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Articles avec #arts visuels tag

Le royaume de la perle. ill: Edmund Dulac

Publié le par Perceval

Le royaume de la perle de Leonard Rosentahl 

Illustré par Edmund Dulac  -  Publié par Brentano ~ 1920

Dulac réalise 10 planches, pour ce livre, qui tient à la fois de la vulgarisation scientifique et de la littérature. C’est une histoire naturelle de la perle, qui raconte ses origines, sa culture, les mythes et les légendes qui l’entourent.

 

 

 

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J Vermeer peint la rencontre amoureuse, en musique -2-

Publié le par Perceval

johannes-vermeer-la-lecon-de-musique.png

"Une autre toile de Vermeer, La Leçon de musique , prêtée par la reine d’Angleterre, se déchiffre, elle aussi, comme un rébus à tiroirs. Au premier plan, une table recouverte d’un lourd tapis semble faire obstacle aux regards, puis une chaise, une viole couchée à terre, jusqu’à la joueuse de virginal (en réalité un muselaar, le clavier étant à droite) qui nous tourne le dos. « Circulez, il n’y a rien à voir! » semble nous dire le peintre. Sauf que, évidemment, c’est un piège. Au bout d’une longue diagonale qui gouverne toute la composition, un professeur de musique, ou peut-être un chanteur, d’après ses lèvres entrouvertes, se tient près du virginal. Dans le miroir, placé tout au fond du tableau, on surprend la jeune femme en train de lui adresser un regard complice. La viole couchée à terre pourrait même signifier le sort qui l’attend après la leçon, estime Betsy Wieseman, conservatrice au département des peintures hollandaises à la National Gallery. Pourtant, la vraie sensualité du tableau est ailleurs, dans l’éblouissante harmonie de tons froids et chauds qui irradient la scène. Vermeer module la lumière sur les motifs du tapis, qui bleuissent dans l’ombre et rougeoient au soleil. Il cisèle d’un rayon le bord d’un plateau de cuivre, caresse d’un ton plus clair une carafe ventrue puis la manche de la jeune fille. Charmants préliminaires…"

Sources : SABINE GIGNOUX de La Croix du lundi 29 juillet 2013
 
Jan-Vermeer---The-Concert--1665-1666-.jpg
Le concert, (vers 1664 – 1666).
La scène peut se prêter à plusieurs interprétations. Est- ce réellement un innocent concert ?  Le tableau de droite  inviterait voir le caractère libertin de la scène.
Dirck-Jaspersz.-van-Baburen--c.-1595---February-21--1624-.jpg
Dirck Jaspersz. van Baburen (1595 – 1624)  L'entremetteuse, 1622

Trois personnages dans un intérieur bourgeois. A gauche, une jeune fille en robe de soie jaune au clavecin. Un cavalier de dos, l’épée au côté assis sur une chaise, joue d’un luth dont on ne voit que le chevillier  A droite, une femme en jaquette bleue – vert bordée d’hermine déchiffre une mélodie et chante en battant la mesure. Au dessus à droite est accroché au mur l’Entremetteuse de van Baburen (cette œuvre se trouvait dans la maison de Vermeer).

 

Les instruments peuvent renvoyer à la sensualité et à la frivolité. Dans « La lettre d’amour » l’instrument montré ressemble à un luth, attribut des amants. Il suggère aussi la forme du corps de la femme, comparaison qui apparaît fréquemment dans la littérature de l’époque.

vermeer_johannes-la-lettre-d-amour.jpg

La lettre d’amour, vers 1669-1670, Jan Vermeer, (Amsterdam, Rijksmuseum). Le rideau relevé nous permet de contempler l’espace domestique du personnage principal et d’en goûter la douceur. La robuste servante vient de remettre une lettre à sa maîtresse qui arrête de jouer. L’instrument montré ici ressemble à un luth, attribut des amants. Dans le tableau accroché au mur, un navire affronte un vent violent et un ciel nuageux. Au XVIIe siècle, une telle métaphore était un cliché : l’amour est tout aussi « dangereux » que la mer. Peut-être le temps menaçant signifie-t-il que la femme va au-devant de problèmes amoureux?

 

Johannes Vermeer est né à Delft le 31 octobre 1632 et mort le 16 décembre 1675. C’ est un peintre baroque néerlandais parmi les plus célèbres du siècle d’or (période de l’histoire des Pays-Bas comprise entre 1584 et 1702). Il réalisa surtout, dans un style raffiné, des peintures de genre, principalement des intérieurs montrant des scènes de la vie domestique.

 

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J Vermeer peint la rencontre amoureuse, en musique -1-

Publié le par Perceval

Si Johannes Vermeer (1632-1675), peint des scènes de genre, il ne s'agit pas seulement de scènes réalistes …Vermeer_Girl_Interrupted_at_Her_Music.jpg

D'ailleurs, ces représentations ne transmettent-elles pas une impression d'inachevé à déceler... ? Dans ces gestes un peu cérémonieux, un peu conventionnels même. En fait, les personnages ne donnent pas l’impression d’agir, comme si ce devait être non pas le geste mais l'intention qu'il fallait deviner …. Cet étrange sentiment d’irréalité, provient sans doute qu'ici tout est feint, calculé.... Cette impression d'inachevé nous accompagne, d'autant s'il nous manque les clés ...

Johannes Vermeer est né à Delft le 31 octobre 1632 et mort le 16 décembre 1675. 

C’est un peintre baroque néerlandais parmi les plus célèbres du siècle d’or (période de l’histoire des Pays-Bas comprise entre 1584 et 1702). 

Il réalisa surtout, dans un style raffiné, des peintures de genre, principalement des intérieurs montrant des scènes de la vie domestique.

 

*****

" A l'époque de Vermeer, la musique est fréquemment associée au discours amoureux, voire aux plaisirs charnels, lorsqu’elle mêle hommes et femmes dans des duos complices, autour de violes aux courbes suggestives. Y compris chez Vermeer, en dépit de ses airs très chastes.

La joueuse de virginal peinte deux fois par Vermeer, dans de riches atours bleu et or, est peut-être davantage une allégorie morale qu’un portrait. Le nom de cet instrument de la famille du clavecin serait dû à sa sonorité suave et au fait qu’il était joué par des jeunes filles.

Jan_Vermeer-Une-dame-assise-au-Virginal.jpg
 

Or, chez Vermeer, elles nous regardent comme pour nous inviter à un duo. Duo d’amour vertueux ou coupable ? Tout est là. Derrière l’une des joueuses de virginal, qui se tient debout, bien droite, un tableau au mur représente Cupidon tenant une unique carte à jouer, symbole de la fidélité dans le mariage. Derrière l’autre joueuse, assise, elle, comme ayant déjà flanché, un tableau montre une prostituée jouant du luth entre un client et un entremetteur. D’ailleurs, devant cette musicienne, une viole de gambe est posée qui n’attend plus qu’un interprète mâle. L’archet glissé entre les cordes pourrait bien signifier une allusion grivoise. Par la fenêtre, on voit que la nuit est tombée. Alors que dans l’autre tableau, celui de la joueuse digne, les rayons du soleil illuminent sa nuque et tous les objets de la pièce, en minuscules gouttes d’or semées à la pointe du pinceau…"

 Lady-Standing-at-a-Virginal-1675-by-Jan--Vermeer.jpeg

      Sources : SABINE GIGNOUX de La Croix du lundi 29 juillet 2013

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L'amant infortuné

Publié le par Perceval

Ce manuscrit  du XVe s. appelé '' L'Amant infortuné '' appartient à la bibliothèque de Chantilly. Il est sur parchemin et contient 97 feuillets. Les dimensions des illustrations sont 228 x132mm.
Ce manuscrit  du XVe s. appelé '' L'Amant infortuné '' appartient à la bibliothèque de Chantilly. Il est sur parchemin et contient 97 feuillets. Les dimensions des illustrations sont 228 x132mm.
Ce manuscrit  du XVe s. appelé '' L'Amant infortuné '' appartient à la bibliothèque de Chantilly. Il est sur parchemin et contient 97 feuillets. Les dimensions des illustrations sont 228 x132mm.
Ce manuscrit  du XVe s. appelé '' L'Amant infortuné '' appartient à la bibliothèque de Chantilly. Il est sur parchemin et contient 97 feuillets. Les dimensions des illustrations sont 228 x132mm.
Ce manuscrit  du XVe s. appelé '' L'Amant infortuné '' appartient à la bibliothèque de Chantilly. Il est sur parchemin et contient 97 feuillets. Les dimensions des illustrations sont 228 x132mm.
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Ce manuscrit  du XVe s. appelé '' L'Amant infortuné '' appartient à la bibliothèque de Chantilly. Il est sur parchemin et contient 97 feuillets. Les dimensions des illustrations sont 228 x132mm.
Ce manuscrit  du XVe s. appelé '' L'Amant infortuné '' appartient à la bibliothèque de Chantilly. Il est sur parchemin et contient 97 feuillets. Les dimensions des illustrations sont 228 x132mm.
Ce manuscrit  du XVe s. appelé '' L'Amant infortuné '' appartient à la bibliothèque de Chantilly. Il est sur parchemin et contient 97 feuillets. Les dimensions des illustrations sont 228 x132mm.
Ce manuscrit  du XVe s. appelé '' L'Amant infortuné '' appartient à la bibliothèque de Chantilly. Il est sur parchemin et contient 97 feuillets. Les dimensions des illustrations sont 228 x132mm.
Ce manuscrit  du XVe s. appelé '' L'Amant infortuné '' appartient à la bibliothèque de Chantilly. Il est sur parchemin et contient 97 feuillets. Les dimensions des illustrations sont 228 x132mm.
Ce manuscrit  du XVe s. appelé '' L'Amant infortuné '' appartient à la bibliothèque de Chantilly. Il est sur parchemin et contient 97 feuillets. Les dimensions des illustrations sont 228 x132mm.
Ce manuscrit  du XVe s. appelé '' L'Amant infortuné '' appartient à la bibliothèque de Chantilly. Il est sur parchemin et contient 97 feuillets. Les dimensions des illustrations sont 228 x132mm.

Ce manuscrit du XVe s. appelé '' L'Amant infortuné '' appartient à la bibliothèque de Chantilly. Il est sur parchemin et contient 97 feuillets. Les dimensions des illustrations sont 228 x132mm.

L'Amant infortuné se présente sous la forme d'un poème en vers de 10 syllabes.

Interviennent quatre personnages: l'Auteur, la Fortune, l'Amant et sa Dame. Pas de titre; celui transcrit ci-dessus est emprunté au sujet même.

Le nom de l'auteur n'est pas indiqué, bien que Chardin ait voulu, sans raison sérieuse, attribuer l'ouvrage à Jean Bouchet (note conservée dans le volume) : Jean Boucher  né à Poitiers en1476, et mort en 1557, et ami de Rabelais.

On lui préfère François Habert né vers 1510 à Issoudun (Indre) et mort vers 1561. Il fut d'abord secrétaire d'hommes d'Église, puis entra à la cour de François Ier et de Henri II où il devint « poète du Roi ».

En : F. 8v, l'énigmatique monogramme 'N.O.T.H.E.R.U.S.' ; 21v, monogramme 'N.Z.' Présence de la devise "banny de joie", très proche de celle de l'auteur présumé François Habert , qui se surnomma lui-même « le Banni de liesse ».

 

Incipit :

La doléance de l'amant infortuné.

Ung jour estant de desplaisance ataint.

De grand ennuy et tristesse rataint,

En deul transy, comblé de doléance...

 

Le sujet du poème n'est pas compliqué : l'Amant se désole dans un verger ; dame Fortune lui offre son aide et se charge d'un amoureux message ; la réponse est favorable. Conduit auprès de la dame de ses pensées, l'Amant est au comble de ses vœux; mais la Fortune, on ne sait pourquoi, lui retire ses faveurs au prétexte de lui procurer quelque repos, elle le conduit dans son labyrinthe et l'y abandonne. Le labyrinthe n'est en rien plaisant; les arbres sont en pourriture, les arbustes garnis d'épines, l'eau pleine de soufre.

Après de vains efforts pour sortir, l'Amant, se sentant mourir, confie ses peines à l'Acteur, qui apparaît à propos et promet d'écrire le récit de cette triste aventure.  

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Henryk Fantazos

Publié le par Perceval

Henryk Fantazos
Henryk Fantazos
Henryk Fantazos
Henryk Fantazos
Henryk Fantazos
Henryk Fantazos
Henryk Fantazos
Henryk Fantazos
Henryk Fantazos
Henryk Fantazos
Henryk Fantazos

Henryk Fantazos est né en 1944, à Kamionka Strumilowa près de Lvov dans ce qui était alors la Pologne en 1944. De 1957 à 1963, il a fréquenté le Lycée des Beaux-Arts de Katowice, en Pologne, et en 1963 a été admis à l'Académie des Beaux-Arts de Cracovie, en Pologne. En 1975, il a demandé l'asile politique aux Etats-Unis et obtenu ensuite la citoyenneté américaine.

Il a choisi de vivre et de travailler dans le Sud qui est une source infinie de son inspiration. Il réside à présent à Hillsborough, en Caroline du Nord.

Henryk Fantazos dit peindre des poèmes.

Henryk Fantazos
Henryk Fantazos
Henryk Fantazos
Henryk Fantazos
Henryk Fantazos

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Martha Mayer Erlebacher

Publié le par Perceval

Le cycle de la vie
Le cycle de la vie
Le cycle de la vie

Le cycle de la vie

'' Je tente de faire de l'art, qui affirme au spectateur qu'il y a une valeur à la vie humaine. Le sens provient du fait que l'on est pas seul, et que l'on fait partie d'un groupe avec des besoins similaires, des désirs, des espoirs, des rêves ; des peurs et des désirs qui transcendent le temps, et qui sont les sujets de l'art ... »

Martha Mayer Erlebacher est née le 21 Novembre 1937 à Jersey City, dans le New Jersey. En 1961, elle a épousé le sculpteur Walter Erlebacher.

Martha Mayer Erlebacher
Martha Mayer Erlebacher
Martha Mayer Erlebacher
Martha Mayer Erlebacher
Martha Mayer Erlebacher
Martha Mayer Erlebacher
Martha Mayer Erlebacher

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Stanislav PLUTENKO: Peintures -2/2-

Publié le par Perceval

En dépit du fait que les personnages de ses tableaux sont typiquement humains, - comme nous l'avons vu précédemment -  bien ancrés dans nos réalités terrestres, ils se présentent toujours en émoi, et n'hésitent pas à courir, flotter ou voler quelque part.

Même si leurs corps sont maladroits et peu avenants ; ils se sentent proches des anges et nous sommes sensibles à leur naïveté...

Stanislav V. Plutenko (né en Russie, le 1er Mars 1961)
Stanislav V. Plutenko (né en Russie, le 1er Mars 1961)
Stanislav V. Plutenko (né en Russie, le 1er Mars 1961)
Stanislav V. Plutenko (né en Russie, le 1er Mars 1961)
Stanislav V. Plutenko (né en Russie, le 1er Mars 1961)
Stanislav V. Plutenko (né en Russie, le 1er Mars 1961)
Stanislav V. Plutenko (né en Russie, le 1er Mars 1961)
Stanislav V. Plutenko (né en Russie, le 1er Mars 1961)
Stanislav V. Plutenko (né en Russie, le 1er Mars 1961)
Stanislav V. Plutenko (né en Russie, le 1er Mars 1961)
Stanislav V. Plutenko (né en Russie, le 1er Mars 1961)

Stanislav V. Plutenko (né en Russie, le 1er Mars 1961)

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Stanislav PLUTENKO, peintre -1/2-

Publié le par Perceval

Stanislav V. Plutenko (né en Russie le 1er Mars 1961)
«Voir l'extraordinaire et le rendre encore plus extraordinaire»

L'Art de Stanislav Plutenko est un intéressant mélange de surréalisme, et de réalisme...

Les tableaux de Stanislav Plutenko jouent sur les contrastes de couleurs, c'est une peinture vigoureuse, illustrative et imprégnée d'une vision ironique de notre société. Ici, en particulier du regard des hommes sur les femmes ...

Stanislav PLUTENKO, peintre -1/2-
Stanislav PLUTENKO, peintre -1/2-
Stanislav PLUTENKO, peintre -1/2-
Stanislav PLUTENKO, peintre -1/2-
Stanislav PLUTENKO, peintre -1/2-
Stanislav PLUTENKO, peintre -1/2-
Stanislav PLUTENKO, peintre -1/2-
Stanislav PLUTENKO, peintre -1/2-
Stanislav PLUTENKO, peintre -1/2-
Stanislav PLUTENKO, peintre -1/2-
Stanislav PLUTENKO, peintre -1/2-
Stanislav PLUTENKO, peintre -1/2-
Stanislav PLUTENKO, peintre -1/2-

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Georges de Feure - Le phantasme de la féminité à la fin du 'siècle' – 2/4-

Publié le par Perceval

Georges de Feure - Le phantasme de la féminité à la fin du 'siècle' – 2/4-

Les symbolistes

Dans un second texte publié en 1891 intitulé « Le Symbolisme en Peinture: Paul Gauguin» Aurier s'inspire du tableau de Gauguin La vision après le sermon ou la lutte de Jacob et de l'ange pour formuler les bases de sa théorie « idéiste ». Aurier y dresse pour la première fois une liste des caractéristiques auxquelles devraient répondre les œuvres d'art de son temps.

- D'après sa théorie, l'œuvre doit d'abord être idéiste, c'est à dire, qu'elle doit avant tout exprimer une idée.

- Deuxièmement, elle est symboliste, puisque cette Idée sera exprimée par des formes.

- Troisièmement, elle sera synthétique, puisque ces formes et ces signes seront organisés selon un « mode de compréhension général » exprimant l'Idée.

- Quatrièmement, elle sera subjective car cette Idée qu'elle exprime sera toujours représentée telle qu'elle est perçue par le sujet.

Finalement, Aurier déclare qu'étant donné ses quatre premières caractéristiques, l'œuvre sera également décorative puisque « la peinture n'a pu être créée que pour décorer de pensées, de rêves, et d'idées les murales banalités des édifices humains ». Dans ce texte, l'auteur oppose les artistes réalistes aux artistes idéistes. S'il admet que les œuvres réalistes peuvent avoir des caractéristiques esthétiques intéressantes, selon lui, seuls les artistes idéistes ont véritablement accès à l'art suprême, car ils délaissent la matière pour atteindre l'Idée.

Georges-de-Feure - Peintures-décoratives-pour-le-pavillon-L'Art-Nouveau-1900-c  Musee-d-Orsay

La société fin de siècle

Les années 1880 et 1890 offrirent aux femmes françaises des changements significatifs dans les sphères légales et professionnelles. Ces modifications eurent un impact réel pour un nombre limité d'entre elles, mais cette émergence d'une «femme nouvelle» était néanmoins dotée d'une symbolique puissante. La menace de cette femme quittant maison et famille est abondamment illustrée dans les journaux et les revues qui publient plusieurs caricatures où les rôles dévolus traditionnellement aux femmes et aux hommes sont inversés.

L'augmentation de la présence des femmes dans la sphère publique peut être attribuée à plusieurs facteurs de type complètement différents. De l'augmentation du nombre de prostituées dans les rues, au nombre grandissant de femmes se rendant travailler ou faire des emplettes dans les grands magasins, à la fréquentation des lycées par les jeunes filles ou à la tenue de deux congrès féministes dans la ville de Paris en 1889, cela provoqua une anxiété chez les hommes qui fut accentuée par les réformes législatives favorables aux femmes.

 

On peut aisément faire un parallèle entre les archétypes féminins présents dans les poèmes de Baudelaire et ceux que l'on voit dans les œuvres de Georges de Feure.

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Georges de Feure - Le phantasme de la féminité à la fin du 'siècle' – 1/4-

Publié le par Perceval

Georges de Feure - Le phantasme de la féminité à la fin du 'siècle' – 1/4-

Il est né Georges Joseph von Sluyters de parents belge et hollandais en 1868 à Paris. La famille émigre pendant la Guerre de 70. De retour à Paris en 1889, il fait partie de la bohème montmartroise.

Très rapidement, c'est la femme qui deviendra le principal sujet de ses œuvres, non pas une femme précise, mais un 'phantasme', à la fois attirant et inquiétant. C'est un ami de Debussy, Satie et Ravel et un grand lecteur des écrivains symbolistes.

C'est à partir de 1890 que Georges de Feure (1868-1943) publia ses dessins et caricatures dans la revue Le Courrier français, un organe de presse typiquement montmartrois qui fut créé en 1884 ; son rédacteur en chef, Jules Hyppolite Roques, envisage de publiciser les activités intellectuelles et sociales de Montmartre, de militer en faveur de la liberté de presse et de s'opposer au républicanisme traditionnel incarné par la Troisième république...

 

Le Courrier français est reconnu pour ses publications de représentations féminines aux accents diaboliques de style typiquement décadent. Dans un livre intitulée La Femme à Paris: nos contemporaines publié par le critique Octave Uzanne en 1894, celui-ci souligne que la femme semble, pour les artistes parisiens, être passée du statut de « Muse» à celui de « Succube », et que ce type de représentations se retrouve partout: « Dans le livre, dans le journal, aussi bien que parmi les tableaux des Salons annuels, elle jaillit, elle éclate, elle s'affirme, depuis les illustrations de la Vie parisienne et du Courrier français jusqu'aux œuvres interprétées par la lithographie, l'eau-forte ou le verni-mou. » Le Courrier français auquel collabore intensément de Feure entre les années 1890 et 1892 est donc ouvertement reconnu pour ses représentations diabolisant les femmes.

Frank Cheyne Papé est un artiste illustrateur anglais né en 1878 - Succube

Le groupe des ''décadents''

Le terme décadence est employé de manière contemporaine pour la première fois par Paul Bourget dans Le Siècle littéraire du 1er avril 1876. Celui-ci reprend l'héritage de Baudelaire lorsqu'il écrit: «Nous acceptons sans humilité comme sans orgueil ce terrible mot de décadence ». Bourget sera le premier à écrire une théorie de la décadence en 1881 dans son ouvrage Essais de psychologie contemporaine. Dans l'œuvre de Bourget se retrouvent déjà les thèmes principalement chers aux décadents: le pessimisme et le spiritualisme. Les influences de Baudelaire, Schopenhauer, Barbey d'Aurevilly et des peintres préraphaélites anglais sont également présentes.

En plus du pessimisme ( Schopenhauer ... ) et du spiritualisme, la misogynie est donc un élément central de l'esthétique décadente. Cette misogynie s'inscrit dans le sentiment profondément antinaturaliste des décadents qui voient la nature comme étant cette « machine infernale» assujettissant les hommes. La nature, responsable du désir sexuel des hommes, serait donc un obstacle à leur quête spirituelle et artistique puisqu'elle les ramène constamment vers l'état naturel et animal de la femme...

Pierre Bonnard - Femme assoupie sur un lit ( un chat contre sa chevelure... sorcière ...), dit aussi L'indolente,1899

La femme fatale

La vision des femmes tentatrices apparaît dans la représentation de nombreuses figures à la féminité perverse et à la sexualité dominante que l'on nommera Femmes fatales. Plusieurs artistes ont recours à des personnages féminins mythiques lorsqu'ils veulent représenter les femmes comme étant à la source de l'immoralité, de la cruauté et de la perversité. En voici quelques exemples qui ont été souvent repris par les artistes: Ève (Paul Gauguin, Ève exotique, 1890. Georges de Feure, Tentations, 1893, Salomé (Gustave Moreau, L'Apparition, 1876. Aubrey Beardsley, J'ai baisé ta bouche lokanaan, 1893), Salammbô (Victor Prouvé, Salammbô, 1893) et Judith (Gustav Klimt, Judith l, 1901). Dans ces représentations, la féminité est donc perçue comme étant « dominée, guidée par ses instincts et donc incapable d'une quelconque expérience purement spirituelle »

Georges de Feure (1868-1943), Arachné, Illustration pour 'La Porte des Rêves' de Marcel Schwob – 1899.

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