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Articles avec #femme tag

Rachel Deacon -2/2-

Publié le par Perceval

 

La toile nommée Incantation, est inspirée de '' L'amour au temps du choléra" de Gabriel Garcia Marquez, par un passage où pour Florentino Ariza, amoureux fou de Fermina Daza ( arrogante, elle marche la tête haute avec une démarche de ''biche'') semble si belle, si séduisante, si différente des gens ordinaires, qu'il ne peut pas comprendre pourquoi personne ne semble aussi perturbé que lui par le cliquetis de ses talons sur les pavés, pourquoi personne d'autre que lui ne semble sentir son coeur devenir sauvage devant les palpitations de sa robe, pourquoi tout le monde n'est-il pas fou avec les mouvements de sa tresse, l'envol de ses mains, l'or de son rire. Il observe chacun de ses gestes, chaque indication de son visage ; mais il n'ose pas s'approcher d'elle, de peur de détruire le charme....

Velvet trahison par Rachel Deacon est inspirée par un extrait de ''Le Fond du problème'' (The Heart of the Matter), de Graham Greene. "C'était comme avoir une boîte de chocolats fermée dans le tiroir de sa chambre. Jusqu'à ce que la boîte ne fut vide, elle occupa bien trop son esprit. Le personnage principal, Scobie, est pris entre son affection pour sa femme, Louise, son attachement au catholicisme et sa relation amoureuse avec une jeune femme, Helen.. Il finit par se suicider.

La Lettre est inspirée par un poème de Dorothy Parkter: ''Coïncidence malheureuse''

La Perle du Bracelet inspirée par un extrait de LM Montgomery, ''Anne d'Avonlea ", dans lequel Anne préfère à d'autres moments excitants, le petit plaisir simple de faire glisser des perles le long d'une chaîne ….

 

Rachel Deacon -2/2-
Rachel Deacon -2/2-
Rachel Deacon -2/2-

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Rachel Deacon -1/2-

Publié le par Perceval

 

 

 

Depuis la fin de la Chelsea School of Art en 1991, Rachel Deacon, née en 1969, a beaucoup exposé à Londres, au Royaume-Uni et à l'étranger. Elle vit et travaille à Londres.

 

 

Généralement, le sujet du tableau est inspiré par un récit qui peut provenir d'une actualité, d'un poème, d'une lecture. Son travail n'illustre pas ce texte, mais elle l'interprète et s'attache à raconter une histoire, un sentiment ou même une idée générale ….

   

Ses peintures expriment une narration, dans un contexte serein, intemporel...

Son travail me fait penser à Tamara de Lempicka... La beauté des femmes de Rachel Deacon est plus réconfortante... La sensualité est fortement développée, et l'ambiance me paraît magique... Il y a des rendez-vous galants, de l'intrigue et de la conspiration... Il émane de chaque portrait une volonté de séduire, d'affirmer une supériorité du féminin. Pourtant, même si les hommes sont absents, ne sont-ils pas – derrière la scène – la force motrice... ?

 

Ces femmes sont nymphes, peut-être volées dans l’œuvre épique d'Ingres …

Rachel Deacon -1/2-
Rachel Deacon -1/2-
Rachel Deacon -1/2-
Rachel Deacon -1/2-
Rachel Deacon -1/2-
Rachel Deacon -1/2-
Rachel Deacon -1/2-
Rachel Deacon -1/2-
Rachel Deacon -1/2-
Rachel Deacon -1/2-
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Rachel Deacon -1/2-
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Photos de Marianne zu Sayn-Wittgenstein-Sayn

Publié le par Perceval

Accident de voiture après le baptême de Albrecht Sayn-Wittgenstein-Hohenstein, le 14 mai 1950 - Baronne Thyssen Teresa avec le comte Ivan Batthyani, 1950 - Prince Ludwig zu Sayn-Wittgenstein bronzer, Octobre 1956 - la récolte de pommes de terre au Sayn. Prince Ludwig (à gauche avec le chapeau), Yvonne  (à cheval) - Photo de la princesse Yvonne Sayn-Wittgenstein-Sayn (13 ans) qui boit une gorgée... tandis que le prince Alexandre (12 ans) est assis avec une cigarette à demi consumée. Pris à bord du yacht de Bartholomé (Majorque) en 1955 - prise par leur mère: la princesse Marianne...
Accident de voiture après le baptême de Albrecht Sayn-Wittgenstein-Hohenstein, le 14 mai 1950 - Baronne Thyssen Teresa avec le comte Ivan Batthyani, 1950 - Prince Ludwig zu Sayn-Wittgenstein bronzer, Octobre 1956 - la récolte de pommes de terre au Sayn. Prince Ludwig (à gauche avec le chapeau), Yvonne  (à cheval) - Photo de la princesse Yvonne Sayn-Wittgenstein-Sayn (13 ans) qui boit une gorgée... tandis que le prince Alexandre (12 ans) est assis avec une cigarette à demi consumée. Pris à bord du yacht de Bartholomé (Majorque) en 1955 - prise par leur mère: la princesse Marianne...
Accident de voiture après le baptême de Albrecht Sayn-Wittgenstein-Hohenstein, le 14 mai 1950 - Baronne Thyssen Teresa avec le comte Ivan Batthyani, 1950 - Prince Ludwig zu Sayn-Wittgenstein bronzer, Octobre 1956 - la récolte de pommes de terre au Sayn. Prince Ludwig (à gauche avec le chapeau), Yvonne  (à cheval) - Photo de la princesse Yvonne Sayn-Wittgenstein-Sayn (13 ans) qui boit une gorgée... tandis que le prince Alexandre (12 ans) est assis avec une cigarette à demi consumée. Pris à bord du yacht de Bartholomé (Majorque) en 1955 - prise par leur mère: la princesse Marianne...
Accident de voiture après le baptême de Albrecht Sayn-Wittgenstein-Hohenstein, le 14 mai 1950 - Baronne Thyssen Teresa avec le comte Ivan Batthyani, 1950 - Prince Ludwig zu Sayn-Wittgenstein bronzer, Octobre 1956 - la récolte de pommes de terre au Sayn. Prince Ludwig (à gauche avec le chapeau), Yvonne  (à cheval) - Photo de la princesse Yvonne Sayn-Wittgenstein-Sayn (13 ans) qui boit une gorgée... tandis que le prince Alexandre (12 ans) est assis avec une cigarette à demi consumée. Pris à bord du yacht de Bartholomé (Majorque) en 1955 - prise par leur mère: la princesse Marianne...
Accident de voiture après le baptême de Albrecht Sayn-Wittgenstein-Hohenstein, le 14 mai 1950 - Baronne Thyssen Teresa avec le comte Ivan Batthyani, 1950 - Prince Ludwig zu Sayn-Wittgenstein bronzer, Octobre 1956 - la récolte de pommes de terre au Sayn. Prince Ludwig (à gauche avec le chapeau), Yvonne  (à cheval) - Photo de la princesse Yvonne Sayn-Wittgenstein-Sayn (13 ans) qui boit une gorgée... tandis que le prince Alexandre (12 ans) est assis avec une cigarette à demi consumée. Pris à bord du yacht de Bartholomé (Majorque) en 1955 - prise par leur mère: la princesse Marianne...

Accident de voiture après le baptême de Albrecht Sayn-Wittgenstein-Hohenstein, le 14 mai 1950 - Baronne Thyssen Teresa avec le comte Ivan Batthyani, 1950 - Prince Ludwig zu Sayn-Wittgenstein bronzer, Octobre 1956 - la récolte de pommes de terre au Sayn. Prince Ludwig (à gauche avec le chapeau), Yvonne (à cheval) - Photo de la princesse Yvonne Sayn-Wittgenstein-Sayn (13 ans) qui boit une gorgée... tandis que le prince Alexandre (12 ans) est assis avec une cigarette à demi consumée. Pris à bord du yacht de Bartholomé (Majorque) en 1955 - prise par leur mère: la princesse Marianne...

Née à Salzbourg le 9 décembre 1919, la baronne Maria Anna Mayr von Melnhof, a épousé le 12 mars 1942 le prince Ludwig zu Sayn-Wittgenstein-Sayn ( 1915 – 1962).

 

À l'âge de dix ans, elle reçoit de ses parents un appareil photo et se prend de passion pour la photographie qui l'accompagnera toute sa vie...

 

Prinzessin Marianne und Prinz Ludwig mit seinen Brüdern, Prinz Heinrich und Prinz Alexander, am Tage ihrer kirchlichen Trauung Marianne et Ludwig zu Sayn-Wittgenstein-Sayn

*****

Marianne "Manni" zu Sayn-Wittgenstein-Sayn, est établie en Autriche et devient une photographe connue et reconnue... Passionnée par la photographie, elle a publié plusieurs livres dont le plus célèbre est "Mamarazza" qui contient une sélection de ses photos de célébrités.

Marianne Fürstin zu Sayn-Wittgenstein-Sayn Fürstin Marianne Sayn-Wittgenstein-Sayn und Verleger Konrad Delius

 

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Elle, Misa, égérie de nombreux peintres & musiciens

Publié le par Perceval

Elle, Misa, égérie de nombreux peintres & musiciens

Elle est la meilleure amie de Coco Chanel,

Elle est l'intime de Pablo Picasso et de Jean Cocteau,

misia revueblanche bonnard1894

Elle est la confidente ou égérie de Paul Morand,

Elle est l'inspiratrice de Stéphane Mallarmé

Elle a posé pour les peintres Pierre Bonnard, Odilon Redon, Édouard Vuillard, Félix Valloton et Auguste Renoir.

madame-misia-godebska-natanson-sert

 Elle est une  pianiste excellente, élève de Fauré. Elle a tenu salon, au siège de la Revue Blanche

 

En 1893, elle épouse Thadée Natanson, un lointain cousin, qu'elle connaît depuis l'adolescence. Elle commence à se faire connaître dans le milieu artistique parisien par ses talents de pianiste et sa beauté incomparable.

Les journalistes la surnomment la « Reine de Paris ».

En 1905, après un divorce douloureux, elle épouse Alfred Edwards, fondateur du Matin et richissime homme d'affaires.

Photo prise en 1898 dans le manoir de Natanson à Villeneuve-sur-Yonne (de gauche à droite): Felix Valloton, Edouard Vuillard, Stephen Natanson, Marthe Mellot, Tadeusz Natanson et Misia Natanson (plus tard Misia Sert). Derrière eux, le demi-frère de Misia.  

Elle se mariera une troisième et dernière fois, le 2 août 1920, avec le peintre mondain José Maria Sert, dont elle était la maîtresse depuis 1908, et qui lui laissera son nom pour la postérité.

misia dejuner bonnard 1895Misia par Pierre Bonnard déjeuner en 1895.

Lautrec Misia Natanson
 
renoir misia sert 1904
 
Misia Natanson - 1897 - par Lautrec. Misia Sert par Renoir en 1904.
felix-vallotton-misia-a-sa-coiffeuse-en-1898 misia-a-son-bureau-felix-vallotton
Misia à sa coiffeuse en 1898 par Felix Valotton et à son bureau
Henri de Toulouse-Lautrec (1864-1901) Madame Misia Godebska Natanson 1910 Bonnard  - Misia Godebska 1908
Misia Godebska et Thadée Natans, , c. 1902 par Pierre Bonnard Henri de Toulouse Lautrec, Misia Godebska (Madame Natanson at a time, and later Misia Sert), 1895

Voir aussi:

MISIA, REINE DE PARIS

 

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Les passions d' Anna de Noailles

Publié le par Perceval

Roumaine et Grecque de par ses origines, la princesse Brancovan,  - née à Paris le 15 novembre 1876 -  évolue au coeur de la vie mondaine parisienne au commencement du XXe siècle. Elle est la fille du prince Grigore Bibescu-Basarab. Sa mère est la pianiste grecque Raluca Moussouros, à qui Ignacy Paderewski dédia nombre de ses compositions.

Son enfance s'écoulera entre les jardins d'Ile de France et les bords du lac Léman. "La petite  « Ville d'Evian en Savoie... est pour moi le lieu de tous les souvenirs. C'est là que j'ai dans mon enfance tout possédé et dans l'adolescence tout espéré. »

anna de Noailles 1

 

L'abbé Arthur Mugnier, pour certains l'aumônier des salons de l'époque, a joué un rôle déterminant dans la conversion de la princesse Bibesco au catholicisme.

La jeune Anna de Brancovan se marie le 17 août 1897 avec le comte Mathieu de Noailles.

En cette fin de siècle survient le scandale du Capitaine Dreyfus. Elle prend parti, s'enthousiasme et devient dreyfusarde de la première heure.

Elle publie son premier livre en 1901 à l'âge de 25 ans : "Le Cœur innombrable", succès considérable qui dépassera toutes les espérances de l'auteur. Ensuite paraît "L'Ombre des Jours" (1902) Il faudra attendre six années pour recevoir ce qui reste le chef-d'œuvre de l'auteur :"Les Vivants et les Morts" (1913).

Anna de Noailles fait partie de la troupe des jeunes intrépides aux côtés de Liane de Pougy et de Marcel Proust.

Ecrivain Charles Demange, neveu de Maurice Barrès se suicide en 1909, suite à ses amours déçues.

Henri FranckElle a une liaison avec Henri Franck (mort en 1912), poète patriotique proche de Maurice Barrès, frère de Lisette de Brinon.

 

Elle entretient une correspondance et une relation amoureuse avec Maurice Barrès ( cet amour lui inspira Un Jardin sur l'Oronte (mai 1922) roman qui choqua nombre de ses lecteurs catholiques. ). Il écrit encore que cet amour « leur a rendu la vie impossible, la mort négligeable et l’éternité nécessaire ». Il la quitte en 1908 et rompt en 1909. Ils se réconcilient en 1916.

Maurice Barrès, parlant d'Anna :

Maurice Barrès 1923 -         " Parfois elle est tout le sérail, elle s'enveloppe de soies la tête ; elle se pelotonne : quelle émotivité : éternelle Esther qui défaille sans cesse."

 

Anna écrit au cours du séjour de Barrès à Amphion :

 -         " Nous étions l'un près de l'autre. Nous nous taisions. Nous n'avions rien à nous dire si grande était la communion de notre esprit."

 

Anna de NOAILLES

Recueil : "Poème de l'amour"

Le plus hanté des deux amants
A moins besoin de son ivresse
Que de voir faiblir son tourment.
Il lui faut que cet excès cesse !

— Je ne veux pas mourir avant
De t’avoir trouvé moins charmant…

 

Au début du XXe siècle, son salon de l’avenue Hoche attire l’élite intellectuelle, littéraire et artistique de l’époque parmi lesquels Edmond Rostand, Francis Jammes, Paul Claudel, Colette, André Gide, Maurice Barrès, Frédéric Mistral, Robert de Montesquiou, Paul Valéry, Jean Cocteau, Alphonse Daudet, Pierre Loti, Paul Hervieu, l’abbé Mugnier ou encore Max Jacob. C’est également une amie proche de Clemenceau.

  anna de Noailles princesse

 

"Poèmes de l'Amour" paraît en 1924. Le recueil comporte 175 poèmes qui résument un amour mal vécu; ils sont inspirés en grande partie par la rencontre d'Anna de Noailles avec Maurice Chevallier, dont elle tombera amoureuse. François Mauriac dira à propos de ce livre "qu'il est une analyse impitoyable de l'amour".

La Comtesse de Noailles meurt le 30 avril 1933 à Paris, entourée de son mari Mathieu de Noailles, de son fils et de sa belle-fille. La Troisième République lui accorde des funérailles officielles.

J'écris pour que le jour où je ne serai plus

On sache comme l'air et le plaisir m'ont plu,
Et que mon livre porte à la foule future
Comme j'aimais la vie et l'heureuse Nature.

Attentive aux travaux des champs et des maisons,
J'ai marqué chaque jour la forme des saisons,
Parce que l'eau, la terre et la montagne flamme
En nul endroit ne sont si belles qu'en mon âme !

J'ai dit ce que j'ai vu et ce que j'ai senti,
D'un cœur pour qui le vrai ne fut point trop hardi,
Et j'ai eu cette ardeur, par l'amour intimée,
Pour être, après la mort, parfois encore aimée,

Et qu'un jeune homme, alors, lisant ce que j'écris,
Sentant par moi son cœur ému, troublé, surpris,
Ayant tout oublié des épouses réelles,
M'accueille dans son âme et me préfère à elles…

Anna de Noailles
L'Ombre des Jours
Calmann-Lévy, 1902

 

Voir Aussi:

ANNA DE NOAILLES ET MAURICE BARRÈS : CORRESPONDANCE -1/3-

ANNA DE NOAILLES ET MAURICE BARRÈS : CORRESPONDANCE -2/3-

ANNA DE NOAILLES ET MAURICE BARRÈS : CORRESPONDANCE -3/3-

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Hazel, Lady Lavery

Publié le par Perceval

Hazel ( Lady Lavery) par le peintre Sir John Lavery
Hazel ( Lady Lavery) par le peintre Sir John LaveryHazel ( Lady Lavery) par le peintre Sir John Lavery
Hazel ( Lady Lavery) par le peintre Sir John LaveryHazel ( Lady Lavery) par le peintre Sir John Lavery

Hazel ( Lady Lavery) par le peintre Sir John Lavery

Lors d'un voyage en Bretagne en 1904, John Lavery (1856-1941) , peintre reconnu de l'Ecole de Glasgow veuf depuis 1891, rencontre Hazel Martyn, la fille d'un industriel de Chicago d'origine irlandaise et l’épouse en 1909.

Lui est né à Belfast dans une famille catholique, et il est plus âgé qu'elle de vingt-quatre ans... Il peint en Écosse en Angleterre ainsi qu'en Irlande et deviendra un portraitiste célèbre en particulier après avoir peint la famille royale britannique en 1913.

Hazel Martyn (1880-1935) est la fille d'un industriel de Chicago d'origine irlandaise, elle est dit-on '' la plus belle-fille dans le Midwest''... Elle épouse -en 1903 - lors d'un mariage ''arrangé'', Edward Livingston Trudeau Jr, un médecin. Ils ont une fille Alice... Après le décès de son mari, elle épouse en 1909, John Lavery, et devient son modèle préféré...

Pendant la Première Guerre mondiale , John Lavery est devenu un artiste officiel pour le gouvernement britannique . En 1918, il est anobli , et Hazel Lavery devient Lady Lavery.

La popularité et la beauté de Lady Lavery est reconnue de tous... Leur maison est très fréquentée, et leur salon ouvre ses portes à de célèbres invités : Churchill, Asquith, Bernard Shaw, JM Barrie, Maugham, et Evelyn Waugh.

 

Hazel éprouve un intérêt croissant pour la politique irlandaise, ce qui l'amène souvent à Dublin. Elle soutient la cause nationale. Sa maison à Londres accueille la Conférence anglo-irlandais historique de 1921, qui met un terme à la guerre d'indépendance irlandaise . Elle fait la connaissance de Michael Collins, et ils vont partager une passion amoureuse … Après son assassinat, elle continue à se battre pour sa cause en dépit des menaces...

Elle a reçu un témoignage de reconnaissance du gouvernement irlandais quand il a utilisé son portrait pour figurer sur des billets de monnaie, et représenter la beauté féminine irlandaise...

 

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Mademoiselle de Maupin – 2/2-

Publié le par Perceval

 

Le chapitre XII donne la parole à Mademoiselle de Maupin, qui fait le récit à son amie Graciosa, de sa rencontre avec Rosette, qui provoque un tête-à-tête avec ''le jeune homme'', espérant toujours qu'il va s'enhardir...

Mademoiselle de Maupin (1922), Fernand Siméon Illustration de Fernand Siméon pour “Mademoiselle de Maupin” - 1922,   Georges Crès, Paris.

Après la collation, Rosette égayée par un verre de vin des Canaries, assise près de Théodore sur une dormeuse assez étroite, se laisse aller en arrière et se renverse sur son bras très amoureusement.

« Je la contemplai quelque temps, avec une émotion et un plaisir indéfinissables, et cette réflexion me vint, que les hommes étaient plus favorisés que nous dans leurs amours, que nous leur donnions à posséder les plus charmants trésors, et qu'ils n'avaient rien de pareil à nous offrir. Quel plaisir ce doit être de parcourir de ses lèvres cette peau si fine et si polie, et ces contours si bien arrondis, qui semblent aller au devant du baiser et le provoquer ! ces chairs satinées, ces lignes ondoyantes et qui s'enveloppent les unes dans les autres... ; quels motifs inépuisables de délicates voluptés que nous n'avons pas avec les hommes ! Nos caresses, à nous, ne peuvent guère être que passives, et cependant il y a plus de plaisir à donner qu'à recevoir ... Son corps, facile et souple, se modelait sur le mien... La douce chaleur de son corps me pénétrait à travers ses habits et les miens... Ma situation devenait fort embarrassante, et passablement ridicule... Les façons entreprenantes m'étaient interdites, et c'étaient les seules qui eussent été convenables... Cette scène, tout équivoque que le caractère en fût pour moi, ne manquait pas d'un certain charme qui me retenait plus qu'il n'eût fallu ; cet ardent désir m'échauffait de sa flamme, et j'étais réellement fâchée de ne le pouvoir satisfaire : je souhaitai même d'être un homme, comme effectivement je le paraissais, afin de couronner cet amour... Ma respiration se précipitait, je sentais des rougeurs me monter à la figure, et je n'étais guère moins troublée que ma pauvre amoureuse. L'idée de la similitude de sexe s'effaçait peu à peu pour ne laisser subsister qu'une vague idée de plaisir... A la fin, n'y tenant plus, elle se leva brusquement... elle pensa qu'une timidité enragée me retenait seule, ...elle vint à moi, s'assit sur mes genoux... me passa les bras autour du cou, croisa ses mains derrière ma tête, et sa bouche se prit à la mienne avec une étreinte furieuse ; ...Un frisson me courut tout le long du corps, et les pointes de mes seins se dressèrent. Rosette ne quittait pas ma bouche ; ...nos souffles se mêlaient. Je me reculai un instant, et je tournai deux ou trois fois la tête pour éviter ce baiser, mais un attrait invincible me fit revenir en avant, et je le lui rendis presque aussi ardent qu'elle me l'avait donné. Je ne sais pas trop ce que tout cela fut devenu, si... »

 

Albert, lui se débat, avec les sentiments douloureux que lui inspire Théodore de Sérannes. En réalité, l'amoureux a l’intuition du véritable sexe de cet idéal de beauté qu’il vient enfin de rencontrer....

Madeleine-Théodore finit par goûter à cette liberté que lui offre son travestissement. Mieux, cela lui donne également accès à la culture et conséquemment au goût des jolies choses. Les femmes, constate-t-elle, sont prisonnières de corps et d’esprit : « Le temps de notre éducation se passe non pas à nous apprendre quelque chose, mais à nous empêcher d’apprendre quelque chose ».

À la toute fin du roman, Théodore reprend ses habits de femme et va offrir sa virginité à D’Albert. Au petit matin, elle le quitte pour rejoindre Rosette ! Puis, elle part, les quittant tous les deux.

 

Extrait de la préface, magnifique page d’anthologie :

« Il y a deux sortes d’utilité, et le sens de ce vocable n’est jamais que relatif. Ce qui est utile pour l’un ne l’est pas pour l’autre. Vous êtes savetier, je suis poète. - Il est utile pour moi que mon premier vers rime avec mon second. - Un dictionnaire de rimes m’est d’une grande utilité ; vous n’en avez que faire pour carreler une vieille paire de bottes, et il est juste de dire qu’un tranchet ne me servirait pas à grand-chose pour faire une ode. - Après cela, vous objecterez qu’un savetier est bien au-dessus d’un poète, et que l’on se passe mieux de l’un que de l’autre. Sans prétendre rabaisser l’illustre profession de savetier, que j’honore à l’égal de la profession de monarque constitutionnel, j’avouerai humblement que j’aimerais mieux avoir mon soulier décousu que mon vers mal rimé, et que je me passerais plus volontiers de bottes que de poèmes. Ne sortant presque jamais et marchant plus habilement par la tête que par les pieds, j’use moins de chaussures qu’un républicain vertueux qui ne fait que courir d’un ministère à l’autre pour se faire jeter quelque place. Je sais qu’il y en a qui préfèrent les moulins aux églises, et le pain du corps à celui de l’âme. A ceux-là, je n’ai rien à leur dire. Ils méritent d’être économistes dans ce monde, et aussi dans l’autre.

Y a-t-il quelque chose d’absolument utile sur cette terre et dans cette vie où nous sommes ? D’abord, il est très peu utile que nous soyons sur terre et que nous vivions. Je défie le plus savant de la bande de dire à quoi nous servons, si ce n’est à ne pas nous abonner au Constitutionnel ni à aucune espèce de journal quelconque. Ensuite, l’utilité de notre existence admise a priori, quelles sont les choses réellement utiles pour la soutenir ? De la soupe et un morceau de viande deux fois par jour, c’est tout ce qu’il faut pour se remplir le ventre, dans la stricte acception du mot. L’homme, à qui un cercueil de deux pieds de large sur six de long suffit et au-delà après sa mort, n’a pas besoin dans sa vie de beaucoup plus de place.

Aubrey Beardsley 

pour ''Mademoiselle de Maupin''

Un cube creux de sept à huit pieds dans tous les sens, avec un trou pour respirer, une seule alvéole de la ruche, il n’en faut pas plus pour le loger et empêcher qu’il ne lui pleuve sur le dos. Une couverture, roulée convenablement autour du corps, le défendra aussi bien et mieux contre le froid que le frac de Staub le plus élégant et le mieux coupé. Avec cela, il pourra subsister à la lettre. On dit bien qu’on peut vivre avec 25 sous par jour ; mais s’empêcher de mourir, ce n’est pas vivre ; et je ne vois pas en quoi une ville organisée utilitairement serait plus agréable à habiter que le Père-la-Chaise.

Rien de ce qui est beau n’est indispensable à la vie. - On supprimerait les fleurs, le monde n’en souffrirait pas matériellement ; qui voudrait cependant qu’il n’y eût plus de fleurs ? Je renoncerais plutôt aux pommes de terre qu’aux roses, et je crois qu’il n’y a qu’un utilitaire au monde capable d’arracher une plate-bande de tulipes pour y planter des choux.

À quoi sert la beauté des femmes ? Pourvu qu’une femme soit médicalement bien conformée, en état de faire des enfants, elle sera toujours assez bonne pour des économistes. À quoi bon la musique ? à quoi bon la peinture ? Qui aurait la folie de préférer Mozart à M. Carrel, et Michel-Ange à l’inventeur de la moutarde blanche ?

Il n’y a de vraiment beau que ce qui ne peut servir à rien ; tout ce qui est utile est laid, car c’est l’expression de quelque besoin, et ceux de l’homme sont ignobles et dégoûtants, comme sa pauvre et infirme nature. - L’endroit le plus utile d’une maison, ce sont les latrines. »

Théophile GAUTIER, Mademoiselle de Maupin (1835), « Préface ».

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J. Cocteau, et une femme : Natalie Paley – Yseult -2/2-

Publié le par Perceval

Natalie Paley, « de sœur potentielle, la femme devint un être étranger, menaçant, tentaculaire – une Gorgone à la bouche haineuse et au ventre grouillant – […] »

Cocteau, Jean (1889-1963) 

La princesse Nathalie Paley en sphinx. 1932

Elle apparaît curieusement sous les traits du Sphinx de sa pièce, La Machine infernale, adaptation du mythe d’Œdipe. Durant l’élaboration de cette œuvre, Dans ses papiers personnels figure un dessin du Sphinx, tracé de sa main et sur lequel a été collée, à la place de la tête, une photographie de Georges Hoyningen-Huene représentant le profil de Natalie Paley. Audessus, le poète a écrit : « Silence. Ici, j’ordonne », une phrase que prononce le monstre au cours de l’acte II. Le Sphinx, « […] la Déesse des Déesses […], la grande entre les grandes », l’équivalent profane de la Vierge, représente la mort. Mais pour Cocteau, la mort n’est pas synonyme de destruction, il s’agit de l’équivalent du mystère, de l’irréel, de la zone du miroir qui représente l’invisible, objectif ultime du poète. […] la fonction des femmes est de révéler le héros à lui-même à travers la découverte de l’énigme de l’existence. […] le personnage s’impose plus que jamais comme le médiateur entre, le visible et l’invisible, entre le temporel et l’atemporel, et entre la vie et la mort ».

  Jean Cocteau et Jean Marais en 1937  

C’est par le mythe et par la poésie que le poète peut atteindre cette vérité, l’invisible, « invisible aux yeux habitués », comme dira Héron. Dans le film de Cocteau, L’Éternel Retour (1943), le personnage d’Yseult s’appellera curieusement aussi Natalie.

Cocteau disait que L’Éternel Retour dont le titre est emprunté à Nietzsche « veut dire que les mêmes légendes peuvent renaître sans que leurs héros s'en doutent-éternel retour de circonstances très simples qui composent la plus simple de toutes les grandes histoires de coeur »

Ce film reprend le mythe celtique et moyenâgeux de Tristan et Iseult en le transposant dans le monde contemporain ( la France occupée de 1943): les accents poétiques, les images, la beauté des plans et des comédiens font de ce film, avec Les Visiteurs du soir et La Belle et la Bête, l’un des joyaux du cinéma fantastique français.

Le personnage que joue Madeleine Sologne ( Nathalie) y dépasse sa condition de femme, « normale », ordinaire, elle incarne une idée de la Beauté et de l’amour sublime au sens platonicien.

Jean Marais dont ce fut la première apparition majeure trouve avec le rôle de Patrice ( Tristan) un tremplin vers la gloire. Il marque la mode des années sombres avec son "pull jacquard". Jean Marais et Madeleine Sologne formeront pour toute la jeunesse de l'époque une sorte d'idéal romantique.

 

Sources : Un article de Catalina GONZÁLEZ MELERO

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J. Cocteau, et une femme: Natalie Paley – Yseult -1/2-

Publié le par Perceval

Jean Cocteau aime s’entourer de personnes de la haute société et de femmes d’origines princières comme Marie-Laure de Noailles ou Natalie Paley, ce que les surréalistes ne lui pardonnent pas. Cherchant la protection des femmes, il fréquente les salons des « précieuses » de la Belle Époque dont Mme Lucien Muhlfed, la comtesse Greffuhle ou Mme Alphonse Daudet. Cocteau y brille.

 

Deux des figures féminines influentes dans la vie de Cocteau présentent une dualité très claire, se situant entre le sacré et le profane, entre le mystère et la réalité, entre la vie et la mort : sa mère, mais aussi Natalie Paley (1905-1981).

BALLETS RUSSES  - Arts vivants -  1924

Portrait de Jean Cocteau

peint entre 1910 et 1912.


Deux femmes mortelles sacralisées par le poète, inclues dans son imagerie féminine grâce à leurs doubles fictionnels, grâce à l’écriture. Elles formeront ensemble les deux côtés opposés, mais nécessaires de son idéal féminin, un idéal féminin, soit dit en passant, qui lui ressemble : Cocteau est la vive image de sa mère - Picasso lui dira « J’aime ta mère qui te ressemble ». Natalie Paley est l’absolu contraire d’Eugénie et cependant : […] ressemblant à Jean Cocteau sur bien des points, [elle] en est son parfait miroir. Natalie est une intuitive, une contemplative ; son charme et sa douceur sont infinis. Elle partage son attirance pour l’inexprimé, l’inexplicable, la magie, et, comme lui, elle s’apparente aux êtres qui, gardant le goût de l’enfance et du secret, ne vieillissent pas.

 

Un article d'Arthur King Peters résume très bien l'histoire de cette liaison de Cocteau : « Un jour Serge Lifar se rendit à une projection privée du «Sang d'un Poète» (1930), accompagné d'une très belle jeune femme. C'était Nathalie Paley Lelong que ses amis appelaient Natacha. Au premier regard, Cocteau décida qu'elle était faite pour lui donner le fils qu'il s'était mis à 41 ans à appeler de ses voeux ; Natacha (1905- 1981), princesse russe de la famille des Romanov, fille du grand-duc Paul Alexandrovich de Russie et de la Princesse Paley, née Karnovitch, fut totalement conquise par l'esprit et le charme du poète, et une liaison se développa vite entre eux. Les commérages du gratin parisien sur Cocteau et Natacha s'amplifiant, Lelong demanda le divorce.

Marie-Laure-de-Noailles

 La princesse remarquait que, bien que Cocteau parlât de mariage, son jeune compagnon Jean Desbordes, était toujours présent.

La plus proche amie de Natacha était Marie-Laure de Noailles, dont la juvénile affection pour Cocteau n'avait pas entièrement disparue, malgré son mariage avec le vicomte de Noailles. Quand Marie-Laure apprit, par Christian Bérard, que Natacha et Jean vivaient ensemble, la jalousie la mit en fureur. Elle dit à Natacha que Cocteau ne l'épouserait jamais et que, de toute manière, il ferait un mari minable. Son avis fut entendu.

Natacha partit brusquement pour une clinique suisse, et une rupture survint entre elle et Cocteau, qui en fut vivement blessé. Quand il apprit la traîtrise de Marie-Laure, il se mit à sa recherche et la gifla en présence de Natacha. Marie-Laure rentra chez elle en fureur et brûla tous les papiers que Cocteau lui avait donnés depuis des années, dont le manuscrit de La Machine Infernale...» 

 

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Le visage d’Agnès Sorel

Publié le par Perceval


C'est en 1443 que Charles VII croise le regard de celle qui deviendra sa maîtresse et la « favorite » du roi... De la passion illégitime entre Agnès et Charles naissent quatre filles que le monarque ''reconnaît''. Agnès Sorel, 28 ans à peine, meurt quelques jours après avoir accouché de sa quatrième fille près de Rouen. Une récente autopsie de son cadavre a révélé une mort liée à un empoisonnement, son corps étant rempli de mercure ingéré.

Philippe Froesch, à qui l'on doit déjà la visualisation numérique des visages d'Henri IV, de Simon Bolivar ou encore de Maximilien Robespierre, a procédé à la reconstitution du visage de la Dame de Beauté. 

Pathologiste, Philippe Charlier détient le crâne d'Agnès Sorel, la maîtresse de roi français Charles VII

Philippe Froesch, a réalisé, avec le Dr Charlier, le visage numérique d'Agnès Sorel.

En 2005, le Dr Philippe Charlier médecin légiste des grands noms de l'histoire confirme scientifiquement l'empoisonnement au mercure de la maîtresse de Charles VII.

Agnes Sorel -  masques mortuaires

 

Le visage version 2014 semble s'accorder assez bien avec les précédentes représentations de la favorite.. « Ce portrait n'est pas éloigné du tableau de Jean Fouquet ( vers 1450). Il y a une ressemblance, avec cette petite bouche, ces grands yeux et ce grand front. »

« Nous avions gardé le scanner du crâne d'Agnès Sorel qui nous avait permis, avec Jean-Noël Vignal , de faire cette reconstitution. »

Et pour ce qui est du reste du corps de la belle Agnès... ? A ce jour, la seule représentation en trois dimensions est celle du gisant de la belle Agnès dans la collégiale Saint-Ours de Loches : « On avait comparé la morphologie du crâne d'Agnès Sorel avec celle du gisant : c'était parfaitement le même, bien que le bout de son nez ait été cassé à la Révolution française. C'est normal, le visage du gisant avait été fait à partir d'un masque mortuaire. On a le même exemple pour Henri II, Catherine de Médicis… »

En poursuivant ses recherches, le Dr Philippe Charlier a découvert la maladie dont souffrait Agnès Sorel. « En plus du mercure, on a appris qu'elle avait la malaria. Ce n'est pas extravagant car le paludisme remontait alors jusqu'en Scandinavie. Mais cela n'a pas de lien avec sa mort », précise-t-il.

La mode, c'est elle. Le décolleté, c'est elle. La beauté, c'est elle. L'influence politique féminine, c'est elle. « Tout a changé avec elle. Les favorites, qui vivaient cachées, ont eu leur place en politique », résume Christine Brosset, la guide du Logis royal de Loches.

Il est une grande question : Avant Charles VII, l'Église refusait que le roi impose sa favorite. Pourquoi, et comment, avec Agnès, y est-il arrivé ? Le contexte de l'époque, la guerre de Cent Ans, peut expliquer pourquoi la Cour et l'Église auraient fermé les yeux sur cette passion amoureuse pendant ces temps très durs. Pour la première fois, des enfants non issus entièrement de sang royal ne sont plus considérés comme bâtards mais reconnus par la Cour.

Agnès est la grand-mère de toute une dynastie royale et impériale en Europe.

Le charme de cet « idéal féminin » opère toujours.

Voir l'article : AGNÈS SOREL, MAÎTRESSE DE CHARLES VII

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