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Articles avec #arts visuels tag

Georges de Feure - Le phantasme de la féminité à la fin du 'siècle' – 2/4-

Publié le par Perceval

Georges de Feure - Le phantasme de la féminité à la fin du 'siècle' – 2/4-

Les symbolistes

Dans un second texte publié en 1891 intitulé « Le Symbolisme en Peinture: Paul Gauguin» Aurier s'inspire du tableau de Gauguin La vision après le sermon ou la lutte de Jacob et de l'ange pour formuler les bases de sa théorie « idéiste ». Aurier y dresse pour la première fois une liste des caractéristiques auxquelles devraient répondre les œuvres d'art de son temps.

- D'après sa théorie, l'œuvre doit d'abord être idéiste, c'est à dire, qu'elle doit avant tout exprimer une idée.

- Deuxièmement, elle est symboliste, puisque cette Idée sera exprimée par des formes.

- Troisièmement, elle sera synthétique, puisque ces formes et ces signes seront organisés selon un « mode de compréhension général » exprimant l'Idée.

- Quatrièmement, elle sera subjective car cette Idée qu'elle exprime sera toujours représentée telle qu'elle est perçue par le sujet.

Finalement, Aurier déclare qu'étant donné ses quatre premières caractéristiques, l'œuvre sera également décorative puisque « la peinture n'a pu être créée que pour décorer de pensées, de rêves, et d'idées les murales banalités des édifices humains ». Dans ce texte, l'auteur oppose les artistes réalistes aux artistes idéistes. S'il admet que les œuvres réalistes peuvent avoir des caractéristiques esthétiques intéressantes, selon lui, seuls les artistes idéistes ont véritablement accès à l'art suprême, car ils délaissent la matière pour atteindre l'Idée.

Georges-de-Feure - Peintures-décoratives-pour-le-pavillon-L'Art-Nouveau-1900-c  Musee-d-Orsay

La société fin de siècle

Les années 1880 et 1890 offrirent aux femmes françaises des changements significatifs dans les sphères légales et professionnelles. Ces modifications eurent un impact réel pour un nombre limité d'entre elles, mais cette émergence d'une «femme nouvelle» était néanmoins dotée d'une symbolique puissante. La menace de cette femme quittant maison et famille est abondamment illustrée dans les journaux et les revues qui publient plusieurs caricatures où les rôles dévolus traditionnellement aux femmes et aux hommes sont inversés.

L'augmentation de la présence des femmes dans la sphère publique peut être attribuée à plusieurs facteurs de type complètement différents. De l'augmentation du nombre de prostituées dans les rues, au nombre grandissant de femmes se rendant travailler ou faire des emplettes dans les grands magasins, à la fréquentation des lycées par les jeunes filles ou à la tenue de deux congrès féministes dans la ville de Paris en 1889, cela provoqua une anxiété chez les hommes qui fut accentuée par les réformes législatives favorables aux femmes.

 

On peut aisément faire un parallèle entre les archétypes féminins présents dans les poèmes de Baudelaire et ceux que l'on voit dans les œuvres de Georges de Feure.

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Georges de Feure - Le phantasme de la féminité à la fin du 'siècle' – 1/4-

Publié le par Perceval

Georges de Feure - Le phantasme de la féminité à la fin du 'siècle' – 1/4-

Il est né Georges Joseph von Sluyters de parents belge et hollandais en 1868 à Paris. La famille émigre pendant la Guerre de 70. De retour à Paris en 1889, il fait partie de la bohème montmartroise.

Très rapidement, c'est la femme qui deviendra le principal sujet de ses œuvres, non pas une femme précise, mais un 'phantasme', à la fois attirant et inquiétant. C'est un ami de Debussy, Satie et Ravel et un grand lecteur des écrivains symbolistes.

C'est à partir de 1890 que Georges de Feure (1868-1943) publia ses dessins et caricatures dans la revue Le Courrier français, un organe de presse typiquement montmartrois qui fut créé en 1884 ; son rédacteur en chef, Jules Hyppolite Roques, envisage de publiciser les activités intellectuelles et sociales de Montmartre, de militer en faveur de la liberté de presse et de s'opposer au républicanisme traditionnel incarné par la Troisième république...

 

Le Courrier français est reconnu pour ses publications de représentations féminines aux accents diaboliques de style typiquement décadent. Dans un livre intitulée La Femme à Paris: nos contemporaines publié par le critique Octave Uzanne en 1894, celui-ci souligne que la femme semble, pour les artistes parisiens, être passée du statut de « Muse» à celui de « Succube », et que ce type de représentations se retrouve partout: « Dans le livre, dans le journal, aussi bien que parmi les tableaux des Salons annuels, elle jaillit, elle éclate, elle s'affirme, depuis les illustrations de la Vie parisienne et du Courrier français jusqu'aux œuvres interprétées par la lithographie, l'eau-forte ou le verni-mou. » Le Courrier français auquel collabore intensément de Feure entre les années 1890 et 1892 est donc ouvertement reconnu pour ses représentations diabolisant les femmes.

Frank Cheyne Papé est un artiste illustrateur anglais né en 1878 - Succube

Le groupe des ''décadents''

Le terme décadence est employé de manière contemporaine pour la première fois par Paul Bourget dans Le Siècle littéraire du 1er avril 1876. Celui-ci reprend l'héritage de Baudelaire lorsqu'il écrit: «Nous acceptons sans humilité comme sans orgueil ce terrible mot de décadence ». Bourget sera le premier à écrire une théorie de la décadence en 1881 dans son ouvrage Essais de psychologie contemporaine. Dans l'œuvre de Bourget se retrouvent déjà les thèmes principalement chers aux décadents: le pessimisme et le spiritualisme. Les influences de Baudelaire, Schopenhauer, Barbey d'Aurevilly et des peintres préraphaélites anglais sont également présentes.

En plus du pessimisme ( Schopenhauer ... ) et du spiritualisme, la misogynie est donc un élément central de l'esthétique décadente. Cette misogynie s'inscrit dans le sentiment profondément antinaturaliste des décadents qui voient la nature comme étant cette « machine infernale» assujettissant les hommes. La nature, responsable du désir sexuel des hommes, serait donc un obstacle à leur quête spirituelle et artistique puisqu'elle les ramène constamment vers l'état naturel et animal de la femme...

Pierre Bonnard - Femme assoupie sur un lit ( un chat contre sa chevelure... sorcière ...), dit aussi L'indolente,1899

La femme fatale

La vision des femmes tentatrices apparaît dans la représentation de nombreuses figures à la féminité perverse et à la sexualité dominante que l'on nommera Femmes fatales. Plusieurs artistes ont recours à des personnages féminins mythiques lorsqu'ils veulent représenter les femmes comme étant à la source de l'immoralité, de la cruauté et de la perversité. En voici quelques exemples qui ont été souvent repris par les artistes: Ève (Paul Gauguin, Ève exotique, 1890. Georges de Feure, Tentations, 1893, Salomé (Gustave Moreau, L'Apparition, 1876. Aubrey Beardsley, J'ai baisé ta bouche lokanaan, 1893), Salammbô (Victor Prouvé, Salammbô, 1893) et Judith (Gustav Klimt, Judith l, 1901). Dans ces représentations, la féminité est donc perçue comme étant « dominée, guidée par ses instincts et donc incapable d'une quelconque expérience purement spirituelle »

Georges de Feure (1868-1943), Arachné, Illustration pour 'La Porte des Rêves' de Marcel Schwob – 1899.

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Avec Dita Pepe : « Et si je m'étais mariée avec ... »

Publié le par Perceval

Avec Dita Pepe : « Et si je m'étais mariée avec ... »

Quelle aurait été notre vie si nous avions fait d’autres choix ? Que serions-nous devenus, ou que deviendrions-nous... si nous avions rencontré un autre conjoint ?

La photographe tchèque Dita Pepe a répondu à cette question existentielle en images ... Mariée avec un homme et maman de deux filles, l’artiste de 41 ans a eu envie de se mettre en scène dans d’autres vies. Un livre en est né, qui s’appelle '' Self-Portraits ''.

Ce livre, c’est l’histoire d’un projet qui démarre en 1999 en République tchèque. Dita Pepe (alors âgée de 26 ans) décide d’imaginer les destins qu’elle aurait pu avoir. Elle se prend alors en photo avec des femmes, en se mettant en scène de façon minutieuse. Elle ne fait pas les choses à moitié. Vêtements, décor, attitude… tout est important pour elle. Elle commence sa série de clichés avec des amies ou des collègues de son mari puis, inspirée, continue avec des inconnues. Elle nomme cette série Self-Portraits With Women.

Mais pourquoi s’arrêter là ?

Dita Pepe étend son champ d’action et se photographie alors avec des hommes ainsi qu’en famille, avec des enfants. Là encore, avec de la mise en scène. Le résultat est parlant. Naît alors une seconde série de photos appelée Self-Portraits With Men. Si la plupart des photos ont été prises en République tchèque, certaines ont également prises en Italie, en Allemagne ou en Afrique du Sud. Aujourd’hui Dita Pepe compte plus d’une centaine de clichés pour ce projet. Ils s’enchaînent sur son site,

Ce travail fait penser à celui de Cindy Sherman... Dita Pepe – en s’incarnant en différentes identités de femme, se concentre peut-être, davantage sur la façon dont les relations peuvent complètement transformer une personne ...

Avec Dita Pepe : « Et si je m'étais mariée avec ... »
Avec Dita Pepe : « Et si je m'étais mariée avec ... »
Avec Dita Pepe : « Et si je m'étais mariée avec ... »
Avec Dita Pepe : « Et si je m'étais mariée avec ... »
Avec Dita Pepe : « Et si je m'étais mariée avec ... »
Avec Dita Pepe : « Et si je m'étais mariée avec ... »
Avec Dita Pepe : « Et si je m'étais mariée avec ... »
Avec Dita Pepe : « Et si je m'étais mariée avec ... »
Avec Dita Pepe : « Et si je m'étais mariée avec ... »
Avec Dita Pepe : « Et si je m'étais mariée avec ... »
Avec Dita Pepe : « Et si je m'étais mariée avec ... »
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Avec Dita Pepe : « Et si je m'étais mariée avec ... »
Avec Dita Pepe : « Et si je m'étais mariée avec ... »

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Les couvertures ''Pulp'' de Paul Rader

Publié le par Perceval

Je reviens à cette littérature de genre 'Z', qui conte les exploits du super héros, qui au détour d'une aventure, rencontre la femme fatale...

   

L'illustration de la couverture de ces magazines bon-marché, devait résumer et émoustiller le futur lecteur... De véritables artistes se sont essayés à ce genre... parmi eux :

L'artiste Isaac Paul Rader (1906 - 1986). Il est né et a vécu à Brooklyn. Il a étudié l'art en Europe et a eu sa première exposition à l'âge de 16ans. Rader est surtout connu pour être un illustrateur prolifique de couvertures ''pulp''. Son travail se distingue à la fois par une attention au détail et l'accent mis sur les femmes volontaires et séduisantes, voire provocantes. Rader était si prolifique, et respecté, qu'il était l'un des rares artistes de couverture autorisé à poser sa signature sur son travail.

Après sa mort , et celle de son épouse ; on a appris que le seul modèle de ses œuvres fut sa femme, Edith … Elle n’aurait jamais été à l'aise pour évoquer les ouvertures sexy de Paul. Elle a préféré rester anonyme …

   

Pour visiter ce genre, d'un peu plus près: c'est ici:

LES DAMES DANS LES "PULP FICTION" -1/6-

Les couvertures ''Pulp'' de Paul Rader
Les couvertures ''Pulp'' de Paul RaderLes couvertures ''Pulp'' de Paul Rader
Les couvertures ''Pulp'' de Paul RaderLes couvertures ''Pulp'' de Paul Rader

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Geneviève Thauvette - Dorothea Tanning

Publié le par Perceval

Geneviève Thauvette est une jeune artiste 'franco-ontarienne' basée à Toronto (Canada). Elle a exposé ses œuvres lors de plusieurs événements internationaux...

Ici, nous passerons en revue sa série «Beheld» qui met en vedette huit artistes femmes ayant vécues pendant le XXe siècle. Dans leurs portraits, plusieurs éléments, qui peuvent être retrouvées dans leurs propres œuvres, sont utilisées. Elles sont aussi représentées avec le portrait d’un homme dans leurs mains. Ces portraits représentent leurs partenaires, qui souvent furent plus connus ou respectés que leurs amoureuses dans le monde des arts. Par contre, ici, la femme est en couleurs vives et domine la composition. C’est elle qui règne et possède son amant.

Dorothea Tanning, née à Galesbourg (Illinois) expose depuis peu chez Julian Lévy quand elle rencontre les surréalistes. En 1946, elle épouse le peintre Max Ernst et vit avec lui en France. 

Ses toiles, d'abord très léchées, représentent généralement des jeunes filles, comme somnambules, dans des pièces vides. Ses principales toiles sont Jeux d'Enfants (1942), Une Petite Musique de Nuit (1944),Scène d'intimité accompagnée de joie subite (1946),Birthday (1942), Un après-midi à Paris et Maternité (1946) ...

** Voir aussi:

DOROTHEA TANNING ET MAX ERNST

 

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Julia Margaret Cameron - King Arthur

Publié le par Perceval

Julia Margaret Cameron  (11 juin 1815 à Calcutta – 26 janvier 1879 à Ceylan), est issue de la grande bourgeoisie, avec même du sang aristocrate français. Née en Inde, elle a vécu en France, Angleterre et à Ceylan (actuel Sri Lanka). Elle rentre sur Londres en 1848 à la retraite de son mari, de 20 ans son ainé. Sa carrière photographique est courte, environ 12 ans, mais lorsqu’elle s’installe en 1860 sur l’île de Wight, elle dispose déjà de tous les atouts nécessaires à une carrière artistique.  

C'est à l'âge de 48 ans que Julia Margaret Cameron se met à la photographie, en 1863.

Avec des cadrages audacieux et parfois très serrés, la portraitiste anglaise photographie sa famille, ses voisins sur l'île de Wight et des grands noms de l'époque victorienne, comme l'astronome John Herschel ou le biologiste Charles Darwin. Elle se moque du rendu du détail et préfère le flou artistique, particulièrement dû à la faible profondeur de champ et aux longs temps de pose qui oscillent entre trois et sept minutes.
Les images de Cameron, empruntes de mysticisme et de sensualité, sont influencées par l'esthétique du mouvement britannique des préraphaélites (admirateurs de la pureté artistique des primitifs italiens). Elle met ainsi en scène des épisodes historiques et des allégories, avec l'illustration du livre des poèmes de Tennyson, "The Idylls of the King", en 1875, où elle réalise plus de deux cents images pour les douze illustrations finales.
En 1879, Cameron laisse derrière elle une oeuvre profondément sensible et avant-gardiste, qui influencera le mouvement pictorialiste, dont les amateurs essaieront eux aussi de hisser la photographie au rang des beaux-arts

Sources: http://www.photo.rmn.fr/

Julia Margaret Cameron - King Arthur
Julia Margaret Cameron - King Arthur
Julia Margaret Cameron - King Arthur
Julia Margaret Cameron - King Arthur

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Bella et Marc Chagall -2/2-

Publié le par Perceval

Le 2 septembre 1944, Bella décède brutalement d'une infection virale, Marc est anéanti.

"Tout m'est devenu ténèbres" dira t-il. Il sombre dans une dépression qui va durer plus de neuf mois. Une période de deuil durant laquelle il sera incapable de tenir un pinceau. Toutes les toiles inspirées par sa femme sont retournées contre les murs et il lui est impossible de se rendre dans aucun des endroits qu'ils avaient coutume de fréquenter ensemble.

Dans son éloge funèbre, le chroniqueur du New-York Times déclara que Bella avait été le seul modèle de son mari pendant la trentaine d'années de leur vie commune, ce qui avait considérablement marqué son œuvre.

De plus … Il reste inconsolable des ravages de la Shoah, sa famille a été exterminée dans les camps en Pologne.

Hommage au Passé Marc Chagall - 1944-45

Après la disparition de celle qui fut « le sens de ma vie, mon inspiratrice.», Chagall continuera inlassablement à peindre sa Muse. Dans l'hommage qu'il lui rend ci-dessus (un tableau commencé avant la date fatidique, puis remanié après la période de deuil) Chagall représente sa femme à Vitebsk, l'inspirant toujours par delà la tombe.

Autour d'Elle Marc Chagall - 1945

La carrière de l'artiste n'est pas finie : aidé et porté par l'amour de deux autres femmes, Virginia McNeil dont il aura un fils, David ; et surtout, Valentina Bridski, dite "Vava".

Chagall avec Virginia Haggard McNeil Valentina Brodsky with Marc Chagall

Célèbre et reconnu, Chagall rentrera définitivement en France en 1949, et s'installera à Saint Paul de Vence, retrouvant la sérénité et expérimentant de nouvelles techniques, céramiques, vitraux et des oeuvres monumentales, à l'instar du plafond de l'Opéra de Paris ( 220 m2), que lui commande Malraux, avec lequel une belle amitié personnelle artistique et admirative s'est nouée dans les années 20.

 

En 1952, Ida Chagall se marie. C'est à cette occasion que Valentine Brodsky, qui se trouvait parmi les invités à la réception du mariage, rencontra Marc Chagall. C'est Ida, bien entendu, qui a présenté cette jeune femme de quarante ans à son père... allant vers les soixante-cinq. Issue d'une famille juive de Russie, Valentine est une femme d'affaire qui tient une grande boutique de modiste à Londres. Elle devient la secrétaire de Marc, qui ne tarda pas à succomber au charme de sa Valentine. Marc et Valentine s'épousèrent le 12 juillet 1952. Cependant celle qu'il appellera affectueusement "Vava" ne remplaça jamais tout à fait Bella dans l'imaginaire et le cœur de Marc Chagall.

Vava (qui garde en elle deux amants...), Marc Chagall

Marc n'oubliera pas pour autant "sa mariée" qu'il continuera de peindre jusqu'à la fin, inlassablement...

Marc Chagall vivra presque centenaire aux côtés de Vava. Ils reposent tous les 2 dans le cimetière catholique de Saint Paul de Vence.

1953-1960 : Série de peintures murales "message biblique"
1959 : Dessine des vitraux pour la cathédrale de Metz
1962 : Inauguration des douze vitraux de la synagogue du Centre Médical Hadassah à Jérusalem
1964 : Inauguration du plafond décoré de l’Opéra Garnier à Paris
1967-1977 : Projets de vitraux et également de tapisseries et de mosaïques
1973 : Le Musée National du Message Biblique Marc Chagall ouvre ses portes à Nice
1985 : Décède à Saint-Paul-de-Vence

Le Songe, ci-dessus, a été peint par Chagall en 1984, un an avant son décès et très exactement soixante-dix ans après Les Amants Bleus de 1914.
Le Songe, ci-dessus, a été peint par Chagall en 1984, un an avant son décès et très exactement soixante-dix ans après Les Amants Bleus de 1914.

Le Songe, ci-dessus, a été peint par Chagall en 1984, un an avant son décès et très exactement soixante-dix ans après Les Amants Bleus de 1914.

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Il y a 150 ans : Suzanne Valadon naît à Bessines ( Limousin)

Publié le par Perceval

 

Pour célébrer les 150 ans de la naissance de Suzanne Valadon, La Poste émet un timbre ( 1,90 € ) reproduisant '' Femme aux bas blancs '' une œuvre de 1924.

 

Marie-Clémentine, dite Suzanne VALADON, est née à Bessines-sur-Gartempe (Haute-Vienne - Limousin) le 23 septembre 1865 et décédée à Paris le 7 avril 1938.


Fille d'une blanchisseuse et d'un maçon, elle abandonne le métier d'acrobate à la suite d'une chute et devint modèle.
A 18 ans, elle donne naissance à un enfant, qui deviendra célèbre lui aussi, Maurice UTRILLO.

L'émission de ce timbre est un événement dans le village natal de Suzanne Valadon, où elle a vécu jusqu'à 7 ans, quand elle s'appelait encore Marie-Clémentine Valadon

L'oblitération "premier jour" s'effectuera les 18 et 19 septembre dans un bureau de poste temporaire installé à la mairie de Bessines, salle des mariages, de 9 heures à 12 heures et de 14 heures à 17 heures.

Bessines-sur-Gartempe S Valadon - Reconstitution d'un atelier de peintre dans l'Espace Valadon de Bessines

Modèle, elle posa pour Renoir, Toulouse-Lautrec et Degas. Mais ce dernier ayant remarqué ses dessins lui prodigua des conseils et l'encouragea à dessiner. Vers 1908, autodidacte, elle commença à peindre, exécutant des natures mortes et des paysages, des nus féminins, dans un style très franc.

 

Suzanne Valadon - Autoportrait, 1883

Suzanne Valadon - Autoportrait, 1898

 

L'œuvre représentée sur le timbre est la femme aux bas blanc dont l'original figure au Musée de Nancy.

Beaucoup d'indices sur ce tableau font penser qu'il ne s'agit pas d'une femme dans son intimité mais plutôt la représentation d'une prostituée : La robe rouge, trop courte pour l'époque, l'expression fatiguée du visage, les escarpins rouges à talon, la teinte rousse de ses cheveux souvent assimilée à la prostitution...

 Il y a 150 ans : Suzanne Valadon naît à Bessines ( Limousin)

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Bella et Marc Chagall -1/2-

Publié le par Perceval

1887 : Marc Chagall naît le 7 juillet dans une famille de juifs hassidiques à Vitebsk, en Biélorussie

1906-1910 : Etudes dans l’atelier de Yehuda Pen puis à Saint-Pétersbourg, dans l’atelier de Léon Bakst

En 1909, quand Marc Chagall rencontre Bella Rosenfeld, il a vingt-deux ans et elle quatorze. Entre les deux jeunes gens, c'est le coup de foudre, immédiat et définitif. Mais Bella est trop jeune pour épouser Marc. De plus, ses parents bijoutiers ne sont pas favorable à l'union de leur fille avec un jeune peintre sans le sou.

1911 : Part pour Paris, s’installe à La Ruche

1914 : Retourne à Vitebsk, où il séjourne plus longtemps que prévu en raison de la guerre

Chagall regagne son pays après 3 ans passés à Paris, où il s'est lié avec Appolinaire, Cendrars et Delaunay.

Bella et Marc, sont séparés durant six ans. Les amoureux vivront leur amour par correspondance avant de pouvoir se marier le 25 juillet 1915, Bella a alors vingt ans et Marc ving-huit.

« Elle se tait, moi aussi. Elle regarde - et, bon Dieu, ses yeux ! - moi aussi. Comme si nous étions familiers il y a beau temps et elle sait tout sur moi : mon enfance, ma…vie et ce qu'il m'adviendra… Et j'ai compris : c'est ma femme. » se souvient Marc Chagall dans "Ma vie".

Marc Chagall et Bella Rosenfeld, en 1910 Marc Chagall and his wife Bella, - 1922

Chagall restera 8 ans, à Vitebsk. comblé par sa vie de famille autour de Bella et leur fille Ida, ses modèles tant aimés.

 

 

 

Marc Chagall with his wife Bella and daughter Ida, 1917 Marc, Bella et Ida à Paris, ...

Chagall - Les Amants Bleus

« Malgré les difficultés de notre monde, je n'ai jamais renoncé en mon for intérieur à l'amour dans lequel j'ai été élevé, pas plus qu'à l'espoir de l'homme dans l'amour. Comme sur la palette d'un peintre, il n'y a dans notre vie qu'une seule couleur qui donne un sens à la vie et à l'art, la couleur de l'amour. » Marc Chagall

Chagall 1914 Les Amants Verts

En 1920 Chagall quitte Vitebsk, où il vivait depuis son mariage. À la suite d'un différent avec Malevitch, il part travailler à Moscou, emmenant avec lui Bella et Ida leur fille de quatre ans. Deux ans plus tard, ils quitteront définitivement la Russie. Chagall gardera toujours au fond de lui les souvenirs heureux de cette période de sa vie ; et qui reviennent toujours dans les toiles du peintre: le village d'enfance, la couleur bleue de la maison du peintre, les figures animales de la ferme familiale, les saltimbanques des fêtes juives.

Marc et Bella à Paris, 1938-1939

Chagall arrive en France en 1923; à la demande de son marchand, Vollard, il illustre les Fables de la Fontaine, peint ses animaux ailés ( il aimera se peindre en âne), ses fiancées volantes et surtout la Bible, qu'il connaît admirablement et représente selon son monde onirique. D'un bouleversant voyage en Palestine, en 1931, il dira: " En Orient, j'ai trouvé la Bible et une partie de moi-même."

Les Amoureux - Marc Chagall - 1929

En 1941 Chagall et sa famille, sont forcés de quitter la France où une rafle a failli enlever Bella, ce qui a précipité leur départ pour New-York.

Le thème de la crucifixion est alors récurrent, mêlant les imageries chrétienne et juive. Ces toiles sont terriblement émouvantes. A New York, il contribue artistiquement à un ballet sur un livret de Pouchkine, orchestré par Tchaïkovski exaltant la culture russe.

Bella et Marc Chagall -1/2-Bella et Marc Chagall -1/2-
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Anna et Elena Balbusso: Illustrations et Littérature -2-

Publié le par Perceval

Anna et Elena Balbusso: Illustrations et Littérature -2-

 

Pride and Prejudice by Jane Austen

Illustrations des soeurs  Anna & Elena Balbusso

 

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