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Articles avec #arts visuels tag

La femme de Robert Crumb

Publié le par Perceval

Non, la femme de Robert Crumb, n'est pas sa maman.

La femme de Robert Crumb, c'est Aline, peintre et également dessinatrice.

La représentation des femmes par Crumb, dans les années 60, à l'âge d'or du féminisme, semble une provocation...

Il est accusé de sexisme.

Mais plutôt que de sexisme, ou de misogynie, il vaut mieux parler, selon ses propres mots de « amour/haine/peur/ obsession des femmes ».

Dans les années 1960, Crumb a fait une parodie de BD pornographiques, qui a brisé les tabous de la sexualité et ouvert le champ de la BD à la dimension pornographique...

Il est accusé de pornographie...

Cette femme monstrueuse et sauvage qui hante le travail de Robert Crumb, s'appelle ''Bigfoot'' ; elle incarne une idée de la recherche du naturel, du retour à l’état bestial...

Cette femme est à contre-courant de tous les canons esthétiques... elle est grosse, ses hanches sont larges, son derrière aussi : il y a un grand sentiment de liberté qui se dégage de son corps.

La femme de Robert Crumb est aussi sa propre épouse, Aline, avec qui il est marié depuis 40 ans, elle suit tout son travail et collabore très souvent avec lui. Un couple libre, très complice, amoureux.

   

Robert Crumb - il est né à Philadelphie le 30 août 1943 – est aussi un musicien compositeur.

Il se met beaucoup en scène dans ses planches, c'est un des pionniers de l'autobiographie en bande dessinée ; il n'hésite pas à montrer tous ses travers à travers un personnage lâche, obsédé sexuel, infidèle, dépressif ou encore égocentrique.

 

by R. Crumb and Aline Kominsky Crumb

by Aline Kominsky-Crumb

Quand Robert Crumb parle de lui, jeune, il évoque le mal-être d'un « garçon sans séduction, bizarre, un peu déséquilibré et asocial ». Diagnostic :« Soit vous vous résignez à dépérir dans votre coin ; soit cela vous donne encore plus de détermination pour vous faire remarquer. »

 

 

 

R. Crumb -  by Ward Kimball, December 1968

Robert Crumb & Aline Kominsky

 

 

Robert Crumb and Aline Kominsky-Crumb

Comme son frère aîné, Charles, le jeune Robert dévore les comics et, sous son influence, dessine en permanence... « A 20 ans, j'ai décidé que j'entrerais dans l'histoire de l'art. » Avec une ironie toute « crumbienne », il cons­tate : « J'ai eu ce que je voulais puis j'ai mesuré la vanité, la futilité et, pour tout dire, la stupidité de cette ambition, mais cela ne m'a pas dissuadé de continuer... Quand j'ai débuté, la bande dessinée était méprisée de tous, aujourd'hui elle est entrée au musée, et moi aussi. Je me demande si ce n'est pas exagéré. Ma vie n'est qu'une suite de paradoxes, et c'est ce qui l'a rendue si inconfortable. »

Il vit avec sa compagne Aline, dans le sud de la France depuis plus de vingt cinq ans.

Robert Crumb by Aline Kominsky-Crumb (1987)

Aline par Robert Crumb - 1998

 

Robert Crumb, a fait partie de ce groupe de créateurs, qu’il a croisé au cours de sa carrière : Allen Ginsberg, Janis Joplin, Jim Morrison, Charles Bukowski, Milton Glaser... Il est le grand maître des dessinateurs de comix underground, satiriste et visionnaire ; quelqu'un qui, s'est inspiré de la Beat Generation...

Parmi ses influences, on peut citer d'abord, Brueghel, des caricaturistes politiques du XIXe siècle comme Thomas Nast, ou Harvey Kurtzman et Will Elder ...

La femme de Robert Crumb
La femme de Robert Crumb
La femme de Robert Crumb
La femme de Robert Crumb
La femme de Robert Crumb
La femme de Robert Crumb
La femme de Robert Crumb
La femme de Robert Crumb
La femme de Robert Crumb

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Laura Callaghan, illustratrice...

Publié le par Perceval

Laura Callaghan, illustratrice...
Laura Callaghan, illustratrice...
Laura Callaghan, illustratrice...
Laura Callaghan, illustratrice...
Laura Callaghan, illustratrice...
Laura Callaghan, illustratrice...
Laura Callaghan, illustratrice...
Laura Callaghan, illustratrice...

Laura Callaghan est une illustratrice irlandaise basée dans le sud est de Londres.

L’univers intello-féminin de Laura Calllaghan est truffé de références, littéraires, artistiques et cinématographiques. Son travail est pointilleux et séduisant, et nous transporte dans un univers presque futuriste, et féministe...

Laura Callaghan dresse le portait de nanas dans tout ce qu’elles ont de plus féminin, sauvage... Il émane un érotisme larvé. Les poses de ces femmes semblent s'emparer d’attitudes masculines, tout en restant furieusement féminines et provocantes...

 

 

Laura Callaghan crée ses dessins avec un mélange de peinture à l'eau, d'encre indienne et les traits sont tracés à l'isographe. La jeune artiste a été l'illustratrice de "Oh Comely Magazine" de 2010 à 2013 et a participé à des revues tels que « Riposte Magazine » ou encore « Nylon Magazine ».

Laura Callaghan, illustratrice...
Laura Callaghan, illustratrice...
Laura Callaghan, illustratrice...
Laura Callaghan, illustratrice...
Laura Callaghan, illustratrice...
Laura Callaghan, illustratrice...
Laura Callaghan, illustratrice...
Laura Callaghan, illustratrice...
Laura Callaghan, illustratrice...
Laura Callaghan, illustratrice...
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Laura Callaghan, illustratrice...
Laura Callaghan, illustratrice...
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Guy Pène du Bois, peintre.

Publié le par Perceval

Guy Pène du Bois, peintre.
Guy Pène du Bois, peintre.
Guy Pène du Bois, peintre.
Guy Pène du Bois, peintre.
Guy Pène du Bois, peintre.
Guy Pène du Bois, peintre.
Guy Pène du Bois, peintre.
Guy Pène du Bois, peintre.
Guy Pène du Bois, peintre.
Guy Pène du Bois, peintre.
Guy Pène du Bois, peintre.
Guy Pène du Bois, peintre.
Guy Pène du Bois, peintre.
Guy Pène du Bois, peintre.

Les ''Pène du Bois'' sont issus d'immigrés français venus s'établir en Louisiane en 1738. Guy, lui, est né à Brooklyn en 1884.

Guy Pène du Bois (1884-1958) a commencé sa formation artistique en 1899, quand il s'inscrit à la New York School of Art pour étudier avec le peintre William Merritt Chase. En 1902 , il est inscrit à un cours de peinture avec Robert Henri , dont les enseignements conduisent Pène du Bois à se tourner davantage sur la vie quotidienne... En 1905, Pène du Bois voyage en Europe pour étudier avec Théophile Steinlen , et revient aux États - Unis à la mort de son père l'année suivante.

À partir de 1906, Pène du Bois travaille comme illustrateur pour le New York américain, et il commence à écrire de la critique d' art. Il devient le rédacteur en chef des Arts et de la décoration en 1913 et également écrit pour le New York post et les magazines The Arts et hebdomadaires Arts . Il fonde une revue d'opinions d'artistes.

The Lady Witness (1938)

Les tonalités sombres et l'impasto le rapprochent des artistes de la Ashcan school. Plus tard, de 1924 à 1929, Pène du Bois ira vivre en France avec femme et enfant. Après ce séjour, sa peinture se fait plus intense, plus psychologique, son regard moins satirique. Il meurt en 1958.

Guy Pène du Bois, peintre.
Guy Pène du Bois, peintre.
Guy Pène du Bois, peintre.
Guy Pène du Bois, peintre.
Guy Pène du Bois, peintre.
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Guy Pène du Bois, peintre.
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Guy Pène du Bois, peintre.
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Anita Kreituse

Publié le par Perceval

Anita Kreituse
Anita Kreituse
Anita Kreituse

Anita Kreituse est née à Riga en Lettonie le 29 mai 1954.

En 1972 elle est diplômé de l'Ecole d'Art de Riga et est admise à l'Académie des Arts de la Lettonie dans la même année.

En plus de son activité de peintre classique, Anita travaille souvent dans des zones adjacentes à la peinture. illustrations faites pour plusieurs livres, parmi eux il y a des livres pour enfants, des volumes de poésie, la Bible et l'édition lettone des "Mille et Une Nuits" ....

Au théâtre, elle travaille à la conception de décors et de costumes conception .... Comme directeur artistique Anita participe à des productions de dessins animés.

 

Anita Kreituse - '1001 Night I' (1999)

Anita Kreituse
Anita Kreituse
Anita Kreituse
Anita Kreituse
Anita Kreituse
Anita Kreituse
Anita Kreituse
Anita Kreituse
Anita Kreituse
Anita Kreituse
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André Dignimont, artiste français.

Publié le par Perceval

André Dignimont, artiste français.
André Dignimont, artiste français.André Dignimont, artiste français.
André Dignimont, artiste français.André Dignimont, artiste français.
André Dignimont, artiste français.André Dignimont, artiste français.André Dignimont, artiste français.

André Dignimont est un artiste-peintre illustrateur français, né à Paris en 1891. Il passe ses premières années à Montmartre. Curieux, débrouillard, il côtoie les Poulbots, observe la pègre et fréquente tous les milieux. Grâce à ses dons d’observation, il devient peintre et illustre plus de 1 000 ouvrages, dessins de presse et aquarelles.

 

Il est entre les deux guerres, un dessinateur original, qui illustre superbement Carco, Mac Orlan ou Colette.

 

André Dignimont (1891-1965) a su, selon Jean Galtier-Boissière, “admirablement rendre l’atmosphère des quartiers chauds où cols bleus et biffins en bordée, après tant d’heures de solitude et de cafard, viennent, sans complications psychologiques, caresser de belles animalités féminines et, dans les bras d’une promise par procuration, s’attendrissent aux nostalgiques accents d’un accordéon, négligemment malaxé par quelque mystérieux levantin.

Dignimont se souciait assez peu de conformisme, jouant du tambour aux dîners bruyants du Crapouillot ou décorant en 1940 le cabaret "Liberty's"...

On le voit même au cinéma, tenant le rôle d'Oscar dans La Nuit du carrefour, de Renoir, d'après Simenon. "Dignimont", écrit Michel Vaucaire, "a des moyens physiques remarquables. Il sait tâter d'un accordéon, vous fait des séries au bilboquet, déplace un sac de cent kilos comme un cornet à bonbons; il sait faire bien d'autres choses encore... Sa carrière s'annonce particulièrement brillante dans sa nouvelle profession. " (Le Crapouillot, juin 1932).

Il dessine aussi pour l´Opéra de Paris et la Comédie Française. Il fut honoré Chevalier de la Légion d´Honneur. Dignimont est décédé à Paris en 1965.

André Dignimont, artiste français.
André Dignimont, artiste français.
André Dignimont, artiste français.
André Dignimont, artiste français.
André Dignimont, artiste français.
André Dignimont, artiste français.
André Dignimont, artiste français.
André Dignimont, artiste français.
André Dignimont, artiste français.
André Dignimont, artiste français.
André Dignimont, artiste français.
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André Dignimont, artiste français.
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La chatte luxurieuse

Publié le par Perceval

La chatte luxurieuse

'La chatte' de Pierre-Jean de Béranger (1780-1857)

 

Tu réveilles ta maîtresse,

Minette, par tes longs cris.
Est-ce la faim qui te presse ?
Entends-tu quelque souris ?
Tu veux fuir de ma chambrette,
Pour courir je ne sais où.
Mia-mia-ou ! Que veut minette ?
Mia-mia-ou ! c’est un matou.

Pour toi je ne puis rien faire ;
Cesse de me caresser.
Sur ton mal l’amour m’éclaire :
J’ai quinze ans, j’y dois penser.
Je gémis d’être seulette
En prison sous le verrou.
Mia-mia-ou ! Que veut minette ?
Mia-mia-ou ! c’est un matou.

Si ton ardeur est extrême,
Même ardeur vient me brûler ;
J’ai certain voisin que j’aime,
Et que je n’ose appeler.
Mais pourquoi, sur ma couchette,
Rêver à ce jeune fou !
Mia-mia-ou ! Que veut minette ?
Mia-mia-ou ! c’est un matou.

C’est toi, chatte libertine,
Qui mets le trouble en mon sein.
Dans la mansarde voisine
Du moins réveille Valsain.
C’est peu qu’il presse en cachette
Et ma main et mon genou.
Mia-mia-ou ! Que veut minette ?
Mia-mia-ou ! c’est un matou.

Mais je vois Valsain paraître !
Par les toits il vient ici.
Vite, ouvrons-lui la fenêtre :
Toi, Minette, passe aussi.
Lorsqu’enfin mon cœur se prête
Aux larcins de ce filou,
Mia-mia-ou ! que ma minette,
Mia-mia-ou ! trouve un matou.

 

Le monde rural a imprégné notre vocabulaire... Au XVIIe s ; le mot ''con'' ( de connin=lapin) est remplacé par ''chat'', passant ainsi de l'idée de procréation, à celle plus érotique du minou, ou minet plus caressant.

L’ancien français « minon », désignait un duvet ou poil doux... De plus, cette image a pu se greffer sur l’homonymie qui existe entre « chat » et « chas », au sens du « trou de l’aiguille qu’on enfile »...

La chatte luxurieuse
La chatte luxurieuse
La chatte luxurieuse

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Le jeu d'échecs avec dames. -4/4-

Publié le par Perceval

Le jeu d'échecs avec dames. -4/4-
Le jeu d'échecs avec dames. -4/4-Le jeu d'échecs avec dames. -4/4-Le jeu d'échecs avec dames. -4/4-
Le jeu d'échecs avec dames. -4/4-Le jeu d'échecs avec dames. -4/4-Le jeu d'échecs avec dames. -4/4-
Le jeu d'échecs avec dames. -4/4-Le jeu d'échecs avec dames. -4/4-Le jeu d'échecs avec dames. -4/4-

On pourrait montrer la sexualité même de ce jeu qui tend à une victoire totale sur un sexe qui se rend faible, qui tend à pénétrer ses défenses, à le dénuder, à le posséder, à le sentir expirer sous sa domination... Sexualité où le plaisir est de dominer ou d'être dominé... C'est souvent ce que les artistes ont représenté.

Une gravure du XVIIIe s. de Charles André Van Loo montre un jeune homme manifestement ne mauvaise position sur l’échiquier, battu par une jeune femme, à l'évidence beaucoup plus experte en tous jeux, peut-être se levant pour s'y livrer, cela, devant un témoin dont le regard en dit long sur l'enjeu du combat.

Le thème de la toute puissance féminine se prolonge dans une partie perdue. Il est à nouveau repris en 1836, par George Flagg qui signifie, par le regard ironique et attendri de la servante posée sur l'homme soucieux, qu'il va se faire croquer par la belle jeune femme, au port altier, qui lui fait face.

Il est encore renouvelé par Joseph West, en 1920, dans son tableau décrivant une scène du XVIIIe s., Black to move, dans laquelle l'homme, qui a les noirs, courbé devant l’échiquier, semble en difficulté alors que son adversaire féminin, avec les blancs, elle-même tout de blanc vêtue, savoure sa victoire devant un paravent suggestif. Le sol de carrés blancs et noirs nous signifie clairement que ce sont les joueurs qui sont les pièces d'un jeu de domination amoureuse.

Sur une idée du photographe Julian Wasser, ici le happening de Marcel Duchamp lors de l'inauguration de l'exposition qui lui est consacrée, en 1963, à Pasadena. M. Duchamp joue trois parties d'échecs contre la célèbre Eve Babitz, petite fille d'Igor Stravinsky agée de vingt ans et entièrement nue, la ''matant'' trois fois rapidement tout en lui parlant de l'Oiseau de feu. Eve Babitz ne connaissait pas Duchamp, mais elle avait accepté le défi... D'autant qu'elle était furieuse de n’avoir pas été invitée à la fête d'inauguration : en effet, son amant, le commissaire de l'exposition voulait éviter sa présence, alors qu'il était lui-même présent avec sa femme … Eve Babitz, se vengeait ainsi par une acte éclatant, lors de cette photo prise à sept heures du matin … !

Cette photo sera ensuite reprise par d'autres artistes ...

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Il y a cent ans: Des cartes de Xavier Sager.

Publié le par Perceval

Il y a cent ans: Des cartes de Xavier Sager.
Il y a cent ans: Des cartes de Xavier Sager.
Il y a cent ans: Des cartes de Xavier Sager.
Il y a cent ans: Des cartes de Xavier Sager.
Il y a cent ans: Des cartes de Xavier Sager.
Il y a cent ans: Des cartes de Xavier Sager.
Il y a cent ans: Des cartes de Xavier Sager.
Il y a cent ans: Des cartes de Xavier Sager.
Il y a cent ans: Des cartes de Xavier Sager.
Il y a cent ans: Des cartes de Xavier Sager.

La biographie de ce peintre et illustrateur, reste obscure... On ne sait, si elle doit se confondre avec un peintre français né en 1881, et mort en 1969.

Xavier Sager ( ou les 'nègres' de son atelier) a dessiné une grande quantité de cartes, qui illustrent une vie mondaine et parisienne. La plupart des cartes ont été dessinées vers les années 1910.

C'est, en particulier du fait du sujet de certaines cartes, que le sénateur Béranger a fait voter un texte interdisant la mise en vente de l'écrit ou du dessin licencieux.

 

Il y a cent ans: Des cartes de Xavier Sager.
Il y a cent ans: Des cartes de Xavier Sager.
Il y a cent ans: Des cartes de Xavier Sager.
Il y a cent ans: Des cartes de Xavier Sager.
Il y a cent ans: Des cartes de Xavier Sager.
Il y a cent ans: Des cartes de Xavier Sager.
Il y a cent ans: Des cartes de Xavier Sager.
Il y a cent ans: Des cartes de Xavier Sager.
Il y a cent ans: Des cartes de Xavier Sager.
Il y a cent ans: Des cartes de Xavier Sager.
Il y a cent ans: Des cartes de Xavier Sager.
Il y a cent ans: Des cartes de Xavier Sager.
Il y a cent ans: Des cartes de Xavier Sager.
Il y a cent ans: Des cartes de Xavier Sager.
Il y a cent ans: Des cartes de Xavier Sager.
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Il y a cent ans: Des cartes de Xavier Sager.
Il y a cent ans: Des cartes de Xavier Sager.
Il y a cent ans: Des cartes de Xavier Sager.
Il y a cent ans: Des cartes de Xavier Sager.
Il y a cent ans: Des cartes de Xavier Sager.
Il y a cent ans: Des cartes de Xavier Sager.
Il y a cent ans: Des cartes de Xavier Sager.

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Le jeu d'échecs avec dames. -2/4-

Publié le par Perceval

Lecomte du Noüy nous plonge dans l'univers de volupté d'un harem ...
Lecomte du Noüy nous plonge dans l'univers de volupté d'un harem ...

Lecomte du Noüy nous plonge dans l'univers de volupté d'un harem ...

Quelques tableaux reprennent la lenteur, la langueur de l'Orient, qui incitent à imaginer l'abandon à ce jeu subtil de séduction où les femmes emprisonnent les hommes, l'abandon au relâchement des sens … Jean-Léon Gérôme peint des almées ou des arabes se livrant à ce jeu, et Lecomte du Noüy nous plonge dans l'univers de volupté d'un harem, comme plus tard Matisse qui aime à flanquer ses odalisques alanguies d'un échiquier, symbole d'une défaite à laquelle elles ont déjà consenti.

Un jeu de rois...

Les artistes médiévaux représentent parfois le roi jouant contre une autre roi, comme dans le roman réalisé pour Louis II d'Anjou, roi de Naples en 1352 ; ou avec un seigneur comme dans le célèbre livre de Moeurs des nobles de Jacques de Cessoles, moine lombard qui voit dans le jeu un moyen de corriger les mauvaises manières des rois et leur éviter le désœuvrement par la variété du jeu.

Ce livre peint le tableau de la société médiévale idéale calquée sur les mouvements des pièces. Le jeu devient un mode de communication délicat, mais aussi un artifice utilisé pour les déclarations courtoises et galantes.

Le jeu d’échecs, comme la chasse, serait un passe temps princier, un délassement , pas anodin, toutefois puisque la règle des Templiers interdisait les échecs et que l’Église a condamné à maintes reprises le jeu, au XIIIe s., jusqu'à obtenir de Louis IX son interdiction, en 1254... Si l'on représentait les rois jouant aux échecs, c'était pour montrer qu'ils étaient au-dessus des lois de l’Église.

Hans Muelich, Duke Albrecht V of Bavaria and his wife Anna of Austria playing chess, 1552  

On représente un roi, un prince, jouant avec son épouse – Othon IV de Brandebourg et sa femme ; Hans Mielich peint Albert II de Bavière et sa femme .. - Figures qui mettent en participation le couple dans le grand jeu du pouvoir, pour affirmer la supériorité stratégique du roi ( le doigt pointé du roi) ou qui évoquent de cette manière – la seule possible – d'autres jeux qui unissent roi et reine ; et que seuls l'artifice des échecs permet de représenter .

Les femmes jouent, et jouent certainement bien puisque, Ferdinand de Portugal, époux de Jeanne de Flandre à la fin du XIIe siècle, a la fâcheuse habitude de rosser sa royale épouse quand elle remporte la victoire !

Au Moyen Âge les femmes pratiquaient ce jeu autant que les hommes. « Aux Échecs, écrit Harold Murray dans son History of Chess, les gens des deux sexes se rencontraient sur un pied d’égalité et on appréciait beaucoup la liberté dans les rapports que permettait ce jeu. Il était même autorisé de rendre visite à une Dame dans sa chambre pour jouer aux Échecs avec elle, ou pour son amusement».

Les Échecs étaient peut-être le seul espace de rencontre d’égale à égale entre les hommes, guerriers et chasseurs, peu enclin à l’exercice intellectuel et les femmes confinées le plus habituellement à une fonction nourricière. « Et cette rencontre autorisait une liberté surprenante dans les comportements sexuels, où la femme tenait souvent le rôle le plus actif», notent Jacques Dextreit et Norbert Engel dans Jeu d’Échecs et sciences humaines.

« L’affrontement des joueurs est une métaphore à peine voilée de l’affrontement des amants lors de la conquête amoureuse », écrit Nicolas Coutant sur Images de l’amour courtois aux XIVe et XVe siècles. « Peu de temps après que la Reine apporta sa présence féminine sur l’échiquier, le jeu fut considéré comme le lieu de conquêtes romantiques autant que militaires », explique Marilyn Yalom dans son livre Birth of the Chess Queen. Un peu comme si l’existence de la Reine dans l’univers des soixante-quatre cases légitima la présence des femmes devant l’échiquier réservé jusque-là à la gent masculine.

 « Les filles de bonne famille, conclut Marilyne Yalom, pouvaient envisager ces rencontres mixtes, avec toutes les possibilités romantiques qu’elles pouvaient offrir. Les Échecs fournissaient un alibi pour les amoureux d’une rencontre dans l’intimité des jardins et des boudoirs, où ils pouvaient s’entraîner à leurs sentiments autant qu’à la pratique du jeu. Et contrairement aux dés, associés à la licence et au désordre, les Échecs devaient être joués avec une cérémonie prudente. C’était une métaphore parfaite pour l’amour… »

Au seizième siècle encore, les peintres comme Lucas de Leyde, Hans Muelich, Giulio Campi, Sofonisba Anguissola et bien d’autres immortalisent le beau sexe affrontant des adversaires masculins.

A suivre ...

Giulio Campi, 1550,  et Sofonisba Anguissola (1535 - 1625), femme peintre italienne...
Giulio Campi, 1550,  et Sofonisba Anguissola (1535 - 1625), femme peintre italienne...

Giulio Campi, 1550, et Sofonisba Anguissola (1535 - 1625), femme peintre italienne...

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Les couples mal assortis - Lucas Cranach

Publié le par Perceval

La série des couples mal assortis ( thème populaire) que Lucas Cranach ( 1472-1553) représente dans l'art officiel ; est en lien avec son engagement pour la réforme. Ces images ne montrent pas une transaction, encore moins une scène de prostitution, mais bien une réflexion sur ce qu’est un bon ou un mauvais couple.

le Protestantisme confère à la femme un statut plus valorisé que dans l’ancien christianisme où, finalement, la femme n’a aucun rôle à jouer. Désormais la femme accompagne son mari, participe à ses activités, donne son avis, elle devient actrice politique et économique. Mais, attention … ! Cranach dénonce le danger d’une perversion féminine, mais aussi masculine ...

Un amour vénal où chacun trouve son intérêt. En se donnant pour l’argent, la femme est folle d’accepter de vivre avec un être qu’elle méprise, de son côté, l’homme perd toute raison, subjugué par ce qu’il ne devrait pas posséder.

Les couples mal assortis - Lucas Cranach
Les couples mal assortis - Lucas Cranach
Les couples mal assortis - Lucas Cranach
Les couples mal assortis - Lucas Cranach
Les couples mal assortis - Lucas Cranach
Les couples mal assortis - Lucas Cranach
Les couples mal assortis - Lucas Cranach
Les couples mal assortis - Lucas Cranach
Les couples mal assortis - Lucas Cranach
Les couples mal assortis - Lucas Cranach
Les couples mal assortis - Lucas Cranach
Les couples mal assortis - Lucas Cranach

Tandis que l’homme à l’aspect hideux s’empare de la femme, celle-ci, de sa main droite, pioche dans sa bourse.

Le mauvais couple est fondé sur le sentiment de concupiscence, pour la chair d’une part, pour l’argent d’autre part. Nous assistons à une scène de prédation que met bien en scène un jeu de mains fort habile. Le bon mariage au contraire, pour Luther, est un mariage chrétien, une école de vertu, un lieu de vie spirituelle. C’est donc une question brûlante, une question d’actualité que Cranach thématise, dès 1522, en même temps que Luther publie ses travaux aux accents pamphlétaires sur le mariage : l’Appel à noblesse chrétienne dénonce la déréliction de la vie monastique et le concubinage des prêtres. La captivité babylonienne de l’Eglise (1520) réclame la suppression du célibat ecclésiastique.

Les couples mal assortis - Lucas Cranach
Les couples mal assortis - Lucas Cranach

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