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Voeux ''burlesques''

Publié le par Perceval

Voeux ''burlesques''

Le réveillon 2015-2016 est "burlesque"...

Le projet « Burlesque » du photographe Sean Scheidt, qui capture les artistes de cabaret avant et après transformation, grâce aux costumes, maquillages ou changements d’attitude… Une série de portraits qui permet de mettre en avant les incroyables différences entre vie réelle et personnages de scène, mais aussi de s’interroger sur la façon dont l’apparence influence notre jugement !

Voeux ''burlesques''
Voeux ''burlesques''
Voeux ''burlesques''
Voeux ''burlesques''
Voeux ''burlesques''
Voeux ''burlesques''
Voeux ''burlesques''
Voeux ''burlesques''
Voeux ''burlesques''
Voeux ''burlesques''
Voeux ''burlesques''
Pour ce qui est des 'carte de voeux'... Je refuse toute responsabilité à l'humour douteux qu'elles contiennent... En sont responsables nos ancêtres de l'époque victorienne ( 1837 – 1900 )... !
Je dirai donc, plus simplement : '' Bonne Année ''

 

Voeux ''burlesques''
Voeux ''burlesques''
Voeux ''burlesques''

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Maléfique, de Tom Bagshaw

Publié le par Perceval

Maléfique, de Tom Bagshaw

Tom Bagshaw est un artiste originaire de Bath en Angleterre. Il crée des images d'une beauté envoûtante remplies de personnages féminins sombres et mystérieux qui jettent un sort envoûtant sur ceux qui les regardent...

Tom Bagshaw est fasciné par la beauté féminine, et cette force intérieure qui en émane. La femme est ici, sombre, envoûtante et puissante.

Maléfique, de Tom Bagshaw
Maléfique, de Tom Bagshaw
Maléfique, de Tom Bagshaw
Maléfique, de Tom Bagshaw
Maléfique, de Tom Bagshaw
Maléfique, de Tom Bagshaw
Maléfique, de Tom Bagshaw
Maléfique, de Tom Bagshaw
Maléfique, de Tom Bagshaw
Maléfique, de Tom Bagshaw
Maléfique, de Tom Bagshaw
Maléfique, de Tom Bagshaw
Maléfique, de Tom Bagshaw
Maléfique, de Tom Bagshaw
Maléfique, de Tom BagshawMaléfique, de Tom Bagshaw

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Noël à la cour du Roi Arthur

Publié le par Perceval


Au début du Moyen Age, ce n'était pas le jour de Noël qui importait. La grande fête était l'Epiphanie : la manifestation de Jésus comme Christ, aux Mages. Le calendrier médiéval était dominé par des congés tels que les ''quarante jours de Saint-Martin", qui débutaient le 11 Novembre avec la fête de St Martin, période qui correspondrait aujourd'hui à l'Avent.
L'importance du jour de Noël a augmenté progressivement après Charlemagne qui fut couronné empereur le jour de Noël 800. Le roi Edmund martyr a été oint au Noël de 855 et le roi Guillaume Ier d'Angleterre a été couronné le jour de Noël 1066. Autour du 12ème siècle, les ''douze saints jours'' apparaissent dans les calendriers liturgiques, à compter du 25 Décembre et durent jusqu'au 6 Janvier à l'Epiphanie.

À la fin du Moyen Âge, la fête est devenue si importante que les chroniqueurs régulièrement relèvent ce que les rois font à cette date Noël. C'est lors de la fête de Noël en 1377 - avec le roi Richard II - que vingt-huit bœufs et trois cents moutons ont été mangés.

 

Un régal festif représentant Janvier
dans les Très Riches Heures du duc Jean de Berry (XVe siècle)


Dans la légende arthurienne, le conte de Sire Gauvain et du Chevalier vert est présenté comme une histoire de Noël, remplie de célébrations et réjouissances... Le motif de Noël est facilement observable dans la personne même du Chevalier Vert...
Le récit relate l'arrivée d'un mystérieux géant vert, monté sur un cheval verts, à la cour d'Arthur se préparant à fêter Noël. Le mystérieux chevalier lance un défi au roi et à ses preux : que celui qui en aura le courage accepte de le frapper avec sa propre hache de forestier ; en retour, le chevalier lui impose seulement d'accepter le même traitement un an et un jour plus tard. Arthur serait prêt à relever le défi, mais par souci de le protéger, c'est Gauvain son neveu qui aura finalement cet ''honneur''. Pensant éviter toutes suites désagréables, Gauvain décapite à la hache son adversaire tout de vert vêtu, maos ô surprise, le génat ramasse sa tête qui avait roulé par terre dans des flots de sang. La t^te se met à parler, donnant à Gauvain rendes-vous à la Chapelle Verte, avant que le chevalier portant sa tête sous le bras et chevauchant son destrier aussi vert et superbe que lui ne s'éloigne au galop.... L'aventure ne fait que commencer …. !




Les activités décrites à la cour du roi Arthur lors de Noël dans le célèbre roman du XIVe siècle Sire Gauvain et le Chevalier vert  offrent un bon aperçu de la fête dans une cour médiévale tardive:

Christmas preparations  on a calendar page for December in 'The Golf Book'

 

Le roi est à Camelot au moment de Noël et, avec les meilleurs chevaliers de la noble confrérie de la Table ronde, dûment assemblés, ils s'adonnent aux réjouissances et aux plaisirs insouciants de la fête. Auparavant, ils avaient participé à des tournois... Ces célébrations s'étalent sans interruption pendant quinze jours, alternant toutes sortes d’activités festives et de la danse la nuit, pour le plus grand contentement des seigneurs et des dames de la cour …

'The Golf Book', British Library

 

 

Alors que la Nouvelle Année est toute jeune - ce jour même la splendeur de la table est redoublée – le roi après la messe rejoint la grande salle avec tous ses chevaliers... Noël est célébré à nouveau, chacun apportant des présents …

La majeure partie du poème (37-197, de 750 à 2479) a lieu pendant la saison de Noël. Le défi du chevalier vert a lieu le jour de la Nouvelle Année.

Un an plus tard, Gauvain arrive au château de Bertilak la veille de Noël; il y reste pour être ''testée'' par Lady Bertilak pendant trois jours, et répond au défi du chevalier vert, le jour de l'An. Ainsi, les principaux éléments de l'intrigue se produisent lors de la Veillée de Noël et au cours de ses douze jours.

Calendar page for February in British Library
 ‘The Golf Book (Sixteenth Century)

 

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Le royaume de la perle. ill: Edmund Dulac

Publié le par Perceval

Le royaume de la perle de Leonard Rosentahl 

Illustré par Edmund Dulac  -  Publié par Brentano ~ 1920

Dulac réalise 10 planches, pour ce livre, qui tient à la fois de la vulgarisation scientifique et de la littérature. C’est une histoire naturelle de la perle, qui raconte ses origines, sa culture, les mythes et les légendes qui l’entourent.

 

 

 

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Les Lettres d’une religieuse portugaise

Publié le par Perceval

Dans le monde des lettres, Beja est depuis trois siècles la ville de la religieuse portugaise, Mariana Alcoforado. Entrée au couvent des clarisses de la conception sur décision de ses parents, elle s’éprend d’un jeune officier de la marine française, le comte de Chamilly, qui, parti en 1661 faire campagne en Alentejo contre les espagnols, n’en revient qu’en 1668.

Les Lettres d’une religieuse portugaise, sont publiées anonymement et traduites en français par Gabriel de Guilleragues. Le capitaine de Chamilly à qui elles sont adressées les lui aurait transmises, donnant son accord pour les publier. On a cherché aussitôt à connaître l’identité de l’auteur. Mais si certains tels Saint Simon en attribuent l’origine à une vraie religieuse nommée Marianne, d’autres, comme Jean-Jacques Rousseau, dénoncent une supercherie du traducteur, prétendant que c’est lui le véritable auteur

Dans un livre publié en 1672, on découvre que de Chamilly a bien été envoyé par Louis XIV sur le sol portugais pour combattre les espagnols durant la guerre d’indépendance. L’auteur du livre, dissimulé sous les initiales de L.C.d. V, un officier qui mène ses troupes en campagne de Toulon à Candie, raconte que sur le navire, de Chamilly garde toujours sur lui les lettres d’une jeune religieuse de Beja ; mais un jour que de Chamilly les relit, un ecclésiastique, le père Chavigny, les lui arrache des mains pour les jeter à la mer.

Une édition de Cologne, également de 1669, précise que le Marquis de Chamilly est leur destinataire, assertion reprise par Saint-Simon, puis par Duclos. On ne sait alors de la rédactrice que son prénom, celui qui figure dans sa première lettre : Marianna. En 1810, l'érudit Boissonade découvre un exemplaire des Lettres Portugaises ainsi annoté : '' La religieuse qui a écrit ces lettres se nommait Marianna Alcaforada, religieuse à Beja, entre l'Estramadure et l’Andalousie. Le cavalier à qui ces lettres furent écrites était le comte de Chamilly, dit alors le comte de Saint-Léger.'' Les recherches effectuées dans les archives du couvent de Beja, confirment qu'il y a eu effectivement, dans cette communauté, une religieuse du nom de Marianna Alcaforada, née le 22 avril 1640, morte en 1723, et âgée 25 ans au moment des faits. Tout ce qui est mentionné dans Les lettres au sujet de sa rencontre avec de Chamilly, les précisions sur des personnages ayant existé et sur les lieux décrits qu’elle seule peut connaître, suscitent un trouble qui n’a cessé depuis.

Cette publication d'une œuvre galante écrite par une religieuse, passionne l'Europe et scandalise les dévots. (20 éditions au XVIIè siècle... !).

Si les Lettres portugaises restent pour la plupart du temps attribuées à Guilleragues, de récentes recherches accréditent la thèse de Mariana Alcoforado. Myriam Cyr a notamment publié un ouvrage à ce sujet en 2006, et Philippe Sollers, dans sa préface d’une édition des Lettres en 2009, demeure lui aussi convaincu de leur authenticité.

Datées de décembre 1667 à juin 1668, ces pages pleines de feu, rédigées par la nonne pour déplorer son abandon par son amant, sont en effet d'une modernité stupéfiante ; par leur liberté de style, leur limpidité, leur élan de franchise, la netteté de l'aveu de sa passion contre les règles de la morale, elles tranchent sur la production du temps. On relève surtout la précision de la description clinique des transes auxquelles peuvent conduire un amour trop violent, et qui font passer la narratrice du doute à la colère, de la colère au désespoir, enfin à la résignation. Ce que Mme de La Fayette ne fait que suggérer, les Lettres le disent crûment ; d'où l'étonnement qu'elles suscitent chez Saint-Simon ou chez la marquise de Sévigné.

Il y a là, au milieu du Grand Siècle, un avant-goût du climat des Liaisons Dangereuses ou de La Religieuse...

Ce ''roman épistolaire'' est un monologue (le lecteur ne dispose pas des réponses) et n’est constitué que de cinq lettres, distantes de plusieurs mois. Il est aussi caractérisé par le refus du romanesque et de l’anecdote et s’apparente davantage aux cinq actes d’une tragédie : de l’histoire d’amour ne subsiste que l’épilogue tragique, seuls vivent en évoluant les sentiments, transcrits dans un style remarquable de simplicité et d’authenticité, d’une femme séduite et abandonnée qui s’achemine vers une lucidité désespérée.

  • 1ere Lettre
    Elle s’abîme dans la douleur. Elle s’installe dans un désespoir sans limite. Elle laisse s’écouler de cette béance radicale une longue plainte. Elle vit cette situation amoureuse comme une impasse douloureuse, une destruction d’elle même et en même temps en évoquant les souvenirs amoureux elle allonge le temps suspendu entre l’absence et la mort.

  • 2ème Lettre
    Elle oublie l’objet aimé pour aimer l’amour perdu. Elle exhale le souvenir amoureux, le corps tout entier érotique jouit de se souvenir. Elle s’apaise à désirer l’absent. Alors elle se sent coupable de cet oubli et s’oblige à souffrir à nouveau.

  • 3ème Lettre
    Elle s’épuise à attendre. L’autre s’éloigne, s’estompe, il est gagné par la nuit. Alors, elle perd le goût de souffrir, sa voix s’évanouit, son inflexion se déchire. Elle est comme fatiguée d’aimer.

  • 4ème Lettre
    Elle ravive le deuil qu’elle ne veut pas quitter, c’est sa propre parole qui l’a fait pleurer encore. Elle roule inlassablement sa douleur. Elle se livre, de nouveau, comme pour la retenir, à la violence des mouvements de son cœur.

  • 5ème Lettre
    Elle décide de renoncer à son état amoureux. Elle s’exile de son imaginaire. L’image aimée meurt pour qu’elle vive. Elle découvre avec tristesse qu’elle aimait plus le fait d’aimer que l’amant lui-même. Avec la perte du délire, elle entre dans sa propre vie, elle assume son exil comme une unique délivrance.

Henri Matisse,  Lettres Portugaises
Henri Matisse,  Lettres Portugaises
Henri Matisse,  Lettres Portugaises
Henri Matisse,  Lettres Portugaises
Henri Matisse,  Lettres Portugaises
Henri Matisse,  Lettres Portugaises
Henri Matisse,  Lettres Portugaises
Henri Matisse,  Lettres Portugaises
Henri Matisse,  Lettres Portugaises
Henri Matisse,  Lettres Portugaises
Henri Matisse,  Lettres Portugaises
Henri Matisse,  Lettres Portugaises
Henri Matisse,  Lettres Portugaises
Henri Matisse,  Lettres Portugaises
Henri Matisse,  Lettres Portugaises

Henri Matisse, Lettres Portugaises

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J Vermeer peint la rencontre amoureuse, en musique -2-

Publié le par Perceval

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"Une autre toile de Vermeer, La Leçon de musique , prêtée par la reine d’Angleterre, se déchiffre, elle aussi, comme un rébus à tiroirs. Au premier plan, une table recouverte d’un lourd tapis semble faire obstacle aux regards, puis une chaise, une viole couchée à terre, jusqu’à la joueuse de virginal (en réalité un muselaar, le clavier étant à droite) qui nous tourne le dos. « Circulez, il n’y a rien à voir! » semble nous dire le peintre. Sauf que, évidemment, c’est un piège. Au bout d’une longue diagonale qui gouverne toute la composition, un professeur de musique, ou peut-être un chanteur, d’après ses lèvres entrouvertes, se tient près du virginal. Dans le miroir, placé tout au fond du tableau, on surprend la jeune femme en train de lui adresser un regard complice. La viole couchée à terre pourrait même signifier le sort qui l’attend après la leçon, estime Betsy Wieseman, conservatrice au département des peintures hollandaises à la National Gallery. Pourtant, la vraie sensualité du tableau est ailleurs, dans l’éblouissante harmonie de tons froids et chauds qui irradient la scène. Vermeer module la lumière sur les motifs du tapis, qui bleuissent dans l’ombre et rougeoient au soleil. Il cisèle d’un rayon le bord d’un plateau de cuivre, caresse d’un ton plus clair une carafe ventrue puis la manche de la jeune fille. Charmants préliminaires…"

Sources : SABINE GIGNOUX de La Croix du lundi 29 juillet 2013
 
Jan-Vermeer---The-Concert--1665-1666-.jpg
Le concert, (vers 1664 – 1666).
La scène peut se prêter à plusieurs interprétations. Est- ce réellement un innocent concert ?  Le tableau de droite  inviterait voir le caractère libertin de la scène.
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Dirck Jaspersz. van Baburen (1595 – 1624)  L'entremetteuse, 1622

Trois personnages dans un intérieur bourgeois. A gauche, une jeune fille en robe de soie jaune au clavecin. Un cavalier de dos, l’épée au côté assis sur une chaise, joue d’un luth dont on ne voit que le chevillier  A droite, une femme en jaquette bleue – vert bordée d’hermine déchiffre une mélodie et chante en battant la mesure. Au dessus à droite est accroché au mur l’Entremetteuse de van Baburen (cette œuvre se trouvait dans la maison de Vermeer).

 

Les instruments peuvent renvoyer à la sensualité et à la frivolité. Dans « La lettre d’amour » l’instrument montré ressemble à un luth, attribut des amants. Il suggère aussi la forme du corps de la femme, comparaison qui apparaît fréquemment dans la littérature de l’époque.

vermeer_johannes-la-lettre-d-amour.jpg

La lettre d’amour, vers 1669-1670, Jan Vermeer, (Amsterdam, Rijksmuseum). Le rideau relevé nous permet de contempler l’espace domestique du personnage principal et d’en goûter la douceur. La robuste servante vient de remettre une lettre à sa maîtresse qui arrête de jouer. L’instrument montré ici ressemble à un luth, attribut des amants. Dans le tableau accroché au mur, un navire affronte un vent violent et un ciel nuageux. Au XVIIe siècle, une telle métaphore était un cliché : l’amour est tout aussi « dangereux » que la mer. Peut-être le temps menaçant signifie-t-il que la femme va au-devant de problèmes amoureux?

 

Johannes Vermeer est né à Delft le 31 octobre 1632 et mort le 16 décembre 1675. C’ est un peintre baroque néerlandais parmi les plus célèbres du siècle d’or (période de l’histoire des Pays-Bas comprise entre 1584 et 1702). Il réalisa surtout, dans un style raffiné, des peintures de genre, principalement des intérieurs montrant des scènes de la vie domestique.

 

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J Vermeer peint la rencontre amoureuse, en musique -1-

Publié le par Perceval

Si Johannes Vermeer (1632-1675), peint des scènes de genre, il ne s'agit pas seulement de scènes réalistes …Vermeer_Girl_Interrupted_at_Her_Music.jpg

D'ailleurs, ces représentations ne transmettent-elles pas une impression d'inachevé à déceler... ? Dans ces gestes un peu cérémonieux, un peu conventionnels même. En fait, les personnages ne donnent pas l’impression d’agir, comme si ce devait être non pas le geste mais l'intention qu'il fallait deviner …. Cet étrange sentiment d’irréalité, provient sans doute qu'ici tout est feint, calculé.... Cette impression d'inachevé nous accompagne, d'autant s'il nous manque les clés ...

Johannes Vermeer est né à Delft le 31 octobre 1632 et mort le 16 décembre 1675. 

C’est un peintre baroque néerlandais parmi les plus célèbres du siècle d’or (période de l’histoire des Pays-Bas comprise entre 1584 et 1702). 

Il réalisa surtout, dans un style raffiné, des peintures de genre, principalement des intérieurs montrant des scènes de la vie domestique.

 

*****

" A l'époque de Vermeer, la musique est fréquemment associée au discours amoureux, voire aux plaisirs charnels, lorsqu’elle mêle hommes et femmes dans des duos complices, autour de violes aux courbes suggestives. Y compris chez Vermeer, en dépit de ses airs très chastes.

La joueuse de virginal peinte deux fois par Vermeer, dans de riches atours bleu et or, est peut-être davantage une allégorie morale qu’un portrait. Le nom de cet instrument de la famille du clavecin serait dû à sa sonorité suave et au fait qu’il était joué par des jeunes filles.

Jan_Vermeer-Une-dame-assise-au-Virginal.jpg
 

Or, chez Vermeer, elles nous regardent comme pour nous inviter à un duo. Duo d’amour vertueux ou coupable ? Tout est là. Derrière l’une des joueuses de virginal, qui se tient debout, bien droite, un tableau au mur représente Cupidon tenant une unique carte à jouer, symbole de la fidélité dans le mariage. Derrière l’autre joueuse, assise, elle, comme ayant déjà flanché, un tableau montre une prostituée jouant du luth entre un client et un entremetteur. D’ailleurs, devant cette musicienne, une viole de gambe est posée qui n’attend plus qu’un interprète mâle. L’archet glissé entre les cordes pourrait bien signifier une allusion grivoise. Par la fenêtre, on voit que la nuit est tombée. Alors que dans l’autre tableau, celui de la joueuse digne, les rayons du soleil illuminent sa nuque et tous les objets de la pièce, en minuscules gouttes d’or semées à la pointe du pinceau…"

 Lady-Standing-at-a-Virginal-1675-by-Jan--Vermeer.jpeg

      Sources : SABINE GIGNOUX de La Croix du lundi 29 juillet 2013

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L'amant infortuné

Publié le par Perceval

Ce manuscrit  du XVe s. appelé '' L'Amant infortuné '' appartient à la bibliothèque de Chantilly. Il est sur parchemin et contient 97 feuillets. Les dimensions des illustrations sont 228 x132mm.
Ce manuscrit  du XVe s. appelé '' L'Amant infortuné '' appartient à la bibliothèque de Chantilly. Il est sur parchemin et contient 97 feuillets. Les dimensions des illustrations sont 228 x132mm.
Ce manuscrit  du XVe s. appelé '' L'Amant infortuné '' appartient à la bibliothèque de Chantilly. Il est sur parchemin et contient 97 feuillets. Les dimensions des illustrations sont 228 x132mm.
Ce manuscrit  du XVe s. appelé '' L'Amant infortuné '' appartient à la bibliothèque de Chantilly. Il est sur parchemin et contient 97 feuillets. Les dimensions des illustrations sont 228 x132mm.
Ce manuscrit  du XVe s. appelé '' L'Amant infortuné '' appartient à la bibliothèque de Chantilly. Il est sur parchemin et contient 97 feuillets. Les dimensions des illustrations sont 228 x132mm.
Ce manuscrit  du XVe s. appelé '' L'Amant infortuné '' appartient à la bibliothèque de Chantilly. Il est sur parchemin et contient 97 feuillets. Les dimensions des illustrations sont 228 x132mm.
Ce manuscrit  du XVe s. appelé '' L'Amant infortuné '' appartient à la bibliothèque de Chantilly. Il est sur parchemin et contient 97 feuillets. Les dimensions des illustrations sont 228 x132mm.
Ce manuscrit  du XVe s. appelé '' L'Amant infortuné '' appartient à la bibliothèque de Chantilly. Il est sur parchemin et contient 97 feuillets. Les dimensions des illustrations sont 228 x132mm.
Ce manuscrit  du XVe s. appelé '' L'Amant infortuné '' appartient à la bibliothèque de Chantilly. Il est sur parchemin et contient 97 feuillets. Les dimensions des illustrations sont 228 x132mm.
Ce manuscrit  du XVe s. appelé '' L'Amant infortuné '' appartient à la bibliothèque de Chantilly. Il est sur parchemin et contient 97 feuillets. Les dimensions des illustrations sont 228 x132mm.
Ce manuscrit  du XVe s. appelé '' L'Amant infortuné '' appartient à la bibliothèque de Chantilly. Il est sur parchemin et contient 97 feuillets. Les dimensions des illustrations sont 228 x132mm.
Ce manuscrit  du XVe s. appelé '' L'Amant infortuné '' appartient à la bibliothèque de Chantilly. Il est sur parchemin et contient 97 feuillets. Les dimensions des illustrations sont 228 x132mm.
Ce manuscrit  du XVe s. appelé '' L'Amant infortuné '' appartient à la bibliothèque de Chantilly. Il est sur parchemin et contient 97 feuillets. Les dimensions des illustrations sont 228 x132mm.

Ce manuscrit du XVe s. appelé '' L'Amant infortuné '' appartient à la bibliothèque de Chantilly. Il est sur parchemin et contient 97 feuillets. Les dimensions des illustrations sont 228 x132mm.

L'Amant infortuné se présente sous la forme d'un poème en vers de 10 syllabes.

Interviennent quatre personnages: l'Auteur, la Fortune, l'Amant et sa Dame. Pas de titre; celui transcrit ci-dessus est emprunté au sujet même.

Le nom de l'auteur n'est pas indiqué, bien que Chardin ait voulu, sans raison sérieuse, attribuer l'ouvrage à Jean Bouchet (note conservée dans le volume) : Jean Boucher  né à Poitiers en1476, et mort en 1557, et ami de Rabelais.

On lui préfère François Habert né vers 1510 à Issoudun (Indre) et mort vers 1561. Il fut d'abord secrétaire d'hommes d'Église, puis entra à la cour de François Ier et de Henri II où il devint « poète du Roi ».

En : F. 8v, l'énigmatique monogramme 'N.O.T.H.E.R.U.S.' ; 21v, monogramme 'N.Z.' Présence de la devise "banny de joie", très proche de celle de l'auteur présumé François Habert , qui se surnomma lui-même « le Banni de liesse ».

 

Incipit :

La doléance de l'amant infortuné.

Ung jour estant de desplaisance ataint.

De grand ennuy et tristesse rataint,

En deul transy, comblé de doléance...

 

Le sujet du poème n'est pas compliqué : l'Amant se désole dans un verger ; dame Fortune lui offre son aide et se charge d'un amoureux message ; la réponse est favorable. Conduit auprès de la dame de ses pensées, l'Amant est au comble de ses vœux; mais la Fortune, on ne sait pourquoi, lui retire ses faveurs au prétexte de lui procurer quelque repos, elle le conduit dans son labyrinthe et l'y abandonne. Le labyrinthe n'est en rien plaisant; les arbres sont en pourriture, les arbustes garnis d'épines, l'eau pleine de soufre.

Après de vains efforts pour sortir, l'Amant, se sentant mourir, confie ses peines à l'Acteur, qui apparaît à propos et promet d'écrire le récit de cette triste aventure.  

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Henryk Fantazos

Publié le par Perceval

Henryk Fantazos
Henryk Fantazos
Henryk Fantazos
Henryk Fantazos
Henryk Fantazos
Henryk Fantazos
Henryk Fantazos
Henryk Fantazos
Henryk Fantazos
Henryk Fantazos
Henryk Fantazos

Henryk Fantazos est né en 1944, à Kamionka Strumilowa près de Lvov dans ce qui était alors la Pologne en 1944. De 1957 à 1963, il a fréquenté le Lycée des Beaux-Arts de Katowice, en Pologne, et en 1963 a été admis à l'Académie des Beaux-Arts de Cracovie, en Pologne. En 1975, il a demandé l'asile politique aux Etats-Unis et obtenu ensuite la citoyenneté américaine.

Il a choisi de vivre et de travailler dans le Sud qui est une source infinie de son inspiration. Il réside à présent à Hillsborough, en Caroline du Nord.

Henryk Fantazos dit peindre des poèmes.

Henryk Fantazos
Henryk Fantazos
Henryk Fantazos
Henryk Fantazos
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Les femmes et les fées dans les salons du XVIIe s. -2/2-

Publié le par Perceval

Les femmes et les fées dans les salons du XVIIe s. -2/2-

Les salons formaient un monde socioculturel décentralisé qui avait existé avant la centralisation de la cour à Versailles. Un espace où les gens, parfois de classes sociales différentes, pouvaient se forger de nouvelles identités. Pour certains, les contes de fées représentent une échappée imaginaire, pour d’autres, une façon de critiquer le monde sociopolitique... N'oublions pas que les dernières décennies du règne de Louis XIV ( 1638-1715) étaient extrêmement dures.... ( la dette nationale, des conditions de vie difficiles, des mauvaises récoltes et de la grande perte de vies occasionnée par les combats, une austérité à tendance religieuse, la révocation de l’Edit de Nantes et l’exode des protestants ...etc)

Quoi qu’il en soit, les contes de fées littéraires sont nés dans ces salons du XVIIe siècle qui étaient organisés et dominées par des femmes, dont la situation à cette époque mérite d’être examinée.

 

Au XVIIe siècle, les femmes étaient largement exclues du monde socioculturel. Les lois limitant leurs droits existaient depuis longtemps. On les empêchait de voter dans les guildes mixtes, de se marier sans l’autorisation parentale, de revendre leurs biens, d’être maîtres de leur fonction reproductive, de décider des conditions d’une séparation conjugale. En tant qu’épouses, les femmes n’avaient guère de pouvoir...

Timothy Reiss propose quatre raisons pour cette exclusion. D’abord, au XVIIe siècle, on pensait que les femmes avaient un raisonnement différent de celui des hommes, d’où l’influence limitée qu’elles exerçaient dans le monde culturel. Deuxièmement, la femme était considérée seulement comme mère et épouse, et par conséquent confinée à la sphère domestique. Même Charles Perrault, qui prétend être l’avocat des femmes, partageait cette image. Troisièmement, les maris, voire les hommes, traitaient les femmes comme objets et possessions. Enfin, on croyait que les femmes étaient les consommatrices idéelles de la culture. On ne leur permettait pas de produire la littérature, mais on les respectait en tant que gardiennes du bon goût. Cette discussion s’inscrit dans le contexte de ce que l’on appelait la Querelle des Femmes.

L’instruction des filles à cette époque était basée sur l’idée que les femmes devaient rester à la maison, loin des dangers de la mondanité qui caractérisait les salons. François Fénelon, auteur célèbre de L’éducation des filles (1891), et Madame Maintenon, la deuxième femme morganatique de Louis XIV et fondatrice de Saint-Cyr, une école pour les filles, étaient des défenseurs de l’instruction conservative pour les filles... Les femmes ne vivaient pas pour elles-mêmes. Elles devaient penser d’abord à leur mari, à leurs enfants et à leurs domestiques. De plus, il fallait qu’elles soient modestes, simples, discrètes et sincères et qu’elles évitent l’affectation, l’égoïsme et la déception.

A cette époque, l’instruction des filles se faisaient soit dans les écoles paroissiales, soit dans les couvents, soit dans les petites écoles. L’enseignement religieux y avait la priorité, mais les filles apprenaient aussi à lire, à écrire et à compter. L’instruction des filles ne dépassait jamais les premières années, car on disait que trop d’intelligence ne pouvait que leur nuire ...

Pour les femmes, les salons remplaçaient l’université, dont l’accès leur était interdite. Ils leur offraient le moyen de s’affranchir des rôles sociaux qui leur étaient réservés et la possibilité de se créer une identité par la force de leur intellect. C’était le seul endroit où on encourageait les femmes à développer leur esprit et à se mélanger aux hommes. Si une femme voulait accéder à l’enseignement supérieur, c’était à elle de le chercher, voire de le créer, grâce à l’aide des autres salonniers. Parce qu’elles se considéraient au même niveau intellectuel que les hommes, elles ont pu se permettre de s’engager dans la formation du monde culturel et social en produisant des contes de fées et de participer ainsi d’une élite nouvellement constituée qui ne se définissait plus par sa naissance. Marginalisées à cause de leur sexe et exclues des domaines masculins, les femmes ont créé des salons pour se doter d’un pouvoir et décider de leur rôle dans la société.

La chambre bleue de l’Hôtel de Rambouillet, qui a ouvert ses portes vers 1610, était le premier salon français. En fait, il y en avait beaucoup au XVIIe siècle et ils n’étaient pas tous identiques. Par exemple, celui de Mlle de Scudéry était plus littéraire et plus féministe que celui de l’Hôtel de Rambouillet. Mme d’Aulnoy, Mlle de L’Héritier, Mme de Murat et Mlle de La Force en fréquentaient plusieurs ; d’autres femmes ont même organisé leurs propres salons. Mlle de L’Héritier a repris le célèbre salon de Mlle de Scudéry. Le salon de Mme d’Aulnoy, que Mme de Murat fréquentait, a commencé vers 1690, rue Saint-Benoît. Mlle de La Force était la grande fidèle du salon de la marquise de Lambert, la dernière grande précieuse.

On a tendance à croire que les salons étaient réservés à la haute société, mais certains écrivains, comme Victor Cousin, explique que l’on laissant entrer « des personnages de différents ordres, auxquels pouvaient manquer la naissance, mais que relevaient le mérite et l’esprit. Car l’esprit était alors une puissance reconnue, avec laquelle toutes les autres puissances comptaient ».

La participation des femmes dans les salons servait à montrer qu’elles étaient dotées d’une capacité de raisonnement aussi grande que celle des hommes. En plus, les salons permettaient aux femmes de participer à la production et dissémination de la littérature, la science et la philosophie. Les salonnières ont aussi fait évoluer la langue française. De fait, elles ont redéfini l’aristocratie. Au début, parce qu’on croyait que les femmes étaient prédisposées au bon goût esthétique, les écrivains leur donnaient leurs œuvres à corriger. Malgré le respect qu’elles ont trouvé dans ce rôle, les salonnières n’étaient pas satisfaites d’être seulement des consommatrices culturelles. Elles voulaient aussi produire de la littérature.

L’aspect collaboratif des salons a contribué à créer une atmosphère d’égalité entre les sexes : « ce sont les salons lettrés et mondains, en marge de la cour versaillaise, où les auteurs de contes, de Saint-Evremond à Perrault, Mlle L’hériter, Mme d’Aulnoy, Mme de Murat, Mlle de La Force, Préchac ou encore le chevalier de Mailly, travaillent en étroite collaboration ». Dans ces assemblées, les gens passaient leur temps dans la conversation et dans les jeux. Les trois sujets les plus fréquents étaient l’amour, la littérature et la philosophie.

L’atmosphère des salons a beaucoup influencé la facture des contes de fées. Sur le plan de l’écriture, les contes des fées sont rédigés dans le style naturel de la conversation. Plus important encore, comme nous allons le voir, ces conteuses nous offrent des mondes merveilleux dans lesquels les femmes sont souvent égales aux hommes, voire plus puissantes qu’eux. Ainsi la réalité sociale des salons se reflétait-elle dans l’égalité que l’on trouvait dans leurs contes.

 

Sources : Une thèse de Deborah Amato : Les Contes de fées oubliés: vision d’un monde plus égal

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