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Avant la grande guerre: la femme bourgeoise... -2-

Publié le par Perceval

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Les représentations rigoristes n'empêchent cependant pas une approche plus sexuée, donc plus séduisante de la femme:À La Parisienne, Hiver 1913-1914 c'est l'image de la " Parisienne" qui représente la bourgeoise de la Belle Epoque:

Bien sûr, le quotidien de la bourgeoise est surtout fait de ce que l'on attend d'elle:

- A la mauvaise saison,sa journée s'organise invariablement autour de tâches répétitives. Le matin, elle consacre son temps à son ménage, donnant ses ordres au personnel, s'occupant de ses fournisseurs, de sa toilette, de ses enfants. L'après-midi se compose de visites, de courses dans les grands magasins; pomponnée de haut en bas, elle utilise, si elle ne dispose pas d'un équipage propre (haute bourgeoisie), les transports en commun, tels que à l'époque, l'autobus à chevaux, le tramway, l'omnibus, et à Paris dès 1900, le métropolitain. Chaque jour elle se doit d'effectuer des dizaines de visites (si elle ne reçoit pas, elle-même) ...  Elle doit aussi se rendre chez certains commerçants, la couturière,la lingère,la modiste, le coiffeur, l'épicier....Elle fréquente assidûment les grands magasins par la grâce de l'industrialisation et du productivisme croissant. 

 

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- Les femmes de la "haute" aiment changer fréquemment de toilette; l'après-midi se différencie du matin où elle porte un tailleur, tenue plus "décontractée". après le déjeuner elle s'embellit et met une robe de tulle, de mousseline; des rubans, de ruchés. Les chapeaux sont fleuris et empanachés. Le soir elle arbore de somptueux et provocants décolletés; munies d'épaulettes, en velours épais en hiver ou en soie légère l'été... La mode change deux fois par an. 

Inactives, les bourgeoises créent de nombreuses ligues de charité. Chacune veut participer aux œuvres caritatives encouragées par une Église omniprésente. 

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A la saison estivale, la bourgeoise aisée s'adonne à d'autres activités. La bonne société organise ses étés autour des "trains de plaisirs" et fréquente Etretat, Cabourg, Trouville, Dinard, Biarritz...

La Belle Epoque justifia l'hégémonie de la bourgeoisie. En effet son ascension entamée au XIXeme siècle, après la Révolution Française et avec l'industrialisation, atteint son apogée au début du XXème siècle. Elle s'ingénie à manifester ostentatoirement sa réussite, et donc sa richesse : hôtels et résidences magnifiques, vie mondaine, la mode, les fêtes, les réceptions somptueuses, les premières vacances dans les lieux balnéaires, les cures, les technologies récentes (train, automobile, aéroplanes...)...

 

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