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Lettres d'amour :Diderot – Sophie Volland -1/2-

Publié le par Perceval

Denis Diderot (1713-1784)

Denis Diderot (1713-1784)

Denis Diderot  a entretenu pendant plus de vingt ans une relation épistolaire avec Sophie Volland (1725-1784). Cette femme, issue d’un milieu de financiers et de fermiers généraux, était très cultivée et pouvait jouer le rôle de confidente. Mais ses réponses ne nous sont pas parvenues et nous ne possédons aucun portrait d’elle.

Alors, il faut ''imaginer'' la réalité : Ils se rencontrent au Palais-Royal, sur le banc d’Argenson, c'est ce que l'on dit … Ou, dans un salon parisien. Par le biais de familles interposées, Diderot s'est fait inviter chez une dame qui a 3 filles : les Volland. L’aînée et la cadette sont mariées, seule celle du milieu est célibataire : c’est Sophie. Mademoiselle Volland est célibataire, elle a 38 ans, elle appartient à une famille de fermiers Généraux.

Diderot, alors est marié, il a 41 ans, il travaille à l’Encyclopédie. Il a épousé une jeune femme sans argent. Né à Langres dans une famille de la bourgeoisie, il vient à Paris en 1728, tonsuré et portant le titre et l’habit d’abbé pour poursuivre ses études religieuses. Il se marie en 1743 avec Marie-Antoinette Champion malgré la farouche opposition de son père... Il lui sera toujours fidèle et infidèle, c’est à dire qu’il eut de nombreuses maîtresses, mais il ne l’abandonna jamais. De leurs quatre enfants, seule Marie-Angélique atteindra l’âge adulte.

Sophie Volland est cultivée, curieuse, elle est de constitution frêle, porte des lunettes. Très curieuse de tout, au courant des écrits des philosophes comme de ceux des scientifiques, son intelligence vive, son jugement pertinent en firent la correspondante privilégiée de Diderot pendant 14 ans. Diderot conservait son portrait réalisé par la peintre Anne Vallayer-Coster, enchâssé dans la couverture d'un livre, qui malheureusement n'a jamais été retrouvé.

C’est une relation intellectuelle qui naît dans un premier temps. Sophie ''est'' dans un célibat, elle tient un salon austère. Elle passe son temps à s’échapper dans des livres de philosophie, Montaigne est son auteur préféré. Diderot constate que cette femme est unique en son genre. Elle se tient au courant de toute la vie intellectuelle.

Et des rendez-vous vont s’organiser... Diderot, de son côté à des ennuis sans nombre : il est victime de la censure, de la police, il est pourchassé et réprouvé.

Ils vont avoir des conventions ( ruse amoureuse ) : ils se rencontreront sur le banc d’Argenson à Paris. L’allée de Foix est cette allée qui figure dans Le neveu de Rameau : c’est cette allée où circulent les courtisanes. Ce serait la raison pour laquelle Diderot aurait dit dans Le Neveu de Rameau qu’il suit ses idées sans ordre, de même qu’on suit ses courtisanes sans ordre ; il dit même cette belle phrase : « Mes pensées sont des catins ».

Ils se rencontrent aussi au théâtre, Diderot achète un billet bon marché, Sophie Volland se rend dans une loge louée à l’année. Ils échangent alors des regards langoureux. Ils fusionnent sur les grands succès de Voltaire.

Ils se sont donc rencontrés en 1755, mais nous n’avons des lettres qu’à partir de 1759 ! Parce que Sophie s'auto-censure, elle aurait détruit les 1ères lettres. En 1759, ils s’écrivent deux fois par semaine : tous les jeudis et les dimanches ; jusqu’à ce que mort s’ensuive. Mais, Sophie n’est pas toujours à Paris....

Madame Volland a une propriété vers Vitry-François, au bord de la Marne. Elle doit gérer ce domaine elle-même. C’est en Champagne, et elle a l’appât du gain. Elle a un homme de confiance et tous les étés, elle quitte Paris début juillet et elle ne rentre à Paris qu’à la Saint-Martin avec Sophie. Sophie doit accompagner sa mère au château, et le château est très humide. Il est agréable l’été, mais elle tient Sophie au château jusqu’au 15-20 décembre ! Alors même que le château devient invivable.


Lettres de Diderot

Paris, le 10 juillet 1759.

J’écris sans voir. Je suis venu ; je voulais vous baiser la main et m’en retourner. Je m’en retournerai sans cette récompense ; mais ne serai-je pas assez récompensé si je vous ai montré combien je vous aime ? Il est neuf heures, je vous écris que je vous aime. Je veux du moins vous l’écrire ; mais je ne sais si la plume se prête à mon désir. Ne viendrez-vous point pour que je vous le dise et que je m’enfuie ? Adieu, ma Sophie, bonsoir ; votre cœur ne vous dit donc pas que je suis ici ? Voilà la première fois que j’écris dans les ténèbres : cette situation devrait m’inspirer des choses bien tendres. Je n’en éprouve qu’une : je ne saurais sortir d’ici. L’espoir de vous voir un moment m’y retient, et j’y continue de vous parler, sans savoir si j’y forme des caractères. Partout où il n’y aura rien, lisez que je vous aime.

… juillet 1759.

Je ne saurais m’en aller d’ici sans vous dire un petit mot. Hé bien ! mon amie, vous comptez donc beaucoup sur moi ! votre bonheur, votre vie sont donc liés à la durée de ma tendresse ! ne craignez rien, ma Sophie, elle durera, et vous vivrez et vous vivrez heureuse. Je n’ai point encore commis le crime, et je ne commencerai point à le commettre : je suis tout pour vous, vous êtes tout pour moi ; nous supporterons ensemble les peines qu’il plaira au sort de nous envoyer ; vous allégerez les miennes, j’allégerai les vôtres. Puissé-je vous voir toujours telle que vous êtes depuis quelques mois ! pour moi, vous serez forcée de convenir que je suis comme au premier jour : ce n’est pas un mérite que j’aie, c’est une justice que je vous rends. L’effet des qualités réelles, c’est de se faire sentir plus vivement de jour en jour. Reposez-vous de ma constance sur les vôtres et sur le discernement que j’en ai. Jamais passion ne fut plus justifiée par la raison que la mienne. N’est-il pas vrai, ma Sophie, que vous êtes bien aimable ? Regardez au dedans de vous-même ; voyez-vous bien ? voyez combien vous êtes digne d’être aimée, et connaissez combien je vous aime. C’est là qu’est la mesure invariable de mes sentiments.

Bonsoir, ma Sophie, je m’en vais plein de joie, la plus douce et la plus pure qu’un homme puisse ressentir. Je suis aimé, et je le suis de la plus digne des femmes. »

 

Le 1er novembre 1759.

J’ai vu toute la sagesse des nations, et j’ai pensé qu’elle ne valait pas la douce folie que m’inspirait mon amie. J’ai entendu leurs discours sublimes, et j’ai pensé qu’une parole de la bouche de mon amie porterait dans mon âme une émotion qu’ils ne me donnaient pas. Ils me peignaient la vertu, et leurs images m’échauffaient ; mais j’aurais encore mieux aimé voir mon amie, la regarder en silence, et verser une larme que sa main aurait essuyée ou que ses lèvres auraient recueillie. Ils cherchaient à me décrier la volupté et son ivresse, parce qu’elle est passagère et trompeuse ; et je brûlais de la trouver entre les bras de mon amie, parce qu’elle s’y renouvelle quand il lui plaît, et que son cœur est droit, et que ses caresses sont vraies. Ils me disaient : Tu vieilliras ; et je répondais en moi-même : Ses ans passeront avec les miens. Vous mourrez tous deux ; et j’ajoutais : Si mon amie meure avant moi, je la pleurerai, et serai heureux la pleurant. Elle fait mon bonheur aujourd’hui ; demain elle fera mon bonheur, et après-demain, et après-demain encore, et toujours, parce qu’elle ne changera point, parce que les dieux lui ont donné le bon esprit, la droiture, la sensibilité, la franchise, la vertu, la vérité qui ne change point. Et je fermai l’oreille aux conseils austères des philosophes ; et je fis bien, n’est-ce pas, ma Sophie ?

Au Grandval, le 18 octobre 1760.

Nous recevrons, vous mes lettres, moi les vôtres, deux à deux ; c’est une affaire arrangée. Combien d’autres plaisirs qui s’accroissent par l’impatience et le délai ! Éloigner nos jouissances, souvent c’est nous servir ; faire attendre le bonheur, c’est ménager à son ami une perspective agréable ; c’est en user avec lui comme l’économe fidèle qui placerait à un haut intérêt le dépôt oisif qu’on lui aurait confié. Voilà des maximes qui ne déplairont pas à votre sœur. J’en ai entendu de plus folles encore. Il y en a qui disent qu’on ne s’ennuie presque jamais d’espérer, et qu’il est rare qu’on ne s’ennuie pas d’avoir. Je réponds, moi, qu’on espère toujours avec quelque peine, et qu’on ne jouit jamais sans quelque plaisir. Et puis la vie s’échappe, la sagacité des hommes a donné au temps une voix qui les avertit de sa fuite sourde et légère. Mais à quoi bon l’heure sonne-t-elle, si ce n’est jamais l’heure du plaisir ? Venez, mon amie ; venez que je vous embrasse, venez et que tous vos instants et tous les miens soient marqués par notre tendresse ; que votre pendule et la mienne battent toujours la minute où je vous aime et que la longue nuit qui nous attend soit au moins précédée de quelques beaux jours.

 

21 juillet 1765.

Dépêchez-vous, faites-moi préparer une niche grande comme la main, proche de vous, où je me réfugie loin de tous ces chagrins qui viennent m’assaillir. Il ne peut y avoir de bonheur pour un homme simple comme moi au milieu de huit cent mille âmes. Que je vive obscur, ignoré, oublié, proche de celle que j’aime, jamais je ne lui causerai la moindre peine, et près d’elle le chagrin n’osera pas approcher de moi. Est-il prêt, ce petit asile ? Venez le partager ! Nous nous verrons le matin ; j’irai, tout en m’éveillant, savoir comment vous avez passé la nuit ; nous causerons ; nous nous séparerons pour brûler de nous rejoindre ; nous dînerons ensemble ; nous nous promènerons au loin, jusqu’à ce que nous ayons rencontré un endroit dérobé où personne ne nous aperçoive. Là nous nous dirons que nous nous aimons, et nous nous aimerons ; nous rapporterons sur des fauteuils la douce et légère fatigue des plaisirs et nous passerons un siècle pareil sans que notre attente soit jamais trompée. Le beau rêve !

( A suivre )

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Wagner, Minna, Mathilde et Cosima à Zurich -2/2-

Publié le par Perceval

Hans Bülow et Cosima descendent d'abord à l'hôtel. Mais leur séjour débute avec des problèmes : Bülow, est pris d'une fièvre rhumatismale et doit garder la chambre. Lorsque son état se rétablit, deux jours plus tard, les époux Bülow se rendent chez Wagner... Hans est en admiration devant Wagner...

Cosima a rencontré Richard Wagner pour la première fois à Paris en 1853, c'était encore une adolescente. Des années plus tard, elle rencontre un homme dont le charisme l'enchante et l'effraie à la fois. Wagner, grand séducteur, aborde ses interlocuteurs d'une manière vive et directe, et fait preuve d'une séduisante brutalité ...

Minna ne sait encore rien de la liaison de son époux avec la femme de son financier. L'atmosphère , dans « l'asile » de Wagner, entouré de Minna, Mathilde et Cosima est électrique … Un soir, alors que Wagner lit son livret de Tristan, Cosima fond en larmes... !

Fin septembre 1857, les Bülow prennent congé de « l'asile »... Cosima,dans ses lettres, s'amuse de cet étrange ménage à trois formé par Wagner, Minna et Mathilde... Elle se moque de « la face de citron » qu'affichait Minna en présence de la « belle Mathilde ».

En septembre 1857, Minna se plaint des façons de la « jeune Mme Wesendonck », si méprisante, si hautaine, jusqu'à refuser toutes les invitations ; puis devant les excuses de la jeune femme elle se réconcilient … Pas pour longtemps … En cause, les commérages des domestiques et des voisins qui l'incitent à surveiller son mari. Elle intercepte une lettre ( un rouleau qui contient le prologue de Tristan et une lettre enflammée), une lettre passionnée de Wagner à Mathilde Wesendonck (1858)

Minna s'éloigne pour une suivre une cure médicale. Wagner voyage à Venise. Il finit ''Tristan und Isolde''. Voyage à Paris et Minna le rejoint.

 

Richard Wagner va revoir Cosima en 1863, à Berlin, mère de deux filles... Le 28 novembre 1863, au moment où Richard quitte Berlin, Cosima et lui, après s’être longuement promenés tous les deux dans la ville, « prirent, avec des larmes et des sanglots, l’engagement de s’appartenir l’un à l’autre ».

 

 

 

 

L’année suivante, au milieu des pires difficultés morales et matérielles, Wagner est sauvé par l’intervention du roi Louis II de Bavière, qui l’appele à Munich... Un des premiers gestes de Richard est d’inviter le ménage Bülow à venir le rejoindre, et Hans est nominé pianiste de la Cour et chef d’orchestre. Assez rapidement, semble-t-il, Cosima devient la maîtresse de Wagner. En tout cas, le 10 avril 1865, elle met au monde une fille, qu’elle nomma Isolde...

En 1868, c'est officiel, et fait la une du ''People Zeitung'' Cosima s’enfuit du domicile conjugal pour retrouver son amant, Wagner et emporte avec elle les quatre filles du couple (dont les deux dernières sont en fait celles de son amant). Bülow refusera toujours de laisser ces dernières prendre le nom de Wagner. Le divorce entre Hans et Cosima est prononcé en 1870.

 

Sources : '' La vie ardente de Wagner '' de Louis Barthou. Et ''Cosima Wagner : La maîtresse de la colline.'' de Oliver Hilmes

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Wagner, Minna, Mathilde et Cosima -1/2-

Publié le par Perceval

A Leipzig, Richard Wagner est le chef d'orchestre du théâtre de Magdebourg. Tout lui déplaît dans cette station balnéaire, il aurait abandonné ce contrat, si la rencontre de « la plus aimable et la plus jolie fille qu'il y eut à Lauchstaedt en ce moment » n'avait pas brusquement modifié ses projets...

Elle s'appelait Minna Planer... Agée de vingt-cinq ans, elle avait l'aspect gracieux, le visage souriant ...etc. Il tomba jaloux d'un jeune aristocrate qui lui faisait une cour plus pressante … La coquetterie de Minna servait les intérêts de sa profession d'actrice, mais elle avait toute jeune, passé par une épreuve qui la mettait en garde contre des assiduités poussées trop loin. Elle fut séduite et abandonnée à l'âge de seize ans, mit au monde une fille, qu'elle fit passer toujours pour sa sœur, afin de dissimuler sa faute. Sa beauté, plus que son talent, la fit engager dans un théâtre. Jolie, simple, décente, elle plaisait par la grâce de son maintien...

Wagner étaient hantés par des soucis d'argent, ses créanciers l'accablèrent de plaintes en justice … Richard et Minna se marièrent à Königsberg en 1836, et Minna suivit son mari à Riga, en Lettonie. Wagner rêvait d'un « port du repos », et il apportait en dot à sa femme, du génie, un mauvais caractère et des dettes … !

S'en suivirent, malgré une « affection réelle et cordiale » pour sa femme, jalousie, colère, crises de nerf, excuses, et réconciliations, mais « l'aventure insensée de son malheureux mariage » rendait Minna plus accessible aux hommages de sympathie que les familiers du théâtre lui prodiguaient...

Le 31 mai 1837, accompagnée de sa fille Nathalie, dont son mari acceptait la présence, elle s'enfuit avec un certain Dietrich, un homme riche, qui lui avait « attesté sa compassion d'une manière infiniment séduisante ». Wagner se mit à leur poursuite … Puis Minna revint chez sa mère, Wagner eut des remords... Il revint chercher sa femme … Mais, Dietrich enleva Minna ; avant de l'abandonner … !

Minna écrivit à Wagner, lui disant son infidélité, sa détresse … et son amour... Wagner, ému, retrouva sa femme...

1939 : Richard et Minna sont contraints de fuir les créanciers, et se rendent à Londres et à Paris...

À Zurich (1848), Minna, est tombée dans une profonde dépression.

Richard Wagner et Minna habite depuis peu une vaste maison avec jardin au-dessus du lac de Zurich : ''son asile'' que le riche négociant Otto Wesendonck met à sa disposition, depuis 1852...

 

En Mathilde Wesendonck, la femme de son riche mécène, Richard Wagner trouve une âme sœur qui inspire son travail. Mathilde devient la muse de Wagner, elle a un impact sur la création de « das Rheingold » (1853) , Le compositeur a consacré le prélude à la "Walkyrie" pour elle, et le triangle amoureux entre lui, Minna et Mathilde inspire "Tristan und Isolde" …

Août 1857 : Hans et Cosima von Bülow, en voyage de noces, répondent à l'invitation lancée par Richard Wagner... ( Cosima von Bülow, est la fille illégitime de Franz Liszt et la comtesse française Marie d'Agoult. )

A suivre ...

Sources : '' La vie ardente de Wagner '' de Louis Barthou. Et ''Cosima Wagner : La maîtresse de la colline.'' de Oliver Hilmes

Wagner, Minna, Mathilde et Cosima -1/2-

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Joanna Hiffernan : James Whisler Courbet

Publié le par Perceval

Courbet-Gustave-Autoportrait-a-la-pipe-1849-Muse-copie-1.jpgCherchez deux peintres :James-Abbott-McNeill-Whistler-copie-1.jpg

 

Gustave Courbet ( Français ), et James Whisler ( américain ),

 

et vous trouvez la même femme :

Joanna Hiffernan, dite Jo.

joanna-hiffernan.jpg

Joanna Hifferman, au moment où Courbet en fit ces portraits, était le modèle et la compagne de James Whistler. Courbet aurait fait sa connaissance alors que le couple se trouvait, comme lui, en résidence à Trouville, rencontre qu'il n'évoque que tardivement dans une lettre à  Whistler, en 1877 : «  Rappelez-vous Trouville et Jo qui faisait le clown pour nous égayer. Le soir elle chantait si bien des chants irlandais, car elle avait l’esprit et la distinction de l’art. (…) Gustave-Courbet-Joanna-Hifferman.jpg

 

 

- Gustave COURBET --- >

"J’ai encore le portrait de Jo que je ne vendrai jamais, il fait l’admiration de tout le monde. ».

 

Courbet connaissait déjà l’existence de Jo, par le biais de « La dame en Blanc » tableau que Whistler avait exposé en 1861 à Paris et qui avait retenu son attention. 

Elle fut vraisemblablement le modèle de L’Origine du monde, et la raison du différend entre les deux hommes…

Dante-Gabriel-Rossetti--1828-1882-.---Lady-Lilith---Version.jpgIl n'est pas impossible que la fréquentation de Whistler ait donné à Courbet l'occasion de mieux découvrir le travail des Préraphaélites , ainsi le portrait qu’il fit alors de Joanna  à  Trouville (puis les copies ultérieures) soit en partie marqué par les modèles de Dante Gabriel Rossetti lequel était depuis 1862, un ami de Whistler.

Dante Gabriel Rossetti (1828-1882). - Lady Lilith - Version de 1868 avec le visage de  Fanny Comforth, la prostituée dont il est tombé amoureux après la mort de sa femme: ... 

Whistler rencontra pour le première fois Joanna Hiffernan en 1860 alors qu'elle posait dans un atelier de Rathbone Place. Des amis (les Pennells ) ont ecrit d’elle : "Elle n'était pas seulement belle. Elle était intelligente,et sympathique. ... Il ne pouvait pas vivre sans elle." Elle était donc, en France, avec Whistler pendant l'été de 1861. Ils ont cotoyé ensemble Dante Gabriel Rossetti à Chelsea en 1863, et ont passé l'été et l'automne de 1865 à Trouville.

En 1866, Whistler donne à Hiffernan  ‘procuration’ sur ses affaires alors qu'il est à Valparaiso pendant sept mois, et lui donne le pouvoir d'agir en tant qu'agent dans la vente de ses œuvres.

Ci-dessous: Le Sommeil de G. Courbet

gustave_courbet-Le-sommeil.jpgPendant l'absence de Whistler, Hiffernan voyage à Paris et pose pour Courbet dans les traverses, ou Le Sommeil  qui représente deux femmes nues au lit, endormies. Il est probable qu'elle a une liaison avec Courbet à cette époque. Après la fin de sa relation avec Hiffernan, Whistler retourné à l' États-Unis , et laisse un testament en sa faveur.

Après avoir été séparés de Whistler, Hiffernan contribue à élever le fils de Whistler, Charles James Whistler Hanson (1870-1935), le résultat d'une liaison avec une femme de chambre.

Le collectionneur d'art Charles Freer Lang a rencontré Joanna Hiffernan lors de l'enterrement de Whistler en 1903. « Alors qu’elle a soulevé son voile, j'ai vu ... ses cheveux épais, ondulés, rayés de gris. J’étais sûr qu’il s’agissait de Johanna, la belle Irlandaise» que Courbet a peint avec ses cheveux magnifique et un miroir dans sa main .... Elle s’est tenue longtemps à côté du cercueil, près d'une heure je pense .... . »

******

nb/ Autre chose ... Reprenons la peinture de Courbet ci-dessous ....

Si l’on regarde attentivement cette versions du portrait de Jo, la Belle Irlandaise, ne peut-on pas voir dans la chevelure tissée par la main droite, le visage de quelqu’un... ?

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Gerda Wegener, et Lili Elbe 'Danish Girl'

Publié le par Perceval

Gerda et Einar Wegener ont quitté le Danemark pour, la France, et faire leur chemin dans le monde de l'art à Paris. Le couple apparait passionnément amoureux. Le-Modele---Gerda-Wegener-1927_7058.jpgUn jour, sur un caprice, Einar ramasse une robe de Gerda et l’essaie…. Gerda sort son carnet de croquis et représente, avec ambigüité Einar comme une femme.Lili-Elbe-1882-1931.jpg Avec le temps Einar s’habille de plus en plus comme une femme, et sert de modèle à Gerda.

 

Einar Wegener était considéré comme un artiste talentueux, il a aidé sa femme dans sa carrière artistique. Son déguisement en "Lili" est devenu le modèle féminin favori de Gerda.

Einar Wegener souhaite être transformé en femme, ce qui sera fait par Gohrbandt, à Berlin. Ce fut la première intervention de changement de sexe, et en 1930, il devient « Lili Elbe ».

Le roi de Danemark déclare le mariage des « Wegener » invalide en octobre 1930.

Lili Elbe est décédée en 1931, en raison de complications, trois mois après sa cinquième opération. Cette opération était conçue pour porter un enfant, et a entraîné la transplantation d'un utérus.

Einar2-Lily-Elbe--Einar-Wegener--with-her-nurse-after-the-o.jpg  Lily_Elbe.jpg
 Lily Elbe (Einar Wegener) avec son infirmière après l'opération. Berlin 1930  Lily Elbe

En 1931, Gerda Wegener se marie avec le commandant Fernando Porta (né en 1896), un officier italien, aviateur et diplomate (dans une lettre, elle décrit son second mari comme« un mâle magnifique et splendide » et déménage avec lui au Maroc, entre Marrakech et Casablanca. Elle divorce en 1936 et retourne au Danemark en 1938. Elle fait sa dernière exposition en 1939 qui fut un échec.

Gerda6-Moi-et-mes-domestiques-Arabes---Marrakech-jpg  Gerda-_-Nando-et-moi-a-la-chasse-de-sanglier-dans-l-Atlas.jpg
 Gerda et ses domestiques Arabes – Marrakech.  Fernando et Gerda à la chasse au sanglier dans l'Atlas

Elle meurt en juillet 1940. En dépit d’une brillante vie, elle est morte dans la pauvreté et l’anonymat. Un esprit libre et sans taboue, dans une France sans complexe, Gerda avait réalisé de nombreux dessins érotiques, dans la majeure partie en forme d’illustration, où elle transgressait les interdits de son époque.

Gerda-Wegener--La-Sophistiquette-Portraet-af-Lillian-Laurit.jpg  Gerda-Wegener-couverture-septermbre-1915-b.png
  Gerda-Gottlieb-Wegener-La-dame-de-coeur.jpg  Gerda-Wegener--1889-1940--The-Dancer.jpg

On peut admirer certains œuvres au Musée d'art Moderne, Centre George Pompidou à Paris.

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Claude Debussy - Marie-Blanche Vasnier

Publié le par Perceval

La vie affective du jeune compositeur Claude Debussy, tumultueuse, commence par une cour effrénée à Marie-Blanche Vasnier, son élève (classe de chant de Victorine Moreau-Sainti.) , soprano amatrice, de beaucoup son aînée, femme mariée à l’un de ses premiers protecteurs.

 

Il est très épris et lui écrit de nombreux chants d'amour pour sa voix de soprano, il lui dédit en particulier son premier recueil des Fêtes Galantes et Mandoline sur un poème de Paul Verlaine. :

« A Madame Vasnier, ces mélodies, conçues en quelque sorte par votre souvenir, ne peuvent que vous appartenir, comme vous appartient l’auteur » et « A Madame Vasnier, la seule muse qui ne m’ait inspiré quelque chose ressemblant à un sentiment musical (pour ne parler que de celui-là) » ou encore « A Madame Vasnier, ces chansons qui n’ont jamais vécu que par elle et qui perdront leur grâce charmeresse si jamais plus elles ne passent par sa bouche de fée mélodieuse. L’auteur éternellement reconnaissant »

marie blanche Vasnier par jacques Emile Blanche 1888 2

Elle le prend sous sa protection « maternelle » en le guidant sur le choix de ses vêtements et dans ses manières. Monsieur Vasnier éloigne le jeune soupirant de son épouse en l'encourageant à se présenter au prix de Rome.

En 1884, il remporte le prix de Rome avec une cantate "L'Enfant prodigue". Il n'aime pas ni la ville de Rome, ni la nourriture, ni les autres étudiants…et surtout il ne peut pas supporter d'être séparé de Mme. Vasnier. Il écrit à un ami : "Je vous l'ai dit : j'ai trop pris l'habitude de ne vouloir et de ne concevoir que par elle ..."

Marie-Blanche Vasnier par Jacques émile Blanche

Avant de quitter Rome il reçoit une dernière lettre de Madame Vasnier :

"...La dernière lettre d'elle que j'ai reçue, avant-hier, cachait mal tout l'ennui qui lui donnerait ma présence là-bas. Me disant qu'il serait très imprudent de nous revoir..."

Claude Debussy by Marcel Baschet 1884

A son retour à Paris, il adopta le style de vie des bohémiens de Montmartre, composant et vivant dans la pauvreté. Il fréquenta alors les salons des poètes "symbolistes" tels Beaudelaire, Rimbaud , Verlaine et Mallarmé. Il ajusta sa musique à la poésie de ces auteurs et il s'éloigna de la musique traditionnelle.

Incapable de ranimer ce qui existait entre lui et Mme. Vasnier, Claude Debussy ( ténébreux, fascinant : il séduit… ) trouvera une maîtresse, Gabrielle Dupont, qu'il appellera "Gaby aux yeux verts".

yeux MB Vasnier

La méthode du symbolisme, écrit Mallarmé, était "d'évoquer, dans une ombre délibérée, un objet non mentionné en utilisant des mots allusifs". Debussy allait devenir le poète musical de cet art du brouillard et de la suggestion. Comme tous les symbolistes, il était attiré par les mystères sans nom et les horreurs obscures d'Edgar Allan Poe, tels que traduits par Beaudelaire.

yeux N Dessay

Nathalie Dessay chante le recueil à Madame Vasnier  

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D'où vient Mata Hari ? -1/2-

Publié le par Perceval

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La jeune Margaretha en 1900

Aventurière affabulatrice et mythomane, Margaretha s'inventa des passés prestigieux et une vie rêvée.

Née en 1876, fille d'un marchand de chapeaux de Leeuwarden aux Pays-Bas et d'une mère javanaise, Margaretha Geertruida Zelle a un teint basané qui la fait passer pour une Eurasienne.

Le père a un magasin de chapeaux, et possède également un moulin et une ferme. La famille peut se permettre un bon niveau de vie, leur lieu de résidence est un ancien palais Kerkstrasse Grote, dans le centre-ville. Margaretha peut fréquenter une école de qualité.

En 1899, les affaires vont mal, le père est forcé de vendre son entreprise. En 1890, ses parents se séparent, et sa mère meurt l'année suivante... Margaretha est ensuite pris en charge par son parrain à Sneek, et elle entreprend des études pour devenir institutrice de maternelle dans une école secondaire à Leiden. Elle est contrainte de quitter l'école à la suite d'une liaison avec le directeur... Margaretha, à 18 ans, se marie par annonce matrimoniale avec un officier de marine qui a le double de son âge : Rudolph MacLeod (1856-1928). Peu après le mariage, le couple s’installe à Java, prospère colonie néerlandaise où la jeune femme s’initie à la culture traditionnelle: elle apprend quelques rudiments de danse et de langue. En 1899, Margaretha perd son jeune fils, assassiné par la maîtresse de son époux. Rentrée en Europe, avec leur fille, son mari boit et la violente... Elle obtient le divorce.

Margaretha_and_Rudolph_Mac_Leod.jpg Margaret-et-Rudolf-MacLeod-sur-la-facon-de-les-Indes-neer.jpg
Photos de mariage avec John MacLeod,  le 11 Juillet 1895 Margaret et Rudolf MacLeod en partance vers les Indes néerlandaises (1897)

 

En 1903, à 26 ans, elle s’installe à Paris et se fait entretenir par des hommes. En 1905, elle se fait embaucher comme écuyère dans le « Nouveau cirque » d’Ernest Molier où elle met sur pieds un numéro de danseuse orientale.

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En 1905, Mata Hari se produit lors d’une réception chez Madame Kiréevsky ; Emile Guimet, collectionneur et érudit passionné par l’Extrême-Orient, admire sa danse sensuelle. Charmé par cette femme qui se prétend javanaise, et connaître les danses cultuelles javanaises, il lui propose de se produire dans le musée qu’il a fondé. Elle adopte alors le nom de Mata Hari ("oeil du jour").

Mata-Hari-executant-des-danses-brahmaniques-au-Musee-Guim.jpg

Quelques semaines plus tard, la bibliothèque du musée est transformée en éphémère sanctuaire de Shiva. Mata Hari interprète trois danses "brahmaniques". Si la chorégraphie n’a rien de religieux, elle est éminemment érotique: "en l’honneur du dieu", la courtisane se dénude langoureusement.

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A suivre ....

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Lillie Langtry, le lys de Jersey -1/2-

Publié le par Perceval

Il était une fois, une femme célèbre pour sa beauté, et son sens de l'entreprise, peut-être même son goût pour l'aventure... Un homme l'a particulièrement remarquée : Albert Edward, le prince de Galles.

Lillie Langtry est née 'Emilie Charlotte Le Breton', le 13 Octobre 1853, à St Saviour, sur l'île de Jersey. Elle est la fille du Révérend William Corbet Le Breton, Doyen de l'île.

Seule fille d'une famille de 7 enfants, ses 6 frères ne lui font pas la vie facile... Elle ne se laisse pas faire, ce qui lui forge et endurcit son caractère. Sa blancheur de peau lui vaut très tôt son surnom de Jersey Lily, du nom de la fleur emblème de l'Île de Jersey. Elle séduit déjà par sa classe et surtout par sa beauté. Elle épouse en 1874, Edward Langtry, son beau-frère, veuf, âgé de 26 ans, un propriétaire foncier irlandais et passent ensemble plusieurs semaines sur son splendide Yacht : le 'Red Gauntlet '. Tous les deux s'installent à Londres deux ans plus tard.

Cette première année se déroule sans incident à Southampton, sauf qu'Edward commence à boire beaucoup, la laisse seule et Lillie s'ennuie... Elle tombe malade, et son médecin très proche de sa patiente, convainc son mari qu'elle a besoin d'un changement complet et que la réalisation de son souhait d'aller à Londres permettrait d'accélérer sa guérison ...

En 1877, lors d'une soirée, Lillie - qui vient de perde son jeune frère Reggie dans un accident de cheval - porte une robe de deuil toute simple contrastant avec le strass des tenues des autres invitées, est remarquée par les artistes John Millais et Frank Miles... Le portrait d'elle – dans cette tenue de deuil - , de Millais intitulé Lily Jersey, va asseoir sa renommée et sa beauté dans tout Londres.

Sa conversation intelligente, ses opinions tranchées et sa répartie, font qu'elle est très appréciée et demandée lors de réunions mondaines. Le Prince de Galles souhaite rencontrer cette femme célèbre pour ses yeux violets, son intelligence et son sens de l'humour.

Un dîner discrète est organisée chez Sir Allen à Londres. Mme Langtry est assise à côté du prince, tandis que son mari est placé à l'autre bout de la table. Edward Langtry n'a pas d'autre choix que de suivre le protocole et ne fait aucune objection.

 

 

John Everett Millais - Lillie Langtry (A Jersey Lily) King Edward VII (1841-1910).

Lillie devient bientôt la maîtresse du prince à l'exclusion de toutes les autres.

Il est discrètement rappelé à ceux qui invitent le prince, quelque que soit l'occasion mondaine, qu'il serait judicieux d'inviter aussi, Mme Langtry, sinon il serait très peu probable que le Prince y assiste....

Le prince n'est plus intéressé par aucune autre femme et Lillie est reconnue comme sa maîtresse 'officielle', se fait conduire avec elle dans une calèche ouverte et se promène avec elle en public lors d'événements sportifs et mondains...

Portrait of Lillie Langtry by Herbert Gustave Schmalz, 1890s Lillie Langtry - 'The Jersey Lily'

Bien que les deux soient mariés, leur relation n'est pas un secret. Lillie Langtry est même présentée à la reine Victoria. A cette occasion Lillie porte dans les cheveux, trois plumes d'autruche stylisées qui représentent l'emblème du pays de Galles...

Mais, le Prince de Galles Albert Edward ( Bertie pour les intimes) , est volage... La relation de Lillie avec le prince, se termine alors que lors d'une soirée, Lillie boit trop et crée un 'incident' …

Bertie se tourne bientôt vers d'autres cieux - et d'autres yeux: ceux de Sarah Bernhardt.

Lillie & Edward Langtry Sarah Bernhardt  ... Her lovers included Victor Hugo and the Prince of Wales ...

Lillie essaie de se consoler dans les bras du cousin du prince de Galles, le Prince Louis de Battenberg. Il lui laissa un souvenir sous forme d'une petite fille, Jeanne-Marie, qui naît en mars 1881 à Paris.

Le prince Louis de Battenberg, va épouser la petite-fille de la reine Victoria, la Princesse Victoria de Hesse et de Rhénanie en 1884 , et deviendra le père de Louis Mountbatten de Birmanie, le dernier vice-roi de l'Inde, et grand-père du prince Philip, duc d'Édimbourg.

Sitôt que Lillie n'eut plus les faveurs du Prince, les invitations de la haute société se sont retirées, et les créanciers qui ont détecté un changement de fortune pressent Lillie de régler de toute urgence l'état de ses comptes.

Son mari, Edward Langtry n'a pas assez de fortune pour soutenir le nouveau style de vie de sa femme... Leur mariage ne tient plus, et Edward boit beaucoup....

En plus de sa grossesse illégitime, il s'en suit la banqueroute de son mari et ses frasques provoquent la rétrogradation de son père du poste de doyen religieux à celui de simple pasteur à Londres.

Lillie Langtry Rare Lily Langtry in crown

A suivre ...

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Fascinante marquise de Casati .

Publié le par Perceval

Luisa Casati, photographer unknown 1905Luisa Casati, photographer unknown 1905

Luisa Casati, photographer unknown 1905

Marquise Casati 1

Luisa Amann, épouse du marquis Casati Stampa di Soncino, marquise romaine (1881 - 1957) fut la muse et la mécène d'innombrables artistes. Le portraitiste mondain Boldini, le futuriste Balla, le grand séducteur Augustus John mais aussi Kees Van Dongen, Salvador Dalí, Bakst qui lui dessinait ses robes, Man Ray à ses premières armes ...

Luisa Casati par Augustus John, 1919, Art Gallery of Ontari

La plus riche héritière d’Italie est morte en 1957, fouillant les poubelles de Londres. Luisa Amman, dite « La Casati », n’était pas belle, elle était spectaculaire. C'était une personnalité  fantasque, s’entourant de grands couturiers qu’elle patronnait comme Poiret, faisant sensation avec ses colliers Lalique ou ses serpents autour du cou, vivant au milieu de tigres et de panthères dans son palais vénitien, et déclarant qu’elle voulait que sa vie soit une œuvre d’art.

Luise Casati par Augustus John en 1919 - >

La Marquise-Man ray

 

 

< - La marquise par Man Ray.

" La légende rapporte que, après Cléopâtre et la Vierge Marie," la Casati "a été la femme la plus représentée dans l’art ". de Camille de Peretti : écrivaine qui a écrit en avril 2011, une biographie- "autobiographie"  à lire ...

 

Luisa Casati abandonna rapidement une fille et un mari encombrants pour se choisir un amant à la hauteur de ses folies, Gabriele d'Annunzio.

  <-  'Marchesa Luisa Casati' - 1921 - by Kees van Dongen (Dutch, 1877-1968)

 

« Le poète s’incline respectueusement et dit : « vous avez la pureté de la licorne, vous êtes la pureté incarnée. » en faisant glisser la pointe de sa barbe blonde à la naissance du bras de la jeune marquise. Il est le premier, il est l’homme d’exception qui trouve le diamant là où d’autres ne voient qu’un caillou. Elle est flattée. Plus que cela, elle est découverte. »

Camille de Peretti.

 

La casati par Romaine Brooks - >

 

 

 

 

romaine-brooks-la-marquise-casati-1920

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Luisa Casati by Man Ray, c1928

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Elle, Misa, égérie de nombreux peintres & musiciens

Publié le par Perceval

Elle, Misa, égérie de nombreux peintres &amp; musiciens

Elle est la meilleure amie de Coco Chanel,

Elle est l'intime de Pablo Picasso et de Jean Cocteau,

misia revueblanche bonnard1894

Elle est la confidente ou égérie de Paul Morand,

Elle est l'inspiratrice de Stéphane Mallarmé

Elle a posé pour les peintres Pierre Bonnard, Odilon Redon, Édouard Vuillard, Félix Valloton et Auguste Renoir.

madame-misia-godebska-natanson-sert

 Elle est une  pianiste excellente, élève de Fauré. Elle a tenu salon, au siège de la Revue Blanche

 

En 1893, elle épouse Thadée Natanson, un lointain cousin, qu'elle connaît depuis l'adolescence. Elle commence à se faire connaître dans le milieu artistique parisien par ses talents de pianiste et sa beauté incomparable.

Les journalistes la surnomment la « Reine de Paris ».

En 1905, après un divorce douloureux, elle épouse Alfred Edwards, fondateur du Matin et richissime homme d'affaires.

Photo prise en 1898 dans le manoir de Natanson à Villeneuve-sur-Yonne (de gauche à droite): Felix Valloton, Edouard Vuillard, Stephen Natanson, Marthe Mellot, Tadeusz Natanson et Misia Natanson (plus tard Misia Sert). Derrière eux, le demi-frère de Misia.  

Elle se mariera une troisième et dernière fois, le 2 août 1920, avec le peintre mondain José Maria Sert, dont elle était la maîtresse depuis 1908, et qui lui laissera son nom pour la postérité.

misia dejuner bonnard 1895Misia par Pierre Bonnard déjeuner en 1895.

Lautrec Misia Natanson
 
renoir misia sert 1904
 
Misia Natanson - 1897 - par Lautrec. Misia Sert par Renoir en 1904.
felix-vallotton-misia-a-sa-coiffeuse-en-1898 misia-a-son-bureau-felix-vallotton
Misia à sa coiffeuse en 1898 par Felix Valotton et à son bureau
Henri de Toulouse-Lautrec (1864-1901) Madame Misia Godebska Natanson 1910 Bonnard  - Misia Godebska 1908
Misia Godebska et Thadée Natans, , c. 1902 par Pierre Bonnard Henri de Toulouse Lautrec, Misia Godebska (Madame Natanson at a time, and later Misia Sert), 1895

Voir aussi:

MISIA, REINE DE PARIS

 

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