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Articles avec #feminite tag

La beauté par Margaret Bowland

Publié le par Perceval

Et, si de temps en temps, on se laissait interpeler, déranger par quelque chose que l'on appelle la " Beauté " ...

Notre monde se structure autour de toutes sortes de croyances: et chacun croit en une nécessité d'être beau, ou d'être belle... Margaret Bowland 00


Le travail de Margaret Bowland, précisément est une réflexion sur ce que cela signifie d'être beau (belle) et quelle signification en donne t-on , au XXIe siècle dans le monde de l'art...?

Nous savons nous dit Margaret Bowland, que tous reconnaissent qu'il est aussi important d'être belle, que d'être riche, et - en particulier pour une jeune femme, qu'être belle est elle-même une forme de richesse. 

Il faut être grand, mince et blanc. Les écarts à la norme doivent être les plus minimes... Aussi, la nécessité d'être beau ( belle ) est la matière première d'une des plus importantes industries de notre monde ...

Margaret Bowland 4 Margaret Bowland 5
   

Margaret bowland photo double


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'Beauté Révélée' – auto-portrait de Sarah Goodridge

Publié le par Perceval

Sarah Goodridge (1788-1853) a fait carrière à Boston où elle a gagné sa vie à peindre des portraits miniatures... Les portraits miniatures étaient alors en vogue et donnés en marque d'affection ou d'amour... 

Souvent même, il ne s'agissait que des yeux, ou de la bouche ; ainsi ces portraits ne révélaient pas l'identité des personnes ...

Son succès de peintre lui a permis d'être en mesure de s'acheter une maison sur Beacon Hill et de soutenir sa mère invalide et sa nièce orpheline.

Daniel Webster (1782-1852) était un avocat et homme politique, venu poser pour son portrait... Une amitié et un peu plus, a grandi entre Daniel et Sarah. Mais Daniel est marié et père de trois enfants...

Webster a envoyé à Sarah plus de quarante lettres entre 1827 et 1851, et ses 'salutations' sont devenus de plus en plus familières... Comme cela est souvent le cas, elle conserva ses lettres, tandis que lui, plus soucieux de sa réputation, les détruisit...

Elle, de son côté, l'a peint plus d'une douzaine de fois et peint ses enfants et petits-enfants. Elle lui a prêté de l'argent qu'il n'a jamais remboursé. Elle lui a rendu visite seule à Washington, au moins deux fois, une fois en 1828 après la mort de sa première femme - ce fut aussi l'année où elle a peint Beauté Revealed - et de nouveau en 1841-1842, lorsque Webster a été séparé de sa seconde épouse.

Sarah Goodridge a achevé ''Beauté Révélée ''en 1828...

Elle a envoyé cet auto-portrait à Webster quand il est devenu veuf, et, par son format miniature, il était destiné à ses seuls yeux...

'Beauty Revealed' est le nom d'un oeuvre très originale, et qui est un ''auto-portrait'' de Sarah Goodridge (1788-1853). Il s'agit d'une miniature (6,7 par 8 cm) peinte avec de l'aquarelle sur un morceau d'ivoire.

 

La peintre représente ses seins dénudés : des mamelons roses, et un point de beauté . Ils sont représentés avec une gradation de couleur, ce qui donne un effet à trois dimensions. Quand elle a peint cette miniature Sarah Goodridge était âgée alors de quarante ans, ses seins semblent plus jeunes, avec "équilibre, pâleur, et fermeté" rendu par l'harmonie de la lumière, la couleur, et l' équilibre. Les seins sont encadrées par un tourbillon de tissu pâle, qui , reflète la lumière.

 

 

Daniel Webster, n'a pas répondu à cette extraordinaire proposition de don de soi... Alors sénateur américain et perpétuellement en difficultés d'argent, il avait besoin de faire un mariage plus avantageux. En 1829 , il épousa Caroline LeRoy, une riche héritière de New York. Pourtant , même ce mariage n'a pas suffi à détruire son amitié avec Sarah, et ​​elle a continué à exécuter ses commandes, elle a revu Daniel à Washington. Sarah ne s'est jamais mariée. Lorsque sa vue défaillante l'a forcée à abandonner sa peinture, elle s'est retirée dans une ferme du Massachusetts, où elle est morte en 1853 après un AVC.

Quand Daniel Webster est mort après une chute en 1852, la miniature des seins de Sarah- connus maintenant sous le nom de ''Beauty Revealed''- a été découverte parmi ses effets personnels.

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La femme de Robert Crumb

Publié le par Perceval

Non, la femme de Robert Crumb, n'est pas sa maman.

La femme de Robert Crumb, c'est Aline, peintre et également dessinatrice.

La représentation des femmes par Crumb, dans les années 60, à l'âge d'or du féminisme, semble une provocation...

Il est accusé de sexisme.

Mais plutôt que de sexisme, ou de misogynie, il vaut mieux parler, selon ses propres mots de « amour/haine/peur/ obsession des femmes ».

Dans les années 1960, Crumb a fait une parodie de BD pornographiques, qui a brisé les tabous de la sexualité et ouvert le champ de la BD à la dimension pornographique...

Il est accusé de pornographie...

Cette femme monstrueuse et sauvage qui hante le travail de Robert Crumb, s'appelle ''Bigfoot'' ; elle incarne une idée de la recherche du naturel, du retour à l’état bestial...

Cette femme est à contre-courant de tous les canons esthétiques... elle est grosse, ses hanches sont larges, son derrière aussi : il y a un grand sentiment de liberté qui se dégage de son corps.

La femme de Robert Crumb est aussi sa propre épouse, Aline, avec qui il est marié depuis 40 ans, elle suit tout son travail et collabore très souvent avec lui. Un couple libre, très complice, amoureux.

   

Robert Crumb - il est né à Philadelphie le 30 août 1943 – est aussi un musicien compositeur.

Il se met beaucoup en scène dans ses planches, c'est un des pionniers de l'autobiographie en bande dessinée ; il n'hésite pas à montrer tous ses travers à travers un personnage lâche, obsédé sexuel, infidèle, dépressif ou encore égocentrique.

 

by R. Crumb and Aline Kominsky Crumb

by Aline Kominsky-Crumb

Quand Robert Crumb parle de lui, jeune, il évoque le mal-être d'un « garçon sans séduction, bizarre, un peu déséquilibré et asocial ». Diagnostic :« Soit vous vous résignez à dépérir dans votre coin ; soit cela vous donne encore plus de détermination pour vous faire remarquer. »

 

 

 

R. Crumb -  by Ward Kimball, December 1968

Robert Crumb & Aline Kominsky

 

 

Robert Crumb and Aline Kominsky-Crumb

Comme son frère aîné, Charles, le jeune Robert dévore les comics et, sous son influence, dessine en permanence... « A 20 ans, j'ai décidé que j'entrerais dans l'histoire de l'art. » Avec une ironie toute « crumbienne », il cons­tate : « J'ai eu ce que je voulais puis j'ai mesuré la vanité, la futilité et, pour tout dire, la stupidité de cette ambition, mais cela ne m'a pas dissuadé de continuer... Quand j'ai débuté, la bande dessinée était méprisée de tous, aujourd'hui elle est entrée au musée, et moi aussi. Je me demande si ce n'est pas exagéré. Ma vie n'est qu'une suite de paradoxes, et c'est ce qui l'a rendue si inconfortable. »

Il vit avec sa compagne Aline, dans le sud de la France depuis plus de vingt cinq ans.

Robert Crumb by Aline Kominsky-Crumb (1987)

Aline par Robert Crumb - 1998

 

Robert Crumb, a fait partie de ce groupe de créateurs, qu’il a croisé au cours de sa carrière : Allen Ginsberg, Janis Joplin, Jim Morrison, Charles Bukowski, Milton Glaser... Il est le grand maître des dessinateurs de comix underground, satiriste et visionnaire ; quelqu'un qui, s'est inspiré de la Beat Generation...

Parmi ses influences, on peut citer d'abord, Brueghel, des caricaturistes politiques du XIXe siècle comme Thomas Nast, ou Harvey Kurtzman et Will Elder ...

La femme de Robert Crumb
La femme de Robert Crumb
La femme de Robert Crumb
La femme de Robert Crumb
La femme de Robert Crumb
La femme de Robert Crumb
La femme de Robert Crumb
La femme de Robert Crumb
La femme de Robert Crumb

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Laura Callaghan, illustratrice...

Publié le par Perceval

Laura Callaghan, illustratrice...
Laura Callaghan, illustratrice...
Laura Callaghan, illustratrice...
Laura Callaghan, illustratrice...
Laura Callaghan, illustratrice...
Laura Callaghan, illustratrice...
Laura Callaghan, illustratrice...
Laura Callaghan, illustratrice...

Laura Callaghan est une illustratrice irlandaise basée dans le sud est de Londres.

L’univers intello-féminin de Laura Calllaghan est truffé de références, littéraires, artistiques et cinématographiques. Son travail est pointilleux et séduisant, et nous transporte dans un univers presque futuriste, et féministe...

Laura Callaghan dresse le portait de nanas dans tout ce qu’elles ont de plus féminin, sauvage... Il émane un érotisme larvé. Les poses de ces femmes semblent s'emparer d’attitudes masculines, tout en restant furieusement féminines et provocantes...

 

 

Laura Callaghan crée ses dessins avec un mélange de peinture à l'eau, d'encre indienne et les traits sont tracés à l'isographe. La jeune artiste a été l'illustratrice de "Oh Comely Magazine" de 2010 à 2013 et a participé à des revues tels que « Riposte Magazine » ou encore « Nylon Magazine ».

Laura Callaghan, illustratrice...
Laura Callaghan, illustratrice...
Laura Callaghan, illustratrice...
Laura Callaghan, illustratrice...
Laura Callaghan, illustratrice...
Laura Callaghan, illustratrice...
Laura Callaghan, illustratrice...
Laura Callaghan, illustratrice...
Laura Callaghan, illustratrice...
Laura Callaghan, illustratrice...
Laura Callaghan, illustratrice...
Laura Callaghan, illustratrice...
Laura Callaghan, illustratrice...
Laura Callaghan, illustratrice...
Laura Callaghan, illustratrice...
Laura Callaghan, illustratrice...

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Anita Kreituse

Publié le par Perceval

Anita Kreituse
Anita Kreituse
Anita Kreituse

Anita Kreituse est née à Riga en Lettonie le 29 mai 1954.

En 1972 elle est diplômé de l'Ecole d'Art de Riga et est admise à l'Académie des Arts de la Lettonie dans la même année.

En plus de son activité de peintre classique, Anita travaille souvent dans des zones adjacentes à la peinture. illustrations faites pour plusieurs livres, parmi eux il y a des livres pour enfants, des volumes de poésie, la Bible et l'édition lettone des "Mille et Une Nuits" ....

Au théâtre, elle travaille à la conception de décors et de costumes conception .... Comme directeur artistique Anita participe à des productions de dessins animés.

 

Anita Kreituse - '1001 Night I' (1999)

Anita Kreituse
Anita Kreituse
Anita Kreituse
Anita Kreituse
Anita Kreituse
Anita Kreituse
Anita Kreituse
Anita Kreituse
Anita Kreituse
Anita Kreituse
Anita Kreituse

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Stanislav PLUTENKO, peintre -1/2-

Publié le par Perceval

Stanislav V. Plutenko (né en Russie le 1er Mars 1961)
«Voir l'extraordinaire et le rendre encore plus extraordinaire»

L'Art de Stanislav Plutenko est un intéressant mélange de surréalisme, et de réalisme...

Les tableaux de Stanislav Plutenko jouent sur les contrastes de couleurs, c'est une peinture vigoureuse, illustrative et imprégnée d'une vision ironique de notre société. Ici, en particulier du regard des hommes sur les femmes ...

Stanislav PLUTENKO, peintre -1/2-
Stanislav PLUTENKO, peintre -1/2-
Stanislav PLUTENKO, peintre -1/2-
Stanislav PLUTENKO, peintre -1/2-
Stanislav PLUTENKO, peintre -1/2-
Stanislav PLUTENKO, peintre -1/2-
Stanislav PLUTENKO, peintre -1/2-
Stanislav PLUTENKO, peintre -1/2-
Stanislav PLUTENKO, peintre -1/2-
Stanislav PLUTENKO, peintre -1/2-
Stanislav PLUTENKO, peintre -1/2-
Stanislav PLUTENKO, peintre -1/2-
Stanislav PLUTENKO, peintre -1/2-

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Georges de Feure - Le phantasme de la féminité à la fin du 'siècle' – 2/4-

Publié le par Perceval

Georges de Feure - Le phantasme de la féminité à la fin du 'siècle' – 2/4-

Les symbolistes

Dans un second texte publié en 1891 intitulé « Le Symbolisme en Peinture: Paul Gauguin» Aurier s'inspire du tableau de Gauguin La vision après le sermon ou la lutte de Jacob et de l'ange pour formuler les bases de sa théorie « idéiste ». Aurier y dresse pour la première fois une liste des caractéristiques auxquelles devraient répondre les œuvres d'art de son temps.

- D'après sa théorie, l'œuvre doit d'abord être idéiste, c'est à dire, qu'elle doit avant tout exprimer une idée.

- Deuxièmement, elle est symboliste, puisque cette Idée sera exprimée par des formes.

- Troisièmement, elle sera synthétique, puisque ces formes et ces signes seront organisés selon un « mode de compréhension général » exprimant l'Idée.

- Quatrièmement, elle sera subjective car cette Idée qu'elle exprime sera toujours représentée telle qu'elle est perçue par le sujet.

Finalement, Aurier déclare qu'étant donné ses quatre premières caractéristiques, l'œuvre sera également décorative puisque « la peinture n'a pu être créée que pour décorer de pensées, de rêves, et d'idées les murales banalités des édifices humains ». Dans ce texte, l'auteur oppose les artistes réalistes aux artistes idéistes. S'il admet que les œuvres réalistes peuvent avoir des caractéristiques esthétiques intéressantes, selon lui, seuls les artistes idéistes ont véritablement accès à l'art suprême, car ils délaissent la matière pour atteindre l'Idée.

Georges-de-Feure - Peintures-décoratives-pour-le-pavillon-L'Art-Nouveau-1900-c  Musee-d-Orsay

La société fin de siècle

Les années 1880 et 1890 offrirent aux femmes françaises des changements significatifs dans les sphères légales et professionnelles. Ces modifications eurent un impact réel pour un nombre limité d'entre elles, mais cette émergence d'une «femme nouvelle» était néanmoins dotée d'une symbolique puissante. La menace de cette femme quittant maison et famille est abondamment illustrée dans les journaux et les revues qui publient plusieurs caricatures où les rôles dévolus traditionnellement aux femmes et aux hommes sont inversés.

L'augmentation de la présence des femmes dans la sphère publique peut être attribuée à plusieurs facteurs de type complètement différents. De l'augmentation du nombre de prostituées dans les rues, au nombre grandissant de femmes se rendant travailler ou faire des emplettes dans les grands magasins, à la fréquentation des lycées par les jeunes filles ou à la tenue de deux congrès féministes dans la ville de Paris en 1889, cela provoqua une anxiété chez les hommes qui fut accentuée par les réformes législatives favorables aux femmes.

 

On peut aisément faire un parallèle entre les archétypes féminins présents dans les poèmes de Baudelaire et ceux que l'on voit dans les œuvres de Georges de Feure.

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Georges de Feure - Le phantasme de la féminité à la fin du 'siècle' – 1/4-

Publié le par Perceval

Georges de Feure - Le phantasme de la féminité à la fin du 'siècle' – 1/4-

Il est né Georges Joseph von Sluyters de parents belge et hollandais en 1868 à Paris. La famille émigre pendant la Guerre de 70. De retour à Paris en 1889, il fait partie de la bohème montmartroise.

Très rapidement, c'est la femme qui deviendra le principal sujet de ses œuvres, non pas une femme précise, mais un 'phantasme', à la fois attirant et inquiétant. C'est un ami de Debussy, Satie et Ravel et un grand lecteur des écrivains symbolistes.

C'est à partir de 1890 que Georges de Feure (1868-1943) publia ses dessins et caricatures dans la revue Le Courrier français, un organe de presse typiquement montmartrois qui fut créé en 1884 ; son rédacteur en chef, Jules Hyppolite Roques, envisage de publiciser les activités intellectuelles et sociales de Montmartre, de militer en faveur de la liberté de presse et de s'opposer au républicanisme traditionnel incarné par la Troisième république...

 

Le Courrier français est reconnu pour ses publications de représentations féminines aux accents diaboliques de style typiquement décadent. Dans un livre intitulée La Femme à Paris: nos contemporaines publié par le critique Octave Uzanne en 1894, celui-ci souligne que la femme semble, pour les artistes parisiens, être passée du statut de « Muse» à celui de « Succube », et que ce type de représentations se retrouve partout: « Dans le livre, dans le journal, aussi bien que parmi les tableaux des Salons annuels, elle jaillit, elle éclate, elle s'affirme, depuis les illustrations de la Vie parisienne et du Courrier français jusqu'aux œuvres interprétées par la lithographie, l'eau-forte ou le verni-mou. » Le Courrier français auquel collabore intensément de Feure entre les années 1890 et 1892 est donc ouvertement reconnu pour ses représentations diabolisant les femmes.

Frank Cheyne Papé est un artiste illustrateur anglais né en 1878 - Succube

Le groupe des ''décadents''

Le terme décadence est employé de manière contemporaine pour la première fois par Paul Bourget dans Le Siècle littéraire du 1er avril 1876. Celui-ci reprend l'héritage de Baudelaire lorsqu'il écrit: «Nous acceptons sans humilité comme sans orgueil ce terrible mot de décadence ». Bourget sera le premier à écrire une théorie de la décadence en 1881 dans son ouvrage Essais de psychologie contemporaine. Dans l'œuvre de Bourget se retrouvent déjà les thèmes principalement chers aux décadents: le pessimisme et le spiritualisme. Les influences de Baudelaire, Schopenhauer, Barbey d'Aurevilly et des peintres préraphaélites anglais sont également présentes.

En plus du pessimisme ( Schopenhauer ... ) et du spiritualisme, la misogynie est donc un élément central de l'esthétique décadente. Cette misogynie s'inscrit dans le sentiment profondément antinaturaliste des décadents qui voient la nature comme étant cette « machine infernale» assujettissant les hommes. La nature, responsable du désir sexuel des hommes, serait donc un obstacle à leur quête spirituelle et artistique puisqu'elle les ramène constamment vers l'état naturel et animal de la femme...

Pierre Bonnard - Femme assoupie sur un lit ( un chat contre sa chevelure... sorcière ...), dit aussi L'indolente,1899

La femme fatale

La vision des femmes tentatrices apparaît dans la représentation de nombreuses figures à la féminité perverse et à la sexualité dominante que l'on nommera Femmes fatales. Plusieurs artistes ont recours à des personnages féminins mythiques lorsqu'ils veulent représenter les femmes comme étant à la source de l'immoralité, de la cruauté et de la perversité. En voici quelques exemples qui ont été souvent repris par les artistes: Ève (Paul Gauguin, Ève exotique, 1890. Georges de Feure, Tentations, 1893, Salomé (Gustave Moreau, L'Apparition, 1876. Aubrey Beardsley, J'ai baisé ta bouche lokanaan, 1893), Salammbô (Victor Prouvé, Salammbô, 1893) et Judith (Gustav Klimt, Judith l, 1901). Dans ces représentations, la féminité est donc perçue comme étant « dominée, guidée par ses instincts et donc incapable d'une quelconque expérience purement spirituelle »

Georges de Feure (1868-1943), Arachné, Illustration pour 'La Porte des Rêves' de Marcel Schwob – 1899.

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SOLÈNE BALLESTA

Publié le par Perceval

SOLÈNE BALLESTA

Née en 1993 en région parisienne, Solène Ballesta travaille et vit à Paris. En novembre 2014, elle obtient la mention spéciale du Prix Picto de la jeune photographie de mode. En parallèle de son activité photographique, elle étudie le cinéma à la Sorbonne.

Conjuguant présent et passé, le travail de Solène Ballesta nous parle du féminin en ce qu’il contient à la fois de plus éphémère et de plus impérissable.

Ci-dessous : "Evanidis" (qui est voué à disparaître en latin), constitue un lien entre une série de femmes aux origines diverses et leurs objets de prédilection qui les caractérisent en tant que personne.

La photo enregistre le sujet qui déjà n’existe plus et capte par les objets des témoins qui resteront. De ces deux entités, Solène dresse un diptyque où les deux parties séparées se complètent.

SOLÈNE BALLESTA
SOLÈNE BALLESTA
SOLÈNE BALLESTA
SOLÈNE BALLESTA
SOLÈNE BALLESTA
SOLÈNE BALLESTA
SOLÈNE BALLESTA
SOLÈNE BALLESTA
SOLÈNE BALLESTA
SOLÈNE BALLESTA
SOLÈNE BALLESTA
SOLÈNE BALLESTA

Solène Ballesta est une jeune photographe qui oriente son travail vers la mode et le portrait à travers la mise en scène. Son but est d'instiller du fantastique dans un environnement familier et théâtralisé.
Diplômée du cycle supérieur de photographie des écoles de Condé Paris, ses collaborations avec des photographes de mode (Eric Nehr, Mathieu Paul Gabriel, Emmanuel Layani...) et studios parisiens (Le petit oiseau va sortir) ont confirmé sa recherche de mise en scène de personnages décalés et fantasmagoriques, aussi bien en studio qu'en décor extérieur. Toujours entre passé et présent, elle aime mélanger les codes esthétiques et les références de manière à créer un univers à la fois sombre et fantastique.

Passionnée d'histoire de l'art et de cinéma, et afin de peaufiner son travail en vidéo et de narration photographique, elle intègre la licence Pratique et esthétique du cinéma à la Sorbonne. La narration par l'image est pour elle primordiale, et chaque photographie se doit de raconter sa propre histoire.

SOLÈNE BALLESTA
SOLÈNE BALLESTA
SOLÈNE BALLESTA
SOLÈNE BALLESTA
SOLÈNE BALLESTA
SOLÈNE BALLESTA
SOLÈNE BALLESTA
SOLÈNE BALLESTA

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La femme américaine, sensuelle, des années 50... avec Edwin Georgi.

Publié le par Perceval

La femme américaine, sensuelle, des années 50... avec Edwin Georgi.

Edwin Georgi est né en 1896, il est mort en 1964 à l'âge de 68ans.

Il a été pilote pendant la Première Guerre mondiale. En grande partie autodidacte, il a fait son chemin dans les agences d'art de publicité...Il abandonne ses études pour faire profession de l'écriture... Il est très ambitieux, mais embauché pour être rédacteur dans une agence de publicité, mais a été convaincu par son employeur est vite convaincu qu'il est meilleur peintre qu' écrivain.

La femme américaine, sensuelle, des années 50... avec Edwin Georgi.
La femme américaine, sensuelle, des années 50... avec Edwin Georgi.
La femme américaine, sensuelle, des années 50... avec Edwin Georgi.
La femme américaine, sensuelle, des années 50... avec Edwin Georgi.

Son travail est vite reconnu et présenté dans des publications nationales comme : Cosmo, Esquire, Redbook, Ladies 'Home Journal et The Saturday Evening Post...

Le style de Edwin est particulier. Il utilise dans ses illustrations le mouvement dynamique de la couleur... Ses peintures ont une texture qui est unique ; des thème noirs traités par une jeu de lumière et d'ombre. L'art de Edwin Georgi oscille entre la teinte et le contraste et une utilisation unique des ombres chaudes et des couleurs chatoyantes. Il est également, un chef de file de cette deuxième vague d'artistes spécialisés dans la "Pretty-Girl", sans que ses dessins représentent véritablement des 'pin-ups'.

Sa description de la sensualité, magnifie la féminité sensuelle. Avec une palette incroyable de couleurs nacrées, Edwin Georgi a créé une image puissante de la femme de l'Amérique des années 50...

La femme américaine, sensuelle, des années 50... avec Edwin Georgi.
La femme américaine, sensuelle, des années 50... avec Edwin Georgi.
La femme américaine, sensuelle, des années 50... avec Edwin Georgi.
La femme américaine, sensuelle, des années 50... avec Edwin Georgi.
La femme américaine, sensuelle, des années 50... avec Edwin Georgi.

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