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Articles avec #arts visuels tag

Le ''voyage à Cythère''

Publié le par Perceval

En 1717, le peintre Jean-Antoine Watteau (1684-1721) présente à l’Académie royale de peinture son tableau de réception baptisé Pèlerinage à l’île de Cythère “Une feste galante”.

En 1717, le peintre Jean-Antoine Watteau (1684-1721) présente à l’Académie royale de peinture son tableau de réception baptisé Pèlerinage à l’île de Cythère “Une feste galante”.

Sur la toile de jeunes couples sont sur l’île de Cythère (où Aphrodite est née). Ils y font un pèlerinage afin de rendre hommage à la déesse de l’amour, Aphrodite, dont on aperçoit la statue à gauche.

Le tableau symbolise le style de vie indolent de l’aristocratie et il décrit les différentes étapes de l’amour : des couples, très amoureux, assis près de la statue, aux couples, qui semblent plus timides et qui se dirigent vers le bateau.

Grâce au succès du tableau, Watteau en fait deux versions et sur la deuxième, le peintre y ajoute de nombreux ''putti'' ( angelots nus et ailés )...

Le ''voyage à Cythère''

Dans la fable de La Fontaine « Les deux pigeons » : '' servir sous le fils de Cythère '' est synonyme d’'' être amoureux ''

« J'ai quelquefois aimé : je n'aurais pas alors

Contre le Louvre et ses trésors,

Contre le firmament et sa voûte céleste,

Changé les bois, changé les lieux

Honorés par les pas, éclairés par les yeux

De l'aimable et jeune bergère

Pour qui, sous le fils de Cythère,

Je servis, engagé par mes premiers serments »

 

Un certain nombre d’expressions où entre le nom de Cythère renvoie aux plaisirs de l’amour...

L’île protège les amants et les isole du monde dans un cadre enchanteur propice aux ébats amoureux. L’île permet la création d’un royaume à part, comme le suggère la Carte du Royaume d’amour en l’isle de Cythère

 

Jean-Baptiste Joseph Willart de Grécourt , intitulée « L’île de Cythère »

( …) Point de nouvel édit

Dans l’île de Cythère ;

La seule loi qu’on suit

N’ordonne que de faire

L’amour La nuit et le jour.

 

''Partir pour Cythère » ( ou '' faire un pèlerinage à Cythère '') devient ainsi une métaphore érotique...

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La Fin des Livres

Publié le par Perceval

Octave Uzanne par Albert Robida (1888)

Octave Uzanne par Albert Robida (1888)

''La fin des Livres'' est un texte de 1894, publié dans les Contes pour les Bibliophiles, et illustré par Albert Robida (1848-1926).

Ce texte d'anticipation, est de Octave Uzanne (1852-1931) . Et, Uzanne avait vu juste, en partie. Le sonore, le visuel a pris le pas sur l'imprimé sur papier... !

Uzanne par Robida (1888)

Octave Uzanne est un bibliophile de grande réputation, il est aussi journaliste et essayiste. Il est connu également pour les ''études'' qu'il a fait des femmes :  Son Altesse la Femme (1885), "La Française du siècle" (1886), "La Femme et la mode", "Métamorphoses de la Parisienne de 1792 à 1892", "Tableau des moeurs et usages aux principales époques de notre ère républicaine" (1892), "La Femme à Paris", "Nos contemporaines", "Notes successives sur les Parisiennes de ce temps dans leurs divers milieux, états et conditions" (1894), Les Modes de Paris. Variations du goût et de l'esthétique de la femme, 1797-1897  (1898), "Études de sociologie féminine", "Parisiennes de ce temps, en leurs divers milieux, états et conditions", "Études pour servir à l'histoire des femmes, de la société, de la galanterie française, des moeurs contemporaines et de l'égoïsme masculin" (1910).

« Eh bien! mon cher bibliophile (...) ne nous direz-vous pas ce qu’il adviendra des lettres, des littérateurs et des livres d’ici quelque cent ans ? »

( …) l’imprimerie qui, à dater de 1436, régna si despotiquement sur nos esprits, me semble menacée de mort, à mon avis, par les divers enregistreurs du son qui ont été récemment découverts et qui peu à peu vont largement se perfectionner.

<-- Robida et Uzanne, agenouillés et présentant leur ouvrage à deux haultes personnes, à la façon des livres enluminés du moyen-âge.

( …) « Je me base sur cette constatation indéniable que l’homme de loisir repousse chaque jour davantage la fatigue et qu’il recherche avidement ce qu’il appelle le confortable, c’est-à-dire toutes les occasions de ménager autant que possible la dépense et le jeu de ses organes. Vous admettrez bien avec moi que la lecture, telle que nous la pratiquons aujourd’hui, amène vivement une grande lassitude, car non seulement elle exige de notre cerveau une attention soutenue qui consomme une forte partie de nos phosphates cérébraux, mais encore elle ploie notre corps en diverses attitudes lassantes. Elle nous force, si nous lisons un de vos grands journaux, format du Times, à déployer une certaine habileté dans l’art de retourner et de plier les feuilles; elle surmène nos muscles tenseurs, si nous tenons le papier largement ouvert; enfin, si c’est au livre que nous nous adressons, la nécessité de couper les feuillets, de les chasser tour à tour l’un sur l’autre produit, par menus heurts successifs, un énervement très troublant à la longue.

La Fin des Livres

 (…) les paroles qui nous sont transmises par le tube auditif nous donnent une vibrance spéciale des cellules qui, par un effet constaté par tous les physiologistes actuels et passés, excite nos propres pensées.

« Je crois donc au succès de tout ce qui flattera et entretiendra la paresse et l’égoïsme de l’homme; l’ascenseur a tué les ascensions dans les maisons; le phonographe détruira probablement l’imprimerie. Nos yeux sont faits pour voir et refléter les beautés de la nature et non pas pour s’user à la lecture des textes; il y a trop longtemps qu’on en abuse,

(…) « Nos oreilles, au contraire, sont moins souvent mises à contribution; elles s’ouvrent à tous les bruits de la vie, mais nos tympans demeurent moins irrités; nous ne donnons pas une excessive hospitalité dans ces golfes ouverts sur les sphères de notre intelligence, et il me plaît d’imaginer qu’on découvrira bientôt la nécessité de décharger nos yeux pour charger davantage nos oreilles. Ce sera une équitable compensation apportée dans notre économie physique générale. »

(…) il y aura des cylindres inscripteurs légers comme des porte-plumes en celluloïd, qui contiendront cinq et six cents mots et qui fonctionneront sur des axes très ténus qui tiendront dans la poche; toutes les vibrations de la voix y seront reproduites; on obtiendra la perfection des appareils comme on obtient la précision des montres les plus petites et les plus bijoux; quant à l’électricité, on la trouvera souvent sur l’individu même, et chacun actionnera avec facilité par son propre courant fluidique, ingénieusement capté et canalisé, les appareils de poche, de tour de cou ou de bandoulière qui tiendront dans un simple tube semblable à un étui de lorgnette.

(…) l’auteur parlera son œuvre et la clichera sur des rouleaux enregistreurs et mettra en vente lui-même ses cylindres patentés, qui seront livrés sous enveloppe à la consommation des auditeurs.

(…) « Les auditeurs ne regretteront plus le temps où on les nommait lecteurs ; leur vue reposée, leur visage rafraîchi, leur nonchalance heureuse indiqueront tous les bienfaits d’une vie contemplative.

« Étendus sur des sophas ou bercés sur des rocking-chairs, ils jouiront, silencieux, des merveilleuses aventures dont des tubes flexibles apporteront le récit dans leurs oreilles dilatées par la curiosité.

(…) Le peuple « pourra se griser de littérature comme d’eau claire, à bon compte, car il aura ses distributeurs littéraires des rues comme il a ses fontaines.

« A tous les carrefours des villes, des petits édifices s’élèveront autour desquels pendront, à l’usage des passants studieux, des tuyaux d’audition correspondant à des œuvres faciles à mettre en action par la seule pression sur un bouton indicateur. ? D’autre part, des sortes d’automatic librairies, mues par le déclenchement opéré par le poids d’un penny jeté dans une ouverture, donneront pour cette faible somme les œuvres de Dickens, de Dumas père ou de Longfellow, contenues sur de longs rouleaux faits pour être actionnés à domicile.

(…) le phonographisme futur s’offrira à nos petits-fils dans toutes les circonstances de la vie; chaque table de restaurant sera munie de son répertoire d’œuvres phonographiées, de même les voitures publiques, les salles d’attente, les cabinets des steamers, les halls et les chambres d’hôtel posséderont des phonographotèques à l’usage des passagers.

(…) le futur grand journal phonographique?

« Ce seront des voix du monde entier qui se trouveront centralisées dans les rouleaux de celluloïd que la poste apportera chaque matin aux auditeurs abonnés ; les valets de chambre et les chambrières auront l’habitude de les disposer dans leur axe sur les deux paliers de la machine motrice et ils apporteront les nouvelles au maître ou à la maîtresse, à l’heure du réveil: télégrammes de l’Étranger, cours de la Bourse, articles fantaisistes, revues de la veille, on pourra tout entendre en rêvant encore sur la tiédeur de son oreiller.

(…) l’illustration sera abondante et réaliste; elle pourra satisfaire les plus exigeants. Vous ignorez peut-être la grande découverte de demain, celle qui bientôt nous stupéfiera. Je veux parler du KINÉTOGRAPHE de Thomas Édison, dont j’ai pu voir les premiers essais à Orange-Park dans une récente visite faite au grand électricien près de New-Jersey.

(…) « Le KINÉTOGRAPHE enregistrera le mouvement de l’homme et le reproduira exactement comme le phonographe enregistre et reproduit sa voix. D’ici cinq ou six ans, vous apprécierez cette merveille basée sur la composition des gestes par la photographie instantanée ; le kinétographe sera donc l’illustrateur de la vie quotidienne. Non seulement nous le verrons fonctionner dans sa boîte, mais, par un système de glaces et de réflecteurs, toutes les figures actives qu’il représentera en photo-chromos pourront être projetées dans nos demeures sur de grands tableaux blancs. Les scènes des ouvrages fictifs et des romans d’aventures seront mimées par des figurants bien costumés et aussitôt reproduites; nous aurons également, comme complément au journal phonographique, les illustrations de chaque jour, des Tranches de vie active, comme nous disons aujourd’hui, fraîchement découpées dans l’actualité.

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''Pierrot'' fin de siècle.

Publié le par Perceval

''Pierrot'' fin de siècle.

Pierrot de la Comédie dell'arte est un valet bouffon. il est le rival d’Arlequin auprès de Francisquine ou de Zerbinette, et il est amoureux de Colombine la blanchisseuse...

 

Après l'oubli ; il reprit une nouvelle vogue sur les théâtres de pantomimes, sous la Restauration, après 1830.. Il est alors le personnage typique du Carnaval de Paris.

 

''Le Pierrot'', est un journal illustré fondé par Adolphe Willette et Émile Goudeau (1888-1891)

 

 

Au XIXe siècle, on parle de la vogue de la pantomine...

Le Théâtre des Funambules, au « boulevard du Temple », est fondé en 1816. S'y produira notamment le mime « Jean-Gaspard Deburau », qui sera pour le public parisien, le plus célèbre des pierrots, l’incarnation du personnage sur scène.

Pierrot est un passif, rêveur et mélancolique, pâle et solitaire. Pierrot est l’éternel perdant d’un trio amoureux l’associant à Colombine et à Arlequin.

Pierrot et colombine - Federico Beltrán-Masses 1885-1949 - peintre espagnol

''Le Pierrot fin-de-siècle'' s’est laissé contaminer par le décadentisme ambiant et le fumisme des cabarets montmartrois..

Adolphe Willette, « Pierrot assassin de sa femme », paru dans Le Pierrot du 7 décembre 1888.

On découvrira même un  Pierrot assassin de sa femme, où se sachant trompé par Colombine : Pierrot la chatouille jusqu’à lui faire rendre l’âme (Marguerite 1882)

Pierrot incarne alors la masculinité en perdition, les hantises de la marginalité.. ; Il est un dandy décadent, parfois androgyne, il illustre le gouffre du narcissisme. Salace et impuissant à la fois, platonique et priapique, Pierrot exalte les métamorphoses masculines, l'énigme et la prison du rôle sexuel.

Gerome - Suite-d'un-bal-masqué-1857 - Les malheurs de Pierrot

Gerome - Suite-d'un-bal-masqué-1857 - Les malheurs de Pierrot

Pierrot et Colombine, by Leo Rauth

Revenons dans le temps avec la chanson bien connue des enfants : ''Au clair de la lune, mon ami Pierrot... ». Cette chanson populaire française anonyme qui date du XVIIIe siècle, serait portée par une musique de J. B. Lulli.

En revenant aux sources, on s'aperçoit que la version originale diffère un peu, les véritables paroles la rendent d'ailleurs plus cohérente ; mais aussi plutôt ''coquine''...

Il ne s'agit pas d'une recherche de ''plume '' ; mais de ''lume'' ( si la chandelle est morte, il manque de ''lume'', c'est à dire de lumière ...)

 

Au clair de la lune,
Mon ami Pierrot
Prête moi ta lume
Pour écrire un mot
Ma chandelle est morte
Je n’ai plus de feu.

 

Ouvre-moi ta porte
Pour l’amour de Dieu !
Au clair de la lune
Pierrot répondit
Je n’ai pas de lume,
Je suis dans mon lit
Va chez la voisine
Je crois qu’elle y est
Car dans la cuisine
On bat le briquet.

 

Pierrot n'est pas un bon ami... Mais, aller chez la voisine, en pleine nuit... la voisine ''bat le briquet'' : le premier sens c'est frapper une pierre à briquet pour faire une étincelle … Le deuxième sens c'est tenter d'embraser le cœur d'une femme, et par extension dès le XVIIe siècle, avoir des relations sexuelles ...

Au clair de la lune
L’aimable Lubin
Frappe chez la brune
Ell’ répond soudain
Qui frapp’ de la sorte ?
Il dit à son tour
Ouvrez votre porte
Pour le Dieu d’amour
Au clair de la lune
On n’y voit qu’un peu
On chercha la lume
On chercha du feu
En cherchant d’la sorte
Je n’sais c’qu’on trouva
Mais j’sais que la porte
Sur eux se ferma.

Le ''lubin '' est un domestique ; et au XVIe siècle ''frère Lubin'' est un moine quelque peu lubrique...

La voisine très accueillante ouvre sa porte à l'inconnu ; et on ne sait pas s'ils ont trouvé la lume, mais sur eux « la porte se ferma » … !

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Femmes de Jacques de Loustal

Publié le par Perceval

Femmes de Jacques de Loustal

Jacques de Loustal est né à Paris en 1956 à Neuilly-sur-Seine, est un auteur de bande dessinée et un illustrateur français Il travaille comme illustrateur pour la publicité et la presse, sans cesser de voyager. Architecte de formation (diplômé des Beaux-Arts en Architecture), il bâtit un univers de belles villas tristes et de stations balnéaires somptueusement délabrées.

Il réalise des illustrations pour le magazine Rock & Folk où il rencontre Philippe Paringaux. Ce dernier lui écrira plusieurs scénarios de bandes dessinées publiées dans les magazines Métal hurlant et 'À suivre'. Ensemble, ils signent plusieurs albums dont Barney et la note bleue,

Ses originaux et sa peinture sont fréquemment exposés. Il compte de nombreux admirateurs et collectionneurs...   

 

Femmes de Jacques de Loustal
Femmes de Jacques de Loustal
Femmes de Jacques de Loustal
Femmes de Jacques de Loustal
Femmes de Jacques de Loustal
Femmes de Jacques de Loustal
Femmes de Jacques de Loustal
Femmes de Jacques de Loustal
Femmes de Jacques de Loustal
Femmes de Jacques de Loustal
Femmes de Jacques de Loustal
Femmes de Jacques de Loustal
Femmes de Jacques de Loustal
Femmes de Jacques de Loustal
Femmes de Jacques de Loustal
Femmes de Jacques de Loustal

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Les années 20 avec Mona Street

Publié le par Perceval

Aujourd'hui, on peut rêver des années 20 avec Mona Street, une jeune Américaine à peine sortie de l'université de Boston.

 

Elle rejoint alors sa ravissante tante Beth, laquelle la croit une oie blanche. Mona joue de cette réputation pour réaliser tous ses fantasmes l’air de rien, en manipulant ceux qui passent à sa portée, ou en se vengeant si elle s’aperçoit qu’on a voulu la manipuler.

 

Sublime, elle porte un soin extrême à ses tenues, porte-jarretelles, dessous en dentelle et bas noirs.

 

Dans des lettres, elle détaille ses jeux sexuels : aventures saphiques, souvenirs du collège, nombreux amants, jeunes garçons pleins d'entrain ou vieux dragueurs invétérés... pour s'en moquer le plus souvent !

Leone Frollo (né en 1931 à Venise) est l’un des grands maîtres de la bande dessinée érotique italienne.
Leone Frollo (né en 1931 à Venise) est l’un des grands maîtres de la bande dessinée érotique italienne.
Leone Frollo (né en 1931 à Venise) est l’un des grands maîtres de la bande dessinée érotique italienne.

Leone Frollo (né en 1931 à Venise) est l’un des grands maîtres de la bande dessinée érotique italienne.

Les années 20 avec Mona Street
Les années 20 avec Mona Street

On la voit tricher aux cartes pour subir un gage et affrioler des jeunes gens ; trembler d’être reconnue jouant dans un film porno qu’on lui projette, croyant la choquer ; exciter de vieux voyeurs qu’elle sait la regarder dans une cabine d’essayage pourvue d’une glace sans tain, etc.

 

Les années 20 avec Mona Street
Les années 20 avec Mona Street
Les années 20 avec Mona Street
Les années 20 avec Mona Street

L’histoire la plus élaborée se passe à Venise où une amie de Mona est enlevée par un gang d’aristocrates lubriques, dont son mari fait partie, alors qu’il feint d’être dans tous ses états, et se tape la bonne en attendant le retour de sa femme. Mona saura libérer ces dames, grâce à ses amis gondoliers, dont malheureusement l’auteur nous fait apprécier les charmes avec une parcimonie inversement proportionnelle à sa générosité dans la peinture de la morphologie féminine la plus intime.

Les années 20 avec Mona Street

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Sylvain Sauvage, illustrateur littéraire. -2-

Publié le par Perceval

Sylvain Sauvage, illustrateur littéraire. -2-

 

 

Poésies Galantes - Florilèges de François Villon

Retif de la Bretonne -

 

 

 

 

Mes amours a vingt ans,

 

 

 

illustré par Sylvain Sauvage.

 

 

Le Bon Plaisir de Henri de Régnier illustré par Sylvain Sauvage (1929)
Le Bon Plaisir de Henri de Régnier illustré par Sylvain Sauvage (1929)
Le Bon Plaisir de Henri de Régnier illustré par Sylvain Sauvage (1929)

Le Bon Plaisir de Henri de Régnier illustré par Sylvain Sauvage (1929)

Henri de Régnier, né à Honfleur le 28 décembre 1864 et mort à Paris le 23 mai 1936, est un écrivain et poète français, proche du symbolisme.

Admirateur de Mallarmé, aux « mardis » duquel il assistait régulièrement dans sa jeunesse, il avait été d’abord influencé par Leconte de Lisle et surtout par José-Maria de Heredia dont il épousa, en 18951, l’une des filles, Marie, poète elle-même sous le pseudonyme de Gérard d'Houville. Ce mariage ne fut pas heureux : à partir de la fin de l'année 1897, Marie entretint une relation presque stable avec un de ses meilleurs amis, le poète et romancier Pierre Louÿs.

Le Bon plaisir (1902)

Antoine de Pocancy «  a bonne tournure et bon visage avec plus de sens que d'esprit ». Il brûle de faire figure à la cour et de jouer dans son siècle un rôle plus important que d'y être né.

En insistant sur les délices de l'amour, les infirmités de la chair, « les manières différentes de chacun » et le bon plaisir du Roi-Soleil, Henri de Reignier fait revivre toute une époque. Style garnd siècle, narration omnisciente et spirituelle suivie « d'éclaircissements tirés des Mémoires de M. de Collarceaux », savant agencement de motifs frivoles et de leurs conséquences parfois considérables ...

 

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Sylvain Sauvage, illustrateur littéraire. -1-

Publié le par Perceval

Sylvain Sauvage, illustrateur littéraire. -1-

Félix Roy, dit Sylvain Sauvage, vient d’une famille d’architectes, il est né à « Baume les messieurs » dans le Jura le 8 mai 1888 et mort à Paris en janvier 1948. Il est à la fois un illustrateur et technicien du livre français. Il passe par l’école des Beaux-Arts en architecture et se consacra principalement au dessin d’illustration et à la gravure.

Sa carrière commença véritablement pendant les années vingt et son travail fut particulièrement remarqué lors de l’exposition internationale des arts décoratif à Paris en 1925.

Il a été exposant du Salon des artistes décorateurs et directeur de l’ Ecole Estienne à partir de 1934 jusqu’à sa mort.

Il a illustré de nombreux ouvrages, où son travail excelle dans des scènes à l’érotisme léger, on remarquera que les femmes de Sylvain Sauvage sont peu farouches et toujours raffinées.

Il démarra dans des revues guerrières comme la Baïonette...

Revenu de la guerre, il se lance dans le livre illustré grâce à l’éditeur Kieffer, qui lui confie l’illustration de L’Ingénu de Voltaire en 1922. Il collabore avec Mornay, Jonquières et Crès, avant de prendre la décision de préserver son indépendance créatrice en devenant son propre éditeur en 1925.

Pour le bonheur des bibliophiles Il est un des acteurs de de la renaissance du livre illustré après la première Guerre mondiale (aux côtés de G. Barbier, A.-E. Marty et F.-L. Schmied).

S. Sauvage a illustré de nombreux ouvrages pour bibliophiles, parmi lesquels :

Les Chansons de Bilitis de Pierre Louÿs, La Leçon d’amour dans un parc et Les Nouvelles leçons d’amour dans un parc, de René Boylesve, et Candide de Voltaire… La pureté de son trait, rendue en eau-forte ou en gravure sur bois et associée à la technique du pochoir, ont fait de lui un des illustrateurs emblématiques du livre Art Déco. Il a également travaillé sous les pseudonymes de Jacques Tournebroche, d’après le personnage d’Anatole France (dont il a illustré l’œuvre vers le début de sa carrière) et d’Espérance.

 

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Reflets du Désordre - Photos de Martial Lenoir

Publié le par Perceval

Reflets du Désordre - Photos de Martial Lenoir

Martial Lenoir, photographe de mode et portraitiste, est né en 1971 au Pays Basque.

Il vit et travaille à Paris. Diplômé de l’école EFET (École supérieure de Photographie et d’Audiovisuel) en 2003, il devient assistant photographe au Studio Daguerre à Paris, et travaille avec des photographes comme Nacer Messili, Gérard Harten et Francis Hammond.

En 2009, il est primé au Festival Européen de la Photo de Nu d’Arles avec sa série La loge des rats.

En 2011 il est lauréat du prix Argentique, du Jury Ilford. La même année, il expose sa série Les Garçonnes au Festival Européen de la Photo de Nu d’Arles à la Chapelle Sainte-Anne.

En 2012, il commence sa série Les reflets du désordre qu'il clôt en 2014 par l'exposition à la Galerie Schwab Beaubourg.

Reflets du Désordre - Photos de Martial Lenoir
Reflets du Désordre - Photos de Martial Lenoir
Reflets du Désordre - Photos de Martial Lenoir
Reflets du Désordre - Photos de Martial Lenoir
Reflets du Désordre - Photos de Martial Lenoir
Reflets du Désordre - Photos de Martial Lenoir
Reflets du Désordre - Photos de Martial Lenoir
Reflets du Désordre - Photos de Martial Lenoir
Reflets du Désordre - Photos de Martial Lenoir

La composition de ces photos, par leur complexité, dévoile petit à petit la beauté des visages, puis des corps... Elle joue des reflets, de ce qui est caché et découvert ; il y émane une atmosphère et un érotisme esthétique...

Reflets du Désordre - Photos de Martial Lenoir
Reflets du Désordre - Photos de Martial LenoirReflets du Désordre - Photos de Martial Lenoir
Reflets du Désordre - Photos de Martial Lenoir

Chaque photo offre multiples sens de lecture ; du détail au plan large, de ce qui est visible et révélé par les reflets du miroir à ce qui est encore caché. Se rajoute une coloration ancienne qui ajoute en étrangeté ; également un travail sur le flou, et la lumière... Tout cela rattache ces photographies à une composition en peinture

Reflets du Désordre - Photos de Martial Lenoir
Reflets du Désordre - Photos de Martial LenoirReflets du Désordre - Photos de Martial Lenoir

Ces « Reflets du Désordre » exposent un hommage masculin à la féminité, et son érotisme... Il s'agit de révéler, sans perdre du mystère... Il ne s'agit pas seulement d'un parfum d'un autre temps, celui des femmes lascives et corsetées 1900. Il s'agit d'exprimer une fois de plus le fantasme de ''La Femme''.

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Bande Dessinée - Ana Moralles -

Publié le par Perceval

Ana Miralles (orthographié Mirallès en français) est une illustratrice espagnole de bande dessinée. Elle est née en 1959, et se lance professionnellement dans la BD et l'illustration en 1982 en publiant sa première histoire dans la revue espagnole Rambla.

Son premier album Corps à corps sur scénario de son compagnon Emilio Ruiz est publié par Glénat. Entre 1991 et 1994, elle publie la trilogie Eva Medusa : sur un scénario d'Antonio Segura, une histoire située dans le Brésil des années 1920

Avec Emilio Ruiz, elle a adapté en BD le roman à succès de Juan Eslava Galán : À la recherche de la licorne.

Son œuvre se décline en une multitude de livres illustrés, cartes postales, couvertures de livres inclassables, expositions, etc.

En 2001, elle crée la série Djinn avec Jean Dufaux, sa série la plus populaire à ce jour.

En juin 2009, Mirallès est devenue la première femme à remporter le « Gran Premio del Salón » au Festival de la BD de Barcelone (la plus haute distinction).  

 

 

Eva MedusaEva MedusaEva Medusa

Eva Medusa

Djinn
Djinn
Djinn
Djinn
Djinn
Djinn
Djinn

Djinn

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Le XIXe siècle avec E. et A. Devéria

Publié le par Perceval

«Eugène a réalisé plusieurs centaines de tableaux et Achille 3000 lithographies et une production picturale mal connue. En 1820, tous les tableaux furent exécutés à deux mains. Certains portent les initiales A et E en guise de signature» indique Olivia Voisin, diplômée en Histoire de l'Art et muséologie, qui travaille sur le «Catalogue raisonné des peintures et dessins d'Achille et Eugène Devéria»...

A partir de 1828, les frères Devéria participe aux discussions ardentes dans le Cénacle 'romantique' fondé par Hugo.

Après la dislocation de celui-ci, les frères Devéria forment leur propre cénacle où se réunissent, au lendemain de 1830, de nombreux poètes et artistes bohèmes que l'on appelait alors bousingots ou Jeunes-France.  

'Replique de la Naissance d'Henri IV' par Eugène Devéria

'Replique de la Naissance d'Henri IV' par Eugène Devéria

Eugène Devéria (1805-1865) a fait son apprentissage auprès de son frère aîné Achille (1800-1857) ; il est l’enfant chéri de la génération romantique, devenu célèbre à vingt-deux ans en exposant "La Naissance d’Henri IV" (musée du Louvre) au Salon de 1827 où cette immense toile fait sensation et remporte tous les suffrages.

Les commandes officielles qu’il reçoit, notamment pour le château de Versailles, ses compositions dans le domaine de la peinture religieuse (à Paris, pour Notre-Dame-de-Lorette, à Fougères, et surtout à Avignon, avec la décoration murale de Notre-Dame-des-Doms) font suite à ce coup d’éclat. Puis, retiré à Pau dans la pratique d’un calvinisme fervent (sa conversion date de 1843), Eugène Devéria gagne l’ombre, et s’il cultive toujours le registre historique, se consacre au portrait et au paysage. Sa réputation le conduit en Hollande et en Ecosse, où s’épanouit sa pratique du portrait.  

La famille Devéria est une famille d’artistes, avec Achille et Eugène, mais aussi Laure la benjamine, qui montre un réel talent de dessinatrice et expose avec succès au Salon. Elle meurt prématurément en 1838. Eugène Devéria montre des dispositions précoces pour le dessin et son frère Achille le fait d’abord entrer aux Beaux-Arts, où il étudie sous la direction de Girodet et de Lethière, puis prend lui-même en main la formation de son cadet. 

 

 

Un Concert  Laura Devéria chante - 1831 -

Eugène François Marie Joseph Devéria

Achille Deveria - Portrait de Céleste Motte 

épouse d'Achille.

 

Achille Devéria
Achille Devéria
Achille Devéria
Achille Devéria
Achille Devéria

Achille Devéria

Le XIXe siècle avec E. et A. DevériaLe XIXe siècle avec E. et A. Devéria
Le XIXe siècle avec E. et A. DevériaLe XIXe siècle avec E. et A. Devéria
Le XIXe siècle avec E. et A. DevériaLe XIXe siècle avec E. et A. Devéria
Le XIXe siècle avec E. et A. DevériaLe XIXe siècle avec E. et A. Devéria

Achille Devéria (1800-1857), dessinateur et lithographe français s'exerce dans des genres très divers et c'est à lui que l'on doit les petits dessins libertins qui enchantent les amateurs de "curiosa". On lui doit aussi plusieurs tableaux religieux, et des aquarelles fort recherchées. Il est le premier qui ait su appliquer la couleur à la lithographie. Ami proche de Victor Hugo, lui-même amoureux du beau sexe... (on imagine que son atelier a du en voir de toutes les couleurs).

Il produisit ainsi un grand nombre de gravures libertines, allant souvent jusqu'à doubler d'une version libre ses compositions les plus officielles...

Attention, ces images peuvent heurter ...!

 

 

Le XIXe siècle avec E. et A. Devéria
Le XIXe siècle avec E. et A. Devéria
Le XIXe siècle avec E. et A. Devéria
Le XIXe siècle avec E. et A. Devéria
Le XIXe siècle avec E. et A. Devéria
Le XIXe siècle avec E. et A. Devéria
Le XIXe siècle avec E. et A. Devéria
Le XIXe siècle avec E. et A. Devéria
Le XIXe siècle avec E. et A. Devéria
Le XIXe siècle avec E. et A. Devéria
Le XIXe siècle avec E. et A. Devéria

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