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Le Jeu des Reynes renommées

Publié le par Perceval

Le Jeu des Reynes renommées
Le Jeu des Reynes renommées

La Mythologie était au centre des connaissances qu'un Roi, comme Louis XIV devait connaître … Elle était présente dans les astres du ciel, dans la longue lignée des Rois les plus prestigieux, parmi les reines renommées, la géographie, et bien sûr dans toute sorte d'histoires, fables et contes …

Aussi, sur la commande de Mazarin, le poète Jean Desmarets de Saint-Sorlin (1595-1676) et le peintre graveur Stefano Della Bella ( installé à Paris de 1640 à 1649, il travailla aussi pour Richelieu et Anne d'Autriche...), inventèrent et gravèrent en 1644 quatre jeux pédagogiques pour l'éducation du jeune Louis XIV, âgé alors de six ans : le jeu des rois de France ( ce jeu comporte 64 cartes, dont la soixante-quatrième est celle de Louis XIV lui-même.), le jeu des reines renommées, le jeu de la géographie, et le jeu des fables …

 

Le jeu des reines renommées (qui regroupe les reines légendaires et les reines réelles), comprends 52 cartes et se présente comme un jeu de treize familles, chacune regroupe quatre reines. Ainsi, ces reines sont classées : heureuse, malheureuse, capricieuse, habile, galante, impudique, bonne femme, cruelle, sage, sainte,  célèbre, pieuse ou vaillante...

 

Ce jeu met en scène toute sorte de souveraines, de l'Antiquité jusqu'à Anne d'Autriche, en passant par des reines de la mythologie classique (Hécube, Clytemnestre, Médée, Pénélope, les Amazones), de l'Ancien Testament (la reine de Saba, Esther) et de l'Empire romain (Messaline, Agrippine, Livie.), sans oublier les reines maléfiques (Frédégonde, Brunehaut.), les modèles de sainteté (Hélène, Blanche de Castille.) ou encore des reines au destin tragique (Marie Stuart). Ce jeu connut plusieurs éditions en Italie, en Allemagne, en France - et une contrefaçon à Amsterdam.

Au moyen-âge, le jeu, se cantonnait dans l'activité ludique et futile ; ou pouvait paraître ésotérique ( et même diabolique …). A la Renaissance, il fut réhabilité, notamment par Rabelais et Montaigne, pour lequel les jeux pouvaient illustrer des activités les plus sérieuses des enfants.

En Italie, le 23 mars 1375, un décret des prieurs de Florence interdit un jeu qui est appelé « naib-be ». Les enfants jouent aux naïbes (naïbi) : un jeu de carte semblable à la bataille... On pense alors ( au XVe s.) à illustrer le jeu pour initier les enfants aux vertus, aux arts, aux métiers ou encore aux sciences. ( la série de cartes dite de “Mantegna”)

Thomas Murner (1475-1537), théologien, humaniste alsacien, inventa des jeux de cartes pédagogiques conçus pour enseigner la logique (1507) et le Code Justinien (1515) à ses étudiants de l’université de Cracovie.

 

Le Jeu des Reynes renommées
Le Jeu des Reynes renommées
Le Jeu des Reynes renommées
Le Jeu des Reynes renommées
Le Jeu des Reynes renommées

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Reines d'Angleterre, venues de France : Aliénor d'Aquitaine - 3/3 -

Publié le par Perceval

Henri II entend affranchir l’Eglise d’Angleterre de l’autorité du Pape, et le fait brutalement, et sans scrupule...  

Henri II discutant avec Thomas Becket

En 1170, Henri II fait assassiner son ancien conseiller, l’archevêque de Cantorbéry Thomas Becket qui, après l’avoir servi fidèlement, s’oppose maintenant à lui sur la question de l’obéissance, ou pas, de l’église d’Angleterre au pape. Ce meurtre, survenu en pleine cathédrale de Canterbury et au pied même de l’autel, soulève l’indignation en Europe et provoque une vive émotion parmi les sujets britanniques.

Faisant spectaculairement acte de contrition, Henri II décide de se faire fouetter en place publique afin d’expier…

 

 

Henri II s'oppose à ses fils, Aliénor prend leur parti et entraîne avec eux leurs vassaux continentaux...

 

C'est la grande révolte de 1173, La répression s’engage en Poitou et en Touraine. Décidant de fuir les combats, Aliénor se déguise en homme et chevauche à bride abattue pour franchir la frontière et rejoindre le territoire du roi de France Louis VII, son ex-mari....

Arrêtée, reconnue, et capturée, elle est expédiée à Henri II qui la fait enfermer dans un couvent en Angleterre (1173-1189).

A l’avènement de Richard Coeur de Lion en 1189, elle retrouve toute son influence politique.

Le roi Richard et sa mère Aliénor Festival Richard Coeur de Lion, en Limousin

 

Elle récupère l’Aquitaine que son mari lui avait confisquée, puis assure la régence pendant la 3e Croisade (depuis 1190) et la captivité de Richard en Allemagne lors de son retour (1192). Enfin, elle réunit la rançon que l’empereur demande pour la libération du roi et la porte elle-même à Mayence (1194).

Elle a une part décisive dans l’avènement de son dernier fils, Jean sans Terre (à la mort de Richard en 1199). Grande voyageuse, d’une énergie inlassable, elle se rend en Espagne pour organiser les fiançailles de sa petite-fille Blanche de Castille avec le futur Louis VIII.

Elle décide de venir à l'abbaye de Fontevraud, pour finir ses jours dans une retraite austère, où elle prend le voile malgré son grand âge. Elle a voulu être inhumée dans l'église du monastère. Elle meut le 31 mars 1204.

 

 

Aliénor eut deux filles avec Louis VII : Marie de France, né en 1145 et morte en 1198, qui épousa le comte de Champagne Henri Ier dit le Large ; Alix, née en 1150, au retour de la croisade, et morte en 1195, qui fut mariée à Thibault le Bon, comte de Blois et de Chartres (frère du comte de Champagne).

Elle donna huit enfants à Henri II d'Angleterre : Guillaume, né en 1153 et mort en 1156 ; Henri le Jeune ou de Court-Mantel, né en 1155 et mort en 1183, qui épousa Marguerite, fille que le roi Louis VII eut avec sa deuxième épouse Constance de Castille ; Mathilde, née en 1156 et morte en 1189, mariée à Henri le Bon, duc de Bavière, et mère de l'empereur Othon IV ; Richard, né en 1157 et mort en 1199, qui devint roi d'Angleterre (son frère Henri étant mort) sous le nom de Richard Cœur de Lion ; Geoffroy, né en 1158 et mort en 1186, qui épousa l'héritière de Bretagne et fut père du malheureux Arthur ; Aliénor, née en 1161 et morte en 1214, mariée à Alphonse VIII roi de Castille dit le Noble, mère de Blanche de Castille ; Jeanne, née en 1165 et morte en 1199, qui épousa Guillaume II roi de Sicile, puis Raimon V comte de Toulouse, avant de devenir après la mort de ce dernier (1194) abbesse de l'abbaye de Fontevraud ; Jean sans Terre, né en 1166 et mort en 1216, qui devint roi d'Angleterre au détriment de son neveu Arthur.

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Reines d'Angleterre, venues de France : Aliénor d'Aquitaine - 2/3 -

Publié le par Perceval

 

Aliénor d'Aquitaine et l'une de ses filles. Fresque des chapelles oratoires de Passais

 

On suppose, qu'en ce jour de Noël 1161, alors que l'on baptise la dernière-née du couple royal : une petite « Aliénor » qui épousera le roi de Castille Alphonse VIII, un ténor de la Reconquista contre les Musulmans, Chrétien de Troyes assiste à l’événement...

Aliénor et Henri II

Aliénor réside le plus souvent dans son duché, qu’elle continue à administrer et où elle tient une cour brillante de poètes et d’artistes, à Poitiers notamment. Elle donne 8 enfants à Henri II, mais ce second mariage n'est guère plus heureux que le premier, d’autant qu’à la mésentente royale s’ajoute des dissentiments politiques. On dénonce son caractère et on dit qu'on la vit poursuivre et humilier les femmes qu'elle supposait plaire au roi.

 

 

A 46 ans et après 16 ans de mariage, Aliénor est lasse de son (deuxième) époux.

Décidément insoumise, saisissant l’opportunité que constitue la révolte de seigneurs aquitains (qu’il convient évidemment, de mater), Aliénor décide de quitter la cour de Londres et de retourner s’établir sur ses terres, en France, à Poitiers. Là, elle entretient un cercle d’artistes, de poètes et de troubadours (tel Bernard de Ventadour) qui chantent ce que l’on appelle désormais l’« amour courtois ».

Elle y vit aux côtés de Marie de Champagne, sa fille aînée, née de sa précédente et première union avec Louis VII. Libres, les dames y prononcent leurs jugements sur la conduite de leurs amants en fonction des règles de cet « amour courtois »…

Aliénor et Henri II écoutent l’histoire de Lancelot du Lac

Le cycle des aventures des chevaliers de la Table ronde, se diffuse et influence le modèle littéraire.

 

Le chevalier, modèle de noblesse est invité à ne pas suivre les comportements des mâles de l’époque, avides de rapt et de pillages. Le chevalier se donne pour mission de conquérir le cœur de son aimée par son comportement irréprochable, sa bravoure, son élégance, sa patience, sa fidélité, etc... Ainsi l’amour qu’il lui inspirera sera-t-il fondé sur une attraction réciproque où les aspirations de la femme seront, enfin, prises en compte. Cest ainsi que le roman arthurien raconte les amours plus ou moins contrariés de Lancelot et Guenièvre (l’épouse d’Arthur), de Tristan et Iseult, etc…

Au Moyen Age, c’est une nouveauté de faire ainsi émerger la notion d’individu, son désir et un amour qui serait fondé sur l’attraction réciproque.

 

Sous le pseudonyme d’Aziman, Bernard de Ventadour lui consacre plusieurs chansons; on lui prête d'ailleurs une 'aventure' avec Aliénor, selon son propre témoignage : ainsi les termes de la chanson qu'il lui dédia :

« Elle peut maintenant me dénier son amour, Je pourrai toujours me flatter, D'en avoir obtenu le doux témoignage.... »

Wace lui dédicace le Roman de Brut et fait son éloge dans la dédicace du Roman de Rou, de même que Benoît de Sainte-Maure dans le Roman de Troie; Philippe de Thaon lui dédie une copie de son Bestiaire.

On peut aussi se demander si elle n’aurait pas inspiré Marie de France ou Chrétien de Troyes pour le personnage de la reine Guenièvre.

Dans son Traité de l’amour courtois, André le Chapelain lui attribue plusieurs jugements d’amour qui affirment avec force la doctrine courtoise de l’amour en dehors du mariage.

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Reines d'Angleterre, venues de France : Aliénor d'Aquitaine - 1/3 -

Publié le par Perceval

Aliénor d’Aquitaine, femme de Louis VII roi de France, remariée à Henri II Plantagenet, fut couronnée avec lui à Westminster, le 19 décembre 1154. Éléonore d’Aquitaine mourut à Fontevrault en 1204.

Louis VII fiança les deux filles que lui avait données sa seconde femme, Alice de Champagne, aux deux fils de sa première femme Aliénor d’Aquitaine, remariée au roi d’Angleterre...

Reine de France, puis d'Angleterre, femme de pouvoir et d'intrigue...

Voyons cela d'un peu plus près ....

Aliénor d'Aquitaine (1122-1204), a tout pour fasciner, et alimenter la légende... Ainsi, George Duby qui consacre un ouvrage aux «  Dames du XIIe s ». place Aliénor, entre Héloïse et Iseult... Effectivement, il y a une légende noire autour de la reine : certains chroniqueurs lui reproche : - d'être la petite fille de Guillaume IX de Poitiers (1071-1126), lui-même troubadour aux écrits et aux mœurs libres ; - d'avoir divorcé de son premier mari Louis VII, et - d'Henri II d'avoir dressé ses fils contre leur père, d'avoir causé sa mort tragique ... et surtout d'être une femme : «  une femme incomparable, belle mais pudique, puissante et douce, humble et pleine d'esprit... qualités que l'on trouve rarement chez une femme qui épousa deux rois et enfanta deux rois, travaillant sans relache, et dont les capacités, à son âge, impressionnent.» Richard de Devizes, chroniqueur.

    Mariage d'Alienor d'Aquitaine ->

 

- Aliénor est le plus beau parti d'Europe. A 13 ans, elle devient l'héritière de l'Aquitaine ( c.à d : la Gascogne, le Poitou et le Limousin ). 1137 en juillet, à 15 ans elle épouse celui qui devient roi dès le mois de décembre : Louis VII.

Elle refuse de rattacher l’Aquitaine à la couronne, et veut gérer seule son puissant Duché.

On rapporte qu'elle se plaint d'avoir «  épousé, non pas un roi, mais un moine ! ». Lors de la 2ème croisade, Aliénor accompagne Louis VII, elle a - dit-on - une liaison avec son oncle, le Prince d’Antioche. Cette rumeur et son attitude frivole annonce la fin de son mariage et précipitera la 2ème croisade vers une cuisante défaite des armées croisées.

 

En 1152, une assemblée d'évêques constate la nullité du mariage... Louis VII, au retour de croisade où l'a accompagnée Aliénor, il prétexte la consanguinité pour se séparer d'elle : en 15 ans, la reine ne lui a donné que deux filles, la succession dynastique est en péril... !

 

<-- Alienor et Louis VII, priant pour avoir un fils .

 

- Entre Paris et Poitiers, Aliénor manque de se faire ravir, à deux reprises, par le comte de Blois, et par Geoffroy, duc de Normandie ( et frère d'Henri II)... Arrivée au siège de sa cour, à Poitiers Aliénor écrit à Henri qu'elle est libre..., et qu'il est le seul prince digne d'elle.

 

- Henri II, se presse et leur union est célébrée le 18 mai 1152, à Poitiers. Les chroniqueurs n'hésitent pas à parler de la beauté d'Aliénor, et de l'ardeur et de la jeunesse ( il a neuf ans de moins qu'elle ), d'Henri II qui auraient séduits la duchesse d'Aquitaine.

- En 1154, Henri devient roi d'Angleterre.

Le couple demeure un an en Angleterre, ensuite le roi doit se rendre sur le continent pour assurer son pouvoir … Aliénor représente le roi en Angleterre... Jean de Salisbury, contemporain, dit qu'ils sont interchangeables  

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Reines d'Angleterre, venues de France : Mathide de Boulogne.

Publié le par Perceval

Les reines qui viennent de France, au Moyen-âge sont nombreuses et témoignent que les mariages princiers restent des alliances familiales au cœur de luttes de pouvoir...

Ces reines sont les souveraines des territoires dont elles héritent, et tiennent à leur pouvoir...

En ce début du XIIe siècle, nous sommes sur le souvenir de Guillaume le conquérant, premier souverain d'Europe, rassemblant tous les ''grands bretons'' et les normands...

Henri 1er s'impose, mais après le décès de son fils, il désigne sa fille Mathilde comme héritière en 1126... mais, Etienne de Blois, fils d'Adèle – la fille de Guillaume le Conquérant – revendique la couronne... ! Dix-neuf années que l'histoire anglaise nomme ''anarchique'' commence...

La guerre des deux '' Mathilde''

Supplication de Matilda of Boulogne pour la libération de son mari le roi, Stephen of Blois; devant Mathilda ''the Empress''

 

En 1125, Étienne de Blois (1096, 1135, 1154) épouse Mathilde de Boulogne.

King Stephen (1135-1154)

Etienne de Blois, est le 3ème fils - d’Étienne-Henri comte de Blois-Chartres- et d’Adèle, fille de Guillaume le Conquérant et sœur d’Henri 1er d’Angleterre. Étienne est éduqué avec ses deux frères aînés à Blois, sous le tutorat de Guillaume le Normand. Son oncle maternel Henri 1er d’Angleterre le prend sous son aile aux alentours de 1113.

Mathilde de Boulogne (1103-1152), naît à Boulogne-sur-Mer . Elle est la fille et héritière du comte de Boulogne Eustache III et de Marie d'Écosse.

Étienne devient comte de Boulogne en droit de sa femme. Ils règnent sur le comté jusqu’en 1146-1147, date à laquelle ils le transmettent à leur fils aîné Eustache.

L’énergie de sa femme lui sera d’un grand secours dans la suite …

En effet, son mariage fait de lui le principal baron de la sphère anglo-normande. À cette époque, le roi d’Angleterre n’a pas d’héritier, et il est probable qu’Étienne soit alors son candidat préféré. Il a toute la légitimité pour lui succéder, car il est un descendant du Conquérant...

Pourtant, à la mort du roi Henri 1er d’Angleterre, le 1er décembre 1135, le trône doit revenir à sa fille

Empress Matilda, the daughter of Henry I

Mathilde ''l’Emperesse'' est la petite-fille de Guillaume le Conquérant, elle est née en février 1101 à Sutton. Mariée, le 7 janvier 1114, à Mayence avec l’empereur romain germanique Henri V, d’où son surnom d’ Impératrice ou d’"Emperesse", elle revient en Angleterre à la mort de ce dernier en 1125.

Le 17 juin 1128, elle épouse Geoffroy le Bel, comte d’Anjou et du Maine, dit aussi Geoffroy Plantagenêt, âgé seulement de 15 ans. Par cette union, qui donnera le jour à trois enfants dont le futur roi d’Angleterre et duc de Normandie, Henri II Plantagenêt...

 

Prévenu de la mort du roi, Étienne de Blois alors qu'il avait reconnu la légitimité de Mathilde l’Emperesse - absente d'Angleterre - rejoint au plus vite Londres. Là, les citoyens le reconnaissent pour roi.

Le 22 décembre 1135, après que le baron Hugues Bigot ait fait le serment que, sur son lit de mort, le roi avait désigné Étienne comme son successeur, il se fait couronner par Guillaume, l’archevêque de Cantorbéry.

La fille de Henri Ier, Mathilde, envahit l’Angleterre en 1139 dans le but de réclamer son trône et le pays plonge dans la guerre civile.

 

Illustration of Queen Maud wife of King Stephen of Blois begging Empress Matilda for her husband To be restored to liberty.

Etienne est capturé au cours de la bataille de Lincoln, dépossédé de son trône, et emprisonné à Bristol. Mathilde, autoproclamée "Domina Anglorum" puis "Angliae Normanniaeque domina" , enfin débarrassée de son rival, tente, vainement, de se faire couronner reine d’Angleterre au cours de l’été 1141...

Hautaine, arrogante et despotique, Mathilde va fuir précipitamment Londres sous la pression d’une population révoltée lui préférant Mathilde de Boulogne, l’épouse d’Etienne de Blois. En novembre 1141, cette dernière, aidée de Guillaume d’Ypres, après avoir assiégé la ville de Winchester, met en déroute l’armée de Mathilde et fait prisonnier son demi-frère Robert de Gloucester, puis parvient à faire libérer Etienne.

Étienne est relâché en échange de Robert de Gloucester. Etienne retrouve le trône anglais et, durant les fêtes de Noël qu’il passe à Cantorbéry, il réaffirme son autorité par une cérémonie de couronnement.

Après la mort de Robert de Gloucester, en 1147, Mathilde se retire en Normandie (que son époux, le comte d’Anjou, a reconquise) en 1148.

Le trône d’Etienne reste disputé. Le fils aîné de Mathilde, Henri, qui a reçu la Normandie de son père en 1150 et qui est marié à la duchesse héritière Aliénor d’Aquitaine, envahit l’Angleterre en 1149 et à nouveau en 1153.

 

Mathilde de Boulogne

Mathilde de Boulogne décède le 3 mai 1152 au château de Hedingham, Essex, Angleterre. Elle s'est fortement impliquée dans la gestion du royaume. Sa connaissance de la géo-politique continentale a été importante pour Étienne. En 1138, elle a dirigé le siège du château de Douvres qui est tenu par des rebelles, soutenant l'Emperesse. Elle a demandé à ses vassaux de Boulogne de bloquer le port de Douvres, obligeant la garnison à se rendre. À la Noël 1138, elle reprend le processus de paix entre l'Écosse et l'Angleterre qui s'éternisait. Elle a mené les négociations, au nom de son mari, avec son oncle David Ier d'Écosse.

En 1140, elle a arrangé une alliance avec la France en mariant son fils Eustache à Constance, la fille de Louis VI. Après la capture d'Étienne, à la bataille de Lincoln, elle a pris la tête de son parti, aidée par le capitaine de ses mercenaires Guillaume d'Ypres. Son rôle fut crucial dans le sauvetage de la cause de son mari. Quand Henri de Blois est assiégé à Winchester, elle rallie ses troupes et assiège les assiégeants. Après la bataille de Winchester qui s'ensuit, Robert de Gloucester, le capitaine du parti angevin, est capturé. Son mari est échangé quelques mois plus tard avec Robert de Gloucester.

Dans les dernières années de sa vie, elle se consacre à la vie religieuse. Elle fut une bienfaitrice des templiers.

Cette scène très souvent représentée illustre le plaidoyer de Matilda ( Mathilde) de Boulogne pour la libération de son mari, Stephen ( Etienne) of Blois. Finalement, la population va se retourner contre Mathilde l'Emperesse...

L'impératrice Matilda était la seule héritiere survivant du roi Henri I. Matilda a épousé Henry V, l'empereur sainte-romaine, mais n'a eu aucun enfant et après onze ans de mariage, Henry est mort. Matilda a donc épousé en secondes noces Geoffrey V le comte d'Anjou. Ils ont trois fils, dont l'aîné deviendra le roi Henri II. Beaucoup d'anglais considèrent qu'à la mort de son père en 1135, le trône a été usurpé par son cousin Stephen ( Etienne) de Blois qui a revendiqué le trône tandis que Matilda était en Normandie enceinte de son troisième enfant.

Reines d'Angleterre, venues de France : Mathide de Boulogne.
King Stephen before the Battle of Lincoln, 1141

 

Le roi Stephen, face à ses ravisseurs à la bataille de Lincoln. ( image de 'Fortunino Matania')

 

La reine Matilda s'échappe d'Oxford vêtue de blanc, avec ses partisans, comme camouflage sur la neige...

 

Matilda est autorisé à quitter le château d'Arundel avec tous ses gardiens par son rival Stephen

 

 

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Gothic - Fantasy - Art

Publié le par Perceval

Arantza Sestayo, est une illustratrice espagnole.

Son travail d'illustration évoque souvent une ambiance gothique et fantasy, avec une image de la femme sensuelle et ténébreuse...

Dans sa première compilation, Baisers maudits, on y trouve une série magnifique sur le monde des vampires et de la Fantasy.

Gothic - Fantasy - ArtGothic - Fantasy - ArtGothic - Fantasy - Art
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Victoria Francés est une artiste peintre née à Valence, en Espagne, le 25 octobre 1982. Elle est diplômée de la Facultad de Bellas Artes de San Carlos de l'Université polytechnique de Valence, Espagne.

Citant volontiers des auteurs tels qu'Edgar Allan Poe, Anne Rice et H. P. Lovecraft, et des illustrateurs tels que Brian Froud et Arthur Rackham dans la liste de ses influences, son travail est fortement inspiré par le fantastique et l'univers gothique. Ainsi, évoluant dans des environnements lugubres, vampires, succubes ou simplement jeunes femmes spectrales vêtues de robes traditionnelles sont le genre de personnages que l'on retrouve souvent dans ses œuvres.

Victoria Francés a illustré plusieurs livres et plusieurs posters. Son art peut aussi être admiré dans des calendriers édités de 2006 à 2009.

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Edina Altara et le paquebot Rex

Publié le par Perceval

En 1932, Edina Altara ( 1898-1983) illustre la brochure destinée à annoncer ''le Rex'' - le plus grand paquebot italien de son temps (et jusqu'en 1991), construit par le chantier naval Ansaldo à Sestri Ponente. Le paquebot est en présence du roi Victor Emmanuel III, le 1er Août, 1931. L'objectif de la brochure et donc de l'artiste sarde est de séduire la classe riche de l'Italie fasciste.

Ce travail est réalisé avec son mari Vittorio Accornero : elle dessine les personnages et lui les décors...

 

Edina Altara et Vittorio Accornero de Testa se marient en 1922 et s'installent dans un premier temps à Casale Monferrato puis déménagent à Milan.

Dessinateur déjà confirmé, connu sous le pseudonyme de Victor Max Ninon, Accornero est le représentant typique d'une illustration conventionnelle et élégante, selon les formes d'un art Déco plutôt impersonnel. Quand le couple commence de travailler ensemble, ils signent « Edina et Ninon ». L'accent original d'Edina Altara tend à se ''mimétiser'' jusqu'à disparaître derrière le professionnalisme correct de son époux...

Edina Altara et le paquebot Rex

Le 27 septembre 1932, le Rex lève l'ancre depuis Gênes pour le voyage d'inauguration à New York et toute l'Italie est en fête.

Ce bateau, le plus grand transatlantique jamais lancé par l'Italie, devient une icône nationale : il est le sommet de la technologie de son époque, il doit étonner et se distinguer des grands bateaux étrangers et des transatlantiques classiques qui se côtoient à New York. C'est un bateau à la conception nouvelle, pensée pour un nouveau passager, le touriste, qui voyage par plaisir et non par nécessité. Il offre de grands espaces constellés de parasols, chaises longues et petites tables, deux grandes piscines découvertes, des bars-vérandas, des terrains de badminton et de tennis, des salons, une salle de lecture, entre autres.

Dans son film Amarcord (1973), Federico Fellini rend hommage au Rex en faisant émerger de la nuit la silhouette du bateau tout illuminé...

 

Edina Altara et le paquebot Rex
Edina Altara et le paquebot Rex
Edina Altara et le paquebot Rex
Edina Altara et le paquebot Rex
Edina Altara et le paquebot Rex
Edina Altara et le paquebot Rex
Edina Altara et le paquebot Rex
Edina Altara et le paquebot Rex
Edina Altara et le paquebot Rex
Edina Altara et le paquebot Rex
Edina Altara et le paquebot Rex
Edina Altara et le paquebot Rex

La brochure comporte trente-six pages de grand format. La couverture représente les armoiries du bateau surmontées d'une couronne couleur or de la maison de Savoie. L'impression de la brochure fut réalisée par les Officines d'arts graphiques Richter & Co. de Naples. Diverses librairies anciennes et de très nombreux hôtels des ventes ont vendu des copies de ce livret dans le monde entier.

Edina Altara et le paquebot RexEdina Altara et le paquebot RexEdina Altara et le paquebot Rex
Edina Altara et le paquebot RexEdina Altara et le paquebot RexEdina Altara et le paquebot Rex
Edina Altara et le paquebot RexEdina Altara et le paquebot Rex

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'The Book of beauty' des Reines d'Angleterre .. -3-

Publié le par Perceval

'The Book of beauty'  des Reines d'Angleterre .. -3-

Eleanor de Provence ( 1223 - 1291)

Éléonore est l'une des filles de Raimond-Béranger IV, comte de Provence, et de Béatrice de Savoie. Elle est sœur de Marguerite de Provence (reine de France et épouse de Saint Louis).

Eleanor est reine consort d'Angleterre, comme l'épouse du roi Henri III d'Angleterre, de 1236 ( mariage - elle a 13 ans, et lui 29) jusqu'à sa mort en 1272.

Elle devint célèbre par sa piété, et est connue sous le nom de Sainte Éléonore, bien qu'elle ait seulement été béatifiée et non canonisée. Après la mort de son époux Henri III d'Angleterre en 1272, et à la suite de celles de son petit-fils Henry, et de ses filles Marguerite et Béatrice, elle se retira dans l'abbaye bénédictine d'Amesbury en 1276, où elle mourut en 1291. On la fête en juillet ou le 25 juin.

'The Book of beauty'  des Reines d'Angleterre .. -3-

Philippa de Hainault (1314- 1369)

Philippa était la reine consort du roi Edouard III d'Angleterre. Le mariage a été célébré le 24 Janvier 1328. Philippa était âgée de 14 ans. Elle a donné naissance à quatorze enfants. ..

Philippa est probablement née à Valenciennes en Hainaut. Elle est la fille de Guillaume Ier de Hainaut dit le Bon et Jeanne de Valois, elle-même petite-fille de Philippe III de France, nièce de Philippe IV de France et sœur de Philippe VI de France.

Elle est surtout connue, comme une épouse compatissante, qui intercéda auprès de son mari, et le persuada d'épargner la vie des bourgeois de Calais, alors qu'il avait prévu de les exécuter pour servir d'exemple auprès de la population de Calais

Le chroniqueur Jean Froissart, fut son confident et à son service de 1361 à 1366.

La rivalité de ses cinq fils déclenche une guerre civile, connue sous le nom de guerre des Deux-Roses au siècle suivant. L'un d'eux est Edouard de Woodstock, dit le Prince noir (1330-1376), prince de Galles.

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'The Book of beauty' -2-

Publié le par Perceval

'The Book of beauty' -2-

Mathilde d'Écosse (1080 – 1118), reine consort d'Henri Ier d'Angleterre.

Fille du Roi Malcolm d'Ecosse. Depuis l'âge de 12 ans la princesse écossaise est très convoitée comme épouse ; on refuse pour elle les propositions de William de Warenne, 2e comte de Surrey, et Alan le Roux, seigneur de Richmond. Mathilde a passé la majeure partie de sa vie dans un couvent, il y eut même une certaine controverse quant à savoir si elle était ''nonne'' et donc canoniquement inadmissible pour le mariage. Henri Ier d'Angleterre qui vient tout juste de s'emparer du trône d'Angleterre lui propose le mariage. Ils se marient le 11 Novembre 1100 à l'abbaye de Westminster.

Elle s'investit complètement dans son rôle de reine, assistant à de nombreux conseils de son mari. Il arrive même qu'en son absence elle les dirige.

Très religieuse, elle soutient particulièrement les lépreux … Elle meurt le 1er mai 1118 à l'abbaye de Westminster. Elle est inhumée dans l'abbaye près de la tombe d'Édouard le Confesseur1. Après que plusieurs miracles se sont produits sur sa tombe, sa sainteté est envisagée, mais son culte tombe rapidement en désuétude

'The Book of beauty' -2-

Isabelle d'Angoulême (1188- 1246)

Elle est comtesse d'Angoulême de son plein droit (suo jure). En 1200, elle devient reine consort d'Angleterre après avoir épousé le roi Jean sans Terre († 1216).

Au début de l'année 1200, alors qu'elle a 12 ans, elle est promise au futur Hugues X, comte de Lusignan, dont le père Hugues IX a récemment reçu le comté de la Marche du roi d'Angleterre Jean sans Terre. Leur mariage établirait Hugues de Lusignan comme futur comte de Lusignan, de la Marche et d'Angoulême.

Les chroniqueurs commentant les faits ont écrit que Jean sans Terre aurait été si ébloui par la beauté d'Isabelle qu'il l'aurait ravie et épousée. Ses intentions sont plutôt politiques...

Les chroniqueurs mentionnent qu'elle serait infidèle... Quoi qu'il en soit, elle n'est que rarement en compagnie de son époux après 1205. En 1214, ils vont ensemble à Poitiers, Jean ayant finalement réussi à prendre le contrôle de l'héritage d'Isabelle, le comté d'Angoulême.

À la mort de Jean sans Terre en octobre 1216, son fils aîné devient roi d'Angleterre sous le nom d'Henri III.

Elle revient en France, et reprend progressivement le contrôle effectif de ses terres... En avril ou mai 1220, elle épouse Hugues X de Lusignan, comte de la Marche, son ancien fiancé. Celui-ci vient de succéder à son père et leur mariage permet de former le territoire (Lusignan, la Marche et Angoulême) que Jean sans Terre redoutait en 1200.

A suivre ...

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'The Book of beauty' by the Countess of Blessingtton.

Publié le par Perceval

Marguerite comtesse de Blessington, édite un ouvrage sur les reines consort d'Angleterre. Il est nommé : ''The book of beauty'', or, Regal gallery ... : with beautifully finished engravings from drawings by the first artists.

Ces gravures de reines, sont ensuite souvent utilisées pour les représenter.

 

 

 

 

La ''Countess of Blessington'', mérite bien quelques mots sur sa biographie :

Painted by Sir Thomas Lawrence in 1822

Margaret Power (1789-1849) est la fille de petits propriétaires fonciers, sa famille la marie dès ses quinze ans à un officier anglais, dont les habitudes d'ivrogne vont l'amener en prison. Il tombe d'une fenêtre en 1817.

Elle rencontre  Charles John Gardiner, 1er comte de Blessington , veuf avec quatre enfants (dont deux légitimes), de sept ans plus âgé. Ils se marient le 16 février 1818, seulement quatre mois après la mort de son premier mari.

La comtesse de Blessington est reconnue pour sa beauté, son charme et esprit esprit, elle se distingue aussi par sa générosité et pour ses goûts extravagants qu'elle partage avec son second mari, ce qui a engendre de nombreuses dettes … !

À l'automne 1822, ils partent ensemble pour l'étranger. L'année suivante, ils passent quatre mois à Gênes, où elle rencontre Lord Byron à plusieurs reprises, ce qui donne lieu au livre Conversations avec Lord Byron.

Lady Blessington and Lord Byron

Elle fréquente le comte Alfred d'Orsay et ont une relation dès 1821 à Londres... Pourtant, c'est en Italie, le 1er décembre 1827, que le comte d'Orsay épouse Harriet Gardiner, la seule fille de Lord Blessington avec son ancienne femme....(*)

Elle reste sur le continent jusqu'à la mort de Lord Blessington en mai 1829 et devient l'amie, outre de Byron, de Charles Dickens, de Bulwer, et de la famille Bonaparte. Elle ouvre alors son salon aux gens de lettres.

Elle habite à Gore House, à Kensington, de 1836 à sa mort en 1849. Elle y tient un salon littéraire qui devient le rendez-vous obligé de nombreux étrangers de distinction. Il reste néanmoins peu fréquenté par les dames anglaises dont elle avait, dans ses livres, moqué la pruderie.

Elle est inhumée, dans une tombe en forme de pyramide, au cimetière de Chambourcy (Yvelines), à côté de son amant Alfred d'Orsay.

(*) Le comte d'Orsay n'aurait pas laissé son nom à la postérité sans une réputation de dandy qui fit sa légende. Du dandy, il eut le mépris de convention, l'élégance d'esthète, le culte du moi, et sa vie s'accorde en quelque manière avec le « geste du dandy ». Il n'a guère plus de vingt ans lorsqu'il rencontre lady Blessington, belle vedette de la société londonienne. Il réussit à devenir à la fois l'amant de la dame, le protégé du vieux lord Blessington et l'époux de sa fille, belle-fille de lady Blessington. Le scandale, qui évite l'inceste, amuse le Tout-Londres, séduit par ce Français, beau, élégant et charmeur : « Il plaisait si naturellement et si passionnément à tout le monde qu'il faisait porter son médaillon jusqu'à des hommes. » Une seule mécontente dans cette histoire : la jeune comtesse d'Orsay que son mari n'a même pas regardée. À la mort de lord Blessington en 1829, d'Orsay se sépare officiellement de sa femme pour vivre avec sa maîtresse.

A suivre ...

 

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