Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Articles avec #arts visuels tag

Lettres d'amour :Diderot – Sophie Volland -1/2-

Publié le par Perceval

Denis Diderot (1713-1784)

Denis Diderot (1713-1784)

Denis Diderot  a entretenu pendant plus de vingt ans une relation épistolaire avec Sophie Volland (1725-1784). Cette femme, issue d’un milieu de financiers et de fermiers généraux, était très cultivée et pouvait jouer le rôle de confidente. Mais ses réponses ne nous sont pas parvenues et nous ne possédons aucun portrait d’elle.

Alors, il faut ''imaginer'' la réalité : Ils se rencontrent au Palais-Royal, sur le banc d’Argenson, c'est ce que l'on dit … Ou, dans un salon parisien. Par le biais de familles interposées, Diderot s'est fait inviter chez une dame qui a 3 filles : les Volland. L’aînée et la cadette sont mariées, seule celle du milieu est célibataire : c’est Sophie. Mademoiselle Volland est célibataire, elle a 38 ans, elle appartient à une famille de fermiers Généraux.

Diderot, alors est marié, il a 41 ans, il travaille à l’Encyclopédie. Il a épousé une jeune femme sans argent. Né à Langres dans une famille de la bourgeoisie, il vient à Paris en 1728, tonsuré et portant le titre et l’habit d’abbé pour poursuivre ses études religieuses. Il se marie en 1743 avec Marie-Antoinette Champion malgré la farouche opposition de son père... Il lui sera toujours fidèle et infidèle, c’est à dire qu’il eut de nombreuses maîtresses, mais il ne l’abandonna jamais. De leurs quatre enfants, seule Marie-Angélique atteindra l’âge adulte.

Sophie Volland est cultivée, curieuse, elle est de constitution frêle, porte des lunettes. Très curieuse de tout, au courant des écrits des philosophes comme de ceux des scientifiques, son intelligence vive, son jugement pertinent en firent la correspondante privilégiée de Diderot pendant 14 ans. Diderot conservait son portrait réalisé par la peintre Anne Vallayer-Coster, enchâssé dans la couverture d'un livre, qui malheureusement n'a jamais été retrouvé.

C’est une relation intellectuelle qui naît dans un premier temps. Sophie ''est'' dans un célibat, elle tient un salon austère. Elle passe son temps à s’échapper dans des livres de philosophie, Montaigne est son auteur préféré. Diderot constate que cette femme est unique en son genre. Elle se tient au courant de toute la vie intellectuelle.

Et des rendez-vous vont s’organiser... Diderot, de son côté à des ennuis sans nombre : il est victime de la censure, de la police, il est pourchassé et réprouvé.

Ils vont avoir des conventions ( ruse amoureuse ) : ils se rencontreront sur le banc d’Argenson à Paris. L’allée de Foix est cette allée qui figure dans Le neveu de Rameau : c’est cette allée où circulent les courtisanes. Ce serait la raison pour laquelle Diderot aurait dit dans Le Neveu de Rameau qu’il suit ses idées sans ordre, de même qu’on suit ses courtisanes sans ordre ; il dit même cette belle phrase : « Mes pensées sont des catins ».

Ils se rencontrent aussi au théâtre, Diderot achète un billet bon marché, Sophie Volland se rend dans une loge louée à l’année. Ils échangent alors des regards langoureux. Ils fusionnent sur les grands succès de Voltaire.

Ils se sont donc rencontrés en 1755, mais nous n’avons des lettres qu’à partir de 1759 ! Parce que Sophie s'auto-censure, elle aurait détruit les 1ères lettres. En 1759, ils s’écrivent deux fois par semaine : tous les jeudis et les dimanches ; jusqu’à ce que mort s’ensuive. Mais, Sophie n’est pas toujours à Paris....

Madame Volland a une propriété vers Vitry-François, au bord de la Marne. Elle doit gérer ce domaine elle-même. C’est en Champagne, et elle a l’appât du gain. Elle a un homme de confiance et tous les étés, elle quitte Paris début juillet et elle ne rentre à Paris qu’à la Saint-Martin avec Sophie. Sophie doit accompagner sa mère au château, et le château est très humide. Il est agréable l’été, mais elle tient Sophie au château jusqu’au 15-20 décembre ! Alors même que le château devient invivable.


Lettres de Diderot

Paris, le 10 juillet 1759.

J’écris sans voir. Je suis venu ; je voulais vous baiser la main et m’en retourner. Je m’en retournerai sans cette récompense ; mais ne serai-je pas assez récompensé si je vous ai montré combien je vous aime ? Il est neuf heures, je vous écris que je vous aime. Je veux du moins vous l’écrire ; mais je ne sais si la plume se prête à mon désir. Ne viendrez-vous point pour que je vous le dise et que je m’enfuie ? Adieu, ma Sophie, bonsoir ; votre cœur ne vous dit donc pas que je suis ici ? Voilà la première fois que j’écris dans les ténèbres : cette situation devrait m’inspirer des choses bien tendres. Je n’en éprouve qu’une : je ne saurais sortir d’ici. L’espoir de vous voir un moment m’y retient, et j’y continue de vous parler, sans savoir si j’y forme des caractères. Partout où il n’y aura rien, lisez que je vous aime.

… juillet 1759.

Je ne saurais m’en aller d’ici sans vous dire un petit mot. Hé bien ! mon amie, vous comptez donc beaucoup sur moi ! votre bonheur, votre vie sont donc liés à la durée de ma tendresse ! ne craignez rien, ma Sophie, elle durera, et vous vivrez et vous vivrez heureuse. Je n’ai point encore commis le crime, et je ne commencerai point à le commettre : je suis tout pour vous, vous êtes tout pour moi ; nous supporterons ensemble les peines qu’il plaira au sort de nous envoyer ; vous allégerez les miennes, j’allégerai les vôtres. Puissé-je vous voir toujours telle que vous êtes depuis quelques mois ! pour moi, vous serez forcée de convenir que je suis comme au premier jour : ce n’est pas un mérite que j’aie, c’est une justice que je vous rends. L’effet des qualités réelles, c’est de se faire sentir plus vivement de jour en jour. Reposez-vous de ma constance sur les vôtres et sur le discernement que j’en ai. Jamais passion ne fut plus justifiée par la raison que la mienne. N’est-il pas vrai, ma Sophie, que vous êtes bien aimable ? Regardez au dedans de vous-même ; voyez-vous bien ? voyez combien vous êtes digne d’être aimée, et connaissez combien je vous aime. C’est là qu’est la mesure invariable de mes sentiments.

Bonsoir, ma Sophie, je m’en vais plein de joie, la plus douce et la plus pure qu’un homme puisse ressentir. Je suis aimé, et je le suis de la plus digne des femmes. »

 

Le 1er novembre 1759.

J’ai vu toute la sagesse des nations, et j’ai pensé qu’elle ne valait pas la douce folie que m’inspirait mon amie. J’ai entendu leurs discours sublimes, et j’ai pensé qu’une parole de la bouche de mon amie porterait dans mon âme une émotion qu’ils ne me donnaient pas. Ils me peignaient la vertu, et leurs images m’échauffaient ; mais j’aurais encore mieux aimé voir mon amie, la regarder en silence, et verser une larme que sa main aurait essuyée ou que ses lèvres auraient recueillie. Ils cherchaient à me décrier la volupté et son ivresse, parce qu’elle est passagère et trompeuse ; et je brûlais de la trouver entre les bras de mon amie, parce qu’elle s’y renouvelle quand il lui plaît, et que son cœur est droit, et que ses caresses sont vraies. Ils me disaient : Tu vieilliras ; et je répondais en moi-même : Ses ans passeront avec les miens. Vous mourrez tous deux ; et j’ajoutais : Si mon amie meure avant moi, je la pleurerai, et serai heureux la pleurant. Elle fait mon bonheur aujourd’hui ; demain elle fera mon bonheur, et après-demain, et après-demain encore, et toujours, parce qu’elle ne changera point, parce que les dieux lui ont donné le bon esprit, la droiture, la sensibilité, la franchise, la vertu, la vérité qui ne change point. Et je fermai l’oreille aux conseils austères des philosophes ; et je fis bien, n’est-ce pas, ma Sophie ?

Au Grandval, le 18 octobre 1760.

Nous recevrons, vous mes lettres, moi les vôtres, deux à deux ; c’est une affaire arrangée. Combien d’autres plaisirs qui s’accroissent par l’impatience et le délai ! Éloigner nos jouissances, souvent c’est nous servir ; faire attendre le bonheur, c’est ménager à son ami une perspective agréable ; c’est en user avec lui comme l’économe fidèle qui placerait à un haut intérêt le dépôt oisif qu’on lui aurait confié. Voilà des maximes qui ne déplairont pas à votre sœur. J’en ai entendu de plus folles encore. Il y en a qui disent qu’on ne s’ennuie presque jamais d’espérer, et qu’il est rare qu’on ne s’ennuie pas d’avoir. Je réponds, moi, qu’on espère toujours avec quelque peine, et qu’on ne jouit jamais sans quelque plaisir. Et puis la vie s’échappe, la sagacité des hommes a donné au temps une voix qui les avertit de sa fuite sourde et légère. Mais à quoi bon l’heure sonne-t-elle, si ce n’est jamais l’heure du plaisir ? Venez, mon amie ; venez que je vous embrasse, venez et que tous vos instants et tous les miens soient marqués par notre tendresse ; que votre pendule et la mienne battent toujours la minute où je vous aime et que la longue nuit qui nous attend soit au moins précédée de quelques beaux jours.

 

21 juillet 1765.

Dépêchez-vous, faites-moi préparer une niche grande comme la main, proche de vous, où je me réfugie loin de tous ces chagrins qui viennent m’assaillir. Il ne peut y avoir de bonheur pour un homme simple comme moi au milieu de huit cent mille âmes. Que je vive obscur, ignoré, oublié, proche de celle que j’aime, jamais je ne lui causerai la moindre peine, et près d’elle le chagrin n’osera pas approcher de moi. Est-il prêt, ce petit asile ? Venez le partager ! Nous nous verrons le matin ; j’irai, tout en m’éveillant, savoir comment vous avez passé la nuit ; nous causerons ; nous nous séparerons pour brûler de nous rejoindre ; nous dînerons ensemble ; nous nous promènerons au loin, jusqu’à ce que nous ayons rencontré un endroit dérobé où personne ne nous aperçoive. Là nous nous dirons que nous nous aimons, et nous nous aimerons ; nous rapporterons sur des fauteuils la douce et légère fatigue des plaisirs et nous passerons un siècle pareil sans que notre attente soit jamais trompée. Le beau rêve !

( A suivre )

Voir les commentaires

Katerina Belkina, photographe

Publié le par Perceval

Katerina Belkina, photographe
Katerina Belkina, photographe
Katerina Belkina, photographe
Katerina Belkina, photographe
Katerina Belkina, photographe
Katerina Belkina, photographe
Katerina Belkina, photographe
Katerina Belkina, photographe
Katerina Belkina, photographe

Katerina Belkina est née en 1974, à Samara, une ville dans le Sud-Est de la partie européenne de la Russie. Elle a grandi dans un milieu artistique, a étudié la peinture et la photographie... Katerina Belkina a été nominé pour le prestigieux Prix Kandinsky (comparable au prix britannique Turner) à Moscou en 2007. Danseuse, photographe, peintre. À l'heure actuelle, Katerina Belkina vit et travaille à Berlin. Elle a récemment (2015) remporté le Lucas-Cranach-International Award, et le Prix international de la photographie (IPA) en 2012...

L'artiste travaille sur des ''séries'' avec des thèmes comme l’architecture, le travail à domicile, le portrait... Le plus souvent, elle part d'une idée abstraite

Belkina s'investit ensuite longuement sur la manipulation d'images et la retouche...

Pour en savoir plus sur l'artiste, vous pouvez visiter son site officiel .

Le travail d'Anastasia Bolchakova se perçoit comme une succession d'historiettes associant des objets issus de son propre univers domestique à des moments qu’elle a passés avec eux au quotidien. Ces micros récits sont apparemment sans lien entre eux car, placées sous le signe d’une attention continue mais flottante, ils constituent le chemin que se fraye l’inspiration au milieu d’un quotidien où dominent le trivial et le futile.

Pourtant ce qu’il s’agit bien d’interroger, comme le note Georges Perec « c’est la brique, le béton, le verre, nos manières de table, nos ustensiles, nos outils, nos emplois du temps, nos rythmes. » Ces objets du quotidien, nous les appréhendons avec l’artiste sous la forme d’un aller-voir-ce-qui-se-cache-derrière notre vision du réel ; et c’est donc avec les yeux neufs et toute la malice de l’artiste que d’une certaine manière nous allons incarner son personnage dans un film un peu surréaliste qu’elle projette sur le grand écran d'un lieu d'exposition. " Surréaliste " car les collages physiques et conceptuels entre des objets dont les fonctions sont inadéquates (type manucure de faux ongles sur gants Mapa) provoquent la contamination du champ de l’expérience sensible par l'imaginaire.

« Depuis toute petite, je peins et je danse, en alternance, et c’est encore ce que je fais aujourd’hui. Ma route semblait tracée : le lycée spécialisé en arts, l'école d'arts plastiques, j'ai ensuite travaillé chez un éditeur, où ma main, habituée au papier, a touché un ordinateur pour la première fois.

La photographie a toujours été présente dans mes activités artistiques. Mon grand -père et mon père faisaient de la photographie, et petite, je savais déjà comment les images apparaissaient sur le papier. J’avais 12 ans la première fois que j’ai mis les pieds à l'atelier photo. Le "vrai" cours sur l'art photographique, je l'ai suivi à l'âge de 26 ans. Jusqu'alors, je m’intéressais et je touchais à tout : je dessinais, sculptais, coupais, cousais, collais, peignais... Je n'avais aucune idée de ce que serait mon métier plus tard. La question "Comment ?" ne se posait pas, c'est une question de technique et d'instruments. Le plus important, c'était "Quoi ?". Après j'ai travaillé à la télévision pour réaliser des spots en 3D. Et parallèlement, j’ai fais beaucoup de photographie. C’est à ce moment -là que quelque chose a commencé à prendre forme, quelque chose qui existait depuis toujours en moi, mais qui nécessitait une évolution artistique personnelle, ce que vous pouvez observer aujourd’hui. »

Sources : http://www.exprmntl.fr/

 

Katerina Belkina, photographe
Katerina Belkina, photographe
Katerina Belkina, photographe
Katerina Belkina, photographe
Katerina Belkina, photographe
Katerina Belkina, photographe
Katerina Belkina, photographe
Katerina Belkina, photographe

Voir les commentaires

Sophie Busson

Publié le par Perceval

 

 

 

 

 

 

Sophie BUSSON ( née en 1945) , vit et travaille en Bretagne .

Critique

Au moins, Sophie BUSSON ne saurait faire de l'ombre à d'autres peintres soucieux de protéger leurs acquis et leur technique !

Sa façon de travailler, de créer, d'imaginer son oeuvre, se place entre le trompe l'oeil et un surréalisme historique qui laissent coi, non seulement d'admiration, mais provoquent une stupeur peu courante au su et vu de la composition et de l'audace qui président à la genèse des multiples rites et mythes développés par l'artiste. Par le dessin, la gravure, l'aquarelle, la peinture et la litho, Sophie BUSSON a totalement métamorphosé son existence, et en véritable autodidacte habitée par le talent, sa voie s'est tracée vers l'expression vivace et méthodique des multiples sortilèges émis par les contes merveilleux ou libertins, les échos bibliques, ou la magie incomparable de paysages idylliques ou de jardins mythiques où se love une végétation maléfique. Quelle grâce dans les attitudes de ses modèles féminins, captivants ou mystérieux, dont la nudité fruitée se pare de tissus généreux aux multiples plissés. Exprimant la poésie, l'émotion, la nostalgie ou l'angoisse, tous ces êtres obsèdent par leur présence déliée, sous la magie d'un pinceau, d'un crayon, d'un burin bouleversant d'élégance et de promesses

André RUELLAN, critique d'art

 

 

Sophie Busson
Sophie Busson
Sophie Busson
Sophie Busson
Sophie Busson
Sophie Busson
Sophie Busson
Sophie Busson
Sophie Busson
Sophie Busson
Sophie Busson
Sophie Busson
Sophie Busson
Sophie Busson

Voir les commentaires

La légende de Lady Godiva

Publié le par Perceval

La légende de Lady Godiva

Lady Godiva ( ou Godgyfu en saxon) est la très belle épouse de Léofric (968-1057), comte de Mercie et seigneur de Coventry. Elle est aussi une héroïne de la culture anglo-saxonne... Son mari, pour financer ses guerres, harcèle violemment ses sujets et les couvre de taxes ; et Lady Godiva – sensible aux conditions difficiles d'existence des habitants de Coventry- régulièrement plaide auprès de son époux, une réduction des impôts. A chaque fois, près de l'oreiller, Léofric promet de supprimer des taxes ; mais ensuite le besoin d'argent se fait sentir … Par ailleurs, si lady Godiva est fort belle, elle est aussi fort prude ; et malgré la vigueur de son mari, elle refuse de se montrer entièrement déshabillée, la dame ne se livre que dans l'obscurité …

lady Godiva Edmund Leighton dépeint point de décision (1892) Ce jour là, Léofric, exaspéré, fait comprendre à sa femme qu'il ne réduirait les impôts qu'à la condition, qu'elle-même traverse - nue à cheval – la ville de Conventry. Il pense qu'ainsi, lady Godiva ne l’ennuiera plus jamais avec cette question de taxes ... Après une longue réflexion, Godiva accepte le défi.

out of; (c) Herbert Art Gallery & Museum; Supplied by The Public Catalogue Foundation out of; (c) Herbert Art Gallery & Museum; Supplied by The Public Catalogue Foundation
Lady_Godiva - Alfred Joseph Woolmer out of; (c) Herbert Art Gallery & Museum; Supplied by The Public Catalogue Foundation

La dame demande alors aux habitants de rester chez eux lors de son passage, pour que personne ne puisse la voir nue. L'annonce à la population ajoute que toute personne qui enfreindrait cette règle serait durement puni... Il n'est pas précisé si la punition serait divine, ou séculière ...

Sir Edwin Landseer - La prière de Lady Godiva, 1865 Sir Edwin Landseer - La prière de Lady Godiva, 1865

 

Godiva Preparing to Ride through Coventry exhibited 1833 George Jones 1786-1869 Presented by Robert Vernon 1847 http://www.tate.org.uk/art/work/N00390 Godiva Preparing to Ride through Coventry exhibited 1833 George Jones 1786-1869 Presented by Robert Vernon 1847

 

Ainsi, vêtue uniquement de ses longs cheveux, qui cachent sa poitrine, lady Godiva passe à dos de cheval, accompagné d’une servante.

Lady Godiva, huile sur toile de Jules Lefebvre, 1890, 620 x 390 cm, Musée de Picardie, Amiens Lady Godiva, huile sur toile de Jules Lefebvre, 1890, 620 x 390 cm, Musée de Picardie, Amiens

William Holmes Sullivan - Lady Godiva, 1877

William Holmes Sullivan - Lady Godiva, 1877

On dit que seul un tailleur, du nom de ''Peeping Tom'' a osé transgresser cette règle. Effectivement, le malheur s’est abattu sur lui... Il devint aveugle pour le restant de ses jours. C'est de là que vient l'expression anglaise « Peeping Tom », que nous connaissons sous l’expression « voyeur ». On dit aussi, que le Conte lui aussi, a regardé ( enfin) sa femme nue... On ne sait quel malheur l'a frappé... Peut-être s'en est-il expliqué avec son épouse... Il tint parole, et l'on sait – documents historiques à l'appui, que le roi Édouard 1er (XIIIe ) lui-même, a pu vérifier dans les annales de Coventry, que l’impôt n’a plus été perçu à partir de 1057. Une forme plus ancienne de cette histoire raconte la traversée du marché de Coventry par Godiva, alors que le peuple était rassemblé, surveillée seulement par deux cavalières (vêtues). Cette version est narrée dans Flores Historiarum de Roger de Wendover (mort en 1236) [caption id="attachment_5255" align="aligncenter" width="873"]Lady Godiva, tableau d'Adam van Noort, 1586 Lady Godiva, tableau d'Adam van Noort, 1586

En 1586 : le peintre Adam van Noort a représenté l'épisode et a montré Léofric en train de regarder sa femme par la fenêtre...

godiva-modern Lady_Godiva_Jedburgh_Festival_2011
Lady-Godiva Affiche lady Godiva_1955_American_film_star_M

La légende de Lady Godiva donne lieu chaque année depuis 1678 à un festival annuel au cours duquel une jeune femme personnifiant la jeune comtesse parcourt sur un cheval blanc les rues de la ville de Coventry. La seule condition, absolue, est d'avoir des cheveux longs et dorés.Godiva_statue_Broadgate_Oct_2011 petit    

 

 

 

Une statue représentant Lady Godiva à également été élevée près de la place du marché de Coventry afin de rappeler l'événement.

Voir les commentaires

Henry Patrick Raleigh – Illustrateur -2/2-

Publié le par Perceval

Henry Patrick Raleigh – Illustrateur -2/2-
Henry Patrick Raleigh – Illustrateur -2/2-
Henry Patrick Raleigh – Illustrateur -2/2-
Henry Patrick Raleigh – Illustrateur -2/2-
Henry Patrick Raleigh – Illustrateur -2/2-
Henry Patrick Raleigh – Illustrateur -2/2-
Henry Patrick Raleigh – Illustrateur -2/2-
Henry Patrick Raleigh – Illustrateur -2/2-
Henry Patrick Raleigh – Illustrateur -2/2-
Henry Patrick Raleigh – Illustrateur -2/2-
Henry Patrick Raleigh – Illustrateur -2/2-
Henry Patrick Raleigh – Illustrateur -2/2-
Henry Patrick Raleigh – Illustrateur -2/2-

Henry Patrick Raleigh (1880-1944) est extrêmement prolifique, sa création compte 20 000 illustrations sur sa carrière, à un rythme d'environ 800 par an, presque trois dessins par jour. Il a une excellente mémoire visuelle et travaille presque exclusivement sans modèles ni référence de photo. Une seule illustration de lui peut se vendre 3500 $...

A l'apogée de sa carrière, Raleigh gagne assez d'argent en trois à quatre mois pour être en mesure de passer le reste de l'année à voyager à l'étranger avec sa famille et ses amis.

Dans ses meilleures années, le revenu annuel de l'artiste était d'environ 100 000 $.

Mais Raleigh dépense facilement son argent. Il prête et distribue son argent, s'offre un yacht, un manoir et un grand studio dans le centre de Manhattan.

Comme l'impression couleur est entré dans les magazines, et que les dessins sont remplacés par des peintures, il essaie d'introduire de la couleur dans son propre travail, mais il n'apprécie pas les illustrations peintes...

La photo prend le pas sur l’illustration. Le goût du public change, et ses œuvres sont moins demandées, Raleigh s'adapte difficilement, aussi fait-il faillite... En mauvaise santé, sans économies, il se suicide en 1944 en sautant d'une fenêtre de l'hôtel de Times Square.

Henry Patrick Raleigh – Illustrateur -2/2-
Henry Patrick Raleigh – Illustrateur -2/2-
Henry Patrick Raleigh – Illustrateur -2/2-
Henry Patrick Raleigh – Illustrateur -2/2-
Henry Patrick Raleigh – Illustrateur -2/2-
Henry Patrick Raleigh – Illustrateur -2/2-
Henry Patrick Raleigh – Illustrateur -2/2-
Henry Patrick Raleigh – Illustrateur -2/2-
Henry Patrick Raleigh – Illustrateur -2/2-
Henry Patrick Raleigh – Illustrateur -2/2-
Henry Patrick Raleigh – Illustrateur -2/2-
Henry Patrick Raleigh – Illustrateur -2/2-
Henry Patrick Raleigh – Illustrateur -2/2-

Voir les commentaires

Henry Patrick Raleigh – Illustrateur -1/2-

Publié le par Perceval

Henry Patrick Raleigh – Illustrateur -1/2-
Henry Patrick Raleigh – Illustrateur -1/2-
Henry Patrick Raleigh – Illustrateur -1/2-
Henry Patrick Raleigh – Illustrateur -1/2-
Henry Patrick Raleigh – Illustrateur -1/2-
Henry Patrick Raleigh – Illustrateur -1/2-
Henry Patrick Raleigh – Illustrateur -1/2-
Henry Patrick Raleigh – Illustrateur -1/2-
Henry Patrick Raleigh – Illustrateur -1/2-
Henry Patrick Raleigh – Illustrateur -1/2-

Henry Patrick Raleigh (1880-1944) fut l'un des illustrateurs les plus prolifiques de tous les temps. Ses œuvres sont apparus dans de nombreuses publications, y compris San Francisco Examiner, Journal, New York mondiale, et le Saturday Evening Post. Il est devenu célèbre pour ses illustrations de la haute société qui figuraient dans une série de publicités de café Maxwell House, et était une star parmi ses pairs au cours de l'âge de la American Illustration (1900 à 1930) d'or. Parmi ses nombreuses récompenses ont été le Prix Shaw Illustration au Club Salmagundi en 1916 et la médaille d'or pour la publicité Art in America en 1926. Il a été élu à la Société des Illustrateurs Hall of Fame en 1982.

Henry Patrick Raleigh est né à Portland, en Oregon; il a ensuite déménagé à San Francisco.

S'il a commencé sa vie dans la pauvreté, il fut l'un des artistes les mieux payés des États-Unis... Il a commencé à travailler à l'âge de 9 ans, et à 12 ans, il quitte l'école et prend un emploi sur les quais de San Francisco, où il fait le tri des grains de café d'Amérique du Sud. Là, il entend beaucoup d'histoires de marins, histoires colorées de débauche et de pays lointains...

A 17 ans, son goût et ses dons pour le dessin, l'amènent à travailler comme dessinateur dans un journal de San Francisco, où – artiste-reporter, il se spécialise dans les croquis des mauvais côté de la ville, y compris les exécutions, les incendies et les accidents. Plus tard, il suit des cours, en particulier sur la représentation de l'anatomie, et fréquente à dessein la morgue, à la recherche des plus beaux cadavres...

À l'âge de 19 ans, Raleigh travaille pour le San Francisco Examiner comme l'un de ses artistes les mieux payés. Raleigh a rapidement attiré l'attention des éditeurs d'art qui lui offrent des commandes lucratives. William Randolph Hearst envoie Raleigh à New York, où il progresse graduellement depuis le quotidien jusqu'aux magazines comme Vanity Fair, Harper Bazaar, Colliers et le Saturday Evening Post. Ce qui est surprenant, c'est que ses dessins deviennent la marque de ce qui fait la mode dans la haute société … Il est l'illustrateur que demande les plus grands écrivains de son temps, y compris F.S Fitzgerald... Ses illustrations sont utilisées dans les publicités, les cartes de voeux, les affiches, les livres, les magazines et les journaux. Dans ses illustrations il y a du mouvement, de l'émotion, comme dans un instant de cinéma...

Son trait est constamment mordant, ses personnages sont à la limite de la caricature. Le regard que porte Raleigh sur les gens riches est très critique. Cependant son talent est de sublimer ce regard qui aurait pu être cynique en une véritable "touche" artistique doublée d'une pointe de sociologie. Il s'agit d'un authentique peintre de grand talent qui emploie une palette de couleurs chaudes, presque sucrées, pour des descriptions d'une rugosité certaine...

Voir les commentaires

Gerda Wegener illustre Douze sonnets lascifs

Publié le par Perceval

!! Les illustrations de cet article, pourraient être réservées à un public adulte et averti. J'espère que la beauté de ces images, dépassera la gène qu'elles pourraient provoquer chez certains visiteurs non avertis...!

Gerda and Einar Wegener devant une peinture de Gerda.

Alicia Vikander and Eddie Redmayne in The Danish Girl. Photograph  Allstar-Universal

 

Gerda Wegener est née le 15 Mars 1885 ou 1889 à Copenhague. 

En 1912, Gerda Wegener s'installe à Paris, où elle mène une vie mondaine et brillante.

Wegener a peint des portraits de son entourage, ils reflètent la sophistication de la société parisienne des années 1930. Elle a collaboré à des publications telles que La Vie Parisienne, Fantasio, Le Rire, La Baïonnette et. Elle a également illustré Contes de mon père le Jars (Histoires de mon père, de Gander) et Sur Talons Rouges (sur les talons rouges) par Eric Allantini long avec de nombreux autres contes populaires publiés de l'époque.

Gerda W expose au Salon d'Automne, Salon des Indépendants et le Salon des Humoristes.

Gerda Wegener est décédé en Juillet 1940 à Frederiksberg.

 

Louis Perceau (1883-1942), poète et écrivain français, célèbre pour ses œuvres érotiques, a demandé à Gerda Wegener d' illustrer son livre de poésies érotiques, Douze Sonnets lascifs, qui a été publié en 1925. Elle a créé douze aquarelles qui ont été individuellement sérigraphié pour accompagner les 350 exemplaires du livre. Le portefeuille a été inséré dans le livre. ( Il parait que le modèle de la femme brune ambiguë dans les aquarelles était Einar...).

gerda-wegener-21.jpg  gerda-wegener-20.jpg
 gerda-wegener-19.jpg  gerda-wegener-18.jpg
 gerda-wegener-17.jpg  gerda-wegener-10.jpg
 gerda-wegener-15.jpg  gerda-wegener-16.jpg
 gerda-wegener-14.jpg  gerda-wegener-13.jpg
 gerda-wegener-12.jpg  gerda-wegener-11-copie-1.jpg

Voir les commentaires

Gerda Wegener: La vie parisienne.

Publié le par Perceval

Connaissez-vous : Gerda Wegener ( 1889-1940) ?

Gerda-Wegener-en-1904.jpg

Sa production artistique est abondante. Elle est une femme peintre internationalement renommée, portraitiste et illustratrice.

Gerda est danoise, fille d’un ecclésiastique, elle part à Copenhague pour poursuivre sa formation artistique à l’Académie Royale des Arts. Elle y rencontre l’artiste Einar Wegener (1882-1931), qui deviendra son mari en 1904. Gerda est belle et blonde, Einar est brun et « délicatement beau » . Elle a dix-neuf ans, il a un an de plus.

Einar Wegener, va découvrir petit à petit, qui ''elle'' est vraiment... Einar devenu Lili est le sujet du

nouveau film de Tom Hooper : Danish Girl,

adaptation du roman éponyme de David Ebershoff qui s'inspire de l'histoire vraie de Lili Elbe. Il se concentre sur la prise de conscience puis l'évolution identitaire de Lili, ainsi que sur la façon dont sa transition est vécue par ses proches, notamment sa femme Gerda, à une époque où les personnes trans sont considérées comme des malades mentales.

Pour l'instant revenons à Gerda Wegener, la peintre...

Elle voyage en Italie, en Angleterre et en France. Gerda Wegener se fixe à Paris en 1912, où elle devient célèbre comme peintre et commence à réaliser des illustrations pour les magazines tels que Vogue, La Vie Parisienne, Fantasio, La Baïonnette et d’autres journaux. 

Gerda Gottlieb Wegener Porta (1889 – 1940)Dans ses œuvres, elle lient des courants artistiques comme l'Art Nouveau, l’Art Déco, et le cubisme pour créer des compositions qui combinent couleurs et motifs bien caractéristiques de son époque.

Une autre caractéristique notable des travaux de Gerda Wegener sont ses compositions qui mélangent jeu, mode et art… Les femmes y sont richement vêtues, ou à moitié déshabillées, à la dernière mode. Elles invitent le spectateur à être voyeur.

Gerda-Wegener---c.-1885-1940-.jpg

 

 

 

 

 

Gerda Wegener a participé à de nombreux salons français et expositions: Salon des Humoristes, Salon des Indépendants, ainsi que le Salon d'Automne, dont elle est devenue membre en 1927. De nombreux musées français ont acheté ses tableaux. Elle a également illustré un nombre considérable de luxe, livres à tirage limité d'histoires érotiques.

 

Aquarelles de Gerda Wegener. Paris, G. Briffaut, 1929

En 1940, Gerda Wegener est morte dans une relative indifférence en son Danemark natal. 

Gerda_Wegener_-Denmark_1885-1940-__-_Her_Dachshund_Is_Prop.jpg  Gerda-Wegener--Portraet-af-Lillian-Laurizen.jpg
 les-deux-amies-1921--gerda-wegener.jpg  Gerda-Wegener----1886-1940-.jpg

La notoriété de Gerda Wegener provient, également,  de sa relation toute particulière avec celui qui a été son mari : Einar. Il fut son professeur, son mari, son agent, et son modèle féminin.. !

Je vous propose, la prochaine fois, de lire certaines chose beaucoup plus ambigües … :-)

Voir les commentaires

Gustav Klimt - Inge Prader

Publié le par Perceval

Gustav Klimt - Inge Prader
Gustav Klimt - Inge Prader
Gustav Klimt - Inge Prader
Gustav Klimt - Inge Prader
Gustav Klimt - Inge Prader
Gustav Klimt - Inge Prader
Gustav Klimt - Inge Prader

La photographe autrichienne Inge Prader a recréé l'œuvre de Gustav Klimt en photographies. Plus exactement, elle revisite des icones et transforme la peinture en chair, eput-être avec parfois avec un peu d'ironie … Le projet est élégant, détaillé, flamboyant ...

Inge Prader a choisi les œuvres les plus emblématiques de Gustav Klimt pour leur donner vie, comme '' Mort et la Vie '' et '' Frise Beethoven '', soigneusement réinterprétés, et plongés dans une atmosphère intime et sensuelle...

La série a été présentée en mai lors du gala annuel de l'association Life Balls, qui récolte des fonds pour la recherche sur le virus du sida.

Gustav Klimt - Inge Prader
Gustav Klimt - Inge Prader
Gustav Klimt - Inge Prader
Gustav Klimt - Inge Prader
Gustav Klimt - Inge Prader
Gustav Klimt - Inge Prader
Gustav Klimt - Inge Prader
Gustav Klimt - Inge Prader
Gustav Klimt - Inge Prader
Gustav Klimt - Inge Prader
Gustav Klimt - Inge Prader

Voir les commentaires

Alfred Stieglitz, et Georgia O'Keeffe

Publié le par Perceval

L'américaine Georgia O'Keeffe est née en 1887 et morte en 1986 à Santa Fe, Nouveau-Mexique, elle est considérée comme une des peintres modernistes majeures du XXe siècle.

En 1916, une amie, envoie des dessins au fusain de Georgia à la galerie 291 d'Alfred Stieglitz qui accepte de les exposer. Il lui consacre l'année suivante une exposition solo. Stieglitz et O'Keeffe commencent à s'écrire et à se fréquenter. Georgia déménage à New York en 1918. Les deux tombent amoureux et se marient en 1924 quand Alfred obtient son divorce.

Alfred Stieglitz (1864 -1946) est un photographe et un marchand d'art américain. Dès 1880, il fait partie d'un courant photographique, le pictorialisme, qui prône le côté artistique de la photographie. Au sein de ce mouvement, Stieglitz s'intéresse à la version naturaliste de la photographie. Il fut aussi un des premiers à soutenir l'art moderne aux États-Unis (Cézanne, Braque, Picasso).

Quand ils se rencontrent, Alfred Stieglitz, 54 ans, est un artiste reconnu, il publie la célèbre revue Camera Work et gère la galerie 291 à New York, Georgia O'Keeffe, de 23 ans sa cadette, après avoir poursuivi des études d'art, enseigne.

Dès lors, ils s'épauleront dans leur art respectif. Georgia devient la muse de Stieglitz qui fera plus de 350 portraits d'elle. Stieglitz organise plusieurs expositions qui font bientôt de Georgia O'Keefe une des artistes les plus connues durant les années 1920.

En 1946, Stieglitz est atteint d'un infarctus. Bien que Georgia et lui ne maintenaient plus qu'une relation distante, elle se trouve à ses côtés lorsqu'il meurt le 13 juillet

Alfred Stieglitz, et Georgia O'Keeffe
Alfred Stieglitz, et Georgia O'Keeffe
Alfred Stieglitz, et Georgia O'Keeffe
Alfred Stieglitz, et Georgia O'Keeffe
Alfred Stieglitz, et Georgia O'Keeffe
Alfred Stieglitz, et Georgia O'Keeffe

Alfred Stieglitz fait de Georgia sa muse, photographiant son corps et capturant avec son objectif toute la complexité de sa personnalité. Ce que Georgia doit à son compagnon n'est pas non plus insignifiant : les images photographiques de Stieglitz lui serviront souvent d'inspiration, et son activité de galeriste contribuera pour beaucoup au succès de l'artiste peintre. 
Pour ses tableaux de fleurs, Georgia s'inspire d'un autre photographe qu'elle a connu dans sa jeunesse, Paul Strand. Il est en effet spécialisé dans la reproduction photographique d'objets tellement rapprochés qu'ils se transforment en formes abstraites, sans identification possible. Georgia fera exactement la même chose avec ses fleurs.

Elle a des idées très nettes sur les sujet de ses œuvres : " Je sais que je suis incapable de peindre une fleur, dit-elle, je ne sais pas non plus peindre le scintillement du soleil sur le sable par un beau matin d'été, mais j'espère pouvoir à travers la couleur transmettre mon expérience de la fleur ou l'expérience que la fleur rend importante pour moi à un moment donné ". 
Fidèle à son programme de ne pas peindre ce qu'elle voit mais ce qu'elle "ressent" Georgia exécute une série de toiles consacrées à New York dans lesquelles la ville se transforme en images fantasmagoriques, s'organise en compositions visionnaires faites de formes géométriques colorées. Encore une fois, les recherches de l'artiste se font au même rythme que celles de son mari, qui a laissé une série de clichés en noir et blanc de la ville très voisins des tableaux de Georgia par leur caractère et leur atmosphère.

Alfred Stieglitz, et Georgia O'Keeffe
Alfred Stieglitz, et Georgia O'Keeffe
Alfred Stieglitz, et Georgia O'Keeffe
Alfred Stieglitz, et Georgia O'Keeffe
Alfred Stieglitz, et Georgia O'Keeffe
Alfred Stieglitz, et Georgia O'Keeffe
Alfred Stieglitz, et Georgia O'Keeffe
Alfred Stieglitz, et Georgia O'Keeffe
Alfred Stieglitz, et Georgia O'Keeffe
Alfred Stieglitz, et Georgia O'Keeffe

De leur amour restent plus de 300 images : Stieglitz photographie Georgia O'Keeffe de façon quasi obsessionnelle de 1917 à 1937. Ils échangèrent quelques 25000 lettres, certaines d'entre elles ont été récemment publiées.  

Alfred Stieglitz, et Georgia O'Keeffe

Voir les commentaires

<< < 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 20 > >>