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La '' Gibson girl '', et ses prétendants.

Publié le par Perceval

La '' Gibson girl '', et ses prétendants.
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La '' Gibson girl '', et ses prétendants.
La '' Gibson girl '', et ses prétendants.
La '' Gibson girl '', et ses prétendants.

Vers 1887, Charles Dana Gibson (1867 -1944 ) représente l'idéal de la beauté américaine. Evelyn-Nesbitt-EternalQuestion.gifElle est principalement représentée au crayon ou à l'encre de Chine, et on lui donne le nom de « Gibson Girl » 

La Gibson Girl est grande, mince mais avec de la poitrine, des hanches. Elle porte un corset qui souligne ses courbes en forme de « S ». Elle a les traits fin et elle est belle.

 

La '' Gibson girl '', et ses prétendants.
La '' Gibson girl '', et ses prétendants.
La '' Gibson girl '', et ses prétendants.
La '' Gibson girl '', et ses prétendants.
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La '' Gibson girl '', et ses prétendants.
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Le ''Thanks giving Day''

Publié le par Perceval

Certains tableaux paraissent énigmatiques... Le plus souvent nous n'avons pas les clefs pour comprendre la scène qui se joue.

Cette peinture de 1896 est d'une artiste américaine : Alice Barber Stephens (1858 - 1932) appelée "Thanksgiving" et qui fait référence à une fête publique aux États-Unis, elle est célébrée le quatrième jeudi de Novembre.

Thanks giving Day est un jour férié, on exprime à Dieu sa gratitude et sa reconnaissance ; mais aussi à sa famille, et à ses amis, pour leur gentillesse, leur attitude …

Selon une vieille tradition de plusieurs générations dans une même famille on se retrouve pour le repas. Chacun, exprime des mots de remerciement pour toutes les bonnes choses qui sont arrivées dans sa vie pendant cette année. Les symboles de la fête sont la dinde farcie avec du sirop de canneberge ( cranberries ) et une grande tarte à la citrouille ; plats que leurs ancêtres mangeaient déjà en 1621 lors du premier dîner en l'honneur de 'Thanksgiving'. 

Si l'ambiance est à la fête, pourquoi tous les personnages de cette histoire regardent-ils le jeune homme assis le dos tourné.. Ils semblent le faire avec reproche, irritation, presque du dédain... ?  Qui est - il? Un fils, un frère, le mari de quelqu'un? Qu'a t-il fait juste avant? 

La peintre a exprimé très clairement le conflit, en plaçant tous les personnages face à nous, sauf le jeune homme. Leurs expressions faciales semblent pointer une mauvaise attitude de l'homme. 

Cette illustration est parue dans une revue américaine "Weekly Harper" le 28 Novembre 1896, et pourrait exprimer la réprobation générale devant ce jeune homme qui refuse de participer à cette fête et peut-être même ( dans ce cas précis …) de manger de la viande …

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Des ''jeux en société'' au XIXe siècle

Publié le par Perceval

Un recueil des jeux de sociétés parait sous le nom : « Les soirées amusantes ».

Au début du 19ème siècle, ces jeux sont forts appréciés, ils se trouvent en rapport avec l’esprit de la société d’alors qui ne manque pas d’une liberté que des moralistes sévères peuvent qualifier d’excessive. Mais que sont exactement ces jeux ?

Ce sont les jeux à pénitences. Parmi eux, on trouve, le colin-maillard assis, le pont d’amour, la pendule, le berceau d’amour, le chevalier à la triste figure ; des noms assez équivoques où la pénitence se trouve être systématiquement un baiser.

Nous retrouvons également la description de ces pénitences dans un petit recueil de 1829 : '' Les amusemens du bel âge ou choix de jeux de société ''.

Le baiser à la capucine consiste à embrasser un partenaire en lui tournant le dos et en lui tenant les mains.

Le baiser deviné (discerner qui  embrasse alors que les yeux sont clos), baiser son ombre (une jeune femme se place entre un mur et une lumière afin d'embrasser son ombre alors qu'un jeune homme essaie de se placer entre), le baiser le dessous du chandelier (un jeu de baisers qui implique des chandeliers)

Le baiser à la capucine (embrasser un partenaire en lui tournant le dos et en lui tenant les mains : voir photographies)

Le baiser à la religieuse (s'embrasser à travers les barreaux d'une chaise) etc...

Des ''jeux en société'' au XIXe siècle
Des ''jeux en société'' au XIXe siècle
Des ''jeux en société'' au XIXe siècle
Des ''jeux en société'' au XIXe siècle
Des ''jeux en société'' au XIXe siècle
Des ''jeux en société'' au XIXe siècle
Des ''jeux en société'' au XIXe siècle

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Des ''jeux en société'' en 1900

Publié le par Perceval

N'oublions pas, qu'au début du XIXe siècle le domaine des jeux est affaire d’adultes, on joue en bonne société avec peu d’accessoires … et ce n’est qu’à partir du milieu du siècle que les jeux de cartonnage apparaissent, et que l’on s’intéresse à l’enfant qu’il faut éduquer.

Sur ces cartes postales, plus exactement, sont représentés des ''gages'' ou punitions : l'Encyclopédie des jeux de Moulidars (1888) en recensent quelques uns, et les décrivent de manière que le paiement des gages soit, en quelque sorte, une agréable continuation de la partie du jeu lui-même …

Le Baiser de lièvre:

Il faut pour cela un petit cordon d’une vingtaine de centimètres avec un nœud au centre, les deux perdants mettent entre leurs dents le ruban et le premier qui saisi le nœud avec les lèvres embrasse l’autre et est déclaré plus aimant que l’autre.

Le Baiser à la religieuse :

Là, on a besoin d’une chaise et d’une image, pour l’expliquer.

 
  

 

Cartes illustrées de Gaston Noury
Cartes illustrées de Gaston Noury
Cartes illustrées de Gaston Noury
Cartes illustrées de Gaston Noury
Cartes illustrées de Gaston Noury
Cartes illustrées de Gaston Noury
Cartes illustrées de Gaston Noury

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Le pantalon caché des femmes

Publié le par Perceval

Le pantalon caché des femmes

En 1900, le pantalon de lingerie, participe au jeu érotique, en ce qu'il bouscule deux tabous :

* celui de la culotte : dans son sens premier, un vêtement d’homme. Sorte de pantacourt, elle est portée par ces messieurs de la haute société pendant l’Ancien Régime. En 1909, suite à un décret révolutionnaire, une circulaire autorise les femmes à porter le pantalon seulement pour faire du vélo et du cheval, et uniquement sur autorisation Préfectorale.

** Tabou du sous-vêtement, donc caché... La bienséance voulait que les femmes vertueuses de l’époque ne portent pas de culottes à partir de leur 14 ans. Avant cela, les petites filles étaient autorisées à porter une sorte de panty bouffant en coton.

La culotte, est, pour ces dames, réservée aux vieilles femmes, aux malades et aux servantes lorsqu’elles font les carreaux, mais aussi aux femmes dites « aux moeurs légères ».

Du Moyen Âge jusqu’au XIXème siècle ; les seuls sous-vêtements féminins étaient une espèce de chemise de soie ou de toile (cela dépendait de la richesse de la porteuse) et parfois un jupon supplémentaire par-dessus (plus les 45 jupons habituels, la base).

Au cours du XIX°siècle que "le pantalon de lingerie" commence à être porté comme sous vêtement. D'abord exclusivement porté par les petites filles (il dépasse ingénument de leurs robes !), il sera peu à peu adopté par les femmes. Soumises à l'influence des hygiénistes, les parisiennes seront les premières à les adopter.

Avec l'arrivée de la crinoline (4 800 000 crinolines métalliques seront vendues en France entre 1858 et 1864), la culotte s'impose comme une obligation. En effet, chaque femme s'asseyant dans ces paniers de métal, renversait sa robe et laissait voir l'intégralité de ses jambes et plus...

Il y en a pour tous les goûts...
Il y en a pour tous les goûts...
Il y en a pour tous les goûts...
Il y en a pour tous les goûts...
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Il y en a pour tous les goûts...
Il y en a pour tous les goûts...
Il y en a pour tous les goûts...

Il y en a pour tous les goûts...

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Les ''femmes'' de Vittorio Corcos -2/2-

Publié le par Perceval

La '' Madeleine '' de V. Corcos, est parue provocante pour l'époque : une femme fatale debout dans un atelier de sculpteur au pied d'une statue de marbre du Christ crucifié, vêtu d'un col haut, robe noire serrée à taille, avec sa main sur une hanche et un regard insensible qui suggère un air de défi d'autonomie et d'impénitence. 

 

Elle est suivie en 1899 par une sorte de ''vampire'' aux cheveux de flamme, la "Morfinomane,"(The Addict), une peinture qui renvoie au portrait audacieusement sexy de Giovanni Boldini de ''Lady Colin Campbell" de 1894, mais avec les conséquences physiques de l'emploi de la drogue...

Les ''femmes'' de Vittorio Corcos -2/2-

En 1910, un autre tableau rejoint cette catégorie: une lecture en bord de mer. Trois jeunes gens, engagés dans une conversation silencieuse autour de livres à la couverture jaune ( dell'edizioni Flammarion) , et donc sans doute peu convenables, cornés, parce que lus et relus … La figure féminine évoque Ada, fille d'un premier mariage de sa femme Emma Ciabatti... Elle capte le regard du spectateur avec son assurance résolue, et semble avoir le rôle de chef de file incontesté.

Les deux autres jeunes hommes semblent compléter la scène: l' un placé sur la gauche, dans un costume blanc impeccable - couleur qui unit les vêtements des trois personnages et qui caractérise la mode de la Belle Epoque – élégant, il apparaît couché sur un grand parapet, et ne semble pas remarquer quoi que ce soit, tellement absorbé dans la lecture d' un livre. L'autre, assis avec le torse incliné vers l' avant et ses mains croisées, apparaît dans un état de suspension - attendre, peut - être vient-il de terminer un échange ou une écoute de réflexions de la belle Ada, sur les quelques pages qu'elle vient de lire....

Les ''femmes'' de Vittorio Corcos -2/2-

La peinture est intitulée ''Rêves'', mais dans les yeux d'Eléna Vecchi, certains y voient l'intimité qui la lie avec Vittorio Matéo Corcos.  

Elle a 23ans, et lui déjà 38ans. Son expression est complice, elle reflète une passion, un regret ..


 

En effet, elle dût s'affronter avec Emma Ciabatti: trente-cinq ans, une femme de culture raffinée estimée par des poètes tels que Pascoli et Carducci, mais, surtout, la femme de Corcos, et veuve de James Rotigliano, pour laquelle il s'est convertit au catholicisme, et qu'il épouse en 1886.

 

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Les ''femmes'' de Vittorio Corcos -1/2-

Publié le par Perceval

Les ''femmes'' de Vittorio Corcos -1/2-
Les ''femmes'' de Vittorio Corcos -1/2-
Les ''femmes'' de Vittorio Corcos -1/2-
Les ''femmes'' de Vittorio Corcos -1/2-

Livourne en Toscane nous a donné deux artistes remarquables dont la vie a enjambé les 19e et 20e siècles: Vittorio Corcos ( 1859-1933) et Amedeo Modigliani (1884-1920).

Corcos a connu une longue et prospère carrière internationale, il est mort à l'âge de 74ans en 1933. Modigliani a du se battre pour vendre ses tableaux, il est mort peu connu à l'âge de 35 en 1920.

Mais alors que Modigliani est aujourd'hui l'un des plus célèbres artistes du 20e siècle, Corcos, en dehors de l'Italie au moins, est presque oublié. Une des raisons sans doute, est qu'il a peint des portraits ''classiques'' d'une société en décadence ; mais c'est occulté le fait qu'il a également produit des images véritablement ''troublantes''.

Aujourd'hui ; nous y revenons par le biais du plaisir de contempler les images de la ''Belle Epoque '''

Comme beaucoup d'autres garçons nés de familles italiennes patriotiques en 1859, Vittorio doit son nom à la victoire de Victor Emmanuel II et ses alliés français sur les occupants autrichiens du nord de l'Italie dans la Seconde Guerre italienne d'Indépendance. 

Vittorio, dès son plus jeune âge a été reconnu comme un artiste naturellement doué. Il est admis à 16ans directement en deuxième année de l'Accademia di Belle Arti de Florence. Deux ans plus tard, financé par une subvention de sa ville natale, il part à Naples, où il est pris sous l'aile du premier artiste de la ville, Domenico Morelli, qui ouvre aux jeunes peintres de nouvelles perspectives …

En 1880, l'achat d'une des toiles de Corcos par le roi Humbert 1er d'Italie lui fourni juste assez d'argent pour faire le voyage à Paris.

Dans ses portraits, Corcos démontre une maîtrise précoce dans le rendu des tissus et des tons chair, sa technique est de plus en plus affinée de sorte que certains de ses portraits plus tard prendront sur une précision quasi photographique.

En arrivant à Paris, Corcos se présente à Giuseppe De Nittis qui, avec Giovanni Boldini, est une des plus belle réussite parmi les artistes italiens qui ont émigré à Paris. De Nittis tient un salon, auquel le jeune artiste est invité, ce qui lui permet de rencontrer Degas, Manet, Caillebotte, Daudet, Edmond de Goncourt et d'autres grandes figures artistiques....

L'influence de De Nittis sur Corcos est à ce moment évidente. Deux de ces toiles: - "Heures tranquilles," - la lecture d'une mère sur un banc de parc; et une "Femme avec un chien" habillée à la mode, ont d'ailleurs porté - en remplacement de la sienne -  la signature de 'de Nittis' pour augmenter leur valeur, mais ont été ensuite restaurés avec leur véritable auteur.

Les ''femmes'' de Vittorio Corcos -1/2-
Magasin Goupil, place de l'Opéra, Paris

Magasin Goupil, place de l'Opéra, Paris

Grâce à De Nittis, Corcos a été présenté à la Maison Goupil, fondée en 1829 par Adolphe Goupil et le marchand d'art allemand Joseph Henry Rittner. Cette opération très commerciale est devenue Goupil, Vibert & Cie au cours des années 1840, a ouvert des succursales à Londres et à New York, et commercialisé des toiles, dessins et des estampes conçues pour plaire à la bourgeoisie et aux nouvelles classes aisées. De 1871 à 1885, ils ont un contrat d'exclusivité avec le peintre Giovanni Boldini.

Les compétences techniques de Corcos en reproduisant la mode féminine de luxe et, avec subtilité, le teint blanc laiteux et rougissant des jeunes femmes, font de lui un fournisseur idéal pour Goupil, qui fait de son commerce les portraits décoratifs de séduisantes jeunes femmes . Prenons comme exemple, ces titres, tels que : ''Une élégante", "fille en blanc", "Jeune femme marchant dans le Bois de Boulogne" ou "La Vierge moderne."

Corcos est habile à représenter la sensualité, sans dépasser les limites de la bienséance bourgeoise, et Goupil le décrit avec admiration comme un peintre qui sait être « chastement impur »...

Corcos signe un contrat avec Goupil, qui le soulage des préoccupations matérielles. Il revient en Italie en 1886 et ouvre un atelier à Florence. Corcos est de plus en plus demandé comme peintre de portraits de femmes italiennes aristocratiques et de la haute-bourgeoisie...

Pourtant, au cours de cette dernière décennie du 19e et première du 20e siècle, Corcos produit par intermittence quelques représentations ''insolites'' de femmes dangereusement indépendantes qui constituent aujourd'hui la partie de son œuvre la plus séduisante...

Ainsi, "Dreams" , a un succès ''scandaleux'' quand ce tableau est exposé à Florence en 1896. Il représente une jeune femme - robe ample, assise sur un banc à côté de «livres jaunes» - qui fixe le spectateur avec un regard de sphinx énigmatique.

Pomeriggio-in-terrazza - Après-midi en terrasse -

Pomeriggio-in-terrazza - Après-midi en terrasse -

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Marie et P.S. Kröyer -1/2-

Publié le par Perceval

Portrait double, chacun peignant l'autre ...
Portrait double, chacun peignant l'autre ...

Portrait double, chacun peignant l'autre ...

Marie est née en 1867 de parents allemands à Frederiksberg. Elle souhaitait une vie passionnée ; elle le fut – en particulier – du fait de sa passion pour l'art. Le XIXe siècle, malheureusement ne facilitait pas la passion artistique des femmes. Jusqu'en 1888, les femmes n'étaient pas admises à l'Académie d'Art royale danoise. Ses parents l'ont soutenue dans ses efforts, et autorisée à s'inscrire dans des instituts privés. C'est ainsi qu'elle est entrée en contact avec le peintre Peder Severin Krøyer lors d'une exposition au 'Charlottenborg Art Museum' où il exposait...

En 1870, Peder Severin Kroyer (1851-1909) a achevé ses études à l'académie danoise royale d'art, où il a étudié avec Frederik Vermehren. En 1873, on lui a attribué la médaille d'or et une bourse.

Entre 1877 et 1881, Krøyer voyage beaucoup en Europe, rencontrant des artistes, étudiant l'art, et développant son métier. Il séjourne à Paris et étudie sous la direction de Léon Bonnat. Il subit l'influence des impressionnistes contemporains :Claude Monet, Alfred Sisley, Edgar Degas, Pierre-Auguste Renoir et Édouard Manet.

PS Krøyer, de 16 ans son aîné, deviendra son premier grand amour. Marie a commencé à étudier la peinture avec PS Krøyer en 1887. Elle a également été son modèle pour plusieurs de ses tableaux, en particulier '' Duo'' . Mais, à l'époque, le peintre fait peu attention à elle, et Marie, également, est centrée sur sa propre peinture. Elle ne souhaite pas se marier, le mariage étant pour elle la fin de sa vie d'artiste.

En 1882, de retour au Danemark, Krøyer passe la période de juin-octobre à Skagen, puis dans un village de pêche au Danemark. Il y peint des scènes de la vie locale et des portraits de personnalités de l'art ayant vécu à Skagen ou de passage pendant cette période. Il est longtemps associé à Skagen et à la scène artistique et littéraire qui y prospère. Parmi cette communauté artistique figurent des auteurs comme Holger Drachmann, Georg Brandes, et Henrik Pontoppidan, et des peintres comme Michael Peter Ancher ou Anna Ancher. Ils les peint dans plusieurs de ses œuvres, dont le tableau Hip, Hip, Hurrah! (musée des beaux-arts de Göteborg).

"Hip Hip Hip Hourra" - Skagen 1888

A partir de la gauche, dans le sens des aiguilles d'une montre : Martha Johansen, Viggo Johansen , Christian Krohg, Peder Severin Krøyer, Degn Brøndum, Michael Ancher, Oscar Björck, Thorvald Niss, Helena Christensen, Anna Ancher et sa fille Helga Ancher : les artistes du Groupe de Skagen

PS Krøyer est voyage à Paris en 1888, alors que Marie s'y trouve pour continuer ses études. Ils se fréquentent, il tombe immédiatement fou amoureux d'elle.

La jeune femme étudie alors dans l'atelier parisien de Pierre Puvis de Chavannes. Épris l'un de l'autre, ils se marient le 23 juillet 1889 et s’installent à Skagen, où à partir de 1890, Kroyer peignit de nombreux portraits de Marie.

Marie rencontre également l'artiste danoise Anna Ancher, qui avait séjourné à Skagen et épouse le peintre danois Michael Ancher.

Les deux femmes deviennent amies pour la vie. Anna Ancher a soutenu Marie quand son mariage avec PS Krøyer a commencé à se détériorer.

PS Krøyer, avant de se marier était un ''homme à femmes'', pas intéressé par le mariage. Mais, de par ses nombreuses expériences, il a contracté la maladie sexuellement transmissible la plus redoutée de l'époque: la syphilis. PS Krøyer n'en a pas parlé à Marie, ni de l'histoire de sa famille ( sa mère ) avec la maladie mentale.

En 1899, PS Krøyer réalise l'une de ses toiles les plus connues : "Soir d'été à Skagen » : Marie, sa femme et son chien Rap sur la plage :

Encore, une de ses oeuvres les plus célèbre, où figurent Anna Ancher et Marie Kroyer lors d'une promenade sur la plage de Skagen : "Sommer aften pa Skagen" "Nuit d'été sur la Plage de Skagen" 1899 - L'école danoise moderne se définit clairement dans cette toile.
Encore, une de ses oeuvres les plus célèbre, où figurent Anna Ancher et Marie Kroyer lors d'une promenade sur la plage de Skagen : "Sommer aften pa Skagen" "Nuit d'été sur la Plage de Skagen" 1899 - L'école danoise moderne se définit clairement dans cette toile.

Encore, une de ses oeuvres les plus célèbre, où figurent Anna Ancher et Marie Kroyer lors d'une promenade sur la plage de Skagen : "Sommer aften pa Skagen" "Nuit d'été sur la Plage de Skagen" 1899 - L'école danoise moderne se définit clairement dans cette toile.

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Scènes de la vie de Bohème – H. Murger

Publié le par Perceval

Scènes de la vie de Bohème – H. Murger
Scènes de la vie de Bohème – H. Murger

Je viens d'achever la lecture de '' Scènes de la vie de Bohème '' d'Henry Murger (1822-1861) . J'ai beaucoup aimé.

Ce livre, qui parut en 1851, raconte une série d'histoires parisiennes au milieu du XIXème siècle. Précédemment, ces pages furent publiées en feuilleton dans une discrète feuille satyrique appelée « Le corsaire ». Puis, Henry Murger avec l’aide du dramaturge Théodore Barrière en fit une adaptation au théâtre sous le nom « La vie de bohème » qui connut un immense succès fin 1849 et fit d’Henry Murger un auteur reconnu à défaut d’être très célèbre.

Il est beaucoup question d'amour, dans ces pages. En 1880 Puccini adaptera lui-aussi la pièce tirée de ces feuilletons pour en faire son plus célèbre opéra « La bohème » ; les amours de Rodolphe et Mimi feront à partir de là le tour du monde.

« L’histoire relate les aventures de quatre amis tout « artistes » de cœur et d’âme :

– Le Musicien Schaunard tout occupé à composer sa grande œuvre musicale « l’influence du bleu dans l’art »
– Le philosophe Colline arpentant les rues parisiennes son grand manteau aux larges poches remplis de livres ou de papiers
– Le poète Rodolphe, héros central avec son amour avec Mimi, leur séparation et leurs retrouvailles douloureuses.
– Le peintre Marcel, celui qui refuse de vendre un tableau à un « amateur » ne connaissant rien de l’art (bien que l’on puisse se tromper à ce sujet comme le montrera l’un des épisodes les plus cocasses du livre)

Tout ce petit monde ayant en commun de mettre leur amitié et leur art (et l’amour) au-dessus de toute autre chose dans leur vie, partageant avec un égal mépris la moindre petite contingence les enlisant dans le réel alors qu’ils se vivent dans l’art et l’amour !!
Ce petit monde ayant aussi en commun de vivre sans le sou dans des mansardes où le maigre argent gagné se transforme bien plus souvent en peinture ou papier qu’en nourriture ou bois pour se chauffer, la vie de bohème est depuis restée dans le langage commun pour symboliser cette manière de vivre. » (Je recopie les mots de Bruno Piszorowicz sur culturopoing.com )

Une bonne partie de l'intrigue, se centre sur les amours tumultueux de Rodolphe et de Mimi. Passion amoureuse et lassitude de la demoiselle à vivre aussi pauvrement et précairement alors qu’un beau marquis lui fait une cour assidue. Elle s’en ira enfin vers lui mais pour au bout de quelques mois revenir s’enivrer l’espace de quelques jours avec son éternel amour puis de revenir en ces beaux quartiers, racontant son escapade au marquis de ces quelques lignes qui pour moi encore aujourd’hui sont sans doute les plus belles que j’ai jamais pu lire :

« Que voulez-vous ? fit Mimi, j’ai besoin de temps en temps d’aller respirer l’air de cette vie-là. Mon existence folle est comme une chanson ; chacun de mes amours est un couplet mais Rodolphe en est le refrain »

J'ai donc pris vraiment beaucoup de plaisir à la lecture de ce livre. Pour l'amateur de la Comédie Humaine de Balzac- que je suis - , j'ai retrouvé le cadre de cette vie parisienne, où les artistes côtoient les bourgeois et les jolies dames, ou, comme ici rêvent de le faire, fascinés - même s'ils la critique ou la repousse - par la vie mondaine...

Ce livre est peut-être plus engageant qu'un tome de Balzac ; parce que l'auteur s'incarne dans le narrateur, qui partage lui-même cette vie de Bohème. L'écriture prend de la hauteur, et ne transige pas sur le style, et avec beaucoup humour. L'auteur ne manque pas de décrire ce monde de la Bohème avec dérision, humour et admiration … Cette Bohème, vit avec des valeurs, parfois paradoxales pour cette époque.

J'ai été agréablement surpris par les personnages féminins, qui humoristiquement frivoles, dégagent beaucoup de caractère et de passion...

 

Scènes de la vie de Bohème – H. Murger
Scènes de la vie de Bohème – H. Murger
Scènes de la vie de Bohème – H. Murger
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Scènes de la vie de Bohème – H. Murger
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Le mariage selon le caricaturiste anglais J Gillray

Publié le par Perceval

Le grand caricaturiste anglais James Gillray (1756-1815) était un brillant dessinateur et un graveur habile, tourné essentiellement vers le dessin satyrique inspiré de sujets historiques ou contemporains comme la mode. Ses dessins sont légendés avec des titres et entrelacés de textes soigneusement formulées, ils reflètent sa familiarité non seulement avec l' actualité, les questions de société et les scandales, mais aussi avec l' histoire ancienne, la mythologie et la littérature contemporaine et classique. 

Le mariage selon le caricaturiste anglais J Gillray

Dans ces deux gravures, Gillray illustre l'harmonie dans le couple, puis le ''désaccord'' dans le mariage sous la forme d'un récital d'amateur, une forme populaire de divertissement que Gillray a plusieurs fois représenté.

Dans 'Harmony before Matrimony ', tout est en accord parfait: dans un tableau ovale, Cupidon s'occupe de colombes amoureuses;les chats jouent; les poissons rouges nagent l'un vers l'autre; même un papillon est attiré par son reflet dans le miroir. Le couple s'harmonise dans un chant d' amour en duo, et entre eux sur la table, une copie d'Ovide 'L'Art d'Aimer '

Le mariage selon le caricaturiste anglais J Gillray

Mais dans 'Matrimonial-Harmonics' il faut supporter l'inverse des situations... A présent, La dame a quitté son siège pour battre le piano, elle chante trop fort, et met chacun à la torture … Le mari est assis dans le coin d'un canapé, s'éloignant d'elle, sa main sur son oreille, la nourriture fourré dans sa bouche, avec pour lecture le ' Calendrier Sportif '.

Derrière le piano une servante accourt dans la pièce tenant un bébé braillard, et agite un hochet bruyant.

Sur ​​le piano et au sol sont d' autres chansons avec des titres comme , "Séparation: une Finale pour deux voix avec accompagnement "et" The Wedding Ring: A Dirge ". Le bébé pleure, tandis que le chat siffle et le chien aboie, et les tourtereaux se tournent le dos. Cupidon dort sur ​​la cheminée, et le feu dans la cheminée ne peut pas venir à bout du froid, indiqué par l'inscription du thermomètre. Ovide est remplacé sur la chaise par 'L'Art de tourmenter'...  . Etc ...

 

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