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Les femmes du Congrès de Vienne. -4-

Publié le par Perceval

Parmi les femmes présentes et influentes au Congrès de Vienne, se croisent également :

 

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Maria Ludovica d'Austria-Este

L'impératrice Maria Ludovica (1787-1816) : elle est la troisième femme de François 1er d'Autriche et l‘hôtesse du Congrès. 

Elle est d'une beauté céleste, elle a la grâce d'une française, on dirait un ange, maîtresse de maison prédestinée à un tel rassemblement de beaux esprits et de beautés. Elle flottait tel un ange au milieu de Congrès. Dans ses antichambres avaient lieu aussi des rencontres plus intimes..

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Elisabeth, impératrice de Russie (1779-1835) : Femme de l'empereur, née Louise Marie de Bade, mariée de puis 1793 avec Alexandre. Une beauté gracieuse délaissée par son époux, élégante, angélique et mélancolique.

La Grande duchesse Catherine de Russie(1788-1819) : Sœur préférée d'Alexandre, mariée en première noce au duc d'Oldenbourg, elle est à Vienne où son mariage avec l'archiduc Charles occupe les conversations, ensuite épouse le prince héritier Charles de Wurtemberg qui la trompe avec la Bagration ..

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le Tsar Alexandre 1er

La princesse Gabrielle Auesperg-Lobkowitz : Jeune veuve de 20ans, " la beauté qui inspire de vrais sentiments " Alexandre s'en éprit et en fut amoureux tout le temps du congrès. Ce qui ne l'empêchait pas de faire de nombreuses visites à la Bagration et à beaucoup d'autres, si bien qu'on pensa qu' il avait attrapé une maladie vénérienne. ! Il avait de nombreuses maîtresses malgré la présence de sa femme au congrès..

 
 

 

Fanny von Arnstein(1758-1818) :  Epouse du banquier viennois juif Daniel Arnstein, elle tient un salon très fréquenté et un grand train de maison; elle soutint le combat des tyroliens contre Napoléon.

Les Prussiens, mais aussi le cardinal Consalvi sont ses hôtes. Elle défend avec enthousiasme les idées de liberté et ses idées sont "scandaleusement prussiennes ". Elle mourra à Vienne le 8 juin 1818.

Fanny von Arnstein

Aurora von Marassé, dame de compagnie française de la Bagration : La baronne de Montet raconte dans ses souvenirs : « Fille d'un général de division français qui avait fui en Autriche, sans ressources après la mort de son père en 1805, elle devint dame de cour, elle habitait et recevait dans sa mansarde, sous les toits du palais Palm comme dame de compagnie de la Bagration et gouvernante de Clémentine. Elle fréquentait les plus grands qui lui faisaient de somptueux cadeaux . Tout en n'ayant pas de ressources elle-même, elle soutenait les valets sans poste et intervenait pour eux. Sa mansarde était le lieu de rendez-vous des diplomates qui voulaient échapper aux services d'espionnage de la police de Vienne. Apres le départ des princesses de Courlande, elle arriva chez moi, affamée, elle n'avait rien mangé depuis 24 heures.... »

Madame Schwarz : Epouse d'un banquier de Petersbourg , elle est déjà la maîtresse d'Alexandre avant de venir à Vienne. Elle intrigue et est surveillée de près par la police.

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La comtesse Fifi Palffy de Ligne :Fille du prince de Ligne et mariée à un mari ennuyeux qu'elle trompe bientôt avec un jeune anglais sur le départ duquel elle verse un torrent de larmes


La Bigottini, danseuse (1784-1858) : On lui prête de nombreuses liaisons: elle était la maîtresse de Eugène de Beauharnais à Paris et se taille un beau succès lors des spectacles. Maîtresse de Franz Palfy, elle a de lui un enfant, au grand scandale de la cour.

Duchesse_de_Dino_et_de_Sagan.jpg

 

***

Talleyrand attend la signature des Actes définitifs du Congrès ( le 9 juin ), et se met en route pour Gand. Il a le cœur lourd, car la belle Dorothée s'est éprise d'un certain Conte de Clam-Gallas, major dans l'armée autrichienne. Elle l'a rejoint en Allemagne, malgré les supplications de son oncle. A soixante et un ans, il découvre les tourments de la jalousie.

1814, à Vienne, Rapport de police. Comte La Garde Chambonas :(Leipzig 1843)

"La comtesse de Périgord faisait les honneurs chez le prince avec une grâce ravissante. Son esprit brillant et enjoué tempérait de temps en temps la gravité des matières politiques qui envahissaient la conversation. Sa démarche, ses gestes, son attitude, le son de sa voix forment un ensemble enchanteur. Elle a sur la figure et dans toute sa personne un charme irrésistible sans lequel la beauté la plus parfaite est sans pouvoir. C'est une fleur qui semble ignorer le parfum qu'elle exhale. La dernière de ces grâces de Courlande, la ravissante duchesse d'Acerenza, réunit tout ce que nous admirons chez les deux autres."

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Theobald 18/12/2016 19:09

Grosse erreur dans cet article, Emilie Bigottini n'est pas la Taglionni elle est elle même un des plus grandes danseuse de l'opéra de paris du début du 19ème siècle, invitée à Vienne par l'opéra pendant le Congrès.
il n'y a qu'à aller sur la BNF pour trouver plus de 300 références sur son art

Perceval 19/12/2016 11:17

Effectivement, Marie Taglioni (1804 - 1884) est une danseuse et chorégraphe italienne. La renommée de « la Taglioni » s'étend alors à l'Europe entière: pendant quinze ans de 1832 à 1847... Merci de votre attention... J'ai bien sûr corrigé ...

QUENTIN roger 17/07/2016 13:00

emilie bigottini ,son vrai nom . Née a toulouse 16/4/1784 dcd paris 2° 28/4/1858
enfants . D ARMAND PIGNATELLI armandine alphonsine née paris10/4/1807 dcd créteil 11/8/1833
DU COMTE françois palffy, françois jean charles bigottini né paris2°27/8/1815 dcd passy 19/2/1903.liaison avec eugene de beauharnais ,sans postérité ,avec DUROC 1809 1813 sans postérité prouvée