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Articles avec #arts visuels tag

Jean Rhys, et Paris vers 1920 ...

Publié le par Perceval

J'aime beaucoup cette photo...  Qui est-ce?

  jean Rhys color

 

Jean Rhys (1890-1979), fille de la Dominique où elle vécut jusqu'à 16ans, est surtout connu pour son roman "La prisonnière des Sargasses".

 

A Londres, comme elle était jolie, elle fut «chorus girl» dans un théâtre de second ordre. Elle détesta l'Angleterre qui lui parut un lieu hostile, laid, sale, dépourvu de toute chaleur, où elle connut les hôtels miteux et, surtout, elle eut froid.

A Paris, elle mena une vie de bohème. Dans "Rive gauche", elle décrit un monde de marginaux, comme elle pouvait l'être vis à vis de ses coreligionnaires écrivains...jean rhys peggy


Elle ne fréquentait ni les cafés, ni les librairies. Elle craignait la passion des hommes, pourtant elle en épousa trois ...  dont deux firent de la prison. Elle quitta son mentor et éditeur quand il tomba amoureux d'elle.

jean-rhys-older.jpg

Elle parcourait les quartiers mornes et misérables, et visitait son mari incarcéré pour traffics d'objets d'art ...

Paris attirait cette femme et engendrait chez elle une forme extrême de lassitude ...

 

<- Jean Rhys, agée.

 

 

 

C'est le moment de découvrir quelques photos de Paris entre 1920 et 1930 ..

par exemple grâce à Eugène Atget (1856-1927) ...

 

Eugene-Atget-2.jpg
 La démarche du photographe participe d’une volonté de créer un catalogue des monuments et rues du vieux Paris

 

Eugene-Atget-1.jpg
 Vers 1897-1898, à l’époque où est créée la Commission du Vieux Paris, E Atget entreprend de photographier systématiquement les quartiers anciens de Paris appelés à disparaître ainsi que les petits métiers condamnés par l’essor des grands magasins.

 

atget_prostitute.jpg
À sa mort en 1927, Bérénice Abbott achète photographies, albums, répertoire et négatifs qu’elle prête pour des expositions et des livres. En 1968, elle vend sa collection au Museum of Modern Art de New York.


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Gisèle Freund 1908-2000

Publié le par Perceval

Gisèle Freund est née dans les environs de Berlin, le 19 décembre 1908 dans une famille aisée d’origine juive allemande. Elle entreprend des études de sociologie et d’art. Elle fait connaissance de Walter Benjamin, célèbre philosophe avec qui elle entretient des rapports d’amitié.Freund-Gisele 1929

Engagée dans les jeunesses socialistes, elle  quitte Francfort, pour fuir à Paris.

 

« À cette époque, j'avais une vingtaine d'années et j'étudiais la sociologie et l'histoire de l'art. Pour payer mes études, j'avais commencé à faire des reportages photographiques et des portraits, grâce à un petit Leica que mon père m'avait offert quelques années plus tôt. Je ne me doutais pas, à ce moment-là, que la photographie deviendrait mon Gisèle Freund Portraitmétier.» Extrait de « Trois jours avec Joyce » de Gisèle Freund chez Denoël éditeur.


Elle choisit, par passion, de faire des portraits d’écrivains qui devenus célèbres lui apportent une reconnaissance internationale.

Elle rencontre Adrienne Monnier et Sylvia Beach. Adrienne Monnier,  militante féministe, figure de proue du milieu littéraire, va beaucoup l’aider ; elle devient son mentor.

Elle photographie André Malraux, qui va obtenir le Goncourt avec la Condition Humaine, puis Gide, Pasternak et Aldous Huxley.

Elle collabore auprès de Life dès 1935


1936, elle  se marie avec Pierre Blum et obtient la nationalité française par naturalisation. Elle soutient sa thèse, avec l’aide d’Adrienne Monnier, qui l’aide à la traduire en français.

Elle rencontre et se lie d’amitié avec Paul Valéry, James Joyce, Ezra Pound, Ernest Hemingway, Francis Scott Fitzgerald, André Gide, Nathalie Sarraute, André Breton, et Jacques Prévert, vont lui permettre de réaliser ses premiers portraits en couleur, grande première dans ces années d’avant guerre. Romain Rolland, André Breton, et Jean-Paul Sartre voient ainsi leurs portraits couleurs projetés en grand.

Gisèle Freund André Gide et Mme Rysselbergh

On peut citer encore : Louis Aragon, Walter Benjamin, Jean Cocteau, Colette, Marcel Duchamp, T.S. Eliot, André Gide, James Joyce, André Malraux, Elsa Triolet, et Paul Valéry, Virginia Woolf, Vita Sackville-West.


Le 8 mai 1939, son portrait de James Joyce fait la couverture de l’édition du Time américain, avec un portrait en couleur réalisé en Kodachrome, à l’occasion de la sortie du livre « Finnegans Wake ».

Elle travaille également pour le ministère de l'information du gouvernement de la France Libre. 1946, après un exil forcé, Gisèle Freund rentre à Paris. Elle présente ses photos dans une exposition consacrée à l'art sud-américain, qui donne lieu à un livre, puis repart en Patagonie -Terre de Feu pour le compte du Musée de l'Homme et le ministère de l’information. Elle en ramène des photos de paysages, et un film en couleur.

Gisèle Freund André Malraux avant de partir pour l’EspElle  est la première femme à rejoindre l'agence Magnum en 1947, à l’invitation de Robert Capa. Elle voyage aux Etats-Unis, au Canada, et en Amérique latine, au Pérou en Equateur, en Bolivie et au Brésil.

Elle divorce en 1948.

 

Elle réalise un reportage sur Evita Perón en 1950, publié par Life, qui fait scandale, ses photos montrant le faste de celle qui devient la femme du président argentin. Il s’ensuit un incident diplomatique avec le gouvernement Argentin.
Elle continue à faire des portraits, notamment d’Henry Miller, de Tennessee Williams, de John Steinbeck, d’Alexandre Soljenitsyne, de  Le Corbusier, de Marguerite Duras, d’Henri Matisse, ou de Pierre Bonnard.

En 1968, elle est la première photographe invitée à exposer au Musée d'art Moderne de Paris.

1977, elle publie « Mémoires de l’œil » aux éditions du Seuil, et devient la présidente de la Fédération française des associations de photographes créateurs. Elle prend position pour une plus grande reconnaissance de la photographie en France.

Gisele Freund and Jessica Backhaus, Paris, 1996

1981, elle est choisie pour réaliser le portrait officiel du président François Mitterrand. Elle raconte: « Je savais qu’un de ses fils venait d’avoir un enfant. Est-ce une fille ou un garçon ? Il a souri... J’ai appuyé ».

Elle fait don à l’état Français de plus de deux cent photographies peu de temps avant son décès à l’âge de 91 ans le 30 mars 2000 à Paris.

 

Gisele Freund and Jessica Backhaus, Paris, 1996 

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Artemisia Gentileschi : peintre de la renaissance.

Publié le par Perceval

Artemisia Gentileschi (1593 - 1652/1653), est la fille du célèbre artiste romain, Orazio

Artemisia affiche Expo
 Exposition au Musée Maillol

 

Gentileschi (1563-1639). Elle est sans doute une des premières artistes femmes à se faire reconnaître dans le monde artistique de la Renaissance - dominé par les hommes - . Elle fut la première femme à peindre des grands scénarios historiques et religieux.


Elle reçoit sa formation au début de son père, mais comme les académies d'art la rejette, elle continue d’étudier avec un amis de son père, Agostino Tassi.


Artemisia est violée par Tassi. Celui-ci promet d'abord de l'épouser pour sauver sa réputation, mais il ne tient pas sa promesse et le père d'Artemisia porte l'affaire devant le tribunal papal. L'instruction dure 7 mois, et l’on découvre que Tassi avait pour projet d'assassiner son épouse …

Le procés très médiatisé, constitue le thème central d'un film controversé français, Artemisia (1998), réalisé par Agnès Merlet.

’Artemisia Gentileschi (1593-1654) Susanna and the Elders  Artemisia Gentileschi (1593-1654) Judith et Holopherne 1612
 Suzanne et les vieillards

 Artemisia Gentileschi (1593-1654)

Judith et Holopherne 1612


Le traumatisme du viol et du procès ont des répercussions sur la peinture d'Artemisia…  Ses représentations graphiques sont sans doute des tentatives cathartiques et symboliques pour faire face à la douleur …

Les héroïnes de ses tableaux, en particulier Judith, sont des femmes puissantes en revanche sur de malfaisants mâles tels que le général assyrien Holopherne. Son style est fortement influencé par le réalisme dramatique et marqué par le clair-obscur de Michelangelo Merisi da Caravaggio (1573-1610).

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Lillian Bassman photographie La Femme

Publié le par Perceval

Il y a quelques semaines disparaissait Lillian Bassman, à 94 ans dans son appartement à Manhattan.Lilian bassman p2


Elle aimait photographier les femmes et faire ressortir leur élégance. Lilian Bassman était renommée pour son travail de photographe de mode, mais aussi pour ses clichés artistiques.

Fille de juifs russes émigrés, Lillian Violet Bassman naît le 15 juin 1917, à Brooklyn, puis grandit dans le Bronx. Parents bienveillants, éducation bohème, rencontre son futur mari, Paul Himmel à l'âge de cinq ans et dix ans plus tard, ils décident d'emménager ensemble dans Greenwich Village.  

Lillian Bassman and Paul Himmel, around 1938

Elle contacte Alexei Brodovitch, le gourou du célèbre magazine Harper’s Bazaar.

Dès qu’elle le peut, elle s’enferme dans la chambre noire du magazine. Elle apprend toute seule à développer les photos et surtout : à les modifier.

 

A une époque où la femme est plutôt le modèle, Lillian Bassman prend position derrière l’objectif. En 1947, Richard Avedon lui prête un studio et un assistant ; elle fait ses griffes en fixant de la lingerie avec un certain glamour et une féminité absolue.

Lilian Bassman 11  Lilian Bassman lingerie 1951


Elle publie sa première série de photographies. Les clichés paraissent vaporeux, avec des contrastes appuyés. Une pratique à mi-chemin entre l’avant-guarde et le romantisme. Ses modèles longilignes semblent onduler sur le papier glacé. « Les femmes qui m’intriguaient avaient des cous superbes et des mouvements de mains des plus expressifs. Quand j’ai découvert El Greco, ce style étiré est devenu ma manière de voir. »

 

Son style étonne, et agace même Carmel Snow, rédactrice en chef du Harper’s, furie notoire mais esprit cultivé. «Le couturier a voulu une colonne de mousseline et vous me faites un papillon. My dear, vous n’êtes pas ici pour faire de l’art, vous êtes ici pour montrer les boutons et les nœuds.»

Lilian Bassman 2 Lillian Bassman - Anneliese Seubert, NY Times Magazine, 199
 


En 1969, elle décide brusquement de tout arrêter. Elle se dit lassée des modèles et de leurs exigences. Elle détruit la plus grande partie de ses photographies commerciales. Son travail éditorial se retrouve entassé dans des sacs poubelle. Dès lors, elle se consacre uniquement à la photographie d’art.

 

Il faut attendre les années 90 pour qu’elle exhume ses premières œuvres. Encouragée par Martin Harrison, elle décide de les rééditer. Cette fois-ci, elle peut se permettre de les retoucher comme elle le souhaite : plus de comité éditorial pour la freiner. Son travail connaît une seconde vague d’enthousiasme. Elle expose à galerie Hamilton de Londres et au Carrousel du Louvres.

Lilian Bassman dans son appart in Manhattan - Copie  Paul-Himmel-ohne-Titel--Lillian-unter-Vordachlichtern.jpg
 Lilian Bassman dans son appartement
 Lilian par Paul Himmel

 

Parallèlement, elle recommence à faire des photos de mode. Depuis, elle n’a plus lâché son appareil.

 

«  Elle a le  sens de la beauté féminine …  Lillian transcende l'instant, capte l'individualité et l'universalité des femmes du monde entier … »

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Giulia " la bella " Farnèse 1474-1524

Publié le par Perceval

Guilia doit sa notoriété à deux raisons :

 

portrait présumé réalisé par Raphaël de Giulia Farnès

 

 

La plus simple, est que Julia est belle, d'une beauté extraordinaire. Toute personne qui la connaît, reste envoutée ! C'est une beauté qui ne souffre aucun argument et qui s’accompagne d’une féminité luxuriante. Une beauté , objet de l'envie et de la jalousie, des commérages malveillants, parfois, mais toujours admirée.

 


 

La deuxième, c’est que Guilia est … la maitresse d’Alexandre VI, le pape !

Pape Alexander VI

 

 

 

 

 

 


 

 

portrait présumé réalisé par Luca Longhi de Giulia Farn

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous savons donc que ses yeux étaient brillants et noirs: «  oculus Niger » . Noirs également sont ses cheveux « a la plus belle chevelure qui peut s’imaginer » écrit Lorenzo Pucci, le mari de sa sœur Gerolama, qui écrit à son frère. Son teint est clair, le ton nacré. Ses dames de la cour disent qu'elle a l'habitude de dormir dans des draps de soie noire pour améliorer son teint pâle et brillant et enflammer la sensualité mûre du pape Borgia. Son visage est rond, les pommettes rouges annonce son ardeur , rapporte le correspondant de la Borgia. De taille mince et, Guilia  est "la plus belle dame" et aussi «jamais rien vu de pareil !" .. D'autres sources indiquent qu’elle brille par sa «grâce» et sa «joie»…

 

Portrait présumé de Giulia Farnèse (la Transfiguration d

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Doisneau

Publié le par Perceval

Intempéries   (Féérie) 

[...] Le ramoneur parle de sa belle
Chacun l'écoute tous sourient aucun ne rit de lui

Je suis son œillet Robert-Doisneau--the-kiss-at-the-opera-house.jpg
elle est ma boutonnière  

Je suis son saisonnier
elle est ma saisonnière

Elle est ma cloche folle

et je suis son battant

Elle est mon piège roux
je suis son oiseau fou

Elle est mon cœur
je suis son sang mêlé

robert_doisneau-21.png( ... )
Elle est ma chaleur d'hiver
je suis,son glaçon dans son verre l'été

Je suis son ours
elle a son anneau dans mon nez
Je suis le cheveu que les couturières cachaient autrefois dans l'ourlet de la robe de mariée
pour se marier elles aussi dans l'année
[...] 

 - Jacques Prévert ("La Pluie et le beau temps" -  Gallimard, 1955)

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L'indépendante Mary Cassat, et Edgar Degas

Publié le par Perceval

Mary Cassatt, peintre américaine, naît le 22 mai 1844 à Allegheny City (aujourd’hui Mary Cassatt par Edgar DegasPittsburgh) en Pennsylvanie. Elle décède le 14 juin 1926 au Mesnil-Théribus dans l'Oise.

 

 < - peinte par E. Degas.

 

Mary Cassatt décida de devenir artiste à l’âge de seize ans, à une époque où la plupart de ses contemporaines de statut social comparable n’avaient que le mariage comme perspective d’avenir.

 

Elle expose au salon depuis 1872 . En 1874 Degas, amené par le peintre Tourny  qu’elle connaît, remarque un portrait, il dit » Voilà une femme qui sent comme moi »Edgar Degas (1834-1917)

C’est en 1877 que Degas rend visite à Mary Cassatt dans son atelier, sachant qu’on lui refuse une peinture au salon. Il l’engage à ne plus rien envoyer et à exposer désormais parmi le Groupe des impressionnistes » . Elle accepte avec enthousiasme. Elle raconte par la suite : «  Déjà, j’avais reconnu quels étaient mes véritables maîtres. J’admirais Manet, Courbet, Degas. Je haïssais l’art conventionnel. Je commençais à vivre.

Elle participe aux expositions impressionnistes à partir de 1877.

Mary Cassatt s’intéresse à la représentation de la figure humaine, particulièrement au thème de la mère et l’enfant. A côté de la peinture, elle pratique également la gravure, le pastel et le dessin.

mary-cassatt

Elle consacre une partie de ses dernières années à faire connaître l’impressionnisme aux Etats-Unis et parvient à faire entrer dans les musées américains de nombreuses oeuvres de ce courant.

Mary Cassat Bain


Malgré sa manière directe de parler de son art son habilité à reconnaître le sublime parmi les artistes de son époque,  elle reste tout au long de sa vie une personne « collet monté ». Mary Cassatt Chateau de Mesnil-TheribusLa vie de Bohême de Paris évolue autour d’elle mais ne la touche pas Elle mène une vie quotidienne paisible. Dans son manoir, Mr Stillman, amoureux discret de Mary Cassatt, la demande en mariage. Elle est un peu gênée par son âge étant plus âgée que lui. Poussée par Mathilde Valet qui lui dit « Miss, vous ne laisseriez pas le nom de Cassatt », elle refuse sa demande. Ils restèrent amis et Mr Stillman fut un collectionneur des œuvres de son amie. Mr Stillman rend visite à Mary Cassatt (après 1899) avec sa belle fille cette dernière donne une description de l’artiste " Mademoiselle Cassatt était grande, maigre, habillée d’une chemise à la taille et d’une jupe noire, mais son visage aux traits forts, sa  conversation intelligente rapide m’ont demandé un certains temps pour remarquer son apparence."

Mary Cassatt La promenade en barque

Sa relation avec Degas, reste une énigme. Elle est «  un peu » son élève, et surtout sa consoeur ; mais elle est rapidement devenu plus que cela. Il a voulu la peindre et peut-être a-t-elle dû refuser certaines relations « faciles » entre l’artiste et modèle  .. ?. Elle avait besoin de conserver son statut d'artiste pour son indépendance ...

Degas aimait sa compagnie. Forbes Watson, un critique américain, a entendu Degas dire: «Je l'aurais épousée, mais je n'aurais jamais pu faire l'amour avec elle." Après la mort de Degas, elle détruit la totalité de sa correspondance avec lui.

Madame Havemeyer explique dans ses mémoires qu’ils se disputaient souvent et que les amis organisaient des repas pour les réconcilier. En conclusion : Le caractère d' Edgar Degas : chicanier, blessant, celui de Mary Cassatt : volontaire et indépendant, les séparait. Je serais enclin de dire qu’une admiration profonde liait E. Degas et M Cassatt dans leur travail et qu’une manière semblable de voir les choses les rapprochait. Avec Degas dont elle supporta le caractère bien longtemps, elle finira par se fâcher en prenant cause avec Zola pour Dreyfus, contre lui, mais fera en sorte que sa nièce ne l’abandonne pas sur la fin de sa vie. Elle brave un bombardement pour assister à son enterrement et fera une exposition en sa mémoire.

 

Sources: extraits du site ainsi qu'une image  ( Chateau de Beaufresne avec ajout d'une image en pied de M Cassatt)  qui est le travail de M Havard présidente de l'association Regards vers Mary Cassatt: c'est ICI

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L'ivresse de la Danse: Henri Franck et Anna de Noailles

Publié le par Perceval

René Franck, le père d’Henri, crée une société de courtage en sucre et participe à plusieurs conseils d’administration de sociétés. De Berthe Lange épousée en 1888, il aura trois enfants : Henri, Suzanne (1890), et Louise dite Lisette (1896), future Mme Claude Ullmann, puis marquise Fernand de Brinon.

 

Henri-Franck-poete.jpgNous sommes en 1909, Henri Franck a négligé ses études et échoue à l’oral de l’agrégation de philosophie.

Désormais, le peu de temps qu’il lui reste à vivre est consacré à écrire son œuvre unique, un long poème épique intitulé La Danse devant l’Arche.

Ce sont aussi quatre années de relations ferventes et d’influence réciproque entre Henri Franck et la poétesse Anna de Noailles.

Anna-de Noailles dans-son-salon

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

En 1907 ils se sont rencontrés chez Édouard Brissaud, beau-père de Suzanne Franck. La poésie, leurs goûts littéraires et leur sensibilité les rapprochent, mais leur passion est platonique, ces deux âmes préférant rester dans l’exaltation d’une fusion purement spirituelle. Pour Emmanuel Berl, admirateur et très proche de son cousin, Henri Franck était d’un « angélisme parfait » ; « La sexualité était pour lui, ajoute-t-il, simplement un pays qu’il ne connaissait pas encore, qu’il visiterait un jour, comme la Bretagne. » La Danse devant l’Arche sera le résultat de cette passion sublimée où la comtesse est la confidente du « cher enfant ».

 

En février 1910, on diagnostique chez Henri Franck une tuberculose pulmonaire qui lui sera fatale. La maladie approfondit encore sa relation avec Anna de Noailles et, malgré des séjours répétés en sanatorium, Henri Franck poursuit la rédaction de son long poème en vers libres, influencé par Walt Whitman et Arthur Rimbaud. La Danse devant l’Arche – le titre est définitivement arrêté en août 1910 – témoigne de son évolution spirituelle, de ses interrogations, ses joies, ses espoirs et ses déceptions, le tout exprimé dans un complet lyrisme. Mais plus qu’une confession, il s’agit d’une réflexion poétique et philosophique sur le destin d’un jeune homme israélite, partagé entre l’héritage d’Israël et sa conscience française, en quête d’un Dieu unique qui s’efface peu à peu devant le monde de la raison.

 

( ... ) Ayant échoué à trouver l’absolu ou Dieu, Henri Franck conçoit le mouvement comme la seule possibilité de vaincre la mort, d’où l’ivresse de la danse. Cette dernière est alors libération, délivrance puisque la simple vérité de la vie se trouve dans la ferveur et dans « l’enthousiasme sans espoir ».

 

daybreak détail

 

Le poète s’éteint doucement dans la nuit du 25 février 1912. ...  Anna de Noailles s’est chargée d’organiser les obsèques au cours desquelles plusieurs de ses amis lui ont rendu hommage. Ainsi Jean Schlumberger, André François-Poncet et Henri Bergson pour qui Henri Franck « fut une belle intelligence ; et ce fut aussi, comme on disait jadis, une « jolie âme ». […] Une âme qui se plaisait aux choses de l’âme. »

 

Sources: « Henri Franck, poète », Archives Juives 2/2010 (Vol. 43), p. 145-148.

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Kees Van Dongen

Publié le par Perceval

« On m’a reproché d’aimer le monde, de raffoler de luxe, d’élégances, d’être un snob déguisé en bohème – ou un bohème déguisé en snob. Eh bien oui ! J’aime passionnément la vie de mon époque, si animée, si fiévreuse… »
Kees Van Dongen

 

Biographie:

Van Dongen 1910 Guus Preitinger

1901

Mariage avec Augusta Preitinger, dite "Guus",  en l'église de Saint-Pierre de Montmartre, le 11 juillet 1901.
Il vit dans une roulotte de gitan de 1901 à 1906, impasse Girardon

 

1905

Il change d'atelier et s'installe au "Bateau Lavoir", 13 rue de Ravignan, à Montmartre.  C'est une ancienne fabrique de pianos reconvertie en ateliers faits de planches, poutres et vitres.

Il occupe l'atelier au dessus de celui de Picasso. Son atelier sert de maison, de lieu de réception...

van Dongen Augusta Preitinger, the artist's wife, 1913

1906 Il se lie d'amitié avec Pablo Picasso, son voisin.
Il conçoit des sketches satiriques pour le journal "Revue Blanche".
Il organise des bals costumés à Montparnasse pour arondir ses fins de mois.
Il reçoit dans son atelier-maison Derain, Vlaminck, Camoin et Matisse.
Rencontre avec Apollinaire.

 

1912

Il s'installe à Montmartre.
Il est ami avec Jacqueline MARVAL (Marie VALLET)

 

1913

Liaison avec la Marquise Casati.
Il expose la peinture "Le Tableau" ou "Nu aux pigeons / Mendiant d'amour / Nu au châle jaune et/ou "Le châle Espagnol", oeuvre maîtresse qui est jugée obscène par le Préfet de police et fut retirée.

 

1917

Van Dongen jasmy jacob 1920Liaison avec Jasmy Jacob, égérie de la couture parisienne.

Elle devient sa compagne et s'installe avec elle au bois de Boulogne.

Il organise des bals dans son atelier. Epoque "Bohème".
Foujita rend visite dans les soirées organisées par Kees van Dongen où s'exibe des mondanités éphèmères du Tout-Paris, habillées par Paul Poiret

 

1921 Van Dongen l'enjoleuse 1921 portrait de Maria Ricotti

Peint également "l'enjoleuse" qui représente Maria Ricotti, exposé au Salon d'automne.
Il divorce d'Augusta Preitinger (Guus)

 

1927

Liaison avec Jasmy Jacob.

 

1938

Rencontre avec Marie-Claire, sa deuxième femme qui lui donne un fils Jean-Marie.

 

1940

Sa réputation est ternie car il participe en 1940 à un voyage en Allemagne nazie, organisé par Arno Becker, sculpteur francophile nazi (officiel du Rech) et qui servit de guide officiel à Hitler lors de sa visite à Paris en 1940. Il y est convié avec d'autres peintres français comme Derain, Despiau, Dunoyer de Marie Claire Van DongenSégonzac, Vlaminck et Othon Friesz.

 

Il s'installe à demeure à Monaco et s'éteindra le 28 mai 1968 en sa demeure.

 

 

 

 

Ps/ J'aurai donc le plaisir et l'occasion de parler plus précisément de Maria Ricotti, Jasmy Jacob et d'Augusta Preitinger, dite "Guus" ...

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Jacqueline Marval

Publié le par Perceval

jacqueline marvalJacqueline Marval, née Marie-Joséphine Vallet, naît à Quaix près de Grenoble en 1866, issue d'une famille d'enseignants. Nommée institutrice à un poste de remplaçante, sa directrice dit d’elle : "Mais, ma petite, le Bon Dieu a dû vous fabriquer en l’air !".

Séparée de son mari en 1891, elle gagne sa vie comme giletière. Très vite la peinture s’impose à elle.

En 1894, elle rencontre le peintre François-Joseph Girot et s'installe avec lui à Paris.

François-Joseph Girot prit à 27 ans l'habit de bénédictin à l'abbaye d'En Calcat à Dourgne (Tarn). Il est ordonné prêtre le 21 juin 1907. Il fut mortellement blessé le 7 mai 1916 à Dugny

 

  Autoportraitjacqueline marval autoportrait

 

 

L'année suivante, elle fait la connaissance d'un autre peintre, élève de Gustave Moreau, Jules Flandrin.

Jules Flandrin autoportrait

  Elle quitte Girot et emménage chez Flandrin rue Campagne-Première, dans le quartier du Montparnasse. Cette liaison décide de sa vocation de peintre.

 

Jules Flandrin ( autoportrait )


Jacqueline marval peinte par Flandrin

Jacqueline Marval peinte par Jules Flandrin

 

 

 

 

 

En 1901 elle participe au Salon des Indépendants. C’est le début d’une belle carrière.

 

 

 

 

 

van Dongen, 1925

Elle proteste contre le retrait du Salon d'automne, du tableau de Kees Van Dongen « Nu au pigeon ». Elle se lie d'amitié avec ce dernier et installe son atelier près du sien.

 

 


Odalisques, de Jacqueline Marval:

 

jacqueline marval odalisque demoiselles

 

 

 

 

 

 

 

 

En 1932 à Paris, elle meurt pourtant dans la plus grande pauvreté à l’hôpital Bichat, dans la même chambre que Paul Verlaine

( sources:  Wiki.  ...)

 

 

 

 

 

voyage-au-pays-de-Jacqueline-MARVAL-montage-realise-par-SUZ

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