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Articles avec #arts visuels tag

Art et vision de l'humain, Bernardien Sternheim.

Publié le par Perceval

Bernardien_Sternheim-le-baiser-2001-.jpg

Le baiser: 


Bernardien Sternheim est née en 1948 à Amsterdam. Au centre de son œuvre : l'humain, dans toute sa vulnérabilité, dans des situations de confrontation …Bernardien Sternheim autoportrait

Elle s'exprime avec réalisme, au travers de peintures narratives et des portraits...

Elle donne au spectateur des indices, mais c'est à nous de rechercher dans un espace qu'elle laisse à notre imagination. Un thème revient : l'histoire d'amour, et ce qu'elle devient … Ses portraits relèvent des émotions plutôt universelles, comme la tristesse, la solitude, l'éphémère de la beauté, la relation avec son propre corps et les relations avec les autres.

Sternheim a été formée à l'AKI à Enschede. Elle peint depuis l'enfance. La peinture est une obsession pour elle, mais elle le fait avec plaisir.

La structure d'un tableau se fait de manière intuitive. C'est un travail direct et passionné. Elle n'a aucune idée préétablie dans la tête de ce qu'elle va faire. Cela se pose naturellement.

Après la conception schématique, elle peint avec des pinceaux de plus en plus fins. Cela nécessite beaucoup de concentration, ensuite l'effort se transforme en méditation.

Bernardien-Sternheim-66.jpg

Escalator

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Marcel_Oosterwijk-Perocomplex.jpg

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Faust: ou la beauté ne sauve pas le monde...

Publié le par Perceval

Je viens de « subir » une présentation du mythe de Faust en visionnant le film d’Alexandre Sokourov, librement adapté de Goethe.Faust-affiche.jpg

Raconter une histoire, n'est pas ici le but du cinéaste ; et s'en tenir au scénario ne rendra pas compte de ce film … Des images, parfois splendides - mais j'ai souffert du choix du format -  dans lequel elles s'entremêlent dans un carré d'écran, format pas très cinématographique ( à mon avis …) et étouffant … (dominante de marrons, de verts et de bleus, avec une furie de nuances qui donne le tournis) et l’anamorphose qui l’accompagne … pesant! ).

 Nous sommes dans  un village de damnés, où personne ne semble croire en Dieu … Le monde des hommes est décrit dès le début par quelques plans "sublimes" ( certes ...) … Ça pue, c'est laid, c'est « mortel » …

Le décor, l'image … sont à mon avis ce qui sert le mieux le personnage principal : Satan, lui-même, en pleine et hideuse chair... Le diable est usurier prêteur sur gage. Après sa rencontre avec Faust ( savant, mais affamé, perdu et sans un sou …), nous les suivons inséparables, dans un monde en chute libre, où règne le chaos, ennui et confusion... dans ce monde à la Bruegel ou Altdorfer; l'enfance, la vie, l'amour n'ont pas droit de cité ...

Faust--d-Alexandr-Sokourov-1.jpg Faust--d-Alexandr-Sokourov-9.jpg


Le dessein de Sokourov, est-il de remonter aux sources du mal ?

Méphistophélès submerge de paroles Faust, et le renvoie sans cesse à son impuissance première. Le « beau » visage rond de Marguerite, fait oublier quelque peu l'absurdité du non-sens d'une telle vie.. Mais, le meurtre - téléguidé par le diable - du frère ( non aimé) de la jeune fille; rend ce désir encore plus honteux ... Même si Faust, lui, perd au fur et à mesure toute culpabilité..

Faust--d-Alexandr-Sokourov-10.jpg Faust, d'Alexandr Sokourov 12

Au début du film, Faust est avide de savoir : - réflexion autour du verset de Jean « Au commencement est le Verbe », avec la correction : non, au commencement était l'action … ! Puis, ce désir de connaissance est ravalée au rang de la libido – sous forme de concupiscence coupable - Serait-ce là l’origine de tous les maux des hommes.. ?

En ouverture, nous subissons ce plan d'un sexe masculin d'un cadavre … auquel répond ( peut-être ? ) ensuite le plan du mont de vénus de Marguerite bien vivante … Dans la scène du lavoir, les images - emplies de la beauté de ces femmes -  sont balayées par le corps monstrueux de Mauricius ( le diable ).

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Faust--Affiche-Allemagne-.jpg

 Dans ce film, l'amour a perdu toute force « rédemptrice ». Dans une scène du film, Faust – qui a monnayé contre son âme, une nuit avec la belle - enlace Marguerite, prête à se noyer, pour finalement sombrer avec elle dans les eaux.

Quel cauchemar !

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Portraits mondains - Madame Saint-Georges - William Orpen 1912

Publié le par Perceval

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 William Orpen, Madame Saint-Georges, 1912.

Madame Saint-George était la fille du banquier George Fisher. Elle épousa en 1891, sans l'avis de son père Howard hugh saint-George.

William_Orpen_photo_by_George_Charles_Beresford_1903.jpg

Lorsque Orpen commença à peindre ce portrait, il tomba amoureux de la dame et devint l'amant de son modèle... Elle dut se séparer de son époux, et Orpen quitta sa femme ...

 

William Orpen, même s'il s'estimait laid, et donc, bien que marié avec trois enfants, eu de nombreuses maîtresses ( parmi ses modèles...)...

Anecdote ...: Parmi l'une d'elles, Yvonne Aubicque, la fille du maire de Lille, alors qu'il était en France ( pendant la guerre...) , comme  peintre officiel de guerre...

William Orpen peint Yvonne Aubicque, pour s'échapper des difficultés quotidiennes de la guerre. Elle porte un manteau militaire …. Seulement, la censure militaire s’intéresse à cette œuvre nommée : The Spy … Quelques espionnes avaient précisément fait parler d'elles : Edith Cavell venait d'être exécutée... ainsi que Mata Hari … !

Orpen est sommé de rentrer à Londres pour s'expliquer ; il essaie de bluffer, en inventant une histoire : cette femme est une espionne allemande qui devait être fusillée par les Français et il avait été autorisé à la peindre. Il ajoute... que le manteau avait été prêtée par l'un des gardes, et elle espérait que, quand elle l'enlèverait sa simple beauté surprendrait à ce point le peloton, qu'ils ne seraient plus en mesure d'appuyer sur la gâchette... !


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par William Orpen : L'espionne ...! Yvonne Aubicque en 1918



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Portraits mondains - Genevieve Lantelme - Giovanni Boldini 1907

Publié le par Perceval

Visiter les portraits mondains de ce début du XXème siècle, n'exprime pas de ma part une nostalgie de ce « grand monde » qui politiquement et socialement, s'est recroquevillé sur lui-même, aveugle à la déferlante technologique qui allait le balayer...

L'histoire par le petit trou de la lorgnette, par exemple, par – le portrait – permet de s'aventurer dans des biographies qui alimentent exquisément mes fantasmes esthétiques... à la recherche d'un temps perdu, qui se laisse imaginer.... Le portrait mondain fin XIXème est aristocratique avec insolence, à la faveur des aspirations des femmes ( en particulier )... J'aime aussi cette aspiration esthétique de l'élégance : moyen d'expression ostentatoire d'une certaine élite sociale et culturelle...

Ce qui me semble une particularité de ce siècle finissant ( mais, je ne suis pas un spécialiste ..) , c'est que le statut de portraitiste peut-être le gage d'une brillante carrière, ainsi également pour le modèle féminin ( artiste, demi-mondaine, courtisane …)... Le luxe semble se démocratiser … !Proust-00.jpg

 Tout ceci est bien futile … ! Je vous l'accorde... Alors disons que ma seule défense pour m'adonner à ce plaisir, reste Marcel Proust... C'est à lui la faute ! Si Proust est mondain, il est aussi intelligent ; s'il est léger, il peut être profond ; s'il est insouciant, il peut être asthmatique au dernier degré ; s'il est « mauvaise langue », il n'est pas obséquieux, arriviste, méprisant ...

 « Si tout cela vous semble maintenant beau à voir, c'est que Chardin l'a trouvé beau à peindre. Et, il l'a trouvé beau à peindre parce qu'il le trouvait beau à voir. » Nouveaux Mélanges - Proust

 « Les niais s'imaginent que les grosses dimensions des phénomènes sociaux sont une excellentes solutions de pénétrer plus avant dans l'âme humaine ; ils devraient au contraire comprendre que c'est en descendant en profondeur dans une individualité qu'ils auraient chance de comprendre ces phénomènes. » Proust

Giovanni Boldini mademoiselle-lanthelme-1907


Geneviève Lantelme, actrice et demi-mondaine était au moment où Boldini réalisa ce portrait , la maîtresse du richissime banquier Alfred Edwards ( 1856-1914), celui-là même qui avait épousé Misia en 1905, et propriétaire du journal à grand tirage « Le Matin » … De grandes dames viennent se faire portraiturer par le peintre qui crée un nouveau type d'élégantes...

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Cipa Godebski, Marthe Mellot, Thadée Natanson, une domestique, Édouard Vuillard, Misia Natanson, Romain Coolus, Ida Godebska, Alfred Athis Natanson, vers 1898-1899


Très porté sur la gent féminine, Alfred Edwards se marie successivement à Mlle Drouart, Hélène Bailly, Jeanne Charcot, fille du célèbre docteurCharcot, et Misia Godebska, la « reine de Paris », récemment divorcée de Thadée Natanson, le fondateur de la Revue Blancheen 1910. Il épouse en cinquièmes noces Mathilde Fossey, actrice plus connue sous le nom de Genevieve Lantelme, mystérieusement victime de noyade lors d'une croisière sur le Rhin, le 25 juillet 1911.

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L'actrice  Lantelme en 1907 à la  Maison Doucet  

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Dorothea Tanning et Max Ernst

Publié le par Perceval

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En 1936, se tient à la galerie New Burlington de Londres, la Première exposition internationale du surréalisme. Leonora Carrington découvre un univers qui répond à ses propres aspirations... Et, c'est à l'occasion d'un dîner qu'elle rencontre Max Ernst... A New-York, en 1936 également..., au cours de l'exposition : «  Fantastic Art Dada, and Surrealism » au musée d'art moderne, que Dorothea Tanning fait une découverte artistique déterminante pour sa carrière...

En 1939, Dorothea Tanning se rend à paris pour y rencontrer Tanguy, Picasso et max Ernst. C'est le plein mois d'août, la guerre est imminente , la ville est donc déserte …

En 1941 : Max Ernst épouse Peggy Guggenheim, mécène et galeriste et Dorothea se marie avec Hommer Shannon, un écrivain avec qui elle entretient une liaison tumultueuse depuis neuf ans... Le couple divorce un an plus tard … Elle fait connaissance de Julien Levy, qui exposera quelques unes de ses toiles, et lui fait rencontrer en 1942 Max Ernst. Elle se joint au groupe surréaliste de New York sous la direction d'André Breton.

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Dorothea Tanning sur son 30ème anniversaire peint son autoportrait "Anniversaire" en 1942. 
Sa fascination pour des ouvertures de portes sans fin représente un surréaliste image du labyrinthe, les «chambres» de l'inconscient. La créature ailée en face d'elle est un animal nocturne appelé un Lemur de Madagascar, généralement associé avec les esprits des morts et de la nuit. La veste pourpre théâtrale et la jupe de forme humaine racines exprimer le conflit et le contraste de la nature et de la culture.

 

Dorothea revoie Max Ernst en 1943, à l’occasion d’une exposition de femmes peintres où elle expose son autoportrait « Birthday ». L'artiste séduit Ernst avant que la femme n'entre dans sa vie. Ils passent l’été à Sedona dans le désert de l’Arizona, où ils séjourneront la plupart du temps jusqu’en 1956. Ils se marient en 1946 au cours d'un «  double mariage », Man Ray et Juliet Browner convolent en justes noces durant la cérémonie commune avec Ernst et Tanning. Dorothea devient ainsi la quatrième femme de Ernst.

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Max Ernst & Dorothea Tanning, 1948 Dorothea Tanning 1948
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 Dorothea Tanning 1953 dimanche apres midi  Dorothea Tanning : La chambre d'amis, 1950-52

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Au milieu des années 1950, son travail change radicalement. Comme elle l’explique « vers 1955, mes toiles ont littéralement éclaté… J’ai brisé le miroir, pourrait-on dire. » Elle devient alors l’une des premières femmes qui ose renverser la perspective érotique dans l’art (ouvrant la voix à des artistes comme Niki de Saint-Phalle ou Louise Bourgeois). Ses peintures expriment les fantasmes de la femme, considéré comme un individu à part entière et non plus seulement la projection du désir de l'homme ; en effet, les femmes qui gravitaient autour des surréalistes étaient presque toutes liées aux peintres en tant que muse ou épouse 

Birthday par d tanning

(Nusch Éluard, Gala, Lee Miller, Dora Maar...) et correspondaient aux idées esthétiques et mentales propres au mouvement : elles devaient être belles, fascinantes, disponibles et sans inhibitions... Heureusement, certaines surent être autre chose que ces femmes-fantasmes et se réaliser par elles-mêmes, comme Lee Miller ou Dorothea Tanning. 


En 1954, elle expose à Londres. Le couple Tanning-Ernst s’ins
talle à Huisme en Touraine, puis déménagent en 1963 dans une petite ville du sud de la France, 
Seillans, dans le Var (où se trouve actuellement un musée consacré à Ernst).

En 1976, Max Ernst décède.
En 1980, Dorothea retourne définitivement à New York, où elle poursuit son œuvre.

En 1986, elle publie ses mémoires : « Birthday ».Elle est décédée le 31 Janvier 2012, à 101 ans.

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Leonora Carrington et Max Ernst

Publié le par Perceval

Leonora et Max se rencontrent, en 1937, c'est un coup de foudre réciproque. Après un séjour à Paris le couple s’installe à Saint-Martin d’Ardèche où Leonora Carrington écrit ses premières nouvelles - La maison de la Peur et La Dame Ovale - illustrées par Max Ernst

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Leonora Carrington ( 1917-2011 ) et Max Ernst ( 1891-1976) Une photo de Lee Miller ( 1907-1977)  : au premier plan : Leonora Carrington  et Max Ernst , avec Paul Eluard .


En 1939, Ernst est arrêté par la police française parce qu'allemand et, en 1940, parce qu'anti-nazi. Affolée, hallucinée, Leonora s'enfuit en Espagne. Dans cette situation insoutenable, elle sombre dans le délire et est internée dans une clinique psychiatrique à la demande de ses parents. Elle relate son internement dans son récit « En Bas ». Elle parvient à s'échapper de l'hôpital psychiatrique de Santander. A Lisbonne, elle retrouve un ami, le poète et diplomate mexicain Renato Leduc, qu'elle épouse ce qu'il lui permet de quitter l'Espagne. Au Mexique, terre d'exil, elle est proche de Octavio Paz, Frida Khalo, Carlos Fuentes, Luis Bunuel, Alexandro Jodorowsky et Remedios Varo, sa meilleure amie.  Affaiblie par tant de souffrances et des angoissantes expériences de déracinement, le couple ne parvient pas à se rejoindre ...

La guerre a finalement fini par les séparer. Il s'est échappé de l'Europe et s'installe à New York avec Peggy Guggenheim et meurt à Paris en 1976 à l'âge de 84. Elle se réfugie au Mexique, où elle épouse le journaliste hongrois Emeric Weisz.

Elle est décédée à Mexico le 25 mai 2011, à 94 ans. 

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  Photo de groupe des « Artistes en Exil » :Dans l’appartement de Peggy Guggenheim à New York, 1942.
Premier rang : Stanley William Hayder, Leonora Carrington, Frederick Kiesler, Kurt Seligmann. 
Deuxième rang : Max Ernst, Amadee Ozenfant, Andre Breton, Fernand Leger, Berenice Abbott. 
Troisième rang: Jimmy Ernst, Peggy Guggenheim, John Ferren, Marcel Duchamp & Piet Mondrian.
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 Leonora Carrington saint-Antoine  Leonora Carrington Garden
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 leonora-carrington les distractions de dagob  Leonora-carrington Sculpture

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Lee Miller: de la mode à la guerre.

Publié le par Perceval

Lee Miller naît en 1907 à Poughkeepsie, dans l'état de New-York. Enfant, elle ne cesse d'être photograhiée par son père, amateur passionné de photographie. Dans les années 1920, elle pose pour les plus grands photographes de New-York.

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 Arnold Genthe, Portrait of Lee Miller, about 1927

Quand elle s'installe à Paris, elle devient la muse des surréalistes, imposant son image iconique dans la photographie et le cinéma, en peinture et en sculpture, faisant la une – comme modèle et comme mannequin – des magazines de mode de paris, Londres et New-York. Parallèlement, elle passe de l'autre côté de l'objectif et devient l'une des grandes photographes surréalistes de paris.

 

Sa carrière commence avec la couverture de l'édition de Mars 1927 dans une illustration de George Lepape. Lee on the cover of Vogue - March 1927Les deux années suivantes, elle devient l'un des modèles le plus recherché à New York, elle est photographiée par des gens comme Edward Steichen, Arnold Genthe, et Nickolas Murray. Une photographie de Lee par Steichen a été utilisé pour la publicité d'un produit d'hygiène féminine (Kotex), provoquant un scandale, mettant ainsi fin à sa carrière en tant que mannequin.

 

Paris : 1929-1932 :

En 1929, elle reste à Paris et append la photo avec Man Ray, qui est tombé follement amoureux d'elle et avec qui elle a vécu pendant trois ans. Ce fut l'apogée du mouvement surréaliste et Lee Miller et Man Ray connaissent tout le monde.... Elle prend une part active dans le mouvement surréaliste, avec ses images pleines d'esprit et d'humour. Parmi son cercle d'amis : Pablo Picasso, Paul Éluard, et Jean Cocteau. Elle apparaît comme une statue qui prend vie dans Le Sang d'un Poète (1930) de Cocteau.

Lee Miller by Edward Steichen for Vogue 1928  lee miller par man ray 2
 Lee Miller by Edward Steichen for Vogue 1928  
 Lee-Miller-September-1928-cover-of-Vogue  Lee Miller photo by Man Ray
 Lee-Miller-September-1928: Cover-of-Vogue  Man Ray
 LeeMiller ManRay-1930  lee-miller-by-man-ray-1930.jpg
 Man Ray 1930
 Man Ray 1930
 man ray et penrose  Paul Eluard, pictured above, kissing his wife, Nusch, at a
 Man Ray and Roland Penrose par Lee miller  De Lee-Miller - déjeuner avec Nusch et Paul Eluard, Roland Penrose man ray et Ady Fidelin


Elle ouvre son propre studio en 1930, travaillant sur des commandes de Schiaparelli ou Chanel.

«  Je pense que les femmes ont plus de chances de réussir dans la photographie que les hommes... Les femmes sont plus vives et s'adaptent plus vite que les hommes. Je pense qu'elles possèdent une intuition qui leur permet de comprendre les personnalités plus rapidement que les hommes. »

( portrait de Dorothy Hill 1933 )Lee-miller_dorothy_hill.jpg

 

New-York : 1932-1934 :

En 1933, Miller quitte Paris pour New York, où elle crée un studio de portrait. Parmi ses clients on trouve l'artiste surréaliste Joseph Cornell, les actrices Lilian Harvey et Gertrude Lawrence, et le casting afro-américain des Virgil Thomson-Gertrude Stein opéra Four Saints in Three Acts (1934).

 

L'Egypte 1934-1937:

En 1934, elle abandonne son atelier pour se marier à un homme d'affaires égyptien, Aziz Eloui Bey, qui est venu à New York pour acheter du matériel pour les chemins de fer égyptiens. Elle part au Caire vivre la vie d'une femme d'un riche égyptien, qui se divertit de voyages …

lee Miller Portrait d'espace Siwa Egypte 1937Pendant l'été 1937, elle rentre à Paris et tombe amoureuse de l'anglais surréaliste Roland Penrose (1902-1984). Puis elle tente de retrouver Aziz reste en Égypte deux années supplémentaires. En Juin 1939, Miller quitte l'Egypte et Aziz pour de bon, Roland Penrose l'attend en Angleterre.

 

La guerre :

Avec la menace d'une guerre imminente, Lee Miller et Penrose s'installent chez Downshire Hill.

C'est là , qu'elle vivra en ménage à trois, puisque se rajoute David Scherman, un photographe du magazine Life, avec qui Lee partage de nombreuses missions photographiques ...

En 1942, elle est l'une des six femmes accréditées comme correspondantes de guerre et la seule femme photo-reporter présente dans les zones de combat durant la seconde guerre mondiale...

Miller est devenu un correspondant de guerre pour le Vogue américain.

 

 

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Lire également:
Lee Miller: de la beauté à l'horreur. (09/09/2012 )
En 1942, Lee Miller L'oeil de Lee Miller en 1932 par Man ray est l'une des six femmes accréditées comme correspondantes de guerre et la seule femme photo-reporter présente dans les zones de combat ...

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1912: L’exposition du Sonderbund ... 2012

Publié le par Perceval

 L’événement de l’année 1912 restera sans conteste le naufrage du Titanic et ses 1500 victimes, qui marqua l’esprit de ses contemporains. C'est aussi : l’avènement de la République en Chine et l’indépendance de l’Albanie.

Le-Titanic-le-plus-grand-paquebot-du-monde-en-1912.jpg CPA-Canton-de-la-Tremblade-Ronce-les-Bains-Groupe-de-Baigne.jpg 
 cgt-1mai1912.jpg  jacques-Henri-Lartigues-avenue-du-bois-1912.jpg

 

En 1912,également, se tenait à Cologne l’exposition du Sonderbund, une des expositions les plus importantes du XXe siècle, aujourd’hui entrée dans la légende.

Sonderbund-utstilling-munch.jpg

 

Elle rassemblait un ensemble exceptionnel de plus de 650 œuvres de Cézanne, Cross, Gauguin, van Gogh, Picasso, Macke, Munch, Nolde ou Schiele, l’événement laissait, tant par la quantité que par la qualité des œuvres exposées, littéralement « bouche bée ». A une époque marquée par le conservatisme du régime impérial, l’exposition du Sonderbund s’apparenta à une révolution et devait constituer une étape décisive pour l’art moderne Outre-Rhin.

 

 

 

Sonderbund-1912-2.jpg

 

En 1912, les oeuvres sont évidemment déconcertantes pour des visiteurs qui sont encore, pour certains, attachés au réalisme sombre fin XIXe... Déconcertante aussi, la façon de les montrer, tout sauf pompeuse ; et l'idée même d'une telle manifestation.

Six cent cinquante œuvres... ! Cent vingt-cinq Van Gogh et les trente-six Munch … pour affirmer de la façon la plus appuyée qu'ils sont les inspirateurs des expressionnismes en Allemagne - les groupes Die Brücke à Dresde, Der blaue Reiter à Munich, les peintres de Düsseldorf.

Gauguin et Cézanne sont eux aussi en valeur, la raison est cette fois française : sans eux, impossible de comprendre les nabis et les fauves. Or le " Sonderbund ", très clairement, développe un éloge de l'art contemporain français considéré comme le plus expérimental et le plus audacieux. Cette orientation a suscité des protestations ultrapatriotiques et xénophobes, bien peu surprenantes dans le contexte politique du temps.

La manifestation est en effet et sans la moindre équivoque internationaliste et antinationaliste. Si elle insiste dans son titre sur son côté Westdeutscher (rhénan), c'est pour s'opposer politiquement à Berlin, à la Prusse, à un empereur qui proteste contre la place selon lui excessive faite aux peintres français à la Nationalgalerie de Berlin. A Cologne, le parti pris est exactement à l'inverse : Signac, Cross, Denis, Matisse, Derain, Girieud, Vlaminck, Braque sont présents et la place qui leur est réservée dans le parcours démontre que la modernité est principalement de naissance française. Et qu'elle se diffuse dans l'Europe entière.

La vie artistique du moment est proliférante, sans frontières, indifférente aux patriotismes bellicistes, entraînée dans le flux des avant-gardes. C'est le temps où le Russe Morosov vient acheter des toiles de l'Espagnol Picasso à Paris auprès de l'Allemand Kahnweiler, alors que son compatriote Chtchoukine passe des commandes d'oeuvres monumentales à Matisse.

Chacun est alors absolument convaincu que l'art se trouve au début d'une ère différente et que tout est possible. Deux ans après, le pire devenait réel.

Extraits d'un article de Philippe Dagen «  Le monde » sept2012

 

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Aussi, est-il impressionnant en cette rentrée 2012 que ce rendez-vous organisé par le Wallraf-Richartz-Museum de Cologne .... L’institution s’est donnée pour mission de reconstituer l’une des plus marquantes expositions du XXe : la légendaire Sonderbund, Sonderbund-1912-affiche-2012-wallraf.jpgqui s’est tenue il y a pile un siècle dans la ville allemande. Petite révolution muséographique (accrochage linéaire et guide du visiteur) et grande concentration d’avant-gardes, elle reste une référence dans l’histoire des expositions internationales. Ici, les superlatifs ne sont pas de trop. Le défi est de taille, et semble avoir été remporté largement. Sur les 650 œuvres présentées en 1912, l’équipe du musée est parvenue à en rassembler 120 appartenant aux divers courants du début du XXe siècle : post-impressionnisme, expressionnisme ou cubisme. Et cerise sur le gâteau, le musée a pu bénéficier du concours de quelques généreux collectionneurs qui ont bien voulu prêter des œuvres de Picasso, Munch ou Nolde présentées pour la première fois depuis des décennies. A voir absolument. 

C'est à COLOGNE - « 1912. Mission moderne » au Wallraf Richartz Museum, du 31 août au 30 décembre 2012

 

 

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A noter, pour l'actualité prochaine des expositions:

- PARIS - Edward Hopper au Grand Palais , du 10 octobre 2012 au 28 janvier 2013

- PARIS - Salvador Dali au Centre Pompidou, du 21 novembre 2012 au 25 mars 2013

- BILBAO - Egon Schiele au Guggenheim, du 2 octobre 2012 au 6 janvier 2013

- LILLE - Bosch, Brueghel, Bles, Bril au Palais des Beaux-Arts, du 6 octobre 2012 au 14 janvier 2013

- BOUSSU (Belgique) - Art et science-fiction au Grand-Hornu, du 18 novembre 2012 au 17 février 2013 ( On y retrouvera  les artistes Larry Bell, Lucio Fontana, Dominique Gonzalez-Foerster,  João Maria Gusmão & Pedro Paiva, Anish Kapoor, Mike Kelley, Kasimir Malevitch ou Chris Marker. )

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John Currin, et Rachel Feinstein sa muse ...

Publié le par Perceval

John Currin ( né en 1962 ), peintre new-yorkais, est qualifié d'artiste dérangeant.

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 De Annie LEIBOVITZ en 2011: John Currin et sa femme.

 

Il est pourtant l'un des plus réputés de sa génération. Il crée des tableaux délicieusement "mauvais", qui enchantent et rebutent tout à la fois.

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 John-Currin-06.jpg  John-Currin.jpg

*** Je n'ai retenu ici, que des thèmes assez sages ...  ***

 

Son art saisit l’instant où la beauté sublime et le grotesque s’équilibrent en une tension féconde. Maniériste irrévérencieux donnant à l’art du portrait contemporain un piquant satirique, John Currin séduit les critiques et le public depuis 20 ans. Son œuvre tourne principalement autour de la représentation du féminin, des figures érotiques inspirées de techniques picturales anciennes et des grands modèles du nu féminin dans l’histoire de l’art. Son travail présente des influences multiples, qui vont des peintures à l’huile de la Renaissance aux publicités des magazines des années 1950.

 

Dans un article du « Guardian » Germaine Greer écrit sur le couple « John Currin et Rachel Feinstein » dans lequel, Rachel serait sa muse, son modèle, sa femme, mais aussi une artiste.

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Ce qui m’intéresse, c'est qu'elle définit « la muse » comme : la personne qui permet de nourrir et inspirer «  la partie féminine de l'artiste masculin, avec lequel il doit avoir comme «  un rapport sexuel » s'il est à l'avènement d'une nouvelle œuvre. Elle est l'anima sauf que, dans un renversement des rôles entre les sexes, elle pénètre ou l'inspire et il accouche l’œuvre, des entrailles de l'esprit. " .feinstein-currin-2-copie-1

Elle ajoute que généralement la muse a une relation platonique avec les hommes qui la peignent: "Un rapport physique avec sa muse n'est guère possible, parce que son rôle est de pénétrer l'esprit plutôt que d'avoir son corps pénétré … Dante n'a jamais levé la main sur Béatrice.. Gustav Klimt compagnon de vie d'Emilie Flöge, serait presque certainement morte vierge. "...! ?

 

 

 

Et aujourd'hui, il y aurait John et Rachel ...

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Rachel Feinstein est originaire de Miami, qui a grandi près de Disneyworld – une référence que l’on peut retrouver dans ses ouevres. Rachel-Feinstein-3.jpgAvant de débuter sa carrière artistique, elle fait un passage dans l’univers du mannequinat – agence Elite – à l’âge de vingt ans.

 

Elle participe également à deux épisodes de la série Miami Vice, pour de brèves apparitions. Elle entreprend par la suite des études de religion et de philosophie à l’Université de Columbia puis travaille comme réceptionniste dans une galerie d’art.

 

Elle débute en tant que sculpteur lorsqu’elle rencontre le peintre John Currin – créateur d’une peinture kitsch mélangeant les styles et les références – qui bénéficie d’une reconnaissance internationale. Elle va devenir sa muse et de nombreuses toiles la représentent aujourd’hui encore.

 

 

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Les super-héros et les femmes : Batman et Bond 007 (1)

Publié le par Perceval

Un article ( très masculin...!), pour - en cette fin de congés -, mettre un peu de douceur ( enfin.. pas vraiment..! :-) ) dans ce monde de brutes …

 

Cherchez la Femme..., de James Bond à Batman... Les femmes y sont essentielles mais rares …

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Le dernier Batman : "The Dark Knight Rises" que je viens seulement de voir,  n'échappe pas à la règle... Ce dernier épisode de Batman, accueille très peu de personnages féminins. marion-cotillard-interprete-une-femme-d-affaires-miranda-ta.jpgMarion Cotillard a le rôle de Miranda Tate : femme puissante et énigmatique, la belle fait tourner la tête de Bruce Wayne... Le personnage me semble peu cohérent, et la scène de sa mort est ratée …  Selina Kyle alias Catwoman, est jouée par Anne Hathaway. Moulée dans sa combinaison en cuir, dégommant les criminels à coup de talons hauts, Anne incarne, à mon avis, la définition même du "sexy" !

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Les deux actrices s'inscrivent dans une longue tradition : les personnages féminins des "Batman" ont toujours un petit quelque chose différent. Il y a eu Uma Thurman en Poison Ivy, une méchante si attirante, et Michelle Pfeiffer en Catwoman, dans "Batman, le défi" de Tim Burton.

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 Uma Thurman est Dr. Pamela Isley, Poison Ivy dans le "Batman and Robin " 1997  Michelle Pfeiffer est Catwoman

 

Ici, Selina Kyle est une petite secrétaire solitaire et introvertie qui a pour seuls amis ses chats. Un jour, elle découvre que son employeur, le magnat Max Shreck est un escroc et celui-ci la tue pour la faire taire. Alors qu'elle semble tuée, elle est mystérieusement ressuscitée par des chats (ainsi, à la différence des comics, il y a un aspect surnaturel dans ses origines) et décide de devenir Catwoman afin de se venger : elle est plus rapide, plus agile mais elle n'a aussi peur de rien ! Enfin, comme les chats, elle semble avoir neufs vies !
Elle va s'allier avec Le Pingouin pour faire tomber Batman et ils arrivent à le faire passer pour un criminel alors que parallèlement, Selina Kyle débute une relation avec Bruce Wayne.


  Batman-1989_Kim-Basinger.jpg On se rappelle aussi de Kim Basinger, la femme fatale de "L.A Confidential", interprétant la magnifique fiancée de Bruce Wayne dans le premier "Batman", réalisé lui aussi par Tim Burton. Cette journaliste enquête sur Batman et en même temps se rapproche de Bruce Wayne

 

Batman a donc des « aventures » avec un certain nombre de femmes, même des ennemies comme Catwoman ou Talia al Ghul

 

Dans Batman forever. le docteur Chase Méridian (interprétée par Nicole Kidman) est la femme de l’histoire. Nicole-Kidman-dans-batman-Forever-1995.jpgCe personnage assiste Batman dans sa quête contre Double Face et aussi Bruce Wayne qui reçoit plusieurs énigmes du Sphinx. Chase est très attiré par Batman tandis qu’elle reste assez indifférente aux avances de Bruce Wayne.
Au cours du film, la belle se rapproche de plus en plus de Wayne et tombe amoureuse de lui. Finalement, Bruce lui dira la vérité mais tous deux sont attaqués par Double Face et le Sphinx qui eux aussi ont découvert la vérité et veulent se débarrasser de Batman. Au final, tout est bien qui finit bien car les méchants sont vaincus et Chase décide de rester avec Bruce et de préserver son secret.

 

Dans le film Batman Begins, la seule femme qu'il aime est son amour de jeunesse, Rachel Dawes, assistante du procureur. Quand elle découvrira que Bruce Wayne est Batman, elle préfère s'éloigner de lui tant qu'il sera résolu à endosser le costume du Chevalier noir, et se fiance plus tard avec Harvey Dent (dans The Dark Knight : Le Chevalier noir). Elle meurt dans l'explosion d'un hangar, orchestré par le Joker, alors que Batman sauve Harvey Dent.

Batman est aussi entouré entre autres de Barbara Gordon, la fille du Commissaire Gordon, qui après avoir combattu activement sous le masque de Batgirl, aide toute la communauté des super-héros grâce à ses talents de hacker, en prenant le pseudonyme d'Oracle. Il est aussi entouré de Spoiler/Stéphanie Brown qui a aussi porté le costume de Robin, de Batgirl/Cassandra Cain dans sa lutte contre le crime.

Barbara Gordon Mary Elizabeth Winstead
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 "Barbara Gordon" par Mary Elizabeth Winstead

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 "Barbara Gordon" par Bryce Dallas Howard

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 "Bruce Wayne" avec "Rachel Dawes"

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Maggie Gyllenhaal plays "Rachel Dawes"

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 Batman_and_Vicki_Vale avec Kim Basinger

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Selina Kyle (Marion Cotillard)

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 "The dark knight rises" et  Catwoman avec Anne-Hathaway


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