la lectrice de ces articles ….

kittyfoylelifemagazine1940.jpg This-is-a-moody--noirish-nighttime-view-of-a-Googie-style-B.jpg
1940 a Googie-style Biff’s Coffee Shop in Los Angeles, 1950

 Non seulement tout ceci n'est que de la fiction, mais il relève du genre Pulp, qui tire son nom des magasines à bas prix, faits à base de « wood pulp » papier bon marché, que l’on pouvait acheter des années 20 aux années 50.Pulp-femme-crime-juil-1954.jpg

Aventure, Héroïsme , Exotisme et érotisme étaient les maîtres mots de ces magasine, et cela à toutes les sauces…. Superheros, Détectives, Explorateurs ...

Il y avait de quoi émoustiller le mâle commun avec de l'action, de la violence et des femmes...

Côté homme, on peut croiser :

L'homme en noir maître dans l’art de l’hypnose, ancien aviateur professionnel. Ils croisent des cadavres, des femmes fatales et des espions...

Le playboy d'avant la Grande guerre, aviateur pendant, détective après. Réel aventurier il sait maîtriser toutes les techniques de filature, de déguisement pour résoudre les affaires que la police ne saurait élucider.

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« Pulp Fiction » est aussi, ce réjouissant film de Tarantino, PALME D’OR, Cannes 1994...

Difficile de résumer Pulp fiction tant le film tient autant sur les savoureux dialogues que sur l’histoire proprement dite. 

 

 

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Les jambes des femmes

Publié le par Perceval

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The graduate avec Dustin Hoffman 1965

Les hommes ont beaucoup de chance... grâce aux femmes; grâce aux jambes des femmes. Elles n'ont l'air de rien, et furtivement attirent le regard... Coquines ou sages...

Et, ce n'est pas d'aujourd'hui.

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art rupestre dans la vallée de la rivière Swith dans le sud du Drakensberg Aphrodite, à Pompeii

Sur ce thème, restons rétro... De belles photos, connues, et qui le resteront.

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Elmer Batters  (1919-1997)  

 

Dans "L'homme qui aimait les femmes", de Francois Truffaut: " Les jambes des femmes sont des compas qui arpentent le globe terrestre en tous sens, lui donnant son équilibre et son harmonie.

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Le photographe Wermer Bokelberg est né en 1937 à Brême, en Allemagne Années 60-70

Wermer-Bokelberg--1937--Stern-Magazine--Scanned-from-PHOTO-.jpg

Tes nobles jambes, sous les volants qu'elles chassent, 
Tourmentent les désirs obscurs et les agacent, 
Comme deux sorcières qui font 
Tourner un philtre noir dans un vase profond.

Charles Beaudelaire, Les fleurs du Mal

 

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Les sœurs Nesle « favorites » du Roi Louis XV -1/2-

Publié le par Perceval

L'histoire des cinq soeurs de Nesle, n'est pas ordinaire... Tour à tour ( sauf une ...), entre 1733 et 1744, ces descendantes du cardinal Mazarin devinrent les premières maîtresses de Louis XV.

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Carle Vanloo  Les grâces, Salon de 1765

Mme de Pompadour avait-elle été prévenue de l'identification des 3 Grâces de Vanloo aux trois 

maîtresses qui régnèrent officiellement sur le cœur du roi entre 1732 et 1745, c'est-à-dire Louise Julie de Nesle, Comtesse de Mailly (1732-1739),Pauline 
Félicité de Nesle, Comtesse de Vintimille (1739-1742), Marie Anne de Nesle, Marquise de la Tournelle, Duchesse de Chateauroux (1742-1745)... Lorsqu’elle lâcha son « Çà ! Des grâces ! » ? 

Louise Julie de Mailly-Nesle (1710-1751), comtesse de Mailly,

Pauline Félicité de Mailly-Nesle (1712-1741), comtesse de Vintimille,

Diane Adélaïde de Mailly-Nesle (1713-1760), duchesse de Lauraguais 

Hortense-Félicité de Mailly (1715-1799), marquise de Flavacourt,

Marie-Anne de Mailly-Nesle (1717-1744), marquise de La Tournelle, duchesse de Châteauroux.

 

le-roi-louis-XV-se-meurt-a-Metz-1744-detail.jpg
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le 8 août 1744, le roi – parti en guerre contre l'Autriche - tombe malade à Metz. On le croit à l'article de la mort. Pressé par le clergé qui l'entoure, et lui assure l'enfer s'il ne reçoit pas l'absolution , il promet de renoncer à sa maîtresse Marie Anne et de faire construire une église (le futur Panthéon) si Dieu lui prête vie.

Deux années auparavant, en novembre 1742, Marie-Anne accepte de devenir sa favorite s' il consent à renvoyer Louise de Mailly – sa sœur ainée - et elle, à la faire duchesse. Marie-Anne est ainsi, titrée duchesse de Châteauroux.

On pense que le roi va mourir , il reçoit les derniers sacrements et l'extrême-onction .

Il se rétablit ... et Marie- Anne est rappelée auprès du roi .

Depuis l'arrivée de sa dernière soeur Marie-Anne, Louise perd son amant royal.  Cette jeune veuve, dotée d'un physique avantageux apparaît en effet comme la petite peste de la famille.

Louise quitte Versailles, et se réfugie dans un couvent où elle meurt à 41 ans, la nouvelle maîtresse ne cesse de se mêler de politique et impose au roi ses ministres. Elle devient rapidement très impopulaire et fait rare, elle suit même le roi au front.

Louis XV échappe à la mort, on le surnomme "le Bien-Aimé", mais en dépit des promesses il renoue avec sa chère et tendre Marie-Anne. Cependant elle ne profite pas de ce retour car elle meurt peu de temps après, le 8 décembre 1744, à l'âge de 27 ans , sa mort est suspecte et on pense qu'elle à été empoisonnée...

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Halte de chasse de Carle VANLOO 1737 

Ce tableau galant, au cadre inspiré des paysagistes flamands du XVIIe siècle, a été peint pour la salle à manger des petits appartements de Louis XV à Fontainebleau. La légende voudrait y reconnaître le roi, entouré des trois soeurs de Nesle, qui furent ses maîtresses

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Louise Julie de Nesle, Comtesse_de_Mailly par Alexis_Grimou

 

Veuf de sa favorite, le roi cherche aussitôt à la remplacer. Justement, il y a une cinquième soeur Mailly, la plus belle de toutes : Hortense-Félicité. Ce serait trop bête de rater le grand chelem. Louis XV lui fait des avances, persuadé qu'on ne repousse pas un roi. C'est compter sans le mari, le marquis de Flavacourt. Habituellement, c'est un honneur pour un époux de partager sa couche avec le roi. C'est aussi la promesse de richesses. Mais le marquis est très amoureux de sa femme. L'imbécile. Il menace de la tuer si elle "devient putain" comme ses soeurs. Louis XV doit s'incliner. Il n'aura pas la cinquième soeur Mailly. Bientôt, il se consolera dans les bras de Jeanne Le Normant d'Étiolles, née Poisson. La marquise de Pompadour !

 

En 1729, Louise de Mailly a 19 ans, Mariée depuis trois ans, quand elle entre au service de la reine Marie Leszczynska comme dame d’honneur.

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Le roi Louis XV, jeune 

La reine est de sept ans l'aînée du roi. Sans être une "belle femme", selon les canons esthétiques de l'époque, elle séduit rapidement le jeune roi ( il a 15 ans) qui en tombe amoureux, au point que celui-ci prétendit "l'honorer" à sept reprises lors de la nuit de noce. Marie donne dix enfants au royaume de France. Mais ses grossesses à répétition la fatiguent énormément et l'amènent peu à peu à refuser au roi l'accès à sa couche (1738). Petit à petit, Louis XV délaisse cette reine qui vieillit mal et dont la légendaire gourmandise la rend replète et victime d'indigestions récurrentes.

Le roi s'affiche alors publiquement avec Louise, sa maîtresse, cette liaison est née en 1733, avec la complicité du Cardinal de Fleury, qui souhaitait sortir le roi de son ennui..

La comtesse de Mailly introduit bientôt à Versailles sa sœur Pauline, qui vient de finir son éducation au couvent. Pauline est aussi vive, insolente et charmante que sa sœur aînée est réservée, timide et sans grande beauté.  

 

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Univers Steampunk -4/4-

Publié le par Perceval

Galerie Steampunk: Mode

 M steampunk sketches a by david nakayama  M steampunk design par Nola
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M Un appartement Steampunk à New-York

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 M Steampunk-fashion-8  M Steampunk vehicle
 M The Adventures of Victoria Clarke  M Steampunk-fashion-9


Univers steampunk -3/4-

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Univers steampunk -3/4- - Galerie steampunk: Tiffanie Uldry - la clef d'argent…
Univers steampunk -1/3-

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Univers steampunk -1/3- - Peut-être ne connaissez-vous pas le « steampunk »… ? …
Univers steampunk -2/3-

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Univers steampunk -2/3- - Pour parler du steampunk, il faut d'abord parler un peu de ses origines, il trouve ses racines au début des années 80 et est à la base un…

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Les fées, ça n'existe pas ! -1/3-

Publié le par Perceval

Comment « croire » aux fées dans un monde dont le système de référence, rationaliste, ne leur permet pas d'exister ?
 
« Croire », c'est s’écarter de critères qui relèvent de la raison, des sens : voir, toucher, raisonner, expérimenter... tout ce qui appartient à des activités humaines dans un système qui ne tient compte que de ce qui est matériel, humain et dans le cadre de ses connaissances actuelles ...etc.
Dans ce système, beaucoup de choses sont à écarter, en particulier la transcendance, la relation au sacré … et sans doute, la compréhension des mythes, et des contes traditionnels...
 
Au Moyen-âge, les enfants ne sont pas les seuls à « croire » aux fées. « Croire », c'est alors : prendre au sérieux, reconnaître l'influence, la prégnance, d'un ensemble de faits, d'êtres, sur lesquels il n'est pas aisé de mettre des mots pour en partager l'expérience. La convention partagée, est d'en parler au travers d'histoires ( contes, légendes, mythes …).
Dans un univers mental, aujourd'hui entièrement étranger au nôtre, la question posée par ces figures « fantastiques et ambiguës », est moins celle de leur « existence » que celle de leur signification....
Si elles signifient quelque chose, n'est-il pas absurde de nier leur « existence »... ?
Il est d'ailleurs intéressant de constater la place qu'attribue la religion chrétienne, à ces figures païennes … ! Elle ne leur dénie pas une réalité surnaturelle, mais elle modifie leur interprétation. A côté d'un surnaturel orthodoxe ( les miracles, les pièges du démon, …), il existe un surnaturel problématique dont font partie les fées ….
 
Exemple :
A la fin du XIIe s., Marie de France dit recueillir dans ses lais des contes bretons qu'elle fait remonter à un passé mythique.
Dans le lai d'Yonec, une jeune femme a été mariée contre son gré à un vieillard jaloux qui la tient en prison. Un jour de printemps, elle évoque d'antiques croyances selon lesquelles, autrefois, «  les chevaliers trouvaient les femmes de leurs rêves, nobles et belles, et les dames trouvaient des amants, preux et vaillants, sans encourir le moindre blâme, car elles étaient les seules à les voir ». Elle supplie Dieu de lui envoyer un de ces amants merveilleux, et Dieu, compatissant, exauce son vœu. Un grand oiseau vole jusqu'à sa fenêtre et, dans sa chambre, se transforme en un beau chevalier qui sollicite son amour. La dame, d'abord terrorisée, consent à l'aimer, s'il est bon chrétien. Aussitôt dit, aussitôt fait : le chevalier-oiseau se métamorphose pour revêtir l’apparence de la dame et recevoir la communion à sa place : celle-ci, rassurée se donne à lui. On reconnaît ici une version du conte de l'Oiseau bleu. Mais l'originalité du récit de Marie de France réside dans cette réaction de la dame, qui n'est nullement rebutée par la nature animale de son soupirant mais craint par-dessus tout de tomber dans un piège du démon : il suffit au chevalier-oiseau de prouver qu'il est bon chrétien pour vaincre sa réticence.
 
La fée Viviane et Merlin par G Doré
Au Moyen-âge, le surnaturel apparaît :
- Avec Dieu, et son intervention : le miracle...
- Avec la magie, le surnaturel satanique et la sorcellerie...
- Avec ce qui regroupe toutes les « merveilles » : le merveilleux ( de miror = s'étonner ) et ses êtres fantastiques ( fées, lutins, ogres, monstres…) . Cela suscite d'ailleurs une certaine incompréhension, et donc une inquiétude … L'interrogation porte sur l'interprétation de la merveille …. L'interrogation ne porte pas sur la réalité de la merveille, que nul ne met en doute, mais sur son sens : à quel registre de la transcendance relier le phénomène ? Où situer les fées qui n’appartiennent ni à Dieu ni au diable ?
 
ps: L'Oiseau bleu est un conte de fées français en prose de Marie-Catherine d'Aulnoy, publié en 1697 et racontant l'histoire d'amour de la princesse Florine et du roi Charmant, transformé en oiseau bleu. Ce conte est contemporain des contes de Perrault.
 
Sources : Laurence Harf-Lancner, Le Monde des fées dans l’Occident médiéval, Paris, Hachette (« Littératures »), 2003

 

 

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Avedon et Dovima -3/3-

Publié le par Perceval

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Grand modèle chez Vogue, Dorothy Virginia Margaret Juba, plus connue comme Dovima, était un modèle américain des années 1950.
Une des des photographies de Richard Avedon qui l'ont conduite à la célébrité, est celle avec une robe Dior et des éléphants.

Dovima Harper's Bazaar, August 1957 part-of-an-editorial-phEn 1949, elle est employée dans un magasin de bonbons. En quittant le fast-food à Manhattan, l'éditeur de Vogue s'approche d'elle et lui demande si elle a déjà travaillé comme modèle photo. Il linvite à une séance photo et le lendemain elle pose pour le célèbre photographe Irving Penn. Après une année, elle est le modèle le mieux payé de l'agence.
Dovima dans les années 1950 a travaillé avec de nombreux photographes de renom et est apparu sur la couverture de grands magazines de mode.
Elle vit une relation étroite avec Richard Avedon, qui l'immortalise entre deux éléphants du Cirque d'Hiver en Août 1955. Le costume noir qu'elle porte sur la photographie est la première robe de soirée conçue par Yves Saint Laurent chez Christian Dior . 
Représentant la « femme idéale » des années 1950, « sophistiquée », elle reste, avec Suzy Parker et Dorian Leigh, une des trois icônes de l’industrie de la mode à cette époque et également l'une des mieux payée.

Dovima for Harper's Bazaar, 1955 Richard AvedonÀ trente-cinq ans, elle quitte le métier, alors que les mannequins sophistiqués sont passés de mode...  « Je ne voulais pas attendre,  jusqu'à ce que la caméra devienne cruelle » dira t-elle. Elle obtient alors quelques petits rôle, principalement dans des séries télévisées. Elle prend sa retraite en 1975 à Fort Lauderdale, et termine sa vie comme serveuse dans le restaurant Two Guys Pizzeria de la ville. Mariée trois fois, elle meurt d'un cancer, le 3 mai 1990, à soixante-deux ans, à Fort Lauderdale, en Floride. Après sa mort, Richard Avedon a dit: " Elle fut la dernière des beautés aristocratiques, élégantes ... "

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 Dovima in Balenciaga by Richard Avedon  Salvador Dalí et Dovima, New York, Janvier 1963

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Avedon, for Harper's Bazaar -1/2-

Publié le par Perceval

Richard Avedon (1923 - 2004) a contribué à donner à l'Amérique, son image ...  Il est né à New York de parents juifs russes et a commencé la photographie en 1942. Remarqué par Alexey Brodovitch, directeur artistique de Harper Bazaar. Il a photographié d'innombrables célébrités long de sa carrière et a pris quelques photos qui ont marqué la photographie de mode.

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Avedon a été recruté, comme photographe pour Harper Bazaar en 1945 peu de temps après son service militaire. Avedon, s'est imposé comme une nouvelle voix importante dans la photographie de mode, par son enthousiasme, son inventivité et son instinct visuel ...  Avedon a souvent créé ses images en extérieur, en posant ses modèles dans les rues, les cafés et les casinos. Influencé par le photographe hongrois Martin Munkacsi, il a rejeté les poses statiques classiques et a photographié les modèles en mouvement...

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Carmen Dell'Orefice par Richard Avedon pour Harper's Bazaar 1957 Carmen Dell'Orefice par Richard Avedon pour Harper's Bazaar 1957

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Carmen Dell'Orefice par Richard Avedon pour Harper's Bazaar 1957 Carmen Dell'Orefice par Richard Avedon pour Harper's Bazaar 1957
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Carmen Dell'Orefice par Richard Avedon pour Harper Bazaar 1957 Harper's Bazaar, 1957 - Richard Avedon - Model Carmen Dell'Orefice




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Portraits mondains - Madeleine de Montgomery par Beltrán Masses

Publié le par Perceval

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 Federico Beltrán Masses. La Condesa de Montgomery, Mme Bonnardel , 1934

 

Madeleine de Montgomery est née dans une famille noble, le 7 Février 1899. Elle est la fille du comte de Montgomery et de Marthe Doublet de Saint Lambert (1871-1952), et petite-fille du comte Alfred de Montgomery (1810-1891)

Elle est « fortunée » et possède son propre avion, un Morane-Saulnier, avec lequel elle est représentée sur une photographie célèbre publié dans Le Figaro en mai 1935.

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Mariée avec Jean Bonnardel, Madeleine de Montgomery - appelée par ses amis : Minou - posséde une propriété en Normandie, le Château de Saint-Aubin. Elle y invite les couples, mais séparément. Elle accueille les maris sans leurs femmes, mais avec d'autres femmes dont les maris seront invités la fois suivante … Simone Maurois supportait mal, que son mari André Maurois, puisse ainsi fréquenter d'autres femmes... Invitée à son tour ( sans Maurois), elle répond: «  Je ne veux pas aller à la Minouterie »

Minou tient aussi un légendaire « salon » (rouge et blanc) dans son splendide appartement neuf à 77, avenue Malakoff. Svelte, élégante et très nerveuse, avec des cheveux blonds et des yeux bleu-vert de cendres, sa beauté et sa personnalité font de son salon l'un des plus populaires de Paris dans les années 1930.

Amante de Jean Prouvost ( le patron de presse), la contesse de Montgomery est une femme du monde consciente de la lourde responsabilité qui pèse sur elle à ce titre : «  C'est très éprouvant d'avoir tous les soirs un dîner, mais aucune femme seule, si haut placée soit-elle, ne peut se permettre d'être mal élevée au point de n'accepter que les dîners intéressants. ». Minou est belle. Pierre Lazareff la voit en « Diane chasseresse aux attaches fines et nerveuses, avce ses cheveux cendrés, ses yeux d'aigue-marine et ses longues mains fines qui accentuaient chacune de ses phrases comme autant de point d'exclamation, elle inspirait par sa seule présence d'interminables tournois d'idées et d'éloquence ».

Madeleine de Montgomery devient la première directrice du tout nouveau « Marie-Claire » (1937) lancé par Jean Prouvost.

En 1946, Minou épouse le général Antoine Béthouart (1889-1982), Compagnon de la Libération, il est une figure de proue dans le commandement militaire français libre au cours de la Seconde Guerre mondiale.

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Portraits mondains - laure hayman ( 1851-1932 ) - julius leblanc stewart

Portraits mondains - laure hayman ( 1851-1932 ) - julius leblanc stewart

- Laure Hayman ( 1851-1932 ) - Julius Leblanc Stewart - Julius Leblanc Stewart: Portrait de Laure Hayman 1882 Odette de Grécy, est un personnage…

 

Portraits mondains - madame saint-georges - william orpen 1912

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- Madame Saint-Georges - William Orpen 1912 - William Orpen, Madame Saint-Georges, 1912. Madame Saint-George était la fille du banquier George Fisher.…

 

Portraits mondains - pauline de metternich - franz xavier winterhalter, 1860

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portraits mondains - Pauline de Metternich - Franz Xavier Winterhalter, 1860 - Franz Xavier Winterhalter, Princesse Pauline de Metternich, 1860. Pauline Sandor-Metternich,…

 

Portraits mondains - elinor glyn philip par alexius de laszlo 1914

Portraits mondains - elinor glyn philip par alexius de laszlo 1914

- Elinor Glyn Philip par Alexius de Laszlo 1914 - Elinor Glyn peinte par Philip Alexius de Laszlo en 1914 ***** Cette peinture ci-dessus a été…

 

Portraits mondains - madame x ( madame gautreau ) - john singer sargent 1884

Portraits mondains - madame x ( madame gautreau ) - john singer sargent 1884

- Madame x ( Madame Gautreau ) - John Singer Sargent 1884 - John Singer Sargent, Madame x ( Madame Gautreau ) 1884 …

 

Portraits mondains - genevieve lantelme - giovanni boldini 1907

Portraits mondains - genevieve lantelme - giovanni boldini 1907

- Genevieve Lantelme - Giovanni Boldini 1907 - Visiter les portraits mondains de ce début du XXème siècle, n'exprime pas de ma part une nostalgie de ce « grand monde…

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La Dame et le Graal. -3/3-

Publié le par Perceval

La femme ( dans l'idéalité de sa féminitude ...)  'porte' en elle-même quelque chose de la vérité du Graal, mais elle a besoin de l'homme ( dans l'idéalité de sa masculinité...) pour que ce soit pleinement révélé à l'extérieur.King-Arthur-asks-the-lade-of-the-lake-for-the-sword-excalib.jpg

Ce sont toujours des femmes qui finissent par guider les chevaliers vers le lieu où se trouve le Graal. Et le chevalier ( Perceval, en particulier)  doit absolument gagner l'amour de cette femme unique pour atteindre le château du Graal, le temple du Graal qui représente la totalité des choses.


      « Le Graal évoque aussi les fontaines, les entrées souterraines, les grottes rapportées en dernière analyse à la vulve de la grande déesse primitive, dispensatrice de tous les biens, de tout ce qui est à la fois nourricier, chaud, intime, doux, accueillant.. » Georges Bertin ( la pierre et le Graal).

Barjavel, dans son Merlin, imagine que le contenu du Graal doit ressembler aux formes féminines de Viviane : « Tes seins sont sources et fontaines, sources de joie et fontaine de vie... Si je suis un jour admis à regarder dans le Graal, c'est certainement eux que j'y verrai. Ils sont la double perfection du monde, ils expliquent les mouvements et les formes, et éclairent les mystères » René Barjavel, l'Enchateur.

Barjavel fait remonter le Graal à Eve, qui faite de glaise ( celle du Jardin, qui a façonné le premier homme …) recueille le sang d'Adam, l'utilise comme écuelle et l'emporte hors du jardin …

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Le Graal, servira aussi à Jésus, à Cana... Il est intimement lié à la différenciation sexuelle... La femme a fait le Graal. On pourrait s'interroger si la femme ne serait pas la seule à accéder à la relique ? ( Marie de Magdala?).

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La quête médiévale laisse peu de place à la femme. La dame courtoise est en général une entrave à la vie du chevalier; la littérature – sous l'influence de l'Eglise - préférera très vite dresser le portrait de la femme tentatrice qui conduit au péché.

La-tentation-de-Sir-Percival--par-Arthur-Hacker.jpgC'est à cause de Guenièvre que Lancelot est conduit à trahir Arthur, ce qui mène à la perte et à la stérilité du royaume et donc, à la fin de la quête du Saint-Graal.

Ainsi, le Graal dans la littérature arthurienne, suscite un désir qui vient presque occulter toutes les aspirations courtoises de l’époque. Les chevaliers qui partent à sa recherche se trouvent confrontés à un choix impossible, à savoir aimer leur dame ou adorer le Graal, celui-ci excluant peu à peu l’appartenance de corps et d’âme à une femme.

Le Graal devient ainsi le rival de la femme, et lui devient un gage de leur sécurité: sans lui le monde deviendrait violent, et les dames seraient bafouées... Par contre, il faut se méfier, des demoiselles étranges qui se dressent sur la route des chevaliers pour les provoquer... Le Graal, ainsi animerait un désir suprême qui se doit d’étouffer tous les autres désirs, celui de la dame avant toute chose; pourtant, malgré cette condition impérieuse, Lancelot préférera Guenièvre au Graal, et c’est là une transgression magnifique que nous offre la littérature médiévale.Sir-Galahad-et-l-ange--par-Sir-Joseph-Noel-Paton-fond-noir.jpg

 


Perceval, s'il est l'élu d’une demoiselle nommée Blanchefleur - dans Le Conte du Graal -, un amour qu’il aurait pu étouffer, mais qu’il finira par faire éclore; ne pourra pas devenir « l'élu du Graal ».


Ce sera un chevalier vierge, Galaad ( Galahad) fils de Lancelot, qui seul pourra communier au Graal...

 

Lorsque Galaad se penche pour contempler le Graal, il dit: "Tout m'est révélé, je n'ai plus besoin de vivre". Et il meurt, parce qu'il a vu la vérité absolu. Les autres se sont contentés de regarder de loin le Graal.

 

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