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La Cousine Bette, de Balzac

Publié le par Perceval

De mes différentes lectures estivales, glanées dans la Comédie Humaine de Balzac, c'est avec La Cousine Bette, que je me suis le plus diverti.

 Balzac Cousine Bette Vous êtes sans le sou, dit Crevel à
 Adeline, Vous êtes sans le sou, dit Crevel à voix basse

 Lisbeth FISCHER (dite BETTE) est apparentée via sa cousine Adeline Fischer, à l'honorable famille HULOT. Toutes deux issues d'une famille de paysans lorrains; pourtant tout sépare les deux cousines... Adeline est une épouse religieusement soumise à son époux, elle est l'incarnation parfaite de la vertu conjugale. Lisbeth, va lui faire payer cher ce bonheur affiché … Balzac met en scène le type même de l'horrible célibataire - aigrie et concupiscente - qui, par vengeance, nourrit le projet de mettre en pièces une famille qui se présente comme respectable …

Un jour, Hulot rend visite, à la cousine Bette dans sa mansarde :

« Le baron embrassa tout, d’un coup d’oeil, vit la signature de la médiocrité dans chaque chose, depuis le poêle en fonte jusqu’aux ustensiles de ménage, et il fut pris d’une nausée en se disant à lui-même : - Voilà donc la Vertu ! »

Mais, voilà … ! Le baron Hulot, est loin de correspondre à l'image respectable souhaitée par sa famille, à qui il cache ses nombreuses liaisons extra-conjugales qui entraînent des dépenses inconsidérées; et se rajouteront des opérations frauduleuses, en lien avec la colonisation algérienne … !

 LaCousineBette Tout en s'occupant de lui, Bette se réfère
            Celui qu'elle présentait comme son amoureux caché... Bette s'en occupait comme de son enfant.

Les Hulot ont une fille Hortense qui va déclencher la haine de Bette en lui volant Wenceslas Steinbock, un artiste polonais. Réfugié dans une mansarde sinistre, il tente de se suicider mais il est sauvé par l'intervention de sa voisine, Lisbeth Fischer. La vieille fille se prend d'amour pour lui et dépense ses économies pour le nourrir, et lui payer un apprentissage de sculpteur à la Maison Florent.

L’événement catalyseur qui va réveiller « l’envie latente », et la haine de Bette, sera le mariage d’Hortense, la fille d’Adeline, avec Wenceslas.

« Adeline ! Oh ! Adeline, tu me le payeras, je te rendrai plus laide que moi ! »

Pour mener à bien sa vengeance contre Hortense et la famille Hulot, Bette va s'allier à une extraordinaire Valérie MARNEFFE

Balzac-Hippolyte-Schinner-dessin-de-Cain--gravure-copie-1.jpg

Madame Marneffe posait en Dalila...

, courtisane mariée, qui allie la grâce et l'esprit pour fournir corruption et dépravation au scénario de cette histoire …. Sa séduction puissante et perverse accélère la dégénérescence de l'équilibre familial et social des Hulot. Elle collectionne simultanément les conquêtes de Hulot, Crevel un parfumeur, Steinbock maintenant marié avec Hortense, et un ancien amant Brésilien, de retour, tous tombent sous le charme de celle qui possède “des spécialités de tendresse”.

Avant de mourir elle aura même ce mot : « Oui, il faut que je (me) fasse le bon Dieu ».

La perversité de Valérie ira jusqu'à faire croire à son mari, puis à chacun de ses amants, qu'il est le père de l'enfant qu'elle attend ; à tel point que la maison où elle habite sera appelée “maison des cinq pères de l'Eglise”.

BALZAC COUSIN BETTE. In the apartment on the Rue d'Artois.
Mme Marneffe, dans l'appartement de la Rue d'Artois. Illustration, 1897...

Il appartiendra au jeune Victorin Hulot, jeune avocat et futur député, de venger l'honneur de sa famille ce qui conduira Balzac à des arguties dignes du roman-feuilleton : le bras armé de la vengeance n'étant autre que le Brésilien Henri Montès de Montéjanos qui contaminera sexuellement Valérie et son nouveau mari, le Baron Crevel, après s'être fait contaminé lui-même par une très jeune fille, Cydalise, dont le prénom évoque un poème de Nerval.

 

 


Le 31 mai 1837, Emile de Girardin écrit à Balzac : « Je vous serai très obligé de vous rappeler que La Presse s'adresse à quinze mille abonnés et que c'est dans les salons qu'elle compte le plus de lecteurs parmi les femmes. Donc si le sujet permet qu'il n'y ait rien qui blesse leur pudeur susceptible, cela sera une grand-chance d'un immense succès. »

Illustrations de Paris de 1831 a 1870 - 2 073 portrait d Ho

 

La cousine Bette, publiée du 8 octobre au 3 décembre 1846 dans Le Constitutionnel, va permettre à Balzac de renouer avec le succès populaire. Ainsi, un journal pourtant d'inspiration socialiste, La Démocratie Pacifique, proche des idées de Charles Fourier, n'hésitera pas à écrire : « Jamais M. de Balzac n'a été plus brillant, plus émouvant, plus vrai que dans ce roman » même si c'est pour lui suggérer d'écrire désormais des romans ... socialistes.

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Louis Boilly (1761-1845), peintre, témoin de son temps.

Publié le par Perceval

Louis leopold Boilly (1761-1845) autoportrait
 

 Louis Léopold Boilly (1761-1845 ) était un observateur curieux de la société dans laquelle il vivait ... Modeste peintre provincial né près de Lille, il commence à se faire un nom à l'aube de la Révolution Française. Le pire moment pour réussir une carrière ? Pas sûr, parce que, de l'Ancien Régime à l'Empire napoléonien en passant par les tourments de la Terreur, Boilly reste un témoin malin de son temps.

A la manière d'un reporter , il donna une représentation originale de la vie mondaine ,de la politique , de l'ambiance artistique et de la réalité domestique quotidienne .

 boilly - conte de fee

C'est avant tout un portraitiste aussi ne faut-il pas s'étonner que dans les nombreuses scènes de genre qu'il a créées la figure humaine tienne une place prépondérante : pas de paysage ou si peu, l'environnement n'est qu'un décor et n'a pas de vie propre.

Ayant connu l'ancien régime, la Révolution, la Restauration, on chercherait en vain, en dehors de rares exceptions, une trace des événements dans ses tableaux. Il s'est borné à l'illustration d'un monde, le sien, celui de la bourgeoisie et du petit peuple, et dans ce registre il est incomparable.

Il représente avec familiarité et indulgence ses contemporains avec leurs manies, leurs ridicules mais aussi dans leur humanité. Représentation qu'il poussera jusqu'à la caricature dans la célèbre série des Grimaces.

Boilly incroyable parade

- L'Incroyable Parade (1797) un tableau critique de la société de l'époque qui défile au premier plan tandis que dans le fond un nouveau riche, juché sur son phaéton, s'accroche pour ne pas être précipité dans le vide par son cheval emballé. Il y a là une « tricoteuse » , des bourgeois, un jeune couple élégant, des escrocs, des voleurs, des militaires... Bref un instantané de la société de l'époque, non sans un regard moralisateur : le jeune couple, riche, jeune, bien sage opposé aux énergumènes.


Réunion d'artistes dans l'atelier d'Isabey 1799 de Boilly

- Boilly a peint son entourage, sa famille, ses amis qui - comment s'en étonner? - comportent beaucoup d'artistes. C'est sa grande originalité. Toute l'élite artistique de l'époque défile ainsi devant son chevalet : musiciens, Boieldieu peint devant son pianoforte, sculpteurs, le grand Houdon qu'il a représenté au travail ou entouré de ses élèves dans l'atelier, des peintres bien entendu : L'Atelier d'Isabey (1798), réunit autour du maître qui se penche sur son chevalet une trentaine d'artistes, le gratin de la jeune génération : l'acteur Talma, les peintres Girodet, Carle Vernet, Gérard, Drölling, Redouté, le sculpteur Chaudet etc. La variété des attitudes, la vérité des physionomies – Plus de vingt esquisses peintes montrent le sérieux du travail – décrivent l'ambiance amicale d'une réunion sans prétention. Noter le décor à l'antique du à Percier et Fontaine présents dans le tableau, décor dominé par un grand buste de Minerve. Ce tableau est important car il est l'un des premiers jalons d'un genre typiquement français : des réunions d'artistes rendant hommage à un maître ou simplement défendant une esthétique. Tradition qui perdurera jusque chez Picasso ou les Surréalistes. Que l'on pense à L'Hommage à Delacroix de Fantin-Latour ou à Cézanne de Maurice Denis...

Sources: Article de Gilles Coyne.

Thirty Six Faces of Expression, Louis Boilly Boilly La loge L'effet du mélograme, vers 1830
36 expressions de visage ... Boilly La loge L'effet du mélograme, vers 1830

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Boilly L'Indiscret 1790 1795 Boilly, peintre de la comédie humaine
Boilly: L'Indiscret 1790 1795  BOILLY-L'atelier de Houdon 1804 Détail

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boilly-le-billard

Louis-Léopold Boilly - Dans la salle de billard



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Les femmes du Congrès de Vienne. -4-

Publié le par Perceval

Parmi les femmes présentes et influentes au Congrès de Vienne, se croisent également :

 

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Maria Ludovica d'Austria-Este

L'impératrice Maria Ludovica (1787-1816) : elle est la troisième femme de François 1er d'Autriche et l‘hôtesse du Congrès. 

Elle est d'une beauté céleste, elle a la grâce d'une française, on dirait un ange, maîtresse de maison prédestinée à un tel rassemblement de beaux esprits et de beautés. Elle flottait tel un ange au milieu de Congrès. Dans ses antichambres avaient lieu aussi des rencontres plus intimes..

l-imperatrice-Maria-Ludovica--1787-1816-.jpg

 

Elisabeth, impératrice de Russie (1779-1835) : Femme de l'empereur, née Louise Marie de Bade, mariée de puis 1793 avec Alexandre. Une beauté gracieuse délaissée par son époux, élégante, angélique et mélancolique.

La Grande duchesse Catherine de Russie(1788-1819) : Sœur préférée d'Alexandre, mariée en première noce au duc d'Oldenbourg, elle est à Vienne où son mariage avec l'archiduc Charles occupe les conversations, ensuite épouse le prince héritier Charles de Wurtemberg qui la trompe avec la Bagration ..

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le Tsar Alexandre 1er

La princesse Gabrielle Auesperg-Lobkowitz : Jeune veuve de 20ans, " la beauté qui inspire de vrais sentiments " Alexandre s'en éprit et en fut amoureux tout le temps du congrès. Ce qui ne l'empêchait pas de faire de nombreuses visites à la Bagration et à beaucoup d'autres, si bien qu'on pensa qu' il avait attrapé une maladie vénérienne. ! Il avait de nombreuses maîtresses malgré la présence de sa femme au congrès..

 
 

 

Fanny von Arnstein(1758-1818) :  Epouse du banquier viennois juif Daniel Arnstein, elle tient un salon très fréquenté et un grand train de maison; elle soutint le combat des tyroliens contre Napoléon.

Les Prussiens, mais aussi le cardinal Consalvi sont ses hôtes. Elle défend avec enthousiasme les idées de liberté et ses idées sont "scandaleusement prussiennes ". Elle mourra à Vienne le 8 juin 1818.

Fanny von Arnstein

Aurora von Marassé, dame de compagnie française de la Bagration : La baronne de Montet raconte dans ses souvenirs : « Fille d'un général de division français qui avait fui en Autriche, sans ressources après la mort de son père en 1805, elle devint dame de cour, elle habitait et recevait dans sa mansarde, sous les toits du palais Palm comme dame de compagnie de la Bagration et gouvernante de Clémentine. Elle fréquentait les plus grands qui lui faisaient de somptueux cadeaux . Tout en n'ayant pas de ressources elle-même, elle soutenait les valets sans poste et intervenait pour eux. Sa mansarde était le lieu de rendez-vous des diplomates qui voulaient échapper aux services d'espionnage de la police de Vienne. Apres le départ des princesses de Courlande, elle arriva chez moi, affamée, elle n'avait rien mangé depuis 24 heures.... »

Madame Schwarz : Epouse d'un banquier de Petersbourg , elle est déjà la maîtresse d'Alexandre avant de venir à Vienne. Elle intrigue et est surveillée de près par la police.

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La comtesse Fifi Palffy de Ligne :Fille du prince de Ligne et mariée à un mari ennuyeux qu'elle trompe bientôt avec un jeune anglais sur le départ duquel elle verse un torrent de larmes


La Bigottini, danseuse (1784-1858) : On lui prête de nombreuses liaisons: elle était la maîtresse de Eugène de Beauharnais à Paris et se taille un beau succès lors des spectacles. Maîtresse de Franz Palfy, elle a de lui un enfant, au grand scandale de la cour.

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***

Talleyrand attend la signature des Actes définitifs du Congrès ( le 9 juin ), et se met en route pour Gand. Il a le cœur lourd, car la belle Dorothée s'est éprise d'un certain Conte de Clam-Gallas, major dans l'armée autrichienne. Elle l'a rejoint en Allemagne, malgré les supplications de son oncle. A soixante et un ans, il découvre les tourments de la jalousie.

1814, à Vienne, Rapport de police. Comte La Garde Chambonas :(Leipzig 1843)

"La comtesse de Périgord faisait les honneurs chez le prince avec une grâce ravissante. Son esprit brillant et enjoué tempérait de temps en temps la gravité des matières politiques qui envahissaient la conversation. Sa démarche, ses gestes, son attitude, le son de sa voix forment un ensemble enchanteur. Elle a sur la figure et dans toute sa personne un charme irrésistible sans lequel la beauté la plus parfaite est sans pouvoir. C'est une fleur qui semble ignorer le parfum qu'elle exhale. La dernière de ces grâces de Courlande, la ravissante duchesse d'Acerenza, réunit tout ce que nous admirons chez les deux autres."

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Les femmes du Congrès de Vienne. -3-

Publié le par Perceval

JB-Isabey--le-Congres-de-Vienne-en-1814.jpgJB Isabey, le Congrès de Vienne en 1814

Les salons vont à Vienne jouer un rôle important. Les dames de la bonne société vont y vivre des moments intenses, non sans compétition entre elles. Il y a le thé dansant tous les lundis chez Mme de Metternich ( née Eléonore von Kaunitz), tous les jeudis chez la princesse Trauttmansdorff, épouse du grand écuyer de l'empereur, et tous les samedis chez Julie Zichy, épouse de l'ambassadeur autrichien à Berlin et belle sœur du ministre de l'Intérieur, «  une des plus belles femmes de Vienne », selon un voyageur prussien reçu chez elle... Le cercle le plus réussi est, dit-on, celui que tient la comtesse autrichienne Laure de Fuchs-Gallenberg, - le comte de la Garde la décrit comme une femme bonne et belle qui fait la grâce de son salon toujours plein - on y rencontre les trois princesses de Courlande et les célébrités du moment.

congres de Vienne Grande parade militaire au Prater, pour c congres-de-Vienne-magnifique-cortege--compose-de-35-trai.jpg
Congrès de Vienne: Grande parade militaire au Prater, pour célébrer l’anniversaire de la bataille de Leipzig. Congrès de Vienne: magnifique cortège, composé de 35 traîneaux de bois et d'or, , la Josefplatz, traversant la ville, pour ensuite prendre le galop ...



Parmi les femmes qui vont inspirer les joies, les déceptions des principaux négociateurs, on y rencontre ( d'après les rapports de police, journaux et mémoires des participants ) :

  • Catherine-Bagration.jpg
    Catherine Bagration

    La princesse Catherine Bagration. Elle change souvent d’amant, est appelée "le bel ange nu" à cause de ses décolletés impressionnants, et ses robes transparentes. Elle se montre férue en politique autant que dans les affaires de diplomatie. Elle a eu une fille de Metternich, nommée Clémentine.

    Le Tsar Alexandre, qui a été son ami intime avant la guerre, et le reste, loge assez souvent chez Catherine, dont il quitte la chambre au petit matin, "ayant longuement écouté le rapport complet de ses enregistrements."

    Catherine Bagration est la grande rivale de la duchesse de Sagan. Veuve depuis 1812 du général russe Bagration tombé à Borodino. Pour se venger de Metternich, elle raconte tout ce qu'elle sait ou a entendu et ce qui est contre l'Autriche. Elle ne se gêne pas pour raconter les pires horreurs sur  Vienne et l'Autriche ! Au moment du Congrès, de nombreux messieurs se pressent dans son salon, le parti russe surtout.

  • Julie Zichy :la beauté céleste... Epouse du ministre de l'intérieur autrichien , maîtresse du roi de Prusse, elle a des bontés pour Metternich et tous les hommes en sont amoureux

  • wilhelmine_von_sagan.jpg
    Wilhelmine de Sagan par Eder
    Wilhelmine duchesse de  Sagan (1782-1839): Depuis quelques années, elle est la maîtresse de Metternich. Lorsque le Congrès débute, elle est en train de rompre avec lui, peut-être sur ordre du tsar Alexandre (il n'est pas convenable que vous soyez liée à un écrivain, lui dit–il)... Cette rupture rend le chancelier d'Autriche fou de jalousie, car elle a déjà un autre amant - il ne pense qu'à ça -et n'a la tête qu'à ce chagrin d'amour. Comment un politicien aussi important peut-il s'occuper dans un tel état d'esprit des affaires politiques ? Gentz, le secrétaire particulier de Metternich le raconte: " on ne peut lui parler, il est toujours entouré des « dames » de Courlande qu'il met au courant des affaires politiques."

«  A sept heures, je vais pour le dîner chez Metternich. Comme d'habitude, (quand il se trouvait en compagnie de la duchesse de Sagan) il ne m'écoute pas. Toute la clique des putains de Courlande était là.(Die ganze Hurengesippschaft) Metternich a initié ces femmes à tous les secrets politiques, ce qu'elles savent est incroyable. Alors Talleyrand apparaît et me fascine. A la première ébauche contre la déclaration, il semble que le diable le possède, il ne me laisse pas placer un mot… »

Un rapport de police raconte également :

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portrait_de Dorothée de Courlande

«  M. de Talleyrand passe toutes ses soirées chez Madame de Sagan, où il se flatte de de percer les secrets du prince de Metternich. »

  • et  Dorothée de Périgord, mariée au neveu de Talleyrand.

      Les autres soeurs de Courlande

  • Jeanne d'Acerenza

  • sa sœur, Pauline de Hohenzollern

et leur mère: la duchesse de Corlande passeront à Vienne.

 

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Talleyrand au congrès de Vienne.

Publié le par Perceval

Talleyrand-vienne.jpgTalleyrand arrive à Vienne le 23 septembre 1814. Il s'installa à l'hôtel Kaunitz, aux salons magnifiques. Dorothée, femme d'Edmond de Talleyrand, doit tenir la maison de son oncle ( par alliance ..). Elle jouera le rôle ambassadrice de France. Elle a vingt et un ans. Depuis son mariage, elle s'est transformée ; élégante et spirituelle, elle devient promptement une des reines du congrès. Elle voue à son oncle, une admiration sans bornes. Il a pour elle un sentiment qui ressemble fort à la passion amoureuse.

congres-de-Vienne-Grande-parade-militaire-au-Prater--pour-c.jpg

La capitale d'Autriche est en fête. Une multitude d'étrangers de distinction,, l'ont littéralement envahie : souverains et leurs suites, délégations diplomatiques, haute noblesse internationale, aréopage de jolies femmes dont toutes ne sont pas des épouses légitimes, et parmi celles-ci il y a peu de modèles de vertu.

Une foule cosmopolite envahit les rues assez étroites ou la promenade du Prater, afin d'apercevoir les hôtes illustres de l’empereur François. Tous les soirs, les fenêtres des palis, groupés autour de la Hofburg, s'illuminent. Ce ne sont que festins d'apparat, bals, réceptions officielles ou privées, où se nouent des intrigues amoureuses. Un diplomate autrichien écrira plus tard : «  Lorsque je pense à cette époque à jamais révolue de la vie viennoise, deux violons retentissent à mes oreilles : le violon de Strauss et celui de Lanner. ».

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Après vingt ans de guerre, on respire enfin, on a envie de s'amuser ; c'est la meilleure façon de célébrer la paix, après laquelle on a si longtemps soupiré, d'oublier les deuils qui ont frappé indistinctement toutes les familles …

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Congres de Vienne L’empereur François, accompagné de son frère, l'archiduc Joseph, accueille, au pont de Thabor, le tsar Alexandre et le roi de Prusse Frédéric Guillaume III

Talleyrand se sent à l'aise dans cette atmosphère un peu folle. Cette frénésie de plaisirs n'offense point sa nature indulgente aux faiblesses humaines. Il tient table ouverte selon ses habitudes. On courre à ses réceptions. L'espèce de majesté qui se dégage de sa personne, de ses gestes, de ses paroles, la courtoisie de son accueil, fait oublier qu'il représente la nation vaincue et a naguère servi l'Ogre de Corse. L'élégance de Dorothée, la vivacité de son esprit attirent les visiteurs. Quand on la voit assise sur un canapé à côté de son oncle, on s'étonne un peu qu'elle occupe la place de Mme de Talleyrand. Mais celle-ci ne fut pas invitée. Il y a des murmures, mais discrets, et tant de rumeurs courent en ville … ! Ne dit-on pas que le tsar Alexandre dispute la duchesse de Sagan à Metternich ? Alexandre et Metternich ne comptent plus leurs succès féminins. Comme le dit le prince de Ligne, «  le tissu de la politique est tout brodé de galanterie... » 

Sources: Talleyrand de Georges Bordonove

 


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Le Congrès de Vienne et les femmes. -2-

Publié le par Perceval

congres-de-Vienne-mode.jpgPour l'instant, les cours européennes vont vivre ce Congrès dans un climat d'intrigues amoureuses. Et, les femmes vont y jouer un rôle prépondérant … Tous les acteurs du congrès, rois, empereurs, princes, hommes politiques sont accompagnés de leurs femmes et (ou) de leurs maîtresses...

"Le congrès fut bientôt métamorphosé en cour d'amour, à cela près que chaque matin, les ministres échangeaient des notes diplomatiques dont les souverains prenaient connaissance fort à la hâte, pressés qu'il étaient de voler à leurs plaisirs "... La comtesse Potocka: 

Et, Talleyrand écrit au roi Louis XVIII : "Après que j'eus quitté Metternich, il se rendit à la Redoute, car c'est au bal et dans les fêtes qu'il consume les trois quart de ses journées. "

Wiener-Ball.jpg

 

La Hofpolizei (dirigée par un nommé Hager) n'est pas inactive, tant s'en faut. Et le plus intéressé est sans nul doute l'empereur François lui-même, qui se fait apporter tous les matins les rapports de la journée précédente.

Graf_Clemens_Metternich.jpg
Graf Clemens Metternich

Cette police se fait aider par de nombreux agents occasionnels. Et l'on recrute partout... La ville est peuplée d'innombrables agents secrets qui se cachent sous l'uniforme de secrétaires ou la livrée de domestiques.

En fait, la police va trouver une étrange coopération parmi les gens des délégations elles-mêmes, chacun s'espionnant comme à plaisir: « Ferdinand Palffy fait partie de la police secrète, la comtesse Esterhazy-Roisin et Mlle Chapuis sont des espions de la vieille princesse Metternich, qui les renseigne et les inspire »

Les rapports de police du baron Hager ne sont que des notes qui relatent  intrigues, fêtes et coucheries, en particulier  les allées et venues de ces messieurs chez ces dames à toute heure du jour et de la nuit.

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Le Congrès de Vienne et les femmes. -1-

Publié le par Perceval

peinture-libertine.jpgC'est en suivant Talleyrand le long de sa carrière politique, que l'on se dit, qu'il n'est pas possible d'imaginer l'homme sans s’intéresser à sa relation avec les femmes. Il ne fait pas exception, et les mœurs de cette époque « tourmentée » sont propices à un certain libertinage que n'exclut pas un romantisme naissant ( au contraire )... Ce libertinage est sans doute - encore pour plus très longtemps - le bénéfice d'un héritage de l'ancien régime... Avant que la bourgeoisie n'impose sa rigidité et son efficacité matérialiste, l'aristocratie finissante - encore majoritaire dans les cours régnantes – vit à plein régime et en toute maturité, des relations passionnées et libres entre hommes et femmes. Et, il me semble, dans une relative égalité. Les mariages de grande noblesse, sont arrangés ; et permettent à chacun de s'autoriser une vie sentimentale variée qu'offrent les péripéties politiques et internationales.

merveilleuses.jpg

Le Congrès de Vienne ( 1814-15) va représenter le sommet de cet état de fait, et sans doute aussi, le passage de la gloire et du luxe aristocratique, à la sage gestion du capital bourgeois.

berlin-biedermeier-moebel.jpg biedermeier_dame.jpg
 Mobilier: Berlin - mode biedermeier De Jean Auguste Dominique Ingres 
"Madame Marcotte de Sainte-Marie" 1826
Mode Restauration 

A Vienne, la période qui suivra le Congrès est appelée le « Biedermeier », elle s'étend de 1815 (Congrès de Vienne) à 1848 (Révolution de Mars 1848)

La bourgeoisie va cultiver la vie privée et familiale à un point inégalé jusque-là. Les marques extérieures de prospérité passent au second plan, derrière le bonheur domestique entre quatre murs, dans ce qui devient un lieu de retraite. Des vertus bourgeoises comme le zèle, la probité, la fidélité, le sens du devoir, la modestie, sont élevés au rang de principes universels.

LEurope napoléonienne en 1811LEurope napoléonienne en 1811

Le 30 mai 1814 le traité de Paris avait ramené les frontières de la France aux limites d’avant la Révolution.

 Le 1er novembre 1814 s’ouvrait à Vienne un nouveau Congrès pour décider du sort du reste de l’Europe. Il réunissait les représentants de l’Autriche, de la Prusse, de la Russie et de la Grande-Bretagne. Les plus petits États n’eurent pas le droit de s’exprimer. Wellington et Castelreagh représentaient la Grande-Bretagne, le tsar Alexandre 1er la Russie, Metternich l’Autriche et Hardenburgh la Prusse. Les Français étaient officiellement privés de parole, ce qui n’empêcha pas Talleyrand de “tirer les ficelles“ en coulisses.

Map congress of vienna-frCarte du Congrès de Vienne

 « Le Congrès ne marche pas, il danse » ( Le Prince de Ligne) : Les réunions diplomatiques avaient lieu dans un tourbillon de bals, de concerts, d’opéras…

Le-Congres-s-amuse---Gravure-de-Forceval--XIXe-s.--Paris.gifLe Congrès s’amuse  (Gravure de Forceval, XIXe s., Paris, BNF)

 Le traité fut signé le 9 juin 1815.

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Talleyrand et les femmes -4-

Publié le par Perceval

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Portrait de Talleyrand  en 1808

1804, Talleyrand active et entretient la rupture entre Bonaparte et les Bourbons. Ce rapprochement lui serait alors préjudiciable.

Il est l'instigateur de l’assassinat du Duc d'Enghien. En 1804, quand Napoléon se sacre Empereur , il est au comble de la faveur. Il espère ensuite avoir assez d'influence pour éviter la reprise des hostilités avec l'Autriche, et la Russie … Napoléon utilise ses talents de , mais ne l'écoute pas... Il se laisse entraîner par sa démesure …

Talleyrand s'oppose de plus en plus à Napoléon. Il joue à présent un double jeu... et, communique des renseignements au tsar Alexandre 1er.

Suite à la bataille d'Iéna et la prise de Berlin, un Blocus Continental est mis en œuvre, par les « alliés ». L'Europe en souffre et l'Espagne est entraînée dans la spirale.

Les Princes d'Espagne sont placés en résidence surveillée au château de Valençay, Talleyrand en est leur " geôlier ".

L-entrevue-d-Erfurt--27-septembre---14-octobre-1808---Napol.jpgL'entrevue d'Erfurt, 27 septembre - 14 octobre 1808.   Napoléon 1er recevant le baron Vincent, diplomate autrichien et envoyé de l'empereur d'Autriche.  Talleyrand au milieu

Le 27 septembre 1808 s'ouvre la Conférence d'Erfurt où Napoléon rencontre Alexandre 1er. Il souhaiterait que la Russie s'allie à la France, contre l'Autriche. Talleyrand, à l'inverse, fait tout pour rapprocher Alexandre 1er de François II d'Autriche... Tous les alliés connaissent le rôle de Talleyrand... Pourquoi Napoléon n'a t-il pas réagi … ?

Talleyrand se rapproche même de Fouché le ministre de la Police, qu'il déteste, pour envisager une alternative... Napoléon, alors, l'accuse de trahison et l'insulte grossièrement ; c'est le fameux mot " Vous êtes de la merde dans un bas de soie " (1809). Mais, il se contente de le destituer de sa place de Grand Chambellan...15-decembre-1809-Divorce-de-Napoleon-et-de-Josephine-de-.jpg

En décembre 1809 Joséphine de Beauharnais ne pouvant plus avoir d'enfant est répudiée par l'Empereur.

Après la retraite de Russie, Napoléon proposera à Talleyrand les pleins pouvoirs pour traiter avec les Alliés.

En 1814, les Alliés entrent à Paris. Talleyrand reçoit les tsar Alexandre dans son hôtel. Il fait moter Louis XVIII sur le trône.

Malgré l'hostilité de l'entourage du roi, Talleyrand prépare la Charte Constitutionnelle et est nommé ministre des affaires étrangères.

Septembre 1814, vont s'ouvrir à Vienne les négociations pour reconstruire l'Europe sur les décombres de l'Empire.

 

Talleyrand a rencontré en 1807 à Varsovie : La princesse Tyskiewicz (1760-1834), elle est la nièce du roi de Pologne  Stanislas Poniatowski. Mariée, elle ne vit pas avec son mari. Elle s’installe en 1808 en France et y finit sa vie aux cotés de Charles Maurice qui l’appelait toujours « la princesse »

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La duchesse de Courlande 1793

Elle idolâtrait Talleyrand, et lui a facilité ses relations avec les cours d’Europe. Elle fut une amie fidèle et compatissante et complice des frasques de Dorothée, la nièce et maîtresse . Elle est enterrée avec lui à Valençay.

 

Talleyrand peut se permettre de demander un service à Alexandre de Russie … il lui demande d’intervenir auprès de la duchesse de Courlande pour obtenir la main de sa fille cadette  pour son neveu. Dorothée est très riche, élevée à Berlin, elle est anti-française … "livrée à l’ennemi" le mariage se fait le 21 avril 1809 à Francfort.

La mère et la fille Courlande s'installent à Paris. En 1809, Talleyrand a 55 ans, il est séparé de sa femme., La mère, la duchesse de Courlande, et sa fille, s'installent à Paris, elle devient l'une des intimes et la maîtresse de Talleyrand …

 

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Talleyrand et les femmes -3-

Publié le par Perceval

catherineen-Grand-1783---par-Mme-Vigee-Lebrun-2.jpgEn 1801, apparaît au grand jour dans la vie de Talleyrand : Madame Catherine Grand, née Worlée, qui deviendra l'année suivante Madame de Talleyrand-Périgord. Charles-Maurice connaît cette jolie anglaise, née aux Indes, depuis 1798. Enlevée à son mari par un richissime anglais, nommé Whitehill, fasciné par elle, il l'amène à Paris.

Dans le salon de Mme de Staël, ils rencontrent en 1791 un quinquagénaire, ancien commis de Necker, nommé Claude Valdec de Lessart : il devint son amant au début de 1792, quelques jours après avoir troqué son ministère de l’Intérieur contre celui des Affaires étrangères.

Claude de Lessart avait beau être éperdument amoureux d’elle, elle le quitte dès qu’il n'est plus ministre; et, après le 10 août, la Révolution entrant dans une phase trop tragique à son gré, elle émigre en Angleterre...

Elle y rencontre le marquis Cristoforo de Spinola, ministre de Gênes à Londres, qui revient en France contacté par les contre-révolutionnaires.

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Madame de Talleyrand-Périgord, bientôt S.A.S. la Princesse de Bénévent, future Princesse de Talleyrand, peinte vers 1805

par le (futur) Baron Gérard

Mrs Grant l'accompagne et retrouve le succès dans les salons. M. de Lessart, était mort lors des journées de Versailles. Le ministre génois est expulsé et Mrs Grant est inquiétée, elle cherche secours auprès de Talleyrand, qui est séduit par la belle anglaise...

La Duchesse d’Abrantès écrit à son sujet: « Elle était grande, parfaitement faite, et ses cheveux, du plus beau blond cendré, tombaient en chignon flottant sur ses épaules. Ils la doublèrent et furent charmés en la voyant : une peau de cygne, des yeux bleus admirables de douceur, un nez retroussé et un ensemble parfaitement élégant. »

De maîtresse devenue concubine, elle tient la maison du ministre, ce qui déplaît à la bonne société reçue chez Talleyrand, et à Bonaparte, qui souhaite que la situation de son ministre se normalise et qu'il quitte ou épouse sa maîtresse. A la grande surprise de tous, il l'épouse....

Le pape Pie VII, « dilatant les entrailles de notre charité paternelle [sic] » fit semblant de croire que l'ex-évêque regrettait ses erreurs passées (il en était bien loin) et le rendit à l'état laïque en juin 1802. A Paris, on fit semblant de croire que le bref papal incluait l'autorisation de se marier. Le pape, si l'on peut dire, avala sa tiare, et Talleyrand épousa Catherine le 10 septembre.

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Charlotte Baronne Alexandre de Talleyrand

Vers 1820

Avant le mariage, et le divorce de sa mère, une fille, Charlotte, était née, probablement de Talleyrand qui lui fera épouser un neveu…

En 1803, Talleyrand achète, sur ordre du Premier Consul ( pour recevoir ses hôtes étrangers ) et avec son aide financière, le château de Valençay, un des plus grands domaines privés de France - 12 000 hectares de terres. Ils s’y installent, mais très vite Talleyrand  se  sépare  de sa  femme et vit  comme auparavant. Elle a pour amant San Carlos qui accompagnait les princes d’Espagne prisonniers à Valencay , et lui finit par l’oublier.

« Vous ne m’avez pas dit que le duc de San Carlos était l’amant de votre femme ! » lancera Napoléon à celui qu’il vient d’injurier le 29 janvier 1809, « En effet, sire, je n’avais pas pensé que ce rapport pût intéresser la gloire de votre Majesté, ni la mienne. »  

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Talleyrand et les femmes -2-

Publié le par Perceval

 

Madame de Stael 2Madame de Staël fait la connaissance de Talleyrand en 1788, grâce à son ami, Louis Comte de Narbonne son amant. Elle est ambassadrice de Suède par son mari de Stael , et Talleyrand comprend vite qu’elle peut lui être utile.

Talleyrand, - aidé de Germaine de Staël, avec qui il a une brève aventure - quitte Paris le 10 septembre 1792, avec le prétexte bien calculé d'une mission diplomatique à Londres … Un peu plus tard, on découvre dans « l'Armoire de fer » deux pièces, datées des 20 avril et 3 mai 1791, prouvant des relations secrètes entre l'ancien évêque d'Autun et Louis XVI. Ce qui aboutit à ce que Le 6 décembre 1792, la Commune de Paris ordonne l'arrestation du sieur Talleyrand, ci-devant évêque d'Autun.

Talleyrand s'est installé à Kensington Square. Les massacres de septembre annoncent la terreur, il reste à Londres.

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Talleyrand corrige les épreuves du roman Adèle de Sénange, la première oeuvre de Madame de Flahaut. Le 28 janvier 1794, Talleyrand reçoit l'ordre de quitter l'Angleterre.

Le 2 mars 1794, Talleyrand s'embarque pour l'Amérique sur le "William Penn" qui lève l'ancre le 3. La traversée dure 38 jours. Il se fait conduire à Philadelphie.

En Amérique, Talleyrand  Don Juan, grand, blond et blanc incorrigible s’affiche avec une belle noire, au grand scandale de la société de Philadelphie .Il en profite pour faire des affaires.

 

Madame de Staël, lui prête de l’argent , intervient auprès de Barras, et le fait rayer de la liste des émigrés .

Il revient  en 1796  par Hambourg  où il retrouve  Mme de Flahaut qui l'évite : en effet, elle a un soupirant , dont elle compte bien se faire épouser : M. de Souza, ambassadeur du Portugal au Danemark.

Aurore de Bellegarde, une Marianne savoyarde
Aurore de Bellegarde, une Marianne savoyarde

A son retour d’exil, il va chez une vieille amie  la comtesse de Boufflers, pour lui demander de l’aide. Il retrouve les amis et fréquente assiduement le salon des dames de Bellegarde chez qui il trouve la discrétion, l’affection et la détente.

Grâce à Germaine, il noue des relations avec le « directeur » Barras.

Le 16 juillet 1797 il est nommé ministre des relations extérieures du Directoire en remplacement de Charles Delacroix, dont il est l'amant de sa femme ( son fils Eugène ( né le 26 avril 1798) a été soupçonné d’être le fils de Talleyrand …) .

Talleyrand rencontre Bonaparte, revenu vainqueur de la campagne d'Italie, chacun est fasciné par l'autre et chacun a besoin de l'autre... Talleyrand va projeter Bonaparte sur la scène publique.

Avec la réussite du coup d'état du 18 Brumaire, Bonaparte et Talleyrand s'imposent, l'un nommé premier consul, utilisera l'autre dans son dessein de prendre le pouvoir. Charles-Maurice, ébloui par le Premier Consul, le laisse faire et approuve même avec flagornerie des erreurs flagrantes de politique étrangère.

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Le matin du 18 Brumaire ( Nov 1799)  Le coup d'état du 18 brumaire

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Selon les mémoires de la  comtesse de Boigne: « Une anecdote peu connue, c'est que monsieur de Talleyrand eut fort le désir d'épouser madame de Buffon. Sa tante, la vicomtesse de Laval, s'employa vivement à cette négociation, sans pouvoir vaincre sa répugnance à devenir la femme d'un évêque. »

 

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