Lisa Randall, professeur de Physique Théorique
Lisa Randall est une star. Une vraie ! Une professeure de physique théorique à l'Université Harvard et l'une des scientifiques les plus cités et les plus respectés aujourd'hui.

Sa carrière extraordinaire et prolifique a vu son devenir le premier physicien théoricien femme titulaire à trois des plus grandes universités du monde - Harvard, Princeton et MIT - ainsi que l'auteur du best-seller Warped Passages et Knocking on Heaven’s Door .
Née dans le quartier Queens de New York au début des années 1960, d’un père ingénieur et d’une mère enseignante, elle a remporté le prestigieux Intel Science Talent Search (quand il s’appelait encore le prix Westinghouse), à 18 ans.
Son doctorat, obtenu à Harvard en 1987, portait sur la physique des particules. Elle a été la première femme titularisée au département de physique de l’Université de Princeton puis de l’Université de Harvard, où elle enseigne depuis 2001.

Elle a reçu plusieurs prix : Le Klopsteg, le Lilienfeld, le Andrew Gemant. Elle a reçu récemment le très prestigieux prix Sakurai pour la théorie en physique des particules.
Parmi ses distinctions de la part de nombreux médias : elle a figuré dans la liste des «100 personnes les plus influentes» de Time Magazine, tandis que Newsweek l'a décrite comme "l'un des physiciens théoriques les plus prometteurs de sa génération." Durant ses temps libres, elle peut pratiquer l'escalade ou écrire de l'opéra … En effet, Lisa Randall a signé le livret de l’opéra Hypermusic Prologue du compositeur Hector Parra, lui-même inspiré par son livre Warped Passages (2005).
Quand elle parle de son travail, Lisa Randall touche les sujets les plus difficiles et intéressants à la limites de nos connaissances: Le Big Bang; L'inflation ou l’expansion de l'univers; la matière noire, l'énergie noire; et le Destin de l'Univers... !

Avec Raman Sundrum, elle a élaboré le modèle Randall-Sundrum, en fait deux modèles proposés en 1999. Ces scénarios cosmologiques avancent l’hypothèse que notre univers est emprisonné dans une membrane qui, elle-même, fait partie d’un super-univers doté d’autres membranes et donc d’autres mondes. Cette grande idée reste, bien-sûr, à prouver ou à réfuter.... « D’où vient l’univers ? En existe-t-il d’autres ? Les scientifiques ne disent pas pourquoi nous existons, mais ils peuvent dire comment la vie s’est développée. Quand on peut répondre à une question scientifiquement, c’est de la science, ce n’est pas de la croyance. »... « Je ne crois probablement pas en Dieu », a-t-elle déclaré en une formule tout en nuances.

« Pourquoi serions-nous seuls ? S'interroge t-elle. La terre n’est pas la seule planète...
Ses travaux récents s’intéressent aux trous noirs, à la matière noire, aux origines des ondes gravitationnelles. Approfondir l'observation de ces ondes pourrait nous renseigner sur l’origine des trous noirs.
Elle parle de la possibilité qu’un disque mince de matière noire au centre de notre galaxie perturbe les comètes de nuage d’Oort. La traversée périodique de ce disque par notre système solaire provoquerait des extinctions intermittentes, dont celle des dinosaures.
À Munich, elle et ses collègues ont discuté des méthodes de mesure de l’expansion de l’univers. Ses propres travaux s’orientent de plus en plus vers l’astrophysique. Son milieu débat fermement depuis quelques années sur le calcul de la taille de l’univers. Une méthode utilise le décalage dans le rouge des supernovas, une autre le fond diffus cosmologique.

Actuellement, Lisa Randall songe à quitter l’Université Harvard des États-Unis pour s’installer au Canada, et s'éloigner du comportement ''fou'' que tiennent les États-Unis, avec D. Trump... Son pays la déçoit et l’inquiète.
« La séparation des pouvoirs est malmenée », dit la professeure Randall, « La Cour suprême est partisane. Comme scientifique, je peux bien le dire, quand on ne se soucie plus de ce qui est vrai ou pas, on entre dans un territoire très dangereux. »
« Je ne suis pas inquiète pour la Terre, je suis inquiète pour la vie sur Terre... Notre planète survivra. Je pense que nous provoquons des changements très rapides, plus que nous ne pouvons contrôler. Il est très difficile de maintenir le mode de vie actuel, même si nous trouvons d’autres sources d’énergie .( …) Nous sommes déconnectés de la nature. Nous ne pensons pas aux conséquences énormes de tout cela. Il y a des espèces qui n'ont peut-être plus nulle part où aller. Si nous détruisons leurs habitats, elles ne survivront pas. »
