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Henry Patrick Raleigh – Illustrateur -1/2-

Publié le par Perceval

Henry Patrick Raleigh – Illustrateur -1/2-
Henry Patrick Raleigh – Illustrateur -1/2-
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Henry Patrick Raleigh – Illustrateur -1/2-
Henry Patrick Raleigh – Illustrateur -1/2-
Henry Patrick Raleigh – Illustrateur -1/2-
Henry Patrick Raleigh – Illustrateur -1/2-
Henry Patrick Raleigh – Illustrateur -1/2-
Henry Patrick Raleigh – Illustrateur -1/2-
Henry Patrick Raleigh – Illustrateur -1/2-

Henry Patrick Raleigh (1880-1944) fut l'un des illustrateurs les plus prolifiques de tous les temps. Ses œuvres sont apparus dans de nombreuses publications, y compris San Francisco Examiner, Journal, New York mondiale, et le Saturday Evening Post. Il est devenu célèbre pour ses illustrations de la haute société qui figuraient dans une série de publicités de café Maxwell House, et était une star parmi ses pairs au cours de l'âge de la American Illustration (1900 à 1930) d'or. Parmi ses nombreuses récompenses ont été le Prix Shaw Illustration au Club Salmagundi en 1916 et la médaille d'or pour la publicité Art in America en 1926. Il a été élu à la Société des Illustrateurs Hall of Fame en 1982.

Henry Patrick Raleigh est né à Portland, en Oregon; il a ensuite déménagé à San Francisco.

S'il a commencé sa vie dans la pauvreté, il fut l'un des artistes les mieux payés des États-Unis... Il a commencé à travailler à l'âge de 9 ans, et à 12 ans, il quitte l'école et prend un emploi sur les quais de San Francisco, où il fait le tri des grains de café d'Amérique du Sud. Là, il entend beaucoup d'histoires de marins, histoires colorées de débauche et de pays lointains...

A 17 ans, son goût et ses dons pour le dessin, l'amènent à travailler comme dessinateur dans un journal de San Francisco, où – artiste-reporter, il se spécialise dans les croquis des mauvais côté de la ville, y compris les exécutions, les incendies et les accidents. Plus tard, il suit des cours, en particulier sur la représentation de l'anatomie, et fréquente à dessein la morgue, à la recherche des plus beaux cadavres...

À l'âge de 19 ans, Raleigh travaille pour le San Francisco Examiner comme l'un de ses artistes les mieux payés. Raleigh a rapidement attiré l'attention des éditeurs d'art qui lui offrent des commandes lucratives. William Randolph Hearst envoie Raleigh à New York, où il progresse graduellement depuis le quotidien jusqu'aux magazines comme Vanity Fair, Harper Bazaar, Colliers et le Saturday Evening Post. Ce qui est surprenant, c'est que ses dessins deviennent la marque de ce qui fait la mode dans la haute société … Il est l'illustrateur que demande les plus grands écrivains de son temps, y compris F.S Fitzgerald... Ses illustrations sont utilisées dans les publicités, les cartes de voeux, les affiches, les livres, les magazines et les journaux. Dans ses illustrations il y a du mouvement, de l'émotion, comme dans un instant de cinéma...

Son trait est constamment mordant, ses personnages sont à la limite de la caricature. Le regard que porte Raleigh sur les gens riches est très critique. Cependant son talent est de sublimer ce regard qui aurait pu être cynique en une véritable "touche" artistique doublée d'une pointe de sociologie. Il s'agit d'un authentique peintre de grand talent qui emploie une palette de couleurs chaudes, presque sucrées, pour des descriptions d'une rugosité certaine...

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Gerda Wegener illustre Douze sonnets lascifs

Publié le par Perceval

!! Les illustrations de cet article, pourraient être réservées à un public adulte et averti. J'espère que la beauté de ces images, dépassera la gène qu'elles pourraient provoquer chez certains visiteurs non avertis...!

Gerda and Einar Wegener devant une peinture de Gerda.

Alicia Vikander and Eddie Redmayne in The Danish Girl. Photograph  Allstar-Universal

 

Gerda Wegener est née le 15 Mars 1885 ou 1889 à Copenhague. 

En 1912, Gerda Wegener s'installe à Paris, où elle mène une vie mondaine et brillante.

Wegener a peint des portraits de son entourage, ils reflètent la sophistication de la société parisienne des années 1930. Elle a collaboré à des publications telles que La Vie Parisienne, Fantasio, Le Rire, La Baïonnette et. Elle a également illustré Contes de mon père le Jars (Histoires de mon père, de Gander) et Sur Talons Rouges (sur les talons rouges) par Eric Allantini long avec de nombreux autres contes populaires publiés de l'époque.

Gerda W expose au Salon d'Automne, Salon des Indépendants et le Salon des Humoristes.

Gerda Wegener est décédé en Juillet 1940 à Frederiksberg.

 

Louis Perceau (1883-1942), poète et écrivain français, célèbre pour ses œuvres érotiques, a demandé à Gerda Wegener d' illustrer son livre de poésies érotiques, Douze Sonnets lascifs, qui a été publié en 1925. Elle a créé douze aquarelles qui ont été individuellement sérigraphié pour accompagner les 350 exemplaires du livre. Le portefeuille a été inséré dans le livre. ( Il parait que le modèle de la femme brune ambiguë dans les aquarelles était Einar...).

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Gerda Wegener, et Lili Elbe 'Danish Girl'

Publié le par Perceval

Gerda et Einar Wegener ont quitté le Danemark pour, la France, et faire leur chemin dans le monde de l'art à Paris. Le couple apparait passionnément amoureux. Le-Modele---Gerda-Wegener-1927_7058.jpgUn jour, sur un caprice, Einar ramasse une robe de Gerda et l’essaie…. Gerda sort son carnet de croquis et représente, avec ambigüité Einar comme une femme.Lili-Elbe-1882-1931.jpg Avec le temps Einar s’habille de plus en plus comme une femme, et sert de modèle à Gerda.

 

Einar Wegener était considéré comme un artiste talentueux, il a aidé sa femme dans sa carrière artistique. Son déguisement en "Lili" est devenu le modèle féminin favori de Gerda.

Einar Wegener souhaite être transformé en femme, ce qui sera fait par Gohrbandt, à Berlin. Ce fut la première intervention de changement de sexe, et en 1930, il devient « Lili Elbe ».

Le roi de Danemark déclare le mariage des « Wegener » invalide en octobre 1930.

Lili Elbe est décédée en 1931, en raison de complications, trois mois après sa cinquième opération. Cette opération était conçue pour porter un enfant, et a entraîné la transplantation d'un utérus.

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 Lily Elbe (Einar Wegener) avec son infirmière après l'opération. Berlin 1930  Lily Elbe

En 1931, Gerda Wegener se marie avec le commandant Fernando Porta (né en 1896), un officier italien, aviateur et diplomate (dans une lettre, elle décrit son second mari comme« un mâle magnifique et splendide » et déménage avec lui au Maroc, entre Marrakech et Casablanca. Elle divorce en 1936 et retourne au Danemark en 1938. Elle fait sa dernière exposition en 1939 qui fut un échec.

Gerda6-Moi-et-mes-domestiques-Arabes---Marrakech-jpg  Gerda-_-Nando-et-moi-a-la-chasse-de-sanglier-dans-l-Atlas.jpg
 Gerda et ses domestiques Arabes – Marrakech.  Fernando et Gerda à la chasse au sanglier dans l'Atlas

Elle meurt en juillet 1940. En dépit d’une brillante vie, elle est morte dans la pauvreté et l’anonymat. Un esprit libre et sans taboue, dans une France sans complexe, Gerda avait réalisé de nombreux dessins érotiques, dans la majeure partie en forme d’illustration, où elle transgressait les interdits de son époque.

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  Gerda-Gottlieb-Wegener-La-dame-de-coeur.jpg  Gerda-Wegener--1889-1940--The-Dancer.jpg

On peut admirer certains œuvres au Musée d'art Moderne, Centre George Pompidou à Paris.

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Gerda Wegener: La vie parisienne.

Publié le par Perceval

Connaissez-vous : Gerda Wegener ( 1889-1940) ?

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Sa production artistique est abondante. Elle est une femme peintre internationalement renommée, portraitiste et illustratrice.

Gerda est danoise, fille d’un ecclésiastique, elle part à Copenhague pour poursuivre sa formation artistique à l’Académie Royale des Arts. Elle y rencontre l’artiste Einar Wegener (1882-1931), qui deviendra son mari en 1904. Gerda est belle et blonde, Einar est brun et « délicatement beau » . Elle a dix-neuf ans, il a un an de plus.

Einar Wegener, va découvrir petit à petit, qui ''elle'' est vraiment... Einar devenu Lili est le sujet du

nouveau film de Tom Hooper : Danish Girl,

adaptation du roman éponyme de David Ebershoff qui s'inspire de l'histoire vraie de Lili Elbe. Il se concentre sur la prise de conscience puis l'évolution identitaire de Lili, ainsi que sur la façon dont sa transition est vécue par ses proches, notamment sa femme Gerda, à une époque où les personnes trans sont considérées comme des malades mentales.

Pour l'instant revenons à Gerda Wegener, la peintre...

Elle voyage en Italie, en Angleterre et en France. Gerda Wegener se fixe à Paris en 1912, où elle devient célèbre comme peintre et commence à réaliser des illustrations pour les magazines tels que Vogue, La Vie Parisienne, Fantasio, La Baïonnette et d’autres journaux. 

Gerda Gottlieb Wegener Porta (1889 – 1940)Dans ses œuvres, elle lient des courants artistiques comme l'Art Nouveau, l’Art Déco, et le cubisme pour créer des compositions qui combinent couleurs et motifs bien caractéristiques de son époque.

Une autre caractéristique notable des travaux de Gerda Wegener sont ses compositions qui mélangent jeu, mode et art… Les femmes y sont richement vêtues, ou à moitié déshabillées, à la dernière mode. Elles invitent le spectateur à être voyeur.

Gerda-Wegener---c.-1885-1940-.jpg

 

 

 

 

 

Gerda Wegener a participé à de nombreux salons français et expositions: Salon des Humoristes, Salon des Indépendants, ainsi que le Salon d'Automne, dont elle est devenue membre en 1927. De nombreux musées français ont acheté ses tableaux. Elle a également illustré un nombre considérable de luxe, livres à tirage limité d'histoires érotiques.

 

Aquarelles de Gerda Wegener. Paris, G. Briffaut, 1929

En 1940, Gerda Wegener est morte dans une relative indifférence en son Danemark natal. 

Gerda_Wegener_-Denmark_1885-1940-__-_Her_Dachshund_Is_Prop.jpg  Gerda-Wegener--Portraet-af-Lillian-Laurizen.jpg
 les-deux-amies-1921--gerda-wegener.jpg  Gerda-Wegener----1886-1940-.jpg

La notoriété de Gerda Wegener provient, également,  de sa relation toute particulière avec celui qui a été son mari : Einar. Il fut son professeur, son mari, son agent, et son modèle féminin.. !

Je vous propose, la prochaine fois, de lire certaines chose beaucoup plus ambigües … :-)

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Un voyage en Egypte, après 1900 -2/.-

Publié le par Perceval

Un voyage en Egypte, après 1900 -2/.-

Arrivée à Alexandrie :

« A notre dernier dîner à bord, le cadran est encore avancé de 25 minutes = total 1 h. 55 m. depuis Marseille.

Après dîner, on propose une promenade en ville, et, sitôt descendu sur le sol africain, au milieu des wagons, des locomotives, des trains roulant et sifflant dans l'obscurité, je perds mes compagnons.

Après quelques minutes de recherches infructueuses, je me décide à marcher seul, et, dès que je suis débarrassé des importuns qui, à toute force, veulent me piloter dans la ville, je suis saisi par le caractère inattendu de ce qui -m'entoure.

Il me semble être au milieu d'une mascarade: voici des tramways électriques, vides presque tous d'ailleurs, des rues éclairées au gaz bec Auer, des cafés ouverts tout grands, des salons de coiffure avec toilettes parisiennes et lavabos brevetés s g. d. g., et, à. travers tout cela passe une multitude vêtue de longues robes noires, blanches, bleues, roses, des gens à turban marchant gravement un bâton blanc à la main, des femmes au visage voilé de noir, des fillettes courant sous des chemises roses ou blanches ; dans la rue, des marchands vendent des dattes, des bananes, ou avec des gargoulettes de cuivre donnent à boire aux passants; dans les cafés aux murs tapissés de lithographies représentant Humbert, Nicolas, Guillaume, Carnot, sont accroupis sur les banquettes des hommes bruns, aux robes bigarrées, fumant des narghilés, chantant, jouant de la mandoline ou de l'accordéon ; tout cela remue, s'agite, grouille.

Je m'adosse au pilier d'une construction à colonnes qu'un peu plus tard je sais être le Police office, sur laquelle, sans armes, et immobile, veille un soldat turc, et je regarde.

L'impression carnavalesque a disparu : je sens une bouffée d'air oriental, je la respire à pleins poumons. Une fillette d'une douzaine d'années passe et repasse devant moi, provocante, son frêle corps dessiné par l'ondoiement d'une robe rose ; devant mon sourire elle s'enhardit, s'approche jusqu'à me toucher, et murmure en riant je ne sais quoi. A ce moment grand tapage; on apporte au poste un paquet blanc, homme ou femme, qui se débat et crie ; cinq ou six diables bruns aux vêtements bariolés veulent suivre et protestent ; mais voici que soudain du poste sortent un soldat avec un grand manteau noir flottant et une grande médaille de cuivre sur la poitrine et derrière lui cinq ou six autres en tuniques à boutons d'or, coiffés de fez et armés de bâtons blancs, et vlan! vlan! à droite, à gauche, les diables bruns reçoivent une volée de coups sur les épaules, le dos, la tête, et, envahisseurs, curieux, passants, la fillette rose aussi, s'enfuient comme des oiseaux effarés.

Il est 9 heures et demie; je crains de trouver la barrière du port fermée et je me décide à rentrer; j'aperçois devant moi un groupe d'Européens, je presse le pas ; ce sont mes compagnons qui ne veulent pas croire que mon égarement ait été involontaire, c'était la vérité pourtant, mais le hasard m'avait bien servi, car je m'aperçus aussitôt que cette bouffée d'Orient qui m'avait grisé n'avait pas soufflé sur eux, et ils écoutaient, visiblement étonnés, mes exclamations enthousiastes. Que m’importe après... » H.R. ( un voyageur publie anonymement ( H.R.) en 1903 son récit ''Cinq semaines en Egypte'' )

 

Alexandrie, sensuelle dont Lawrence Durell se souvint comme d'un « grand pressoir de l'amour » est d'autant moins une « fausse ville européenne » qu'elle n'est pas une ville du tout. Alexandrie est une sorte d'île. … A l'image de la Justine de L. Durell « vraie fille d'Alexandrie : c'est à dire ni grecque, ni syrienne, ni égyptienne, mais une hybride, une charnière du monde. »

Dans cette île cosmopolite, où jusqu'en 1937 les étrangers bénéficient d'une liberté sans bornes, s'épanouit une société insouciante, tolérante, ouverte à ses propres différences mais imperméables aux malheurs des autres. Dans les familles aisées, si le Grec voisine agréablement avec l'Italien, on méprise souverainement la masse égyptienne musulmane, souvent misérable, et jusqu'à la montée du fascisme on ignore les crises et les conflits qui secouent le reste du monde. Le climat est doux, les affaires sont bonnes, les plaisirs de la plage et de l'amour prodiguent des jours inoubliables : c'est la douceur de vivre replié dans son île, hors du temps.

Un voyage en Egypte, après 1900 -2/.-
Un voyage en Egypte, après 1900 -2/.-

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Gustav Klimt - Inge Prader

Publié le par Perceval

Gustav Klimt - Inge Prader
Gustav Klimt - Inge Prader
Gustav Klimt - Inge Prader
Gustav Klimt - Inge Prader
Gustav Klimt - Inge Prader
Gustav Klimt - Inge Prader
Gustav Klimt - Inge Prader

La photographe autrichienne Inge Prader a recréé l'œuvre de Gustav Klimt en photographies. Plus exactement, elle revisite des icones et transforme la peinture en chair, eput-être avec parfois avec un peu d'ironie … Le projet est élégant, détaillé, flamboyant ...

Inge Prader a choisi les œuvres les plus emblématiques de Gustav Klimt pour leur donner vie, comme '' Mort et la Vie '' et '' Frise Beethoven '', soigneusement réinterprétés, et plongés dans une atmosphère intime et sensuelle...

La série a été présentée en mai lors du gala annuel de l'association Life Balls, qui récolte des fonds pour la recherche sur le virus du sida.

Gustav Klimt - Inge Prader
Gustav Klimt - Inge Prader
Gustav Klimt - Inge Prader
Gustav Klimt - Inge Prader
Gustav Klimt - Inge Prader
Gustav Klimt - Inge Prader
Gustav Klimt - Inge Prader
Gustav Klimt - Inge Prader
Gustav Klimt - Inge Prader
Gustav Klimt - Inge Prader
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Un voyage en Egypte, après 1900 -1/.-

Publié le par Perceval

« Un somptueux cabriolet au pied des Pyramides, une felouque aménagée en yacht, des touristes en costume blanc coiffés d'un panama : quelques images d'un voyage en Egypte au temps de ses rois, Fouad et Farouk, dans la première moitié du XXe siècle. L'époque voit naître ici le tourisme organisé à grande échelle, sous l'égide de Thomas Cook. Cinquante mille privilégiés empruntent chaque année ses bateaux pour effectuer la très courue croisière sur le Nil. Parmi les voyageurs, rares sont ceux qui ne se contentent pas de contempler les ruines. Rudyard Kipling, Jean Cocteau, André Gide et d'autres mesurent à quel point ces « années folles » égyptiennes sont fascinantes : dans un pays tourné vers l'Europe, « protégé » par l'armée britannique, une très singulière société s'épanouit au Caire et à Alexandrie. Francophone, cosmopolite, avide de plaisirs en tous genres, elle semble vivre dans l'insouciance sur des sables mouvants. C'est l'Égypte du Quatuor d'Alexandrie de Laurence Durell. Un monde d'une grande diversité, où voient le jour aussi bien Cavafy que Ungaretti, Albert Cossery que Taha Hussein, Youssef Chahine que Naguib Mahfouz, Oum Khalsoum que Dalida... »

* Un voyage en Egypte : Au temps des derniers rois de Alain Blottière

L’Égypte a sa saison : on n'y séjourne que de Novembre en mars, quand le pays prodigue la douceur de ses journées tièdes. Le fou furieux qui dérogerait à la règle trouverait porte close devant la plupart des hôtels. C'est donc en hiver que l'on franchit la Méditerranée...

L'anglais s'en remet à la P&O. ( Peninsular and Oriental), le français aux Messageries Maritimes.

Le hasard de la vie réserve parfois l'inverse... Robert d'Humières ( grand ami de M. Proust) s'embarque à Marseille sur un paquebot de la P&O. :

« La sensation de passer subitement des quais de Marseille en terre anglaise frappe curieusement. Car c'est bien ici la vie anglaise que nous mènerons pendant cinq jours. On verra sur le pont, dans une sorte de cage en filet, des romanciers à succès jouer au cricket avec de jeunes ''subalterns'' à destination des Indes, on prendra des repas corrects et sans âme et, le dimanche, si on ouvre le piano, de vieilles dames bouderont. Quant au flirt, il sera conduit par le personnel féminin et non marié du navire avec cette persévérance et ce sens pratique qui ont fait la grandeur de l'Angleterre. »

 

 

A peu près à la même date, un voyageur qui publiera anonymement ( H.R.) en 1903 son récit ''Cinq semaines en Egypte'', embarque sur le Ville de la Ciotat des M.M., avec d'autres touristes : « Ce sont des bourgeois parisiens, négociants ou rentiers, avec lesquels, je crois, je m'accommoderai fort bien. Parmi les autres voyageurs , un photographe qui photographie à tout propos, deux jésuites qui vont au Caire ; une jolie blonde, princesse dit-on ; un jeune homme enrichi par un brevet d'électricité qui va montrer son invention au khédive, puis un lot d’Anglais et d'Anglaises. »

 

 

 

« Après quatre ou cinq jours de mer, la terre attire les corps humains comme un aimant : on croirait que le paquebot va chavirer sous la foule des passagers collés à la rambarde, qui se penchent vers le rivage. Pourtant il y a peu d'européens sur le quais, peu de mouchoirs agités sur le bateau, et n'entends autour de moi que des gens qui se demandent en tirant leur montre : « Pourrons-nous avoir le train du Caire ? » Nul touriste ne s'arrête jamais à Alexandrie. Alors , le navire s'ouvre le flanc généreusement et reçoit en plein ventre la passerelle par où le flot des portefaix jaillit comme un puissant jet d'eau, inonde les couloirs, emplis les escaliers, déferle en vague sur les ponts... Il y a deux méthodes: ou bien se tenir devant la porte de sa cabine et la défendre, ou bien laisser faire, et voir sans émotion ses bagages disparaître dans cette mer multicolore. Les résultats sont les mêmes : on retrouve toujours les colis miraculeusement assemblés à la douane. » Jacques Boulenger ( 1879-1944)

Un voyage en Egypte, après 1900 -1/.-
Un voyage en Egypte, après 1900 -1/.-
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Nue pour dénoncer les agressions sexuelles

Publié le par Perceval

Nue pour dénoncer les agressions sexuelles

Nue pour dénoncer les agressions sexuelles à Cologne.

Nue dans le froid, sous le regard des passants et des policiers, l'artiste suisse Milo Moiré  a brandi une pancarte sur laquelle était inscrit:

"Respectez-nous ! Nous ne sommes pas du gibier, même quand nous sommes nues !"

On peut également lire, ICI, l'article sur Milo Moiré.

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Les dames du XVIIIe s. et le cabinet des fées. -2/3-

Publié le par Perceval

D'où viennent les contes .. ?

Comme nous l'avons déjà lu, de l'écoute des histoires d'un « nombre infini de Pères, de Mères, de Grands-Mères, de gouvernantes et de Grand'Amies qui, depuis peut-être plus de mille ans, y ont ajouté en enchérissant toujours les uns sur les autres beaucoup d'agréables circonstances. »

Cette récupération du folklore a pu aussi se faire au hasard de livres véhiculant eux-mêmes une tradition orale : « Le Prince Marcassin » de Mme d'Aulnoy s'inspire très vraisemblablement d'une des Nuits facétieuses de Straparole et la « Cendrillon » de Perrault doit quelques uns de ses traits à la « Gatta Cenerentola » de Basile, qui figure, en 1636, dans le Pentamerone.

Il arrive aussi que, sournoisement, certains auteurs du Cabinet des fées, se refusent à avouer cette source populaire d'inspiration : Mlle de la Force prétend bien haut avoir inventé l'histoire de cette femme qui dut donner sa fille aux fées pour leur avoir volé du persil alors qu'elle l'attendait ; Or Basile en donne déjà une version et le motif des tresses de la belle qu'elle dénoue à la fenêtre de sa tour pour que son amant y grimpe et la rejoigne se trouve dans le Livre des rois du poète persan du Xe siècle, Firdousi.

Parfois, tout bonnement, ces mondains prétendront qu'ils tirent leurs fables des fées elles-mêmes.

Ré-écriture du conte :

Il y a manipulation et appropriation, car un conte, qu'il soit oral ou littéraire est inséparable de la communauté qui le produit et dans laquelle il s'inscrit. Issus de l'aristocratie provinciale, des hommes, des femmes parfois liés à la préciosité écrivent et publient des contes ; ils publient pour la Cour et ceux qui gravitent autour d'elle, pour les salons où l'on occupe mille et une nuits à se désennuyer des peines des jours où l'on a joué aux bergers sur les pelouses de Trianon. L'appropriation passe d'abord par l'élimination de tous les éléments qui décèlent une origine populaire. Ces récits ne sont pas destinés à être entendus tandis que l'on tresse des paniers ou que, le cochon abattu, on mitonne ses rognons dans une sauce au sang. Ils seront lus au boudoir ou sous les feux d'un lustre de Bohême.

C'est en aristocrates que ces lettrés traitent une culture qui vient du peuple et donc ils la retraitent. Il faut aux deux sœurs du conte « Les Fées » épouiller la tête de la vierge avant de cracher ducats sonnants et trébuchants ; Perrault éliminera avec soin ce détail, comme il éliminera le dépeçage rituel de la grand-mère du Chaperon Rouge. Et s'il affuble Cendrillon du qualificatif de « cucendron » il a soin d'en faire par l'italique une citation. Quand il faut prendre femme, le garçon éconduit par les filles de son village épouse la première grenouille qui sort du « patouillas » tandis que le cadet de Mme d'Aulnoy s'éprend d'une chatte de luxe aussi blanche que nacre et qui repose au fond d'un palais doré sur des coussins de taffetas. Héros et héroïnes sont des aristocrates et, lorsque Mme d'Aulnoy s'inspire du « Petit Poucet », son conte, « Finette Cendron », ne commence point dans une pauvre hutte de bûcheron mais chez un roi et une reine « qui avaient mal fait leurs affaires ». Jamais il ne sera question de perdre les trois fillettes parce qu'il n'y a plus rien à leur donner à manger - hantise qui ne cessera de peser sur les fermes d'avant la Révolution - mais tout simplement parce qu'elles veulent faire les demoiselles et avoir tous les habits dont elles ont envie. Le préjugé nobiliaire ne manque pas même d'atteindre les fées. Ainsi, Mme de Murât ne cache pas son mépris pour celles qui traversent les récits populaires : « Leurs occupations étaient basses, écrit-elle, et pué- riles. Elles étaient presque toujours laides, mal vêtues et mal logées.(2) » Rurales donc, les fées appartenaient toutes à la gent de la forêt, des prés et des buissons, plus habiles à tailler un fagot et à mûrir des fromages qu'à mélanger poudres et sortilèges. Les siennes seront étincelantes, habillées d'argent et de pierres précieuses ; telles des reines-soleils, elles habiteront des palais enchantés. Désinvoltes ou sûrs d'être maîtres des outils intellectuels de référence, ces auteurs manipulent la matière orale en toute liberté et, ce faisant, obéissent à leur insu à cette loi du conte qui veut que celui-ci ait tendance à s'agglutiner avec des récits voisins.

La merveille n'est plus, comme dans la matière populaire, l'au-delà du miroir, le rêve d'un rubis qui n'est qu'une goutte de sang sur la blancheur de la neige ; elle est le reflet des palais de ces aristocrates qui l'installent en abyme dans leurs récits.

Dans les versions populaires, l'animalité était simple : ours, chien, porc ou loup sont les figures d'emprunt qu'adopte l'éphémère métamorphose. Dans les versions des lettrés, il ne s'agit plus que de monstres, moitié femme moitié baleine, de dragon aux ailes verdâtres, d'écrevisse ou de nain jaune. Le lettré, formé par une culture classique, fabrique des chimères.

Sources : '' Où l'on voit ces dames aller aux champs, et le Conte s'écrire... L'oralité populaire mise en écriture par les lettrés du XVIIIe siècle par Elisabeth Lemirre

Jean-Michel Moreau, dit Moreau le Jeune (1741 – 1814 ), est un dessinateur et graveur français.   Les œuvres les plus connues de la carrière prolifique de Moreau le Jeune, dont l’œuvre dépasse les 2 000 pièces, sont en particulier  les vingt-quatre illustrations transcrivant les costumes et les intérieurs à la mode dans les dernières années de l’Ancien Régime
Jean-Michel Moreau, dit Moreau le Jeune (1741 – 1814 ), est un dessinateur et graveur français.   Les œuvres les plus connues de la carrière prolifique de Moreau le Jeune, dont l’œuvre dépasse les 2 000 pièces, sont en particulier  les vingt-quatre illustrations transcrivant les costumes et les intérieurs à la mode dans les dernières années de l’Ancien Régime
Jean-Michel Moreau, dit Moreau le Jeune (1741 – 1814 ), est un dessinateur et graveur français.   Les œuvres les plus connues de la carrière prolifique de Moreau le Jeune, dont l’œuvre dépasse les 2 000 pièces, sont en particulier  les vingt-quatre illustrations transcrivant les costumes et les intérieurs à la mode dans les dernières années de l’Ancien Régime
Jean-Michel Moreau, dit Moreau le Jeune (1741 – 1814 ), est un dessinateur et graveur français.   Les œuvres les plus connues de la carrière prolifique de Moreau le Jeune, dont l’œuvre dépasse les 2 000 pièces, sont en particulier  les vingt-quatre illustrations transcrivant les costumes et les intérieurs à la mode dans les dernières années de l’Ancien Régime
Jean-Michel Moreau, dit Moreau le Jeune (1741 – 1814 ), est un dessinateur et graveur français.   Les œuvres les plus connues de la carrière prolifique de Moreau le Jeune, dont l’œuvre dépasse les 2 000 pièces, sont en particulier  les vingt-quatre illustrations transcrivant les costumes et les intérieurs à la mode dans les dernières années de l’Ancien Régime
Jean-Michel Moreau, dit Moreau le Jeune (1741 – 1814 ), est un dessinateur et graveur français.   Les œuvres les plus connues de la carrière prolifique de Moreau le Jeune, dont l’œuvre dépasse les 2 000 pièces, sont en particulier  les vingt-quatre illustrations transcrivant les costumes et les intérieurs à la mode dans les dernières années de l’Ancien Régime
Jean-Michel Moreau, dit Moreau le Jeune (1741 – 1814 ), est un dessinateur et graveur français.   Les œuvres les plus connues de la carrière prolifique de Moreau le Jeune, dont l’œuvre dépasse les 2 000 pièces, sont en particulier  les vingt-quatre illustrations transcrivant les costumes et les intérieurs à la mode dans les dernières années de l’Ancien Régime
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L'oeil 'voyeur' de Roy Stuart

Publié le par Perceval

Roy Stuart représente une voix originale dans la photographie contemporaine, reprenant à sa façon les expériences narratives de Duane Michals ou de Marie-Françoise Plissart...

La photographie ne peut peut-être plus être isolée dans son instantanéité, elle s’inscrit dans un flux où un « avant » et un « après » qui compressent la photographie et lui donnent sa tension, sa puissance… La photographie appelle un texte, une poésie, une musique....

Au-delà d’une nécessité de « légende »... la photographie s’inscrit dans un récit, on assiste à véritable appel à une troisième dimension de l’image : le mot.

Le nu, le sexe et la beauté sont dans la culture occidentale liés à la question de la vérité, d'une recherche … Ne dit-on pas que la vérité sort du puits, nue…

La beauté est-elle une de ces portes par où nous nous éveillons le temps d'un instant ( celui de la photo ) l’instant du désir, désir de l’autre... Ce retour sur soi qui nous dépasse ?

L'artiste n'est-il qu'un ''voyeur'' ?

L'oeil 'voyeur' de Roy Stuart
L'oeil 'voyeur' de Roy Stuart
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