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Jared Joslin

Publié le par Perceval

Jared Joslin

Jared Joslin est né en 1970 à Fort Collins au Colorado et vit présentement avec sa femme, Jessica, sculpteure, à Chicago.

Le travail de cet artiste est empreint des années folles. Il s'inspire de photos des années trente et quarante qui l'interpellent...

Plonger dans une autre époque de l'histoire, un autre endroit ou dans l'univers de quelqu'un(e) qui nous attire instinctivement, est une expérience indicible...

J. Joslin réinterprète et adapte son travail à son univers personnel. Il insuffle de la vie à ses personnages comme si ils étaient toujours là... Jeux de rôles avec des autoportraits... Une peinture réaliste et fantaisiste à la fois, réminiscence du passé...

Jared Joslin
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L'Amour et le XIXe siècle -3/3-

Publié le par Perceval

Les illustrations - des 'curiosa' relégués à l'Enfer - d'Achille Devéria (1800-1857),

Les illustrations - des 'curiosa' relégués à l'Enfer - d'Achille Devéria (1800-1857),

Chez les hommes, on affirme sa sexualité. Et, il est intarissable! Dans les romans, les obscénités sont codées, et la littérature chansonnière est obsédée par l'organe viril. L'imaginaire masculin se nourrit des stéréotypes de l'amour vénal de l'Antiquité. Le vieux fond libertin travaille les hommes du XIXe: ils ont lu Sade. Une fois mariés, ils ont la nostalgie de leurs aventures avec les cousettes. Les maisons closes de quartier sont là pour soulager les maris frustrés, qui rentrent ensuite sagement à la maison. C'est la sexualité utilitaire.

Vers 1860, L'époque est à l'enrichissement, à l'urbanisation. Les bourgeois souffrent de cette morale qui les enferme. Le code romantique commence à se dégrader. On n'y croit plus. Il suffit de lire la correspondance de Flaubert. Finis l'angélisme et les femmes diaphanes! Le sentiment amoureux se dévalorise. 

Madame Bovary, c'est une dérision de l'adultère, une remise en question de l'imaginaire romantique. La femme n'est plus un ange. Elle fait peur. Après la Commune, on craint que l'animalité du peuple ne prenne le dessus. C'est le vice que décrit Zola dans Nana. Pensez aux Rougon-Macquart, mais aussi à l'oeuvre des frères Goncourt, ouvrages dans lesquels la femme est un être désaxé dont le portrait traduit l'anxiété biologique. On a peur aussi des grands fléaux vénériens. L'amour comporte des risques. Il devient tragique.

Le divorce, adopté en 1792 par les révolutionnaires puis supprimé en 1816, est rétabli en 1884. Les femmes le réclament par milliers. Mais l'adultère est le grand thème du moment.

L'adultère du mari ne peut guère être poursuivi; celui de l'épouse est toujours un délit, punissable en théorie jusqu'à deux ans de prison. Mais est-il aussi répandu? Sa mise en scène dans les romans et le théâtre n'est-elle pas encore une forme d'exorcisme? En même temps, les femmes ont une mobilité plus grande. La concentration urbaine, l'éclairage au gaz modifient les comportements; la vie nocturne s'intensifie, dans les bals, les spectacles, l'opérette. Se développe alors une pratique inédite entre jeunes gens: le flirt, qui emprunte à l'ancien code romantique et concilie la virginité, la pudeur et le désir...

A la fin du XIXe siècle se dessine un nouveau type de couple, plus uni: une femme plus avertie, un homme plus soucieux de sa partenaire. La contraception se développe (avec le coït interrompu, notamment). L'égoïsme masculin perd de sa superbe. Une sexualité plus sensuelle se dessine à la place de l'ancienne sexualité génitale et rapide vouée à la procréation. Entre époux, on s'appelle «chéri(e)». Certains romans pour jeunes femmes n'hésitent plus à esquisser un érotisme voilé.

Le roman de mœurs met en scène des bourgeois et des nobles débauchés, tandis que leurs femmes, livrées à elles-mêmes, seules et mal aimées succombent à leur tour à la tentation. Il n’est alors question que de femmes adultères, de jeunes filles à l’honneur perdu ou de mères coupables.

Hommes et femmes s’affrontent dans un univers où la femme est la proie et l’homme le chasseur. Le schéma en reste à la femme chrétienne, modèle de courage et de soumission, délaissée ou trahie par un homme soumis aux appétits de la chair et jouet de femmes perverses aux mœurs douteuses.

 

 Le roman populaire à sensation fait la part belle aux femmes qui font « naître le mystère, l’épaississent puis contribuent à le dévoiler". Elles sont souvent courageuses et ont du caractère . Elles ne sont pas dénuées d’une certaine perversité parfois pour parvenir à leurs fins.

Le XIXème est somme toute une période fascinante parce qu'il conduit le passage entre l’ancien monde et la modernité. Joséphine de Beauharnais et Germaine de Staël sont des femmes de l’Ancien Régime jetées dans la Révolution puis le monde neuf qui en est né. Charlotte Brontë est représentative du milieu du siècle, héritier du romantisme. Ce romantisme est alors vécu intellectuellement par les femmes, à travers la littérature et la représentation qu’elles ont d’elles-mêmes; la créature vierge et précieuse que l’homme doit conquérir tel un preux chevalier.

Dans leur vie réelle, après la trop brève parenthèse de liberté que furent les Lumières et le début de la Révolution, les femmes voient la chape de plomb du puritanisme religieux et social leur retomber sur les épaules dès le milieu du siècle...

Sources :En particulier : Juliette Goudot ( journaliste 'Le moustique') ; Dominique Simonnet, écrivain et journaliste, avec Alain Corbin ; 

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L'Amour et le XIXe siècle -2/3-

Publié le par Perceval

1860 - Soirée dans les salons de Paris
1860 - Soirée dans les salons de Paris

1860 - Soirée dans les salons de Paris

La multiplication des préceptes médicaux viennent normer le discours sur la sexualité conjugale.

Le cours d’"hygiène sexuelle" du docteur Montalban prévient que le sperme doit être économisé comme un précieux liquide de vie, "la perte de 30 grammes de cette substance équivalant à celle de 1.200 grammes de sang". A trop vouloir foutre, l’homme se dévitalise, tandis que la femme, elle, risque de "s’énerver" ou d’être "prise d’hémorragie effrayante". Les médecins hygiénistes du XIXe siècle la diagnostiquent volontiers comme une insatiable jouisseuse en puissance.

A l’époux donc de ne pas susciter ce désir féminin trop voluptueux. Les médecins recommandent deux ou trois coïts par semaine au jeune époux. Un toutes les trois semaines suffira au quinquagénaire. Ceinture aux messieurs trop âgés. Quelques minutes de coït rapide et vigoureux doivent suffire à procréer, en position 'recommandée' du missionnaire. Pour le docteur Montalban, c’est également la position qui procurera le plus de jouissance, "les points de contact multipliés procurant les sensations les plus agréables" et si la femme s’excite trop, il sera bon de la coucher sur le côté. Tout semble se liguer contre l’orgasme féminin. Les "postures illégitimes" sont bien sûr à proscrire. Tout comme l’onanisme - le péché ultime étant "l’onanisme conjugal" (ou la masturbation réciproque) qui peut conduire à la damnation des fidèles, dans un siècle empreint de morale chrétienne.

On ne doit batifoler que dans la chambre à coucher. Les miroirs doivent en être bannis, et on doit procréer dans l’obscurité. Le plus souvent, les partenaires gardent la chemise.

Si les paysannes batifolent parfois en plein jour dans la paille, à la maison, "Madame" se doit de souffler la bougie ou la lampe à pétrole avant de rejoindre Monsieur au lit. L’apparition de l’électricité et sa popularisation à la fin du XIXe siècle ne seront pas étrangères à une certaine érotisation des habitudes nocturnes entre époux.

Si le couple conjugal, socle du corps social bourgeois que promeut le siècle, semble réglementé par la pudeur, le plaisir lui, doit s’en exclure. Et se trouver ailleurs. Au bordel, sur les boulevards, ou chez la voisine.

Les médecins dénoncent les conduites déviantes, la femme hystérique, l'homosexualité, la sexualité juvénile, toutes ces aberrations de l' «instinct génésique». La masturbation suscite leur effroi. Elle conduit, disent-ils, à un lent dépérissement. Le plaisir solitaire de la femme, c'est du vice à l'état pur. Jusqu'alors, on pensait que le plaisir féminin était lié aux nécessités de la reproduction. Soudain, en découvrant les mécanismes de l'ovulation, on réalise que ce n'est pas le cas. Il semble donc superflu, inutile, comme le clitoris.

Ce XIXe siècle, ne peut inciter qu'à la transgression...

Cette ''inquiétante étrangeté'' qu'est le sexe, devient manifeste... Le tabou prend la lumière des alcôves...

« Cette transgression des interdits, cette mise en relief des valeurs que l'on ne veut pas voir, est tout le suc du fantastique. C'est aussi la raison pour laquelle le fantastique est souvent une réflexion approfondie - car à vivre dans la chair - sur le Mal. Souffrance, folie, échec, transgression : ceci est un beau contre-courant à l'optimisme des Lumières, et c'est la raison pour laquelle le fantastique était tellement présent dans le XIXe littéraire français. »

Nombreux sont les écrivains qui aiment cultiver les expressions de la peur et de l’inconnu pour répliquer aux « certitudes » rationnelles et scientifiques de leur époque et renouer avec l’irrésistible plaisir associé à la transgression des lois de la Raison. Le goût de l’étrange et du surnaturel, inséparable de l’évocation d’un « ailleurs »

C’est aussi au XIXe siècle qu’apparaissent la psychiatrie et la psychanalyse, deux disciplines ayant pour objet l’étude et le traitement de la maladie mentale. Avant la naissance de leur clinique, on aimait se représenter l’homme comme un être cohérent, rationnel et maître de sa personne ; après elle, on sait celui-ci divisé, fuyant et habité par des forces inconnues. Le fantastique, véritable miroir de son époque, traduira bien les angoisses associées à cette nouvelle image de l’être humain. Il soulèvera, entre autres, la question qui nous concerne tous : « La normalité existe-t-elle réellement ? »

Sources :En particulier : - Juliette Goudot ( journaliste 'Le moustique') ; - Dominique Simonnet, écrivain et journaliste, avec Alain Corbin ;

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Clarence F. Underwood - Le couple amoureux

Publié le par Perceval

Clarence F. Underwood - Le couple amoureux
Clarence F. Underwood - Le couple amoureux
Clarence F. Underwood - Le couple amoureux
Clarence F. Underwood - Le couple amoureux
Clarence F. Underwood - Le couple amoureux
Clarence F. Underwood - Le couple amoureux
Clarence F. Underwood - Le couple amoureux
Clarence F. Underwood - Le couple amoureux
Clarence F. Underwood - Le couple amoureux

Clarence F. Underwood (1871-1929), est un artiste américain né à Jamestown.

Très tôt passionné par la peinture, le jeune homme va étudier à "l'Art Students League" et à "l'Académie Julian" à Paris. C'est lors de ses études à Paris qu'il va se passionner pour l'art des illustrations.

Clarence F. Underwood ne va jamais abandonner la peinture, mais il va surtout se consacrer à sa carrière d'illustrateur. Il fut d'ailleurs membre de la Société des illustrateurs de New York.
Les toiles de l'artiste sont une invitation à la détente, à la douceur de vivre et illustrent, avec romantisme, la bulle amoureuse du couple...

Ou, comme ci-dessous, des illustrations qui invitent à des scénarios plus complexes ...

Clarence F. Underwood - Le couple amoureux
Clarence F. Underwood - Le couple amoureux
Clarence F. Underwood - Le couple amoureux
Clarence F. Underwood - Le couple amoureux
Clarence F. Underwood - Le couple amoureux
Clarence F. Underwood - Le couple amoureux

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L'Amour et le XIXe siècle -1/3-

Publié le par Perceval

Après la révolution, le XIXe s. s'ouvre avec un souffle romantique : « Hâtons-nous, jouissons!» déclame Lamartine ; et se termine sous la loi des médecins 'hygiénistes' et des prêtres 'confesseurs'.. !

Après le libertinage, le XIXe marque le retour du sentiment amoureux. Toute la littérature du siècle - l’âge d’or du roman - en témoigne: Lamartine, Hugo, Musset, Stendhal, les sœurs Brontë…, les grands romans dépeignent des amours romantiques et contrariées. "C’est la cristallisation" comme dit Stendhal, décrivant Julien Sorel succombant à Madame de Rênal dans Le Rouge et le Noir, ou Balzac inventant comment tomber amoureux d’une femme de dos avec Le lys dans la vallée.

Le romantisme domine l’imaginaire amoureux du premier XIXe siècle. Et préfère la sublimation à la consommation sexuelle… Souffrir par amour devient une étape nécessaire de l’éducation sentimentale des amoureux. Il semble même que le ce siècle romanesque commence à faire vaciller les grandes stratégies matrimoniales. C’est-à-dire à faire peu à peu entrer l’amour dans le mariage.

Le XIXe s. répond à l’égalité des sexes défendue par les lumières par la misogynie, ou la transgression...

Pour le 'bourgeois', après 1848, la femme est faite pour la procréation, et l’élevage des enfants.

La femme est le fondement de la famille et le point d’attache qui permet aux hommes de se positionner dans la société.

 

Mais, le XIXe s. est un siècle hypocrite qui réprime le sexe mais en est obsédé. Traque la nudité mais regarde par les trous de serrure. Corsète le couple conjugal mais promeut les maisons de plaisir. A ce moment là, la transgression bouscule le jeu amoureux...

On ne vit pas, et on ne dit pas, la sexualité de la même manière selon que l'on est homme ou femme.

- Côté féminin, l'imaginaire est centré sur la pudeur: une jeune fille de bonne famille ne se regarde pas dans le miroir, ni même dans l'eau de sa baignoire; on prescrit des poudres qui troublent l'eau pour éviter les reflets (en revanche, les miroirs tapissent les murs des bordels). Les femmes connaissent mal leur propre corps, on leur interdit même d'entrer dans les musées d'anatomie. Le corps est caché, corseté, protégé par des noeuds, agrafes, boutons (d'où un érotisme diffus, qui se fixe sur la taille, la poitrine, le cuir des bottines).

- Côté masculin, ce sont des rituels vénaux et une double morale permanente: le même jeune homme qui identifie la jeune fille à la pureté et fait sa cour selon le rituel classique connaît des expériences sexuelles multiples avec des prostituées, des cousettes (les ouvrières à l'aiguille dans les grandes villes) ou une grisette, jeune fille facile et fraîche qu'on abandonnera pour épouser l'héritière de bonne famille. 

 

Comme le raconte Balzac dans Une double famille, il n'est pas rare de conserver, après le mariage, une «fille» entretenue.

La nudité complète entre époux sera proscrite jusque vers 1900 (la nudité, c'est pour le bordel !). 

On fait l'amour dans l'ombre, rapidement, dans la position du missionnaire, comme le recommandent les médecins, sans trop se soucier du plaisir de sa partenaire. 

Les femmes avouent-elles leur plaisir, surmontent-elles le mépris ou le dégoût que peut leur inspirer leur partenaire? Elles n'en parlent jamais dans leurs journaux intimes ou leurs correspondances avant les années 1860.

 

Dans les campagnes, on vit ses amours avec un peu plus de liberté.
La campagne, c'est un autre monde. Comme Jacques Solé l'a montré pour le XVIIIe siècle, on pratique une sexualité d'attente, on se déniaise dans les foins, on ferme parfois les yeux quand un cadet viole les petites bergères.

On se touche, on «fait l'amour», c'est-à-dire on se courtise. La fille abandonne au garçon le «haut du sac» ou elle se laisse «bouchonner». Dans certaines régions, on pratique le «mignotage» ou, en Vendée, le «maraîchinage», forme de masturbation réciproque. Dans les bals, les filles se laissent caresser sans que cela porte à conséquence. Curieusement, le baiser profond reste un tabou. De leur côté, les bourgeois rêvent de ces amours simples et libres. Mais ils en ont peur.

 

Sources :En particulier : Juliette Goudot ( journaliste 'Le moustique') ; Dominique Simonnet, écrivain et journaliste, avec Alain Corbin..

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La chatte luxurieuse

Publié le par Perceval

La chatte luxurieuse

'La chatte' de Pierre-Jean de Béranger (1780-1857)

 

Tu réveilles ta maîtresse,

Minette, par tes longs cris.
Est-ce la faim qui te presse ?
Entends-tu quelque souris ?
Tu veux fuir de ma chambrette,
Pour courir je ne sais où.
Mia-mia-ou ! Que veut minette ?
Mia-mia-ou ! c’est un matou.

Pour toi je ne puis rien faire ;
Cesse de me caresser.
Sur ton mal l’amour m’éclaire :
J’ai quinze ans, j’y dois penser.
Je gémis d’être seulette
En prison sous le verrou.
Mia-mia-ou ! Que veut minette ?
Mia-mia-ou ! c’est un matou.

Si ton ardeur est extrême,
Même ardeur vient me brûler ;
J’ai certain voisin que j’aime,
Et que je n’ose appeler.
Mais pourquoi, sur ma couchette,
Rêver à ce jeune fou !
Mia-mia-ou ! Que veut minette ?
Mia-mia-ou ! c’est un matou.

C’est toi, chatte libertine,
Qui mets le trouble en mon sein.
Dans la mansarde voisine
Du moins réveille Valsain.
C’est peu qu’il presse en cachette
Et ma main et mon genou.
Mia-mia-ou ! Que veut minette ?
Mia-mia-ou ! c’est un matou.

Mais je vois Valsain paraître !
Par les toits il vient ici.
Vite, ouvrons-lui la fenêtre :
Toi, Minette, passe aussi.
Lorsqu’enfin mon cœur se prête
Aux larcins de ce filou,
Mia-mia-ou ! que ma minette,
Mia-mia-ou ! trouve un matou.

 

Le monde rural a imprégné notre vocabulaire... Au XVIIe s ; le mot ''con'' ( de connin=lapin) est remplacé par ''chat'', passant ainsi de l'idée de procréation, à celle plus érotique du minou, ou minet plus caressant.

L’ancien français « minon », désignait un duvet ou poil doux... De plus, cette image a pu se greffer sur l’homonymie qui existe entre « chat » et « chas », au sens du « trou de l’aiguille qu’on enfile »...

La chatte luxurieuse
La chatte luxurieuse
La chatte luxurieuse

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Le jeu d'échecs avec dames. -4/4-

Publié le par Perceval

Le jeu d'échecs avec dames. -4/4-
Le jeu d'échecs avec dames. -4/4-Le jeu d'échecs avec dames. -4/4-Le jeu d'échecs avec dames. -4/4-
Le jeu d'échecs avec dames. -4/4-Le jeu d'échecs avec dames. -4/4-Le jeu d'échecs avec dames. -4/4-
Le jeu d'échecs avec dames. -4/4-Le jeu d'échecs avec dames. -4/4-Le jeu d'échecs avec dames. -4/4-

On pourrait montrer la sexualité même de ce jeu qui tend à une victoire totale sur un sexe qui se rend faible, qui tend à pénétrer ses défenses, à le dénuder, à le posséder, à le sentir expirer sous sa domination... Sexualité où le plaisir est de dominer ou d'être dominé... C'est souvent ce que les artistes ont représenté.

Une gravure du XVIIIe s. de Charles André Van Loo montre un jeune homme manifestement ne mauvaise position sur l’échiquier, battu par une jeune femme, à l'évidence beaucoup plus experte en tous jeux, peut-être se levant pour s'y livrer, cela, devant un témoin dont le regard en dit long sur l'enjeu du combat.

Le thème de la toute puissance féminine se prolonge dans une partie perdue. Il est à nouveau repris en 1836, par George Flagg qui signifie, par le regard ironique et attendri de la servante posée sur l'homme soucieux, qu'il va se faire croquer par la belle jeune femme, au port altier, qui lui fait face.

Il est encore renouvelé par Joseph West, en 1920, dans son tableau décrivant une scène du XVIIIe s., Black to move, dans laquelle l'homme, qui a les noirs, courbé devant l’échiquier, semble en difficulté alors que son adversaire féminin, avec les blancs, elle-même tout de blanc vêtue, savoure sa victoire devant un paravent suggestif. Le sol de carrés blancs et noirs nous signifie clairement que ce sont les joueurs qui sont les pièces d'un jeu de domination amoureuse.

Sur une idée du photographe Julian Wasser, ici le happening de Marcel Duchamp lors de l'inauguration de l'exposition qui lui est consacrée, en 1963, à Pasadena. M. Duchamp joue trois parties d'échecs contre la célèbre Eve Babitz, petite fille d'Igor Stravinsky agée de vingt ans et entièrement nue, la ''matant'' trois fois rapidement tout en lui parlant de l'Oiseau de feu. Eve Babitz ne connaissait pas Duchamp, mais elle avait accepté le défi... D'autant qu'elle était furieuse de n’avoir pas été invitée à la fête d'inauguration : en effet, son amant, le commissaire de l'exposition voulait éviter sa présence, alors qu'il était lui-même présent avec sa femme … Eve Babitz, se vengeait ainsi par une acte éclatant, lors de cette photo prise à sept heures du matin … !

Cette photo sera ensuite reprise par d'autres artistes ...

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James Montgomery Flagg, illustrateur.

Publié le par Perceval

James Montgomery Flagg, illustrateur.

James Montgomery Flagg (18 juin 1877 – 27 mai 1960) est un peintre et illustrateur Américain. Artiste éclectique, il fait aussi bien de la peinture classique que de la bande dessinée, mais il est surtout connu pour ses affiches.

 

Flagg est né à Pelham Manor, un village du comté de Westchester dans la banlieue de New York. Passionné par le dessin dès son jeune âge, à douze ans il voit ses premières illustrations publiées dans les magazines. À 14 ans il travaille pour Life Magazine, et l'année suivante il fait partie de l'équipe de Judge. À 20 ans, il étudie les arts plastiques à Londres et Paris, puis revient aux États-Unis, où il produit de manière prolifique des illustrations pour des livres, des couvertures de magazine, des dessins humoristiques politiques, de la publicité, et des croquis.

 

 

Son affiche la plus célèbre est créée en 1917 pour encourager le recrutement dans l'armée des États-Unis pendant la Première Guerre mondiale. Elle montre l'Oncle Sam pointant son doigt vers l'observateur.

Le personnage de l'Oncle Sam a commencé à être utilisé pendant la guerre de 1812. Oncle Sam a toujours été dépeint comme un homme bourru, mais sympathique.

James Montgomery Flagg, illustrateur.
James Montgomery Flagg, illustrateur.James Montgomery Flagg, illustrateur.James Montgomery Flagg, illustrateur.
James Montgomery Flagg, illustrateur.James Montgomery Flagg, illustrateur.James Montgomery Flagg, illustrateur.
James Montgomery Flagg, illustrateur.James Montgomery Flagg, illustrateur.James Montgomery Flagg, illustrateur.

L'un des sujets préférés de Flagg était celui des femmes. Pendant les années 1920, Flagg privilégiait dans ses dessins les courbes féminines, ce qui était contre la tendance du temps. Son image de sa femme idéale n'a jamais changé au fil des ans.  

Auto-portraits ...

James Montgomery Flagg, illustrateur.
James Montgomery Flagg, illustrateur.
James Montgomery Flagg, illustrateur.
James Montgomery Flagg, illustrateur.
James Montgomery Flagg, illustrateur.
James Montgomery Flagg, illustrateur.
James Montgomery Flagg, illustrateur.
James Montgomery Flagg, illustrateur.
James Montgomery Flagg, illustrateur.
James Montgomery Flagg, illustrateur.
James Montgomery Flagg, illustrateur.
James Montgomery Flagg, illustrateur.
James Montgomery Flagg, illustrateur.
James Montgomery Flagg, illustrateur.
James Montgomery Flagg, illustrateur.
James Montgomery Flagg, illustrateur.
James Montgomery Flagg, illustrateur.
James Montgomery Flagg, illustrateur.

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Le jeu d'échecs avec dames. -3/4-

Publié le par Perceval

Le jeu d'échecs avec dames. -3/4-

Les Échecs (Eschez) amoureux, d’Evrart de Conty

Les Eschez amoureux d’Evrart de Conty, médecin du futur Charles V, paru en 1370, poème allégorique réécriture du Roman de la Rose. Recueil de préceptes à l’usage d’un futur prince, l’ouvrage se termine sur l’apprentissage de la science subtile de l’amour allégorisée et moralisée au travers d’une partie d’Échecs. Le jeune prince, mis en scène, au terme de sa quête, rencontre une damoiselle et l’affronte devant un échiquier symbolique. À chacun des adversaires sont allouées des pièces représentant les qualités l’amour courtois.

La forme carrée de l’échiquier signifie l’égalité, la justice et la loyauté qui doivent résider dans l’amour. Chaque case du plateau porte le nom d’une vertu (Noblesse, Pitié, Jeunesse, Beauté), d’une qualité (Doux regard, Bel accueil, Beau maintien) ou d’un vice (Honte, Fausseté). Une jeune fille s’oppose à un jeune homme : le jeu d’échecs est aussi un théâtre amoureux où tester les pouvoirs réciproques des deux sexes et les capacités de séduction d’autrui. Le texte en prose des Échecs amoureux développe particulièrement les passages mythologiques. Le jeu d’échecs, censé servir de point de départ et de prétexte à une description éthique du monde, passe quelque peu au second plan. L’idée forte néanmoins demeure, qui fait des échecs un microcosme où se lit l’ordre et le destin de la société. Déjà présente dans la culture perse et arabe des VIIIe et IXe siècles, cette idée a connu en Occident, jusqu’à l’époque moderne, une vogue considérable. BnF

Plus subtilement, les jeux servent aussi de métaphore aux rituels de l'amour, comme sur ce vitrail, où sont représentées les premières étapes de la conquête amoureuse. Il s'agirait d'Édouard II de Beaujeu et de la fille de Guyonnet de La Bessée, d'une grande famille de Villefranche. Édouard déplace une pièce qui semble être une dame, déplacement qui lui donnerait la victoire - la main droite de la jeune femme semble exprimer du dépit. En même temps, la main gauche de Mlle de La Bessée laisse supposer que la victoire du sire ne se limitera pas à l'échiquier.
De nombreuses légendes reposent sur cet épisode, en particulier l'enlèvement de la jeune femme par Édouard et le juste châtiment de ce dernier, obligé de céder sa seigneurie au duc de Bourbon en 1400. Si les échecs permettent d'arriver à "dame nouvelle", pour parler comme Charles d'Orléans, les jeux de dés renvoient à une image moins civilisée, celle du hasard, de l'amour aveugle, marqué par l'instabilité, les rebondissements et. les tricheries.

 

Lucas Van Leyden reprend la tradition médiévale qui opposait une femme à un homme. La femme s'apprête à jouer un coup qui lui fera perdre la partie car elle n'a pas vu que son roi est en prise.

Est-ce la raison pour laquelle son adversaire, l’œil plissé et esquivant un mauvais sourire, feint de ne pas voir l’échiquier et de ne pas prêtre attention au piètres conseils qu'elle reçoit ?

Est-ce pour cette raison qu'un autre signale d'un mouvement de la main qui indique le danger, qu'une erreur va être commise, tandis que celui qui l'écoute prend le masque de qui détient un lourd secret à ne pas révéler, pour laisser la femme succomber aux desseins masculins. Et cette dame de religion, derrière, n'est-elle pas là pour bénir une telle reddition ?

Et ce conseil, dès lors, est-il seulement maladroit ou n'est-il pas plutôt un piège tendu pour faire perdre à la belle la partie dont elle serait l'enjeu ?

Ainsi que l'a révélé Denis de Rougemont dans l'Amour et l'Occident, la grande période de l'amour courtois coïncide avec la transformation des échecs et le développement du rôle de la Reine qui devient, dans le jeu, la pièce maîtresse.

C'est aux échecs que jouent, agrippés au mât du navire qui les emmène, Tristan et Yseult, thème repris aussi bien sur le dos de miroir en ivoire conservé au Louvre que dans un manuscrit enluminé que déteint la BNF.

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Il y a cent ans: Des cartes de Xavier Sager.

Publié le par Perceval

Il y a cent ans: Des cartes de Xavier Sager.
Il y a cent ans: Des cartes de Xavier Sager.
Il y a cent ans: Des cartes de Xavier Sager.
Il y a cent ans: Des cartes de Xavier Sager.
Il y a cent ans: Des cartes de Xavier Sager.
Il y a cent ans: Des cartes de Xavier Sager.
Il y a cent ans: Des cartes de Xavier Sager.
Il y a cent ans: Des cartes de Xavier Sager.
Il y a cent ans: Des cartes de Xavier Sager.
Il y a cent ans: Des cartes de Xavier Sager.

La biographie de ce peintre et illustrateur, reste obscure... On ne sait, si elle doit se confondre avec un peintre français né en 1881, et mort en 1969.

Xavier Sager ( ou les 'nègres' de son atelier) a dessiné une grande quantité de cartes, qui illustrent une vie mondaine et parisienne. La plupart des cartes ont été dessinées vers les années 1910.

C'est, en particulier du fait du sujet de certaines cartes, que le sénateur Béranger a fait voter un texte interdisant la mise en vente de l'écrit ou du dessin licencieux.

 

Il y a cent ans: Des cartes de Xavier Sager.
Il y a cent ans: Des cartes de Xavier Sager.
Il y a cent ans: Des cartes de Xavier Sager.
Il y a cent ans: Des cartes de Xavier Sager.
Il y a cent ans: Des cartes de Xavier Sager.
Il y a cent ans: Des cartes de Xavier Sager.
Il y a cent ans: Des cartes de Xavier Sager.
Il y a cent ans: Des cartes de Xavier Sager.
Il y a cent ans: Des cartes de Xavier Sager.
Il y a cent ans: Des cartes de Xavier Sager.
Il y a cent ans: Des cartes de Xavier Sager.
Il y a cent ans: Des cartes de Xavier Sager.
Il y a cent ans: Des cartes de Xavier Sager.
Il y a cent ans: Des cartes de Xavier Sager.
Il y a cent ans: Des cartes de Xavier Sager.
Il y a cent ans: Des cartes de Xavier Sager.Il y a cent ans: Des cartes de Xavier Sager.
Il y a cent ans: Des cartes de Xavier Sager.Il y a cent ans: Des cartes de Xavier Sager.
Il y a cent ans: Des cartes de Xavier Sager.
Il y a cent ans: Des cartes de Xavier Sager.
Il y a cent ans: Des cartes de Xavier Sager.
Il y a cent ans: Des cartes de Xavier Sager.
Il y a cent ans: Des cartes de Xavier Sager.
Il y a cent ans: Des cartes de Xavier Sager.
Il y a cent ans: Des cartes de Xavier Sager.

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