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Articles avec #couples tag

Le pantalon caché des femmes

Publié le par Perceval

Le pantalon caché des femmes

En 1900, le pantalon de lingerie, participe au jeu érotique, en ce qu'il bouscule deux tabous :

* celui de la culotte : dans son sens premier, un vêtement d’homme. Sorte de pantacourt, elle est portée par ces messieurs de la haute société pendant l’Ancien Régime. En 1909, suite à un décret révolutionnaire, une circulaire autorise les femmes à porter le pantalon seulement pour faire du vélo et du cheval, et uniquement sur autorisation Préfectorale.

** Tabou du sous-vêtement, donc caché... La bienséance voulait que les femmes vertueuses de l’époque ne portent pas de culottes à partir de leur 14 ans. Avant cela, les petites filles étaient autorisées à porter une sorte de panty bouffant en coton.

La culotte, est, pour ces dames, réservée aux vieilles femmes, aux malades et aux servantes lorsqu’elles font les carreaux, mais aussi aux femmes dites « aux moeurs légères ».

Du Moyen Âge jusqu’au XIXème siècle ; les seuls sous-vêtements féminins étaient une espèce de chemise de soie ou de toile (cela dépendait de la richesse de la porteuse) et parfois un jupon supplémentaire par-dessus (plus les 45 jupons habituels, la base).

Au cours du XIX°siècle que "le pantalon de lingerie" commence à être porté comme sous vêtement. D'abord exclusivement porté par les petites filles (il dépasse ingénument de leurs robes !), il sera peu à peu adopté par les femmes. Soumises à l'influence des hygiénistes, les parisiennes seront les premières à les adopter.

Avec l'arrivée de la crinoline (4 800 000 crinolines métalliques seront vendues en France entre 1858 et 1864), la culotte s'impose comme une obligation. En effet, chaque femme s'asseyant dans ces paniers de métal, renversait sa robe et laissait voir l'intégralité de ses jambes et plus...

Il y en a pour tous les goûts...
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Garry Winogrand, photographe

Publié le par Perceval

Garry Winogrand, né le 14 janvier 1928 à New York (États-Unis), mort le 19 mars 1984 (à 56 ans) à Tijuana (Mexique), est un photographe de rue américain.

Principal représentant du mouvement de la photographie de rue, il est renommé pour son portrait des États-Unis de la deuxième moitié du XXe siècle.

Élève d'Alexey Brodovitch, Garry Winogrand est le fils spirituel de Walker Evans. En 1955, lorsqu'il prend connaissance du travail qu'a fait Evans sur les passants dans le métro de New York, Winogrand commence son « étude photographique de la vie américaine ». Son sujet : la rue. Piéton, passant lui-même, il va, pendant presque 30 ans, inlassablement enregistrer, de manière spontanée, la complexité comme la banalité ou les bizarreries de la vie urbaine. Il conçoit la rue comme une énigme, un théâtre où tout est possible et sujet à faire image. Il photographie les hommes, les femmes, les groupes, les foules… 

 

L'absence d'artifice, la neutralité de l'émotion, le rejet de tout formalisme, de toute esthétique a priori permettent au spectateur de rester libre dans son imagination, dans les convergences, les divergences, la composition qu'il peut faire à chaque image.  

Garry Winogrand, photographe
Garry Winogrand, photographe
Garry Winogrand, photographe
Garry Winogrand, photographe
Garry Winogrand, photographe
Garry Winogrand, photographe
Garry Winogrand, photographe
Garry Winogrand, photographe
Garry Winogrand, photographe
Garry Winogrand, photographe
Garry Winogrand, photographe

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Marie et P.S. Kröyer -2/2-

Publié le par Perceval

Marie et P.S. Kröyer -2/2-
Marie et P.S. Kröyer -2/2-
Marie et P.S. Kröyer -2/2-
Marie et P.S. Kröyer -2/2-

Marie et PS Kroyer ont leur premier et unique enfant, une fille qu'ils ont nommé Vibeke, en 1895.

Kroyer Peder Severin (Danish, 1851-1909) «Marie and Vibeke by the bureau at home, Skagen Plantage» 1898 Kroyer Peder Severin (Danish, 1851-1909) «Marie och Vibeke Kroyer foran kaminen i hjemmet»

Malheureusement, PS Krøyer est maniaco-dépressif et quand il est déprimé, il ne peut plus travailler.

Les sautes d'humeur dramatiques font des ravages sur la capacité de Marie à le soutenir.

Elle apprend également la syphilis de son mari, ce qui l'angoisse. En 1900, PS Krøyer est envoyé à l'hôpital après une dépression nerveuse, et leur relation s'est ensuite dégradée...

En 1902, Marie voyage avec Vibeke en Italie pour prendre un temps loin de sa vie familiale troublée.

Là, elle rencontre son deuxième grand amour, le compositeur suédois Alfvén (*) . Marie demande à PS Krøyer le divorce, mais le peintre mentalement instable ne lui accorde pas.

PS Krøyer invite Alfvén à les visiter, ce qui va provoquer un grand scandale dans la petite ville du Jutland. Marie et Alfvén poursuivent leur romance avec la permission de PS Krøyer, qui n'accorde le divorce qu'en 1905, quand Krøyer devient enceinte de l'enfant d'Alfvén.

Le divorce de son premier mariage malheureux, cependant, n'apporte pas à Marie, le bonheur.

Elle découvre bientôt les nombreuses relations d'Alfvén avec d'autres femmes, et PS Krøyer exige que sa fille Vibeke reste à Skagen avec lui. Krøyer donne naissance à sa deuxième fille, Margita, en 1905 et déménage en Suède avec Alfvén, mais ne l'épouse qu'en 1912 quand Margita commence l'école.

Pendant ce temps, PS Krøyer est décédé, à Skagen le 21 novembre 1909 à l'âge de 58 ans, des complications de la syphilis et de sa maladie mentale.

En 1928, Alfvén demandé à Marie le divorce, qui, ironiquement, elle ne veut pas le lui accorder, même si ils ne vivent plus ensemble...

Elle a finalement accepté de mettre fin à leur relation tumultueuse en 1936. Alfvén rapidement épouse une autre femme de plusieurs années sa cadette, tandis que Marie Krøyer meurt seule, d'un cancer, à Stockholm en 1940.

Marie Krøyer a estimé que ses passions amoureuses s'étaient opposées à celle qu'elle vouait à l'art ...

Sa vie amoureuse, et peut-être surtout son manque de confiance dans sa capacité à peindre, ont conduit Marie Krøyer à consacrer son énergie créatrice moins à la peinture qu'à la décoration intérieure et la conception de meubles.

 

 

Le métier à tisser par Marie Kroyer (1867-1940) Marie Kroyer (Danish, 1867-1940) «Selfportrait»

Son travail sur les intérieurs de sa maison à Skagen et sur son habitation qu'elle partageait avec Alfvén près de Tällberg en Suède était très respecté et admiré.

Aujourd'hui, on peut visiter le Skagen Musuem (skagenmusuem.dk) pour voir des exemples de ses peintures et ses dessins d'intérieur, ainsi que des peintures de PS Krøyer, qui représentent sa belle, mais mélancolique, épouse.

(*) Hugo Alfvén est un compositeur, chef d’orchestre, violoniste et peintre suédois, né à Stockholm le 1er mai 1872 et mort à Falun le 8 mai 1960.

 

Marie et P.S. Kröyer -2/2-
Marie et P.S. Kröyer -2/2-

Marie Krøyer (2012) Fødselsdagsfesten

Pour son anniversaire, P.S. Krayer est célébré par sa famille et ses amis avec bonne humeur.  

Marie Krøyer (2012) Mødet med Hugo

Marie Kroyer est en vacances en Suède – ici, elle rencontre pour la première fois le compositeur Hugo Alfvén.  

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Marie et P.S. Kröyer -1/2-

Publié le par Perceval

Portrait double, chacun peignant l'autre ...
Portrait double, chacun peignant l'autre ...

Portrait double, chacun peignant l'autre ...

Marie est née en 1867 de parents allemands à Frederiksberg. Elle souhaitait une vie passionnée ; elle le fut – en particulier – du fait de sa passion pour l'art. Le XIXe siècle, malheureusement ne facilitait pas la passion artistique des femmes. Jusqu'en 1888, les femmes n'étaient pas admises à l'Académie d'Art royale danoise. Ses parents l'ont soutenue dans ses efforts, et autorisée à s'inscrire dans des instituts privés. C'est ainsi qu'elle est entrée en contact avec le peintre Peder Severin Krøyer lors d'une exposition au 'Charlottenborg Art Museum' où il exposait...

En 1870, Peder Severin Kroyer (1851-1909) a achevé ses études à l'académie danoise royale d'art, où il a étudié avec Frederik Vermehren. En 1873, on lui a attribué la médaille d'or et une bourse.

Entre 1877 et 1881, Krøyer voyage beaucoup en Europe, rencontrant des artistes, étudiant l'art, et développant son métier. Il séjourne à Paris et étudie sous la direction de Léon Bonnat. Il subit l'influence des impressionnistes contemporains :Claude Monet, Alfred Sisley, Edgar Degas, Pierre-Auguste Renoir et Édouard Manet.

PS Krøyer, de 16 ans son aîné, deviendra son premier grand amour. Marie a commencé à étudier la peinture avec PS Krøyer en 1887. Elle a également été son modèle pour plusieurs de ses tableaux, en particulier '' Duo'' . Mais, à l'époque, le peintre fait peu attention à elle, et Marie, également, est centrée sur sa propre peinture. Elle ne souhaite pas se marier, le mariage étant pour elle la fin de sa vie d'artiste.

En 1882, de retour au Danemark, Krøyer passe la période de juin-octobre à Skagen, puis dans un village de pêche au Danemark. Il y peint des scènes de la vie locale et des portraits de personnalités de l'art ayant vécu à Skagen ou de passage pendant cette période. Il est longtemps associé à Skagen et à la scène artistique et littéraire qui y prospère. Parmi cette communauté artistique figurent des auteurs comme Holger Drachmann, Georg Brandes, et Henrik Pontoppidan, et des peintres comme Michael Peter Ancher ou Anna Ancher. Ils les peint dans plusieurs de ses œuvres, dont le tableau Hip, Hip, Hurrah! (musée des beaux-arts de Göteborg).

"Hip Hip Hip Hourra" - Skagen 1888

A partir de la gauche, dans le sens des aiguilles d'une montre : Martha Johansen, Viggo Johansen , Christian Krohg, Peder Severin Krøyer, Degn Brøndum, Michael Ancher, Oscar Björck, Thorvald Niss, Helena Christensen, Anna Ancher et sa fille Helga Ancher : les artistes du Groupe de Skagen

PS Krøyer est voyage à Paris en 1888, alors que Marie s'y trouve pour continuer ses études. Ils se fréquentent, il tombe immédiatement fou amoureux d'elle.

La jeune femme étudie alors dans l'atelier parisien de Pierre Puvis de Chavannes. Épris l'un de l'autre, ils se marient le 23 juillet 1889 et s’installent à Skagen, où à partir de 1890, Kroyer peignit de nombreux portraits de Marie.

Marie rencontre également l'artiste danoise Anna Ancher, qui avait séjourné à Skagen et épouse le peintre danois Michael Ancher.

Les deux femmes deviennent amies pour la vie. Anna Ancher a soutenu Marie quand son mariage avec PS Krøyer a commencé à se détériorer.

PS Krøyer, avant de se marier était un ''homme à femmes'', pas intéressé par le mariage. Mais, de par ses nombreuses expériences, il a contracté la maladie sexuellement transmissible la plus redoutée de l'époque: la syphilis. PS Krøyer n'en a pas parlé à Marie, ni de l'histoire de sa famille ( sa mère ) avec la maladie mentale.

En 1899, PS Krøyer réalise l'une de ses toiles les plus connues : "Soir d'été à Skagen » : Marie, sa femme et son chien Rap sur la plage :

Encore, une de ses oeuvres les plus célèbre, où figurent Anna Ancher et Marie Kroyer lors d'une promenade sur la plage de Skagen : "Sommer aften pa Skagen" "Nuit d'été sur la Plage de Skagen" 1899 - L'école danoise moderne se définit clairement dans cette toile.
Encore, une de ses oeuvres les plus célèbre, où figurent Anna Ancher et Marie Kroyer lors d'une promenade sur la plage de Skagen : "Sommer aften pa Skagen" "Nuit d'été sur la Plage de Skagen" 1899 - L'école danoise moderne se définit clairement dans cette toile.

Encore, une de ses oeuvres les plus célèbre, où figurent Anna Ancher et Marie Kroyer lors d'une promenade sur la plage de Skagen : "Sommer aften pa Skagen" "Nuit d'été sur la Plage de Skagen" 1899 - L'école danoise moderne se définit clairement dans cette toile.

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Albert Guillaume (1873-1942), peintre

Publié le par Perceval

Albert Guillaume (1873-1942), peintre
Albert Guillaume (1873-1942), peintre
Albert Guillaume (1873-1942), peintre
Albert Guillaume (1873-1942), peintre
Albert Guillaume (1873-1942), peintre
Albert Guillaume (1873-1942), peintre
Albert Guillaume (1873-1942), peintre
Albert Guillaume (1873-1942), peintre
Albert Guillaume (1873-1942), peintre
Albert Guillaume (1873-1942), peintre
Albert Guillaume (1873-1942), peintre
Albert Guillaume (1873-1942), peintre
Albert Guillaume (1873-1942), peintre
Albert Guillaume (1873-1942), peintre
Albert Guillaume (1873-1942), peintre
Albert Guillaume (1873-1942), peintre

Albert Guillaume (14 février 1873 à Paris - 10 août 1942 à Faux) est un peintre et caricaturiste français. Albert Guillaume est l'un des caricaturistes des plus renommés de la Belle Époque.

Bien qu'on se souvienne surtout de ses affiches, Albert Guillaume réalisa aussi de remarquables huiles sur toile telle que la Soirée parisienne, un portrait de la bonne société parisienne.

Influencé par l'éminent affichiste Jules Chéret, il créa aussi bien des affiches pour le théâtre que pour la publicité.

Albert Guillaume est connu aussi pour ses dessins satiriques, qui furent publiés dans des magazines humoristiques parisiens tel que Gil Blas, le Rire, l'Assiette au beurre et le Figaro illustré. Lauréat de la médaille de bronze à l'exposition universelle de 1900, il vit bon nombre de ses illustrations publiées en albums par des éditeurs tels que Jules Tallandier, Ernest Maindron et Henri Simonis. Il réalisa aussi trois albums de dessins militaires, dont Mes Campagnes (1896), préfacé par Georges Courteline.

Albert Guillaume s'était retiré à la fin de sa vie dans le petit village de Faux en Dordogne, où il mourut en 1942.

Albert Guillaume (1873-1942), peintre
Albert Guillaume (1873-1942), peintre
Albert Guillaume (1873-1942), peintre
Albert Guillaume (1873-1942), peintre
Albert Guillaume (1873-1942), peintre

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Le plaisir sexuel en couple, au début du XXe siècle. -1/2-

Publié le par Perceval

Le plaisir sexuel en couple, au début du XXe siècle. -1/2-

Il a fallu en effet un long cheminement des mentalités pour que les individus osent s'affranchir de l'influence de la religion, de la famille, du village, des solidarités de métier. Comme l'a raconté Alain Corbin, de nouveaux comportements se sont éveillés à la fin du XIXe siècle, en opposition avec la morale officielle, victorienne.

Ils vont se développer au XXe siècle, provoquant une rupture éthique dans l'histoire des rapports entre hommes et femmes. Ce sont les gens modestes, et en premier les femmes, qui s'engagent sur cette voie. Petit à petit, elles rompent avec le vieux modèle de la virginité à laquelle la religion les soumettait, elles surmontent la peur de l'opinion et la hantise de l'enfant non désiré, elles prennent de plus en plus de risques.

La première grande mutation, c'est la fin du mariage arrangé, effective vers 1920, d'abord dans les milieux populaires, où règne une grande liberté de mœurs et où l'on est moins guidé par les intérêts patrimoniaux.

La séduction, prend de plus en plus d'importance. Désormais, il faut plaire.

Les jeunes gens ont plus de liberté pour se rencontrer et flirter.

Savoir danser devient le passeport indispensable de l'amour. Les jeunes gens prennent l'habitude de sortir le dimanche, de se revoir. Ils se «fréquentent».

Le jeune homme se déniaise avec des prostituées ou une fille «légère». Mais il trouve rarement une partenaire de son âge. Car, pour traduire son amour en sexualité, la jeune fille veut avoir l'assurance d'être épousée.

Il est très mal vu qu'un jeune homme noue une liaison avec une femme mariée ou qu'il engrosse une jeune fille sans l'épouser. Si on fait une «bêtise», comme on disait alors, il faut la réparer: on «fête Pâques avant les Rameaux», c'est-à-dire que l'on se marie avec la fille enceinte.

Les liaisons avant le mariage vont se développer de manière impressionnante. Un cinquième des filles ont des relations prénuptiales à la Belle Epoque.

Sources : L'historienne Anne-Marie Sohn ; et Alain Corbin, historien français spécialiste du XIXe siècle en France.

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Le Moulin Merveilleux

Publié le par Perceval

Estampe de la fabrique de Pellerin, imprimeur-libraire, à Epinal. - 1837

Estampe de la fabrique de Pellerin, imprimeur-libraire, à Epinal. - 1837

'' Le moulin merveilleux '' propose une solution au difficile équilibre de la vie entre gens de sexes opposés ; il est une illustration métaphorique où les femmes passées au moulin rajeunissent et sont débarrassées de tous leurs vices :

 

« Le Meunier :

Approchez-vous, jeunes et vieux,

Dont les femmes laides, jolies,

Au caractère vicieux,

Ont besoin d’être repolies. 

 

Femme qui, du soir au matin,

Se bat, boit, et prise et caquette,

Amenez-la dans mon moulin,

Et je vous la rendrai parfaite .•• » 

 

 

Un moulin itinérant se déplace de village en village. Le meunier dresse sa machine sur la place, et avec son aide, hèle la population masculine. Chaque habitant est invité à conduire au moulin sa vieille femme tordue et acariâtre : pour quelques écus elle sera passée au moulin et le meunier vous la rendra parfaite et rajeunie. Ce thème est aussi développé en Hollande. Bientôt la plupart des pays d’Europe ont leur iconographie. La France n'y échappe pas avec au moins une image d’Épinal : '' le Moulin Merveilleux'' .

 

Le meunier, a succédé au forgeron dans sa dimension mythologique... Après le Moyen-âge, le fer n'est plus rare, alors le successeur de Vulcain se met à forger les outils de l'agriculture... Son aura se dissipe...

Le meunier travaille dans la paix, et pour la vie... Une culture de paix se substitue à une culture de guerre...

Quant au contexte sexiste de cette histoire, je vous laisse juger... Aujourd'hui, nous pouvons nous en amuser ...

*****

Une autre image d'Epinal, qui nous renvoie au dix-septième siècle...

Monsieur et Madame Denis, s'aiment toujours, et se souviennent ...

Estampe de la fabrique de Pellerin, imprimeur-libraire, à Epinal. - 1852

Estampe de la fabrique de Pellerin, imprimeur-libraire, à Epinal. - 1852

Mais, cela ne se passe pas toujours aussi bien ....

Ici, c'est la querelle est appelée: '' Dispute pour la culotte '' ...

La grande querelle du ménage Pacher, Jules. Dessinateur de l'oeuvre reproduite Editeur Pellerin 1871

La grande querelle du ménage Pacher, Jules. Dessinateur de l'oeuvre reproduite Editeur Pellerin 1871

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Alan Feltus, peintre

Publié le par Perceval

Alan Feltus, peintre
Alan Feltus, peintre
Alan Feltus, peintre
Alan Feltus, peintre
Alan Feltus, peintre
Alan Feltus, peintre
Alan Feltus, peintre
Alan Feltus, peintre

Alan Feltus, né en 1943 à Washington, est un artiste figuratif américain, de renommée internationale, vivant en Ombrie.

EDUCATION
• 1968 MFA, Université de Yale, New Haven CT
• 1966 BFA, Cooper Union, New York, NY
• 7961-62 Tyler School of Fine Arts, Temple University, Philadelphia, PA

 

Son épouse Lani Irvin, est également peintre dans un style assez proche ( tableaux ci-dessous). Le couple a vécu longuement en Italie et sont très imprégnés de la peinture italienne...

 

« Nous aimons être ému par la beauté de quelque chose nouvellement trouvé. L' art est dirigé vers la transcendance... L' art doit avoir ce genre de place dans nos vies. Il ne devrait pas refléter simplement notre environnement, comme un miroir, et d' ajouter quelque chose à l'encombrement général, mais devenir quelque chose de plus merveilleux, plus significatif que cela. »

Son modèle masculin est un reflet de lui-même...

« La peinture doit refléter un moi intérieur. Elle résulte d'un état ​​méditatif... »

Voici une sélection de peintures, où apparaît le couple homme(le peintre)-femme.

 

Alan Feltus, peintre
Alan Feltus, peintre
Alan Feltus, peintre
Alan Feltus, peintre
Alan Feltus, peintre
Alan Feltus, peintre
Alan Feltus, peintre
Alan Feltus, peintre
Alan Feltus, peintre

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Le couple pendant la Grande Guerre (14-18) -2/2-

Publié le par Perceval

En étudiant les nombreuses correspondances de couples séparés par le conflit, mais aussi les témoignages d’hommes et de femmes touchés dans leur couple par la guerre. Les chercheurs décèlent des stratégies, souvent minuscules et individuelles, qui permettent aux couples, plus ou moins accablés par le conflit, de gérer conjointement et quotidiennement la situation de séparation imposée par la guerre. Ils observent, donc, la mise en place d’une nouvelle organisation conjugale fondée sur l’éloignement et sur la construction de liens dans l’absence.

 

- La correspondance :

Les couples, privés de la présence de leur conjoint, entrent dans un nouveau système de relation, au sein duquel la lettre fait figure de trait d’union. La relation, soudainement, devient épistolaire. Les premières lettres échangées sont marquées par l’organisation d’un véritable système de correspondance : faisant rapidement le constat du bien-être éprouvé lors de la réception des lettres, les épistoliers s’imposent une certaine fréquence dans l’écriture, ils s’adonnent à une comptabilité précise des lettres reçues et envoyées et mettent en place des astuces visant à assurer une continuité de l’échange et à compter les lettres égarées. Peu à peu, les lettres deviennent le lieu d’un ajustement de la relation conjugale confrontée à la distance et à l’absence.

La lecture des correspondances conjugales offre également des informations précieuses, quoique parfois sporadiques, sur les émotions et sur la sexualité conjugale en guerre.

L'étude de l'intime, montre un franchissement des frontières de la pudeur pendant le conflit. En effet, dans certaines correspondances émanant de la bourgeoisie ou de milieux catholiques, le désir charnel de la femme est dévoilé avant celui de son conjoint, témoignage étonnant de la volonté féminine de s’affranchir, par l’écriture du moins, de la chasteté imposée par la guerre.

- Les permissions

L’urgence et les drames de la guerre font s’estomper les limites morales. Pour les soldats, l’omniprésence de la mort fait ressurgir l’urgence de vivre et de profiter de la vie. La pression psychologique aussi cherche un défouloir. Il y a donc une certaine tolérance pour leur conduite. Loin de chez lui, le soldat peut être tenté, si il n’est pas terrassé par la fatigue, par une expérience sexuelle. 

Les permissions sont un autre moyen de rencontre hommes/femmes. Les soldats peuvent revoir leur “bonne amie” , leur fiancée ou leur épouse..

A Paris, les soldats peuvent aussi être en contact avec des prostituées ou des relations de passage. Autant de possibilités pour le soldat, si il ne se protège pas, d’attraper ce que nous appelons désormais des MST.

Au début d’une guerre que presque tous imaginaient « courte, fraîche et joyeuse », les permissions sont exclues... étant en temps de guerre ! Le 30-6-1915 le général Joffre accorde 8 jours par an , à tour de rôle, aux soldats... Fin 1916 les permissions réglementaires sont portées à 1 semaine 3 fois par an. Théoriquement... En fait, les distributions restèrent aléatoires et fluctuantes selon les besoins militaires... Des mouvements de protestation parcoururent de nombreux régiments ; Pétain humanise quelque peu la condition du soldat, et met efficacement en place un roulement des permissions, en les portant à 10 jours 3 fois par an.

* 630 000 françaises deviennent veuves de guerre, apprenant parfois la nouvelle par simple retour de lettre...

Sources : Clémentine Vidal-Naquet / et Encyclopédie de la Grande Guerre. 1914-1918, Paris, Bayard, 2004

Le couple pendant la Grande Guerre (14-18) -2/2-
Le couple pendant la Grande Guerre (14-18) -2/2-
Le couple pendant la Grande Guerre (14-18) -2/2-
Le couple pendant la Grande Guerre (14-18) -2/2-
Le couple pendant la Grande Guerre (14-18) -2/2-

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Le couple pendant la Grande Guerre (14-18)

Publié le par Perceval

L'impact de la guerre s'est aussi porté sur le couple, et les relations intimes homme-femme...

En France, parmi les 7,9 millions d’hommes mobilisés, environ 4 millions étaient mariés, ce qui signifie que 8 millions de personnes expérimentèrent la guerre en leur couple. Ce chiffre ne prend pas en compte les couples non mariés ou simplement fiancés. La séparation induite par la guerre concerne donc un bien plus grand nombre de personnes... Le conflit, parfois qualifié de « catastrophe sentimentale », aura donc secoué un nombre considérable d’histoires conjugales, si ce n’est brisé les relations intimes.

De nombreuses lois votées pendant la guerre sont destinées à sauvegarder l’institution du mariage, à faciliter les démarches des conjoints, à pallier l’absence de l’homme comme pilier de la famille, et - par exemple - d’exercer la puissance paternelle en cas de mobilisation du mari...

La loi sur l’allocation aux femmes de mobilisés témoigne de la très grande réactivité des pouvoirs publics face aux séparations des couples. La loi du 4 avril 1915, qui autorise le mariage par procuration, est sans doute celle qui manifeste le mieux la volonté de préserver, à tout prix, l’institution maritale mise en danger par le conflit.

Le couple est plongé pendant la guerre au cœur à tout un système de représentations, véhiculé par la presse... . La fidélité des femmes ou leur penchant pour l’adultère, l’amour vainqueur de la guerre ou les antagonismes issus du conflit, le courage et les larmes des femmes lors du départ de leurs conjoints, l’union ou l’incompréhension profonde entre les sexes, le partage et la solitude des corps et des cœurs...

Le couple apparaît, dès le mois d’août 1914, comme un vrai enjeu de guerre : le fait d’insister sur la noblesse des épouses et sur la détermination est une façon de glorifier la France. Mais, l’idée que la guerre pourrait être à l’origine d’une crise conjugale durable préoccupe de nombreux contemporains.

« Le mariage a été, lui aussi, touché par la guerre qui détruit en peu de temps ce que les siècles avaient construit. (…) Les premiers mois le lien conjugal s’était resserré. Comme le sentiment religieux, la tendresse des femmes s’était exaltée. Et il n’était guère de soldat qui ne portât sur son cœur la photographie d’une femme, souvent aussi de petits enfants (…) Mais la guerre a duré trop longtemps. Il fallut, pour vivre, s’accoutumer à l’absence. De part et d’autre, on s’y accoutuma » Henry Bordeaux( 1870 – 1963) avocat, romancier et essayiste français.

Selon certains auteurs, la séparation des couples, la très forte mortalité des hommes et le bouleversement du quotidien pour les femmes restées à l’arrière devraient provoquer la faillite de l’institution du mariage. La crise du mariage prendrait deux formes : d’une part, le déséquilibre du rapport hommes-femmes est censé faire augmenter le nombre de femmes célibataires. D’autre part, l’incompréhension mutuelle due à des expériences et à des attentes réciproques non compatibles risque de faire augmenter sensiblement le nombre de divorces.

À suivre …

Sources : Clémentine Vidal-Naquet / et Encyclopédie de la Grande Guerre. 1914-1918, Paris, Bayard, 2004

 

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