Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Articles avec #femme tag

Yulia Gorodinski

Publié le par Perceval

Yulia Gorodinski
Yulia Gorodinski

Yulia Gorodinski: " Mon nom est Yulia, j' ai 27 ans et j'habite en Israël.

Toutes mes photos sont des autoportraits, ce qui signifie que le modèle et le photographe, c' est moi. Les images ont été prises par moi-même complètement sans l'aide de personne (sauf indication contraire).."

 

Yulia Gorodinski
Yulia Gorodinski
Yulia Gorodinski
Yulia Gorodinski
Yulia Gorodinski
Yulia Gorodinski
Yulia Gorodinski
Yulia Gorodinski

Voir les commentaires

Le plaisir sexuel en couple, au début du XXe siècle. -2/2-

Publié le par Perceval

Le plaisir sexuel en couple, au début du XXe siècle. -2/2-

Jusque-là, les relations sexuelles étaient évoquées de façon euphémique ou à l'aide d'un lexique renvoyant à la saleté ou au péché.

Désormais, on utilise des termes anatomiques, et on dit «sexe», «vagin», «coït»... Le langage se libère. Les consciences aussi. Tout cela déculpabilise les pratiques sexuelles.

Le couple s'érotise, ( Alain Corbin). L'acte sexuel lui-même, conduit jusque-là de manière assez primitive, va s'adoucir ..

Dans l'entre-deux-guerres, les caresses se généralisent, ainsi que le baiser profond sur la bouche, autrefois jugé scandaleux, même en privé (un arrêt de la Cour de cassation de 1881 le jugeait constitutif du crime d'attentat à la pudeur!), qui devient maintenant le symbole de la passion. Au lit, l'accent est mis sur les préliminaires. La sexualité buccale se développe. Cela va de pair avec le progrès de l'hygiène intime. Mais les femmes gardent une ancienne pudeur.

Dans les milieux populaires, même si on fait parfois l'amour en plein jour, à l'écurie ou sur la huche, on garde ses vêtements.

Et dans la chambre conjugale, on se déshabille, mais on reste dans le noir. S'aimer, ce n'est pas s'abandonner.

Cependant, à partir des années 1930, les femmes vont à la plage, elles portent un short, une jupe-culotte, elles montrent leurs jambes. Petit à petit, le corps se dévoile.

Les femmes ne parlent pas du plaisir, mais elles y pensent. Certaines trompent leur mari, le plus souvent avec quelqu'un de plus jeune, et se défendent en disant: «Il est plus habile que toi.» Ce qui veut bien dire qu'elles recherchent le plaisir. L'absence de sexualité heureuse dans le couple, même amoureux, commence à devenir une source de tracas.

 

Sources : L'historienne Anne-Marie Sohn ; et Alain Corbin, historien français spécialiste du XIXe siècle en France.

 

Illustrations de: 

Robert Auer, est un peintre et illustrateur croate. Il est né en 1873 à Zagreb (Empire austro-hongrois) et mort dans cette ville le 8 mars 1952 .  

Voir les commentaires

Janet Hill

Publié le par Perceval

Janet Hill
Janet Hill
Janet Hill
Janet Hill
Janet Hill
Janet Hill
Janet Hill

Janet Hill est une peintre canadienne, vivant à Stratford, dans l’Ontario, qui développe une passion pour la peinture depuis l’adolescence.

Le travail de Janet est à la fois élégant et fantaisiste. Son style de peinture évoque de nombreux sentiments, tels que la nostalgie, la beauté intemporelle, le mystère, l’humour ou encore le confort. Son travail est exposé dans des collections privées en Amérique du Nord, en Europe, en Asie et en Australie. Ses œuvres ont également été présentées dans Matchbook Magazine, Design Sponge, This Is Glamorous, The Neo-Traditionalist, et Oh Joy!

Janet Hill
Janet Hill
Janet Hill
Janet Hill
Janet Hill
Janet Hill
Janet Hill
Janet Hill
Janet Hill
Janet Hill
Janet Hill
Janet Hill
Janet Hill
Janet Hill
Janet Hill
Janet Hill
Janet Hill
Janet Hill
Janet Hill
Janet Hill

Voir les commentaires

'Beauté Révélée' – auto-portrait de Sarah Goodridge

Publié le par Perceval

Sarah Goodridge (1788-1853) a fait carrière à Boston où elle a gagné sa vie à peindre des portraits miniatures... Les portraits miniatures étaient alors en vogue et donnés en marque d'affection ou d'amour... 

Souvent même, il ne s'agissait que des yeux, ou de la bouche ; ainsi ces portraits ne révélaient pas l'identité des personnes ...

Son succès de peintre lui a permis d'être en mesure de s'acheter une maison sur Beacon Hill et de soutenir sa mère invalide et sa nièce orpheline.

Daniel Webster (1782-1852) était un avocat et homme politique, venu poser pour son portrait... Une amitié et un peu plus, a grandi entre Daniel et Sarah. Mais Daniel est marié et père de trois enfants...

Webster a envoyé à Sarah plus de quarante lettres entre 1827 et 1851, et ses 'salutations' sont devenus de plus en plus familières... Comme cela est souvent le cas, elle conserva ses lettres, tandis que lui, plus soucieux de sa réputation, les détruisit...

Elle, de son côté, l'a peint plus d'une douzaine de fois et peint ses enfants et petits-enfants. Elle lui a prêté de l'argent qu'il n'a jamais remboursé. Elle lui a rendu visite seule à Washington, au moins deux fois, une fois en 1828 après la mort de sa première femme - ce fut aussi l'année où elle a peint Beauté Revealed - et de nouveau en 1841-1842, lorsque Webster a été séparé de sa seconde épouse.

Sarah Goodridge a achevé ''Beauté Révélée ''en 1828...

Elle a envoyé cet auto-portrait à Webster quand il est devenu veuf, et, par son format miniature, il était destiné à ses seuls yeux...

'Beauty Revealed' est le nom d'un oeuvre très originale, et qui est un ''auto-portrait'' de Sarah Goodridge (1788-1853). Il s'agit d'une miniature (6,7 par 8 cm) peinte avec de l'aquarelle sur un morceau d'ivoire.

 

La peintre représente ses seins dénudés : des mamelons roses, et un point de beauté . Ils sont représentés avec une gradation de couleur, ce qui donne un effet à trois dimensions. Quand elle a peint cette miniature Sarah Goodridge était âgée alors de quarante ans, ses seins semblent plus jeunes, avec "équilibre, pâleur, et fermeté" rendu par l'harmonie de la lumière, la couleur, et l' équilibre. Les seins sont encadrées par un tourbillon de tissu pâle, qui , reflète la lumière.

 

 

Daniel Webster, n'a pas répondu à cette extraordinaire proposition de don de soi... Alors sénateur américain et perpétuellement en difficultés d'argent, il avait besoin de faire un mariage plus avantageux. En 1829 , il épousa Caroline LeRoy, une riche héritière de New York. Pourtant , même ce mariage n'a pas suffi à détruire son amitié avec Sarah, et ​​elle a continué à exécuter ses commandes, elle a revu Daniel à Washington. Sarah ne s'est jamais mariée. Lorsque sa vue défaillante l'a forcée à abandonner sa peinture, elle s'est retirée dans une ferme du Massachusetts, où elle est morte en 1853 après un AVC.

Quand Daniel Webster est mort après une chute en 1852, la miniature des seins de Sarah- connus maintenant sous le nom de ''Beauty Revealed''- a été découverte parmi ses effets personnels.

Voir les commentaires

La femme de Robert Crumb

Publié le par Perceval

Non, la femme de Robert Crumb, n'est pas sa maman.

La femme de Robert Crumb, c'est Aline, peintre et également dessinatrice.

La représentation des femmes par Crumb, dans les années 60, à l'âge d'or du féminisme, semble une provocation...

Il est accusé de sexisme.

Mais plutôt que de sexisme, ou de misogynie, il vaut mieux parler, selon ses propres mots de « amour/haine/peur/ obsession des femmes ».

Dans les années 1960, Crumb a fait une parodie de BD pornographiques, qui a brisé les tabous de la sexualité et ouvert le champ de la BD à la dimension pornographique...

Il est accusé de pornographie...

Cette femme monstrueuse et sauvage qui hante le travail de Robert Crumb, s'appelle ''Bigfoot'' ; elle incarne une idée de la recherche du naturel, du retour à l’état bestial...

Cette femme est à contre-courant de tous les canons esthétiques... elle est grosse, ses hanches sont larges, son derrière aussi : il y a un grand sentiment de liberté qui se dégage de son corps.

La femme de Robert Crumb est aussi sa propre épouse, Aline, avec qui il est marié depuis 40 ans, elle suit tout son travail et collabore très souvent avec lui. Un couple libre, très complice, amoureux.

   

Robert Crumb - il est né à Philadelphie le 30 août 1943 – est aussi un musicien compositeur.

Il se met beaucoup en scène dans ses planches, c'est un des pionniers de l'autobiographie en bande dessinée ; il n'hésite pas à montrer tous ses travers à travers un personnage lâche, obsédé sexuel, infidèle, dépressif ou encore égocentrique.

 

by R. Crumb and Aline Kominsky Crumb

by Aline Kominsky-Crumb

Quand Robert Crumb parle de lui, jeune, il évoque le mal-être d'un « garçon sans séduction, bizarre, un peu déséquilibré et asocial ». Diagnostic :« Soit vous vous résignez à dépérir dans votre coin ; soit cela vous donne encore plus de détermination pour vous faire remarquer. »

 

 

 

R. Crumb -  by Ward Kimball, December 1968

Robert Crumb & Aline Kominsky

 

 

Robert Crumb and Aline Kominsky-Crumb

Comme son frère aîné, Charles, le jeune Robert dévore les comics et, sous son influence, dessine en permanence... « A 20 ans, j'ai décidé que j'entrerais dans l'histoire de l'art. » Avec une ironie toute « crumbienne », il cons­tate : « J'ai eu ce que je voulais puis j'ai mesuré la vanité, la futilité et, pour tout dire, la stupidité de cette ambition, mais cela ne m'a pas dissuadé de continuer... Quand j'ai débuté, la bande dessinée était méprisée de tous, aujourd'hui elle est entrée au musée, et moi aussi. Je me demande si ce n'est pas exagéré. Ma vie n'est qu'une suite de paradoxes, et c'est ce qui l'a rendue si inconfortable. »

Il vit avec sa compagne Aline, dans le sud de la France depuis plus de vingt cinq ans.

Robert Crumb by Aline Kominsky-Crumb (1987)

Aline par Robert Crumb - 1998

 

Robert Crumb, a fait partie de ce groupe de créateurs, qu’il a croisé au cours de sa carrière : Allen Ginsberg, Janis Joplin, Jim Morrison, Charles Bukowski, Milton Glaser... Il est le grand maître des dessinateurs de comix underground, satiriste et visionnaire ; quelqu'un qui, s'est inspiré de la Beat Generation...

Parmi ses influences, on peut citer d'abord, Brueghel, des caricaturistes politiques du XIXe siècle comme Thomas Nast, ou Harvey Kurtzman et Will Elder ...

La femme de Robert Crumb
La femme de Robert Crumb
La femme de Robert Crumb
La femme de Robert Crumb
La femme de Robert Crumb
La femme de Robert Crumb
La femme de Robert Crumb
La femme de Robert Crumb
La femme de Robert Crumb

Voir les commentaires

Le couple pendant la Grande Guerre (14-18)

Publié le par Perceval

L'impact de la guerre s'est aussi porté sur le couple, et les relations intimes homme-femme...

En France, parmi les 7,9 millions d’hommes mobilisés, environ 4 millions étaient mariés, ce qui signifie que 8 millions de personnes expérimentèrent la guerre en leur couple. Ce chiffre ne prend pas en compte les couples non mariés ou simplement fiancés. La séparation induite par la guerre concerne donc un bien plus grand nombre de personnes... Le conflit, parfois qualifié de « catastrophe sentimentale », aura donc secoué un nombre considérable d’histoires conjugales, si ce n’est brisé les relations intimes.

De nombreuses lois votées pendant la guerre sont destinées à sauvegarder l’institution du mariage, à faciliter les démarches des conjoints, à pallier l’absence de l’homme comme pilier de la famille, et - par exemple - d’exercer la puissance paternelle en cas de mobilisation du mari...

La loi sur l’allocation aux femmes de mobilisés témoigne de la très grande réactivité des pouvoirs publics face aux séparations des couples. La loi du 4 avril 1915, qui autorise le mariage par procuration, est sans doute celle qui manifeste le mieux la volonté de préserver, à tout prix, l’institution maritale mise en danger par le conflit.

Le couple est plongé pendant la guerre au cœur à tout un système de représentations, véhiculé par la presse... . La fidélité des femmes ou leur penchant pour l’adultère, l’amour vainqueur de la guerre ou les antagonismes issus du conflit, le courage et les larmes des femmes lors du départ de leurs conjoints, l’union ou l’incompréhension profonde entre les sexes, le partage et la solitude des corps et des cœurs...

Le couple apparaît, dès le mois d’août 1914, comme un vrai enjeu de guerre : le fait d’insister sur la noblesse des épouses et sur la détermination est une façon de glorifier la France. Mais, l’idée que la guerre pourrait être à l’origine d’une crise conjugale durable préoccupe de nombreux contemporains.

« Le mariage a été, lui aussi, touché par la guerre qui détruit en peu de temps ce que les siècles avaient construit. (…) Les premiers mois le lien conjugal s’était resserré. Comme le sentiment religieux, la tendresse des femmes s’était exaltée. Et il n’était guère de soldat qui ne portât sur son cœur la photographie d’une femme, souvent aussi de petits enfants (…) Mais la guerre a duré trop longtemps. Il fallut, pour vivre, s’accoutumer à l’absence. De part et d’autre, on s’y accoutuma » Henry Bordeaux( 1870 – 1963) avocat, romancier et essayiste français.

Selon certains auteurs, la séparation des couples, la très forte mortalité des hommes et le bouleversement du quotidien pour les femmes restées à l’arrière devraient provoquer la faillite de l’institution du mariage. La crise du mariage prendrait deux formes : d’une part, le déséquilibre du rapport hommes-femmes est censé faire augmenter le nombre de femmes célibataires. D’autre part, l’incompréhension mutuelle due à des expériences et à des attentes réciproques non compatibles risque de faire augmenter sensiblement le nombre de divorces.

À suivre …

Sources : Clémentine Vidal-Naquet / et Encyclopédie de la Grande Guerre. 1914-1918, Paris, Bayard, 2004

 

Voir les commentaires

Guy Pène du Bois, peintre.

Publié le par Perceval

Guy Pène du Bois, peintre.
Guy Pène du Bois, peintre.
Guy Pène du Bois, peintre.
Guy Pène du Bois, peintre.
Guy Pène du Bois, peintre.
Guy Pène du Bois, peintre.
Guy Pène du Bois, peintre.
Guy Pène du Bois, peintre.
Guy Pène du Bois, peintre.
Guy Pène du Bois, peintre.
Guy Pène du Bois, peintre.
Guy Pène du Bois, peintre.
Guy Pène du Bois, peintre.
Guy Pène du Bois, peintre.

Les ''Pène du Bois'' sont issus d'immigrés français venus s'établir en Louisiane en 1738. Guy, lui, est né à Brooklyn en 1884.

Guy Pène du Bois (1884-1958) a commencé sa formation artistique en 1899, quand il s'inscrit à la New York School of Art pour étudier avec le peintre William Merritt Chase. En 1902 , il est inscrit à un cours de peinture avec Robert Henri , dont les enseignements conduisent Pène du Bois à se tourner davantage sur la vie quotidienne... En 1905, Pène du Bois voyage en Europe pour étudier avec Théophile Steinlen , et revient aux États - Unis à la mort de son père l'année suivante.

À partir de 1906, Pène du Bois travaille comme illustrateur pour le New York américain, et il commence à écrire de la critique d' art. Il devient le rédacteur en chef des Arts et de la décoration en 1913 et également écrit pour le New York post et les magazines The Arts et hebdomadaires Arts . Il fonde une revue d'opinions d'artistes.

The Lady Witness (1938)

Les tonalités sombres et l'impasto le rapprochent des artistes de la Ashcan school. Plus tard, de 1924 à 1929, Pène du Bois ira vivre en France avec femme et enfant. Après ce séjour, sa peinture se fait plus intense, plus psychologique, son regard moins satirique. Il meurt en 1958.

Guy Pène du Bois, peintre.
Guy Pène du Bois, peintre.
Guy Pène du Bois, peintre.
Guy Pène du Bois, peintre.
Guy Pène du Bois, peintre.
Guy Pène du Bois, peintre.
Guy Pène du Bois, peintre.
Guy Pène du Bois, peintre.
Guy Pène du Bois, peintre.
Guy Pène du Bois, peintre.
Guy Pène du Bois, peintre.

Voir les commentaires

Le Ladies Home Journal

Publié le par Perceval

1887

1890

1891

1897

1900

1901

Le Ladies Home Journal était un magazine féminin américain publié par la Meredith Corporation. Son premier numéro a été publié le 16 février 1883, et le dernier le 24 avril 2014.

1902

1903

1905

1907

1910

1911

1911

1911

1914

1914

1916

1917

1918

1921

Il a été l'un des principaux magazines féminins du XXe siècle aux États-Unis.

Il a été le premier magazine américain à atteindre un million d'abonné(e)s en 1903.

1930

1933

1935

1936

1936

1936

1938

1939

1936

1941

1943

1943

Il a été le premier journal à publier certaines nouvelles d'Agatha Christie.

1948

1949

1949

1950

1951

1953

1955

1957

1957

1967

2009

2012

*****

Le 18 Mars 1970, des féministes occupent les bureaux du ''Ladies Home Journal''. Elles jugent la rédaction du journal, autoritaire, paternaliste, et tout simplement sexiste, elles exigent que le contenu soit fait par des femmes et pour les femmes....

Voir les commentaires

Jared Joslin

Publié le par Perceval

Jared Joslin

Jared Joslin est né en 1970 à Fort Collins au Colorado et vit présentement avec sa femme, Jessica, sculpteure, à Chicago.

Le travail de cet artiste est empreint des années folles. Il s'inspire de photos des années trente et quarante qui l'interpellent...

Plonger dans une autre époque de l'histoire, un autre endroit ou dans l'univers de quelqu'un(e) qui nous attire instinctivement, est une expérience indicible...

J. Joslin réinterprète et adapte son travail à son univers personnel. Il insuffle de la vie à ses personnages comme si ils étaient toujours là... Jeux de rôles avec des autoportraits... Une peinture réaliste et fantaisiste à la fois, réminiscence du passé...

Jared Joslin
Jared JoslinJared Joslin
Jared JoslinJared Joslin
Jared JoslinJared Joslin
Jared Joslin
Jared Joslin
Jared Joslin
Jared Joslin
Jared Joslin
Jared Joslin
Jared Joslin

Voir les commentaires

Le jeu d'échecs avec dames. -4/4-

Publié le par Perceval

Le jeu d'échecs avec dames. -4/4-
Le jeu d'échecs avec dames. -4/4-Le jeu d'échecs avec dames. -4/4-Le jeu d'échecs avec dames. -4/4-
Le jeu d'échecs avec dames. -4/4-Le jeu d'échecs avec dames. -4/4-Le jeu d'échecs avec dames. -4/4-
Le jeu d'échecs avec dames. -4/4-Le jeu d'échecs avec dames. -4/4-Le jeu d'échecs avec dames. -4/4-

On pourrait montrer la sexualité même de ce jeu qui tend à une victoire totale sur un sexe qui se rend faible, qui tend à pénétrer ses défenses, à le dénuder, à le posséder, à le sentir expirer sous sa domination... Sexualité où le plaisir est de dominer ou d'être dominé... C'est souvent ce que les artistes ont représenté.

Une gravure du XVIIIe s. de Charles André Van Loo montre un jeune homme manifestement ne mauvaise position sur l’échiquier, battu par une jeune femme, à l'évidence beaucoup plus experte en tous jeux, peut-être se levant pour s'y livrer, cela, devant un témoin dont le regard en dit long sur l'enjeu du combat.

Le thème de la toute puissance féminine se prolonge dans une partie perdue. Il est à nouveau repris en 1836, par George Flagg qui signifie, par le regard ironique et attendri de la servante posée sur l'homme soucieux, qu'il va se faire croquer par la belle jeune femme, au port altier, qui lui fait face.

Il est encore renouvelé par Joseph West, en 1920, dans son tableau décrivant une scène du XVIIIe s., Black to move, dans laquelle l'homme, qui a les noirs, courbé devant l’échiquier, semble en difficulté alors que son adversaire féminin, avec les blancs, elle-même tout de blanc vêtue, savoure sa victoire devant un paravent suggestif. Le sol de carrés blancs et noirs nous signifie clairement que ce sont les joueurs qui sont les pièces d'un jeu de domination amoureuse.

Sur une idée du photographe Julian Wasser, ici le happening de Marcel Duchamp lors de l'inauguration de l'exposition qui lui est consacrée, en 1963, à Pasadena. M. Duchamp joue trois parties d'échecs contre la célèbre Eve Babitz, petite fille d'Igor Stravinsky agée de vingt ans et entièrement nue, la ''matant'' trois fois rapidement tout en lui parlant de l'Oiseau de feu. Eve Babitz ne connaissait pas Duchamp, mais elle avait accepté le défi... D'autant qu'elle était furieuse de n’avoir pas été invitée à la fête d'inauguration : en effet, son amant, le commissaire de l'exposition voulait éviter sa présence, alors qu'il était lui-même présent avec sa femme … Eve Babitz, se vengeait ainsi par une acte éclatant, lors de cette photo prise à sept heures du matin … !

Cette photo sera ensuite reprise par d'autres artistes ...

Voir les commentaires

<< < 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 > >>