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Articles avec #arts visuels tag

Catherine Hessling et Jean Renoir.

Publié le par Perceval

Sur un air de Charleston

 

France 1927 • durée 0h22 • Muet • Noir et blanc • Réalisation Jean Renoir • Sur une idée de Pierre Lestringuez • Interprètes : Catherine Hessling, Johnny Huggins
En 2028, un mystérieux explorateur pose son aéronef sur la Terra Incognita. Il y fait la rencontre d’une ravissante jeune indigène, qui va l’initier à une danse des plus effrénées. Par cette pochade dadaïste, Renoir, qui venait de découvrir le jazz, déclarait vouloir mettre en avant les talents de danseuse de sa jeune épouse Catherine Hessling.

 

 

Et si vous êtes pressé: juste, un extrait avec Catherine Hessling qui danse ...


 

***
La Fille de l'eau, de Jean Renoir, 1924
***

Jean Renoir présente pour la télévision son film "Nana" :un film réalisé en hommage à Stroheim dont il garde de bons et de mauvais souvenirs : un film fait avec tous ses amis ; un film qu'il a financé lui-même sur lequel il a perdu tout son argent... ce qui lui a permis en réalisant des films "alimentaires" par la suite, d'entrer "complètement et professionnellement dans le métier".
Un extrait:
de, Nana de Renoir:

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“ Berthe Morisot, l’indomptable ”

Publié le par Perceval

* Il y a un an, la productrice Louisa Maurin annonçait : "Isabelle Adjani a acquis les droits cinématographiques de Berthe Morisot, le secret de la femme en noirBerthe-Morisot-le-secret-de-la-femme-en-noir-Dom-Bona.jpg, roman biographique de Dominique Bona paru chez Grasset. L’écriture du scénario est en cours de finalisation. Le film sera mis en production dès Octobre 2011 pour être tourné d’ici la fin de l'année" …

Isabelle Adjani s'est déclarée "amoureuse depuis toujours de l’artiste et de la femme Berthe Morisot". "L’aboutissement de ce projet me comble de bonheur", a confié l'actrice dans un court communiqué.

Dans le cadre d'une co-réalisation, Isabelle Adjani sera l'un des metteurs en scène. "Pour la première fois, Isabelle passe ainsi à la réalisation avec ce film dont elle est aussi productrice", souligne Louisa Maurin. Isabelle Adjani devrait elle-même incarner la célèbre artiste dans la seconde partie de sa vie. En 1988, Isabelle Adjani avait incarné à l'écran la sculpteuse Camille Claudel, sœur du poète et dramaturge Paul Claudel et égérie de Rodin, dans un film éponyme réalisé par Bruno Nuytten.

L’actrice Marine Delterme et la réalisatrice Caroline C  L’actrice Marine Delterme et la réalisatrice Caroline Champetier mettent la dernière main aux scènes de “Berthe l’indomptable” tournée à Limoges.

 

** Et bien, un an après, nous n’avions pas de nouvelles de ce film. Par contre, à Limoges, ces jours-ci : C’est un téléfilm, “Berthe l’indomptable” - réalisé par Caroline Champetier et produit par Kien Productions, et soutenu par la Région Limousin à hauteur de 120 000 euros -  …qui est en plein tournage, avec : 16 techniciens, 20 comédiens et 95 figurants pour un tournage qui se déroule presque entièrement dans notre région. La Société Kien Productions, (re-)connue pour son engagement artistique sur de véritables sujets de société, a choisi le Limousin pour y

Tournage Berthe Morisot Limoges Le praesidial

 Tournage Berthe Morisot

Limoges Le Présidial

tourner la quasi-totalité de ses scènes (20 jours sur 22). Le téléfilm, retraçant la vie de « Berthe l’Indomptable », arrière petite-nièce de Jean-Honoré Fragonard, belle-sœur d’Edouard Manet et elle-même artiste-peintre, a trouvé dans les paysages vibrants du Limousin et son patrimoine historique de qualité les décors qui inspirent les artistes. ( Hé oui… Le limousin, c’est super… !)

C'est Marine DELTERME qui interprète le rôle de Berthe Morisot dans ce téléfilm, réalisé et éclairé par Caroline Champetier, et destiné à France 3.


Berthe MORISOT (1841 - 1895) est l'une des rares femmes peintre de la période des impressionnistes. Berthe Morisot était une femme libre, mais aussi la maîtresse et modèle de Manet, avant de devenir peintre à son tour. Degas, Renoir, Monet ne tarissaient pas d'éloges sur son oeuvre. Elle était aussi l'amie de Fantin-Latour, Henri de Régnier et Mallarmé..

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Le salon de Marguerite de Saint-Marceaux: Musique et discussions

Publié le par Perceval

Extraits de l’ouvrage :Exposition-Femmes-Peintres-et-salons-au-temps-de-Proust.jpg 

 

Le salon de Marguerite de Saint-Marceaux, musique et discussions à bâton rompu.

Marguerite de Saint-Marceaux, est née Jourdain, d'une famille de drapiers de Louviers, veuve en premières noces d'un peintre aquarelliste, Eugène Baugnies, dont elle eut trois fils et hérita la fortune. Elle demeure pour la postérité, si du moins elle en a une, sous le nom de son second mari, le sculpteur René de Saint-Marceaux, surtout connu pour un Arlequin exposé au Musée de Reims, sa ville natale.

 

Un peintre, un sculpteur : « Meg » aimait passionnément les arts, mais ses deux maris ne furent peut-être que des consolateurs. Sa famille lui avait en effet interdit d'épouser Camille Saint-Saëns lorsqu'il avait demandé sa main. Le compositeur devait paraître trop bohême, un parti hasardeux...

Bonne pianiste, douée d'« une voix chaude et pénétrante » selon son ami Emmanuel Chabrier, voix qu'elle ne cessa de travailler jusque dans le grand âge, la musique est pour Meg la grande passion de sa vie : elle est aussi le coeur de son salon, dans son hôtel du 100 boulevard Malesherbes, construit à l'époque où elle s'appelait encore Madame Baugnies.

Marguerite-de-Saint-Marceaux-sur-le-Nil.jpg

 

Marguerite de Saint-Marceauxen croisière sur le Nil...

 


Elle incarne ce milieu artistique de la Plaine Monceau autour de 1900. C’est dans son hôtel du 100 boulevard Malesherbes qu’elle reçoit les amis de son mari et de son frère, les peintres Jacques-Emile Blanche, François Flameng, Giovanni Boldini ou Jean Béraud.

 

madeleine-Lemaire.jpg

C’est après son remariage avec le sculpteur René de Saint-Marceaux en 1892 que le salon de Marguerite de Saint-Marceaux entre dans sa période la plus florissante, dont le  journal, qu’elle tient de 1894 à 1927, est le plus riche témoignage. Ses mercredis attirent alors le tout Paris. Une vingtaine de personnes sont invitées à dîner puis, après le repas, d’autres convives se joignent à elles pour discuter et écouter les récitals. Le salon de Marguerite de  Saint-Marceaux est selon Charlotte Sohy-Labey « admirablement meublé à l’ancienne, les sièges étaient groupés avec un art consommé pour former des coins d’intimité où l’on était fort bien pour causer ». Colette évoque quant à elle la « liberté surveillée » de ce salon, où chacun est libre d’écouter la musique, de lire ou de discuter à loisir, sans toutefois dissiper les autres invités. La simplicité est de mise et Marguerite de Saint-Marceaux refusait les vêtements sophistiqués : « Comme chacun des invités présents était supposé passer ses journées à produire quelque oeuvre d’art ou faire une découverte, Mme de Saint-Marceaux insistait pour qu’on ne s’habillât point. Venir en tenue de travail constituait une preuve d’élégance et de distinction. » Cette ambiance familière est voulue par Marguerite de Saint-Marceaux qui n’accepte pas les simples mondains mais uniquement les proches et les artistes conviés. Au programme des soirées qui réunissent ces assemblées éclectiques figure une discussion sur un sujet artistique (oeuvre musicale, tableau ou livre récemment publié).

 

Outre les peintres et sculpteurs comme Antonin Mercié et François Pompon qui sont reçus par René de Saint-Marceaux, on trouve des écrivains comme Dumas fils, Willy et Colette, Melchior de Vogüé, Victorien Sardou ou Gabriele d’Annunzio. Plus que la littérature et la peinture, c’est debussy-au-piano-chez-Ernest-Chausson.gifla musique qui domine lors de ces soirées. Marguerite de Saint-Marceaux, interprète favorite de Fauré, invite alors ses convives à des concerts improvisés. Debussy ( ici, sur la photo ... ), Ravel, Fauré, Dukas, Messager avant même qu'ils ne fussent célèbres, y interprétèrent leurs sonates, leurs Jeux d'eau et  autres Pelléas... Isadora Duncan y débute, accompagnée au piano par Maurice Ravel. On y retrouve également Ernest Chausson, Francis Poulenc ou Raynaldo Hahn. Outre ce salon parisien, Marguerite de Saint-Marceaux reçoit durant la belle saison dans sa résidence de Cuy-Saint-Fiacre (Seine Maritime).

On pouvait y trouver, fidèles parmi les fidèles, Chausson et Gounod, Messager et Paladilhe, Chabrier et Massenet. C’est Reynaldo Hahn, invité assidu du salon, qui y amena Proust. « Meg », passe aussi, parmi d'autres modèles, pour avoir inspiré dans La Recherche le personnage de Madame Verdurin.

 

L’oeil de Colette Willy …

Colette-et-willy.jpg« Une fine chienne bassette, Waldine, écoutait, une ouistitite délicieuse venait manger des miettes de gâteau, un peu de banane, s’essuyait les doigts à un mouchoir avec délicatesse, attachait aux nôtres ses yeux d’or, actifs et illisibles. De telles licences, discrètes, quasi-familiales, nous plaisaient fort. Pourtant nous nous sentions gouvernés par une hôtesse d’esprit et de parler prompts, intolérante au fond, le nez en bec, l’oeil agile, qui bataillait pour la musique et s’en grisait. Là, je vis entrer un soir la partition de Pelléas et Mélisande. Elle arriva dans les bras de Messager, et serrée sur son coeur, comme s’il l’avait volée. Il commença à la lire au piano, de la chanter passionnément, d’une voix en zinc rouillé.

Souvent, côte à côte sur la banquette d’un des pianos, Fauré et lui improvisaient à quatre mains, en rivalisant de modulations brusquées, d’évasions hors du ton. Ils aimaie nt tous deux ce jeu, pendant lequel ils échangeaient des apostrophes de duellistes : “Pare celle-là !... Et celle-là, tu l’attendais ?... Va toujours, je te repincerai...”

Fauré, émir bistré, hochait sa huppe d’argent, souriait aux embûches et les redoublait...

Un quadrille parodique, à quatre mains, où se donnaient rendez-vous les le

JOURNAL-DE-MARGUERITE-DE-SAINT-MARCEAUX--1894-1927.jpg

itmotive de la Tétralogie, sonnait souvent le couvre-feu… »

 

 

 

Le Journal de Meg remplit plus de mille pages en fins caractères. C'est aussi une chronique familiale et mondaine, où elle évoque sa progéniture, ses soucis de santé, ceux surtout de son mari qui endurait tous les maux de la terre ; elle décrit ses étés en Normandie dans sa belle maison de Cuy-Saint-Fiacre, ou dans celle qu'elle fit plus tard construire à Jouy-en-Josas. La Première Guerre fait partie des très nombreuses épreuves qu'elle relate, avec un curieux mélange de sensibilité et de stoïcisme. Elle se soignait à la musique, qui venait à bout  de ses pires chagrins.

Son journal, relate sa vie, en une chronique qui mêle les aspects privés et affectifs au tourbillon de ses activités : elle est de tous les vernissages, ne manque pas une première au concert ou à l’opéra, visite musées et monuments au cours de voyages à travers l’Europe. En accord avec son temps, elle adopte avec joie tous les aspects du modernisme : elle se promène à bicyclette et découvre les plaisirs de l’automobile, prend des photos, s’émerveille du cinéma, passe son baptême de l’air en 1913 après la guerre, elle juge cependant avec sévérité les transformations de la mode féminine, reflet de l’évolution des mœurs. La plupart des événements contemporains trouvent un écho dans son journal, l’incendie du Bazar de la Charité aussi bien que les inondations de 1910, et l’actualité politique (l’affaire Dreyfus, la guerre...) sur laquelle elle exprime des opinions tranchées.


24 juin 1903 « Je fais passer ma carte, une vieille dame agréable apparaît, femme ou maîtresse : elle va chercher le maître qui arrive un instant après vêtu de gris, d’un joli ton. La figure est charmante, douce et régulière de ligne, avec une jolie expression. Nous visitons un premier atelier avec de bonnes études au mur et bientôt un autre atelier plus grand, rempli celui-là de choses merveilleuses. Mon œil est attiré par une série d’études de nénuphars sur Claude-monet.jpgl’eau, études faites à toutes les heures avec des effets différents. C’est un enchantement. Mais la réalité l’emporte encore sur l’art, car les modèles existent tous, ils vivent sur un étang fait par le maître, étang vivant couvert de ces fleurs superbes posées là comme des oiseaux aux nuances inattendues. Autour, des iris jaune et lilas. L’admirable spectacle. J’en suis encore sous le charme, j’y pense comme à une œuvre d’art révélée. Monet passe pour un ours. Il fut charmant pour moi et je dois y retourner… »


5 juillet : « Je revois l’étang, les délicieuses fleurs nymphéa errantes sur l’eau stagnante, et l’atmosphère de rêve qui demeure en ce lieu, […]. Un thé aimablement servi par une vieille dame à cheveux blancs qui est Mme Monet et une grosse blonde atroce, commune qui est sa fille et la belle-fille de Monet. Tout ce monde fort aimable et simple. Mais combien ordinaire. Cela n’empêche pas Monet d’être un maître. »

 

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La jeune fille au Chat de Cécilia Beaux

Publié le par Perceval

Cecilia-Beaux-la-jeune-fille-au-chat-detail.jpg

Cecilia_Beaux_self-portrait.jpg 

Cecilia Beaux (1 Mai1855 – 7 Sept 1942)

  La jeune fille, ses yeux gris-verts dans le vague, la main distraite par un ruban ; les yeux du chat m’interrogent, dorés et mystérieux.   Cecilia Beaux la jeune fille au chat 1894

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Jean Rhys, et Paris vers 1920 ...

Publié le par Perceval

J'aime beaucoup cette photo...  Qui est-ce?

  jean Rhys color

 

Jean Rhys (1890-1979), fille de la Dominique où elle vécut jusqu'à 16ans, est surtout connu pour son roman "La prisonnière des Sargasses".

 

A Londres, comme elle était jolie, elle fut «chorus girl» dans un théâtre de second ordre. Elle détesta l'Angleterre qui lui parut un lieu hostile, laid, sale, dépourvu de toute chaleur, où elle connut les hôtels miteux et, surtout, elle eut froid.

A Paris, elle mena une vie de bohème. Dans "Rive gauche", elle décrit un monde de marginaux, comme elle pouvait l'être vis à vis de ses coreligionnaires écrivains...jean rhys peggy


Elle ne fréquentait ni les cafés, ni les librairies. Elle craignait la passion des hommes, pourtant elle en épousa trois ...  dont deux firent de la prison. Elle quitta son mentor et éditeur quand il tomba amoureux d'elle.

jean-rhys-older.jpg

Elle parcourait les quartiers mornes et misérables, et visitait son mari incarcéré pour traffics d'objets d'art ...

Paris attirait cette femme et engendrait chez elle une forme extrême de lassitude ...

 

<- Jean Rhys, agée.

 

 

 

C'est le moment de découvrir quelques photos de Paris entre 1920 et 1930 ..

par exemple grâce à Eugène Atget (1856-1927) ...

 

Eugene-Atget-2.jpg
 La démarche du photographe participe d’une volonté de créer un catalogue des monuments et rues du vieux Paris

 

Eugene-Atget-1.jpg
 Vers 1897-1898, à l’époque où est créée la Commission du Vieux Paris, E Atget entreprend de photographier systématiquement les quartiers anciens de Paris appelés à disparaître ainsi que les petits métiers condamnés par l’essor des grands magasins.

 

atget_prostitute.jpg
À sa mort en 1927, Bérénice Abbott achète photographies, albums, répertoire et négatifs qu’elle prête pour des expositions et des livres. En 1968, elle vend sa collection au Museum of Modern Art de New York.


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Gisèle Freund 1908-2000

Publié le par Perceval

Gisèle Freund est née dans les environs de Berlin, le 19 décembre 1908 dans une famille aisée d’origine juive allemande. Elle entreprend des études de sociologie et d’art. Elle fait connaissance de Walter Benjamin, célèbre philosophe avec qui elle entretient des rapports d’amitié.Freund-Gisele 1929

Engagée dans les jeunesses socialistes, elle  quitte Francfort, pour fuir à Paris.

 

« À cette époque, j'avais une vingtaine d'années et j'étudiais la sociologie et l'histoire de l'art. Pour payer mes études, j'avais commencé à faire des reportages photographiques et des portraits, grâce à un petit Leica que mon père m'avait offert quelques années plus tôt. Je ne me doutais pas, à ce moment-là, que la photographie deviendrait mon Gisèle Freund Portraitmétier.» Extrait de « Trois jours avec Joyce » de Gisèle Freund chez Denoël éditeur.


Elle choisit, par passion, de faire des portraits d’écrivains qui devenus célèbres lui apportent une reconnaissance internationale.

Elle rencontre Adrienne Monnier et Sylvia Beach. Adrienne Monnier,  militante féministe, figure de proue du milieu littéraire, va beaucoup l’aider ; elle devient son mentor.

Elle photographie André Malraux, qui va obtenir le Goncourt avec la Condition Humaine, puis Gide, Pasternak et Aldous Huxley.

Elle collabore auprès de Life dès 1935


1936, elle  se marie avec Pierre Blum et obtient la nationalité française par naturalisation. Elle soutient sa thèse, avec l’aide d’Adrienne Monnier, qui l’aide à la traduire en français.

Elle rencontre et se lie d’amitié avec Paul Valéry, James Joyce, Ezra Pound, Ernest Hemingway, Francis Scott Fitzgerald, André Gide, Nathalie Sarraute, André Breton, et Jacques Prévert, vont lui permettre de réaliser ses premiers portraits en couleur, grande première dans ces années d’avant guerre. Romain Rolland, André Breton, et Jean-Paul Sartre voient ainsi leurs portraits couleurs projetés en grand.

Gisèle Freund André Gide et Mme Rysselbergh

On peut citer encore : Louis Aragon, Walter Benjamin, Jean Cocteau, Colette, Marcel Duchamp, T.S. Eliot, André Gide, James Joyce, André Malraux, Elsa Triolet, et Paul Valéry, Virginia Woolf, Vita Sackville-West.


Le 8 mai 1939, son portrait de James Joyce fait la couverture de l’édition du Time américain, avec un portrait en couleur réalisé en Kodachrome, à l’occasion de la sortie du livre « Finnegans Wake ».

Elle travaille également pour le ministère de l'information du gouvernement de la France Libre. 1946, après un exil forcé, Gisèle Freund rentre à Paris. Elle présente ses photos dans une exposition consacrée à l'art sud-américain, qui donne lieu à un livre, puis repart en Patagonie -Terre de Feu pour le compte du Musée de l'Homme et le ministère de l’information. Elle en ramène des photos de paysages, et un film en couleur.

Gisèle Freund André Malraux avant de partir pour l’EspElle  est la première femme à rejoindre l'agence Magnum en 1947, à l’invitation de Robert Capa. Elle voyage aux Etats-Unis, au Canada, et en Amérique latine, au Pérou en Equateur, en Bolivie et au Brésil.

Elle divorce en 1948.

 

Elle réalise un reportage sur Evita Perón en 1950, publié par Life, qui fait scandale, ses photos montrant le faste de celle qui devient la femme du président argentin. Il s’ensuit un incident diplomatique avec le gouvernement Argentin.
Elle continue à faire des portraits, notamment d’Henry Miller, de Tennessee Williams, de John Steinbeck, d’Alexandre Soljenitsyne, de  Le Corbusier, de Marguerite Duras, d’Henri Matisse, ou de Pierre Bonnard.

En 1968, elle est la première photographe invitée à exposer au Musée d'art Moderne de Paris.

1977, elle publie « Mémoires de l’œil » aux éditions du Seuil, et devient la présidente de la Fédération française des associations de photographes créateurs. Elle prend position pour une plus grande reconnaissance de la photographie en France.

Gisele Freund and Jessica Backhaus, Paris, 1996

1981, elle est choisie pour réaliser le portrait officiel du président François Mitterrand. Elle raconte: « Je savais qu’un de ses fils venait d’avoir un enfant. Est-ce une fille ou un garçon ? Il a souri... J’ai appuyé ».

Elle fait don à l’état Français de plus de deux cent photographies peu de temps avant son décès à l’âge de 91 ans le 30 mars 2000 à Paris.

 

Gisele Freund and Jessica Backhaus, Paris, 1996 

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Artemisia Gentileschi : peintre de la renaissance.

Publié le par Perceval

Artemisia Gentileschi (1593 - 1652/1653), est la fille du célèbre artiste romain, Orazio

Artemisia affiche Expo
 Exposition au Musée Maillol

 

Gentileschi (1563-1639). Elle est sans doute une des premières artistes femmes à se faire reconnaître dans le monde artistique de la Renaissance - dominé par les hommes - . Elle fut la première femme à peindre des grands scénarios historiques et religieux.


Elle reçoit sa formation au début de son père, mais comme les académies d'art la rejette, elle continue d’étudier avec un amis de son père, Agostino Tassi.


Artemisia est violée par Tassi. Celui-ci promet d'abord de l'épouser pour sauver sa réputation, mais il ne tient pas sa promesse et le père d'Artemisia porte l'affaire devant le tribunal papal. L'instruction dure 7 mois, et l’on découvre que Tassi avait pour projet d'assassiner son épouse …

Le procés très médiatisé, constitue le thème central d'un film controversé français, Artemisia (1998), réalisé par Agnès Merlet.

’Artemisia Gentileschi (1593-1654) Susanna and the Elders  Artemisia Gentileschi (1593-1654) Judith et Holopherne 1612
 Suzanne et les vieillards

 Artemisia Gentileschi (1593-1654)

Judith et Holopherne 1612


Le traumatisme du viol et du procès ont des répercussions sur la peinture d'Artemisia…  Ses représentations graphiques sont sans doute des tentatives cathartiques et symboliques pour faire face à la douleur …

Les héroïnes de ses tableaux, en particulier Judith, sont des femmes puissantes en revanche sur de malfaisants mâles tels que le général assyrien Holopherne. Son style est fortement influencé par le réalisme dramatique et marqué par le clair-obscur de Michelangelo Merisi da Caravaggio (1573-1610).

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Lillian Bassman photographie La Femme

Publié le par Perceval

Il y a quelques semaines disparaissait Lillian Bassman, à 94 ans dans son appartement à Manhattan.Lilian bassman p2


Elle aimait photographier les femmes et faire ressortir leur élégance. Lilian Bassman était renommée pour son travail de photographe de mode, mais aussi pour ses clichés artistiques.

Fille de juifs russes émigrés, Lillian Violet Bassman naît le 15 juin 1917, à Brooklyn, puis grandit dans le Bronx. Parents bienveillants, éducation bohème, rencontre son futur mari, Paul Himmel à l'âge de cinq ans et dix ans plus tard, ils décident d'emménager ensemble dans Greenwich Village.  

Lillian Bassman and Paul Himmel, around 1938

Elle contacte Alexei Brodovitch, le gourou du célèbre magazine Harper’s Bazaar.

Dès qu’elle le peut, elle s’enferme dans la chambre noire du magazine. Elle apprend toute seule à développer les photos et surtout : à les modifier.

 

A une époque où la femme est plutôt le modèle, Lillian Bassman prend position derrière l’objectif. En 1947, Richard Avedon lui prête un studio et un assistant ; elle fait ses griffes en fixant de la lingerie avec un certain glamour et une féminité absolue.

Lilian Bassman 11  Lilian Bassman lingerie 1951


Elle publie sa première série de photographies. Les clichés paraissent vaporeux, avec des contrastes appuyés. Une pratique à mi-chemin entre l’avant-guarde et le romantisme. Ses modèles longilignes semblent onduler sur le papier glacé. « Les femmes qui m’intriguaient avaient des cous superbes et des mouvements de mains des plus expressifs. Quand j’ai découvert El Greco, ce style étiré est devenu ma manière de voir. »

 

Son style étonne, et agace même Carmel Snow, rédactrice en chef du Harper’s, furie notoire mais esprit cultivé. «Le couturier a voulu une colonne de mousseline et vous me faites un papillon. My dear, vous n’êtes pas ici pour faire de l’art, vous êtes ici pour montrer les boutons et les nœuds.»

Lilian Bassman 2 Lillian Bassman - Anneliese Seubert, NY Times Magazine, 199
 


En 1969, elle décide brusquement de tout arrêter. Elle se dit lassée des modèles et de leurs exigences. Elle détruit la plus grande partie de ses photographies commerciales. Son travail éditorial se retrouve entassé dans des sacs poubelle. Dès lors, elle se consacre uniquement à la photographie d’art.

 

Il faut attendre les années 90 pour qu’elle exhume ses premières œuvres. Encouragée par Martin Harrison, elle décide de les rééditer. Cette fois-ci, elle peut se permettre de les retoucher comme elle le souhaite : plus de comité éditorial pour la freiner. Son travail connaît une seconde vague d’enthousiasme. Elle expose à galerie Hamilton de Londres et au Carrousel du Louvres.

Lilian Bassman dans son appart in Manhattan - Copie  Paul-Himmel-ohne-Titel--Lillian-unter-Vordachlichtern.jpg
 Lilian Bassman dans son appartement
 Lilian par Paul Himmel

 

Parallèlement, elle recommence à faire des photos de mode. Depuis, elle n’a plus lâché son appareil.

 

«  Elle a le  sens de la beauté féminine …  Lillian transcende l'instant, capte l'individualité et l'universalité des femmes du monde entier … »

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Giulia " la bella " Farnèse 1474-1524

Publié le par Perceval

Guilia doit sa notoriété à deux raisons :

 

portrait présumé réalisé par Raphaël de Giulia Farnès

 

 

La plus simple, est que Julia est belle, d'une beauté extraordinaire. Toute personne qui la connaît, reste envoutée ! C'est une beauté qui ne souffre aucun argument et qui s’accompagne d’une féminité luxuriante. Une beauté , objet de l'envie et de la jalousie, des commérages malveillants, parfois, mais toujours admirée.

 


 

La deuxième, c’est que Guilia est … la maitresse d’Alexandre VI, le pape !

Pape Alexander VI

 

 

 

 

 

 


 

 

portrait présumé réalisé par Luca Longhi de Giulia Farn

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous savons donc que ses yeux étaient brillants et noirs: «  oculus Niger » . Noirs également sont ses cheveux « a la plus belle chevelure qui peut s’imaginer » écrit Lorenzo Pucci, le mari de sa sœur Gerolama, qui écrit à son frère. Son teint est clair, le ton nacré. Ses dames de la cour disent qu'elle a l'habitude de dormir dans des draps de soie noire pour améliorer son teint pâle et brillant et enflammer la sensualité mûre du pape Borgia. Son visage est rond, les pommettes rouges annonce son ardeur , rapporte le correspondant de la Borgia. De taille mince et, Guilia  est "la plus belle dame" et aussi «jamais rien vu de pareil !" .. D'autres sources indiquent qu’elle brille par sa «grâce» et sa «joie»…

 

Portrait présumé de Giulia Farnèse (la Transfiguration d

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Doisneau

Publié le par Perceval

Intempéries   (Féérie) 

[...] Le ramoneur parle de sa belle
Chacun l'écoute tous sourient aucun ne rit de lui

Je suis son œillet Robert-Doisneau--the-kiss-at-the-opera-house.jpg
elle est ma boutonnière  

Je suis son saisonnier
elle est ma saisonnière

Elle est ma cloche folle

et je suis son battant

Elle est mon piège roux
je suis son oiseau fou

Elle est mon cœur
je suis son sang mêlé

robert_doisneau-21.png( ... )
Elle est ma chaleur d'hiver
je suis,son glaçon dans son verre l'été

Je suis son ours
elle a son anneau dans mon nez
Je suis le cheveu que les couturières cachaient autrefois dans l'ourlet de la robe de mariée
pour se marier elles aussi dans l'année
[...] 

 - Jacques Prévert ("La Pluie et le beau temps" -  Gallimard, 1955)

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