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Articles avec #arts visuels tag

La femme paysage de Mïrka Lugosi -1-

Publié le par Perceval

Le travail de cette femme ( du moins , une partie...), Mïrka Lugosi : m'a interpellé... Oui, et aussi, parce qu'elle est une femme.

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Son angle « vampire », influencé -sans doute – par son lieu de naissance : au cœur des Carpates septentrionales, peut exacerber une représentation fétichiste, voire sado. qui m'intéresse moins … Par contre, je suis troublé par cet univers de formes sensuelles ...

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Son trait à la mine de plomb ultra fine lui impose des heures de travail ; c'est dit-elle un labeur douloureux, une épreuve physique … Mirka Lugosi nous entraîne dans un monde d’objets, d’êtres humains et d’animaux qui, tous traités sur un pied d’égalité, fusionnent. Un monde aux apparences naïves, à l’imagerie érotique et questionne avec subtilité et impertinence nos rêves, nos pulsions à l'envie des fantaisies de l'artiste.

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Je préfère ses dessins, à ceux qui pourraient être ses références : Hans Bellmer, et Unica Zurn … ?

Mirka Lugosi 21

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Les « petites gens » de Paris au XIXème siècle -2-

Publié le par Perceval

Les immeubles au XIXe siècle étaient recouverts de peinture au plomb. C’est ce qui donne à Paris un aspect d’une blancheur immaculée, en arrière plan de cette peinture. Lorsqu’on découvrira l’aspect nocif du plomb, les façades seront modifiées mais le peuple se plaindra d’avoir perdu le blanc des immeubles.

La musique est également très appréciée. Les joueurs d’orgues servaient également de contacts à la police.

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cocher_de_fiacre.jpg decrotteur

Les conditions de précarité sont telles que certaines personnes peuvent basculer dans la pauvreté en cas de maladie, d’accident ou de chômage. On fait alors appel au Mont-de-piété en engageant ses effets contre un peu d’argent. La population qui se rend au Mont-de-piété est très variée : ouvriers, grisettes, dandys désargentés…

Le plus souvent, on engageait son matelas pour une raison très simple : ceux-ci étaient systématiquement nettoyés et débarrassés des puces et autres vermines qui l’infestaient. Il suffisait de le récupérer quelques jours plus tard.

les-chifonniers-de-paris.jpgLa figure du chiffonnier illustre bien cette précarité. Ceux-ci travaillent la nuit et inquiètent la police au point de devoir se faire référencer.

Au XIXe siècle, des piles de détritus dans les rues attendaient le passage des tombereaux au petit matin. Les chiffonniers récupéraient les chiffons mais également les os de boucherie. Les sucreries sont alors en pleine expansion et le sucre est extrait du raisin et de la betterave. Coloré à l’origine, on blanchit ce sucre en le filtrant avec de l’os calciné… ou du sang de cheval.
Les chiffonniers récupéraient également la suie et les boîtes en métal pour la fabrication des jouets. En 1883, M. Poubelle mettra leur activité en danger. On autorisera alors les chiffonniers à fouiller les piles dans les rues une heure seulement.

Les abandons d’enfants sont légion car les mères n’ont pas les moyens de les garder. Ils sont déposés à l’assistance publique.
Devant les couvents, on trouve une petite porte qu’on ouvre avant de déposer les nouveau-nés dans un tour d’abandon, on sonne une cloche pour prévenir de son « dépôt » avant de s’enfuir dans la nuit. Les orphelins sont pris en charge par l’Eglise puis mis dehors dès qu’ils sont en âge de se débrouiller seuls. Livrés à eux-mêmes, ces enfants sombrent très rapidement dans la délinquance.
Parallèlement, la philanthropie se développe ce qui n’est pas sans nous rappeler certains passages de Germinal (Cécile étranglée par le père Maheu alors qu’elle vient faire la charité avec ses parents) ou des Misérables (la visite de Jean Valjean et Cosette aux Thénardiers).

Hippolyte-Bellange--Les-Extremes-se-touchent--1823-.jpgAux yeux des classes supérieures, le peuple représente le danger.... La peur du crime va augmenter au cours du XIXe siècle. Peur qui s’accompagne d’une certaine fascination jusqu’à l’âge d’or du fait divers à la Belle Epoque.

C’est dans ce contexte que nous retrouvons le nom de Baptiste-Joseph Billoir dans l’affaire du crime de Saint-Ouen. Cet homme avait en effet assassiné sa compagne, une bretonne nommée Jeanne-Marie Le Manach, avant de la dépecer et de balancer les restes dans la Seine. Cette affaire, comme celle de l’incendie du Bazar de la Charité attirera de nombreuses personnes à la morgue qui viendront « en visite ».

Les barricades ont jalonnées le siècle : l’issue des trois Glorieuses de 1830, de février et juin 1848 et de la Commune en 1871 qui furent réprimées dans le sang.

Un bourgeois qui demande du feu à un chiffonnier sous les yeux amusées d’un témoin. Deux mondes qui se croisent, aux antipodes l’un de l’autre, sans vraiment se rencontrer. Ou la parfaite illustration de la lutte des classes.

( Sources: articles sur l'expo. du Carnavalet )

 

LE PEUPLE DE PARIS AU XIXe SIÈCLE: Des guinguettes aux barricades - MUSÉE CARNAVALET
5 octobre 2011 - 26 février 2012



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Les « petites gens » de Paris au XIXème siècle -1-

Publié le par Perceval

thomas-girtin-le-faubourg-et-la-porte-saint-denis-1801.jpgThomas-Girtin - le-faubourg-et-la-porte-saint-denis-1801

Ces estampes, nous permettent aujourd'hui, de composer un reportage sur les métiers et les mœurs à Paris au XIXème siècle. ( Sources : expo. musée Carnavalet)

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 Rue Boutebrea

La capitale est alors en pleine mutation, touchée par l’explosion démographique, la révolution industrielle et les transformations urbaines. Paris est encore un labyrinthe de ruelles étroites et sinueuses où l'on rencontre le « peuple », catégorie sociale majeure et figure mythique de l’imaginaire parisien depuis la Révolution française.

Tous les aspects de la vie quotidienne sont abordés, on découvre les conditions de vie et de travail des classes populaires : Comment se logeaient-elles ? Que mangeaient-elles ? Quels étaient leurs codes vestimentaires ? Leurs distractions ?

Avec l’art de Daumier, empreint d’humour et de tendresse, l'éclairage est tour à tour pittoresque, amusant, effrayant ou tragique sur le monde des chiffonniers, des migrants saisonniers, des ouvriers des faubourgs, des Apaches des fortifs’ ou des grisettes… ceux des guinguettes, du cabaret ou du bal musette. Également, on peut déceler les peurs que font naître ce peuple protéiforme au sein de la classe dirigeante. La précarité, l’immigration, la ségrégation urbaine, la condition enfantine sont présents en filigrane. D'ailleurs, sont aussi là : les insurrections qui jalonnent le siècle et font entrer le peuple de Paris dans l’histoire.

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 Place (ex_rue)  du Carrousel 1830             Vue de Notre Dame

*****

Au XIXe siècle, le centre de Paris se situe autour de l’Hôtel de Ville. Il y a très peu de lumière (la fée électricité n’est pas encore passée par là), les immeubles sont bas (ils ne seront rehaussés que lors des grands travaux haussmanniens) et donnent sur des cours étroites dans lesquelles les habitants n’hésitent pas à jeter des déchets divers et variés. Les épidémies sont fréquentes. La population explose à travers une immigration massive qui trouve refuge dans la zone près de la Porte de Clignancourt (à peu près au niveau des actuelles puces de Saint-Ouen).

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 Paul Gavarni: vendeuse de chocolat

Ce peuple exerce une multitude de métiers comme tondeur de chiens ou porteur d’eau (en bas, à gauche sur la gravure). Nous remarquons que les habitants portent aux pieds, des sabots, particulièrement résistants à l’usure.

Les petits ramoneurs sont particulièrement symboliques de cette migration professionnelle qui va et vient selon les saisons. Ce sont surtout les enfants, plus aptes à se faufiler dans les cheminées, qui exercent ce métier. Ils ne sont pas épargnés malgré leur jeune âge et doivent exercer des labeurs difficiles afin d’aider leurs familles à vivre.

Parmi ces anciens métiers dont la plupart ont aujourd’hui disparu, nous découvrons le marchand de coco qui vendait de l’eau parfumée à la réglisse, le vitrier et son portoir (métier toujours en activité), la foire aux maçons sur la place de l’Hôtel de Ville ou encore les Forts des Halles qui étaient des manutentionnaires chargés de transporter les marchandises entre l’extérieur et l’intérieur des pavillons des Halles de Paris. Afin de devenir « Fort », il fallait prouver sa force en transportant une charge de 200 kg sur 60 mètres sans aucune aide extérieure.

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 Edgar Degas, Les Repasseuses (1884)

Les femmes exercent souvent un métier ayant trait à l’entretien du linge. La propreté est alors associée au blanc (toiles de lin, de coton, de chanvre…) Sous le Second Empire, il existe environ 70.000 blanchisseuses à Paris qui travaillent depuis leurs domiciles à la lumière du jour, parfaites représentantes du Sweating System (exploitation du prolétariat).

C’est un travail épuisant à l’image du tableau de Degas. L’eau n’est pas propre car non traitée. L’apparition de l’eau de javel en 1780 aide cependant à maintenir le blanc du linge et un semblant de propreté.

Le monde des ouvriers spécialisés est plus enviable car lié à des activités de luxe pour les classes supérieures. Ainsi, les tabletiers garnisseurs ou les serruriers ont des modes de vie un peu plus confortables que la majorité du peuple. Ils bénéficient d’un week-end de deux jours tout au long du XIXe siècle.

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 Eugène Atget, Cour, 178 avenue de Choisy (1913)

Les logements sont rares et de nombreuses activités s’organisent dans les cours d’immeubles. C’est d’ailleurs ainsi que le métier de concierge verra le jour. Ces cours sont pourtant des lieux insalubres : il n’existe aucun système d’évacuation des eaux usées, celles-ci sont jetées depuis les fenêtres. Cela entraîne de graves problèmes d’hygiène qui donnent lieu à de grandes épidémies (comme celle de choléra en 1832).

On découvre quelques objets de la vie courante comme un petit réchaud à braises qui se trouve être également la seule source de chaleur du foyer. Les familles nombreuses s’entassent souvent dans une même pièce. On boit beaucoup de vin car il sert à la fois de reconstituant et de valeur sûre car non souillé contrairement à l’eau. L’alcoolisme est très répandu, la population tiraillée par la faim...

La première cité ouvrière de Paris voit le jour en 1849 sur une idée de Napoléon III. Elle n’aura guère de succès à cause d’un règlement interne draconien et des loyers très élevés. Ces cités sont pourvues de toilettes, de salles de bain et d’un médecin. Ces luxes restent hors de portée pour une population majoritairement pauvre.

Les logements sont souvent pourvus du strict nécessaire.

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 Honoré Daumier, La soupe (vers 1864-1865)

L’hygiène des corps n’est pas une priorité : on se lave environ une fois par semaine en été et une fois par mois en hiver.

La criminalité est élevée notamment dans certains quartiers (Belleville, Ménilmontant, etc.)

Même si les moments de repos sont rares, les Parisiens trouvent des occasions de s’amuser. Les loisirs sont simples : la promenade (on quitte alors le centre de Paris pour Montmartre), un pique-nique, un verre dans un cabaret ou quelques danses dans les guinguettes (dont le célèbre Moulin de la Galette). Il y a alors une véritable fascination pour le spectacle au point d’organiser des journées gratuites pour le peuple.

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L'estampe au XIXème s.

Publié le par Perceval

Avant la photographie, comment représenter les manières de vivre en ce début du XIXème ?

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de Charles Philipon: La Maison Aubert

C'est en particulier grâce à à l'introduction de la lithographie en France. Très vite, d'éminents artistes se sont intéressés à cette technique nouvelle, rapidement perfectionnée par de grands imprimeurs, surtout Charles de Lasteyrie et Engelmann. Entre 1817 et 1825 paraissent de nombreuses feuilles, dues notamment à J.-B. Isabey, Géricault, Prud'hon, Goya, Delacroix. D'autres artistes vont se consacrer à la lithographie : Charlet, Raffet, Gavarni et, le plus grand de tous, Daumier. Les imprimeurs tiraient rapidement des pierres des éditions très nombreuses, ce qui permettait de répandre ces feuilles dans un large public. L'art s'est adapté à ces conditions nouvelles, et c'est ainsi que l'épopée napoléonienne et la satire morale et politique ont pu atteindre à une expression parfaite, faisant se rejoindre l'imagerie et l'art le plus élevé.

Affiche-Exposition-des-oeuvres-de-Charlet-Litho-1893.jpg
 

Par l'affiche, la lithographie gagne le mur, prend des proportions monumentales et, sous l'influence du japonisme, exploite les couleurs en aplats : Jules Chéret, Mucha en furent les initiateurs. Bonnard et Toulouse-Lautrec produisirent dans ce genre des chefs-d'œuvre.

Une estampe est une image imprimée sur papier au moyen d'une planche préalablement gravée. Le matériau employé peut être le cuivre, le bois ou la pierre (cette dernière exclusivement pour la lithographie). 
On tire des épreuves de ces planches, après encrage, généralement sur une presse à bras.

La reproduction du dessin trouve une solution avec l'invention de la lithographie en 1796 et son importation en France en 1802. C'est en 1818 que J.-B. Isabey, selon l'imprimeur Engelmann, « fut le premier à exécuter des dessins soignés en lithographie. » En 1824, la lithographie est dotée d'une section spécifique au Salon et six ans plus tard le nombre de lithographies exposées dépassait la centaine d'œuvres. Les portraits et les paysages se multiplient, leur prix de vente est bon marché : Lemercier, imprimeur parisien, possédait dans son atelier quatre-vingts presses. La « France des notables » goûte fort ce nouveau procédé, les rééditions successives entre 1820 et 1878 des Voyages pittoresques et romantiques dans l'ancienne France le prouvent.

Vendeurs_d-estampes_Boutique-de-Gibaut--marchand-d-estampes.jpg Vendeurs_d-estampes_Boutique-de-Backner--marchand-d-estampe.jpg
Vendeurs_d'estampes_Boutique de Gibaut, marchand d'estampes et éditeur, boulevard des Italiens, vers 1835 Vendeurs_d'estampes_Boutique de Backner, marchand d'estampes et éditeur, Panoramas du Boulevard, vers 1815
Vendeurs_d-estampes_Boutique-de-Vigneres--editeur-d-estam.jpg Vendeurs_d-estampes_-Boutique-de-Delpech--editeur-de-Raffe.jpg
Vendeurs_d'estampes_Boutique de Vignères, éditeur d'estampes, barraques de la place du Carrousel, vers 1849 Vendeurs_d'estampes_ Boutique de Delpech, éditeur de Raffet, de Charlet, etc., vers 1815

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Les-pratiques-d-affichage-dans-l-espace-public-a-Paris-en-.jpg
Les pratiques d'affichage dans l'espace public à Paris en 1830 - Bellangé, imprimeur-lithographe Bichebois,  26 juillet 1830, lecture des ordonnances dans le moniteur au jardin du palais royal  , Bib. nat.,

Le travail est parcellisé ; « des dizaines de graveurs se relayaient jour et nuit, sous surveillance, chacun penché sur quelques centimètres carrés d'une image qu'on reconstituait ensuite pour former de vastes planches destinées à l'illustration ds livres bon marché et des premiers magazines éducatifs». L'acier prend le pas sur la lithographie et la galvanoplastie en 1836 facilite les tirages d'estampe.

En 1889, la reconnaissance de l'estampe comme œuvre d'art majeur est entérinée par la création de la Société des peintres-graveurs français : estampes, dessin et peintures sont présentés sur un pied d'égalité. Deux problèmes restent en suspens : la lithographie qui apparaît comme le moyen de diffusion bon marché et l'emploi de la couleur suspecté de vouloir séduire un public facile. « Par ses principes, ses origines et ses traditions, l'art de la gravure est sans contredit l'art du noir et du blanc », déclare en 1898 le président de la section de gravure et de lithographie du Salon.

Le succès de l'estampe se manifeste à travers la parution de nombreuses revues : L'Estampe originale (mai 1893), L'Épreuve (1894), L'Estampe moderne (1897), L'Estampe et l'Affiche (1897). Vers 1900, « le marché de l'estampe est définitivement installé dans le champ artistique», même si les graveurs de reproduction n'ont pas encore disparu. ( Sources wiki. )

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Danny Galieote

Publié le par Perceval

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Daniel Galieote est né et vit à Los Angeles en Californie.

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Il a participé à plusieurs collèges d'art, dont Art Center College of Design, California Institute of the Arts et California State University Northridge. Il a travaillé au Walt Disney Animation Studios, pendant plusieurs années comme l'un de leurs meilleurs artistes.

Galieote peint des scènes de la vie quotidienne en Amérique . Son travail est inspiré par les peintres de la scène américaine, les régionalistes et WPA artistes des années 1930 et 40. Cependant, son travail n'est pas pure nostalgie, mais il est dans la poursuite des universels, des thèmes intemporels de la nature humaine.

« Mon travail touche le cœur des relations humaines et répond au besoin inné que j'ai de partager avec les autres. J'ai le désir de réfléchir sur les pulsions, le besoin que nous avons tous de nous exprimer... Mes tableaux voudraient donner une compréhension plus profonde de la nature humaine, avec humour … 

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Louis Boilly (1761-1845), peintre, témoin de son temps.

Publié le par Perceval

Louis leopold Boilly (1761-1845) autoportrait
 

 Louis Léopold Boilly (1761-1845 ) était un observateur curieux de la société dans laquelle il vivait ... Modeste peintre provincial né près de Lille, il commence à se faire un nom à l'aube de la Révolution Française. Le pire moment pour réussir une carrière ? Pas sûr, parce que, de l'Ancien Régime à l'Empire napoléonien en passant par les tourments de la Terreur, Boilly reste un témoin malin de son temps.

A la manière d'un reporter , il donna une représentation originale de la vie mondaine ,de la politique , de l'ambiance artistique et de la réalité domestique quotidienne .

 boilly - conte de fee

C'est avant tout un portraitiste aussi ne faut-il pas s'étonner que dans les nombreuses scènes de genre qu'il a créées la figure humaine tienne une place prépondérante : pas de paysage ou si peu, l'environnement n'est qu'un décor et n'a pas de vie propre.

Ayant connu l'ancien régime, la Révolution, la Restauration, on chercherait en vain, en dehors de rares exceptions, une trace des événements dans ses tableaux. Il s'est borné à l'illustration d'un monde, le sien, celui de la bourgeoisie et du petit peuple, et dans ce registre il est incomparable.

Il représente avec familiarité et indulgence ses contemporains avec leurs manies, leurs ridicules mais aussi dans leur humanité. Représentation qu'il poussera jusqu'à la caricature dans la célèbre série des Grimaces.

Boilly incroyable parade

- L'Incroyable Parade (1797) un tableau critique de la société de l'époque qui défile au premier plan tandis que dans le fond un nouveau riche, juché sur son phaéton, s'accroche pour ne pas être précipité dans le vide par son cheval emballé. Il y a là une « tricoteuse » , des bourgeois, un jeune couple élégant, des escrocs, des voleurs, des militaires... Bref un instantané de la société de l'époque, non sans un regard moralisateur : le jeune couple, riche, jeune, bien sage opposé aux énergumènes.


Réunion d'artistes dans l'atelier d'Isabey 1799 de Boilly

- Boilly a peint son entourage, sa famille, ses amis qui - comment s'en étonner? - comportent beaucoup d'artistes. C'est sa grande originalité. Toute l'élite artistique de l'époque défile ainsi devant son chevalet : musiciens, Boieldieu peint devant son pianoforte, sculpteurs, le grand Houdon qu'il a représenté au travail ou entouré de ses élèves dans l'atelier, des peintres bien entendu : L'Atelier d'Isabey (1798), réunit autour du maître qui se penche sur son chevalet une trentaine d'artistes, le gratin de la jeune génération : l'acteur Talma, les peintres Girodet, Carle Vernet, Gérard, Drölling, Redouté, le sculpteur Chaudet etc. La variété des attitudes, la vérité des physionomies – Plus de vingt esquisses peintes montrent le sérieux du travail – décrivent l'ambiance amicale d'une réunion sans prétention. Noter le décor à l'antique du à Percier et Fontaine présents dans le tableau, décor dominé par un grand buste de Minerve. Ce tableau est important car il est l'un des premiers jalons d'un genre typiquement français : des réunions d'artistes rendant hommage à un maître ou simplement défendant une esthétique. Tradition qui perdurera jusque chez Picasso ou les Surréalistes. Que l'on pense à L'Hommage à Delacroix de Fantin-Latour ou à Cézanne de Maurice Denis...

Sources: Article de Gilles Coyne.

Thirty Six Faces of Expression, Louis Boilly Boilly La loge L'effet du mélograme, vers 1830
36 expressions de visage ... Boilly La loge L'effet du mélograme, vers 1830

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Boilly L'Indiscret 1790 1795 Boilly, peintre de la comédie humaine
Boilly: L'Indiscret 1790 1795  BOILLY-L'atelier de Houdon 1804 Détail

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boilly-le-billard

Louis-Léopold Boilly - Dans la salle de billard



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Peintre de la société de son temps: Nicolas Lancret (1690-1743)

Publié le par Perceval

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Après le décès de ses deux maîtres Watteau et Gillot, Nicolas Lancret maîtrise le genre des "fêtes galantes" et celui des scènes de comédie. L’artiste tente de pratiquer encore à plusieurs reprises le genre historique plus estimé à l’époque.

Sa peinture ne tend pas vers un strict naturalisme, on y retrouve, conformément à l'esprit rococo, ce goût pour le raffinement et l'élégance.

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Nicolas Lancret (1690-1743): Le matin ( série de quatre tableaux )

Ce jeune abbé, à l'image peut-être de Charles Maurice de Talleyrand Périgord, ne semble pas si géné de participer à la toilette matinale de cette jeune demoiselle ...!

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La danseuse Camargo, par Lancret

 

 

Sur ses toiles, Lancret prouve qu’il est un narrateur adroit et un fervent observateur du monde distingué et insouciant qui se montre avec élégance et goût et dans des costumes aux couleurs gaies rappelant la comédie italienne. C’est un adepte du théâtre et il réalise des portraits flatteurs des comédiennes et des danseuses.

 

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A la terrasse d'un café ... -1-

Publié le par Perceval

A la Terrasse d'un café 2

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Reading is sexy -1-

Publié le par Perceval

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Et, le dire en peinture... Ce n'est pas mal non plus .

 

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La plage au XIXème siècle

Publié le par Perceval

Le séjour à la mer est à la fois cure, contemplation, acte social et loisir.

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Baigneurs sur la plage de Trouville, d' Eugène-Louis BOUDIN  - 1869

Les aristocrates et bourgeois qui, au XIXe siècle, « forment le monde des baigneurs par excellence », aiment retrouver dans les stations de la Manche (et bientôt de l’Atlantique) les hôtels de luxe, les hippodromes, les casinos, les théâtres, les promenades et les régates auxquels ils sont habitués.

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Claude Monet, Les Barques. Régates à Argenteuil (détail)

Jusqu’aux années 1930, seule une clientèle fortunée peut goûter les plaisirs de la plage ; et c’est naturellement une atmosphère aristocrate que Proust célèbre lorsqu’il décrit, au début du siècle, le lieu de ses vacances de jeune homme, Balbec (ville inspirée de Cabourg), avec ses femmes aux toilettes recherchées, son Grand-Hôtel, son casino et sa digue sur laquelle il voit défiler des jeunes filles « en une procession sportive, digne de l’antique et de Giotto » (A la recherche du temps perdu, t. II, A l’ombre des jeunes filles en fleurs, Gallimard, nrf, 1919, p. 113 et 99).

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Plage de Grandville d' Eugène ISABEY 1863

La Plage de Granville d’Isabey n’est pas le théâtre de conversations mondaines ni de plaisirs silencieux, mais le lieu d’une tempête qui jette sur la mer et les falaises ses teintes grises, beiges et noires : le vent de mer pousse de sombres nuages vers la côte, agite la mer, fait claquer les drapeaux (rouges, précisément) et décoiffe les baigneuses, ce qui n’empêche pas ces dernières de demeurer sur le rivage ou même dans l’eau, chahutant et faisant la ronde, à l’intérieur de cette zone « pour les femmes seules » qui leur est réservée. Elles portent des costumes complets qui leur font sacrifier leur beauté à la décence, comme le déplore Alphonse Karr en 1841 : « Avec leur costume de laine, leur veste, leur pantalon et leur bonnet de toile cirée, [les baigneuses] semblent une foule de singes teigneux qui gambadent sur la plage. » (Cité par G. DESERT, La Vie quotidienne sur les plages normandes du Second Empire aux années folles, Hachette, 1983, p. 176).

Sources: Ivan JABLONKA sur le site l'Histoire par l'Image.

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