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Articles avec #couples tag

Les couples mal assortis - Lucas Cranach

Publié le par Perceval

La série des couples mal assortis ( thème populaire) que Lucas Cranach ( 1472-1553) représente dans l'art officiel ; est en lien avec son engagement pour la réforme. Ces images ne montrent pas une transaction, encore moins une scène de prostitution, mais bien une réflexion sur ce qu’est un bon ou un mauvais couple.

le Protestantisme confère à la femme un statut plus valorisé que dans l’ancien christianisme où, finalement, la femme n’a aucun rôle à jouer. Désormais la femme accompagne son mari, participe à ses activités, donne son avis, elle devient actrice politique et économique. Mais, attention … ! Cranach dénonce le danger d’une perversion féminine, mais aussi masculine ...

Un amour vénal où chacun trouve son intérêt. En se donnant pour l’argent, la femme est folle d’accepter de vivre avec un être qu’elle méprise, de son côté, l’homme perd toute raison, subjugué par ce qu’il ne devrait pas posséder.

Les couples mal assortis - Lucas Cranach
Les couples mal assortis - Lucas Cranach
Les couples mal assortis - Lucas Cranach
Les couples mal assortis - Lucas Cranach
Les couples mal assortis - Lucas Cranach
Les couples mal assortis - Lucas Cranach
Les couples mal assortis - Lucas Cranach
Les couples mal assortis - Lucas Cranach
Les couples mal assortis - Lucas Cranach
Les couples mal assortis - Lucas Cranach
Les couples mal assortis - Lucas Cranach
Les couples mal assortis - Lucas Cranach

Tandis que l’homme à l’aspect hideux s’empare de la femme, celle-ci, de sa main droite, pioche dans sa bourse.

Le mauvais couple est fondé sur le sentiment de concupiscence, pour la chair d’une part, pour l’argent d’autre part. Nous assistons à une scène de prédation que met bien en scène un jeu de mains fort habile. Le bon mariage au contraire, pour Luther, est un mariage chrétien, une école de vertu, un lieu de vie spirituelle. C’est donc une question brûlante, une question d’actualité que Cranach thématise, dès 1522, en même temps que Luther publie ses travaux aux accents pamphlétaires sur le mariage : l’Appel à noblesse chrétienne dénonce la déréliction de la vie monastique et le concubinage des prêtres. La captivité babylonienne de l’Eglise (1520) réclame la suppression du célibat ecclésiastique.

Les couples mal assortis - Lucas Cranach
Les couples mal assortis - Lucas Cranach

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Alfred Stieglitz, et Georgia O'Keeffe

Publié le par Perceval

L'américaine Georgia O'Keeffe est née en 1887 et morte en 1986 à Santa Fe, Nouveau-Mexique, elle est considérée comme une des peintres modernistes majeures du XXe siècle.

En 1916, une amie, envoie des dessins au fusain de Georgia à la galerie 291 d'Alfred Stieglitz qui accepte de les exposer. Il lui consacre l'année suivante une exposition solo. Stieglitz et O'Keeffe commencent à s'écrire et à se fréquenter. Georgia déménage à New York en 1918. Les deux tombent amoureux et se marient en 1924 quand Alfred obtient son divorce.

Alfred Stieglitz (1864 -1946) est un photographe et un marchand d'art américain. Dès 1880, il fait partie d'un courant photographique, le pictorialisme, qui prône le côté artistique de la photographie. Au sein de ce mouvement, Stieglitz s'intéresse à la version naturaliste de la photographie. Il fut aussi un des premiers à soutenir l'art moderne aux États-Unis (Cézanne, Braque, Picasso).

Quand ils se rencontrent, Alfred Stieglitz, 54 ans, est un artiste reconnu, il publie la célèbre revue Camera Work et gère la galerie 291 à New York, Georgia O'Keeffe, de 23 ans sa cadette, après avoir poursuivi des études d'art, enseigne.

Dès lors, ils s'épauleront dans leur art respectif. Georgia devient la muse de Stieglitz qui fera plus de 350 portraits d'elle. Stieglitz organise plusieurs expositions qui font bientôt de Georgia O'Keefe une des artistes les plus connues durant les années 1920.

En 1946, Stieglitz est atteint d'un infarctus. Bien que Georgia et lui ne maintenaient plus qu'une relation distante, elle se trouve à ses côtés lorsqu'il meurt le 13 juillet

Alfred Stieglitz, et Georgia O'Keeffe
Alfred Stieglitz, et Georgia O'Keeffe
Alfred Stieglitz, et Georgia O'Keeffe
Alfred Stieglitz, et Georgia O'Keeffe
Alfred Stieglitz, et Georgia O'Keeffe
Alfred Stieglitz, et Georgia O'Keeffe

Alfred Stieglitz fait de Georgia sa muse, photographiant son corps et capturant avec son objectif toute la complexité de sa personnalité. Ce que Georgia doit à son compagnon n'est pas non plus insignifiant : les images photographiques de Stieglitz lui serviront souvent d'inspiration, et son activité de galeriste contribuera pour beaucoup au succès de l'artiste peintre. 
Pour ses tableaux de fleurs, Georgia s'inspire d'un autre photographe qu'elle a connu dans sa jeunesse, Paul Strand. Il est en effet spécialisé dans la reproduction photographique d'objets tellement rapprochés qu'ils se transforment en formes abstraites, sans identification possible. Georgia fera exactement la même chose avec ses fleurs.

Elle a des idées très nettes sur les sujet de ses œuvres : " Je sais que je suis incapable de peindre une fleur, dit-elle, je ne sais pas non plus peindre le scintillement du soleil sur le sable par un beau matin d'été, mais j'espère pouvoir à travers la couleur transmettre mon expérience de la fleur ou l'expérience que la fleur rend importante pour moi à un moment donné ". 
Fidèle à son programme de ne pas peindre ce qu'elle voit mais ce qu'elle "ressent" Georgia exécute une série de toiles consacrées à New York dans lesquelles la ville se transforme en images fantasmagoriques, s'organise en compositions visionnaires faites de formes géométriques colorées. Encore une fois, les recherches de l'artiste se font au même rythme que celles de son mari, qui a laissé une série de clichés en noir et blanc de la ville très voisins des tableaux de Georgia par leur caractère et leur atmosphère.

Alfred Stieglitz, et Georgia O'Keeffe
Alfred Stieglitz, et Georgia O'Keeffe
Alfred Stieglitz, et Georgia O'Keeffe
Alfred Stieglitz, et Georgia O'Keeffe
Alfred Stieglitz, et Georgia O'Keeffe
Alfred Stieglitz, et Georgia O'Keeffe
Alfred Stieglitz, et Georgia O'Keeffe
Alfred Stieglitz, et Georgia O'Keeffe
Alfred Stieglitz, et Georgia O'Keeffe
Alfred Stieglitz, et Georgia O'Keeffe

De leur amour restent plus de 300 images : Stieglitz photographie Georgia O'Keeffe de façon quasi obsessionnelle de 1917 à 1937. Ils échangèrent quelques 25000 lettres, certaines d'entre elles ont été récemment publiées.  

Alfred Stieglitz, et Georgia O'Keeffe

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