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Articles avec #arts visuels tag

Jacqueline Osborn

Publié le par Perceval

Jacqueline Osborn crée des images fortes, graphiques ; qui me rappellent , bien sûr, Edward Hopper. Anglaise, elle vit en Californie, où elle a déjà passé la moitié de sa vie.

 

Son travail communique de précieux moments de tous les jours - des moments insaisissables - qui racontent des impressions qui emplissent notre mémoire, et se figent dans ces instants d'une autre époque... Sa palette chaude et sobre suggère une ambiance d'une époque révolue hors de portée...

 

Jacqueline Osborn
Jacqueline Osborn
Jacqueline Osborn
Jacqueline Osborn
Jacqueline Osborn
Jacqueline Osborn

 

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The Saturday Evening Post avec l'artiste Ruiz Burgos, hommage à N. Rockwell et J.C. Leyendecker

Publié le par Perceval

The Saturday Evening Post avec l'artiste Ruiz Burgos, hommage à N. Rockwell et  J.C. Leyendecker
The Saturday Evening Post avec l'artiste Ruiz Burgos, hommage à N. Rockwell et  J.C. Leyendecker
The Saturday Evening Post avec l'artiste Ruiz Burgos, hommage à N. Rockwell et  J.C. Leyendecker
The Saturday Evening Post avec l'artiste Ruiz Burgos, hommage à N. Rockwell et  J.C. Leyendecker

Comme un affectueux hommage aux couvertures d'antan du '' The Saturday Evening Post '', l'artiste Ruiz Burgos a élaboré ses propres couvertures, avec un résultat magnifiquement réussi.

Avec des personnages comme Zatanna et Wonder Woman dans des tons d'époque, il rend hommage à des chefs-d'œuvre de Norman Rockwell (1894-1978) et JC Leyendecker (1874-1951).

*****

Norman Rockwell, est né à New York en 1894, et mort en 1978. Il est l'un des illustrateurs les plus populaires des États-Unis. Véritable peintre de la vie américaine avec ses dessins précis et inspirés, il annonce le courant de l'hyperréalisme des années 1960.

À 22 ans, Norman Rockwell obtient sa première couverture du Saturday Evening Post qu’il considère comme une « magnifique vitrine de l’Amérique ». En 47 années de carrière, il a réalisé 321 couvertures de ce magazine...


Joseph Christian Leyendecker ( né en 1874 en Allemagne, et mort en 1951 dans l'État de New York) fut l'un des plus importants illustrateurs américains du début du XXe siècle. Il est surtout connu pour ses affiches, livres, illustrations publicitaires... Pendant l'âge d'or de l'illustration américaine, pour The Saturday Evening Post seul, J. C. Leyendecker a produit 322 couvertures, ainsi que plusieurs publicités pour ses pages intérieures.

 

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Maria Luisa Casati, par Boldini

Publié le par Perceval

 

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Portrait de Maria Luisa Casati avec un Greyhound. Huile sur toile, 1908.

Luisa Adela Rosa Maria von Amann est née à Milan en 1881 dans une richissime famille austro-italienne. En 1900, elle se marie avec Camillo, Marquis Casati Stampa di Soncino (1877-1946). Après la naissance de leur seul enfant, ils vivent chacun de leur côté. La séparation est déclarée en 1914, mais le mariage durera jusqu'à la mort du Marquis.

 Luisa-Casati--1881-1957--with-Paul-Cesar-Helleu-and-Giovann.jpg

Photographie de Mariano Fortuny réunissant le peintre Paul Cesar Helleu (1859-1927) à gauche, Boldini au centre et Maria Luisa Casati à droite. 1913.

 

Elle mène une vie totalement excentrique, se promenant avec deux guenons ou avec des serpents vivants en guise de bijoux.

En 1910 elle s'installe dans un palais vénitien sur le Grand Canal. Elle est ami avec Cocteau, Montesquiou, Diaghilev et sert de modèles à de nombreux artistes comme Man Ray, tout en aidant leur carrière, notamment celle des Futuristes. Elle a une aventure avec d'Annunzio mais aussi avec Romaine Brooks (1874-1970) portraitiste et lesbienne célèbre. 

En 1930, elle est totalement ruinée et a une dette de 25 millions de dollars. Coco Chanel est une de ses débitrices. Tout ce qui lui appartenait est vendu. Elle s'installe à Londres et finira par faire les poubelles. Elle meurt en 1957 à 76 ans, sans un sou vaillant.

Boldini a fait au moins trois portraits de la Marquise, dont un entièrement nue. Tous les artistes qui l'ont représentée se sont accordés à dire que si elle n'était pas d'une beauté exceptionnelle, il émanait de sa personne un magnétisme extraordinaire.

Boldini-Portrait-de-Maria-Luisa-Casati-nue-1914.jpg giovanni-boldini--Nue-a-la-chevelure-rousse.jpg
Boldini: Portrait de Maria Luisa Casati nue, 1914 Giovanni-Boldini- Nu à la chevelure rousse

Ce 'nu à la chevelure rousse', est sans doute aussi un portrait de la Marquise.

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The Saturday Evening Post

Publié le par Perceval

Le '' Saturday Evening Post '' du 09 Février 1957

Le '' Saturday Evening Post '' du 09 Février 1957

''The Saturday Evening Post'' semble avoir vu le jour le 4 août 1821 - même si le journal revendique sa création par Benjamin Franklin en 1728 avec le ''Pennsylvania Gazette'' - sous la forme d'un hebdomadaire qu'il conservera jusqu'au 8 février 1969.

Il s'impose au cours du XIXe siècle comme un journal familial et populaire, disons celui de la classe moyenne, proposant des articles de fond politiques et d'actualité, des chroniques sportives ou encore des feuilletons.

Saturday Evening Post - 1906-04-07 - Saturday Evening Post - 1909-11-06 -

En 1897, Curtis part de l'idée que le principal intérêt d'un homme dans la vie est sa réussite dans l'entreprise; ainsi, aussi bien les documentaires que la fiction concernent la vie d'hommes d'affaires, et de leur épouse. Le point de vue de cette revue, conservateur et sa forte admiration pour la réussite matérielle correspond aux goût de la classe moyenne, qui chaque jeudi soir s'installe dans un fauteuil avec elle....

Cover Saturday Evening Post, 1920 par J.C. Leyendecker,  The Saturday Evening Post - 6 March 1920 -

Dès le début du XXe siècle, le Post offre systématiquement à ses lecteurs une couverture illustrée présentant une scène de la vie quotidienne. Les plus connues des couvertures du journal sont probablement à mettre au compte du peintre Norman Rockwell. Dans les années 1920 et 1930, le journal publie des nouvelles de certains grands auteurs comme Agatha Christie, Francis Scott Fitzgerald ou John Steinbeck.

 

 

 

 

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Le jeu du Mah-Jongg -1924-  1933 Saturday Evening Post Cover ~ Marland Stone
Cover dated October 19, 1940 - Sat_navy Saturday Evening Post - 1959 -
Saturday Evening Post _ 1987 05-06 Mia Farrow as Daisy Buchanan

 

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Giovanni Boldini et ses modèles... -2-

Publié le par Perceval

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Portrait de Consuelo Vanderbilt, Duchesse de Malborough avec son fils Ivor Spencer-Churchill. Huile sur toile, 1906.

Consuelo Vanderbilt (1877-1964), Duchesse de Malborough. Du mariage avec le Duc, elle aura deux fils John Spencer Churchill (1897-1972) et Ivor Spencer Churchill (1898-1956) qui est représenté sur le tableau. Après son divorce, elle épouse l'aviateur Louis-Jacques Balsan (1869-1956) en 1921. Elle vivra en France, ayant une grande activité philanthropique, jusqu'à la mort de son mari. Elle finira ses jours aux Etats-Unis.

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Gladys-Deacon-as-painted-by-Boldini.jpg

Portrait de Gladys Deacon. Huile sur toile 1905-1908.

A l'âge de 14 ans, Gladys Deacon rencontre à Blenheim Palace, Charles Spencer-Churchill, 9ème Duc de Malborough (1871-1934) qui a alors 24 ans. Elle en tombe amoureuse et décide qu'elle l'épousera.

Le Duc est mariée depuis 1895 avec Consuelo Vanderbilt... Dans les années 1900, Gladys Deacon est considérée comme une des plus belles femmes de son époque... De nombreux prétendants se pressent pour avoir sa main mais ils sont tous repoussés au nom de son amour pour le Duc de Malborough.

Elle devient la maîtresse du Duc (enfin une de ses maîtresses !). Celui-ci divorce en 1920 de Consuelo Vanderbilt et épouse Gladys Deacon en 1921. L'union sera catastrophique ... ( Nous en reparlerons ...)

Boldini l'a peinte alors qu'elle était au sommet de sa beauté et que ses yeux d'un bleu profond et son intelligence aiguë fascinaient toute la haute société européenne.

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La comtesse Gabrielle de Rasty, maitresse de Boldini, va l'introduire auprès de tous ceux qui comptent dans la capitale et qui sont fiers de lui commander leur portrait, et, plus tard, ceux de leurs épouses.

Boldini a laissé de nombreux portraits de la comtesse Gabrielle de Rasty, dont l'ardeur montre l'importance de sa passion amoureuse et qui traduisent une évidente complicité entre eux. La belle était mariée (Boldini a même portraituré son époux) et nombre de ses représentations sont officielles, c'est à dire susceptibles d'être vues de tous. Mais entre les deux, la liaison est torride au point que le peintre loue à sa dulcinée une garçonnière, au 24 de la rue Trudaine, pour y passer de longs moments, voire, une année, des vacances, avec elle.

La comtesse de Rasty couchée - 1880 (pastel) Collection privée

Il en reste des œuvres nettement moins "avouables" comme ce pastel aux accents intimes et érotiques, où, dans la claire lumière d'une journée d'été, la comtesse s’alanguit sans pudeur, dévoilant au peintre ses charmes les plus secrets. Dans cette scène privée, la femme, esquissant un sourire comblé, semble prête à s'étirer, avec une douce langueur. Leur liaison, commencée en 1874, durera de nombreuses années, avec diverses fortunes Boldini, étant, nous le savons, un "homme à femmes" ! 

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Giovanni Boldini et quelques unes de ses modèles... -1-

Publié le par Perceval

Giovanni Boldini et quelques unes de ses modèles... -1-

L' exposition " Boldini. Le spectacle de la modernité " à Forli, jusqu'au 15 juin 2015

Entre 1880 et 1920, toutes les célébrités des arts et de la haute société ont croisé ou se sont arrêtés devant Giovanni Boldini ( 1842- 1931) . Certains lui doivent leur notoriété. Il est un peintre mondain, superficiel, sans doute, mais quel plaisir de scruter dans chacun de ses tableaux - outre la séduction qui se dégage de ces femmes - leur visage, leurs mains, le rendu des étoffes ...

Boldini entre aux Beaux-Arts de Florence en 1863. En 1867, il fait la connaissance d'Edgar Degas qui séjourne souvent à Florence et il visite avec lui l'Exposition Universelle de Paris et rencontre de nombreux artistes. Ce sont les tableaux d' Edouard Manet et Gustave Caillebotte qui lui font la plus grosse impression.

A partir de 1871, Boldini s'installe à Paris. Sa réputation augmente et à partir de 1889, il devient le portraitiste le plus réputé de son temps. Il fait les portraits de toutes les célébrités. Il expose à Paris, New-York et Londres. Les clients aiment ce mélange de touches légères et de sophistication des vêtements et des visages. Les fonds sont parfois, à peine esquissés, ce qui donne une grande spontanéité à des tableaux très bien construits.

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Portrait de Josefina Alvear de Errazuriz. Huile sur toile, 1892.

Josefina de Alvear fût l'épouse de Matias Errazuriz Ortusar, diplomate argentin en 1897, quelques années après que le tableau ait été peint. En poste à Paris de 1906 à 1917, le diplomate et son épouse, grands amateurs d'art se constituèrent une collection d'antiquités européennes qu'ils installèrent dans leur maison de Buenos-Aires. A la mort de Josefina Alvear de Errazuriz en 1935, elle légua sa résidence à l'état argentin qui en fit le Musée National des Arts Décoratifs. La robe en satin jaune et parements noirs est un chef-d'œuvre d'élégance.

Portrait de Mme Georges Hugo, née Ménard-Dorian. Huile sur toile, 1898.

Pauline Ménard-Dorian est née en 1870. Fille d'un armateur et maître de forges et d'une mère ardente républicaine qui réunissait dans son salon, Clémenceau, Rodin, Rochefort ou Alphonse Daudet, elle épouse en 1894 Georges Hugo, petit-fils de Victor Hugo, qui était peintre.

Elle tiendra un salon qui comptera Marcel Proust, Emile Zola, Jean Cocteau ou Max Jacob comme hôtes.

Mme Georges Hugo décèdera en 1941 dans le midi de la France.

Le tableau de Boldini est caractéristique de ses portraits brillants et mondains. La robe est magnifiquement rendue.

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Portrait de Mme Juillard en rouge. Huile sur toile, 1912.

Mme Juillard était l'épouse d'un très important banquier parisien.

Portrait de la Comtesse Zichy. Huile sur toile, 1905.

Ce magnifique portrait est celui d'une aristocrate hongroise dont la famille a été liée au plus hautes personnalités historiques (une Comtesse Zichy a été l'épouse du Prince de Metternich).

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Portrait de Marthe Bibesco. Huile sur toile, 1911.

Marthe Lahovary est née en 1886 dans une famille de diplomate proche de la famille royale de Roumanie, une branche des Hohenzollern. Elle épouse en 1901, le Prince Georges Valentin Bibesco (1880-1941), frère d'Antoine, un très grand ami de Marcel Proust. Le couple est reçue par le Kronprinz d'Allemagne. Le couple ne s'entend pas mais décide de ne pas divorcer, chacun vivant sa propre vie. Elle reçoit aussi le Tsar Nicolas II en Roumanie.

Elle commence à écrire en français en 1908 sur un voyage qu'elle a effectué en Perse avec son mari. Le livre a du succès et la Princesse Bibesco se révèle un écrivain de talent. Entre les deux guerres, sa gloire littéraire est à son apogée. Ses amis son Valéry, Mauriac, Cocteau ou Rilke. Elle habite le plus souvent un appartement à Paris mais reçoit l'été dans son château de Roumanie tout le gratin politique européen, y compris des têtes couronnées. 

En 1948, les communistes prennent le pouvoir en Roumanie et confisquent tous le biens des Bibesco. A partir de là, Marthe Bibesco ne vivra plus que de sa plume. Elle est élue en 1955 à l'Académie de Belgique. Elle est reçu par le Général de Gaulle et assiste au dîner en l'honneur du Roi de Suède. Elle meurt en 1973. Son œuvre littéraire est totalement oubliée.


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Giovanni-Boldini--Marthe-de-Florian--1898-.jpg

La "dame en rose"

Ce tableau de Giovanni Boldini vient d'être « redécouvert ». Il était soustrait des regards du public, chez la petite fille de la « dame en rose », retirée dans le midi et qui est décédée à 91 ans, l'année dernière. … Il était accroché dans le salon et représente une superbe femme, Marthe de Florian ( de son vrai nom Mathilde Baugiron) , nimbée dans une robe du soir en mousseline rose pâle.

Mme de Florian était ce qu'on appelle à l'époque "une demi-mondaine". Actrice de théâtre, Marthe de Florian était d'une beauté exceptionnelle. Elle était la muse de Boldini. Et bien que mariée, elle était aussi sa maîtresse.

Cette femme avait de nombreux admirateurs qu'elle recevait dans son appartement. "Elle classait les lettres d'amour de ses amants, par expéditeur, en petits paquets retenus par des rubans de couleur différente", raconte un expert qui s'est occupé de l'inventaire.

Dans ses tiroirs, on a aussi retrouvé des cartes de visite d'hommes politiques de l'époque, comme Clemenceau, Waldeck-Rousseau, Doumergue ou Deschanel.

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Federico Beltrán y Masses (1885-1949), peintre -2/2-

Publié le par Perceval

Ce qui a retenu mon attention, chez ce peintre, c'est la représentation qu'il fait du corps de la femme... En ce début du XXe s., cette représentation scandalise, fascine et fait son succès...

Federico Beltrán y Masses a été le peintre à la mode dans les années vingt. Après la Première Guerre mondiale, Federico Beltran Masse (1885-1949) a profité de l'optimisme d'une époque ouverte au jazz, à la mythologie, à la fantaisie orientale... Beaucoup de ses modèles ont été des danseurs, des actrices, des dames de la noblesse ...

Rappel de Goya ...

Goya - La Maja Vestida y La Maja Desnuda, 1802-1805

Le travail de Federico Beltrán est complexe à classer, mais il pourrait être situé entre l'Art déco et le symbolisme. Beltran était un grand peintre du portrait, et c'est dans ce domaine qu'il développe principalement son travail. Il observe ses personnages et recherche en chacun ce qui évoque la beauté. Il n'hésite pas à convoquer : imaginaire, mémoire, allégorie, exotisme, illusion ... pourvu que cela reflète l'esprit et la philosophie de la personne représentée. L'objectif de Federico Beltrán n'est pas de peindre la réalité.

Beltran accorde une attention particulière aux détails, il met l'accent sur la qualité de l'habillement et des bijoux. Les Ambiances exotiques, l'éclat du tissu, des métaux précieux et de pierres, l'éclat des perles orientales ... sont aussi très présents sur ses oeuvres. L'environnement évoque l'élégance de cadres luxueux et oniriques....

Federico Beltrán a commencé à exposer à Barcelone et Madrid, non sans causer du scandale par l'érotisme évident de ses œuvres. Il a déménagé à Paris, une ville qui lui a donné une plus grande liberté artistique.

L'exposition Stair Sainty Gallery a montré les plus célèbres tableaux du peintre, les 'Salomé' (1918), qui ont provoqué un scandale monumental en 1929 à Londres par la position explicite de la figure féminine nue. 'Salomé' était pour les Anglais "le plus audacieux nu jamais peint"

 

 

Salomé Salomé

Paysages sombres et personnages en lumière, Federico Beltrán a peint avec peu de lumière pour mieux étudier le contraste entre la figure et l'environnement. Le style est allégorique, avec des références à la musique et la poésie, avec un fort héritage espagnol dans les motifs. Beaucoup de paysages sont foncés, vert et bleu, et les corps brillent éclairés par une lumière qui semble venir de la peau.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Mariage de Beltran Masses avec Irene Narezo Dragoné Auto-portrait de Federico Beltrán-Masses (1885-1949)

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Federico Beltrán y Masses (1885-1949), peintre -1/2-

Publié le par Perceval

Federico Beltrán y Masses (1885-1949), peintre -1/2-

Federico Beltrán est né en 1885 à Cuba, dernière colonie de l'Espagne. Sa famille était d'origine catalane. Il a passé sa jeunesse à Barcelone où il a commencé à se former en tant qu'artiste. Plus tard, il est allé vivre à Madrid où il a pris des cours avec le peintre espagnol Joaquin Sorolla. Il a épousé Irene Narezo Dragone, un peintre comme lui, qui venait d'une famille riche et distinguée. Dans le but de favoriser sa carrière, le couple a déménagé à Paris où ils ont vécu de 1916 à 1946. Federico Beltrán a participé à de nombreuses expositions à Paris, et très vite son travail a été reconnu et admiré.

Irène Narezo Frédérico Beltran Massés Irène Narezo

En 1920, la XIIe Biennale de Venise a consacré une grande salle pour montrer son travail. Cette exposition a eu un grand impact non seulement sur ​​le monde artistique de l'époque, mais aussi sur le propre travail de Beltran. Il a incorporé l'environnement vénitien dans ses portraits et fait de l'architecture et de l'eau de la ville une source symbolique d'inspiration pour ses peintures.

Frédérico Beltran Massés S.M. Alphonse XIII roi d'Espagne, La reine et le Peintre Frédérico Beltran Massés
Frédérico Beltran et Rudolf Valentino Frédérico Beltran Massés à Madrid lors d'une exposition

Beltran était un homme extrêmement affable et gentil et c'est une des raisons pour lesquelles il a si facilement gagné l'amitié et le respect de ses contemporains. Ses clients étaient ses amis. Federico Beltrán était apprécié des acteurs de l'âge d'or de Hollywood comme Charles Chaplin , Rudolph Valentino, Joan Crawford et Gloria Swanson . Dans le même temps, il a côtoyé le roi Alfonso XIII (mécène de l'artiste après avoir vu l'exposition à l'Hôtel Palace à Madrid en 1916), l'aristocratie et les magnats...

Sa renommée en tant que peintre de talent, grandement améliorée par la couverture médiatique de ses expositions, s'est propagée rapidement. La haute société souhaitait le rencontrer et être peinte par lui. Il a été le peintre de l'époque. Sa renommée ne se limitait pas à la société parisienne, mais aussi là où les aristocrates, politiciens, banquiers, écrivains et de grands artistes d'horizons différents se trouvaient.

 

  Federico_Beltrán_Masses Portrait_of_Alicia_Nikitina

Federico Beltrán avait un esprit curieux et cela a contribué à son amour des voyages qui a permis à son travail de se faire connaître à l'échelle internationale. Il a été proche des gens provenant de nombreuses parties du monde. Il a peint des aristocrates, des princes, des rois et ducs, des Maharajas exotiques et des banquiers d'affaires, des présidents de différents pays, des ambassadeurs, des représentants de la milice, des intellectuels, des écrivains, des chanteurs, des danseurs et de beaucoup acteurs. Sa renommée le précédait. En Amérique, il est rapidement devenu le peintre recherché et a rencontré la société d'Hollywood, de Los Angeles, Palm Beach et New York.

Federico Beltran y Masses, Pola Negri et Rudolph Valentino

Il a entretenu une amitié très étroite avec l'acteur Rudolf Valentino, la première grande star d'Hollywood, qu'il a peint deux fois. L'acteur est rapidement devenu l'un des plus grands admirateurs du travail de Beltran et leur amitié, avec le grand prestige qu'il avait à l'échelle internationale en tant que peintre, a fait de lui le favori de la jet-set américaine de l'époque.

 

Lorsque la Seconde Guerre mondiale a débuté, le monde du glamour, et de l'argent facile a cédé la place aux restrictions et aux difficultés. Les commissions étaient moins nombreux, et Beltran est tombé malade. Il a décidé de revenir à Barcelone. Il a repris sa place dans la société catalane. Il a commencé à peindre des portraits, cette fois de personnalités éminentes de la ville qui se remettaient d'une guerre civile dure.

Federico Beltrán est décédé à Barcelone en 1949. Il n'a pas eu d'enfants. Sa femme, Irene Narezo, est décédée en 1970.

à suivre ...

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L'Art d'aimer au Moyen-Age- 2/2 -

Publié le par Perceval

Le Roman de la Rose.
Le Roman de la Rose.
Le Roman de la Rose.
Le Roman de la Rose.
Le Roman de la Rose.
Le Roman de la Rose.
Le Roman de la Rose.
Le Roman de la Rose.
Le Roman de la Rose.
Le Roman de la Rose.
Le Roman de la Rose.
Le Roman de la Rose.
Le Roman de la Rose.
Le Roman de la Rose.
Le Roman de la Rose.

Le Roman de la Rose.

L'Art d'aimer au Moyen-Age- 2/2 -
L'Art d'aimer au Moyen-Age- 2/2 -
L'Art d'aimer au Moyen-Age- 2/2 -
L'Art d'aimer au Moyen-Age- 2/2 -

L'art d'aimer au Moyen-âge, c'est plus que les arts d'aimer d'Ovide ; Ovide infiniment copié, imité , traduit à cette époque... Le Moyen-âge s'est fait de l'amour une idée originale et neuve. Il a lié l'amour et la poésie, et a pris au sérieux le désir, au point d'y voir, par la médiation de l'art littéraire, la clé de toute révélation de soi et le moteur de tout dépassement de soi.

Dans les dernières années du XIe siècle apparaissent des formes littéraires originales, promises à un développement rapide et spectaculaire : la chanson de geste en langue d’oïl, la poésie lyrique et amoureuse des troubadours en langue d'oc.

 

Les troubadours proposent un art d'aimer : la fin'amor, l'amour affiné, parfait, épuré, non pas dans le sens qu'il serait platonique, mais comme un métal en fusion qui coule du creuset, pur de tout alliage et de toute scorie. C'est cet amour que nous appelons communément aujourd'hui l'amour courtois, l'amour tel qu'il se pratique dans le milieu raffiné des cours.

On a souligné la parenté formelle qui unit les chansons de Guillaume IX aux genres poétiques cultivés par les arabes de l’Espagne andalouse, l'amour courtois et l'amour odhrite des poètes arabes...

L'art d'aimer médiéval découle de l'effort pour faire vivre le désir, pour lui éviter la satiété comme le désespoir...

En effet : L'amour est par nature paradoxal et contradictoire. L'amour c'est le désir. Le désir désire son assouvissement. Assouvi, il meurt. La nature du désir est de désirer la mort. Et s'il désire vivre sa vie de désir, il désire la frustration, non la satisfaction...

André le Chapelain, a écrit au XIIe siècle un traité intitulé ordinairement De Amore, et souvent traduit, de façon quelque peu fautive, Traité de l'Amour courtois... De Amore a été écrit à la demande de Marie de France, fille du roi Louis VII et d'Aliénor d'Aquitaine.

Dans la seconde partie du traité, « Comment maintenir l'amour ? », l’auteur expose 21 « jugements d’amour » qui auraient été prononcés par certaines des plus grandes dames du royaume de France : sept de ces jugements sont attribués à Marie de France, comtesse de Champagne, trois à sa mère, Aliénor d'Aquitaine, trois autres à sa belle-sœur, la reine de France Adèle de Champagne, deux à sa cousine germaine, Élisabeth de Vermandois, comtesse de Flandre, un à l'« assemblée des dames de Gascogne » et cinq à Ermengarde de Narbonne (jugements 8, 9, 10, 11 et 15), qui est la seule dame nommément désignée par l'auteur qui ne soit pas apparentée aux autres. En dépit du caractère probablement fictif de ces jugements, ils attestent de la renommée acquise par Ermengarde dans le domaine de l’amour courtois, même dans l’ère culturelle de la langue d'oïl.

Sources : L'Art d'aimer au Moyen-âge - Michel Zink

Voir aussi, ICI, La-femme-convoitée-et-l'amour-courtois

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L'Art d'aimer au Moyen-Age- 1/2 -

Publié le par Perceval

L'Art d'aimer au Moyen-Age- 1/2 -

 

« Apprenons l'art d'aimer, de plaire tour à tour. Ne cherchons en un mot que l'amour dans l'amour... » Lettre d’Héloïse à Abélard.

 

 

L'espèce humaine est la première à inscrire les relations entre les sexes dans une conception globale du monde. Elle fait même de ''l'amour'' et de ses interdits un des fondements majeurs des premières civilisations...

Pour les premiers humains, la femme est accueil, lieu de ressourcement ; l'homme est puissance et mouvement ; la femme est ''terre'', l'homme est ''ciel'', disent les peuples des débuts. La femme a un projet de vie : la transmettre. L'homme a un projet de conquête, par peur de la mort. Les hommes ont peur des femmes qui, en leur donnant la vie, leur donnent du même coup la mort.

A partir du XIe siècle, alors que dans le reste du monde diminue encore très largement la polygamie, au moins pour les maîtres, l'ordre social commence à se réinstaller assez solidement en occident et à imposer la monogamie.

En 1074, au concile de Rome, le pape Grégoire VII continue d'interdire aux prêtres de convoler. Pour lui, la femme reste la tentatrice, et la sexualité un symbole du péché...

Cependant, du fait des guerres et des croisades, les femmes prennent de l'assurance, tiennent parfois la place du 'seigneur'... Le mariage devient une forme de vie théologiquement acceptable : en 1123, le premier concile de Latran affirme que l’accès à la béatitude céleste n'est point réservée aux vierges, qu'il est permis entre époux. En matière sexuelle, l’Église a le plus grand mal à imposer ses règles, en particulier interdire aux prêtres de vivre avec des concubines ...

En ce XIIe siècle, se créent des assemblées souvent féminines, dites cours d'amour, où l'on devise sur l'amour : venu de Byzance et des pays de culture grecque, Eros réapparaît sous la forme d'un coup de foudre meurtrier. Dans ce cours, le jour de la Saint-Valentin ( lequel devient à ce moment le 'patron' des amoureux), les seigneurs chantent et complimentent dames et demoiselles. Des chartes établissent les nombreuses règles...

Une des premières vois de femmes s'exprime, vers 1160, Marie de France écrit : « Ni vous sans moi, ni moi sans vous », dans son Lai du chèvrefeuille. Dans la première partie du Roman de la Rose de Guillaume de Lorris, vers 1235, une jeune femme attire un jeune homme près d'une fontaine du jardin de Déduit où Eros lui décoche une flèche en plein cœur.

Inspirés par les pratiques et les lectures d'Arabie, d'Inde, ainsi que des classiques grecs et latins, les croisés réimportent l'érotisme et l'amour en Europe.

L'Eglise continue de tenter d'endiguer l'amour, qu'il soit réel ou courtois. Elle se résigne néanmoins au XIIIe s., à ce que les conjoints s'aiment. En 1204, Innocent III proclame que le mariage est l'un des sept sacrements, mais les théologiens disputent toujours sur la nature de ce sacrement.

Sources : Amours de Jacques Attali.

Les illustrations proviennent de différentes éditions du '' Roman de la Rose''

Le Roman de la Rose est une des oeuvres importantes de la littérature médiévale française. Il comporte deux parties.

La première partie fût écrite par Guillaume de Lorris, vers 1237.

Le poète a la vision, dans un songe de son destin amoureux. Il accède au verger de déduit (plaisir) où il est séduit par une rose merveilleuse. En effet, au milieu d'un verger paradisiaque, il découvre dans la fontaine de narcisse, miroir magique, un buisson de roses.. Fasciné par un bouton de rose, il en tombe amoureux. Ce récit, qui s 'inspire de l'Art d'Aimer d'Ovide, raconte la cour du poète à son aimée et ses tentatives de pénétrer dans le jardin. Les aventures du narrateur sont un parcours initiatique, semé d'embûches qui sont autant d'épreuves nécessaires à l'accomplissement du parfait amant. Tous les thèmes courtois destinés à enchanter le lecteur sont représentés (vertu, jalousie, danger). Malheureusement, le poème reste inachevé.

Quarante ans plus tard, Jean de Meung, ajoute 17000 vers à la première partie. Il ne s'agit plus là, de sublimation de l'amour, mais d'une critique de la femme et d'une satire du mariage. Cette deuxième partie a provoqué en son temps, de nombreuses polémiques sur la vision de la femme. Christine de Pisan, s'en est insurgée, en particulier ce qu'elle nomme contre le caractère obscène du récit.

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