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Articles avec #arts visuels tag

Leonor Fini - Oeuvres -1/2-

Publié le par Perceval

Léonor Fini

Une vie idéale ( autoportrait ) (1950)

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Autoportrait entourée de Sergio et Klot (1952)

sur un fond vert vif, symbole de la jalousie qui menaçait d'éclater entre ses deux admirateurs...

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Leonor Fini 

Dans la tour

Dora Maar -

Leonor Fini, Paris, 1936

''Dans la tour'' (1952) montre Leonor en longue robe noire avec une masse de cheveux noirs bouclés, conduisant Klot nu, en manteau rouge vif à travers une pièce délabrée de la tour vers la lumière éclatante de l'extérieur : image intense de domination et de sagesse féminine, exécutée avec un soin méticuleux.

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Toute une série de tableaux montre l'intérêt de Leonor Fini, pour la tradition hermétique.

« Si elle ne prononçait jamais le mot ''Dieu'', comme si la grandeur qu'il évoque eût empiété la sienne, ou qu'elles fussent incompatibles, elle ne dédaignait pas les divinités nocturnes de la mythologie et s’attribuait volontiers des affinités avec certaines déesses chthoniennes, avec une prédilection pour Hécate, mère de Circé et de Médée, divinité confuse, car double, présidant d'une part à la fertilité, aux victoires, aux accouchements et, d'autre part, aux terreurs infernales.... (..) Elle aimait la déesse ultérieure, la magicienne suprême, ma^tresse des sortilèges, que suivent des juments, des chiens et des louves dans la nuit qu'elle inspecte... » Hector Biancotti

  La gardienne à l'oeuf rouge (1955)

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Exploration de l'intimité entre des personnages, avec pour décor un compartiment de train...

 

 

 

 

Variations sur une peinture victorienne The Travelling Companions d'Augustus Egg (1859). Leonor Fini avait eu ce commentaire : « L'une est comme une jolie vache, très blanche et endormie, tandis que l'autre, bien plus vivante et alerte, tire le rideau. Elle ne sait pas ce qu'elle va faire ensuite, tuer l'autre ou faire l'amour avec elle ».

 

 Le critique George Melly, juge le tableau '' Le long du chemin '' (ci-dessus)(1967) comme le chef d'oeuvre érotique de Leonor.

En 1975, Léonor écrit : « Quoi de plus délimité qu'un compartiment de train où, en dehors de la position immobile, presque tout est défendu.(...) Les compartiments des trains sont ainsi, à la fois angoissants et protecteurs. Endroits de complicité passagères où l'on dort de faux sommeils, où l'on se laisse aller à des rêveries claustrophobes, extasiées ou criminelles. »

   

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SOLÈNE BALLESTA

Publié le par Perceval

SOLÈNE BALLESTA

Née en 1993 en région parisienne, Solène Ballesta travaille et vit à Paris. En novembre 2014, elle obtient la mention spéciale du Prix Picto de la jeune photographie de mode. En parallèle de son activité photographique, elle étudie le cinéma à la Sorbonne.

Conjuguant présent et passé, le travail de Solène Ballesta nous parle du féminin en ce qu’il contient à la fois de plus éphémère et de plus impérissable.

Ci-dessous : "Evanidis" (qui est voué à disparaître en latin), constitue un lien entre une série de femmes aux origines diverses et leurs objets de prédilection qui les caractérisent en tant que personne.

La photo enregistre le sujet qui déjà n’existe plus et capte par les objets des témoins qui resteront. De ces deux entités, Solène dresse un diptyque où les deux parties séparées se complètent.

SOLÈNE BALLESTA
SOLÈNE BALLESTA
SOLÈNE BALLESTA
SOLÈNE BALLESTA
SOLÈNE BALLESTA
SOLÈNE BALLESTA
SOLÈNE BALLESTA
SOLÈNE BALLESTA
SOLÈNE BALLESTA
SOLÈNE BALLESTA
SOLÈNE BALLESTA
SOLÈNE BALLESTA

Solène Ballesta est une jeune photographe qui oriente son travail vers la mode et le portrait à travers la mise en scène. Son but est d'instiller du fantastique dans un environnement familier et théâtralisé.
Diplômée du cycle supérieur de photographie des écoles de Condé Paris, ses collaborations avec des photographes de mode (Eric Nehr, Mathieu Paul Gabriel, Emmanuel Layani...) et studios parisiens (Le petit oiseau va sortir) ont confirmé sa recherche de mise en scène de personnages décalés et fantasmagoriques, aussi bien en studio qu'en décor extérieur. Toujours entre passé et présent, elle aime mélanger les codes esthétiques et les références de manière à créer un univers à la fois sombre et fantastique.

Passionnée d'histoire de l'art et de cinéma, et afin de peaufiner son travail en vidéo et de narration photographique, elle intègre la licence Pratique et esthétique du cinéma à la Sorbonne. La narration par l'image est pour elle primordiale, et chaque photographie se doit de raconter sa propre histoire.

SOLÈNE BALLESTA
SOLÈNE BALLESTA
SOLÈNE BALLESTA
SOLÈNE BALLESTA
SOLÈNE BALLESTA
SOLÈNE BALLESTA
SOLÈNE BALLESTA
SOLÈNE BALLESTA

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Eve Ventrue

Publié le par Perceval

Eve Ventrue
Eve Ventrue

 

Eve Ventrue, allemande, est née en 1986.

Elle est une artiste de peinture digitale, elle travaille principalement avec Photoshop sur des thèmes de science-fiction / fantastique, y compris le steampunk, space opera etc... 

Elle met l'accent sur l'étude de personnages. 

 

Eve Ventrue
Eve Ventrue
Eve Ventrue
Eve Ventrue
Eve Ventrue
Eve Ventrue
Eve Ventrue
Eve Ventrue

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Jean-Pierre Gibrat

Publié le par Perceval

Jean-Pierre Gibrat
Jean-Pierre Gibrat
Jean-Pierre Gibrat

Jean-Pierre Gibrat, né le 14 avril 1954 à Paris, est un dessinateur et scénariste de bande dessinée français.

Enfance banlieusarde sans histoires, élevé dans une ambiance cégétiste, brillant en histoire, il obtient son bac de philosophie en 1972, étudie le graphisme publicitaire de 1973 à 1974, l'art plastique de 1975 à 1977 et s'oriente finalement vers la bande dessinée. Fin 1977, il publie ses premiers récits complets dans Pilote.

En compagnie de Jackie Berroyer, il entreprend Le Petit Goudard en 1978, une série qu'il poursuit la même année dans Charlie Mensuel, puis dans Fluide glacial en 1980. Parallèlement, certains de ses dessins sont publiés dans la presse : l'Evénement du jeudi, le Nouvel Obs, Sciences et Avenir et il collabore également à Okapi et Je bouquine. Fin 1982, il dessine La Parisienne dans Pilote, toujours sur un scénario de Berroyer. D'un commun accord, les deux hommes décident de faire se rejoindre les destinées respectives de Goudard et de la Parisienne dès l'album suivant. Gibrat est un dessinateur sensible et son association avec Berroyer donne une dimension psychologique très fine aux différents récits qu'ils produisent.

En octobre 1997 paraît Le Sursis, suivi du tome 2 en septembre 1999 et enfin, toujours en solo, Le Vol du corbeau en 2002, le tout chez Dupuis. Gibrat écrit aussi la série Mattéo, le personnage principal est un personnage de fiction qui est un révolutionnaire socialiste : il confronte son héros aux événements importants du début du XXe siècle, que ce soit la révolution bolchevique de 1917, l'arrivée au pouvoir du Front populaire ou la guerre civile espagnole en 1936.

(Wiki)

aaaa

 

zzzz

eeee

rrrr

 

 

 

wwww

 

Jean-Pierre Gibrat
Jean-Pierre Gibrat

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John Tarahteeff - Estivales -

Publié le par Perceval

John Tarahteeff - Estivales -
John Tarahteeff - Estivales -
John Tarahteeff - Estivales -
John Tarahteeff - Estivales -
John Tarahteeff - Estivales -
John Tarahteeff - Estivales -
John Tarahteeff - Estivales -
John Tarahteeff - Estivales -
John Tarahteeff - Estivales -
John Tarahteeff - Estivales -

Les peintures de John Tarahteeff racontent des histoires, il faut lire - ci et là - l'allégorie... Il y règne l'ambiguïté ; les uns sont simplement en train de prendre prennent un bain de soleil, et la jeune fille est tout simplement en train de gambader. Et si l'on se demande pourquoi : ici le regard fixe de perroquet et pourquoi la jeune fille a un sac à dos avec un chiot qui regarde vers la plage, la réponse est simplement qu'il y a ici plus que ce que rencontre l'oeil : le surréel. Le surréel habite dans les archétypes, dans les souvenirs, dans les rêves, les fantasmes …

Parfois, Tarahteeff fait référence explicitement à des thèmes mythiques... Par exemple, l'image de cet homme sortant de l'extrémité de la queue d'un poisson, qui fait allusion à l'histoire de Jonas, avec le poisson comme symbole du royaume aquatique des rêves ou du subconscient...

John Tarahteeff applique les impulsions intuitives de son imagination à un monde fictif de relations hommes-femmes.

John Tarahteeff est né en 1972 à Santa Clara, en Californie et a grandi dans la région sud de la baie. Il est diplômé de l'Université de Californie, Davis a étudié l'architecture du paysage et les beaux-arts.

John Tarahteeff - Estivales -
John Tarahteeff - Estivales -
John Tarahteeff - Estivales -
John Tarahteeff - Estivales -
John Tarahteeff - Estivales -
John Tarahteeff - Estivales -
John Tarahteeff - Estivales -
John Tarahteeff - Estivales -
John Tarahteeff - Estivales -
John Tarahteeff - Estivales -
John Tarahteeff - Estivales -
John Tarahteeff - Estivales -
John Tarahteeff - Estivales -
John Tarahteeff - Estivales -
John Tarahteeff - Estivales -
John Tarahteeff - Estivales -
John Tarahteeff - Estivales -John Tarahteeff - Estivales -
John Tarahteeff - Estivales -John Tarahteeff - Estivales -

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La Belle et la Bête, une version adulte, en images.

Publié le par Perceval

La Belle et la Bête, une version adulte, en images.
La Belle et la Bête, une version adulte, en images.
La Belle et la Bête, une version adulte, en images.

Dans cet article, je reprends l'histoire de la Belle et la Bête, à son origine, écrite par dame Suzanne Allaire, qui a épousé le 9 février 1706 Jean Baptiste de Gaalon de Barzay, chevalier, seigneur de Villeneuve... Mais Jean-Baptiste est un mauvais mari, Mme de Villeneuve obtient du Présidial de La Rochelle la séparation de biens, à cause des pertes faites au jeu par son mari "et son mauvais ménagement"... Devenue veuve à 26 ans, et sans ressources, elle se lance dans la carrière littéraire, ce qui lui vaut l'amitié de plusieurs hommes de lettres, parmi lesquels Crébillon père avec qui elle vit quelques années. Son roman le plus apprécié est La Jardinière de Vincennes, paru en 1753.

Les illustrations, ici, sont d'une autre femme : Nicole Claveloux, née en 1940 à Saint-Étienne. Elle commence une carrière d’illustratrice pour enfants, ce qui lui impose souvent de la retenue, mais elle se lâche dès que possible. Déjà le magazine pour adolescents Okapi de Bayard lui permet d’inventer des personnages irrévérencieux comme Cactus Acide ou Louise XIV. Et parallèlement, Nicole Claveloux publie des BDs plus adultes, dont La Main verte (1978) et Morte saison (1979), pour Métal Hurlant, A Suivre ou les Humanoïdes Associés. Et se lance dans les années 2000 dans les livres érotiques avec entre autres une version de La Belle et la Bête qui dévoile tout…

Nicole Claveloux aime inventer des contes fantastiques avec des images grouillant de détails et des fouillis de personnages.

Le noir et blanc ici sont maîtres et l’illustratrice va nous emmener dans un monde remplis de détails, véritable broderie de lettrines, de plantes envahissantes, de franges de tapis, de détails architecturaux. Une bête inquiétante voir terrifiante dans un château rempli d’animaux fantastiques et étranges avec une belle tout droit sortie du XVIIème siècle.

Le conte présente comme situation initiale un riche marchand et ses six enfants, trois fils et trois filles, dont la cadette, Belle. Alors que ses sœurs sont gâtées et capricieuses, n'ayant goût que pour le luxe et la richesse, Belle est douce, modeste et s’intéresse à la lecture. Elle entretient une relation très forte avec son père, au point de se sacrifier à sa place lorsque ce dernier se retrouve condamné à mort par la Bête pour avoir cueilli une rose. Belle part vivre chez la terrible Bête et découvre, au delà de sa laideur, un être généreux qui ne demande qu'à aimer et se faire aimer en retour.

« Vous m'apprîtes à démêler les apparences qui déguisent toutes choses. Je sus que l'image trompe, et nos sens et nos cœurs. Vous m'apprîtes encore à ne point suivre les mouvements de l'esprit et que le monde ne me serait donné qu'en pensant (...) Absenté de votre corps d'homme, vous l'exhibiez au gré des tableaux et des rêves afin que j'en recueillisse les images éparses. Prisonnière de votre palais et de sa cour assoupie d'un sommeil minéral, je régnais à mon insu sur votre vie, puisque j'en détenais les fragments jetés de part et d'autre du miroir et que mon amour seul pouvait en rassembler le sens. »

La Belle est tous les soirs demandée en mariage part la bête, et chaque nuit elle fait un rêve ou elle voit un jeune homme (et parfois une fée) dont elle tombe amoureuse et dont l'amour est partagé. En explorant le château elle remarque des portraits du jeune homme qu'elle voit en rêve et elle en conclue que la Bête le retient prisonnier quelque part. Mais au fur et à mesure, (même si le jeune homme donne des indices à la belle, indices pour nous lecteurs éclairés) Belle s'attache de plus en plus à la Bête. Elle part voir sa famille pendant deux mois et lorsqu'elle revient elle trouve la Bête presque morte. Elle se rend compte qu'elle l'aime plus qu'elle ne le pensait. Elle consent à devenir sa femme. La Belle et la Bête se couchent et au petit matin, la Belle en se réveillant découvre avec stupéfaction que ce n'est plus la Bête qui dort avec elle mais l'inconnu qu'elle aimait en songe....

Ci-dessous, certains dessins reprennent une deuxième version illustrée par Nicole Claveloux qui reprend les deux mêmes personnages, et racontent explicitement leurs aventures intimes, pour les adultes cette fois. Ces « Morceaux choisis de la Belle et la Bête » ont un scénario assez simple : deux héros dans un décor unique, un parc et un château, le tout dans un XVIIIe siècle plus ou moins fantaisiste.

Tous les soirs, la Bête fantasme de coucher avec la Belle, et chaque nuit la Belle fait un rêve ou la Bête lui procure toutes sortes de plaisirs inavouables …

Attention: Dessins de Nicole Claveloux érotiques ...!
Attention: Dessins de Nicole Claveloux érotiques ...!
Attention: Dessins de Nicole Claveloux érotiques ...!
Attention: Dessins de Nicole Claveloux érotiques ...!
Attention: Dessins de Nicole Claveloux érotiques ...!
Attention: Dessins de Nicole Claveloux érotiques ...!
Attention: Dessins de Nicole Claveloux érotiques ...!

Attention: Dessins de Nicole Claveloux érotiques ...!

« On trouve à tous les coins de rue des analystes autoproclamés qui savent avec une certitude en béton que la couleur noire est « inquiétante », que la couleur blanche est « morbide » et que telle pose ou attitude est « avilissante » ou « méprisante ». Quand on est dans le domaine de la représentation des fantasmes, tout jugement moral ou social me semble hors de propos puisqu’on est dans un champ imaginaire privé. » (…) « En ce qui me concerne, les histoires et les images sexuelles m’ont toujours intéressée, depuis les époques lointaines où j’étais gamine (et où je n’avais pas grand-chose à me mettre sous la dent) et ça n’a pas cessé depuis. » Nicole Claveloux

« Je ne suis pas du tout dans une posture de provocation ou de transgression. Si je choque, j’en suis la première surprise ; j’ai parfois choqué dans l’illustration jeunesse où, pour certains, j’ai une réputation « d’illustratrice qui fait peur aux enfants » !! Je n’ai jamais bien compris pourquoi. J’aime bien représenter des animaux humanisés ou l’inverse, d’abord parce que nous sommes des animaux et puis parce qu’ils sont beaux, la plus part du temps. Mais je reconnais qu’il y a plus attrayant que le phacochère qui valse avec la Belle ! »N.C.

« Jean Cocteau a dit : « les histoires érotiques sont les contes de fées des grandes personnes ». »N.C.

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La femme américaine, sensuelle, des années 50... avec Edwin Georgi.

Publié le par Perceval

La femme américaine, sensuelle, des années 50... avec Edwin Georgi.

Edwin Georgi est né en 1896, il est mort en 1964 à l'âge de 68ans.

Il a été pilote pendant la Première Guerre mondiale. En grande partie autodidacte, il a fait son chemin dans les agences d'art de publicité...Il abandonne ses études pour faire profession de l'écriture... Il est très ambitieux, mais embauché pour être rédacteur dans une agence de publicité, mais a été convaincu par son employeur est vite convaincu qu'il est meilleur peintre qu' écrivain.

La femme américaine, sensuelle, des années 50... avec Edwin Georgi.
La femme américaine, sensuelle, des années 50... avec Edwin Georgi.
La femme américaine, sensuelle, des années 50... avec Edwin Georgi.
La femme américaine, sensuelle, des années 50... avec Edwin Georgi.

Son travail est vite reconnu et présenté dans des publications nationales comme : Cosmo, Esquire, Redbook, Ladies 'Home Journal et The Saturday Evening Post...

Le style de Edwin est particulier. Il utilise dans ses illustrations le mouvement dynamique de la couleur... Ses peintures ont une texture qui est unique ; des thème noirs traités par une jeu de lumière et d'ombre. L'art de Edwin Georgi oscille entre la teinte et le contraste et une utilisation unique des ombres chaudes et des couleurs chatoyantes. Il est également, un chef de file de cette deuxième vague d'artistes spécialisés dans la "Pretty-Girl", sans que ses dessins représentent véritablement des 'pin-ups'.

Sa description de la sensualité, magnifie la féminité sensuelle. Avec une palette incroyable de couleurs nacrées, Edwin Georgi a créé une image puissante de la femme de l'Amérique des années 50...

La femme américaine, sensuelle, des années 50... avec Edwin Georgi.
La femme américaine, sensuelle, des années 50... avec Edwin Georgi.
La femme américaine, sensuelle, des années 50... avec Edwin Georgi.
La femme américaine, sensuelle, des années 50... avec Edwin Georgi.
La femme américaine, sensuelle, des années 50... avec Edwin Georgi.

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Les illustrations de James Sante Avati

Publié le par Perceval

Des images qui ressemblent à des romans...!

Des images qui ressemblent à des romans...!

James Sante Avati (1912-2005) est né à Bloomfield, New Jersey, d'immigrants italiens. Après avoir étudié l'architecture et passé près de trois ans dans l'armée, il déménage à New York, où il commence à illustrer des accessoires de mode et à concevoir des vitrines des grands magasins.

Il a 34 ans quand il commence à illustrer des couvertures de livres de poche. Ses illustrations pour des magazines tels que Collier's and The Ladies' Home Journal  l'ont aidé à décrocher un emploi aux New American Library Publishers. Pour vendre leurs livres, les éditeurs comptent sur une illustration de couverture accrocheuse pour attirer l'œil des lecteurs potentiels. Avati, qui a immédiatement reconnu que le travail d'un illustrateur était de servir l'histoire de l'auteur, se distingue de la plupart des autres illustrateurs de l'époque, en insistant sur la lecture attentive qu'il fait de chaque livre avant de concevoir sa couverture. Il préfère capturer dans une image, le thème général du livre, plutôt qu'une scène spécifique et réaliste …

Avati rend davantage le côté sombre, et reste moins innocemment optimiste que son collègue Norman Rockwell.

Dès le début des années 50, son style - en prise avec la réalité - provoquant mais honnête a été imité, jusqu'en Europe...

 Son innovation est de réussir à capturer le sens de chaque livre en une seule scène. Un article sur lui dans le magazine Harper en 1954, dit: « Sa réussite ne vient pas seulement qu'il réussit à reproduire le réel en quatre couleurs, mais qu'il l'encadre émotionnellement, d'une manière qui séduise le lecteur et l'encourage à lire le contenu du livre, en l'assurant qu'il ne s'ennuiera pas ... »

 

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L'art d'être nue: Milo Moiré

Publié le par Perceval

En cette chaude période estivale, le vêtement devient presque un accessoire encombrant...

De fait, dimanche 5 juillet au Trocadéro, à Paris, Milo Moiré prenait des photos entièrement nue avec des passants face à la Tour Eiffel pour son nouveau projet : "Nackt Selfies''.

Si pour les hommes du moins, la vision d'un corps magnifique, est fort agréable en émotions, il semble – et cela m'interroge – que des femmes se servent de leur nudité, pour illustrer leur performance artistique...

La dame a été arrêtée pour outrage à la pudeur, contrainte de mettre fin à la performance, elle a été conduite au commissariat, où elle a passé la nuit en garde à vue.

 

 

Ainsi, après l'artiste luxembourgeoise Déborah De Robertis qui a posé comme L'Origine du monde de Courbet au Musée d'Orsay, voici Milo Moiré...

Ce mois de juin 2015, lors de la 46e foire d'art moderne et contemporain de Bâle ( 90.000 visiteurs), cette jeune (sculpturale …) artiste a voulu reprendre un concept qu'elle avait inventé en mai 2013. Elle avait alors pris le tram entièrement nue, le corps recouvert d'inscriptions qui désignent des vêtements. «Pants» (pantalon) sur les jambes, «jacket» (veste) sur les bras, «shirt» (chemise) sur le dos… C'est ainsi dévêtue qu'elle s'est rendue ce jeudi à la foire de Bâle. Elle a pris le tram et a été accueillie dès son arrivée par des hordes de curieux dégainant leurs smartphones pour immortaliser l'instant.

* Qui est Milo Moiré, et que propose-t-elle au juste, artistiquement?

Née en Suisse en 1983, cette artiste est d’origine slovaque et espagnole, elle est diplômée en psychologie à l’Université de Berne. Elle vit et travaille à Düsseldorf, en Allemagne, le plus souvent en partenariat avec son mari, le photographe P. H. Hergarten , aka Peter Palm.

* Pourquoi arborer sa nudité... ? Sa beauté fait-elle de Lilo Moiré une artiste... ? La rareté d'une telle exhibition, fait le succès médiatique... Et, l’artiste présente-t-elle un propos qui va au-delà de sa nudité?

Déjà, Milo Moiré avait agité la planète médiatique avec sa performance du PlopEgg lors de l' Art Cologne en Allemagne, performance pendant laquelle elle expulsait des oeufs remplis de peinture de son vagin sur un canevas blanc.

Elle l’avait fait nue, comme lors de son Script System, une autre performance artistique à l'Art Basel, pendant laquelle elle se déplaçait en métro toute nue, des mots peints sur différentes parties de son corps, supposés représenter les vêtements qui la couvriraient habituellement. Elle explique la force de son script system, par le fait que l’être humain s’est progressivement aliéné pour obéir à des codes sociaux précis,particulièrement lorsqu’il se trouve en transport en commun en direction de son travail. Ainsi, est-il assez fascinant de la voir aller, complètement nue, soit dans des transports en commun où, selon elle, tout le monde l’ignore et personne ne lui parle, ou bien dans un musée, tandis que les visiteurs la fuient comme la peste, ceux-là mêmes qui étaient en train de regarder des oeuvres d’art de femmes dénudées quelques secondes auparavant.

En effet, plus récemment, lors d', elle parcourt tranquillement avec dans les bras un bébé nu, une exposition consacrée à l'art du ''nu'' ...

THE NAKED LIFE - “How little abstraction can art tolerate?” (2015) from Milo Moiré on Vimeo.

Propos de Milo Moiré :

- Pourquoi la nudité ?

« Sans coquille, le corps retrouve sa nature primitive et toute sa capacité à communiquer. Le corps devient ainsi universel, libéré de toute forme de distraction, d'idées dominantes, de mode et même du temps. La vue de la nudité provoque une rencontre avec soi-même et affecte profondément chacun. »

- Références artistiques :

« Edvard Munch, Käthe Hollwitz, Maria Lassnig, Francis Bacon et H.R. Giger

« Cela dit, je suis fascinée par Marina Abramovic. J'ai en mémoire un entretien de Marina Abramovic à la radio en 2006 qui ne m'a pas quittée. J'étais complètement captivée par le courage de l'artiste et le pouvoir artistique de son corps. Joseph Beuys, son esprit chamanique et sa vision révolutionnaire m'ont aussi beaucoup marquée. .. J'adore les tableaux de Cecily Brown et de Gerhard Richter. J'aime aussi les images satiriques de la sexualité par Paul McCarthy … »

« Je vois le corps nu avec neutralité, comme une toile blanche et la possibilité de se rapprocher de soi. L'occasion de se sentir vulnérable et de découvrir sa force. Ma première performance date de 2007. Depuis le début, je suis nue parce que les images naissent dans mon esprit et seul mon corps sait les traduire. »

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Le Taj Mahal - Une belle histoire d'amour -1/2-

Publié le par Perceval

Il était une fois, un prince : le prince Kurram, il sera connu - plus tard - sous le nom de Shah Jahan, qui signifie « roi du monde ». Il est né en 1592 et commandera l’Empire moghol dès l’année 1627. Il est le fils de Jehengar, le 4e empereur moghol d’Inde et petit-fils de Akbar. Il hérite ainsi du plus vaste empire du monde.

Le prince Khurram est un très beau jeune homme. Le prince a déjà de nombreux talents, il aime la poésie, il est courageux et un bon guerrier. Il excelle en chant et en calligraphie alors qu’il n’a que seize ans.

Mon histoire raconte qu’en 1607, alors que le temps est beau, il y a une belle fête au bazar royal. Ce jour-là, les princesses du harem vont faire des emplettes. Elles sont à la recherche de parfums, d’onguents et de soieries. Dans ce marché de Meena, généralement, les hommes n’ont pas le droit de venir, c’est strictement interdit. S’ils se faisaient prendre, un bourreau leur trancherait les mains mais aussi les pieds.

Les descendants de Tamerlan fondèrent la dynastie des Moghols et régnèrent en Inde pendant les XVIe et XVIIe siècles.

Pourtant, certains jours exceptionnels, le marché de Meena ouvre ses portes à toutes les catégories. Une foule s’y presse alors pour les achats que se soit des humbles ou encore des seigneurs. Des courtisanes d’ordinaire très discrètes se mettent à interpeller les passants et deviennent très bruyantes. Dans le marché, la musique est partout et bien présente ainsi que des danses. L’animation est générale. Les jeunes aristocrates font des joutes oratoires, celui qui trouve la meilleure rime ou encore celui qui a la meilleure répartie pour attirer l’attention des jeunes femmes est le grand gagnant. Egalement, les femmes de la noblesse installent des étales réservés aux membres de la famille royale.

Sur le marché de Meena, en ce jour de fête, le prince Khurram, est porté en palanquin par quatre belles esclaves, lorsqu'il s'arrête devant un étal où une jeune femme vend du mishri (sucre de canne brut en cristaux). Le prince choisit un beau morceau et en demande le prix. La jeune femme, charmeuse, lui donne un prix extravagant. Le prince paye en pièces d'or sans broncher. La jeune fille s'imagine que le prince a confondu les cristaux de sucre avec des diamants, et la jeune femme éclate de rire, son voile glisse et révéle alors subitement son visage. Le prince est fasciné, puis attiré par le regard de la belle princesse Arjumand Banu Begam. Celle-ci à quinze ans et c’est une superbe jeune fille très belle et très talentueuse. C’est un instant magique pour les deux adolescents et un coup de foudre magnifique. Si bien que le lendemain, le prince demande l’autorisation à son père d’épouser Arjumand. Celui-ci accepte cette belle idée mais ne veut pas que le mariage soit célébré de suite. Il diffère la date.

L’année suivante, le roi contraint le prince Khurran de se marier, mais d'abord ( raisons diplomatiques ) à une princesse perse. La religion musulmane ne lui interdisant pas d’avoir plusieurs femmes, le prince a encore l'espoir d'épouser Arjumand. Durant cinq années, les jeunes gens ne peuvent se parler, ni se voir. Ce n’est que le 27 mars 1612, que les astrologues de la cour les autorisent à se marier. La coutume veut que la cérémonie soit faite chez la fiancée. A minuit, le roi convie tout le monde à un grand repas, un somptueux festin fut donné. Pour ceux qui y participaient, c’était un grand honneur d’être là.

Le roi lui-même est sous le charme de sa belle-fille Arjumand si bien qu’il lui donne plusieurs marques de distinctions et l’une d’elle l'autorise à changer de nom. Arjumand devient donc « Mumtaz Mahal » ce qui veut dire « la préférée du palais ». Kurram a déjà dû épouser deux autres jeunes femmes.

Ils se marient en 1612 alors que le prince a vingt ans et elle dix neuf. La cérémonie est grandiose, les plaisirs raffinés sont le privilège et l’honneur des empereurs mogholes. Les souverains sont vêtus de longues robes brodées d’or roulées sur soie, et les musiciens et les acrobates jouent jusqu’à tard dans la nuit.

Mumtaz, troisième épouse du Shah Jahan, devient très vite sa favorite.

Après le mariage, les jeunes époux deviennent vraiment inséparables. Mumtaz Mahal est resplendissante et d’une grande beauté. Elle est élégante et possède de grandes qualités de cœur. Elle est appréciée par tous et les femmes du pays la prennent comme modèle. Le prince de son côté est devenu un homme parfait. Ce n’est que le 4 février 1628, soit seize années plus tard, qu’il peut accéder au trône Moghol et devenir roi. C’est à ce moment-là qu’il devient Shah Jahan. Les fêtes de couronnements du roi durent un mois complet. C’est là qu’il comprend aussi que son royaume a de gros soucis. Son père Jahangir avait laissé tout cela de côté pour se consacrer uniquement à ses propres plaisirs. Shah Jahan se retrouve avec un triste héritage. Cependant, son amour pour Mumtaz Mahal reste comme au premier jour de leur mariage, sans une seule ombre.

Au fil des ans, elle accompagne son mari dans ses combats, et ses conquêtes.

Désireux d’étendre l’Empire moghol, et de poursuivre l’œuvre de ses prédécesseurs, Kurram a le goût de l’aventure et du faste. Présente et douce, la princesse préférée se rend indispensable aux yeux du souverain qui possède un véritable harem. Elle le guide, l’épaule et le soutient, rôle alors peu concédé aux épouses. Elle lui donne quatorze enfants durant leurs dix-neuf années de vie commune ; en moyenne un enfants tous les seize mois. Mais seulement quatre garçons et trois filles survivent.

En 1630, une campagne est menée contre le dissident Khan Jahal Lodi. L’empereur Shah Jahan permet à sa femme Mumtaz de l’accompagner alors qu’elle est enceinte. La naissance est imminente. Enfin, la naissance de l’enfant est annoncée à l’empereur par un message : « Votre quatorzième enfant vient de naître, c’est une fille, elle est en bonne santé ! ». Dans ce message, il n’y a aucune indication concernant sa femme. Ce n’est que très tard dans la soirée, que d’autres messages sont envoyés et c’est là que l’empereur apprend la mauvaise nouvelle. Mumtaz Mahal est au plus mal et elle réclame son mari auprès d’elle. Shah Jahan se précipite à son chevet et ne l’a quitte plus.

Agenouillé près d'elle, il lui demande s'il peut encore faire quelque chose pour elle. Elle lui fait promettre de ne pas avoir d'enfants avec ses autres femmes et de faire édifier un tombeau d'une grande beauté en témoignage de leur amour.

Lorsque l'impératrice ferme ses beaux yeux, une dernière larme s’écoule et glissa sur sa joue. L'empereur accablé de douleur essuie cette larme sur le visage de sa bien-aimée, larme qui deviendra ce mausolée à la hauteur de son amour: « Une larme éternelle descendant des cieux sur la joue du temps. » ( Rabindranath Tagore)

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