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'The Book of beauty' des Reines d'Angleterre .. -4 -

Publié le par Perceval

'The Book of beauty'  des Reines d'Angleterre .. -4 -

Anne de Bohême (1366-1394) est la fille de Charles IV, empereur du Saint-Empire romain germanique et roi de Bohême.

Elle est reine d'Angleterre et la première épouse du roi Richard II. Anne et le roi Richard II se sont mariés à l'abbaye de Westminster le 22 Janvier 1382. Elle avait 16 ans, et lui 15. Ils n'ont pas eu d'enfants. Anne est morte de la peste en 1394.

Ce mariage entre Richard II et Anne de Bohème est très lié au Grand Schisme d’Occident qui a conduit à l’apparition de deux papes rivaux. Le pape Urbain VI a fortement encouragé ce mariage pour créer une alliance entre Angleterre et Saint-Empire romain germanique pour être plus fort face à la France et leur pape distinct, Clément.

Richard a du mal à se remettre de sa mort. Il épouse sa seconde femme, Isabelle de Valois, le 31 octobre 1396.

 

'The Book of beauty'  des Reines d'Angleterre .. -4 -

Isabelle de France (1389-1409) est une princesse royale, fille de Charles VI et d’Isabeau de Bavière.

Isabella est reine consort d'Angleterre: la deuxième épouse du roi Richard II. Ses parents sont le roi Charles VI de France et Isabeau de Bavière. 

Isabelle, âgée de 6 ans, épouse à Calais, Richard II roi d'Angleterre et veuf d'Anne de Bohême... Richard II et '' l'enfant Isabelle''  développent une relation de ''respect mutuel''. 

Richard II, à son retour de campagne militaire en Irlande, est emprisonné, déposé et assassiné, le nouveau roi Henri IV décide qu'Isabelle devra épouser son fils et héritier, le futur Henri V, mais elle décline la proposition... Et revient en France.

Le 29 Juin 1406, Isabelle, âgée de 17 ans épouse son cousin Charles, duc d'Orléans. 

Elle est morte en couches à l'âge de 19 ans, laissant une fille  Jeanne, qui épouse en 1424 Jean II de Valois, duc d'Alençon

Elle a vécu pendant une période de forte tension politique entre la France et l'Angleterre : la Guerre de Cent Ans. Durant la vie d'Isabelle, la situation s'aggrava en raison de la folie de son père, le roi Charles VI.

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'The Book of beauty' des Reines d'Angleterre .. -3-

Publié le par Perceval

'The Book of beauty'  des Reines d'Angleterre .. -3-

Eleanor de Provence ( 1223 - 1291)

Éléonore est l'une des filles de Raimond-Béranger IV, comte de Provence, et de Béatrice de Savoie. Elle est sœur de Marguerite de Provence (reine de France et épouse de Saint Louis).

Eleanor est reine consort d'Angleterre, comme l'épouse du roi Henri III d'Angleterre, de 1236 ( mariage - elle a 13 ans, et lui 29) jusqu'à sa mort en 1272.

Elle devint célèbre par sa piété, et est connue sous le nom de Sainte Éléonore, bien qu'elle ait seulement été béatifiée et non canonisée. Après la mort de son époux Henri III d'Angleterre en 1272, et à la suite de celles de son petit-fils Henry, et de ses filles Marguerite et Béatrice, elle se retira dans l'abbaye bénédictine d'Amesbury en 1276, où elle mourut en 1291. On la fête en juillet ou le 25 juin.

'The Book of beauty'  des Reines d'Angleterre .. -3-

Philippa de Hainault (1314- 1369)

Philippa était la reine consort du roi Edouard III d'Angleterre. Le mariage a été célébré le 24 Janvier 1328. Philippa était âgée de 14 ans. Elle a donné naissance à quatorze enfants. ..

Philippa est probablement née à Valenciennes en Hainaut. Elle est la fille de Guillaume Ier de Hainaut dit le Bon et Jeanne de Valois, elle-même petite-fille de Philippe III de France, nièce de Philippe IV de France et sœur de Philippe VI de France.

Elle est surtout connue, comme une épouse compatissante, qui intercéda auprès de son mari, et le persuada d'épargner la vie des bourgeois de Calais, alors qu'il avait prévu de les exécuter pour servir d'exemple auprès de la population de Calais

Le chroniqueur Jean Froissart, fut son confident et à son service de 1361 à 1366.

La rivalité de ses cinq fils déclenche une guerre civile, connue sous le nom de guerre des Deux-Roses au siècle suivant. L'un d'eux est Edouard de Woodstock, dit le Prince noir (1330-1376), prince de Galles.

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'The Book of beauty' -2-

Publié le par Perceval

'The Book of beauty' -2-

Mathilde d'Écosse (1080 – 1118), reine consort d'Henri Ier d'Angleterre.

Fille du Roi Malcolm d'Ecosse. Depuis l'âge de 12 ans la princesse écossaise est très convoitée comme épouse ; on refuse pour elle les propositions de William de Warenne, 2e comte de Surrey, et Alan le Roux, seigneur de Richmond. Mathilde a passé la majeure partie de sa vie dans un couvent, il y eut même une certaine controverse quant à savoir si elle était ''nonne'' et donc canoniquement inadmissible pour le mariage. Henri Ier d'Angleterre qui vient tout juste de s'emparer du trône d'Angleterre lui propose le mariage. Ils se marient le 11 Novembre 1100 à l'abbaye de Westminster.

Elle s'investit complètement dans son rôle de reine, assistant à de nombreux conseils de son mari. Il arrive même qu'en son absence elle les dirige.

Très religieuse, elle soutient particulièrement les lépreux … Elle meurt le 1er mai 1118 à l'abbaye de Westminster. Elle est inhumée dans l'abbaye près de la tombe d'Édouard le Confesseur1. Après que plusieurs miracles se sont produits sur sa tombe, sa sainteté est envisagée, mais son culte tombe rapidement en désuétude

'The Book of beauty' -2-

Isabelle d'Angoulême (1188- 1246)

Elle est comtesse d'Angoulême de son plein droit (suo jure). En 1200, elle devient reine consort d'Angleterre après avoir épousé le roi Jean sans Terre († 1216).

Au début de l'année 1200, alors qu'elle a 12 ans, elle est promise au futur Hugues X, comte de Lusignan, dont le père Hugues IX a récemment reçu le comté de la Marche du roi d'Angleterre Jean sans Terre. Leur mariage établirait Hugues de Lusignan comme futur comte de Lusignan, de la Marche et d'Angoulême.

Les chroniqueurs commentant les faits ont écrit que Jean sans Terre aurait été si ébloui par la beauté d'Isabelle qu'il l'aurait ravie et épousée. Ses intentions sont plutôt politiques...

Les chroniqueurs mentionnent qu'elle serait infidèle... Quoi qu'il en soit, elle n'est que rarement en compagnie de son époux après 1205. En 1214, ils vont ensemble à Poitiers, Jean ayant finalement réussi à prendre le contrôle de l'héritage d'Isabelle, le comté d'Angoulême.

À la mort de Jean sans Terre en octobre 1216, son fils aîné devient roi d'Angleterre sous le nom d'Henri III.

Elle revient en France, et reprend progressivement le contrôle effectif de ses terres... En avril ou mai 1220, elle épouse Hugues X de Lusignan, comte de la Marche, son ancien fiancé. Celui-ci vient de succéder à son père et leur mariage permet de former le territoire (Lusignan, la Marche et Angoulême) que Jean sans Terre redoutait en 1200.

A suivre ...

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'The Book of beauty' by the Countess of Blessingtton.

Publié le par Perceval

Marguerite comtesse de Blessington, édite un ouvrage sur les reines consort d'Angleterre. Il est nommé : ''The book of beauty'', or, Regal gallery ... : with beautifully finished engravings from drawings by the first artists.

Ces gravures de reines, sont ensuite souvent utilisées pour les représenter.

 

 

 

 

La ''Countess of Blessington'', mérite bien quelques mots sur sa biographie :

Painted by Sir Thomas Lawrence in 1822

Margaret Power (1789-1849) est la fille de petits propriétaires fonciers, sa famille la marie dès ses quinze ans à un officier anglais, dont les habitudes d'ivrogne vont l'amener en prison. Il tombe d'une fenêtre en 1817.

Elle rencontre  Charles John Gardiner, 1er comte de Blessington , veuf avec quatre enfants (dont deux légitimes), de sept ans plus âgé. Ils se marient le 16 février 1818, seulement quatre mois après la mort de son premier mari.

La comtesse de Blessington est reconnue pour sa beauté, son charme et esprit esprit, elle se distingue aussi par sa générosité et pour ses goûts extravagants qu'elle partage avec son second mari, ce qui a engendre de nombreuses dettes … !

À l'automne 1822, ils partent ensemble pour l'étranger. L'année suivante, ils passent quatre mois à Gênes, où elle rencontre Lord Byron à plusieurs reprises, ce qui donne lieu au livre Conversations avec Lord Byron.

Lady Blessington and Lord Byron

Elle fréquente le comte Alfred d'Orsay et ont une relation dès 1821 à Londres... Pourtant, c'est en Italie, le 1er décembre 1827, que le comte d'Orsay épouse Harriet Gardiner, la seule fille de Lord Blessington avec son ancienne femme....(*)

Elle reste sur le continent jusqu'à la mort de Lord Blessington en mai 1829 et devient l'amie, outre de Byron, de Charles Dickens, de Bulwer, et de la famille Bonaparte. Elle ouvre alors son salon aux gens de lettres.

Elle habite à Gore House, à Kensington, de 1836 à sa mort en 1849. Elle y tient un salon littéraire qui devient le rendez-vous obligé de nombreux étrangers de distinction. Il reste néanmoins peu fréquenté par les dames anglaises dont elle avait, dans ses livres, moqué la pruderie.

Elle est inhumée, dans une tombe en forme de pyramide, au cimetière de Chambourcy (Yvelines), à côté de son amant Alfred d'Orsay.

(*) Le comte d'Orsay n'aurait pas laissé son nom à la postérité sans une réputation de dandy qui fit sa légende. Du dandy, il eut le mépris de convention, l'élégance d'esthète, le culte du moi, et sa vie s'accorde en quelque manière avec le « geste du dandy ». Il n'a guère plus de vingt ans lorsqu'il rencontre lady Blessington, belle vedette de la société londonienne. Il réussit à devenir à la fois l'amant de la dame, le protégé du vieux lord Blessington et l'époux de sa fille, belle-fille de lady Blessington. Le scandale, qui évite l'inceste, amuse le Tout-Londres, séduit par ce Français, beau, élégant et charmeur : « Il plaisait si naturellement et si passionnément à tout le monde qu'il faisait porter son médaillon jusqu'à des hommes. » Une seule mécontente dans cette histoire : la jeune comtesse d'Orsay que son mari n'a même pas regardée. À la mort de lord Blessington en 1829, d'Orsay se sépare officiellement de sa femme pour vivre avec sa maîtresse.

A suivre ...

 

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Kristina Gehrmann - Illustratrice

Publié le par Perceval

Kristina Gehrmann - Illustratrice

Ci-dessous des œuvres de l'illustratrice allemande Kristina Gehrmann ( née en 1989). Elle vit et travaille à Hambourg et Meerbusch, en Allemagne. Elle est pratiquement ''sourde'' depuis sa naissance..

Elle met l'accent sur des sujets historiques et fantastiques. Elle travaille en dessinant surtout des couvertures de livres ou des illustrations pour les livres, des livres pour enfants et des cartes de jeux pour les clients en Allemagne et à l'extérieur. Ses clients sont pour la plupart des grandes et petites entreprises d'édition et des éditeurs personnels.

Elle peint numériquement avec une tablette graphique. Ses outils préférés sont une tablette Wacom et Photoshop...

Retro Self Portrait by Kristina Gehrmann

Retro Self Portrait by Kristina Gehrmann

Kristina Gehrmann - Illustratrice
Kristina Gehrmann - Illustratrice
Kristina Gehrmann - Illustratrice
Kristina Gehrmann - Illustratrice
Kristina Gehrmann - Illustratrice
Kristina Gehrmann - Illustratrice
Kristina Gehrmann - Illustratrice
Kristina Gehrmann - Illustratrice
Kristina Gehrmann - Illustratrice
Kristina Gehrmann - Illustratrice
Kristina Gehrmann - Illustratrice
Kristina Gehrmann - Illustratrice
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Le ''voyage à Cythère''

Publié le par Perceval

En 1717, le peintre Jean-Antoine Watteau (1684-1721) présente à l’Académie royale de peinture son tableau de réception baptisé Pèlerinage à l’île de Cythère “Une feste galante”.

En 1717, le peintre Jean-Antoine Watteau (1684-1721) présente à l’Académie royale de peinture son tableau de réception baptisé Pèlerinage à l’île de Cythère “Une feste galante”.

Sur la toile de jeunes couples sont sur l’île de Cythère (où Aphrodite est née). Ils y font un pèlerinage afin de rendre hommage à la déesse de l’amour, Aphrodite, dont on aperçoit la statue à gauche.

Le tableau symbolise le style de vie indolent de l’aristocratie et il décrit les différentes étapes de l’amour : des couples, très amoureux, assis près de la statue, aux couples, qui semblent plus timides et qui se dirigent vers le bateau.

Grâce au succès du tableau, Watteau en fait deux versions et sur la deuxième, le peintre y ajoute de nombreux ''putti'' ( angelots nus et ailés )...

Le ''voyage à Cythère''

Dans la fable de La Fontaine « Les deux pigeons » : '' servir sous le fils de Cythère '' est synonyme d’'' être amoureux ''

« J'ai quelquefois aimé : je n'aurais pas alors

Contre le Louvre et ses trésors,

Contre le firmament et sa voûte céleste,

Changé les bois, changé les lieux

Honorés par les pas, éclairés par les yeux

De l'aimable et jeune bergère

Pour qui, sous le fils de Cythère,

Je servis, engagé par mes premiers serments »

 

Un certain nombre d’expressions où entre le nom de Cythère renvoie aux plaisirs de l’amour...

L’île protège les amants et les isole du monde dans un cadre enchanteur propice aux ébats amoureux. L’île permet la création d’un royaume à part, comme le suggère la Carte du Royaume d’amour en l’isle de Cythère

 

Jean-Baptiste Joseph Willart de Grécourt , intitulée « L’île de Cythère »

( …) Point de nouvel édit

Dans l’île de Cythère ;

La seule loi qu’on suit

N’ordonne que de faire

L’amour La nuit et le jour.

 

''Partir pour Cythère » ( ou '' faire un pèlerinage à Cythère '') devient ainsi une métaphore érotique...

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Le XVIIIe siècle : La femme et le libertin. - 20/. -

Publié le par Perceval

Le XVIIIe siècle : La femme et le libertin. - 20/. -

Le voyage féminin pour le plaisir : le ''voyage à Cythère'' : ( métaphore de ce que la mère de Frétillon a le plaisir d’entreprendre dans les bras d’un jeune homme ) :

« Un jeune homme assez connu par ses richesses et par son état, lui proposa de faire un petit voyage à Cythère, et se chargea de l’y conduire. Ma bonne maman accepta la proposition ; le temps lui parut favorable : elle leva les voiles dans le moment même, en se flattant d’une heureuse navigation. Déjà son jeune pilote faisait avancer la proue vers le port de cette île enchanteresse […] »

L’Histoire de la vie et des mœurs de Mademoiselle Cronel dite Frétillon par Pierre Alexandre Gaillard de la Bataille (1739-1743 ) : violent pamphlet anonyme publié au XVIIIe siècle dans le but de nuire à une actrice célèbre de la Comédie-Française, Mademoiselle Clairon. Mademoiselle Clairon, qui écrivit ses Mémoires, désigna elle-même Pierre Alexandre Gaillard comme l’auteur du pamphlet. Selon elle, il s’agissait de la vengeance d’un amoureux éconduit.

L'Embarquement pour Cythere, by Antoine Watteau - 1717

« Je lui trouvai dans les yeux cette impression de volupté que je lui avais vue le jour où elle m’apprenait par quelles progressions on arrive aux plaisirs, et combien l’amour les subdivise ». Les Égarements du coeur et de l’esprit ou Mémoires de M. de Meilcour est un roman-mémoires et libertin de Crébillon fils paru en 1736.

 

Le plaisir de la promenade :

« Laurette le fit sortir pour le distraire, et le conduisit au jardin. Semblable guide était propre à l’égarer. Apparemment qu’ils se fourvoyèrent en chemin, et tombèrent dans quelques broussailles, car nous remarquâmes que la rosée avait gâté la robe de celle qui, je crois, n’était point sortie pour examiner les étoiles. » Themidore de Godard d’Aucour

Nicolas Lavreince (Lafrensen Niklas, dit)

« Après s’être promenés longtemps, Zobéide fatiguée s’assit sur le gazon ; le prince se mit auprès d’elle : il soupirait, elle était émue ; il lui baisait les mains, elle le souffrait ; il poussa ses entreprises plus avant : la bouche de Zobéide, sa gorge entièrement découverte, et livrée à ses transports, fut un instant couverte de ses baisers. Ses mains cherchèrent de nouveaux attraits ; Zobéide résistait assez pour augmenter et non pour empêcher ses plaisirs. Enfin elle lui avait abandonné ses charmes adorables ; il se rassasia de délices. Zobéide n’y fut pas insensible, les mouvements qu’elle se donna pour diminuer sa victoire mirent le dernier comble à leur volupté ». Jacques Rochette de La Morliere - Angola, Histoire Indienne 1746

 

 

« Nous enfilions la grande route du sentiment, et la reprenions de si haut, qu’il m’était impossible d’entrevoir le terme du voyage ». Madame de T*** dans Point de lendemain

« Quel espace immense, me dit-elle, entre ce lieu-ci et le pavillon que nous venons de quitter ! »

Confidences (elles-mêmes de plus en plus intimes) – baisers – caresses – animent la progression du plaisir avec celui du cheminement géographique ...

Madame de Lursay met au fait le jeune Meilcour : « Elle ajouta à cela mille choses finement pensées, et me fit entrevoir de quelle nécessité étaient les gradations. Ce mot, et l’idée qu’il renfermait, m’étaient totalement inconnus. » Crebillon fils

Nicolas Lavreince (Lafrensen Niklas, dit)

 

« […] le délire voluptueux s’empara de nos sens ; Bacchus et la Folie menaient le branle. […] Ces jeux, ces baisers qui se répétaient dans les glaces nous échauffèrent à l’excès.

(…) Rose, livrée sans frein à la passion furieuse dont elle faisait l’idole de son bonheur, à la fin y succomba. Ses règles n’avaient point paru ; elle ne fut pas longtemps sans essuyer un épuisement total, suivi de vapeurs affreuses. Sa vue s’en ressentit, elle ne ressemblait plus qu’à une ombre ambulante. Sa gaieté fut totalement perdue et un dépérissement, produit par une fièvre lente, la conduisit enfin au tombeau. » Le Rideau levé, ou l'éducation de Laure de Mirabeau

 

« Amélie s’accoutuma […] à recevoir des caresses qui l’auraient révolté, si le duc n’avait eu l’adresse de les obtenir par de lentes gradations » Félicité de Choiseul-Meuse

Nicolas Lavreince (Lafrensen Niklas, dit)

« la résistance [ajoute] au plaisir » (…) «  Je reculai d’abord, mais on pense bien que je n’avais pas la force de résister. Je me laissai aller sur une bergère, l’abbé en fit autant, persista dans ses hardiesses et vainquit ma résistance. » Javotte dans le roman attribué à Paul Baret

 

« Tout ceci avait été un peu brusqué. Nous sentîmes notre faute. Nous reprîmes avec plus de détails ce qui nous avait échappé. Trop ardent, on est moins délicat. On court à la jouissance en confondant les délices qui la précèdent. » le narrateur de Point de lendemain.

 

« Nous n’allions pas au bonheur avec la rapidité du trait qui vole à son but ; mille gradations délicates nous y conduisaient lentement, la mèche brûlait avec économie : des plaisirs inexprimables suspendaient l’explosion des flammes dont nous étions intérieurement embrassés. » Félicia ou Mes Fredaines de André-Robert Andréa de Nerciat.

 

Madame de T*** dans Point de lendemain, enlève le jeune narrateur :

« Elle sourit, me demande la main, descend, me fait entrer dans sa voiture, et je suis déjà hors de la ville avant d’avoir pu l’informer de ce qu’on voulait faire de moi. »

« (…) On me faisait, par intervalles, admirer la beauté du paysage, le calme de la nuit, le silence touchant de la nature. Pour admirer ensemble, comme de raison, nous nous penchions à la même portière ; le mouvement de la voiture faisait que le visage de Madame de T*** et le mien s’entretouchaient. Dans un choc imprévu, elle me serra la main ; et moi, par le plus grand hasard du monde, je la retins entre mes bras. Dans cette attitude, je ne sais ce que nous cherchions à voir. »

 

«  (…) L’attitude où un homme et une femme se trouvaient nécessairement dans ces sortes d’équipages avait je ne sais quoi de voluptueux qui rendait l’un plus entreprenant et l’autre plus facile à vaincre. Les genoux et les jambes se trouvaient entrelacés l’un dans l’autre ; les visages, vis-à-vis et très près l’un de l’autre, se renvoyaient mutuellement la chaleur de la passion qui les animait. Séparés du reste du monde et se regardant comme dans une entière solitude, tout disposait à la volupté et contribuait à diminuer les égards d’un côté, et à faire perdre les scrupules de l’autre. »

 

 

A suivre …

Sources : De la représentation au mythe : l'ambiguïtée féminine dans le roman libertin du XVIIIe siècle par Morgane Guillemet

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