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Articles avec #muse - egerie - modele ..etc tag

Univers Steampunk -4/4-

Publié le par Perceval

Galerie Steampunk: Mode

 M steampunk sketches a by david nakayama  M steampunk design par Nola
 M steampunk family 1  M Steampunk-fashion-24

M Un appartement Steampunk à New-York

 M appartement steampunk 2  M appartement steampunk 3
 M appartement steampunk 4  M appartement steampunk 6

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 M Steampulp 2  M Steampulp couple
 M Steampunk Couple  M Steampulp skirt

M steampunk fr3

 M Steampunk Computer case 8' tall, with lights  M Steampunk-fashion-10
 M steam-punk-outfit-20  M Steampunk pacemaker

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 M Steampunk-fashion-8  M Steampunk vehicle
 M The Adventures of Victoria Clarke  M Steampunk-fashion-9


Univers steampunk -3/4-

Univers steampunk -3/4-

Univers steampunk -3/4- - Galerie steampunk: Tiffanie Uldry - la clef d'argent…
Univers steampunk -1/3-

Univers steampunk -1/3-

Univers steampunk -1/3- - Peut-être ne connaissez-vous pas le « steampunk »… ? …
Univers steampunk -2/3-

Univers steampunk -2/3-

Univers steampunk -2/3- - Pour parler du steampunk, il faut d'abord parler un peu de ses origines, il trouve ses racines au début des années 80 et est à la base un…

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Les fées, ça n'existe pas ! -1/3-

Publié le par Perceval

Comment « croire » aux fées dans un monde dont le système de référence, rationaliste, ne leur permet pas d'exister ?
 
« Croire », c'est s’écarter de critères qui relèvent de la raison, des sens : voir, toucher, raisonner, expérimenter... tout ce qui appartient à des activités humaines dans un système qui ne tient compte que de ce qui est matériel, humain et dans le cadre de ses connaissances actuelles ...etc.
Dans ce système, beaucoup de choses sont à écarter, en particulier la transcendance, la relation au sacré … et sans doute, la compréhension des mythes, et des contes traditionnels...
 
Au Moyen-âge, les enfants ne sont pas les seuls à « croire » aux fées. « Croire », c'est alors : prendre au sérieux, reconnaître l'influence, la prégnance, d'un ensemble de faits, d'êtres, sur lesquels il n'est pas aisé de mettre des mots pour en partager l'expérience. La convention partagée, est d'en parler au travers d'histoires ( contes, légendes, mythes …).
Dans un univers mental, aujourd'hui entièrement étranger au nôtre, la question posée par ces figures « fantastiques et ambiguës », est moins celle de leur « existence » que celle de leur signification....
Si elles signifient quelque chose, n'est-il pas absurde de nier leur « existence »... ?
Il est d'ailleurs intéressant de constater la place qu'attribue la religion chrétienne, à ces figures païennes … ! Elle ne leur dénie pas une réalité surnaturelle, mais elle modifie leur interprétation. A côté d'un surnaturel orthodoxe ( les miracles, les pièges du démon, …), il existe un surnaturel problématique dont font partie les fées ….
 
Exemple :
A la fin du XIIe s., Marie de France dit recueillir dans ses lais des contes bretons qu'elle fait remonter à un passé mythique.
Dans le lai d'Yonec, une jeune femme a été mariée contre son gré à un vieillard jaloux qui la tient en prison. Un jour de printemps, elle évoque d'antiques croyances selon lesquelles, autrefois, «  les chevaliers trouvaient les femmes de leurs rêves, nobles et belles, et les dames trouvaient des amants, preux et vaillants, sans encourir le moindre blâme, car elles étaient les seules à les voir ». Elle supplie Dieu de lui envoyer un de ces amants merveilleux, et Dieu, compatissant, exauce son vœu. Un grand oiseau vole jusqu'à sa fenêtre et, dans sa chambre, se transforme en un beau chevalier qui sollicite son amour. La dame, d'abord terrorisée, consent à l'aimer, s'il est bon chrétien. Aussitôt dit, aussitôt fait : le chevalier-oiseau se métamorphose pour revêtir l’apparence de la dame et recevoir la communion à sa place : celle-ci, rassurée se donne à lui. On reconnaît ici une version du conte de l'Oiseau bleu. Mais l'originalité du récit de Marie de France réside dans cette réaction de la dame, qui n'est nullement rebutée par la nature animale de son soupirant mais craint par-dessus tout de tomber dans un piège du démon : il suffit au chevalier-oiseau de prouver qu'il est bon chrétien pour vaincre sa réticence.
 
La fée Viviane et Merlin par G Doré
Au Moyen-âge, le surnaturel apparaît :
- Avec Dieu, et son intervention : le miracle...
- Avec la magie, le surnaturel satanique et la sorcellerie...
- Avec ce qui regroupe toutes les « merveilles » : le merveilleux ( de miror = s'étonner ) et ses êtres fantastiques ( fées, lutins, ogres, monstres…) . Cela suscite d'ailleurs une certaine incompréhension, et donc une inquiétude … L'interrogation porte sur l'interprétation de la merveille …. L'interrogation ne porte pas sur la réalité de la merveille, que nul ne met en doute, mais sur son sens : à quel registre de la transcendance relier le phénomène ? Où situer les fées qui n’appartiennent ni à Dieu ni au diable ?
 
ps: L'Oiseau bleu est un conte de fées français en prose de Marie-Catherine d'Aulnoy, publié en 1697 et racontant l'histoire d'amour de la princesse Florine et du roi Charmant, transformé en oiseau bleu. Ce conte est contemporain des contes de Perrault.
 
Sources : Laurence Harf-Lancner, Le Monde des fées dans l’Occident médiéval, Paris, Hachette (« Littératures »), 2003

 

 

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Avedon et Dovima -3/3-

Publié le par Perceval

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Grand modèle chez Vogue, Dorothy Virginia Margaret Juba, plus connue comme Dovima, était un modèle américain des années 1950.
Une des des photographies de Richard Avedon qui l'ont conduite à la célébrité, est celle avec une robe Dior et des éléphants.

Dovima Harper's Bazaar, August 1957 part-of-an-editorial-phEn 1949, elle est employée dans un magasin de bonbons. En quittant le fast-food à Manhattan, l'éditeur de Vogue s'approche d'elle et lui demande si elle a déjà travaillé comme modèle photo. Il linvite à une séance photo et le lendemain elle pose pour le célèbre photographe Irving Penn. Après une année, elle est le modèle le mieux payé de l'agence.
Dovima dans les années 1950 a travaillé avec de nombreux photographes de renom et est apparu sur la couverture de grands magazines de mode.
Elle vit une relation étroite avec Richard Avedon, qui l'immortalise entre deux éléphants du Cirque d'Hiver en Août 1955. Le costume noir qu'elle porte sur la photographie est la première robe de soirée conçue par Yves Saint Laurent chez Christian Dior . 
Représentant la « femme idéale » des années 1950, « sophistiquée », elle reste, avec Suzy Parker et Dorian Leigh, une des trois icônes de l’industrie de la mode à cette époque et également l'une des mieux payée.

Dovima for Harper's Bazaar, 1955 Richard AvedonÀ trente-cinq ans, elle quitte le métier, alors que les mannequins sophistiqués sont passés de mode...  « Je ne voulais pas attendre,  jusqu'à ce que la caméra devienne cruelle » dira t-elle. Elle obtient alors quelques petits rôle, principalement dans des séries télévisées. Elle prend sa retraite en 1975 à Fort Lauderdale, et termine sa vie comme serveuse dans le restaurant Two Guys Pizzeria de la ville. Mariée trois fois, elle meurt d'un cancer, le 3 mai 1990, à soixante-deux ans, à Fort Lauderdale, en Floride. Après sa mort, Richard Avedon a dit: " Elle fut la dernière des beautés aristocratiques, élégantes ... "

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 Dovima in Balenciaga by Richard Avedon  Salvador Dalí et Dovima, New York, Janvier 1963

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Avedon, for Harper's Bazaar -1/2-

Publié le par Perceval

Richard Avedon (1923 - 2004) a contribué à donner à l'Amérique, son image ...  Il est né à New York de parents juifs russes et a commencé la photographie en 1942. Remarqué par Alexey Brodovitch, directeur artistique de Harper Bazaar. Il a photographié d'innombrables célébrités long de sa carrière et a pris quelques photos qui ont marqué la photographie de mode.

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Avedon a été recruté, comme photographe pour Harper Bazaar en 1945 peu de temps après son service militaire. Avedon, s'est imposé comme une nouvelle voix importante dans la photographie de mode, par son enthousiasme, son inventivité et son instinct visuel ...  Avedon a souvent créé ses images en extérieur, en posant ses modèles dans les rues, les cafés et les casinos. Influencé par le photographe hongrois Martin Munkacsi, il a rejeté les poses statiques classiques et a photographié les modèles en mouvement...

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Carmen Dell'Orefice par Richard Avedon pour Harper's Bazaar 1957 Carmen Dell'Orefice par Richard Avedon pour Harper's Bazaar 1957

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Carmen Dell'Orefice par Richard Avedon pour Harper's Bazaar 1957 Carmen Dell'Orefice par Richard Avedon pour Harper's Bazaar 1957
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Carmen Dell'Orefice par Richard Avedon pour Harper Bazaar 1957 Harper's Bazaar, 1957 - Richard Avedon - Model Carmen Dell'Orefice




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Portraits mondains - Madeleine de Montgomery par Beltrán Masses

Publié le par Perceval

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 Federico Beltrán Masses. La Condesa de Montgomery, Mme Bonnardel , 1934

 

Madeleine de Montgomery est née dans une famille noble, le 7 Février 1899. Elle est la fille du comte de Montgomery et de Marthe Doublet de Saint Lambert (1871-1952), et petite-fille du comte Alfred de Montgomery (1810-1891)

Elle est « fortunée » et possède son propre avion, un Morane-Saulnier, avec lequel elle est représentée sur une photographie célèbre publié dans Le Figaro en mai 1935.

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Mme-Bonnardel-par-George-Hoyningen-Huene-2.jpg Mme-Bonnardel-par-George-Hoyningen-Huene.jpg


Mariée avec Jean Bonnardel, Madeleine de Montgomery - appelée par ses amis : Minou - posséde une propriété en Normandie, le Château de Saint-Aubin. Elle y invite les couples, mais séparément. Elle accueille les maris sans leurs femmes, mais avec d'autres femmes dont les maris seront invités la fois suivante … Simone Maurois supportait mal, que son mari André Maurois, puisse ainsi fréquenter d'autres femmes... Invitée à son tour ( sans Maurois), elle répond: «  Je ne veux pas aller à la Minouterie »

Minou tient aussi un légendaire « salon » (rouge et blanc) dans son splendide appartement neuf à 77, avenue Malakoff. Svelte, élégante et très nerveuse, avec des cheveux blonds et des yeux bleu-vert de cendres, sa beauté et sa personnalité font de son salon l'un des plus populaires de Paris dans les années 1930.

Amante de Jean Prouvost ( le patron de presse), la contesse de Montgomery est une femme du monde consciente de la lourde responsabilité qui pèse sur elle à ce titre : «  C'est très éprouvant d'avoir tous les soirs un dîner, mais aucune femme seule, si haut placée soit-elle, ne peut se permettre d'être mal élevée au point de n'accepter que les dîners intéressants. ». Minou est belle. Pierre Lazareff la voit en « Diane chasseresse aux attaches fines et nerveuses, avce ses cheveux cendrés, ses yeux d'aigue-marine et ses longues mains fines qui accentuaient chacune de ses phrases comme autant de point d'exclamation, elle inspirait par sa seule présence d'interminables tournois d'idées et d'éloquence ».

Madeleine de Montgomery devient la première directrice du tout nouveau « Marie-Claire » (1937) lancé par Jean Prouvost.

En 1946, Minou épouse le général Antoine Béthouart (1889-1982), Compagnon de la Libération, il est une figure de proue dans le commandement militaire français libre au cours de la Seconde Guerre mondiale.

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Portraits mondains - laure hayman ( 1851-1932 ) - julius leblanc stewart

Portraits mondains - laure hayman ( 1851-1932 ) - julius leblanc stewart

- Laure Hayman ( 1851-1932 ) - Julius Leblanc Stewart - Julius Leblanc Stewart: Portrait de Laure Hayman 1882 Odette de Grécy, est un personnage…

 

Portraits mondains - madame saint-georges - william orpen 1912

Portraits mondains - madame saint-georges - william orpen 1912

- Madame Saint-Georges - William Orpen 1912 - William Orpen, Madame Saint-Georges, 1912. Madame Saint-George était la fille du banquier George Fisher.…

 

Portraits mondains - pauline de metternich - franz xavier winterhalter, 1860

Portraits mondains - pauline de metternich - franz xavier winterhalter, 1860

portraits mondains - Pauline de Metternich - Franz Xavier Winterhalter, 1860 - Franz Xavier Winterhalter, Princesse Pauline de Metternich, 1860. Pauline Sandor-Metternich,…

 

Portraits mondains - elinor glyn philip par alexius de laszlo 1914

Portraits mondains - elinor glyn philip par alexius de laszlo 1914

- Elinor Glyn Philip par Alexius de Laszlo 1914 - Elinor Glyn peinte par Philip Alexius de Laszlo en 1914 ***** Cette peinture ci-dessus a été…

 

Portraits mondains - madame x ( madame gautreau ) - john singer sargent 1884

Portraits mondains - madame x ( madame gautreau ) - john singer sargent 1884

- Madame x ( Madame Gautreau ) - John Singer Sargent 1884 - John Singer Sargent, Madame x ( Madame Gautreau ) 1884 …

 

Portraits mondains - genevieve lantelme - giovanni boldini 1907

Portraits mondains - genevieve lantelme - giovanni boldini 1907

- Genevieve Lantelme - Giovanni Boldini 1907 - Visiter les portraits mondains de ce début du XXème siècle, n'exprime pas de ma part une nostalgie de ce « grand monde…

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La Dame et le Graal. -3/3-

Publié le par Perceval

La femme ( dans l'idéalité de sa féminitude ...)  'porte' en elle-même quelque chose de la vérité du Graal, mais elle a besoin de l'homme ( dans l'idéalité de sa masculinité...) pour que ce soit pleinement révélé à l'extérieur.King-Arthur-asks-the-lade-of-the-lake-for-the-sword-excalib.jpg

Ce sont toujours des femmes qui finissent par guider les chevaliers vers le lieu où se trouve le Graal. Et le chevalier ( Perceval, en particulier)  doit absolument gagner l'amour de cette femme unique pour atteindre le château du Graal, le temple du Graal qui représente la totalité des choses.


      « Le Graal évoque aussi les fontaines, les entrées souterraines, les grottes rapportées en dernière analyse à la vulve de la grande déesse primitive, dispensatrice de tous les biens, de tout ce qui est à la fois nourricier, chaud, intime, doux, accueillant.. » Georges Bertin ( la pierre et le Graal).

Barjavel, dans son Merlin, imagine que le contenu du Graal doit ressembler aux formes féminines de Viviane : « Tes seins sont sources et fontaines, sources de joie et fontaine de vie... Si je suis un jour admis à regarder dans le Graal, c'est certainement eux que j'y verrai. Ils sont la double perfection du monde, ils expliquent les mouvements et les formes, et éclairent les mystères » René Barjavel, l'Enchateur.

Barjavel fait remonter le Graal à Eve, qui faite de glaise ( celle du Jardin, qui a façonné le premier homme …) recueille le sang d'Adam, l'utilise comme écuelle et l'emporte hors du jardin …

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Le Graal, servira aussi à Jésus, à Cana... Il est intimement lié à la différenciation sexuelle... La femme a fait le Graal. On pourrait s'interroger si la femme ne serait pas la seule à accéder à la relique ? ( Marie de Magdala?).

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La quête médiévale laisse peu de place à la femme. La dame courtoise est en général une entrave à la vie du chevalier; la littérature – sous l'influence de l'Eglise - préférera très vite dresser le portrait de la femme tentatrice qui conduit au péché.

La-tentation-de-Sir-Percival--par-Arthur-Hacker.jpgC'est à cause de Guenièvre que Lancelot est conduit à trahir Arthur, ce qui mène à la perte et à la stérilité du royaume et donc, à la fin de la quête du Saint-Graal.

Ainsi, le Graal dans la littérature arthurienne, suscite un désir qui vient presque occulter toutes les aspirations courtoises de l’époque. Les chevaliers qui partent à sa recherche se trouvent confrontés à un choix impossible, à savoir aimer leur dame ou adorer le Graal, celui-ci excluant peu à peu l’appartenance de corps et d’âme à une femme.

Le Graal devient ainsi le rival de la femme, et lui devient un gage de leur sécurité: sans lui le monde deviendrait violent, et les dames seraient bafouées... Par contre, il faut se méfier, des demoiselles étranges qui se dressent sur la route des chevaliers pour les provoquer... Le Graal, ainsi animerait un désir suprême qui se doit d’étouffer tous les autres désirs, celui de la dame avant toute chose; pourtant, malgré cette condition impérieuse, Lancelot préférera Guenièvre au Graal, et c’est là une transgression magnifique que nous offre la littérature médiévale.Sir-Galahad-et-l-ange--par-Sir-Joseph-Noel-Paton-fond-noir.jpg

 


Perceval, s'il est l'élu d’une demoiselle nommée Blanchefleur - dans Le Conte du Graal -, un amour qu’il aurait pu étouffer, mais qu’il finira par faire éclore; ne pourra pas devenir « l'élu du Graal ».


Ce sera un chevalier vierge, Galaad ( Galahad) fils de Lancelot, qui seul pourra communier au Graal...

 

Lorsque Galaad se penche pour contempler le Graal, il dit: "Tout m'est révélé, je n'ai plus besoin de vivre". Et il meurt, parce qu'il a vu la vérité absolu. Les autres se sont contentés de regarder de loin le Graal.

 

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La Dame et le Graal. -2/3-

Publié le par Perceval

Dante Alighieri fit partie d'un mouvement européen appelé «  Les fidèles d'Amour » et qui se réfère aux poètes, chevaliers et troubadours des « cours d'Amour ».

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« L'affrontement des joueurs est une métaphore à peine voilée de l'affrontement des amants lors de la conquête amoureuse : la dame résiste, le chevalier tente encore et encore de la séduire… Michael Camille propose une interprétation érotique de cette image. Selon lui, la position de la jambe gauche du joueur et le poteau central de la tente, qu'il enserre d'une main, sont des allusions phalliques, tandis que les plis du vêtement de la dame dessinent un sexe féminin. Ceci serait renforcé par les attributs portés par les deux spectateurs : un oiseau de proie pour l'homme, une couronne pour la femme.  », écrit Nicolas Coutant sur Images de l'amour courtois aux XIVe et XVe siècles

On pourrait encore rapprocher la Dame, de la « çakti », de la femme initiatique ou de la femme initiatrice dans le tantrisme. Sauf, qu'en occident, nul n'a osé évoquer ainsi la sexualité féminine... Certains contes indiens, font référence à un rituel tantrique où l'homme, doit passer des nuits dans la même chambre que la jeune fille qu'il a choisie comme çakti et doit dormir avec elle sans la posséder charnellement. Sans doute est-ce là le préliminaire d'une "union subtile". Or, dans la chevalerie qui professe le culte de la "femme", l'épreuve ultime du chevalier, appelée « asag », consiste à passer une nuit au lit avec la femme complètement nue sans accomplir aucun acte charnel, non pas comme une discipline de chasteté mais pour exaspérer le désir.

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deesse-mere-2.jpgDans la mythologie celtique, karidwen est une déesse que l'on associe à la beauté, elle est représentée portant une amphore, un vase.

La coupe, le calice - comme symbole - nous apporte le mystère d'époques archaïques et légendaires. C'était également le chaudron, après avoir été croissant de lune, pur signe concave, il est l'ouverture et le confinement. A l'origine et à la fin de vie, la source éternelle, le lieu où tout, chaque vie, peut trouver un sens et se reposer...

Signe du féminin sacré, le ventre de la déesse, est aussi source de nourriture, lieu de transformation et de régénération.. L'eau de pluie, du puits, elle-même sacrée devient une expression de la fertilité sacrée de la terre. Le hiéroglyphe égyptien représentant la femme dessine un puits d'eau. La femme, source de vie, est liée à l'eau, source de vie par excellence.

La légende le Graal est liée à la Lance Ensanglantée. Le sang coule dans de Calice et la lance est le symbole masculin par excellence. Le Calice, la femme, la lance, l'homme, engendrent la vie et représente l'acte créateur de Dieu.

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Willy Pogany ~ Parsifal ~ 1912 ~

 

 

Le Perceval de Chrétien de Troyes, commence avec le printemps, au moment où les arbres fleurissent … La vie renaît, et l'histoire commence à partir de la terre ( terme féminin, dans toutes les langues …). Le point de départ c'est aussi la mère de Perceval. Ensuite, c'est avec une « vraie » femme, qu'il offense sa relation au féminin.


C'est ensuite avec la vision du Graal, porté par des demoiselles, que Perceval se confronte avec la lumière, la blessure puis le désert : terres d'un roi blessé entre le jambes. La maladie du Roi défectueux stérilise les terre. Seul la demande de Perceval peut guérir le Roi et faire refleurir la terre.

 

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Le peintre, le modèle, et ... 1/2

Publié le par Perceval

Il ne faut pas longtemps, pour chercher, derrière le peintre, le modèle et donc la Femme.

Voir, observer, pour représenter et montrer. Le comble de tout cela étant, le nu. Le spectateur-voyeur est alors entraîné dans la spirale du désir, ou de la frustration, du rejet …

Nous n'avons toujours qu'une vision limitée des choses, et la photo, après la peinture n'a fait que le confirmer.

Bronzino allegorie triomphe venus moyen
de Bronzino, Allégorie Le triomphe de Vénus (1545)


Bronzino allegorie triomphe venus détail 1Il semblerait que la mythologie, ou la religion ( Eve, Marie-Madeleine ..), ont été prétexte à représenter des corps et des ébats, tel ce « Vénus et Cupidon » ( 1545) de Bronzino. La présence de 'voyeurs' dans ce tableau nous questionne directement.

 


Si derrière l'artiste, il y a la femme, la troisième personne – même si elle n'est pas directement représentée ou symbolisée, c'est moi, c'est le spectateur. Cette personne peut être dominante, comme ici Alexandre le grand, un mécène ( qui tient à représenter une certaine femme ….)... L’ambiguïté, se glisse également sur la relation que prête Alexandre en laissant au peintre Apelle, sa maîtresse, qui devient son modèle : connivence entre le modèle, le mécène, le peintre et le spectateur … !

Alexander & Campaspe, painted by Apelles Giovanni Battista
 

 

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Ici, le type de relation entre le peintre Raphaël et son modèle est appuyé par Ingres (1813). De plus, le modèle ( ici la Fornarina) nous regarde et nous prend à témoin.

Ingres_Raphael_et_la_Fornarina_detail.jpg
de Ingres, Raphael_et_la_Fornarina 1814

 

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mottez victor zeuxis choisissant un modèle pour hélène

Dans ce tableau de Victor Mottez, Zeuxis choisissant un modèle pour Hélène (1858), nous avons du mal à situer les acteurs, et donc, pour nous-mêmes trouver notre place.

Le détail montre à droite dans le coin, Zeuxis, et à gauche, le voyeur qui soulève le rideau. Le modèle observé lui, nous est habilement suggéré, tandis que les autres sont indifférents ...

mottez victor zeuxis choisissant un modèle pour -copie-1

A suivre: ...

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Maurice Denis, Marthe et la guerre -1/2-

Publié le par Perceval

Maurice Denis ( 1870-1943) , est né à Granville (Manche) sur fond de guerre franco-prussienne, le 25 novembre 1870, il est mort à Paris, accidentellement, en pleine Seconde Guerre mondiale, le 13 novembre 1943, et la Grande Guerre correspond à un tournant dans son œuvre.

La Première Guerre mondiale coïncide avec une période charnière dans la vie de l’artiste. C’est le moment où il achète Le Prieuré à Saint-Germain-en-Laye (Yvelines) qui sera sa demeure ( aujourd'hui : le musée départemental Maurice Denis). Il gère la formation du groupe Nabis, d’un nom hébreux Nebiim qui signifie prophète.

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Maurice Denis, soir de septembre - 1911 -

« Se rappeler qu’un tableau – avant d’être un cheval de bataille, une femme nue, ou une quelconque anecdote – est essentiellement une surface plane recouverte de couleurs, en un certain ordre, assemblées. »

Denis-Maurice-Denis--Marthe-au-divan--ou-Marthe-au-tablier-.jpg
 

Cette époque correspond également à la longue maladie de sa première épouse Marthe, sa muse depuis leur rencontre à l’automne 1890, qui mourra le 22 août 1919.

Maurice Denis fait la connaissance de Marthe Meurier en 1890 et comprend aussitôt qu’elle est la femme qu’il attend. Le peintre réalisera de nombreux portraits de Marthe et la fera figurer dans de multiples compositions. Le 12 Juin 1893, il épouse Marthe dont il aura 7 enfants. Elle sera le modèle de toutes ses madones...

« Elle est plus belle que toutes les images, que toutes les représentations, que tous les effets subjectifs. Elle est en dehors de moi, ce n’est pas moi qui la crée » M Denis.

 


Maurice-Denis--les-muses.jpg Maurice-Denis--Marthe-triple-portrait-de-marthe-fiancee.jpg

Les Muses de Maurice Denis - Musée d'Orsay

Marthe est représentée deux fois : de profil et de dos sur la chaise. Maurice Denis a situé la scène sur la terrasse de Saint-Germain-en-Laye, ville où il a résidé toute sa vie.

Marthe fiancée, une seule image les différentes faces d’un visage, Denis veut suggérer en un portrait qu’une même personnalité peut posséder différents aspects, mais aussi revêtir aux yeux de ceux qui l’entourent des rôles différents. Ainsi Marthe, dont les yeux d’abord fermés s’ouvrent progressivement au regard de l’Aimé

 

Comme catholique, le peinture que Maurice Denis souhaite représenter, est un art « incarné » ( le divin qui se fait humain). Il cherche à témoigner de l'actualité du message évangélique en replaçant des scènes bibliques dans le contexte de son époque.

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Femmes au tombeau - Maurice Denis - (détail) Le triple portrait d'Yvonne Lerolle



Le 1er août 1914, jour de la déclaration de la guerre, il est en Bretagne. Il fait de démarches pour s'engager, mais il n'est pas appelé :

« Mon inaction me pèse et me fait honte, mon incapacité m’épouvante. […] Qu’est-ce que je vaux ? Est-ce que je suis prêt à me sacrifier pour Dieu, pour ma patrie, pour le roi ? Est-ce que je n’aime pas mieux une petite vie confortable et ce lâche dilettantisme que justifie ou qu’excuse la profession artistique ? » ( Journal )

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Maurice Denis - Amour, Foi, Espérance - 1915


Le 31 octobre, bien qu'inapte et vu son âge, il reçoit son ordre de mobilisation … comme garde-voie à Conches-en-Ouches (Eure), et protéger la capitale de l'encerclement de Paris ( 1870)

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« Je conçois très bien votre découragement et votre mécontentement de vous trouver dans ce milieu d’embusqués, vous si patriote et si actif. […] Mais ne dites pas que vous seriez content de voir le front. Non vous seriez malheureux et vous souffririez de voir un si triste spectacle. Si vous pouviez voir […] ces plaines sans culture, ces villages écrasés, ces églises mutilées, ces arbres brisés, ces excavations d’obus, ces hommes couverts de boue, rampant ou ne sortant qu’à la nuit, guettant l’adversaire et lui envoyant la volée de mort dès qu’un peu de vie se manifeste. Puis après, ces êtres brisés et sanglants que l’on emporte, ces cadavres qui restent sans sépulture entre les lignes. Si vous entendiez ces plaintes et ces râles, vous vous demanderiez si ce sont bien les hommes du XXesiècle, l’œuvre des nations dont la civilisation régit le monde. Et écœuré, découragé vous ne voudriez plus rester dans ce cauchemar et vous iriez bien loin chercher le coin paisible pour n’y plus songer » Lettre de Albert Martine (1888-1983) datée du 30 dec 1914

 

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L'amour impossible de Manet pour Berthe Morisot -1/2-

Publié le par Perceval

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de Henri FANTIN-LATOUR

 - Portrait de Manet - 1867

M. et Mme Morisot reçoivent et fréquentent les amis peintres de leurs enfants, ils connaissent et apprécient Fantin-Latour, Stevens, Degas. En 1860, Berthe Morisot ( 1841-1895) et sa soeur Edma commencent à travailler sous la direction de Corot. Ainsi, en 1864, Berthe et Edma participent pour la première fois au Salon avec des paysages. Durant ces trois années, Berthe Morisot expose au Salon des paysages, natures mortes et portraits.

En 1868, Fantin-Latour présenta, au Louvre, son ami Edouard Manet (1832-1883) à M. et Mme Morisot. Berthe l'avait déjà croisé en copiant des tableaux au Louvre.

« Je suis de votre avis, les demoiselles Morisot sont charmantes. C'est fâcheux qu'elles ne soient pas des hommes ; cependant elles pourraient, comme femmes, servir la cause de la peinture en épousant chacune un académicien... C'est leur demander bien du dévouement. En attendant, présentez-leur mes hommages. » Lettre du 26 août 1868 de Manet, à Fantin-Latour

Berthe_Morisot_Reading.jpg Berthe_Morisot_The_Harbor_at_Lorient.jpg
- Edma Morisot lisant - 
par Berthe Morisot (1867)
Vue du petit port de Lorient
1869, par Berthe Morisot

C'est le début d'une attirance mutuelle qui se manifeste chez elle par la constante recherche de l'assentiment de Manet et chez lui par le plaisir de sa présence et le besoin même de son approbation.

Manet est frappé par la physionomie de la jeune fille, son originalité : des yeux sombres, magnifiques, qui éclairent étrangement un visage aux traits énergiques. Le capricieux enroulement d'une chevelure brune fait ressortir encore davantage sa très grande pâleur. Une vie intérieure ardente se dégage d'elle et sa vivacité toute parisienne la rend très attirante.

Manet-le-balcon---avec-Berthe-Morisot-en-modele.jpgManet le balcon , avec Berthe Morisot assise en modèle, présenté au Salon de Paris de 1869.

Manet peut comprendre et apprécier le charme de cette hautaine et belle figure; il trouve en Berthe le type dont le caractère répond à son goût pour l'art espagnol. Il lui demande donc de poser pour le Balcon; ( tableau inspiré par Goya)

Manet renonce au modèle professionnel, et préfère s'inspirer de Berthe, elle devient son amie... Nous la retrouvons dans ses plus beaux portraits de femme, dans « le Repos », « Berthe Morisot au manchon » ...
Ailleurs, Berthe, la tête fièrement dressée, tient un éventail entre les doigts... Ainsi Manet devait exécuter plus de dix peintures, deux lithographies et une eau-forte, où Berthe Morisot était représentée tantôt de face, tantôt de profil, en chapeau ou nu-tête, en costumes variés, comportant parfois un certain négligé, souvent un grand raffinement dans l'élégance. La diversité de ces attitudes témoignent du plaisir éprouvé par Manet à reproduire ses moindres expressions farouches ou ardentes, mélancoliques ou pensives, et à traduire ainsi avec toute la finesse de son pinceau l'extrême mobilité de ce visage qui lui fournissait l'étude d'un type très différent de ceux qu'il avait traités jusqu'ici.

Manet--Le-Repos---1870-----Berthe-Morisot-est-au-repos-.jpg Edouard_Manet---Berthe_Morisot_au_Manchon-1969.jpg
Manet, Le Repos , 1870, 
Berthe Morisot, au repos
Édouard Manet - 1869
Berthe_Morisot_au_Manchon

Les familles Morisot et Manet se lient. Les Morisot assistent aux jeudis de Mme Auguste Manet où ils rencontrent Charles Baudelaire, Emile Zola; Edgar Degas, Alfred Stevens. Grâce à ce dernier Berthe rencontre Puvis de Chavannes.

Edouard Manet, s'est marié avec Suzanne Leenhoff (1830-1906), qu'il a rencontré en 1849 alors qu'elle était professeur de piano, il avait 17 ans. En 1852, nait Léon , fils "caché" d'Edouard et de Suzanne, qu'elle présente elle-même comme son petit frère ...! Dès 1860, ils vivent tous les trois aux Batignolles, et en 1863, il épouse "par devoir" Suzanne... En 1868, il rencontre Berthe Morisot.

 

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