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Articles avec #litterature tag

Le maître et Marguerite de Mikhaïl Boulgakov – 5/.-

Publié le par Perceval

L'histoire d'amour d'Elena Nyurenberg et Mikhail Bulgakov

L'action se resserre sur Marguerite et son amant ( le Maître), qui est à ce moment interné. Marguerite Nikolaïevna est mariée, n'étant informée de rien sur la disparition du Maître, elle est retournée à sa vie d'avant … Mais, malheureuse, elle n'oublie pas le Maître ; elle relit ce qu'il reste de son roman.

Un rêve de son amant lui fait reprendre espoir,

« Ah ! vrai, je donnerais bien mon âme en gage au diable, seulement pour savoir s’il est mort ou vivant… »

et alors qu'elle est assise sur un banc, dans un petit jardin au pied des murs du Kremlin, où elle est témoin des funérailles de Berlioz ; elle rencontre Azazello, assis soudainement sur le même banc.

Il lui donne rendez vous dans la soirée avec Woland, et lui donne un pot de crème : elle doit s’en enduire le corps


 

Satan fait une offre à Marguerite : il donne un bal de minuit, qui coïncide avec la nuit du Vendredi saint. Il lui propose de devenir une sorcière douée de pouvoirs surnaturels le temps du bal, et servir à Satan de « maîtresse de maison » pour recevoir ses invités. Elle accepte :

« La crème d’Azazello » ( Chap 20)

Marguerite se frictionne le visage et tout le corps avec cet onguent qui la transformer en la rajeunissant et l’embellissant, ce qui la fait partir « d’un rire fou » : rire diabolique et libérateur ...

Elle devient une sorcière... Azazello la contacte à nouveau et lui dit de voler au fleuve pour rencontrer Woland.

Complètement nue sur son balai elle survole la ville et sur sa voie elle détruit, dans le bâtiment de Dramlit, l'appartement de Latounski, l'homme qu'elle tient responsable de la misère du maître. Sa femme de chambre Natasha a utilisé sa crème aussi, et elle est ainsi devenue une sorcière aussi, elle suit Marguerite dans l'air. Elle vole sur un cochon, qui semble être Nikolaï Ivanovitch, qui habitait le rez-de-chaussée de sa grande maison.

Le maître et Marguerite de Mikhaïl Boulgakov – 5/.-
Le maître et Marguerite de Mikhaïl Boulgakov – 5/.-
Le maître et Marguerite de Mikhaïl Boulgakov – 5/.-
Le maître et Marguerite de Mikhaïl Boulgakov – 5/.-
Le maître et Marguerite de Mikhaïl Boulgakov – 5/.-
Le maître et Marguerite de Mikhaïl Boulgakov – 5/.-
Le maître et Marguerite de Mikhaïl Boulgakov – 5/.-
Le maître et Marguerite de Mikhaïl Boulgakov – 5/.-
Le maître et Marguerite de Mikhaïl Boulgakov – 5/.-
Le maître et Marguerite de Mikhaïl Boulgakov – 5/.-
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Le maître et Marguerite de Mikhaïl Boulgakov – 5/.-
Le maître et Marguerite de Mikhaïl Boulgakov – 5/.-
Le maître et Marguerite de Mikhaïl Boulgakov – 5/.-

« Dans les airs ». ( Chap 21)

Voyage de Marguerite au dessus de Moscou sur son balai : Elle tombe par hasard sur la « maison des dramaturges et des littérateurs » - c’est là qu’habite le fameux Latounski qui a tant critiqué l’oeuvre du Maître, elle se venge sur tout l’immeuble puisqu’il n’est pas chez lui.

Elle rassure un petit garçon apeuré, elle lui raconte ( pour l'endormir) comment elle est devenue une sorcière ...

Sur le chemin, Natacha, sa femme de chambre la rattrape sur un pourceau. Elle s’est aussi enduite de crème, et en a enduit le crâne d’Ivan, le voisin, transformé en pourceau.

Marguerite est accueillie par des ondines, faunes et sorcières autour d’un feu. Ils lui donnent une voiture et elle repart à Moscou.

Sources : Le site du '' Maître et Marguerite'' : http://www.masterandmargarita.eu

Le maître et Marguerite de Mikhaïl Boulgakov – 5/.-
Le maître et Marguerite de Mikhaïl Boulgakov – 5/.-
Le maître et Marguerite de Mikhaïl Boulgakov – 5/.-
Le maître et Marguerite de Mikhaïl Boulgakov – 5/.-
Le maître et Marguerite de Mikhaïl Boulgakov – 5/.-
Le maître et Marguerite de Mikhaïl Boulgakov – 5/.-
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Le maître et Marguerite de Mikhaïl Boulgakov – 5/.-
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Le maître et Marguerite de Mikhaïl Boulgakov – 5/.-
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Le maître et Marguerite de Mikhaïl Boulgakov – 4/.-

Publié le par Perceval

Puissant, magistral, vertigineux … Pour caractériser ce roman... Trois récits s'y font écho : la vie littéraire dans  la Moscou stalinienne des années 1930 ; la Jérusalem sous gouvernement de Ponce Pilate ; l'intervention fantastique du Diable... Récits rythmés par la symbolique de la semaine Sainte …

par Aleksandra Botvinova

Je rappelle que Mikhaïl Boulgakov est né à Kiev en 1891, d’une famille d’intellectuels. Son père était professeur de théologie. Lui même devient médecin puis abandonne ce métier en 1921 pour s’installer à Moscou et écrire. Il se confronte tout au long de sa carrière à la censure politique...

L’écriture de ce livre s’étend sur dix années et s’achève quelques jours avant sa mort en 1940. Il ne sera publié dans son intégralité en URSS qu’en 1973.

Voir aussi, précédemment : LE MAÎTRE ET MARGUERITE DE MIKHAÏL BOULGAKOV – 3/.-

Ici: http://eve-adam.over-blog.com/-9

Nous en sommes au Chapitre 18 :

par Aleksandra Botvinova

Vendredi :

La police enquête sur ce qui est arrivé dans le théâtre des Variétés. Les billets de banque appelés '' Tchervontsi '' ( nouvelle monnaie russe qui devait remplacer le rouble en 1922) et qui sont tombés du ciel le jour précédent lors du spectacle, semblent avoir été changées en étiquettes des bouteilles d’eau minérale.

Woland et ses amis agissent toujours à Moscou : Koroviev et Béhémoth, et une jeune fille rousse qui fait office de femme de ménage, intimident Maximilien Andreïevitch Poplavski "économiste-planificateur", un oncle de Berlioz qui est venu de Kiev en espérant pouvoir reprendre l'appartement 50 de son cousin à Moscou. Il est expulsé par Azazello ...

Ils annoncent à Andreï Fokitch Sokov - buffetier du théâtre des Variétés -, alors que l'argent qu'il avait reçu pour les consommations au bar du théâtre a été changé en bouts de papier, qu'il va mourir dans neuf mois, au mois de février prochain, d'un cancer du foie, à la clinique du quartier de l’Université, salle 4.

par Aleksandra Botvinova

«Y eut-il, cette nuit-là, à Moscou, d’autres événements insolites? Nous l’ignorons et, naturellement, nous ne chercherons pas à le savoir - d’autant plus que le moment est venu de passer à la seconde partie de cette véridique histoire », écrit Boulgakov.

Et puis, il continue: «Lecteur, suis-moi!». Il est temps de passer à la deuxième partie...


 

La deuxième partie du récit se concentre sur Marguerite, amoureuse du Maître, un écrivain maudit (à l'image de Boulgakov ?) qui, elle ne le sait pas, vit désormais dans un hôpital psychiatrique. Marguerite est prête à tout pour le retrouver, à tout... même à donner son âme au Diable.


 

Sources : Le site du '' Maître et Marguerite'' : http://www.masterandmargarita.eu


 

Le maître et Marguerite de Mikhaïl Boulgakov – 4/.-
Le maître et Marguerite de Mikhaïl Boulgakov – 4/.-
Le maître et Marguerite de Mikhaïl Boulgakov – 4/.-
Le maître et Marguerite de Mikhaïl Boulgakov – 4/.-
Le maître et Marguerite de Mikhaïl Boulgakov – 4/.-
Le maître et Marguerite de Mikhaïl Boulgakov – 4/.-
Le maître et Marguerite de Mikhaïl Boulgakov – 4/.-
Le maître et Marguerite de Mikhaïl Boulgakov – 4/.-
Le maître et Marguerite de Mikhaïl Boulgakov – 4/.-
Le maître et Marguerite de Mikhaïl Boulgakov – 4/.-
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Le maître et Marguerite de Mikhaïl Boulgakov – 3/.-

Publié le par Perceval

Le maître et Marguerite de Mikhaïl Boulgakov – 3/.-
Le maître et Marguerite de Mikhaïl Boulgakov – 3/.-
Le maître et Marguerite de Mikhaïl Boulgakov – 3/.-
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Le maître et Marguerite de Mikhaïl Boulgakov – 3/.-
Le maître et Marguerite de Mikhaïl Boulgakov – 3/.-
Le maître et Marguerite de Mikhaïl Boulgakov – 3/.-
Le maître et Marguerite de Mikhaïl Boulgakov – 3/.-
Le maître et Marguerite de Mikhaïl Boulgakov – 3/.-
Le maître et Marguerite de Mikhaïl Boulgakov – 3/.-
Le maître et Marguerite de Mikhaïl Boulgakov – 3/.-
Le maître et Marguerite de Mikhaïl Boulgakov – 3/.-
Le maître et Marguerite de Mikhaïl Boulgakov – 3/.-
Le maître et Marguerite de Mikhaïl Boulgakov – 3/.-
Le maître et Marguerite de Mikhaïl Boulgakov – 3/.-
Le maître et Marguerite de Mikhaïl Boulgakov – 3/.-
Le maître et Marguerite de Mikhaïl Boulgakov – 3/.-

Jeudi :

Stepan Likhodieïev, est le directeur du théâtre des Variétés... Il est manipulé par Woland, qui le contraint par contrat à laisser sa salle pour un spectacle …

Stepan, va se retrouver en un instant à des milliers de kilomètres de Moscou, à Yalta ; et le président cupide des locataires du bâtiment, Nicanor Ivanovitch Bossoï, est arrêté par la police …

Apparaissent d'autres personnages diaboliques, comme Hella ( une femme vampire), une «jeune fille rousse complètement nue dont les yeux brillaient d’un éclat phosphorique ».

Et, Azazello, un homme de petite taille aux épaules extraordinairement larges. Ses cheveux sont d’un roux flamboyant, et il porte un chapeau melon. Une canine saille de sa bouche, rendant hideuse sa physionomie, par elle-même singulièrement abjecte.

 

A l'hôpital, Ivan rencontre le patient résidant dans la chambre à côté de lui. Il s'agit du héros du roman, ''le maître''. Ivan lui raconte ce qui est arrivé les derniers jours et le maître y voit la patte du diable. Alors le maître raconte son histoire ...

Le Maître est un auteur aigri, désespéré du rejet dont a fait l'objet son roman sur Ponce Pilate et le Christ, au point d'en avoir jeté au feu le manuscrit avant de se détourner du monde, y compris de son aimée Marguerite. Après une période de vagabondage, il se fait interner dans l'hôpital psychiatrique où va échouer plus tard Yvan. Ladite maison de fous joue un rôle d'importance puisque, tout au long du roman, des victimes des farces de la troupe de Satan s'y trouveront enfermées.

Le maître et Marguerite de Mikhaïl Boulgakov – 3/.-
Le maître et Marguerite de Mikhaïl Boulgakov – 3/.-
Le maître et Marguerite de Mikhaïl Boulgakov – 3/.-
Le maître et Marguerite de Mikhaïl Boulgakov – 3/.-

Le spectacle de Woland au théâtre des Variétés est fantastiquement démesuré …Il se termine dans une grande confusion, et des «choses honteuses et dégoûtantes» sa passent à Moscou...

En Palestine, les hommes condamnés se mettent en marche pour le lieu de l’exécution. Matthieu Lévi est témoin de leur mort et s'en considère responsable. Il devient furieux et insulte Dieu. Une lourde tempête éclate et Matthieu Lévi disparaît avec le corps d'Yeshoua.

Woland et ses acolytes continuent à semer le désordre et la panique. Woland se fait engager comme illusionniste au théâtre des Variétés de Moscou et donne avec Koroviev, Béhémoth et la sorcière Hella un spectacle qui provoque un énorme scandale.
Woland et ses acolytes continuent à semer le désordre et la panique. Woland se fait engager comme illusionniste au théâtre des Variétés de Moscou et donne avec Koroviev, Béhémoth et la sorcière Hella un spectacle qui provoque un énorme scandale.
Woland et ses acolytes continuent à semer le désordre et la panique. Woland se fait engager comme illusionniste au théâtre des Variétés de Moscou et donne avec Koroviev, Béhémoth et la sorcière Hella un spectacle qui provoque un énorme scandale.
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Le maître et Marguerite de Mikhaïl Boulgakov – 2/.-

Publié le par Perceval

Satan en personne vient visiter Moscou. La première partie du roman se concentre sur les victimes du Diable, connu sous les traits d'un mage noir étranger répondant au nom de Woland.

L'epigraphe du roman : - « Qui es-tu donc, à la fin ? Je suis une partie de cette force qui, éternellement, veut le mal, et qui,éternellement, accomplit le bien. » Faust de Goethe, – est à lire en se référant à l'époque stalinienne, où chacun se sent espionné... pour le Bien, ou le Mal … ?

Nous sommes à la pleine lune du printemps ( la nuit de la résurrection), pendant la semaine sainte... Ce qui nous renvoie à une partie entre-lacée du roman : la comparution de Yeshoua Ha-Nozri devant Pilate, et sa condamnation...

 

Mercredi :

Woland, un étranger ( donc suspect d'être un espion..) surgi de nulle part, parvient à s’immiscer dans la conversation de deux écrivains, Berlioz (athée notoire), le rédacteur en chef d’une revue littéraire, et Ivan Nikolaïevitch Ponerief, le jeune poète prolétarien académique à qui il a commandé, à l’occasion de la fête de Pâques, un poème anti-religieux destiné à montrer que Jésus n’a jamais existé.

Woland prédit à Berlioz qu'il ne se rendra pas à la réunion de l'association littéraire Massolit où il est attendu le soir même, et qu’il sera décapité par une fille, membre de la Jeunesse communiste, avant le soir du même jour..

The Master and Margarita - Oleg Kantorovitch

L'histoire se déplace à Jérusalem, où Ponce Pilate instruit le procès d'Yeshoua Ha-Nozri. Yeshoua est accusé d'inciter les gens à incendier le temple et à résister à l'empereur Tiberius. Pilate finit par condamner Yeshoua à mort.

A Moscou, dans les années 20, "au déclin d'une journée de printemps, sur la promenade de l'étang du Patriarche", deux citoyens soviétiques, Mickaël Alexandrovitch Berlioz, rédacteur en chef d'une revue littéraire et président de "l'une des plus considérables associations littéraires de Moscou, appelée en abrégé "M.A.S.S.O.L.I.T." et le jeune poète Ivan Nikolaëvitch Ponyriev "plus connu sous le pseudonyme de Biezdomny" (le "sans logis" en russe) font la rencontre d'un étrange personnage qui prétend être le professeur Woland, spécialiste de magie noire. A la stupéfaction des deux écrivains, il affirme également avoir rencontré Kant et vécu en Palestine du temps de Jésus et annonce à Berlioz sa mort prochaine.
A Moscou, dans les années 20, "au déclin d'une journée de printemps, sur la promenade de l'étang du Patriarche", deux citoyens soviétiques, Mickaël Alexandrovitch Berlioz, rédacteur en chef d'une revue littéraire et président de "l'une des plus considérables associations littéraires de Moscou, appelée en abrégé "M.A.S.S.O.L.I.T." et le jeune poète Ivan Nikolaëvitch Ponyriev "plus connu sous le pseudonyme de Biezdomny" (le "sans logis" en russe) font la rencontre d'un étrange personnage qui prétend être le professeur Woland, spécialiste de magie noire. A la stupéfaction des deux écrivains, il affirme également avoir rencontré Kant et vécu en Palestine du temps de Jésus et annonce à Berlioz sa mort prochaine.
A Moscou, dans les années 20, "au déclin d'une journée de printemps, sur la promenade de l'étang du Patriarche", deux citoyens soviétiques, Mickaël Alexandrovitch Berlioz, rédacteur en chef d'une revue littéraire et président de "l'une des plus considérables associations littéraires de Moscou, appelée en abrégé "M.A.S.S.O.L.I.T." et le jeune poète Ivan Nikolaëvitch Ponyriev "plus connu sous le pseudonyme de Biezdomny" (le "sans logis" en russe) font la rencontre d'un étrange personnage qui prétend être le professeur Woland, spécialiste de magie noire. A la stupéfaction des deux écrivains, il affirme également avoir rencontré Kant et vécu en Palestine du temps de Jésus et annonce à Berlioz sa mort prochaine.
A Moscou, dans les années 20, "au déclin d'une journée de printemps, sur la promenade de l'étang du Patriarche", deux citoyens soviétiques, Mickaël Alexandrovitch Berlioz, rédacteur en chef d'une revue littéraire et président de "l'une des plus considérables associations littéraires de Moscou, appelée en abrégé "M.A.S.S.O.L.I.T." et le jeune poète Ivan Nikolaëvitch Ponyriev "plus connu sous le pseudonyme de Biezdomny" (le "sans logis" en russe) font la rencontre d'un étrange personnage qui prétend être le professeur Woland, spécialiste de magie noire. A la stupéfaction des deux écrivains, il affirme également avoir rencontré Kant et vécu en Palestine du temps de Jésus et annonce à Berlioz sa mort prochaine.
A Moscou, dans les années 20, "au déclin d'une journée de printemps, sur la promenade de l'étang du Patriarche", deux citoyens soviétiques, Mickaël Alexandrovitch Berlioz, rédacteur en chef d'une revue littéraire et président de "l'une des plus considérables associations littéraires de Moscou, appelée en abrégé "M.A.S.S.O.L.I.T." et le jeune poète Ivan Nikolaëvitch Ponyriev "plus connu sous le pseudonyme de Biezdomny" (le "sans logis" en russe) font la rencontre d'un étrange personnage qui prétend être le professeur Woland, spécialiste de magie noire. A la stupéfaction des deux écrivains, il affirme également avoir rencontré Kant et vécu en Palestine du temps de Jésus et annonce à Berlioz sa mort prochaine.
A Moscou, dans les années 20, "au déclin d'une journée de printemps, sur la promenade de l'étang du Patriarche", deux citoyens soviétiques, Mickaël Alexandrovitch Berlioz, rédacteur en chef d'une revue littéraire et président de "l'une des plus considérables associations littéraires de Moscou, appelée en abrégé "M.A.S.S.O.L.I.T." et le jeune poète Ivan Nikolaëvitch Ponyriev "plus connu sous le pseudonyme de Biezdomny" (le "sans logis" en russe) font la rencontre d'un étrange personnage qui prétend être le professeur Woland, spécialiste de magie noire. A la stupéfaction des deux écrivains, il affirme également avoir rencontré Kant et vécu en Palestine du temps de Jésus et annonce à Berlioz sa mort prochaine.
A Moscou, dans les années 20, "au déclin d'une journée de printemps, sur la promenade de l'étang du Patriarche", deux citoyens soviétiques, Mickaël Alexandrovitch Berlioz, rédacteur en chef d'une revue littéraire et président de "l'une des plus considérables associations littéraires de Moscou, appelée en abrégé "M.A.S.S.O.L.I.T." et le jeune poète Ivan Nikolaëvitch Ponyriev "plus connu sous le pseudonyme de Biezdomny" (le "sans logis" en russe) font la rencontre d'un étrange personnage qui prétend être le professeur Woland, spécialiste de magie noire. A la stupéfaction des deux écrivains, il affirme également avoir rencontré Kant et vécu en Palestine du temps de Jésus et annonce à Berlioz sa mort prochaine.
A Moscou, dans les années 20, "au déclin d'une journée de printemps, sur la promenade de l'étang du Patriarche", deux citoyens soviétiques, Mickaël Alexandrovitch Berlioz, rédacteur en chef d'une revue littéraire et président de "l'une des plus considérables associations littéraires de Moscou, appelée en abrégé "M.A.S.S.O.L.I.T." et le jeune poète Ivan Nikolaëvitch Ponyriev "plus connu sous le pseudonyme de Biezdomny" (le "sans logis" en russe) font la rencontre d'un étrange personnage qui prétend être le professeur Woland, spécialiste de magie noire. A la stupéfaction des deux écrivains, il affirme également avoir rencontré Kant et vécu en Palestine du temps de Jésus et annonce à Berlioz sa mort prochaine.
A Moscou, dans les années 20, "au déclin d'une journée de printemps, sur la promenade de l'étang du Patriarche", deux citoyens soviétiques, Mickaël Alexandrovitch Berlioz, rédacteur en chef d'une revue littéraire et président de "l'une des plus considérables associations littéraires de Moscou, appelée en abrégé "M.A.S.S.O.L.I.T." et le jeune poète Ivan Nikolaëvitch Ponyriev "plus connu sous le pseudonyme de Biezdomny" (le "sans logis" en russe) font la rencontre d'un étrange personnage qui prétend être le professeur Woland, spécialiste de magie noire. A la stupéfaction des deux écrivains, il affirme également avoir rencontré Kant et vécu en Palestine du temps de Jésus et annonce à Berlioz sa mort prochaine.

A Moscou, dans les années 20, "au déclin d'une journée de printemps, sur la promenade de l'étang du Patriarche", deux citoyens soviétiques, Mickaël Alexandrovitch Berlioz, rédacteur en chef d'une revue littéraire et président de "l'une des plus considérables associations littéraires de Moscou, appelée en abrégé "M.A.S.S.O.L.I.T." et le jeune poète Ivan Nikolaëvitch Ponyriev "plus connu sous le pseudonyme de Biezdomny" (le "sans logis" en russe) font la rencontre d'un étrange personnage qui prétend être le professeur Woland, spécialiste de magie noire. A la stupéfaction des deux écrivains, il affirme également avoir rencontré Kant et vécu en Palestine du temps de Jésus et annonce à Berlioz sa mort prochaine.

De fait, peu après, Berlioz glisse sous un tramway et est décapité. Témoin de toute la scène, le jeune poète Ivan Biezdomny (dont le nom signifie « sans-logis ») tente vainement de poursuivre et capturer Woland...

Woland, est rejoint par ses compagnons : - Korovyev ( ou Fagott) qui se présente comme un maître de choeur, ou comme le traducteur-interprète d'un conseiller étranger qui «n'a eu besoin d'aucun interprétariat», il porte d'habitude un costume à carreaux, une casquette de jockey et un pince-nez. - Et un géant chat noir ( Béhémoth), extrêmement méchant et fou des armes à feu ...

Ivan tente d'avertir les autorités de la nature diabolique du trio, mais ne parvient qu'à se faire jeter dans un asile de fous.

Tout arrive comme le mystérieux inconnu l'avait prédit. Après avoir quitté Woland et Biezdomny, Berlioz meurt décapité après avoir glissé sous les roues d'un tramway.
Tout arrive comme le mystérieux inconnu l'avait prédit. Après avoir quitté Woland et Biezdomny, Berlioz meurt décapité après avoir glissé sous les roues d'un tramway.
Tout arrive comme le mystérieux inconnu l'avait prédit. Après avoir quitté Woland et Biezdomny, Berlioz meurt décapité après avoir glissé sous les roues d'un tramway.
Tout arrive comme le mystérieux inconnu l'avait prédit. Après avoir quitté Woland et Biezdomny, Berlioz meurt décapité après avoir glissé sous les roues d'un tramway.
Tout arrive comme le mystérieux inconnu l'avait prédit. Après avoir quitté Woland et Biezdomny, Berlioz meurt décapité après avoir glissé sous les roues d'un tramway.
Tout arrive comme le mystérieux inconnu l'avait prédit. Après avoir quitté Woland et Biezdomny, Berlioz meurt décapité après avoir glissé sous les roues d'un tramway.
Tout arrive comme le mystérieux inconnu l'avait prédit. Après avoir quitté Woland et Biezdomny, Berlioz meurt décapité après avoir glissé sous les roues d'un tramway.
Tout arrive comme le mystérieux inconnu l'avait prédit. Après avoir quitté Woland et Biezdomny, Berlioz meurt décapité après avoir glissé sous les roues d'un tramway.
Tout arrive comme le mystérieux inconnu l'avait prédit. Après avoir quitté Woland et Biezdomny, Berlioz meurt décapité après avoir glissé sous les roues d'un tramway.

Tout arrive comme le mystérieux inconnu l'avait prédit. Après avoir quitté Woland et Biezdomny, Berlioz meurt décapité après avoir glissé sous les roues d'un tramway.

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Le maître et Marguerite de Mikhaïl Boulgakov – 1/.-

Publié le par Perceval

Attention …  Livre Culte !

En Russie, particulièrement sans-doute... Terminé en 1940, il ne sera publié dans son intégralité en URSS qu’en 1973.

 

Une scène est particulièrement évoquée et graphiquement représentée. Je commencerai cette multiple évocation, par cette scène emblématique entre le ''maître'' et Marguerite :

Le maître pourrait être Mikhaïl Boulgakov (1891-1940), lui-même... Je reviendrai sur la vie de l'auteur...

Ce livre est écrit sous la terreur stalinienne par un homme malade et désespéré.

Pour vous prévenir, sachez que les personnages de ce roman ''fantastique'' sont le diable,, un chat géant, Jésus et Ponce Pilate, la plus belle femme du monde.. des bureaucrates, toute sorte de russes et un écrivain suicidaire...

Dans une deuxième partie du livre, vous saurez que pour retrouver l'homme qu'elle aime, un écrivain maudit, Marguerite accepte de livrer son âme au diable.

Mais, avant, …

 

Elle portait un bouquet d'abominables, d'inquiétantes fleurs jaunes. Le diable sait comment elles s'appellent, mais je ne sais pourquoi, ce sont toujours les premières que l'on voit à Moscou. Et ces fleurs se détachaient avec une singulière netteté sur son léger manteau noir. Elle portait des fleurs jaunes ! Vilaine couleur. Elle allait quitter le boulevard de Tver pour prendre une petite rue, quand elle se retourna. Vous connaissez le boulevard de Tver, n'est-ce pas ? Des milliers de gens y circulaient, mais je vous jure que c'est sur moi, sur moi seul que son regard se posa – un regard anxieux, plus qu'anxieux même – comme noyé de douleur. Et je fus moins frappé par sa beauté que par l'étrange, l'inconcevable solitude qui se lisait dans ses yeux ! Obéissant à ce signal jaune, je tournai moi aussi dans la petite rue, et suivis ses pas. C'était une rue tortueuse et triste, et nous la suivions en silence, moi d'un côté, elle de l'autre. Et remarquez qu'à part nous, il n'y avait pas une âme dans cette rue. L'idée que je devais absolument lui parler me tourmentait, car j'avais l'angoissante impression que je serais incapable de proférer une parole, et qu'elle allait disparaître, et que je ne la verrais plus jamais. Et voilà qu'elle me dit tout d'un coup :
-Mes fleurs vous plaisent-elles ?
Je me rappelle distinctement le timbre de sa voix, une voix assez basse, mais qui se brisait par instants, et – si bête que cela paraisse – il me semblait que l'écho s'en répercutait sur la surface malpropre des murailles jaunes et roulait tout au long de la rue. Je traversai rapidement la chaussée et, m'approchant d'elle, je répondis :
-Non.
Elle me regarda avec étonnement, et je compris tout d'un coup – et de la manière la plus inattendue – que depuis toujours je l'aimais, j'aimais cette femme ! Quelle histoire, hein ? Naturellement, vous allez dire que je suis fou ?
[…]
- Oui, elle me regarda avec étonnement, puis au bout d'un moment, elle me demanda :
- Vous n'aimez pas les fleurs ?
Je crus déceler dans sa voix une certaine hostilité. Je marchais maintenant à côté d'elle, m'efforçant d'adapter mon pas au sien, et à mon propre étonnement, je ne me sentais aucunement embarrassé.
- Si, j'aime les fleurs, dis-je, mais pas celles-ci.
- Lesquelles, alors ?
- J'aime les roses.
Je regrettai immédiatement mes paroles, car elle sourit d'un air coupable et jeta son bouquet dans le caniveau. Je restai un instant déconcerté par son geste, puis je ramassai le bouquet et le lui tendis, mais elle le repoussa avec un sourire amusé, et je le gardai à la main.
Nous marchâmes ainsi quelque temps en silence. Puis tout à coup, elle me prit les fleurs des mains, les jeta sur la chaussée, glissa sa main gantée de noir dans la mienne, et nous nous remîmes en route côte à côte.
[…]
L'amour surgit devant nous comme surgit de terre l'assassin au coin d'une ruelle obscure, et nous frappa tous deux d'un coup. Ainsi frappe la foudre, ainsi frappe le poignard ! Elle affirma d'ailleurs par la suite que les choses ne s'étaient pas passées ainsi, puisque nous nous aimions, évidemment, depuis très longtemps, depuis toujours, sans nous connaître, sans nous être jamais vus, et qu'elle-même vivait avec un autre homme.

 

 

Vidéo :

Fragment du feuilleton Master & Margarita de Vladimir Bortko sous-titré en français.

Le maître et Marguerite de Mikhaïl Boulgakov – 1/.-
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'The Book of beauty' by the Countess of Blessingtton.

Publié le par Perceval

Marguerite comtesse de Blessington, édite un ouvrage sur les reines consort d'Angleterre. Il est nommé : ''The book of beauty'', or, Regal gallery ... : with beautifully finished engravings from drawings by the first artists.

Ces gravures de reines, sont ensuite souvent utilisées pour les représenter.

 

 

 

 

La ''Countess of Blessington'', mérite bien quelques mots sur sa biographie :

Painted by Sir Thomas Lawrence in 1822

Margaret Power (1789-1849) est la fille de petits propriétaires fonciers, sa famille la marie dès ses quinze ans à un officier anglais, dont les habitudes d'ivrogne vont l'amener en prison. Il tombe d'une fenêtre en 1817.

Elle rencontre  Charles John Gardiner, 1er comte de Blessington , veuf avec quatre enfants (dont deux légitimes), de sept ans plus âgé. Ils se marient le 16 février 1818, seulement quatre mois après la mort de son premier mari.

La comtesse de Blessington est reconnue pour sa beauté, son charme et esprit esprit, elle se distingue aussi par sa générosité et pour ses goûts extravagants qu'elle partage avec son second mari, ce qui a engendre de nombreuses dettes … !

À l'automne 1822, ils partent ensemble pour l'étranger. L'année suivante, ils passent quatre mois à Gênes, où elle rencontre Lord Byron à plusieurs reprises, ce qui donne lieu au livre Conversations avec Lord Byron.

Lady Blessington and Lord Byron

Elle fréquente le comte Alfred d'Orsay et ont une relation dès 1821 à Londres... Pourtant, c'est en Italie, le 1er décembre 1827, que le comte d'Orsay épouse Harriet Gardiner, la seule fille de Lord Blessington avec son ancienne femme....(*)

Elle reste sur le continent jusqu'à la mort de Lord Blessington en mai 1829 et devient l'amie, outre de Byron, de Charles Dickens, de Bulwer, et de la famille Bonaparte. Elle ouvre alors son salon aux gens de lettres.

Elle habite à Gore House, à Kensington, de 1836 à sa mort en 1849. Elle y tient un salon littéraire qui devient le rendez-vous obligé de nombreux étrangers de distinction. Il reste néanmoins peu fréquenté par les dames anglaises dont elle avait, dans ses livres, moqué la pruderie.

Elle est inhumée, dans une tombe en forme de pyramide, au cimetière de Chambourcy (Yvelines), à côté de son amant Alfred d'Orsay.

(*) Le comte d'Orsay n'aurait pas laissé son nom à la postérité sans une réputation de dandy qui fit sa légende. Du dandy, il eut le mépris de convention, l'élégance d'esthète, le culte du moi, et sa vie s'accorde en quelque manière avec le « geste du dandy ». Il n'a guère plus de vingt ans lorsqu'il rencontre lady Blessington, belle vedette de la société londonienne. Il réussit à devenir à la fois l'amant de la dame, le protégé du vieux lord Blessington et l'époux de sa fille, belle-fille de lady Blessington. Le scandale, qui évite l'inceste, amuse le Tout-Londres, séduit par ce Français, beau, élégant et charmeur : « Il plaisait si naturellement et si passionnément à tout le monde qu'il faisait porter son médaillon jusqu'à des hommes. » Une seule mécontente dans cette histoire : la jeune comtesse d'Orsay que son mari n'a même pas regardée. À la mort de lord Blessington en 1829, d'Orsay se sépare officiellement de sa femme pour vivre avec sa maîtresse.

A suivre ...

 

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Le XVIIIe siècle : La femme et le libertin. - 20/. -

Publié le par Perceval

Le XVIIIe siècle : La femme et le libertin. - 20/. -

Le voyage féminin pour le plaisir : le ''voyage à Cythère'' : ( métaphore de ce que la mère de Frétillon a le plaisir d’entreprendre dans les bras d’un jeune homme ) :

« Un jeune homme assez connu par ses richesses et par son état, lui proposa de faire un petit voyage à Cythère, et se chargea de l’y conduire. Ma bonne maman accepta la proposition ; le temps lui parut favorable : elle leva les voiles dans le moment même, en se flattant d’une heureuse navigation. Déjà son jeune pilote faisait avancer la proue vers le port de cette île enchanteresse […] »

L’Histoire de la vie et des mœurs de Mademoiselle Cronel dite Frétillon par Pierre Alexandre Gaillard de la Bataille (1739-1743 ) : violent pamphlet anonyme publié au XVIIIe siècle dans le but de nuire à une actrice célèbre de la Comédie-Française, Mademoiselle Clairon. Mademoiselle Clairon, qui écrivit ses Mémoires, désigna elle-même Pierre Alexandre Gaillard comme l’auteur du pamphlet. Selon elle, il s’agissait de la vengeance d’un amoureux éconduit.

L'Embarquement pour Cythere, by Antoine Watteau - 1717

« Je lui trouvai dans les yeux cette impression de volupté que je lui avais vue le jour où elle m’apprenait par quelles progressions on arrive aux plaisirs, et combien l’amour les subdivise ». Les Égarements du coeur et de l’esprit ou Mémoires de M. de Meilcour est un roman-mémoires et libertin de Crébillon fils paru en 1736.

 

Le plaisir de la promenade :

« Laurette le fit sortir pour le distraire, et le conduisit au jardin. Semblable guide était propre à l’égarer. Apparemment qu’ils se fourvoyèrent en chemin, et tombèrent dans quelques broussailles, car nous remarquâmes que la rosée avait gâté la robe de celle qui, je crois, n’était point sortie pour examiner les étoiles. » Themidore de Godard d’Aucour

Nicolas Lavreince (Lafrensen Niklas, dit)

« Après s’être promenés longtemps, Zobéide fatiguée s’assit sur le gazon ; le prince se mit auprès d’elle : il soupirait, elle était émue ; il lui baisait les mains, elle le souffrait ; il poussa ses entreprises plus avant : la bouche de Zobéide, sa gorge entièrement découverte, et livrée à ses transports, fut un instant couverte de ses baisers. Ses mains cherchèrent de nouveaux attraits ; Zobéide résistait assez pour augmenter et non pour empêcher ses plaisirs. Enfin elle lui avait abandonné ses charmes adorables ; il se rassasia de délices. Zobéide n’y fut pas insensible, les mouvements qu’elle se donna pour diminuer sa victoire mirent le dernier comble à leur volupté ». Jacques Rochette de La Morliere - Angola, Histoire Indienne 1746

 

 

« Nous enfilions la grande route du sentiment, et la reprenions de si haut, qu’il m’était impossible d’entrevoir le terme du voyage ». Madame de T*** dans Point de lendemain

« Quel espace immense, me dit-elle, entre ce lieu-ci et le pavillon que nous venons de quitter ! »

Confidences (elles-mêmes de plus en plus intimes) – baisers – caresses – animent la progression du plaisir avec celui du cheminement géographique ...

Madame de Lursay met au fait le jeune Meilcour : « Elle ajouta à cela mille choses finement pensées, et me fit entrevoir de quelle nécessité étaient les gradations. Ce mot, et l’idée qu’il renfermait, m’étaient totalement inconnus. » Crebillon fils

Nicolas Lavreince (Lafrensen Niklas, dit)

 

« […] le délire voluptueux s’empara de nos sens ; Bacchus et la Folie menaient le branle. […] Ces jeux, ces baisers qui se répétaient dans les glaces nous échauffèrent à l’excès.

(…) Rose, livrée sans frein à la passion furieuse dont elle faisait l’idole de son bonheur, à la fin y succomba. Ses règles n’avaient point paru ; elle ne fut pas longtemps sans essuyer un épuisement total, suivi de vapeurs affreuses. Sa vue s’en ressentit, elle ne ressemblait plus qu’à une ombre ambulante. Sa gaieté fut totalement perdue et un dépérissement, produit par une fièvre lente, la conduisit enfin au tombeau. » Le Rideau levé, ou l'éducation de Laure de Mirabeau

 

« Amélie s’accoutuma […] à recevoir des caresses qui l’auraient révolté, si le duc n’avait eu l’adresse de les obtenir par de lentes gradations » Félicité de Choiseul-Meuse

Nicolas Lavreince (Lafrensen Niklas, dit)

« la résistance [ajoute] au plaisir » (…) «  Je reculai d’abord, mais on pense bien que je n’avais pas la force de résister. Je me laissai aller sur une bergère, l’abbé en fit autant, persista dans ses hardiesses et vainquit ma résistance. » Javotte dans le roman attribué à Paul Baret

 

« Tout ceci avait été un peu brusqué. Nous sentîmes notre faute. Nous reprîmes avec plus de détails ce qui nous avait échappé. Trop ardent, on est moins délicat. On court à la jouissance en confondant les délices qui la précèdent. » le narrateur de Point de lendemain.

 

« Nous n’allions pas au bonheur avec la rapidité du trait qui vole à son but ; mille gradations délicates nous y conduisaient lentement, la mèche brûlait avec économie : des plaisirs inexprimables suspendaient l’explosion des flammes dont nous étions intérieurement embrassés. » Félicia ou Mes Fredaines de André-Robert Andréa de Nerciat.

 

Madame de T*** dans Point de lendemain, enlève le jeune narrateur :

« Elle sourit, me demande la main, descend, me fait entrer dans sa voiture, et je suis déjà hors de la ville avant d’avoir pu l’informer de ce qu’on voulait faire de moi. »

« (…) On me faisait, par intervalles, admirer la beauté du paysage, le calme de la nuit, le silence touchant de la nature. Pour admirer ensemble, comme de raison, nous nous penchions à la même portière ; le mouvement de la voiture faisait que le visage de Madame de T*** et le mien s’entretouchaient. Dans un choc imprévu, elle me serra la main ; et moi, par le plus grand hasard du monde, je la retins entre mes bras. Dans cette attitude, je ne sais ce que nous cherchions à voir. »

 

«  (…) L’attitude où un homme et une femme se trouvaient nécessairement dans ces sortes d’équipages avait je ne sais quoi de voluptueux qui rendait l’un plus entreprenant et l’autre plus facile à vaincre. Les genoux et les jambes se trouvaient entrelacés l’un dans l’autre ; les visages, vis-à-vis et très près l’un de l’autre, se renvoyaient mutuellement la chaleur de la passion qui les animait. Séparés du reste du monde et se regardant comme dans une entière solitude, tout disposait à la volupté et contribuait à diminuer les égards d’un côté, et à faire perdre les scrupules de l’autre. »

 

 

A suivre …

Sources : De la représentation au mythe : l'ambiguïtée féminine dans le roman libertin du XVIIIe siècle par Morgane Guillemet

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La Fin des Livres

Publié le par Perceval

Octave Uzanne par Albert Robida (1888)

Octave Uzanne par Albert Robida (1888)

''La fin des Livres'' est un texte de 1894, publié dans les Contes pour les Bibliophiles, et illustré par Albert Robida (1848-1926).

Ce texte d'anticipation, est de Octave Uzanne (1852-1931) . Et, Uzanne avait vu juste, en partie. Le sonore, le visuel a pris le pas sur l'imprimé sur papier... !

Uzanne par Robida (1888)

Octave Uzanne est un bibliophile de grande réputation, il est aussi journaliste et essayiste. Il est connu également pour les ''études'' qu'il a fait des femmes :  Son Altesse la Femme (1885), "La Française du siècle" (1886), "La Femme et la mode", "Métamorphoses de la Parisienne de 1792 à 1892", "Tableau des moeurs et usages aux principales époques de notre ère républicaine" (1892), "La Femme à Paris", "Nos contemporaines", "Notes successives sur les Parisiennes de ce temps dans leurs divers milieux, états et conditions" (1894), Les Modes de Paris. Variations du goût et de l'esthétique de la femme, 1797-1897  (1898), "Études de sociologie féminine", "Parisiennes de ce temps, en leurs divers milieux, états et conditions", "Études pour servir à l'histoire des femmes, de la société, de la galanterie française, des moeurs contemporaines et de l'égoïsme masculin" (1910).

« Eh bien! mon cher bibliophile (...) ne nous direz-vous pas ce qu’il adviendra des lettres, des littérateurs et des livres d’ici quelque cent ans ? »

( …) l’imprimerie qui, à dater de 1436, régna si despotiquement sur nos esprits, me semble menacée de mort, à mon avis, par les divers enregistreurs du son qui ont été récemment découverts et qui peu à peu vont largement se perfectionner.

<-- Robida et Uzanne, agenouillés et présentant leur ouvrage à deux haultes personnes, à la façon des livres enluminés du moyen-âge.

( …) « Je me base sur cette constatation indéniable que l’homme de loisir repousse chaque jour davantage la fatigue et qu’il recherche avidement ce qu’il appelle le confortable, c’est-à-dire toutes les occasions de ménager autant que possible la dépense et le jeu de ses organes. Vous admettrez bien avec moi que la lecture, telle que nous la pratiquons aujourd’hui, amène vivement une grande lassitude, car non seulement elle exige de notre cerveau une attention soutenue qui consomme une forte partie de nos phosphates cérébraux, mais encore elle ploie notre corps en diverses attitudes lassantes. Elle nous force, si nous lisons un de vos grands journaux, format du Times, à déployer une certaine habileté dans l’art de retourner et de plier les feuilles; elle surmène nos muscles tenseurs, si nous tenons le papier largement ouvert; enfin, si c’est au livre que nous nous adressons, la nécessité de couper les feuillets, de les chasser tour à tour l’un sur l’autre produit, par menus heurts successifs, un énervement très troublant à la longue.

La Fin des Livres

 (…) les paroles qui nous sont transmises par le tube auditif nous donnent une vibrance spéciale des cellules qui, par un effet constaté par tous les physiologistes actuels et passés, excite nos propres pensées.

« Je crois donc au succès de tout ce qui flattera et entretiendra la paresse et l’égoïsme de l’homme; l’ascenseur a tué les ascensions dans les maisons; le phonographe détruira probablement l’imprimerie. Nos yeux sont faits pour voir et refléter les beautés de la nature et non pas pour s’user à la lecture des textes; il y a trop longtemps qu’on en abuse,

(…) « Nos oreilles, au contraire, sont moins souvent mises à contribution; elles s’ouvrent à tous les bruits de la vie, mais nos tympans demeurent moins irrités; nous ne donnons pas une excessive hospitalité dans ces golfes ouverts sur les sphères de notre intelligence, et il me plaît d’imaginer qu’on découvrira bientôt la nécessité de décharger nos yeux pour charger davantage nos oreilles. Ce sera une équitable compensation apportée dans notre économie physique générale. »

(…) il y aura des cylindres inscripteurs légers comme des porte-plumes en celluloïd, qui contiendront cinq et six cents mots et qui fonctionneront sur des axes très ténus qui tiendront dans la poche; toutes les vibrations de la voix y seront reproduites; on obtiendra la perfection des appareils comme on obtient la précision des montres les plus petites et les plus bijoux; quant à l’électricité, on la trouvera souvent sur l’individu même, et chacun actionnera avec facilité par son propre courant fluidique, ingénieusement capté et canalisé, les appareils de poche, de tour de cou ou de bandoulière qui tiendront dans un simple tube semblable à un étui de lorgnette.

(…) l’auteur parlera son œuvre et la clichera sur des rouleaux enregistreurs et mettra en vente lui-même ses cylindres patentés, qui seront livrés sous enveloppe à la consommation des auditeurs.

(…) « Les auditeurs ne regretteront plus le temps où on les nommait lecteurs ; leur vue reposée, leur visage rafraîchi, leur nonchalance heureuse indiqueront tous les bienfaits d’une vie contemplative.

« Étendus sur des sophas ou bercés sur des rocking-chairs, ils jouiront, silencieux, des merveilleuses aventures dont des tubes flexibles apporteront le récit dans leurs oreilles dilatées par la curiosité.

(…) Le peuple « pourra se griser de littérature comme d’eau claire, à bon compte, car il aura ses distributeurs littéraires des rues comme il a ses fontaines.

« A tous les carrefours des villes, des petits édifices s’élèveront autour desquels pendront, à l’usage des passants studieux, des tuyaux d’audition correspondant à des œuvres faciles à mettre en action par la seule pression sur un bouton indicateur. ? D’autre part, des sortes d’automatic librairies, mues par le déclenchement opéré par le poids d’un penny jeté dans une ouverture, donneront pour cette faible somme les œuvres de Dickens, de Dumas père ou de Longfellow, contenues sur de longs rouleaux faits pour être actionnés à domicile.

(…) le phonographisme futur s’offrira à nos petits-fils dans toutes les circonstances de la vie; chaque table de restaurant sera munie de son répertoire d’œuvres phonographiées, de même les voitures publiques, les salles d’attente, les cabinets des steamers, les halls et les chambres d’hôtel posséderont des phonographotèques à l’usage des passagers.

(…) le futur grand journal phonographique?

« Ce seront des voix du monde entier qui se trouveront centralisées dans les rouleaux de celluloïd que la poste apportera chaque matin aux auditeurs abonnés ; les valets de chambre et les chambrières auront l’habitude de les disposer dans leur axe sur les deux paliers de la machine motrice et ils apporteront les nouvelles au maître ou à la maîtresse, à l’heure du réveil: télégrammes de l’Étranger, cours de la Bourse, articles fantaisistes, revues de la veille, on pourra tout entendre en rêvant encore sur la tiédeur de son oreiller.

(…) l’illustration sera abondante et réaliste; elle pourra satisfaire les plus exigeants. Vous ignorez peut-être la grande découverte de demain, celle qui bientôt nous stupéfiera. Je veux parler du KINÉTOGRAPHE de Thomas Édison, dont j’ai pu voir les premiers essais à Orange-Park dans une récente visite faite au grand électricien près de New-Jersey.

(…) « Le KINÉTOGRAPHE enregistrera le mouvement de l’homme et le reproduira exactement comme le phonographe enregistre et reproduit sa voix. D’ici cinq ou six ans, vous apprécierez cette merveille basée sur la composition des gestes par la photographie instantanée ; le kinétographe sera donc l’illustrateur de la vie quotidienne. Non seulement nous le verrons fonctionner dans sa boîte, mais, par un système de glaces et de réflecteurs, toutes les figures actives qu’il représentera en photo-chromos pourront être projetées dans nos demeures sur de grands tableaux blancs. Les scènes des ouvrages fictifs et des romans d’aventures seront mimées par des figurants bien costumés et aussitôt reproduites; nous aurons également, comme complément au journal phonographique, les illustrations de chaque jour, des Tranches de vie active, comme nous disons aujourd’hui, fraîchement découpées dans l’actualité.

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Le XVIIIe siècle : La femme et le libertin. - 17/. - Le corps mis en scène

Publié le par Perceval

Pour le libertin, l'accession au corps féminin, lors de la toilette intime, ou vêtu d'un seul déshabillé, correspond à une effraction fantasmatique et provoque le désir ...

La toilette :

« […] il ne suffit pas d’être belle ; on doit être encore attentive sur soi […] Il y a apparence que vous n’en connaissez pas trop l’usage : venez, que je vous montre, tandis que nous en avons le temps. » Aussitôt elle m’introduisit dans une petite garde-robe ; et m’ayant fait mettre à califourchon sur un bidet, elle m’y donna la première leçon de propreté. » Margot

Margot reçoit son amant « dans un déshabillé plus agaçant que coquet » : L’art que j’y avais mis était si voisin de la nature que mes charmes ne semblaient rien emprunter de mon ajustement. J’avais tout lieu de présumer de leur pouvoir ».

 

« Le lendemain on me mena chez le dentiste de Mme de Furiel, qui visita ma bouche, m’arrangea les dents, les nettoya, me donna d’une eau propre à rendre l’haleine douce et suave. Revenue, on me mit de nouveau dans le bain ; après m’avoir essuyée légèrement, on me fit les ongles des pieds et des mains […] ; on m’épila dans les endroits où des poils follets mal placés pouvaient rendre au tact la peau moins unie […]. Deux jeunes filles de la jardinière, accoutumées à cette fonction me nettoyèrent les ouvertures, les oreilles, l’anus, la vulve […]. Mon corps ainsi disposé, on y répandit des essences à grands flots, puis on me fit la toilette ordinaire à toutes les femmes, on me coiffa avec un chignon très lâche, des boucles ondoyantes sur mes épaules et sur mon sein, quelques fleurs dans mes cheveux […] ». Sapho à son entrée chez Mme de Furiel - Mathieu-François Pidansat de Mairobert, « Confession d’une jeune fille »

Une élégante à sa toilette par Michel Garnier

L'Art de feindre :

Le « goût bizarre de ces hommes pour les chimériques princesses de théâtre » l’Histoire de Mademoiselle Cronel dite Frétillon, écrite par elle-même...

Les femmes mettent en scène leur corps :

« les femmes savent mettre, sans paraître y songer, tant d’art à développer les grâces de leurs mouvements et le jeu de leur physionomie. » Le Diable au corps - Nerciat

 

« Alors je commençai à déployer sur le grand Théâtre, les talents que je m’étais donnés. Mon premier soin fut d’acquérir le renom d’invincible. Pour y parvenir, les hommes qui ne me plaisaient point furent toujours les seuls dont j’eus l’air d’accepter les hommages. Je les employais utilement à me procurer les honneurs de la résistance, tandis que je me livrais sans crainte à l’amant préféré. Mais, celui-là, ma feinte timidité ne lui a jamais permis de me suivre dans le monde ; et les regards du cercle ont été, ainsi, toujours fixés sur l’amant malheureux. » La marquise de Merteuil, joue sans cesse sur une identité double...

Le masque : « Je sentais fort bien que, si je cédais aux sollicitations qu’on me faisait pour me démasquer, ma cour dans l’instant diminuerait. La curiosité fait faire au bal les trois quarts des démarches que l’on y fait Je voulus jouir le plus longtemps qu’il me serait possible du plaisir de voir mes rivales humiliées par les préférences marquées que tout le monde s’empressait de me faire ; nous n’avions mis personne dans le secret ; Manon n’était point connue, et moi je ne l’étais pas assez pour craindre d’être devinée une première fois que je paraissais au bal. » Histoire de Mlle Brion dite Comtesse de Launay ( 1754)

 

Le 'masque' source d'erreur ( masculine) : « Ils se retirèrent ensemble dans un coin, et Angola, persuadé que c’était Luzéide, l’assura qu’il la connaissait et la conjura de se démasquer. Il lui jura que son coeur ne pouvait le tromper, et y joignit les protestations d’amour les plus tendres dont il put s’aviser. Le masque les recevait avec une froideur dont il était surpris. Il redoubla ses instances pour la faire démasquer ; mais quelle fut sa surprise lorsque, s’étant rendue à ses persécutions, elle défit son masque et offrit à ses yeux, au lieu des traits de Luzéide, ceux de Clénire, à laquelle il ne songeait nullement ! Il fut un instant pétrifié ; mais il avait trop de monde, et, par conséquent, trop de fourberie pour ne pas réparer promptement sa faute. » Angola , de La Morlière

 

« On l’avait averti qu’elle serait en blanc avec des réseaux d’or. Il se mit derrière une femme vêtue de cette façon qui était de la contredanse, et lui débita beaucoup de fadaises dans cet aimable fausset qui était consacré pour le bal, et qu’il entendait parfaitement. Elle y répondit dans le même goût, le lutina beaucoup, le trouva insupportable, se plaignit de sa folie outrée, lui leva plusieurs fois le taffetas de son masque, lui fit quelques-unes de ces questions qu’on applique à tout le monde, le reconnut, n’en fit pas semblant, joua la personne déroutée, feignit d’être ennuyée au possible de lui et de ses propos ; et, après la contredanse, le tira à part pour le gronder de ses persécutions, et bien résolue dans le fond à s’exposer à de plus essentielles. »

Clénire, qui est confondue avec Luzéide, se trouve en position de maîtrise puisque c’est son identité à elle qui est ignorée alors qu’elle-même connaît celle du masque masculin...

Et lorsque, la femme se dévoile, se « démasque », elle perd toute maîtrise sur elle-même et sur son corps, elle se laisse séduire plutôt qu’elle ne séduit...

 

Le XVIIIe siècle : La femme et le libertin. - 17/. - Le corps mis en scène
Le XVIIIe siècle : La femme et le libertin. - 17/. - Le corps mis en scène
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Le XVIIIe siècle : La femme et le libertin. - 16/. - Maîtriser l'ennui

Publié le par Perceval

Le siècle se représente la ''nature féminine'' comme l'objet d'une certaine maîtrise de la part des femmes... Au travers des passions ….

La femme – en ce siècle - est contenue à « se renfermer dans son domestique, régler sa maison et s’en tenir à son époux », ce qui revient à « mener une vie lugubre, périr d’ennui et s’enterrer toute vive ». ( Les Bijoux indiscrets). Mirzoza, ne s’occupe qu'à « [faire] des noeuds sans dire mot ». Les femmes se donnaient alors une contenance et l’air d’être occupées en tressant, avec une navette, des noeuds de ruban destinés à la parure...

« Elle était couchée négligemment et par décence faisait des noeuds. Son déshabillé galant et léger laissait voir une partie de ses charmes et ne semblait cacher l’autre que pour augmenter les désirs. […] Son attitude était voluptueuse et ne dérobait aucun des charmes de sa taille […] » - Angola ( voir note *), document des mœurs frivoles de la cour et de la ville : c'est le livre des boudoirs, c'est encore le manuel des conversations à la mode qui traîna dans tous les salons, sur tous les sophas de 1772 à 1785.

« […] elle s’était occupée à faire des noeuds pendant mon sommeil : elle interrompit son ouvrage pour me glisser la langue dans la bouche, et le laissa bientôt dans l’espérance que j’allais l’occuper à faire des noeuds d’une autre espèce » de Madame Dinville, dans le Portier des Chartreux

Le terme « noeud », dans le Parnasse satyrique du XVIIe siècle, désigne déjà le gland... Madame Dinville interrompt son ouvrage dès qu’elle voit Saturnin ouvrir les yeux et montrer que des « noeuds d’une autre espèce » occuperaient bien mieux son corps que ceux qu’elle pouvait faire jusqu’alors avec la navette.

« les femmes portent un vide qu’une nécessité perpétuelle, un appétit indépendant d’elles les portent à remplir...» dans Le Rideau levé de Mirabeau.

« Elle avait une bibliothèque nombreuse et choisie, où elle allait puiser les ressources contre l’ennui, et de sûrs moyens d’enchaîner. Les lectures les plus graves ne l’effrayaient pas, elles lui apprenaient à connaître le coeur humain, à réprimer, du moins en apparence, les mouvements du sien ; enfin, ce qui pour tout autre eût été peut-être un moyen de se corriger, ne faisait que développer ses vices ». dans Amélie de Saint-Far quant aux égarements de Madame Durancy...

« […] et ce qui, ajouta-t-il en soupirant et en levant les yeux au ciel, est encore plus terrible pour elles, c’est le désœuvrement perpétuel dans lequel elles languissent. Cette nonchalance fatale livre l’esprit aux idées les plus dangereuses ; l’imagination, naturellement vicieuse, les adopte et les étend ; la passion déjà née en prend plus d’empire sur le coeur, ou, s’il est encore exempt de trouble, ces fantômes de volupté que l’on se plaît à se présenter le disposent à la faiblesse » Moclès dans Le Sopha, qui pousse Almaïde à chercher dans la volupté et le plaisir une façon de remplir ses moments...

« on s’ennuie de tout […] c’est une Loi de la Nature» dit la Marquise de Merteuil... Et l'habitude est le plus court chemin vers l'ennui...

« l’habitude […] émousse […] cette pointe de volupté, amortit cette vivacité de désirs qu’un nouvel objet fait renaître» Le Rideau levé,

L’union de Psaphion avec Micile, dans le roman de Meusnier de Querlon, la plonge rapidement dans un ennui qui se caractérise par le vide.

« Je commençai même à m’apercevoir de ma solitude. Je regrettais cette foule d’amants qui venaient payer chaque jour à mes charmes un nouveau tribut.

Je m’imaginais être dans les chaînes de ce bizarre engagement de s’aimer (je veux dire de vivre ensemble comme si on s’aimait) produit nécessairement le contraire. En effet, avant que Micile se fût approprié ma personne, avant qu’il fût venu déranger un genre de vie dont la liberté fait toute la douceur, je ne connaissais point l’ennui. »

La femme est portée naturellement à l'inconstance et au changement. Pour le corps féminin, la séduction est le seul remède efficace à l'habitude et à l'ennui... La femme affirme ainsi sa maîtrise sur le désir masculin et sur le temps ...

« Quand il m’aurait moins ennuyée de sa tendresse, je sais trop par moi-même, combien les complaisances que l’on s’impose quand le goût ne commande plus, sont odieuses, pour que je consente jamais à reprendre un homme sur qui mon imagination se sera usée : d’ailleurs, je crois que j’ai quelque chose dans la tête. » Dercyle à Alcibiade à propos d’Adymante dans les Lettres athéniennes de Crébillon

Fatmé, dans Le Sopha, a « senti de bonne heure qu’il est impossible de se dérober aux plaisirs, sans vivre dans les plus cruels ennuis ».

Condamnée à fuir l'ennui, déréglée par son imagination, la femme, comme Ursule, chez Restif de la Bretonne, est l'objet de ses ''caprices''.

« Qu’est-ce qu’une maîtresse ? » (..) : « une femme, ou fière ou extravagante, une coquette, une femme à caprices, un coeur à ressorts qui prend le feu de son imagination pour de la tendresse, et toujours les mouvements de ses sens pour son coeur ». Margot des Pelotons, ou la Galanterie naturelle. 1775

* Angola, histoire indienne du chevalier de la Morlière, fut un des plus grands succès libertins de l'époque comme le prouvent les nombreuses rééditions, et les belle gravures de Charles Eisen ne sont pas étrangères à cet engouement.

D'un entretien galant entre une contesse et un jeune marquis, ils en viennent à causer d'une brochure :

« – Il est bien décidé, dit le marquis, que c’est une misère, comme toutes les autres qui ont paru. Je n’en sais pas un mot, et je vais gager de vous dire ce que c’est d’un bout à l’autre. Apparemment qu’il est question de quelque fée qui protège un prince pour lui aider à faire des sottises, et de quelque génie qui le contrarie, pour lui en faire faire un peu davantage ; ensuite des événements extravagants, où tout le monde aura la fureur de trouver l’allégorie du siècle , et tout cela terminé par un dénouement bizarre, amené par des opérations de baguette, et qui, sans ressembler à rien, alambiquera l’esprit des sots qui veulent trouver un dessous de cartes à tout.

En vérité, dit la comtesse, cela est défini au mieux : il n’est pas concevable combien ce que vous venez de dire est frappant. Pour moi, j’en suis si pénétrée que je vais la jeter au feu. »

 

On en vient finalement au fond de la brochure... C'est un conte oriental … Il apparaît comme une représentation du libertinage mondain, délicieusement ironique.

 

« – Effectivement, dit la comtesse, qu’on dise que je n’y suis pas ; et pour que le sacrifice soit complet, si mon mari se présente, qu’on l’assure très positivement que je suis malade à périr, que je n’ai pas fermé l’œil et que je suis au désespoir de ne pouvoir recevoir sa visite. Allons, marquis, vous pouvez commencer. »

Ainsi, cette parodie de l’une des scènes de La Princesse de Clèves :

« Il faut avouer que je suis bien bonne, lui dit-elle, de vous garder ici à l’heure qu’il est : il faut que je compte excessivement sur votre retenue ; car enfin être seule ici avec un homme de votre âge, cela est bien scabreux. Nous avons une lecture à achever, mais je crois de bonne foi que nous ferions mieux de la laisser. Nous étions près du dénouement, il promet d’être tendre, et je ne le crois pas fort propre à inspirer le respect que je désire que vous me conserviez.

N’aurions-nous pas de meilleures leçons à prendre de lui, reprit le prince, et est-il donc défendu de les mettre en pratique ?

Lisez, lui répondit la fée, vous devenez d’une curiosité insoutenable, et je ne sais où vous prenez toutes les extravagances que vous me débitez, et que je serais peut-être assez bonne pour croire. » […] En même temps le prince, entraîné par la contagion de l’exemple, ose approcher sa bouche de celle de la fée et y prendre des baisers charmants, qu’on ne refuse qu’autant qu’il faut pour y mettre le dernier prix. […] Bientôt Angola abandonna sa lecture, et Lumineuse ne lui en rappela pas le souvenir. Assez instruit par les leçons qu’il avait commencés à mettre en pratique, et devinant à peu près à quoi devaient aboutir de pareils commencements, il prit sur le compte de ses propres lumières de profiter de ses avantages »

 

* Les illustrations sont des reproductions de dessins et gravures de:

Charles-Dominique-Joseph Eisen, est né le 17 août 1720 à Valenciennes, et il est mort le 4 janvier 1778 à Bruxelles. Il est un peintre et graveur français surtout connu par la très grande quantité de dessins et de compositions qu’il a réalisés pour les éditeurs de son temps.

En 1742, il entre dans l'atelier de 'Le Bas' : grande fabrique de dessins et gravures … Il épouse Anne Aubert la fille d'un apothicaire, de treize ans son aînée. Il gagne sa vie en composant et en gravant des sujets religieux et quelques pièces dans le goût de Boucher...

Membre de l’académie de Saint-Luc, Eisen devient de plus en plus connu et apprécié

Les Contes de La Fontaine (1762), imprimés par Barbou aux frais des fermiers généraux, livre inimitable dû à la collaboration de trois artistes et qui a longtemps passé pour le plus réussi du dix-huitième siècle, est considéré comme le chef-d’œuvre d’Eisen.

Eisen avait été aussi choisi comme maître de dessin de la marquise de Pompadour, mais il dégoûta bientôt la favorite par son sans-gêne et son manque d’éducation. On raconte même une histoire d’habit dessiné par Eisen pour le roi à la demande de celle-ci, et qui aurait été la cause de sa disgrâce, l’artiste ne trouvant rien de mieux que de s’en faire faire un pareil et de le porter à Versailles le jour même où le roi se parait du sien.

Coureur...  Il abandonne, à quarante-sept ans, le domicile conjugal, sa femme sexagénaire, ses enfants au mariage desquels il ne figure même pas, pour aller s’emménager rue Saint-Hyacinthe avec une veuve Martin ou Saint-Martin, mieux assortie probablement à son âge et à ses goûts. « Il était allé loger près de Le Bas et des marchands graveurs qui l’employaient quand il voulait bien travailler, car il paraît que cet artiste, d’abord si fécond, à la main si habile, à l’esprit si inventif, ne produisait plus qu’à ses heures et « lorsqu’il ne pouvait plus faire autrement. Aussi avait-il partout des dettes. » ( sources Wiki.)

 

A suivre …

Sources : De la représentation au mythe : l'ambiguïtée féminine dans le roman libertin du XVIIIe siècle par Morgane Guillemet

 

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