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Vers Libres ( et érotiques) - Raymond Radiguet

Publié le par Perceval

Raymond Radiguet est l'auteur du fameux roman "Le diable au  corps" (1923) porté à l'écran en 1947 par Cocteau .. Le succès est immédiat et le livre fait scandale.

Raymond Radiguet est né en 1903 et est mort à 20 ans, d’une fièvre typhoïde, en 1923. Introduit très tôt dans les milieux de la presse, il fait la connaissance, entre autres, de Jean Cocteau, André Breton, Max Jacob, Paul Morand, Érik Satie et Francis Poulenc.

Un seul recueil de poésie est publié de son vivant : Les joues en feu (1920), période de sa liaison avec l'ancienne égérie de Modigliani : Béatrice Hastings. 

Le reste de son oeuvre est publié après sa mort : le roman Le bal du comte d'Orgel (1924), ainsi que les recueils de poèmes : Vers libres (1925) et Jeux innocents (1926) publiés sous le manteau contre la volonté de la famille Radiguet. D'autres recueils restent encore inédits.

Vers Libres ( et érotiques) - Raymond Radiguet

Chat perché

Au ciel des plages, Virginie*,
Ombres d'où je t'ai vu sortir,
Le zéphir, la brise d'été
Apportaient l'odeur de peau nue
(...)

Dans un rève où tu figurais
Entre une ruche d'écolières
Aux cheveux en nattes tressés.
La châtaine ainsi que la brune

Non contentes d'une bougie
Cherchaient à prendre en leurs filets
Un lycéen couleur de lune
Qui enseignerait à chacune

L'art d'agacer le chat perché
Dans la niche où il s'est caché.  

Bains publics

Que n'ai-je écouté tes paroles,
Rivière, dont les herbes folles
Au corps des ondines semblaient
Des ceintures de chasteté ?

Car ondines ce sont baigneuses
Aux fruits de marbre, au teint de lait,
Craignant les coups de la saison
Quand les ombrelles lumineuses

Fêtent le retour de l'été
Rivière, que n'ai-je écouté
Le conseil de tes herbes folles...
Adieu la sieste et le gazon,

Les ondines ont dépouillé
Pudeur, décence et chasteté
Mêlant leurs jambes et les miennes.
Jamais ondines ne tolèrent

Ces herbes folles, oripeaux
Passés de mode, sur leur peau.
Ondines sont filles légères
Jettant par-dessus les moulins

Leurs bonnets et combinaisons.
D'une ondine au sexe bâillant
La perle est dans le coquillage
(Perle perdue vingt fois par jour)

Ondines, les reprend l'amour,
Jamais d'ailleurs ne se souviennent
Que Cupidon, c'est en raillant
Qu'il les enfile, fausses perles,
Par derrière et sous une ombrelle.
 

Jeux innocents

Envole-toi comme une mésange
Ombrelle qui cachais nos jeux

Peu à peu se perd l'innocence.
De Vénus complice l'été
Dépouillant toute chasteté
Fait s'égarer les pucelages,
Tels des colliers ou des bijoux.

Qu'une enfant repeigne ses joues !
Après l'amour qu'on lui enseigne,
Entre ses jeunes jambes saigne
La grenade à jamais fendue.

- Elle s'habituera bientôt
À mieux supporter les mélanges
Et déjà, du bout de la langue,
Dans l'ombre de colin-maillard

Elle reconnaît le coupable.
L'ombrelle ouverte sur le sable
Parmi les algues et le sang
Cachera nos jeux innocents.  

Les Fiancés de Treize ans

(...)
Nulle robe ne peut soumettre
Celle qui, puérile nue,
Dans un coquillage vécut
En attendant le jour de naître.

Rendez-vous au prochain été.
Pateince ! la mer nous attend...
Au bout de cette année scolaire
Les replis de sa vaste ombrelle

Sauront nos amours abriter
De la maternelle colère.
Mais toi tu nous comprends, Vénus,
Chère folle, toi qui déjeunes

De soleil et de lune dînes,
Mis à l'école des ondines
On nous apprend à rester jeunes,
A nous qui voudrions vieillir !

A la dînette de la vie
A peine mis notre couvert,
Peureuse d'être découverts
Par la nourrice de son frère

(De sa mère le préféré :
Dernier venu c'est le premier,
Aussi bien tu le sais, Vénus)
Comme oursin peureux se hérisse

La naïve à qui l'on défend
De mettre un pantalon ouvert.

- Tu vas me trouver bien enfant,
Ondine, si je te demande

De me prêter un des canifs
Qui semblent furtives sardines
Ouvrant le fruit des mers gourmandes.
En échange de ton canif

D'argent, ondine, je dédie
A tes soeurs et à toi l'écorce
Dont je ne sus venir à bout,
Assis, couché ou bien debout,
Trahi par mes naïves forces.

Pourpre ciel entrouvert ! Grenade

Un bon conseil puisque tu daignes
Aphrodite me faire faire
Le grand tour du propriétaire
Vénus parmi les promenades

En tricycle dans tes domaines
Que la mer rouge ne te teigne,
La douleur en une grenade
Changeant la naïve châtaigne.

Note : ce poème est paru pour la première fois dans le n°7 de la revue L'oeuf dur le 7 février 1922, sous forme de quatrains ; et communiqué par Radiguet à Valentine Hugo (artiste peintre et femme de l'arrière-petit-fils de Victor Hugo) dans une lettre datée du 26 mars 1921.

Valentine Hugo, Raymond Radiguet et Jean Hugo (vers 1921) ds un décor de paquebot au Magic-City

 

Nues

Au regard frivoles les nues
Se refusent selon la nuit
Vers l'aurore sans plus de bruit
Dormez chère étoile ingénue


Sous les arbres de l'avenue
Les amours ne sont plus gratuits
Au regard frivoles les nues
Se refusent selon la nuit


Deux étoiles à demi-nues
Semblables soeurs nées à minuit
Chacune à son tour nous conduit
A des adresses inconnues
De leurs regards frivoles nues


De Les joues en feu - cité in Vers libres & jeux innocents - 

RADIGUET: - illustrations de Rojankovsky, dit Rojan

RADIGUET: - illustrations de Rojankovsky, dit Rojan

Nymphe émue

De ta tête, ôte ce panier
Naguère débordant de fraises,
C’est en prendre trop à son aise,
Tant bien que mal, nymphe, élevée.
 
Car sur les cendres de tes fraises
Les bravos ont fait relever
La tulle du lit où repose
La source d’hier, qui se tut.
 
Nymphe, m’apprivoisent tes cuisses,
Tes jambes à mon cou, statue,
Je courrais comme ondes bondissent,
Et arrivant en bas se tuent.
  
(Obligé qui voudrait y boire
Biche, de se mettre à genoux.)
 
Nymphe pensionnaire des bois
Me conviant à ce goûter,
Pour que commodément je puisse
Tes sauvages fraises brouter,
Demande aux ronces de ces bois
De lever ton tablier noir :
 
Ardeur de cheminée, à nous
Forestière tu te révèles,
Ton feu je l’allume à genoux

Comme aux sources lorsqu’on y boit.

Usée

Pile, fesses endolories
Par le dur pilon des amants
Face, avers d'un envers charmant
Qui semble buisson ou prairie....

 

Saison

Bilboquet dont je suis la tige
Sur laquelle est tombé ton corps,
Je comprends bien qu'un jeu pareil
Puisse te donner le vertige !

Aussi afin de satisfaire
Les désirs que loges en toi -
L'amour ne les veut qu'à l'étroit -
Rends-moi mignonne la pareille

C'est à ma tige alors de faire
Les doux mouvements de recul
Capables d'émouvoir ton cul
Mais non ta coquille d'amour

Puisque le sang rosit encor
L'entrecuisse où tu me préfères.

 

Victoire

Figurante jeune et jolie
On excuserait ces larcins
Dérobez-lui ma panoplie
Je meurs sous des yeux assassins

Mais pour le second que j'oublie
Joyeux le premier de ses seins
A peine le galon me lie
Dormir sur semblables coussins

Elle m'a mis en quarantaine

L'infidèle dont les mitaines
De mon temps furent gants de peau
Quand même ordonne en capitaine
Au vent de voler mon chapeau :

Nu-tête devant le chapeau !
 

Champigny

Champigny, grâces canotières -
L'amour taquinant le goujon
Dissimulait entre les joncs
Quelques coeurs et une chaumière,

La chaumière où je t'ai connue
Marie que je n'aimais que nue,
C'était aussi à Champigny
Les parapluies en champignons
Poussaient d'un coup sur l'avenue.

Mais moi, pensant à la cueillette,
Je plantais dans ton sexe herbu
Un cèpe sur lequel tu bus
La rosée de l'aube défaite.

Orages du coeur, dont vainqueur
Il conviendrait que je sortisse
Vos échos en moi retentissent
Lorsque nous sommes coeur à coeur.  

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Scènes de vie bourgeoise -1828-

Publié le par Perceval

Henry Monnier, né le 7 juin 1799 à Paris où il est mort le 3 janvier 1877, est un, caricaturiste, illustrateur, dramaturge et acteur français.

Après des études au lycée Bonaparte, il entre en juillet 1816 au ministère de la Justice pour y occuper un médiocre emploi de gratte-papier qu'il abandonne en mai 1821, ne pouvant plus supporter les tracasseries de ses supérieurs hiérarchiques. Parallèlement à cette occupation administrative, il fréquente à partir de 1819 les ateliers d'Anne-Louis Girodet et d’Antoine-Jean Gros. Il publie ses premiers portraits d'acteurs en 1821.

En 1822, il effectue son premier séjour à Londres où les techniques de lithographie en couleurs connaissent un grand développement. Après plusieurs séjours anglais, il revient en France cinq ans plus tard.

Entre 1827 et 1832, il multiplie les albums de lithographies, croquant les mœurs et physionomies de ses contemporains, de la grisette à l’employé de bureau. Il est le créateur du caricatural Monsieur Prudhomme, personnage grassouillet, conformiste, solennel et imbécile, dont Balzac dira qu’il s’impose comme « l’illustre type des bourgeois de Paris » et dont Paul Verlaine s’inspirera, dans les Poèmes saturniens, pour un poème homonyme.

Le 21 mai 1834, Monnier épouse à Bruxelles Caroline Péguchet, dite Caroline Linsel, actrice du théâtre de la Monnaie.

À partir des années 1850, il se consacre essentiellement à l’écriture et au théâtre.

Henry Monnier a servi de modèle à Balzac pour le personnage de Jean-Jacques Bixiou dans son roman Les Employés ou la Femme supérieure (1838), fonctionnaire, caricaturiste, homme de bons mots, qui revient dans de nombreux romans de La Comédie humaine.

Scènes de vie bourgeoise -1828-
Scènes de vie bourgeoise -1828-
Scènes de vie bourgeoise -1828-
Scènes de vie bourgeoise -1828-
Scènes de vie bourgeoise -1828-
Scènes de vie bourgeoise -1828-
Scènes de vie bourgeoise -1828-
Scènes de vie bourgeoise -1828-
Scènes de vie bourgeoise -1828-
Scènes de vie bourgeoise -1828-
Scènes de vie bourgeoise -1828-
Scènes de vie bourgeoise -1828-
Scènes de vie bourgeoise -1828-
Scènes de vie bourgeoise -1828-
Scènes de vie bourgeoise -1828-

Henry Monnier, a donné libre cours à sa fantaisie débridée dans des pièces que l'on peut qualifier de pornographique : comme "La Grisette et l'Etudiant". Une sorte de Scènes de la vie de Bohème pour adultes avertis... une curiosité des années 1830 ...

Attention: pour ADULTES..!

Scènes de vie bourgeoise -1828-
Scènes de vie bourgeoise -1828-
Scènes de vie bourgeoise -1828-
Scènes de vie bourgeoise -1828-
Scènes de vie bourgeoise -1828-
Scènes de vie bourgeoise -1828-
Scènes de vie bourgeoise -1828-
Scènes de vie bourgeoise -1828-
Scènes de vie bourgeoise -1828-
Scènes de vie bourgeoise -1828-
Scènes de vie bourgeoise -1828-
Scènes de vie bourgeoise -1828-
Scènes de vie bourgeoise -1828-
Scènes de vie bourgeoise -1828-
Scènes de vie bourgeoise -1828-
Scènes de vie bourgeoise -1828-
Scènes de vie bourgeoise -1828-
Scènes de vie bourgeoise -1828-
Scènes de vie bourgeoise -1828-
Scènes de vie bourgeoise -1828-
Scènes de vie bourgeoise -1828-
Scènes de vie bourgeoise -1828-

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Le jardin des caresses

Publié le par Perceval

Le jardin des caresses

Le Jardin des Caresses de Franz Toussaint (1879-1955)

Frantz Toussaint est un écrivain et orientaliste français, auteur de nombreuses traductions de l'arabe et du persan, du sanskrit et du japonais. Il est l'un des représentants de la littérature orientaliste du début du XXème siècle.

Sa traduction la plus célèbre reste le Rubayat d'Omar Khayyam, mais il s'attaqua également à des oeuvres de Saadi, le grand poète perse du Xème siècle, comme Le Jardin des Roses ou Le Jardins des fruits, des contes indiens et chinois  

 

Le jardin des caresses
Le jardin des caresses
Le jardin des caresses
Le jardin des caresses
Le jardin des caresses
Le jardin des caresses

Le premier baiser

Elle était debout près de moi. Je l’ai regardée jusqu’à l’âme et j’ai saisi ses poignets.


En fermant ses yeux, elle m’a offert sa joue.


Le voyageur altéré se contente-t-il d’un fruit quand la fontaine est proche ?


Enfin nos lèvres s’unirent. Et tout son corps, contre le mien, ne fut plus qu’une bouche.

LA BATAILLE

 

Nous avions épuisé les paroles d’amour.

 

De même que le silence s’établit dans les rangs de deux armées qui vont se livrer bataille, le silence s’était fait entre nous.

 

J’ai livré la bataille d’amour. Le bruit des sabres était nos baisers, les soupirs des blessés étaient nos halètements, le fracas des chars était dans nos artères…

 

Et je t’ai gardée contre moi, comme un étendard déchiré.

LE FLAMBEAU

 

J’ai poli ton corps de tant de caresses, qu’il ressemble maintenant à la pierre sacrée d’El Djoûf, que tant de lèvres ont usée.

 

Le soleil peut s’éteindre et la lune tomber, il m’inondera de lumière.

Le sommeil des lévriers

 

A l’ombre aigüe des cyprès, mes trois lévriers dorment, comme des flèches dans un carquois. 

Referme doucement la porte, et viens les caresser. 

Ta main fera passer dans leurs rêves la fraîcheur d’un ruisseau du Liban.

 

TOI

Ta chevelure, qui est l’étendard de mon amour.

Ton front, tiède et bombé comme une cassolette.

Tes yeux, qui sont couchés sur ton visage.

Tes lèvres, cette porte du Jardin.

Tes dents, entre tes lèvres, comme de la neige sur de la pourpre.

Ta langue, qui a mûri pour ma bouche.

Ton cou, qui est une colonne d’ivoire.

Ton épaule, lisse comme une margelle de puits.

Tes bras, qui seront deux flammes autour de mon corps.

Tes seins, qui jaillissent pour se donner.

Ton ventre, ce parvis de marbre.

Tes jambes, réunies comme deux agneaux craintifs.

Tes pieds, qui ont franchi le seuil de ma demeure, et que je pose sur mon front.

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Homme-Femme : un jeu d'Echecs...

Publié le par Perceval

Les jeux servent parfois de métaphore aux rituels de l'amour, en particulier le jeu d'échecs...

On pourrait montrer la sexualité même de ce jeu qui tend à une victoire totale sur un sexe qui se rend faible, qui tend à pénétrer ses défenses, à le dénuder, à le posséder, à le sentir expirer sous sa domination... Sexualité où le plaisir est de dominer ou d'être dominé... C'est souvent ce que les artistes ont représenté. Pour illustrer ce thème je vous renvoie aux articles liés ci-dessous :

LE JEU D'ÉCHECS AVEC DAMES. -1/4-

LE JEU D'ÉCHECS AVEC DAMES. -2/4-

LE JEU D'ÉCHECS AVEC DAMES. -3/4-

LE JEU D'ÉCHECS AVEC DAMES. -4/4-

Ensuite, une idée du photographe Julian Wasser, précisément lors du happening de Marcel Duchamp lors de l'inauguration de l'exposition qui lui est consacrée, en 1963, à Pasadena : …

M. Duchamp joue trois parties d'échecs contre la célèbre Eve Babitz, petite fille d'Igor Stravinsky agée de vingt ans et entièrement nue... Eve Babitz ne connaissait pas Duchamp, mais elle avait accepté le défi...

Cette photo devient célèbre, et inspire d'autres photographes ; d'autant que le thème de ce strip-chess, représente bien la fascination du corps nu de la femme, à portée de main... mais rêvé, fantasmé et sans-doute inaccessible de par le jeu du mythe...

Homme-Femme : un jeu d'Echecs...
Homme-Femme : un jeu d'Echecs...
Homme-Femme : un jeu d'Echecs...
Homme-Femme : un jeu d'Echecs...
Homme-Femme : un jeu d'Echecs...
Homme-Femme : un jeu d'Echecs...
Homme-Femme : un jeu d'Echecs...
Homme-Femme : un jeu d'Echecs...
Homme-Femme : un jeu d'Echecs...
Homme-Femme : un jeu d'Echecs...
Homme-Femme : un jeu d'Echecs...
Homme-Femme : un jeu d'Echecs...
Homme-Femme : un jeu d'Echecs...

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Henn Kim, illustratrice coréenne.

Publié le par Perceval

Henn Kim, illustratrice coréenne.

Henn Kim est une illustratrice coréenne, dont le travail de facture minimaliste contient néanmoins, une multitude de significations que le spectateur découvre parfois d'un coup d'oeil, ou après une réflexion approfondie. 

Elle s’amuse souvent à confondre l’Homme et l’objet en insistant sur les rapports entre eux, la musique et la nature. Le tout forment alors des décors imaginaires, sortis de ses rêves... Kim vit et travaille à Séoul, sa technique, tout fait traditionnelle, nous emmène à travers un monde plein de sentiments et d'émotions.  

Henn Kim, illustratrice coréenne.

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Faire la cour...

Publié le par Perceval

A toutes époques, il faut con-quérir ...
A toutes époques, il faut con-quérir ...
A toutes époques, il faut con-quérir ...
A toutes époques, il faut con-quérir ...
A toutes époques, il faut con-quérir ...
A toutes époques, il faut con-quérir ...
A toutes époques, il faut con-quérir ...
A toutes époques, il faut con-quérir ...
A toutes époques, il faut con-quérir ...
A toutes époques, il faut con-quérir ...
A toutes époques, il faut con-quérir ...
A toutes époques, il faut con-quérir ...

A toutes époques, il faut con-quérir ...

« Faire la cour » : En référence à l'usage dans la cour du Roi ou de la Reine, les courtisans s'affairaient autour du souverain pour lui faire la cour, et s'attirer ses bonnes grâces, être bien vu de lui et, autant que possible, en obtenir diverses faveurs.

 

Étonnant... non? ... Mais peut-être con-vaincant

Étonnant... non? ... Mais peut-être con-vaincant

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Brent Lynch -2-

Publié le par Perceval

 

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Ron Hicks - Peinture - Couples amoureux

Publié le par Perceval

Ron Hicks - Peinture - Couples amoureux

Ron Hicks, peintre américain, est né en 1965 à Columbus, dans l'Ohio. Encouragé par sa mère qui était aussi un artiste, Ron a toujours su qu'il voulait peindre. Ron a reçu une bourse pour étudier l'art à Columbus College of Art and Design - connu pour être l'une des meilleures écoles d'art dans le pays - où il est diplômé en beaux-arts et une mineure en Illustration. Il a ensuite déménagé à Denver et a étudié à Colorado Institute of Art, obtenu un diplôme en design publicitaire. D'abord il travaillait à temps plein en tant que gestionnaire dans une entreprise d'antenne parabolique et la peinture à temps partiel seulement...Puis, après avoir remporté le 'Best of Show' à l'exposition 'Art Students League' en 1994, Hicks a commencé à peindre à temps plein. Depuis lors, il est devenu l' un des meilleurs artistes émergents de l' Amérique. 

Ron Hicks - Peinture - Couples amoureux
Ron Hicks - Peinture - Couples amoureuxRon Hicks - Peinture - Couples amoureux
Ron Hicks - Peinture - Couples amoureuxRon Hicks - Peinture - Couples amoureux
Ron Hicks - Peinture - Couples amoureuxRon Hicks - Peinture - Couples amoureux

«Je vois les choses de manière abstraite... Je me considère comme un peintre qui voit d'abord la forme, la valeur, les bords et la texture.

J'aime idéaliser la vie. J'aime l'interaction des gens qui font des ''choses'' - quoi que ce soit. Ce peut être quelque chose de très banal, alors que c'est d'une grande beauté … » Ron Hicks

« J'aime la beauté des relations, en particulier quand il y a une certaine tension... ».

« Pour peindre, vous devez vous concentrer sur quelque chose. Si vous essayez de tout peindre, la peinture ne sera plus rien... ». « Vous pouvez dire beaucoup de choses sur une personne par un seul geste. »

Ron Hicks - Peinture - Couples amoureuxRon Hicks - Peinture - Couples amoureux
Ron Hicks - Peinture - Couples amoureux
Ron Hicks - Peinture - Couples amoureuxRon Hicks - Peinture - Couples amoureux
Ron Hicks - Peinture - Couples amoureux

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Qu'est ce qu'on fait ...?

Publié le par Perceval

Jour de pluie ...

Jour de pluie ...

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Rilke et Baladine Klossowski

Publié le par Perceval

Baladine Klossowska (1901). by Eugen Spiro (German,1874- 1972).

Baladine Klossowska (1901). by Eugen Spiro (German,1874- 1972).

Elisabeth Dorothea Klossowski (1886-1969), née Spiro, est plus connue sous le nom de '' Baladine ''.

Devenue la muse de Rilke (1875-1926), il la nommera '' Merline ''. Elle est peintre, épouse du peintre et historien d’art, Erich Klossowski de Rola. De cette union, elle a eu, écrit-elle au poète, « deux ravissants fils », Balthasar Klossowski de Rola, dit Balthus (1908-2001), et de Pierre Klossowski (1905-2001).

Elle est aussi la sœur du peintre Eugen Spiro.

 

Le 11 juin 1919. Rilke, venant de Munich, arrive à Genève, descendant comme toujours à l’Hôtel des Bergues, il y revoit une jeune femme qu’il a rencontrée à Paris vers 1906-1907 : Baladine Klossowski, avec son mari Erich... échangerait bientôt avec lui une abondante correspondance.

Le 3 septembre 1920, toujours à l’Hôtel des Bergues, a lieu, au soir, la première rencontre amoureuse... Merline est venue chercher Rilke à la gare. Il a prévu de rester vingt-quatre heures. Il demeure huit jours.

Rilke sort d'une sévère dépression liée à la guerre et qui l'a empêché d'écrire pendant plusieurs années. Baladine Klossowska (Merline) a onze ans de moins que lui, ils deviennent amants.

(...)

« On devrait l'un dans l'autre pouvoir se coucher
tels des pistils entre les étamines,
tant tout, partout, - monde démesuré, -
grandit, tournoie, nous agglutine.

Mais tandis que l'un contre l'autre nous nous serrons
pour ne pas voir ce qui dehors nous guettes,
en toi, peut être en moi, la menace s’apprête,
car nos âmes vivent de trahison. » (…) Rilke.

Baladine ici avec Mainer Maria Rilke en 1923 ->

Pendant 6 ans Baladine est le grand amour de Maria Rilke et l'inverse, même si l'irruption de cet amour dérange les plans de solitude de Rilke à ce moment-là... Cette liaison va durer jusqu'à la mort de Rainer Maria Rilke en 1926. Ensemble, ils s'installent à Muzot au-dessus de Sierre dans une vieille tour médiévale qui leur semble pouvoir les accueillir...

Il prit à cœur de s’intéresser de près à la vie scolaire et aux dons précoces des deux fils de Baladine, fondant ainsi des bases de confiance pour la carrière d’écrivain de Pierre… et le destin de peintre du jeune Balthus. Mais la situation matérielle de la famille est difficile: les enfants retournent en Allemagne et Rilke entreprend des démarches auprès de connaissances pour tenter de les aider, ce qui a pour conséquence de ramener ensuite les enfants à Paris.

 

 

"Quand Rilke venait chez moi, nous étions quatre enfants heureux" (Baladine Klossowska)Baladine Klossowska (Merline)  La Contemplation intérieure (Rilke dormant sur un petit sofa à Muzot)

La demeure parisienne de Baladine Klossowska d’abord rue Férou, puis 11 rue Malebranche, est un salon littéraire où l’on parle indifféremment français, italien, espagnol et allemand. S’y rencontrent Rilke et Valéry, Verhaeren et Julius Meier-Graefe, Charles Du Bos et Wilhelm Uhde, Gide et Ortega y Gasset, les Maritain et le jeune Pierre Leyris…

« La personne de Baladine a un caractère provocant. Si l’on a remarqué certains mouvements que son grand corps peut faire, on n'arrive plus à en détacher son regard. Un qualificatif assez juste serait « oiseau féminin ». Des jambes hautes et fortes agréables à voir, un pied cambré, hanches et poitrine présentes, mais la taille douce […] ; le visage large et charmeur d'un chat, les minces lèvres passées au rouge, le regard cendré. Quant à ses cheveux ils sont aussi provocants, un peu sombres, sensuels. »

Pierre Jean Jouve, Le Monde désert [1927], Œuvre, II, Mercure de France, 1987, page 250.

 

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