Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Articles avec #arts visuels tag

Julia Margaret Cameron - King Arthur

Publié le par Perceval

Julia Margaret Cameron  (11 juin 1815 à Calcutta – 26 janvier 1879 à Ceylan), est issue de la grande bourgeoisie, avec même du sang aristocrate français. Née en Inde, elle a vécu en France, Angleterre et à Ceylan (actuel Sri Lanka). Elle rentre sur Londres en 1848 à la retraite de son mari, de 20 ans son ainé. Sa carrière photographique est courte, environ 12 ans, mais lorsqu’elle s’installe en 1860 sur l’île de Wight, elle dispose déjà de tous les atouts nécessaires à une carrière artistique.  

C'est à l'âge de 48 ans que Julia Margaret Cameron se met à la photographie, en 1863.

Avec des cadrages audacieux et parfois très serrés, la portraitiste anglaise photographie sa famille, ses voisins sur l'île de Wight et des grands noms de l'époque victorienne, comme l'astronome John Herschel ou le biologiste Charles Darwin. Elle se moque du rendu du détail et préfère le flou artistique, particulièrement dû à la faible profondeur de champ et aux longs temps de pose qui oscillent entre trois et sept minutes.
Les images de Cameron, empruntes de mysticisme et de sensualité, sont influencées par l'esthétique du mouvement britannique des préraphaélites (admirateurs de la pureté artistique des primitifs italiens). Elle met ainsi en scène des épisodes historiques et des allégories, avec l'illustration du livre des poèmes de Tennyson, "The Idylls of the King", en 1875, où elle réalise plus de deux cents images pour les douze illustrations finales.
En 1879, Cameron laisse derrière elle une oeuvre profondément sensible et avant-gardiste, qui influencera le mouvement pictorialiste, dont les amateurs essaieront eux aussi de hisser la photographie au rang des beaux-arts

Sources: http://www.photo.rmn.fr/

Julia Margaret Cameron - King Arthur
Julia Margaret Cameron - King Arthur
Julia Margaret Cameron - King Arthur
Julia Margaret Cameron - King Arthur

Voir les commentaires

Bella et Marc Chagall -2/2-

Publié le par Perceval

Le 2 septembre 1944, Bella décède brutalement d'une infection virale, Marc est anéanti.

"Tout m'est devenu ténèbres" dira t-il. Il sombre dans une dépression qui va durer plus de neuf mois. Une période de deuil durant laquelle il sera incapable de tenir un pinceau. Toutes les toiles inspirées par sa femme sont retournées contre les murs et il lui est impossible de se rendre dans aucun des endroits qu'ils avaient coutume de fréquenter ensemble.

Dans son éloge funèbre, le chroniqueur du New-York Times déclara que Bella avait été le seul modèle de son mari pendant la trentaine d'années de leur vie commune, ce qui avait considérablement marqué son œuvre.

De plus … Il reste inconsolable des ravages de la Shoah, sa famille a été exterminée dans les camps en Pologne.

Hommage au Passé Marc Chagall - 1944-45

Après la disparition de celle qui fut « le sens de ma vie, mon inspiratrice.», Chagall continuera inlassablement à peindre sa Muse. Dans l'hommage qu'il lui rend ci-dessus (un tableau commencé avant la date fatidique, puis remanié après la période de deuil) Chagall représente sa femme à Vitebsk, l'inspirant toujours par delà la tombe.

Autour d'Elle Marc Chagall - 1945

La carrière de l'artiste n'est pas finie : aidé et porté par l'amour de deux autres femmes, Virginia McNeil dont il aura un fils, David ; et surtout, Valentina Bridski, dite "Vava".

Chagall avec Virginia Haggard McNeil Valentina Brodsky with Marc Chagall

Célèbre et reconnu, Chagall rentrera définitivement en France en 1949, et s'installera à Saint Paul de Vence, retrouvant la sérénité et expérimentant de nouvelles techniques, céramiques, vitraux et des oeuvres monumentales, à l'instar du plafond de l'Opéra de Paris ( 220 m2), que lui commande Malraux, avec lequel une belle amitié personnelle artistique et admirative s'est nouée dans les années 20.

 

En 1952, Ida Chagall se marie. C'est à cette occasion que Valentine Brodsky, qui se trouvait parmi les invités à la réception du mariage, rencontra Marc Chagall. C'est Ida, bien entendu, qui a présenté cette jeune femme de quarante ans à son père... allant vers les soixante-cinq. Issue d'une famille juive de Russie, Valentine est une femme d'affaire qui tient une grande boutique de modiste à Londres. Elle devient la secrétaire de Marc, qui ne tarda pas à succomber au charme de sa Valentine. Marc et Valentine s'épousèrent le 12 juillet 1952. Cependant celle qu'il appellera affectueusement "Vava" ne remplaça jamais tout à fait Bella dans l'imaginaire et le cœur de Marc Chagall.

Vava (qui garde en elle deux amants...), Marc Chagall

Marc n'oubliera pas pour autant "sa mariée" qu'il continuera de peindre jusqu'à la fin, inlassablement...

Marc Chagall vivra presque centenaire aux côtés de Vava. Ils reposent tous les 2 dans le cimetière catholique de Saint Paul de Vence.

1953-1960 : Série de peintures murales "message biblique"
1959 : Dessine des vitraux pour la cathédrale de Metz
1962 : Inauguration des douze vitraux de la synagogue du Centre Médical Hadassah à Jérusalem
1964 : Inauguration du plafond décoré de l’Opéra Garnier à Paris
1967-1977 : Projets de vitraux et également de tapisseries et de mosaïques
1973 : Le Musée National du Message Biblique Marc Chagall ouvre ses portes à Nice
1985 : Décède à Saint-Paul-de-Vence

Le Songe, ci-dessus, a été peint par Chagall en 1984, un an avant son décès et très exactement soixante-dix ans après Les Amants Bleus de 1914.
Le Songe, ci-dessus, a été peint par Chagall en 1984, un an avant son décès et très exactement soixante-dix ans après Les Amants Bleus de 1914.

Le Songe, ci-dessus, a été peint par Chagall en 1984, un an avant son décès et très exactement soixante-dix ans après Les Amants Bleus de 1914.

Voir les commentaires

Il y a 150 ans : Suzanne Valadon naît à Bessines ( Limousin)

Publié le par Perceval

 

Pour célébrer les 150 ans de la naissance de Suzanne Valadon, La Poste émet un timbre ( 1,90 € ) reproduisant '' Femme aux bas blancs '' une œuvre de 1924.

 

Marie-Clémentine, dite Suzanne VALADON, est née à Bessines-sur-Gartempe (Haute-Vienne - Limousin) le 23 septembre 1865 et décédée à Paris le 7 avril 1938.


Fille d'une blanchisseuse et d'un maçon, elle abandonne le métier d'acrobate à la suite d'une chute et devint modèle.
A 18 ans, elle donne naissance à un enfant, qui deviendra célèbre lui aussi, Maurice UTRILLO.

L'émission de ce timbre est un événement dans le village natal de Suzanne Valadon, où elle a vécu jusqu'à 7 ans, quand elle s'appelait encore Marie-Clémentine Valadon

L'oblitération "premier jour" s'effectuera les 18 et 19 septembre dans un bureau de poste temporaire installé à la mairie de Bessines, salle des mariages, de 9 heures à 12 heures et de 14 heures à 17 heures.

Bessines-sur-Gartempe S Valadon - Reconstitution d'un atelier de peintre dans l'Espace Valadon de Bessines

Modèle, elle posa pour Renoir, Toulouse-Lautrec et Degas. Mais ce dernier ayant remarqué ses dessins lui prodigua des conseils et l'encouragea à dessiner. Vers 1908, autodidacte, elle commença à peindre, exécutant des natures mortes et des paysages, des nus féminins, dans un style très franc.

 

Suzanne Valadon - Autoportrait, 1883

Suzanne Valadon - Autoportrait, 1898

 

L'œuvre représentée sur le timbre est la femme aux bas blanc dont l'original figure au Musée de Nancy.

Beaucoup d'indices sur ce tableau font penser qu'il ne s'agit pas d'une femme dans son intimité mais plutôt la représentation d'une prostituée : La robe rouge, trop courte pour l'époque, l'expression fatiguée du visage, les escarpins rouges à talon, la teinte rousse de ses cheveux souvent assimilée à la prostitution...

 Il y a 150 ans : Suzanne Valadon naît à Bessines ( Limousin)

Voir les commentaires

Bella et Marc Chagall -1/2-

Publié le par Perceval

1887 : Marc Chagall naît le 7 juillet dans une famille de juifs hassidiques à Vitebsk, en Biélorussie

1906-1910 : Etudes dans l’atelier de Yehuda Pen puis à Saint-Pétersbourg, dans l’atelier de Léon Bakst

En 1909, quand Marc Chagall rencontre Bella Rosenfeld, il a vingt-deux ans et elle quatorze. Entre les deux jeunes gens, c'est le coup de foudre, immédiat et définitif. Mais Bella est trop jeune pour épouser Marc. De plus, ses parents bijoutiers ne sont pas favorable à l'union de leur fille avec un jeune peintre sans le sou.

1911 : Part pour Paris, s’installe à La Ruche

1914 : Retourne à Vitebsk, où il séjourne plus longtemps que prévu en raison de la guerre

Chagall regagne son pays après 3 ans passés à Paris, où il s'est lié avec Appolinaire, Cendrars et Delaunay.

Bella et Marc, sont séparés durant six ans. Les amoureux vivront leur amour par correspondance avant de pouvoir se marier le 25 juillet 1915, Bella a alors vingt ans et Marc ving-huit.

« Elle se tait, moi aussi. Elle regarde - et, bon Dieu, ses yeux ! - moi aussi. Comme si nous étions familiers il y a beau temps et elle sait tout sur moi : mon enfance, ma…vie et ce qu'il m'adviendra… Et j'ai compris : c'est ma femme. » se souvient Marc Chagall dans "Ma vie".

Marc Chagall et Bella Rosenfeld, en 1910 Marc Chagall and his wife Bella, - 1922

Chagall restera 8 ans, à Vitebsk. comblé par sa vie de famille autour de Bella et leur fille Ida, ses modèles tant aimés.

 

 

 

Marc Chagall with his wife Bella and daughter Ida, 1917 Marc, Bella et Ida à Paris, ...

Chagall - Les Amants Bleus

« Malgré les difficultés de notre monde, je n'ai jamais renoncé en mon for intérieur à l'amour dans lequel j'ai été élevé, pas plus qu'à l'espoir de l'homme dans l'amour. Comme sur la palette d'un peintre, il n'y a dans notre vie qu'une seule couleur qui donne un sens à la vie et à l'art, la couleur de l'amour. » Marc Chagall

Chagall 1914 Les Amants Verts

En 1920 Chagall quitte Vitebsk, où il vivait depuis son mariage. À la suite d'un différent avec Malevitch, il part travailler à Moscou, emmenant avec lui Bella et Ida leur fille de quatre ans. Deux ans plus tard, ils quitteront définitivement la Russie. Chagall gardera toujours au fond de lui les souvenirs heureux de cette période de sa vie ; et qui reviennent toujours dans les toiles du peintre: le village d'enfance, la couleur bleue de la maison du peintre, les figures animales de la ferme familiale, les saltimbanques des fêtes juives.

Marc et Bella à Paris, 1938-1939

Chagall arrive en France en 1923; à la demande de son marchand, Vollard, il illustre les Fables de la Fontaine, peint ses animaux ailés ( il aimera se peindre en âne), ses fiancées volantes et surtout la Bible, qu'il connaît admirablement et représente selon son monde onirique. D'un bouleversant voyage en Palestine, en 1931, il dira: " En Orient, j'ai trouvé la Bible et une partie de moi-même."

Les Amoureux - Marc Chagall - 1929

En 1941 Chagall et sa famille, sont forcés de quitter la France où une rafle a failli enlever Bella, ce qui a précipité leur départ pour New-York.

Le thème de la crucifixion est alors récurrent, mêlant les imageries chrétienne et juive. Ces toiles sont terriblement émouvantes. A New York, il contribue artistiquement à un ballet sur un livret de Pouchkine, orchestré par Tchaïkovski exaltant la culture russe.

Bella et Marc Chagall -1/2-Bella et Marc Chagall -1/2-
Bella et Marc Chagall -1/2-Bella et Marc Chagall -1/2-
Bella et Marc Chagall -1/2-Bella et Marc Chagall -1/2-Bella et Marc Chagall -1/2-
Bella et Marc Chagall -1/2-Bella et Marc Chagall -1/2-Bella et Marc Chagall -1/2-
Bella et Marc Chagall -1/2-
Bella et Marc Chagall -1/2-Bella et Marc Chagall -1/2-

Voir les commentaires

Anna et Elena Balbusso: Illustrations et Littérature -2-

Publié le par Perceval

Anna et Elena Balbusso: Illustrations et Littérature -2-

 

Pride and Prejudice by Jane Austen

Illustrations des soeurs  Anna & Elena Balbusso

 

Voir les commentaires

Anna et Elena Balbusso: Illustrations et Littérature -1-

Publié le par Perceval

Eugène Onéguine est un roman envers d'Alexandre Pouchkine.  

Illustrations des soeurs  Anna & Elena Balbusso  

Voir les commentaires

Reading is Sexy -6-

Publié le par Perceval

« Celui qui médite vit dans l'obscurité ; 

celui qui ne médite pas vit dans l'aveuglement. 

Nous n'avons que le choix du noir. » 

Victor Hugo

 

Illustrations: Anna & Elena Balbusso, sont deux soeurs jumelles italiennes, elles vivent et travaillent à Milan.  

Voir les commentaires

Juste quelques images... 2/99

Publié le par Perceval

Quelques images coquines, de " L'homme en pièces ": une oeuvre de poésie visuelle par l'illustratrice  Marion Fayolle.

Marion-Fayole-coquins-4.jpg Marion-Fayole-coquins-3.jpg
Marion-Fayole-humour-taureau.jpg Marion-Fayole-coquins.jpg

 

Voir les commentaires

Leonor Fini, oeuvres -2/2-

Publié le par Perceval

   

On a tissé autour de Leonor Fini, ce mythe de la sphinge, dévoreuse d'hommes ou de la dangereuse sorcière qu'elle est censée être. Pourtant, elle se contente d'exister vraiment comme femme, comme être humain, sans rien rogner de sa frémissante et superbe personnalité.

Pourtant, Leonor Fini est flattée d'être considérée comme une sorcière et femme dit à propos de La peine capitale que les femmes y étaient avisées dans leur refus de toute relation sexuelle avec les hommes : « le cou de l'oie est le phallus de l'homme. La femme au coteau coupe le cou et coupe court à la virilité. »

Le rôle social de la femme, son rôle sexuel en particulier, était le thème de bien d'autres tableaux...

L'Essayage 1 de 1966, représente une femme à qui l'on montre une grande variété de chapeaux chez une modiste ; mais en même temps son corps nu est étroitement lié avec une corde... dans l'Essayage II, de 1972, une femme presque nue est entourée d'assistants qui ajustent sa nouvelle robe... Immobilité, épingles, torture et aussi, travestissement, cérémonie et beauté...

Lointaine parente (1969) « La petite auréole ( du miroir) concentre à elle seule toute l'obscénité de la toile et donc toute sa force. Elle réalise la provocation enfantine, soude une alliance entre les deux fillettes et déclenche la réprobation extérieure, exhibant ce que le corps féminin a conservé d'inquiétant dans le regard des autres... cette scène parvient à exprimer avec délicatesse et discrétion toute la transgression contenue dans les limites d'un espace privé. » La critique Claude-Frédérique Sammer.

   

Connaissant la dévotion de Leonor envers les femmes et les chats, on peut penser que les jeunes filles des Mutantes troquent leur innocente enfantine contre l'excitation sexuelle que la métaphore féline symbolise. La leçon de paléontologie (1973) ainsi que la leçon de botanique et la Leçon de rhétorique ( 1974) sont d'interprétation aisée : chacun des tableaux représente une femme nue, ou quasi nue, instruisant une plus jeune fille. …. démontrant ainsi clairement aux jeunes filles en émoi les similitudes entre la beauté primitive de l'anatomie sexuelle de la femme et la structure de la fleur.

Rasch, rasch, rasch, meine Puppen warten ( 1975) montre cinq femmes nues, exhibant leurs charmes à une fillette, c'est elle-même – a t-elle expliqué – et le titre lui est venu quand elle eut fini le tableau, se remémorant soudain ces paroles qu'elle prononçait, enfant, pour se débarrasser de sa gouvernante allemande. Elle habillait ses poupées de tissus merveilleux... ici, les poupées sont devenues femmes, prêtes à mener le jeu du plaisir comme leur expression le laisse entendre …

Extraits de :Leonor Fini de Peter Webb, très beau et intéressant livre d'art

A lire aussi:

LÉONOR FINI -1/3-

LÉONOR FINI ET ANDRÉ PIEYRE DE MANDIARGUES-

2/3-

LÉONOR FINI ET ANDRÉ PIEYRE DE MANDIARGUES-3/3-

ÉONOR FINI ET ANDRÉ PIEYR DE MANDIARGUES-3/3-

Voir les commentaires

Leonor Fini - Oeuvres -1/2-

Publié le par Perceval

Léonor Fini

Une vie idéale ( autoportrait ) (1950)

*****

Autoportrait entourée de Sergio et Klot (1952)

sur un fond vert vif, symbole de la jalousie qui menaçait d'éclater entre ses deux admirateurs...

*****

Leonor Fini 

Dans la tour

Dora Maar -

Leonor Fini, Paris, 1936

''Dans la tour'' (1952) montre Leonor en longue robe noire avec une masse de cheveux noirs bouclés, conduisant Klot nu, en manteau rouge vif à travers une pièce délabrée de la tour vers la lumière éclatante de l'extérieur : image intense de domination et de sagesse féminine, exécutée avec un soin méticuleux.

*****

*****

 

   

 

Toute une série de tableaux montre l'intérêt de Leonor Fini, pour la tradition hermétique.

« Si elle ne prononçait jamais le mot ''Dieu'', comme si la grandeur qu'il évoque eût empiété la sienne, ou qu'elles fussent incompatibles, elle ne dédaignait pas les divinités nocturnes de la mythologie et s’attribuait volontiers des affinités avec certaines déesses chthoniennes, avec une prédilection pour Hécate, mère de Circé et de Médée, divinité confuse, car double, présidant d'une part à la fertilité, aux victoires, aux accouchements et, d'autre part, aux terreurs infernales.... (..) Elle aimait la déesse ultérieure, la magicienne suprême, ma^tresse des sortilèges, que suivent des juments, des chiens et des louves dans la nuit qu'elle inspecte... » Hector Biancotti

  La gardienne à l'oeuf rouge (1955)

*****

*****

Exploration de l'intimité entre des personnages, avec pour décor un compartiment de train...

 

 

 

 

Variations sur une peinture victorienne The Travelling Companions d'Augustus Egg (1859). Leonor Fini avait eu ce commentaire : « L'une est comme une jolie vache, très blanche et endormie, tandis que l'autre, bien plus vivante et alerte, tire le rideau. Elle ne sait pas ce qu'elle va faire ensuite, tuer l'autre ou faire l'amour avec elle ».

 

 Le critique George Melly, juge le tableau '' Le long du chemin '' (ci-dessus)(1967) comme le chef d'oeuvre érotique de Leonor.

En 1975, Léonor écrit : « Quoi de plus délimité qu'un compartiment de train où, en dehors de la position immobile, presque tout est défendu.(...) Les compartiments des trains sont ainsi, à la fois angoissants et protecteurs. Endroits de complicité passagères où l'on dort de faux sommeils, où l'on se laisse aller à des rêveries claustrophobes, extasiées ou criminelles. »

   

*****

 
   

 

Voir les commentaires

<< < 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 20 > >>