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Soirée chez madame Lemaire (1891)

Publié le par Perceval

Une-Chanson-de-Gibert-ou-Soiree-chez-madame-Lemaire--1891-.jpg

Une Chanson de Gibert ou Soirée chez madame Lemaire (1891), Georges Jeanniot - La Piscine, Musée d’Art et d’Industrie, Roubaix (59)

Madeleine Lemaire (1845-1928), artiste peintre française, est un des modèles de Mme Verdurin et Mme de Villeparisis dans A la Recherche du temps perdu de Marcel Proust. Elle tenait rue Monceau un salon parmi les plus brillants et les plus fréquentés des salons bourgeois.
On reconnait de gauche à droite: Gabriel Fauré, Jean-Louis Forain, Mme Jacques Normand, Amélie Duez, Louis Ganderax, Jacques Normand, le ténor Gibert, Ernest Duez, Ninette Ganderax, Henriette Roger-Jourdain, Suzette Lemaire, Madeleine Lemaire, Jacques Emile Blanche, Mme Jeanniot et Paul Hervieu.

Madeleine-Lemaire--1845-1928-.jpgMadeleine Lemaire (1845-1928)

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Gravures: en Noir et Blanc.

Publié le par Perceval

Henri Van Straten (1892-1944) fait partie du groupe flamand : ''Les Cinq'',qui, avec Jan et Jozef Cantré, Frans Masereel et Joris Minne, ont rhéabilité la gravure sur bois en Belgique

Henri Van Straten a laissé une œuvre graphique vaste et variée, mais aussi fortement imprégnée d’un engagement littéraire vis à vis de son époque. On dit qu'il est un expressionniste humaniste sensuel. Son ''Chemin de croix'' a fait quelque bruit ; on cite également : "Don Juan" (1925), "Landverhuizers" (1927), "La Boudeuse" (1931), "Dichter der Armen" (1932), "Het soldatenlief" (1934)  

Henri van Straten ( 1892 - 1944)
Henri van Straten ( 1892 - 1944)
Henri van Straten ( 1892 - 1944)
Henri van Straten ( 1892 - 1944)
Henri van Straten ( 1892 - 1944)
Henri van Straten ( 1892 - 1944)
Henri van Straten ( 1892 - 1944)

Henri van Straten ( 1892 - 1944)

Frans Masereel (1889-1972) est un graveur, peintre et illustrateur belge d'origine flamande. Il est mort à 82 ans à Avignon.

Artiste engagé, humaniste, libertaire, pacifiste antimilitariste, marqué par le tourment sanglant de la Première Guerre mondiale, ses œuvres dénoncent sans concessions les horreurs de la guerre, de l'oppression et de l'injustice sociale.  

Frans Masereel (1889 - 1972) peintre, graveur sur bois, illustrateur - gravure sur bois -
Frans Masereel (1889 - 1972) peintre, graveur sur bois, illustrateur - gravure sur bois -
Frans Masereel (1889 - 1972) peintre, graveur sur bois, illustrateur - gravure sur bois -
Frans Masereel (1889 - 1972) peintre, graveur sur bois, illustrateur - gravure sur bois -
Frans Masereel (1889 - 1972) peintre, graveur sur bois, illustrateur - gravure sur bois -
Frans Masereel (1889 - 1972) peintre, graveur sur bois, illustrateur - gravure sur bois -
Frans Masereel (1889 - 1972) peintre, graveur sur bois, illustrateur - gravure sur bois -
Frans Masereel (1889 - 1972) peintre, graveur sur bois, illustrateur - gravure sur bois -
Frans Masereel (1889 - 1972) peintre, graveur sur bois, illustrateur - gravure sur bois -
Frans Masereel (1889 - 1972) peintre, graveur sur bois, illustrateur - gravure sur bois -
Frans Masereel (1889 - 1972) peintre, graveur sur bois, illustrateur - gravure sur bois -

Frans Masereel (1889 - 1972) peintre, graveur sur bois, illustrateur - gravure sur bois -

Vladimir Zimakov est un artiste contemporain qui vit et travaille à Los Angeles en Californie. Il est graveur, illustrateur, concepteur... Il enseigne également l' art et le design et mène fréquemment des conférences. Vous pouvez voir son travail ici sur son site 

Vladimir Zimakov
Vladimir Zimakov
Vladimir Zimakov
Vladimir Zimakov
Vladimir Zimakov
Vladimir Zimakov
Vladimir Zimakov
Vladimir Zimakov

Vladimir Zimakov

Artemio Rodríguez est né à Tacámbaro, Michoacán, Mexique en 1972.

« Je base mon style sur des caractéristiques médiévales de la gravure sur bois: la simplicité de la ligne et un style visuel. Quand je crée mes images , je pense réaliser des illustrations pour un livre qui n'existe pas. Heureusement beaucoup de mes œuvres, ensuite, ont trouvé une place dans des livres... »

Artemio Rodriguez (b. 1972, Tacambaro, Michoacan, Mexico)
Artemio Rodriguez (b. 1972, Tacambaro, Michoacan, Mexico)
Artemio Rodriguez (b. 1972, Tacambaro, Michoacan, Mexico)
Artemio Rodriguez (b. 1972, Tacambaro, Michoacan, Mexico)
Artemio Rodriguez (b. 1972, Tacambaro, Michoacan, Mexico)
Artemio Rodriguez (b. 1972, Tacambaro, Michoacan, Mexico)
Artemio Rodriguez (b. 1972, Tacambaro, Michoacan, Mexico)

Artemio Rodriguez (b. 1972, Tacambaro, Michoacan, Mexico)

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Adara Sánchez Anguiano - Illustratrice espagnole

Publié le par Perceval

Adara Sánchez Anguiano - Illustratrice espagnole

"Je suis née à Séville en 1987, j'ai toujours eu des crayons dans mes mains, il est impossible de savoir quand j'ai commencé à dessiner. J'ai appris à dessiner, en même temps , que j'apprenais à compter et à lire. 
 

J'ai étudié aux Beaux-Arts de Séville, puis à Anvers et Theni. J'ai obtenu une maîtrise en illustration à Barcelone. 
 

Actuellement , je suis à Madrid."  

Adara Sánchez Anguiano - Illustratrice espagnole
Adara Sánchez Anguiano - Illustratrice espagnole
Adara Sánchez Anguiano - Illustratrice espagnole

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Les Confidences de Chérubin - illustrées par Chéri Herouard

Publié le par Perceval

Liane Lauré est une auteur française, de romans érotiques dans les années trente...

Elle a également utilisé de nombreux autres noms de plume tels que Liane Delorys , Liane de Lorys , Liane de Lauris , ou  Lucette de Chatay . Son vrai nom devrait être : G. Donville .

Les Confidences de Chérubin De G. Donville – 1939 -

« J'aurais bien été étonné si, en entrant dans son boudoir voici vingt minutes à peine, quelqu'un m'eût prédit que j'allais sur-le-champ, offrir à Huberte d'Orsenne le plus friand, le plus amoureux des hommages, et qu'elle accepterait dans le ravissement... »

Lorsque le jeune Pierre de Thiverny séduit - enfin! - une amie de sa mère qu'il convoitait en secret depuis toujours, celle-ci l'incite à tenir un cahier secret retraçant ses aventures galantes, depuis son initiation jusqu'à leur rencontre. 

Le jeune homme décrit alors toute une séries de rencontres : « vierges en fleurs, jeunes filles délurées, piquantes soubrettes, provinciales prudes et savoureuses, bourgeoises libertines, mondaines étincelantes, artistes chercheuses de sensations, secrétaires, danseuses, courtisanes, prêtresses de Sapho et de Vénus, belles étrangères curieuses... Je les vois apparaître toutes, oui, toutes celles qui m'ont permis de dresser sur leurs corps adorables l'autel de mes voluptés. »

Seize illustrations en hors-texte accompagnent le récit de Pierre de Thiverny. Elles sont signées Herric (*)... Un roman ''rétro'', des années trente, tout à la gloire des dessous luxueux et froufroutants des femmes de l'époque.

(*) Chéri Hérouard utilise un pseudonyme, "Herric", lorsqu'il s'agit de signer ses illustrations érotiques...

Extraits: 

 

C'est que cette séduisante Comtesse est une des amies de Madame de Thiverny, ma jolie Maman. Elle m'a connu gamin. Elle me tutoie, comme il est juste. Je ne puis donc que lui témoigner le plus tendre respect et c'est ce que je fais... en apparence tout au moins ! Mais, quand nous nous rencontrons dans le privé, je dédaigne le baisemain, que je trouve trop cérémonieux, et j'embrasse tour à tour ses joues vermeilles à l'épiderme velouté. Cela me permet de la serrer contre moi un peu plus étroitement qu'il ne conviendrait. Elle me rend mes baisers et j'en profite pour risquer un regard indiscret dans son corsage toujours généreusement échancré où j'admire, charmé, deux blanches colombes blotties dans leur nid de dentelles. Tout se passe ainsi d'ordinaire. Mais aujourd'hui !... Ah, que je bénis le ciel de ce bruit insolite venant de la rue qui, au moment où je me disposais à l'embrasser, lui a fait tourner la tête de telle sorte que mes lèvres se sont appuyées contre son cou satiné... dans ce coin tiède au-dessus de la naissance de l'épaule ! J'y suis resté à me griser des exquis parfums qui montaient de son corps souple et m'apportaient la saveur troublante de sa chair. Elle a eu un rire de femme chatouillée : Pierre, finis, voyons ... mais la façon dont elle se serrait davantage contre moi démentait ses paroles. Alors, tout en désir, j'ai cherché sa bouche. Elle ne s'est pas défendue et ses lèvres se sont entrouvertes sous les miennes comme un beau fruit mûr !...

Deux minutes plus tard, après l'avoir culbutée comme une jouvencelle, j'enfouissais ma tête dans une chapelle de dentelles mousseuses et je la faisais délirer sous un autre baiser d'une parfaite inconvenance. Dans la pénombre du boudoir règne, maintenant, le silence émouvant des minutes d'après le plaisir ! Sur la chaise longue, contre laquelle je suis agenouillé, je contemple ma nouvelle amie tout alanguie de volupté et son délicieux visage tout rayonnant du bonheur qu'elle vient de goûter. Dehors, l'aigre bise d'hiver souffle sur un mode aigu, secouant avec rage les platanes de l'avenue et, par contraste, je savoure l'atmosphère quiète de cette pièce chaude et douillette où vient de se jouer la scène galante. Encore prostrée sous le coup de son émoi, Huberte se soucie fort peu de l'indécence charmante de son abandon qui m'offre, dans une échappée suggestive, le bouquet fleuri de sa beauté dont je viens de humer, avec ivresse, les effluves aphrodisiaques.

 

 

  • - À quoi songes-tu, répète, curieuse, Madame d'Orsenne ?

Je ne réponds pas, mais, précisément, à cause des souvenirs que je viens d'évoquer, à cause aussi d'un sein admirable qui m'apparaît dans son décolleté et dont la pointe rose s'érige arrogante, je recommence à la lutiner. Elle poursuit tout en accueillant ma main caressante.

  • En tout cas, tu es un affreux garnement et je me demande ce que je vais dire à la Marquise maintenant. Quand je pense que je t'avais demandé de venir me voir pour te parler, de sa part, de Mademoiselle de C. ! Mais, je ne me vois pas te prêchant le mariage, après la petite comédie que nous venons de jouer !

  • - Vous la regrettez cette comédie, Huberte ? lui dis-je en feignant un air contrit.

  • - La regretter ? Ah, polisson, ne t'ai-je pas donné la preuve du contraire ? - Oui... mais nous n'avons joué qu'un seul acte... un lever de rideau... autant dire ! Ne croyez-vous pas qu'un deuxième acte... et même un troisième seraient de mise, comme dans toute comédie qui se respecte ? Vous êtes si désirable, Chérie... si affolante ! - Séducteur, comme tu sais parler aux femmes ! Alors... vraiment... Pierre... tu veux encore me manquer de respect ?... Effronté..., tu n'attends même pas ma permission... et voilà ta main qui s'égare ! Ah... va... je te permets tout !

  • - Oui, chérie, laissez-vous faire ! Oh... cette douceur, cette moiteur veloutée de votre chair ! Tenez : sentez-vous comme je le connais bien mon rôle... ? Sur le bout du doigt !

  • - Ah, c'est bien le cas de le dire, vaurien, roucoule-t-elle ! Oui, joue-le ton rôle, Pierrot chéri, et ne te presse pas. Le plaisir demande à être dégusté comme une délicate friandise ! Ne te presse pas, te dis-je. Nous avons tout notre temps. Justement mon mari dîne au cercle. Tu dîneras avec moi... et ainsi je pourrai te donner la réplique.

Et, comme elle me voit admirer, dans l'envol de ses jupes frémissantes, le galant spectacle de ses coquetteries intimes, elle dit encore :

  • - Hein, tu ne diras plus que tu les as pas vues mes jambes irrésistibles ... et un peu plus haut que les chevilles, coquin ? Avec quel succès nous l'avons jouée, la voluptueuse comédie... et nous avons occupé les entractes aux plus galantes confidences.   

Les Confidences de Chérubin - illustrées par Chéri Herouard
Les Confidences de Chérubin - illustrées par Chéri Herouard
Les Confidences de Chérubin - illustrées par Chéri Herouard
Les Confidences de Chérubin - illustrées par Chéri Herouard
Les Confidences de Chérubin - illustrées par Chéri Herouard
Les Confidences de Chérubin - illustrées par Chéri Herouard

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Roland BOURIGEAUD - peintre surréaliste

Publié le par Perceval

Roland BOURIGEAUD - peintre surréaliste
Roland BOURIGEAUD - peintre surréaliste
Roland BOURIGEAUD - peintre surréaliste

Roland BOURIGEAUD est né en 1920 ; en 1930 il perd sa mère. En 1970, il est nommé professeur à l’Ecole Nationale Supérieure des Arts Appliqués et des Métiers d’Art à Paris. 

Ses Maîtres à penser, en peintures, sont très divers et vont des surréalistes aux classiques, de Magritte au Titien, de Delvaux à Rubens.

Comme il conclut lui-même: «Dans ma vie, j’ai eu trois passions : La Peinture, La Femme et l’Enseignement ».  

 

 

 

 

Roland BOURIGEAUD - peintre surréaliste

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G.Washington Lambert - Peintre - 1900

Publié le par Perceval

G.Washington Lambert - Peintre - 1900
Sonnet

Sonnet

George Washington Lambert (1873-1930), est né à Saint - Pétersbourg, en Russie, il a vécu en Allemagne et en Angleterre avant de migrer vers l' Australie en 1887... en 1900, il va Paris, à Londres l'année suivante où il est resté jusqu'à son retour en Australie en 1921. Il y a vécu jusqu'à sa mort, d' une insuffisance cardiaque, à 57 ans... Il est considéré de nationalité australienne …

Les femmes qu'il représente, ont beaucoup de charme, de force et de sensualité...

G.Washington Lambert - Peintre - 1900
G.Washington Lambert - Peintre - 1900
G.Washington Lambert - Peintre - 1900
G.Washington Lambert - Peintre - 1900

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Linda Adair, illustratrice

Publié le par Perceval

Linda Adair, illustratrice

Linda Adair est née au Canada. Après de nombreux voyages, elle rencontre son compagnon australien, au Mexique et s'installe à Sydney, en Australie. Elle a trois enfants.

 

Elle peint à l'huile traditionnelle, et se spécialise dans le réalisme imaginaire. Chaque tableau est différent, et beaucoup sont inspirés de légendes et du folklore...

Linda Adair, illustratrice
Linda Adair, illustratrice
Linda Adair, illustratrice
Linda Adair, illustratrice
Linda Adair, illustratrice
Linda Adair, illustratrice
Linda Adair, illustratrice
Linda Adair, illustratriceLinda Adair, illustratrice
Linda Adair, illustratrice
Linda Adair, illustratrice
Linda Adair, illustratrice
Linda Adair, illustratrice
Linda Adair, illustratrice
Linda Adair, illustratrice
Linda Adair, illustratrice
Linda Adair, illustratrice
Linda Adair, illustratrice
Linda Adair, illustratrice
Linda Adair, illustratrice
Linda Adair, illustratrice
Linda Adair, illustratrice
Linda Adair, illustratrice
Linda Adair, illustratrice

Ici, plusieurs tableaux illustrent un thème de Retro-roman SF.. Ces dessins et peintures illustrent une histoire, les aventures de '' Constant-Man'' ( METAL ETCHED MEMORIES ). Constant Man est un homme parfait, gentleman et érudit, aventurier et ''connaisseur''... Il pourrait s'approcher de Casanova, il parcourt la vie sur plus d'un siècle

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Le jardin des caresses

Publié le par Perceval

Le jardin des caresses

Le Jardin des Caresses de Franz Toussaint (1879-1955)

Frantz Toussaint est un écrivain et orientaliste français, auteur de nombreuses traductions de l'arabe et du persan, du sanskrit et du japonais. Il est l'un des représentants de la littérature orientaliste du début du XXème siècle.

Sa traduction la plus célèbre reste le Rubayat d'Omar Khayyam, mais il s'attaqua également à des oeuvres de Saadi, le grand poète perse du Xème siècle, comme Le Jardin des Roses ou Le Jardins des fruits, des contes indiens et chinois  

 

Le jardin des caresses
Le jardin des caresses
Le jardin des caresses
Le jardin des caresses
Le jardin des caresses
Le jardin des caresses

Le premier baiser

Elle était debout près de moi. Je l’ai regardée jusqu’à l’âme et j’ai saisi ses poignets.


En fermant ses yeux, elle m’a offert sa joue.


Le voyageur altéré se contente-t-il d’un fruit quand la fontaine est proche ?


Enfin nos lèvres s’unirent. Et tout son corps, contre le mien, ne fut plus qu’une bouche.

LA BATAILLE

 

Nous avions épuisé les paroles d’amour.

 

De même que le silence s’établit dans les rangs de deux armées qui vont se livrer bataille, le silence s’était fait entre nous.

 

J’ai livré la bataille d’amour. Le bruit des sabres était nos baisers, les soupirs des blessés étaient nos halètements, le fracas des chars était dans nos artères…

 

Et je t’ai gardée contre moi, comme un étendard déchiré.

LE FLAMBEAU

 

J’ai poli ton corps de tant de caresses, qu’il ressemble maintenant à la pierre sacrée d’El Djoûf, que tant de lèvres ont usée.

 

Le soleil peut s’éteindre et la lune tomber, il m’inondera de lumière.

Le sommeil des lévriers

 

A l’ombre aigüe des cyprès, mes trois lévriers dorment, comme des flèches dans un carquois. 

Referme doucement la porte, et viens les caresser. 

Ta main fera passer dans leurs rêves la fraîcheur d’un ruisseau du Liban.

 

TOI

Ta chevelure, qui est l’étendard de mon amour.

Ton front, tiède et bombé comme une cassolette.

Tes yeux, qui sont couchés sur ton visage.

Tes lèvres, cette porte du Jardin.

Tes dents, entre tes lèvres, comme de la neige sur de la pourpre.

Ta langue, qui a mûri pour ma bouche.

Ton cou, qui est une colonne d’ivoire.

Ton épaule, lisse comme une margelle de puits.

Tes bras, qui seront deux flammes autour de mon corps.

Tes seins, qui jaillissent pour se donner.

Ton ventre, ce parvis de marbre.

Tes jambes, réunies comme deux agneaux craintifs.

Tes pieds, qui ont franchi le seuil de ma demeure, et que je pose sur mon front.

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La Leçon d'amour dans un parc - 2/.-

Publié le par Perceval

Boylesve (René) - Alcindor ou suite à la leçon d'amour dans un parc. Illustr P. Brissaud

Boylesve (René) - Alcindor ou suite à la leçon d'amour dans un parc. Illustr P. Brissaud

Résumé :

Dans le parc du château du marquis Foulques et de la marquise Ninon de Chamarante, dans l'ouest de la Touraine, l'installation d'une statue d'un Cupidon adolescent, pourvu de tous ses attributs virils, inspire des sentiments très divers, allant de la répulsion à l'attirance secrète, aux femmes qui habitent ce château ou qui y viennent en visite. Chacune d'elles trouve donc des prétextes pour se rendre au bassin où elle trône.

Les années passent ; la marquise met au monde une petite fille, Jacquette. En grandissant, l'enfant doit être tenue à l'écart du spectacle impudique de cette statue. Le bassin et Cupidon sont donc dissimulés au cœur d'un labyrinthe végétal. Ces précautions semblant insuffisantes, la marraine et la gouvernante de Jacquette se mettent en devoir d'émasculer la statue. Ninon, de son côté, succombe aux charmes du tout jeune Monsieur de Châteaubedeau, à peine sorti de l'enfance, au grand désespoir du chevalier Dieutegard, ami de ce dernier mais secrètement amoureux de Ninon. Dieutegard fuit le château et se réfugie dans la masure d'un ancien jardinier qui vénère lui aussi Ninon. Tous deux viennent secrètement entretenir, comme un lieu de culte, le labyrinthe, le bassin et la statue qu'ils ont « réparée ».

En prévision de sa première communion, Jacquette est recluse, avec sa gouvernante, dans des appartements qui ne tardent pas à devenir, à l'insu de leurs occupantes « légitimes », le lieu de rendez-vous amoureux.

Dans l'emballement final du roman, autour du bassin et de la statue, Ninon tue accidentellement le chevalier Dieutegard au cours d'une partie de chasse avec M. de Châteaubedeau alors que ce dernier manque d'être étranglé par le jardinier. Le baron de Chemillé saisit l'occasion pour expliquer à sa filleule Jacquette, témoin de la scène mais aussi de toutes les précédentes péripéties, ce qu'elle doit savoir sur le rôle et l'expression du sentiment amoureux.

 

La Leçon d'amour dans un parc - 2/.-
La Leçon d'amour dans un parc - 2/.-
La Leçon d'amour dans un parc - 2/.-

Illustrations :

Pierre Brissaud, né le 23 décembre 1885 à Paris et mort dans cette ville le 17 octobre 1964, est un peintre et illustrateur de mode français. Il publie souvent pour les couvertures de Vogue après 1925

Il entre à la Gazette du Bon Ton dès novembre 1912 comme illustrateur de mode. Il croque à merveille les créations de Louise Chéruit, Jeanne Lanvin ou Jacques Doucet.

Il illustre des œuvres d'Honoré de Balzac, Anatole France, Pierre Loti et René Boylesve.  

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René Boylesve - La Leçon d'amour dans un parc - 1/.-

Publié le par Perceval

La Leçon d'amour dans un parc est un roman de René Boylesve, publié en 1902.

Il décrit les jeux amoureux des occupants d'un château alors qu'une enfant, qui grandit au fil du roman, se pose en spectatrice innocente de toutes ces scènes sans que ne soient affectés à ses yeux le rôle et l'expression du sentiment amoureux.

René Boylesve (1867-1926) choisit parfois dans ses romans l'un des personnages pour être son porte-parole : C'est ici le baron de Chemillé qui tient ce rôle. Lorsqu'il écrit La Leçon d'amour dans un parc, Boylesve vient de se marier et il est probable qu'il idéalise, dans le personnage de Jacquette, qui traverse tout le roman en spectateur innocent des ébats des autres personnages, les traits de son épouse Alice.

René Boylesve adopte un parti rédactionnel dans lequel il donne au lecteur l'impression qu'il écrit son roman au jour le jour, guidé par l'intrigue elle-même, et qu'il en découvre les développements en même temps que son lecteur lui-même. Le conte grivois ou érotique dissimule en fait une étude philosophique et Boylesve écrit à son sujet : « La Leçon d'amour dans un parc, [je la] considère comme un des plus sérieux de mes romans. » Dans ce roman l'auteur allie la truculence de Rabelais à l'esprit d'analyse de Voltaire.

 

René Tardiveau (qui prit en 1893 le nom de plume de René Boylesve ) est né le 14 avril 1867 en Touraine

La mère de René Boylesve : Marie-Sophie Boilesve était d’une famille de notables tourangeaux ; un de ses oncles : Casimir Boilesve (oncle Goislard dans La Becquée) fut maire de Langeais pendant 40 ans. Il la perd à quatre ans... Sa grand-tante, Clémence Jeanneau, l’élèvera en partie...

Installé à Paris, il fréquente les plus grands auteurs du temps, d’Anatole France à André Gide, et sera fortement marqué à la fin de sa vie par l’œuvre de Marcel Proust. Il obtiendra la consécration en entrant à l’Académie française en 1919.

"L'Enfant à la Balustrade" est un roman de René Boylesve ( grand admirateur de Proust) qui s'adresse à ceux qui furent sensibles, blessés très jeunes par la cruauté du monde adulte, et qui trouvèrent refuge dans le rêve, la poésie, la littérature. A ceux qui, durant quelques années, crurent à tort que la femme était un être à part, bon et doux, un rêve fait chair en quel sorte.

Un jour, enfant, il aperçoit l'amour, dans une grande jeune fille qui le surprend dans un jardin plein de soleil, Marguerite Charmaison,(*) apparition aussi miraculeuse que celle de Gilberte dans "Du côté de chez Swann". « A mon grand chagrin, je revis rarement Marguerite Charmaison, parce que j'habitais encore la campagne tandis que ma jeune amie , qui était la fille d'un député de Paris, ne venait à Beaumont qu'aux vacances , voir la grand-maman Charmaison. Sa mère, très parisienne, aimait mieux les plages ; son père, absorbé par la politique et le goût des arts, partageait son temps entre ses électeurs et Drouot. »

Il aime d'un amour éthéré l'inaccessible Marguerite dont le milieu social lui paraît supérieur au sien. Il ne l'apercevra que de temps à autre. Plus âgée que lui, elle le prend pour un enfant, l'ignore ou bien le cajole...

Dans la vie de René Boylesve, Marguerite est 'Louise Renaut' :

Boylesve écrira dans Feuilles tombées : journal non publié de son vivant, au moment de la mort de Louise Renaut (1919) :« Aucune femme n’a tenu une place aussi forte dans ma vie et d’une façon aussi prolongée. Et Louise n’en a jamais rien su. »

René BOYLESVE se marie en 1901 avec Alice MORS, d’une riche famille industrielle de l’automobile. (photo: Réné Boylesve et son épouse)

En 1901, paraît "La becquée" ; dans ce roman, il décrit très bien la vie de son temps, même dans les détails de tous les jours :

"Elle portait le petit bonnet gracieux des tourangelles, en tulle tuyauté à la paille fine, au-dessus des bandeaux de cheveux noirs soigneusement lissés, et retombant en arrière jusque sur la nuque en forme de filet transparent orné d’une rosace de broderies." (Extraits de "La becquée" dont le premier titre choisi était "Les bonnets de dentelle")

    En 1902, il fait paraître "La leçon d’amour dans un parc" où il montre son sens de l’humour et de la fantaisie puis un autre livre en 1903, "L’enfant à la balustrade" qui est un peu autobiographique et décrit très bien les us et coutumes de la bourgeoisie terrienne. Il associe les charmes des paysages aux descriptions des mœurs comme par exemple :

    "Le spectacle amusant des laveuses qui battent le linge en bavardant, le long d’une berge savonneuse, de l’abreuvoir jusqu’à l’antique mur de boulevard soutenant le jardin du curé." (Extraits de "L’enfant à la balustrade")

      Il aime à observer les femmes qui s’émancipent, curieux de leur manière de vivre et des nouvelles modes :

      "Des femmes plus hardies sont vêtues du maillot noir, fortement décolleté, terminé à mi-cuisse, découvrant complètement les bras et les aisselles, -le maillot d’homme. - Comme celles qui osent ces costumes de bain sont dignes de les porter, leur exhibition dans l’eau est de l’effet le plus élégant, le plus gracieux, et il faut dire nettement : le plus beau.

      Ces torses de femmes, émergeant de la mer, noirs et luisants comme des otaries, et révélant sans aucune pudeur des seins superbes, dressés, provocants de la pointe ; ces beaux bras, ces dos, ces ventres, et, au sortir de l’eau, ces fines hanches mouvantes et ces jambes qui marchent si bien, avec une si noble lenteur, dans l’eau qui les entrave ; et ces mouvements charmants de la natation, et la montée à l’échelle du canot, le geste de s’y asseoir, l’attitude de ces femmes vraiment nues, assises le torse droit, dans une attitude de déesse, en cette barque, en face du vieux matelot qui pagaye doucement ;et leur lente retombée dans la mer, c’est un des plus jolis spectacles que notre vie, si chiche de beauté plastique, puisse offrir." (Extraits de "Feuilles tombées")

        En 1914, il rencontre, à la fin de l'année, à Deauville, une jeune fille de 22 ans, séduisante et enjouée, Betty Halpérine. C'est le début d'un amour passionné, et d'une liaison qui durera jusqu'à la mort de Boylesve, en 1926.

        Betty Halpérine, devient sa secrétaire et donc sa maîtresse…

        René Boylesve ( Tardiveau) meurt en 1926, à l’âge de 59 ans.

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