Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Articles avec #arts visuels tag

André Dignimont, artiste français.

Publié le par Perceval

André Dignimont, artiste français.
André Dignimont, artiste français.André Dignimont, artiste français.
André Dignimont, artiste français.André Dignimont, artiste français.
André Dignimont, artiste français.André Dignimont, artiste français.André Dignimont, artiste français.

André Dignimont est un artiste-peintre illustrateur français, né à Paris en 1891. Il passe ses premières années à Montmartre. Curieux, débrouillard, il côtoie les Poulbots, observe la pègre et fréquente tous les milieux. Grâce à ses dons d’observation, il devient peintre et illustre plus de 1 000 ouvrages, dessins de presse et aquarelles.

 

Il est entre les deux guerres, un dessinateur original, qui illustre superbement Carco, Mac Orlan ou Colette.

 

André Dignimont (1891-1965) a su, selon Jean Galtier-Boissière, “admirablement rendre l’atmosphère des quartiers chauds où cols bleus et biffins en bordée, après tant d’heures de solitude et de cafard, viennent, sans complications psychologiques, caresser de belles animalités féminines et, dans les bras d’une promise par procuration, s’attendrissent aux nostalgiques accents d’un accordéon, négligemment malaxé par quelque mystérieux levantin.

Dignimont se souciait assez peu de conformisme, jouant du tambour aux dîners bruyants du Crapouillot ou décorant en 1940 le cabaret "Liberty's"...

On le voit même au cinéma, tenant le rôle d'Oscar dans La Nuit du carrefour, de Renoir, d'après Simenon. "Dignimont", écrit Michel Vaucaire, "a des moyens physiques remarquables. Il sait tâter d'un accordéon, vous fait des séries au bilboquet, déplace un sac de cent kilos comme un cornet à bonbons; il sait faire bien d'autres choses encore... Sa carrière s'annonce particulièrement brillante dans sa nouvelle profession. " (Le Crapouillot, juin 1932).

Il dessine aussi pour l´Opéra de Paris et la Comédie Française. Il fut honoré Chevalier de la Légion d´Honneur. Dignimont est décédé à Paris en 1965.

André Dignimont, artiste français.
André Dignimont, artiste français.
André Dignimont, artiste français.
André Dignimont, artiste français.
André Dignimont, artiste français.
André Dignimont, artiste français.
André Dignimont, artiste français.
André Dignimont, artiste français.
André Dignimont, artiste français.
André Dignimont, artiste français.
André Dignimont, artiste français.
André Dignimont, artiste français.
André Dignimont, artiste français.
André Dignimont, artiste français.
André Dignimont, artiste français.
André Dignimont, artiste français.
André Dignimont, artiste français.

Voir les commentaires

La chatte luxurieuse

Publié le par Perceval

La chatte luxurieuse

'La chatte' de Pierre-Jean de Béranger (1780-1857)

 

Tu réveilles ta maîtresse,

Minette, par tes longs cris.
Est-ce la faim qui te presse ?
Entends-tu quelque souris ?
Tu veux fuir de ma chambrette,
Pour courir je ne sais où.
Mia-mia-ou ! Que veut minette ?
Mia-mia-ou ! c’est un matou.

Pour toi je ne puis rien faire ;
Cesse de me caresser.
Sur ton mal l’amour m’éclaire :
J’ai quinze ans, j’y dois penser.
Je gémis d’être seulette
En prison sous le verrou.
Mia-mia-ou ! Que veut minette ?
Mia-mia-ou ! c’est un matou.

Si ton ardeur est extrême,
Même ardeur vient me brûler ;
J’ai certain voisin que j’aime,
Et que je n’ose appeler.
Mais pourquoi, sur ma couchette,
Rêver à ce jeune fou !
Mia-mia-ou ! Que veut minette ?
Mia-mia-ou ! c’est un matou.

C’est toi, chatte libertine,
Qui mets le trouble en mon sein.
Dans la mansarde voisine
Du moins réveille Valsain.
C’est peu qu’il presse en cachette
Et ma main et mon genou.
Mia-mia-ou ! Que veut minette ?
Mia-mia-ou ! c’est un matou.

Mais je vois Valsain paraître !
Par les toits il vient ici.
Vite, ouvrons-lui la fenêtre :
Toi, Minette, passe aussi.
Lorsqu’enfin mon cœur se prête
Aux larcins de ce filou,
Mia-mia-ou ! que ma minette,
Mia-mia-ou ! trouve un matou.

 

Le monde rural a imprégné notre vocabulaire... Au XVIIe s ; le mot ''con'' ( de connin=lapin) est remplacé par ''chat'', passant ainsi de l'idée de procréation, à celle plus érotique du minou, ou minet plus caressant.

L’ancien français « minon », désignait un duvet ou poil doux... De plus, cette image a pu se greffer sur l’homonymie qui existe entre « chat » et « chas », au sens du « trou de l’aiguille qu’on enfile »...

La chatte luxurieuse
La chatte luxurieuse
La chatte luxurieuse

Voir les commentaires

Le jeu d'échecs avec dames. -4/4-

Publié le par Perceval

Le jeu d'échecs avec dames. -4/4-
Le jeu d'échecs avec dames. -4/4-Le jeu d'échecs avec dames. -4/4-Le jeu d'échecs avec dames. -4/4-
Le jeu d'échecs avec dames. -4/4-Le jeu d'échecs avec dames. -4/4-Le jeu d'échecs avec dames. -4/4-
Le jeu d'échecs avec dames. -4/4-Le jeu d'échecs avec dames. -4/4-Le jeu d'échecs avec dames. -4/4-

On pourrait montrer la sexualité même de ce jeu qui tend à une victoire totale sur un sexe qui se rend faible, qui tend à pénétrer ses défenses, à le dénuder, à le posséder, à le sentir expirer sous sa domination... Sexualité où le plaisir est de dominer ou d'être dominé... C'est souvent ce que les artistes ont représenté.

Une gravure du XVIIIe s. de Charles André Van Loo montre un jeune homme manifestement ne mauvaise position sur l’échiquier, battu par une jeune femme, à l'évidence beaucoup plus experte en tous jeux, peut-être se levant pour s'y livrer, cela, devant un témoin dont le regard en dit long sur l'enjeu du combat.

Le thème de la toute puissance féminine se prolonge dans une partie perdue. Il est à nouveau repris en 1836, par George Flagg qui signifie, par le regard ironique et attendri de la servante posée sur l'homme soucieux, qu'il va se faire croquer par la belle jeune femme, au port altier, qui lui fait face.

Il est encore renouvelé par Joseph West, en 1920, dans son tableau décrivant une scène du XVIIIe s., Black to move, dans laquelle l'homme, qui a les noirs, courbé devant l’échiquier, semble en difficulté alors que son adversaire féminin, avec les blancs, elle-même tout de blanc vêtue, savoure sa victoire devant un paravent suggestif. Le sol de carrés blancs et noirs nous signifie clairement que ce sont les joueurs qui sont les pièces d'un jeu de domination amoureuse.

Sur une idée du photographe Julian Wasser, ici le happening de Marcel Duchamp lors de l'inauguration de l'exposition qui lui est consacrée, en 1963, à Pasadena. M. Duchamp joue trois parties d'échecs contre la célèbre Eve Babitz, petite fille d'Igor Stravinsky agée de vingt ans et entièrement nue, la ''matant'' trois fois rapidement tout en lui parlant de l'Oiseau de feu. Eve Babitz ne connaissait pas Duchamp, mais elle avait accepté le défi... D'autant qu'elle était furieuse de n’avoir pas été invitée à la fête d'inauguration : en effet, son amant, le commissaire de l'exposition voulait éviter sa présence, alors qu'il était lui-même présent avec sa femme … Eve Babitz, se vengeait ainsi par une acte éclatant, lors de cette photo prise à sept heures du matin … !

Cette photo sera ensuite reprise par d'autres artistes ...

Voir les commentaires

Il y a cent ans: Des cartes de Xavier Sager.

Publié le par Perceval

Il y a cent ans: Des cartes de Xavier Sager.
Il y a cent ans: Des cartes de Xavier Sager.
Il y a cent ans: Des cartes de Xavier Sager.
Il y a cent ans: Des cartes de Xavier Sager.
Il y a cent ans: Des cartes de Xavier Sager.
Il y a cent ans: Des cartes de Xavier Sager.
Il y a cent ans: Des cartes de Xavier Sager.
Il y a cent ans: Des cartes de Xavier Sager.
Il y a cent ans: Des cartes de Xavier Sager.
Il y a cent ans: Des cartes de Xavier Sager.

La biographie de ce peintre et illustrateur, reste obscure... On ne sait, si elle doit se confondre avec un peintre français né en 1881, et mort en 1969.

Xavier Sager ( ou les 'nègres' de son atelier) a dessiné une grande quantité de cartes, qui illustrent une vie mondaine et parisienne. La plupart des cartes ont été dessinées vers les années 1910.

C'est, en particulier du fait du sujet de certaines cartes, que le sénateur Béranger a fait voter un texte interdisant la mise en vente de l'écrit ou du dessin licencieux.

 

Il y a cent ans: Des cartes de Xavier Sager.
Il y a cent ans: Des cartes de Xavier Sager.
Il y a cent ans: Des cartes de Xavier Sager.
Il y a cent ans: Des cartes de Xavier Sager.
Il y a cent ans: Des cartes de Xavier Sager.
Il y a cent ans: Des cartes de Xavier Sager.
Il y a cent ans: Des cartes de Xavier Sager.
Il y a cent ans: Des cartes de Xavier Sager.
Il y a cent ans: Des cartes de Xavier Sager.
Il y a cent ans: Des cartes de Xavier Sager.
Il y a cent ans: Des cartes de Xavier Sager.
Il y a cent ans: Des cartes de Xavier Sager.
Il y a cent ans: Des cartes de Xavier Sager.
Il y a cent ans: Des cartes de Xavier Sager.
Il y a cent ans: Des cartes de Xavier Sager.
Il y a cent ans: Des cartes de Xavier Sager.Il y a cent ans: Des cartes de Xavier Sager.
Il y a cent ans: Des cartes de Xavier Sager.Il y a cent ans: Des cartes de Xavier Sager.
Il y a cent ans: Des cartes de Xavier Sager.
Il y a cent ans: Des cartes de Xavier Sager.
Il y a cent ans: Des cartes de Xavier Sager.
Il y a cent ans: Des cartes de Xavier Sager.
Il y a cent ans: Des cartes de Xavier Sager.
Il y a cent ans: Des cartes de Xavier Sager.
Il y a cent ans: Des cartes de Xavier Sager.

Voir les commentaires

Le jeu d'échecs avec dames. -2/4-

Publié le par Perceval

Lecomte du Noüy nous plonge dans l'univers de volupté d'un harem ...
Lecomte du Noüy nous plonge dans l'univers de volupté d'un harem ...

Lecomte du Noüy nous plonge dans l'univers de volupté d'un harem ...

Quelques tableaux reprennent la lenteur, la langueur de l'Orient, qui incitent à imaginer l'abandon à ce jeu subtil de séduction où les femmes emprisonnent les hommes, l'abandon au relâchement des sens … Jean-Léon Gérôme peint des almées ou des arabes se livrant à ce jeu, et Lecomte du Noüy nous plonge dans l'univers de volupté d'un harem, comme plus tard Matisse qui aime à flanquer ses odalisques alanguies d'un échiquier, symbole d'une défaite à laquelle elles ont déjà consenti.

Un jeu de rois...

Les artistes médiévaux représentent parfois le roi jouant contre une autre roi, comme dans le roman réalisé pour Louis II d'Anjou, roi de Naples en 1352 ; ou avec un seigneur comme dans le célèbre livre de Moeurs des nobles de Jacques de Cessoles, moine lombard qui voit dans le jeu un moyen de corriger les mauvaises manières des rois et leur éviter le désœuvrement par la variété du jeu.

Ce livre peint le tableau de la société médiévale idéale calquée sur les mouvements des pièces. Le jeu devient un mode de communication délicat, mais aussi un artifice utilisé pour les déclarations courtoises et galantes.

Le jeu d’échecs, comme la chasse, serait un passe temps princier, un délassement , pas anodin, toutefois puisque la règle des Templiers interdisait les échecs et que l’Église a condamné à maintes reprises le jeu, au XIIIe s., jusqu'à obtenir de Louis IX son interdiction, en 1254... Si l'on représentait les rois jouant aux échecs, c'était pour montrer qu'ils étaient au-dessus des lois de l’Église.

Hans Muelich, Duke Albrecht V of Bavaria and his wife Anna of Austria playing chess, 1552  

On représente un roi, un prince, jouant avec son épouse – Othon IV de Brandebourg et sa femme ; Hans Mielich peint Albert II de Bavière et sa femme .. - Figures qui mettent en participation le couple dans le grand jeu du pouvoir, pour affirmer la supériorité stratégique du roi ( le doigt pointé du roi) ou qui évoquent de cette manière – la seule possible – d'autres jeux qui unissent roi et reine ; et que seuls l'artifice des échecs permet de représenter .

Les femmes jouent, et jouent certainement bien puisque, Ferdinand de Portugal, époux de Jeanne de Flandre à la fin du XIIe siècle, a la fâcheuse habitude de rosser sa royale épouse quand elle remporte la victoire !

Au Moyen Âge les femmes pratiquaient ce jeu autant que les hommes. « Aux Échecs, écrit Harold Murray dans son History of Chess, les gens des deux sexes se rencontraient sur un pied d’égalité et on appréciait beaucoup la liberté dans les rapports que permettait ce jeu. Il était même autorisé de rendre visite à une Dame dans sa chambre pour jouer aux Échecs avec elle, ou pour son amusement».

Les Échecs étaient peut-être le seul espace de rencontre d’égale à égale entre les hommes, guerriers et chasseurs, peu enclin à l’exercice intellectuel et les femmes confinées le plus habituellement à une fonction nourricière. « Et cette rencontre autorisait une liberté surprenante dans les comportements sexuels, où la femme tenait souvent le rôle le plus actif», notent Jacques Dextreit et Norbert Engel dans Jeu d’Échecs et sciences humaines.

« L’affrontement des joueurs est une métaphore à peine voilée de l’affrontement des amants lors de la conquête amoureuse », écrit Nicolas Coutant sur Images de l’amour courtois aux XIVe et XVe siècles. « Peu de temps après que la Reine apporta sa présence féminine sur l’échiquier, le jeu fut considéré comme le lieu de conquêtes romantiques autant que militaires », explique Marilyn Yalom dans son livre Birth of the Chess Queen. Un peu comme si l’existence de la Reine dans l’univers des soixante-quatre cases légitima la présence des femmes devant l’échiquier réservé jusque-là à la gent masculine.

 « Les filles de bonne famille, conclut Marilyne Yalom, pouvaient envisager ces rencontres mixtes, avec toutes les possibilités romantiques qu’elles pouvaient offrir. Les Échecs fournissaient un alibi pour les amoureux d’une rencontre dans l’intimité des jardins et des boudoirs, où ils pouvaient s’entraîner à leurs sentiments autant qu’à la pratique du jeu. Et contrairement aux dés, associés à la licence et au désordre, les Échecs devaient être joués avec une cérémonie prudente. C’était une métaphore parfaite pour l’amour… »

Au seizième siècle encore, les peintres comme Lucas de Leyde, Hans Muelich, Giulio Campi, Sofonisba Anguissola et bien d’autres immortalisent le beau sexe affrontant des adversaires masculins.

A suivre ...

Giulio Campi, 1550,  et Sofonisba Anguissola (1535 - 1625), femme peintre italienne...
Giulio Campi, 1550,  et Sofonisba Anguissola (1535 - 1625), femme peintre italienne...

Giulio Campi, 1550, et Sofonisba Anguissola (1535 - 1625), femme peintre italienne...

Voir les commentaires

Les couples mal assortis - Lucas Cranach

Publié le par Perceval

La série des couples mal assortis ( thème populaire) que Lucas Cranach ( 1472-1553) représente dans l'art officiel ; est en lien avec son engagement pour la réforme. Ces images ne montrent pas une transaction, encore moins une scène de prostitution, mais bien une réflexion sur ce qu’est un bon ou un mauvais couple.

le Protestantisme confère à la femme un statut plus valorisé que dans l’ancien christianisme où, finalement, la femme n’a aucun rôle à jouer. Désormais la femme accompagne son mari, participe à ses activités, donne son avis, elle devient actrice politique et économique. Mais, attention … ! Cranach dénonce le danger d’une perversion féminine, mais aussi masculine ...

Un amour vénal où chacun trouve son intérêt. En se donnant pour l’argent, la femme est folle d’accepter de vivre avec un être qu’elle méprise, de son côté, l’homme perd toute raison, subjugué par ce qu’il ne devrait pas posséder.

Les couples mal assortis - Lucas Cranach
Les couples mal assortis - Lucas Cranach
Les couples mal assortis - Lucas Cranach
Les couples mal assortis - Lucas Cranach
Les couples mal assortis - Lucas Cranach
Les couples mal assortis - Lucas Cranach
Les couples mal assortis - Lucas Cranach
Les couples mal assortis - Lucas Cranach
Les couples mal assortis - Lucas Cranach
Les couples mal assortis - Lucas Cranach
Les couples mal assortis - Lucas Cranach
Les couples mal assortis - Lucas Cranach

Tandis que l’homme à l’aspect hideux s’empare de la femme, celle-ci, de sa main droite, pioche dans sa bourse.

Le mauvais couple est fondé sur le sentiment de concupiscence, pour la chair d’une part, pour l’argent d’autre part. Nous assistons à une scène de prédation que met bien en scène un jeu de mains fort habile. Le bon mariage au contraire, pour Luther, est un mariage chrétien, une école de vertu, un lieu de vie spirituelle. C’est donc une question brûlante, une question d’actualité que Cranach thématise, dès 1522, en même temps que Luther publie ses travaux aux accents pamphlétaires sur le mariage : l’Appel à noblesse chrétienne dénonce la déréliction de la vie monastique et le concubinage des prêtres. La captivité babylonienne de l’Eglise (1520) réclame la suppression du célibat ecclésiastique.

Les couples mal assortis - Lucas Cranach
Les couples mal assortis - Lucas Cranach

Voir les commentaires

Lettres d'amour :Diderot – Sophie Volland -1/2-

Publié le par Perceval

Denis Diderot (1713-1784)

Denis Diderot (1713-1784)

Denis Diderot  a entretenu pendant plus de vingt ans une relation épistolaire avec Sophie Volland (1725-1784). Cette femme, issue d’un milieu de financiers et de fermiers généraux, était très cultivée et pouvait jouer le rôle de confidente. Mais ses réponses ne nous sont pas parvenues et nous ne possédons aucun portrait d’elle.

Alors, il faut ''imaginer'' la réalité : Ils se rencontrent au Palais-Royal, sur le banc d’Argenson, c'est ce que l'on dit … Ou, dans un salon parisien. Par le biais de familles interposées, Diderot s'est fait inviter chez une dame qui a 3 filles : les Volland. L’aînée et la cadette sont mariées, seule celle du milieu est célibataire : c’est Sophie. Mademoiselle Volland est célibataire, elle a 38 ans, elle appartient à une famille de fermiers Généraux.

Diderot, alors est marié, il a 41 ans, il travaille à l’Encyclopédie. Il a épousé une jeune femme sans argent. Né à Langres dans une famille de la bourgeoisie, il vient à Paris en 1728, tonsuré et portant le titre et l’habit d’abbé pour poursuivre ses études religieuses. Il se marie en 1743 avec Marie-Antoinette Champion malgré la farouche opposition de son père... Il lui sera toujours fidèle et infidèle, c’est à dire qu’il eut de nombreuses maîtresses, mais il ne l’abandonna jamais. De leurs quatre enfants, seule Marie-Angélique atteindra l’âge adulte.

Sophie Volland est cultivée, curieuse, elle est de constitution frêle, porte des lunettes. Très curieuse de tout, au courant des écrits des philosophes comme de ceux des scientifiques, son intelligence vive, son jugement pertinent en firent la correspondante privilégiée de Diderot pendant 14 ans. Diderot conservait son portrait réalisé par la peintre Anne Vallayer-Coster, enchâssé dans la couverture d'un livre, qui malheureusement n'a jamais été retrouvé.

C’est une relation intellectuelle qui naît dans un premier temps. Sophie ''est'' dans un célibat, elle tient un salon austère. Elle passe son temps à s’échapper dans des livres de philosophie, Montaigne est son auteur préféré. Diderot constate que cette femme est unique en son genre. Elle se tient au courant de toute la vie intellectuelle.

Et des rendez-vous vont s’organiser... Diderot, de son côté à des ennuis sans nombre : il est victime de la censure, de la police, il est pourchassé et réprouvé.

Ils vont avoir des conventions ( ruse amoureuse ) : ils se rencontreront sur le banc d’Argenson à Paris. L’allée de Foix est cette allée qui figure dans Le neveu de Rameau : c’est cette allée où circulent les courtisanes. Ce serait la raison pour laquelle Diderot aurait dit dans Le Neveu de Rameau qu’il suit ses idées sans ordre, de même qu’on suit ses courtisanes sans ordre ; il dit même cette belle phrase : « Mes pensées sont des catins ».

Ils se rencontrent aussi au théâtre, Diderot achète un billet bon marché, Sophie Volland se rend dans une loge louée à l’année. Ils échangent alors des regards langoureux. Ils fusionnent sur les grands succès de Voltaire.

Ils se sont donc rencontrés en 1755, mais nous n’avons des lettres qu’à partir de 1759 ! Parce que Sophie s'auto-censure, elle aurait détruit les 1ères lettres. En 1759, ils s’écrivent deux fois par semaine : tous les jeudis et les dimanches ; jusqu’à ce que mort s’ensuive. Mais, Sophie n’est pas toujours à Paris....

Madame Volland a une propriété vers Vitry-François, au bord de la Marne. Elle doit gérer ce domaine elle-même. C’est en Champagne, et elle a l’appât du gain. Elle a un homme de confiance et tous les étés, elle quitte Paris début juillet et elle ne rentre à Paris qu’à la Saint-Martin avec Sophie. Sophie doit accompagner sa mère au château, et le château est très humide. Il est agréable l’été, mais elle tient Sophie au château jusqu’au 15-20 décembre ! Alors même que le château devient invivable.


Lettres de Diderot

Paris, le 10 juillet 1759.

J’écris sans voir. Je suis venu ; je voulais vous baiser la main et m’en retourner. Je m’en retournerai sans cette récompense ; mais ne serai-je pas assez récompensé si je vous ai montré combien je vous aime ? Il est neuf heures, je vous écris que je vous aime. Je veux du moins vous l’écrire ; mais je ne sais si la plume se prête à mon désir. Ne viendrez-vous point pour que je vous le dise et que je m’enfuie ? Adieu, ma Sophie, bonsoir ; votre cœur ne vous dit donc pas que je suis ici ? Voilà la première fois que j’écris dans les ténèbres : cette situation devrait m’inspirer des choses bien tendres. Je n’en éprouve qu’une : je ne saurais sortir d’ici. L’espoir de vous voir un moment m’y retient, et j’y continue de vous parler, sans savoir si j’y forme des caractères. Partout où il n’y aura rien, lisez que je vous aime.

… juillet 1759.

Je ne saurais m’en aller d’ici sans vous dire un petit mot. Hé bien ! mon amie, vous comptez donc beaucoup sur moi ! votre bonheur, votre vie sont donc liés à la durée de ma tendresse ! ne craignez rien, ma Sophie, elle durera, et vous vivrez et vous vivrez heureuse. Je n’ai point encore commis le crime, et je ne commencerai point à le commettre : je suis tout pour vous, vous êtes tout pour moi ; nous supporterons ensemble les peines qu’il plaira au sort de nous envoyer ; vous allégerez les miennes, j’allégerai les vôtres. Puissé-je vous voir toujours telle que vous êtes depuis quelques mois ! pour moi, vous serez forcée de convenir que je suis comme au premier jour : ce n’est pas un mérite que j’aie, c’est une justice que je vous rends. L’effet des qualités réelles, c’est de se faire sentir plus vivement de jour en jour. Reposez-vous de ma constance sur les vôtres et sur le discernement que j’en ai. Jamais passion ne fut plus justifiée par la raison que la mienne. N’est-il pas vrai, ma Sophie, que vous êtes bien aimable ? Regardez au dedans de vous-même ; voyez-vous bien ? voyez combien vous êtes digne d’être aimée, et connaissez combien je vous aime. C’est là qu’est la mesure invariable de mes sentiments.

Bonsoir, ma Sophie, je m’en vais plein de joie, la plus douce et la plus pure qu’un homme puisse ressentir. Je suis aimé, et je le suis de la plus digne des femmes. »

 

Le 1er novembre 1759.

J’ai vu toute la sagesse des nations, et j’ai pensé qu’elle ne valait pas la douce folie que m’inspirait mon amie. J’ai entendu leurs discours sublimes, et j’ai pensé qu’une parole de la bouche de mon amie porterait dans mon âme une émotion qu’ils ne me donnaient pas. Ils me peignaient la vertu, et leurs images m’échauffaient ; mais j’aurais encore mieux aimé voir mon amie, la regarder en silence, et verser une larme que sa main aurait essuyée ou que ses lèvres auraient recueillie. Ils cherchaient à me décrier la volupté et son ivresse, parce qu’elle est passagère et trompeuse ; et je brûlais de la trouver entre les bras de mon amie, parce qu’elle s’y renouvelle quand il lui plaît, et que son cœur est droit, et que ses caresses sont vraies. Ils me disaient : Tu vieilliras ; et je répondais en moi-même : Ses ans passeront avec les miens. Vous mourrez tous deux ; et j’ajoutais : Si mon amie meure avant moi, je la pleurerai, et serai heureux la pleurant. Elle fait mon bonheur aujourd’hui ; demain elle fera mon bonheur, et après-demain, et après-demain encore, et toujours, parce qu’elle ne changera point, parce que les dieux lui ont donné le bon esprit, la droiture, la sensibilité, la franchise, la vertu, la vérité qui ne change point. Et je fermai l’oreille aux conseils austères des philosophes ; et je fis bien, n’est-ce pas, ma Sophie ?

Au Grandval, le 18 octobre 1760.

Nous recevrons, vous mes lettres, moi les vôtres, deux à deux ; c’est une affaire arrangée. Combien d’autres plaisirs qui s’accroissent par l’impatience et le délai ! Éloigner nos jouissances, souvent c’est nous servir ; faire attendre le bonheur, c’est ménager à son ami une perspective agréable ; c’est en user avec lui comme l’économe fidèle qui placerait à un haut intérêt le dépôt oisif qu’on lui aurait confié. Voilà des maximes qui ne déplairont pas à votre sœur. J’en ai entendu de plus folles encore. Il y en a qui disent qu’on ne s’ennuie presque jamais d’espérer, et qu’il est rare qu’on ne s’ennuie pas d’avoir. Je réponds, moi, qu’on espère toujours avec quelque peine, et qu’on ne jouit jamais sans quelque plaisir. Et puis la vie s’échappe, la sagacité des hommes a donné au temps une voix qui les avertit de sa fuite sourde et légère. Mais à quoi bon l’heure sonne-t-elle, si ce n’est jamais l’heure du plaisir ? Venez, mon amie ; venez que je vous embrasse, venez et que tous vos instants et tous les miens soient marqués par notre tendresse ; que votre pendule et la mienne battent toujours la minute où je vous aime et que la longue nuit qui nous attend soit au moins précédée de quelques beaux jours.

 

21 juillet 1765.

Dépêchez-vous, faites-moi préparer une niche grande comme la main, proche de vous, où je me réfugie loin de tous ces chagrins qui viennent m’assaillir. Il ne peut y avoir de bonheur pour un homme simple comme moi au milieu de huit cent mille âmes. Que je vive obscur, ignoré, oublié, proche de celle que j’aime, jamais je ne lui causerai la moindre peine, et près d’elle le chagrin n’osera pas approcher de moi. Est-il prêt, ce petit asile ? Venez le partager ! Nous nous verrons le matin ; j’irai, tout en m’éveillant, savoir comment vous avez passé la nuit ; nous causerons ; nous nous séparerons pour brûler de nous rejoindre ; nous dînerons ensemble ; nous nous promènerons au loin, jusqu’à ce que nous ayons rencontré un endroit dérobé où personne ne nous aperçoive. Là nous nous dirons que nous nous aimons, et nous nous aimerons ; nous rapporterons sur des fauteuils la douce et légère fatigue des plaisirs et nous passerons un siècle pareil sans que notre attente soit jamais trompée. Le beau rêve !

( A suivre )

Voir les commentaires

Katerina Belkina, photographe

Publié le par Perceval

Katerina Belkina, photographe
Katerina Belkina, photographe
Katerina Belkina, photographe
Katerina Belkina, photographe
Katerina Belkina, photographe
Katerina Belkina, photographe
Katerina Belkina, photographe
Katerina Belkina, photographe
Katerina Belkina, photographe

Katerina Belkina est née en 1974, à Samara, une ville dans le Sud-Est de la partie européenne de la Russie. Elle a grandi dans un milieu artistique, a étudié la peinture et la photographie... Katerina Belkina a été nominé pour le prestigieux Prix Kandinsky (comparable au prix britannique Turner) à Moscou en 2007. Danseuse, photographe, peintre. À l'heure actuelle, Katerina Belkina vit et travaille à Berlin. Elle a récemment (2015) remporté le Lucas-Cranach-International Award, et le Prix international de la photographie (IPA) en 2012...

L'artiste travaille sur des ''séries'' avec des thèmes comme l’architecture, le travail à domicile, le portrait... Le plus souvent, elle part d'une idée abstraite

Belkina s'investit ensuite longuement sur la manipulation d'images et la retouche...

Pour en savoir plus sur l'artiste, vous pouvez visiter son site officiel .

Le travail d'Anastasia Bolchakova se perçoit comme une succession d'historiettes associant des objets issus de son propre univers domestique à des moments qu’elle a passés avec eux au quotidien. Ces micros récits sont apparemment sans lien entre eux car, placées sous le signe d’une attention continue mais flottante, ils constituent le chemin que se fraye l’inspiration au milieu d’un quotidien où dominent le trivial et le futile.

Pourtant ce qu’il s’agit bien d’interroger, comme le note Georges Perec « c’est la brique, le béton, le verre, nos manières de table, nos ustensiles, nos outils, nos emplois du temps, nos rythmes. » Ces objets du quotidien, nous les appréhendons avec l’artiste sous la forme d’un aller-voir-ce-qui-se-cache-derrière notre vision du réel ; et c’est donc avec les yeux neufs et toute la malice de l’artiste que d’une certaine manière nous allons incarner son personnage dans un film un peu surréaliste qu’elle projette sur le grand écran d'un lieu d'exposition. " Surréaliste " car les collages physiques et conceptuels entre des objets dont les fonctions sont inadéquates (type manucure de faux ongles sur gants Mapa) provoquent la contamination du champ de l’expérience sensible par l'imaginaire.

« Depuis toute petite, je peins et je danse, en alternance, et c’est encore ce que je fais aujourd’hui. Ma route semblait tracée : le lycée spécialisé en arts, l'école d'arts plastiques, j'ai ensuite travaillé chez un éditeur, où ma main, habituée au papier, a touché un ordinateur pour la première fois.

La photographie a toujours été présente dans mes activités artistiques. Mon grand -père et mon père faisaient de la photographie, et petite, je savais déjà comment les images apparaissaient sur le papier. J’avais 12 ans la première fois que j’ai mis les pieds à l'atelier photo. Le "vrai" cours sur l'art photographique, je l'ai suivi à l'âge de 26 ans. Jusqu'alors, je m’intéressais et je touchais à tout : je dessinais, sculptais, coupais, cousais, collais, peignais... Je n'avais aucune idée de ce que serait mon métier plus tard. La question "Comment ?" ne se posait pas, c'est une question de technique et d'instruments. Le plus important, c'était "Quoi ?". Après j'ai travaillé à la télévision pour réaliser des spots en 3D. Et parallèlement, j’ai fais beaucoup de photographie. C’est à ce moment -là que quelque chose a commencé à prendre forme, quelque chose qui existait depuis toujours en moi, mais qui nécessitait une évolution artistique personnelle, ce que vous pouvez observer aujourd’hui. »

Sources : http://www.exprmntl.fr/

 

Katerina Belkina, photographe
Katerina Belkina, photographe
Katerina Belkina, photographe
Katerina Belkina, photographe
Katerina Belkina, photographe
Katerina Belkina, photographe
Katerina Belkina, photographe
Katerina Belkina, photographe

Voir les commentaires

Sophie Busson

Publié le par Perceval

 

 

 

 

 

 

Sophie BUSSON ( née en 1945) , vit et travaille en Bretagne .

Critique

Au moins, Sophie BUSSON ne saurait faire de l'ombre à d'autres peintres soucieux de protéger leurs acquis et leur technique !

Sa façon de travailler, de créer, d'imaginer son oeuvre, se place entre le trompe l'oeil et un surréalisme historique qui laissent coi, non seulement d'admiration, mais provoquent une stupeur peu courante au su et vu de la composition et de l'audace qui président à la genèse des multiples rites et mythes développés par l'artiste. Par le dessin, la gravure, l'aquarelle, la peinture et la litho, Sophie BUSSON a totalement métamorphosé son existence, et en véritable autodidacte habitée par le talent, sa voie s'est tracée vers l'expression vivace et méthodique des multiples sortilèges émis par les contes merveilleux ou libertins, les échos bibliques, ou la magie incomparable de paysages idylliques ou de jardins mythiques où se love une végétation maléfique. Quelle grâce dans les attitudes de ses modèles féminins, captivants ou mystérieux, dont la nudité fruitée se pare de tissus généreux aux multiples plissés. Exprimant la poésie, l'émotion, la nostalgie ou l'angoisse, tous ces êtres obsèdent par leur présence déliée, sous la magie d'un pinceau, d'un crayon, d'un burin bouleversant d'élégance et de promesses

André RUELLAN, critique d'art

 

 

Sophie Busson
Sophie Busson
Sophie Busson
Sophie Busson
Sophie Busson
Sophie Busson
Sophie Busson
Sophie Busson
Sophie Busson
Sophie Busson
Sophie Busson
Sophie Busson
Sophie Busson
Sophie Busson

Voir les commentaires

La légende de Lady Godiva

Publié le par Perceval

La légende de Lady Godiva

Lady Godiva ( ou Godgyfu en saxon) est la très belle épouse de Léofric (968-1057), comte de Mercie et seigneur de Coventry. Elle est aussi une héroïne de la culture anglo-saxonne... Son mari, pour financer ses guerres, harcèle violemment ses sujets et les couvre de taxes ; et Lady Godiva – sensible aux conditions difficiles d'existence des habitants de Coventry- régulièrement plaide auprès de son époux, une réduction des impôts. A chaque fois, près de l'oreiller, Léofric promet de supprimer des taxes ; mais ensuite le besoin d'argent se fait sentir … Par ailleurs, si lady Godiva est fort belle, elle est aussi fort prude ; et malgré la vigueur de son mari, elle refuse de se montrer entièrement déshabillée, la dame ne se livre que dans l'obscurité …

lady Godiva Edmund Leighton dépeint point de décision (1892) Ce jour là, Léofric, exaspéré, fait comprendre à sa femme qu'il ne réduirait les impôts qu'à la condition, qu'elle-même traverse - nue à cheval – la ville de Conventry. Il pense qu'ainsi, lady Godiva ne l’ennuiera plus jamais avec cette question de taxes ... Après une longue réflexion, Godiva accepte le défi.

out of; (c) Herbert Art Gallery & Museum; Supplied by The Public Catalogue Foundation out of; (c) Herbert Art Gallery & Museum; Supplied by The Public Catalogue Foundation
Lady_Godiva - Alfred Joseph Woolmer out of; (c) Herbert Art Gallery & Museum; Supplied by The Public Catalogue Foundation

La dame demande alors aux habitants de rester chez eux lors de son passage, pour que personne ne puisse la voir nue. L'annonce à la population ajoute que toute personne qui enfreindrait cette règle serait durement puni... Il n'est pas précisé si la punition serait divine, ou séculière ...

Sir Edwin Landseer - La prière de Lady Godiva, 1865 Sir Edwin Landseer - La prière de Lady Godiva, 1865

 

Godiva Preparing to Ride through Coventry exhibited 1833 George Jones 1786-1869 Presented by Robert Vernon 1847 http://www.tate.org.uk/art/work/N00390 Godiva Preparing to Ride through Coventry exhibited 1833 George Jones 1786-1869 Presented by Robert Vernon 1847

 

Ainsi, vêtue uniquement de ses longs cheveux, qui cachent sa poitrine, lady Godiva passe à dos de cheval, accompagné d’une servante.

Lady Godiva, huile sur toile de Jules Lefebvre, 1890, 620 x 390 cm, Musée de Picardie, Amiens Lady Godiva, huile sur toile de Jules Lefebvre, 1890, 620 x 390 cm, Musée de Picardie, Amiens

William Holmes Sullivan - Lady Godiva, 1877

William Holmes Sullivan - Lady Godiva, 1877

On dit que seul un tailleur, du nom de ''Peeping Tom'' a osé transgresser cette règle. Effectivement, le malheur s’est abattu sur lui... Il devint aveugle pour le restant de ses jours. C'est de là que vient l'expression anglaise « Peeping Tom », que nous connaissons sous l’expression « voyeur ». On dit aussi, que le Conte lui aussi, a regardé ( enfin) sa femme nue... On ne sait quel malheur l'a frappé... Peut-être s'en est-il expliqué avec son épouse... Il tint parole, et l'on sait – documents historiques à l'appui, que le roi Édouard 1er (XIIIe ) lui-même, a pu vérifier dans les annales de Coventry, que l’impôt n’a plus été perçu à partir de 1057. Une forme plus ancienne de cette histoire raconte la traversée du marché de Coventry par Godiva, alors que le peuple était rassemblé, surveillée seulement par deux cavalières (vêtues). Cette version est narrée dans Flores Historiarum de Roger de Wendover (mort en 1236) [caption id="attachment_5255" align="aligncenter" width="873"]Lady Godiva, tableau d'Adam van Noort, 1586 Lady Godiva, tableau d'Adam van Noort, 1586

En 1586 : le peintre Adam van Noort a représenté l'épisode et a montré Léofric en train de regarder sa femme par la fenêtre...

godiva-modern Lady_Godiva_Jedburgh_Festival_2011
Lady-Godiva Affiche lady Godiva_1955_American_film_star_M

La légende de Lady Godiva donne lieu chaque année depuis 1678 à un festival annuel au cours duquel une jeune femme personnifiant la jeune comtesse parcourt sur un cheval blanc les rues de la ville de Coventry. La seule condition, absolue, est d'avoir des cheveux longs et dorés.Godiva_statue_Broadgate_Oct_2011 petit    

 

 

 

Une statue représentant Lady Godiva à également été élevée près de la place du marché de Coventry afin de rappeler l'événement.

Voir les commentaires

<< < 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 20 > >>