Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Articles avec #arts visuels tag

Les amours d'Antoine Doinel. (2)

Publié le par Perceval

JP-Leaud-Cycle-Antoine-Doinel.jpg

 

3 -   La vie d'homme marié, de père et d'infidèle :


Christine Darbon marche dans une rue de Paris. Elle porte un étui à violon. Elle s'arrête pour acheter des fruits. Claude-Jade-and-Jean-Pierre-Leaud-in-Domicile-conjugal--19.jpgOn ne voit que ses jambes et le violon. « Voilà Mademoiselle », lui dit la marchande. « Non pas mademoiselle. Madame ! » rectifie Christine. Antoine Doinel a épousé Christine Darbon. Dans ce volet des aventures d'Antoine, " Domicile conjugal ", celui-ci est marié avec Christine.

Il exerce, provisoirement, un métier inhabituel : il teint les fleurs dans la cour de son immeuble, pour les rendre plus attrayantes. Christine, elle, donne chez elle des leçons de violon. Elle est bientôt enceinte et Antoine entre dans une importante entreprise américaine qui effectue des recherches et expériences hydrauliques.

Le petit Alphonse ne tarde pas à naître. Antoine quant à lui fait la rencontre de Kyoko, jeune japonaise avec qui il trompera son épouse.

Hiroko-Berghauer-and-Jean-Pierre-Leaud-in-Domicile-conjuga.jpg

Kyoko envoie à Antoine des petits mots d'amour et les cache dans un bouquet de tulipes. Christine remarque que les tulipes s'ouvrent les unes après les autres laissant tomber les mots sur la table. Christine l'accueille habillée en Japonaise, de grosses larmes coulant sur les joues maquillées. Christine et Antoine vont se séparer. Antoine s'ennuie avec Kyoko. Un soir alors qu'il dîne avec elle au restaurant, il quitte la table à plusieurs reprises au cours du repas pour téléphoner à Christine. Antoine retrouve Christine.


4 -  L'adultère répété et le divorce :


l-amour-en-fuite-aff.jpgAntoine, dans ce dernier film «  L’amour en fuite », trompe de nouveau sa femme, cette fois ci avec Liliane, élève de Christine dans son cours de piano.Jean-Pierre-Leaud-and-Frederique-Hoschede-in-L-amour.jpg

Antoine aime lire des romans de Colette. Alors il voit des lesbiennes partout : « À ta place je ferais attention », dit-il à Christine.

Finalement c'est avec Liliane qu'il trompera Christine.

Et Antoine donne une explication qui lui ressemble à cent pour cent. Il avait offert un livre à Liliane et le lendemain il a vu que pour protéger ce livre, elle l'avait recouvert avec du papier journal. Il a été tellement ému qu'aussitôt il a couché avec elle. « Il a besoin d'une femme, d'une maîtresse, d'une petite sœur ou d'une nourrice, d'une infirmière et moi je me sens incapable de jouer tous les rôles à la fois », déclare Liliane à Christine en expliquant sa rupture avec Antoine... 

JP-Leaud-et-MF-Pisier-L-amour-en-fuite.jpg

Après 8 années de mariage, ils se séparent et un an plus tard divorcent. Antoine et Christine forment le premier couple à divorcer en accord mutuel ce qui leur vaut une tonne de question de la part des journalistes. Dans ce dernier "épisode" des aventures d'Antoine, on retrouve Liliane et Colette.

 

Scène:

Sur le parvis du tribunal, Colette le reconnaît et ils se croisent à nouveau gare de Lyon où Antoine doit conduire son fils Alphonse pour sa classe musicale.

Alors que le train pour Draguignan emporte Colette, Antoine court la rattraper. Dans le train, Colette lit Les salades de l'amour, roman écrit par Antoine quelques années auparavant. Le contrôleur lui annonce qu'un homme l'attend au restaurant. Elle espère Xavier, son amant libraire, auquel elle avait donné l'occasion d'un rendez-vous mais fait bonne figure lorqu'elle découvre Antoine, caché derrière le journal, Le monde. Antoine et Colette parlent de leur passé.

Colette cache Antoine, qui n'a pas de billet, dans son wagon-lit. Mais elle est ébranlée par l'incident d'un enfant qu'elle croit en danger près de la porte du wagon et par un voyageur qui la prend pour une prostituée. Antoine finit par l'excéder à ne parler que de lui et notamment de son futur roman dont il n'a encore qu'un début d'histoire : une photo déchirée et un titre "le manuscrit trouvé par un sale gosse". Colette chasse Antoine du wagon-lit quand il cherche à l'embrasser. Celui-ci tire le signal d'alarme en pleine campagne... et repart pour Paris.

 

Rappel du jeu de mot grivois de Domicile conjugal : "Ils sont vraiment gonflés d'écrire çà dans Le monde : "La séance reprit à vingt heures et à minuit les délégués de l'Europe agricole purent rejoindre leur chambre ou les attendait une call-girl bien excitée" (une collation bien méritée). Antoine a des lubies. Il recherche les dix-neuf tomes du journal de Léautaud qui raconteraient ses ennuis avec les femmes. Il est sarcastique : "Travaille bien Alphonse. Tu deviendras un grand musicien. Si tu travailles mal et que tu fais plein de fausses notes et bien tu deviendras critique musical." Antoine est amateur de formules : "On est amoureux lorsque que l'on commence à agir contre son intérêt".

 


Voir les commentaires

Les amours d'Antoine Doinel. ( 1 )

Publié le par Perceval

Journée de vacances, pendant laquelle je prends plaisir à feuilleter l’album des années passées.

Il y a la photo de la jolie fille rencontrée lors d’une soirée, qui vous allume puis vous laissera dépérir … Fatalement belle, avec des traits purs et des attaches fines… Une fille de bonne famille, une petite bourge qui voit grand …

M-F-Pisier-01.jpg  MF-Pisier-et-JP-Leaud.jpg


Une madone, une que l’on prie de vous aimer ; et qui malgré tous les poèmes vous échappe… Elle largue Antoine Doinel, après un baiser volé.


-          1 - La première histoire d'amour :

Doinel_max.jpgC’est « « Antoine et Colette » un court-métrage qui raconte la première vraie relation amoureuse d'Antoine. Il a dix-sept ans, travaille dans l'industrie du disque et un soir lors d'un concert il remarque une jeune femme Colette ( Marie-France Pisier ) dont il tombe très amoureux mais celle-ci ne considère leur histoire que comme une bonne amitié.

 

 


-          2 - L'amour :
Dans " Baisers volés " , Antoine a vingt-quatre ans, il est renvoyé de l'armée pour « instabilité caractérielle ». Il travaille comme veilleur de nuit et détective privé (l'agence de détectives Blady !). baisers-Voles-Apres-Les-400-Coups-et-Antoine-et-Colette-l.jpgIl tombe amoureux de Christine Darbon ( Claude Jade ) la fille d'un ami de son père.

Ses enquêtes ne mènent à rien et Antoine et licencié. Il est alors engagé dans un magasin de chaussures mais tombe très vite amoureux de la femme (Delphine Seyrig ) du directeur ( Michel Lonsdale) , patron mal-aimé par son personnel. Une nouvelle fois renvoyé, il devient dépanneur de télé et re-rencontre Christine lors d'une mission (.profitant de l'absence de ses parents, elle l’appelle sous un prétexte fallacieux pour réparer une télévision qu'elle a détraquée elle-même ..) :

Le récit passera de la vision d'un Antoine qui commence à s'escrimer sur l'appareil à celle d'un appartement vide. La caméra suit les pièces éparses de la télévision sur le sol pour nous mener dans la chambre parentale où Antoine et Christine dorment ensemble. Alors initié, il pourra susciter le désir de Christine. Mais, au matin, Antoine abandonne le pur mouvement du désir pour une pratique plus socialisée de l'amour. On voit d'abord Antoine et Christine prendre le petit déjeuner après la nuit qu'ils ont passée ensemble. Dans cette scène apparaît l'écriture, malgré la proximité du couple. Les deux jeunes gens échangent en silence de petits billets, et on comprend qu'Antoine demande ainsi Christine en mariage.

 

 A droite: Claude Jade jouant Evelyne Droste dans RENDEZ-VOUS À PARIS.

et,

Ci-dessous: Claude Jade dans " A san Remo ".
Claude-Jade-jouant-Evelyne-Droste-dans-RENDEZ-VOUS-A-PARI.jpeg
claude-jade-a-san-Remo.jpeg 

Claude Jade, de son vrai nom Claude Marcelle Jorré, est née à Dijon, le 8 octobre 1948. Le tournant de sa carrière se produit à partir de sa rencontre avec François Truffaut. Il lui propose le rôle de Christine Darbon dans Baisers volés. Le film rend Claude Jade (en partenaire d'Antoine Doinel alias Jean-Pierre Léaud) célèbre. Elle meurt à Paris, le 1er décembre 2006, à l'âge de 58 ans, des suites d'un cancer.


Voir les commentaires

La chair

Publié le par Perceval

Santiago-CARBONELL-by-Catherine-La-Rose--40-.jpg   Santiago CARBONELL by Catherine La Rose (39)
 Santiago-Carbonell---14-.jpg  SANTIAGO-CARBONELL-Mexico.jpg

 

Peintures de Santiago CARBONELL

Chair des choses:

Je possède, en mes doigts subtils, le sens du monde,
Car le toucher pénètre ainsi que fait la voix,
L'harmonie et le songe et la douleur profonde
Frémissent longuement sur le bout de mes doigts.

Je comprends mieux, en les frôlant, les choses belles,
Je partage leur vie intense en les touchant,
C'est alors que je sais ce qu'elles ont en elles
De noble, de très doux et de pareil au chant.

Car mes doigts ont connu la chair des poteries
La chair lisse du marbre aux féminins contours
Que la main qui les sait modeler a meurtries,
Et celle de la perle et celle du velours.

Ils ont connu la vie intime des fourrures,
Toison chaude et superbe où je plonge les mains !
Ils ont connu l'ardent secret des chevelures
Où se sont effeuillés des milliers de jasmins.

Et, pareils à ceux-là qui viennent des voyages.
Mes doigts ont parcouru d'infinis horizons,
Ils ont éclairé, mieux que mes yeux, des visages
Et m'ont prophétisé d'obscures trahisons.

Ils ont connu la peau subtile de la femme,
Et ses frissons cruels et ses parfums sournois...
Chair des choses ! j'ai cru parfois étreindre une âme
Avec le frôlement prolongé de mes doigts...

 

Poème de Renée Vivien ( 1877-1909) ... 

 

 

" Pauline Mary Tarn connue sous le pseudonyme de Renée Vivien née protestante à Londres le 11 juin 1877 et morte catholique à Paris le 18 novembre 1909. Elle a neuf ans, quand son père meurt... renee-vivien-4.gifPauline s'installe à Paris au 23 avenue de Boulogne dès sa majorité car elle affirme détester l'Angleterre et souvent sa mère qui se remarie en 1908. Son goût pour les lettres fut prononcée dès l'enfance et riche rentière, elle apprend l'italien, le grec, lit Dante et traduit Sappho, aime quelques femmes, voyage dans quelques pays, achete une villa à Lesbos, publie ses poèmes et autres écrits à compte d'auteur ....

Elle fut jetée au "pilori" pour exprimer la première après Sappho ses amours lesbiens, se fit "buriner" le portrait par le sculpteur Rodin, but trop... et enfin, se convertit au catholicisme quelques jours avant sa mort en date du 18 novembre 1909 à 6 heures 45 du matin à Paris."

Voir les commentaires

Misia, reine de Paris

Publié le par Perceval

Musée d'Orsay    Exposition temporaire

 

Misia-Natanson-en-robe-noire-1896-1897.gif
 Misia Natanson en robe noire1896-1897

Cette exposition pluridisciplinaire se propose de réunir des portraits de Misia et de son entourage ainsi que des oeuvres, des documents et des témoignages d'artistes contemporains illustrant le foisonnement de la création au temps où Misia était la Reine de Paris.

12 juin - 9 septembre 2012

A-Natanson-photo-orsay.gif

 Déjeuner au Relais à Villeneuve-sur-Yonne : Cipa Godebski, Marthe Mellot, Thadée Natanson, une domestique, Edouard Vuillard, Misia Natanson, Romain Coolus, Ida Godebska, Alfred Athis Natanson   -  Vers 1898-1899

Photo de: Alfred Natanson (1873-1932)

Epreuve originale à la gélatine argentique Collection particulière© Cliché musée d’Orsay / Patrice Schmidt

Bien sûr, faute de pouvoir se rendre à Paris, il est possible de visiter les pages sur Misia, sur le site du Musée d'Orsay: C'est ICI ...

Voir les commentaires

Zinaida Serebriakova

Publié le par Perceval

Zinaida Serebriakova (1884-1967) , est une peintre russe. Zinaida-Serebryakova--one-of-the-greatest-Russian-painters.jpgElle nait près de Kharkov (aujourd'hui en Ukraine) dans une famille raffinée et artiste  Son grand-père, Nicolas Benois, était un célèbre architecte, président de la Société des Architectes et membre de l'Académie russe des sciences. Son père, Evgueni Nikolaïevitch Lanceray, est un sculpteur connu, et sa mère, est la sœur de Alexandre Benois.

Zinaida SerebriakovaEn 1900, Zinaida entre à l'école d'art fondée par la princesse MK Tenicheva. Entre 1902-1903, elle est en Italie, et de 1905-1906, elle étudie à l'Académie de la Grande Chaumière à Paris.

En 1905, Zinaida épouse son cousin germain, Boris Serebriakov.

 

Dès sa jeunesse, Zinaida s'efforce d'exprimer son amour du monde et peint sa beauté. Ses premières œuvres, Country Girl (1906) et Verger en fleurs (1908), parlent avec éloquence de cette recherche. Elle obtient une large reconnaissance publique avec l'autoportrait à la table de toilette (1909). serebryakova-autoportrait-toilette-_01.jpg

 

Lors du déclenchement de la Révolution d'Octobre sa vie change. En 1919, son mari Boris meurt du typhus contracté dans les prisons bolchéviques. Elle est sans aucun revenu, responsable de ses enfants et de sa mère malade. Elle doit renoncer à peinture à l'huile en faveur du charbon de bois moins cher et un crayon. Ce fut le moment de peintures « noires », House of Cards, qui représente ses quatre enfants orphelins.

Serebriakova--ses-enfants.jpg

 

 

À l'automne de 1924, Zinaida est à Paris, après avoir reçu une commission pour une grande fresque décorative. Sa mère et ses quatre enfants sont restés en Russie.

Ils seront réunis 36 ans plus tard. Pendant ce temps Serebryakova  voyage beaucoup. Elle va en Afrique, et explore le Maroc et l'Atlas.

Serebryakova-zinaida-1928.jpg

 

 

En 1947, Zinaida prend la nationalité française, et ce n’est qu’avec le « dégel » sous Khrouchtchev que le gouvernement soviétique lui permet de reprendre contact avec sa famille en Russie. Zinaida voit ses œuvres exposées en Russie, en 1966 avec grand succès.

Zinaida Serebriakova est morte à Paris en 1967.

 

 

***

Serebriakova--portrait-de-Vera-Fokine.jpg zinaida-serebriakova-harvest-1915.jpg 

Mikhaïl Fokine, danseur, oragnisera la mythique première saison des Ballets Russes à Paris en 1909, dont l'impact sur le monde de l'art, la musique, la culture, la mode et la littérature fut absolument sans précédent et fascine encore aujourd'hui. Il épousa la danseuse Vera Antonova en 1905...

ICI, Vera Fokine  par Zinaïda Serebriakova (1884-1967)

  Harvest 1915

 

 

 


***
zinaida serebriakova sleepingnude
zinaida-serebriakova-bathers-1927.jpg
Zinaida-Serebryakova--Bathhouse--1913-jpg.jpg
zinaida-serebriakova-katya1923.jpg  Serebriakova--At-breakfast-copie-1.jpg

Voir les commentaires

"Degas et le nu" au musée d'Orsay

Publié le par Perceval

Degas et le nu, au musée d’Orsay, à Paris, jusqu’au 1er juillet

 

 Nous vivons, paraît-il, dans la société du zapping compulsionnel, du besoin de surfer sans cesse d’un sujet à l’autre de peur de nous lasser. De fait, il est deux manières de tromper l’ennui. L’une consiste à passer d’une image, d’un objet ou d’un être à l’autre, pour renouveler nos impressions premières. On tourne les pages, les images et les visages en quête de divertissement.

L’autre suppose au contraire d’insister sur la rencontre, sur le regard, en refusant de se laisser divertir, pour permettre au sujet lui-même de se révéler, passé le temps de l’habitude ou de l’évidence, comme nous ne l’avions encore pas vu. C’est la contemplatio...

Deux expositions font à merveille la démonstration de la puissance de la contemplation. À Orsay, Degas, à Pompidou, Matisse ( Matisse, paires et séries, au Centre Pompidou, à Paris, jusqu’au 18 juin), sont présentés à travers le jeu de l’exploration multiple d’un sujet.

 

Le nu, pour Degas, commence de manière académique, puis narrative, avec des scènes « historiques » puis des instantanés de maisons closes, pour finir par une forme de contemplation pure du corps, comme présence, sans que n’apparaisse plus le visage des modèles. Ce corps devient finalement ligne, couleur, vibration. Il n’est pas pour autant spiritualisé. Disons plutôt aimé, jusque dans sa nature prosaïque, voire son animalité. Le peintre qui aimait tant la danse compose à sa manière une sorte de paisible « Ecce homo », essentiellement féminin pour nous dire la beauté de la condition humaine primordiale, avant tout artifice…

  (article paru dans Témoignage chrétien)

 

***

 

***

 

Exposition du 13 mars au 1er juillet 2012.


Loin des « danseuses » qui ont fait le succès de l'artiste, l'exposition présente un éventail de corps féminins dénudés qui ont passionné Edgar Degas durant près de 50 ans de création.
Interview de Xavier Rey, commissaire d'exposition.

 

 

Voir les commentaires

Catherine Hessling et Jean Renoir.

Publié le par Perceval

Sur un air de Charleston

 

France 1927 • durée 0h22 • Muet • Noir et blanc • Réalisation Jean Renoir • Sur une idée de Pierre Lestringuez • Interprètes : Catherine Hessling, Johnny Huggins
En 2028, un mystérieux explorateur pose son aéronef sur la Terra Incognita. Il y fait la rencontre d’une ravissante jeune indigène, qui va l’initier à une danse des plus effrénées. Par cette pochade dadaïste, Renoir, qui venait de découvrir le jazz, déclarait vouloir mettre en avant les talents de danseuse de sa jeune épouse Catherine Hessling.

 

 

Et si vous êtes pressé: juste, un extrait avec Catherine Hessling qui danse ...


 

***
La Fille de l'eau, de Jean Renoir, 1924
***

Jean Renoir présente pour la télévision son film "Nana" :un film réalisé en hommage à Stroheim dont il garde de bons et de mauvais souvenirs : un film fait avec tous ses amis ; un film qu'il a financé lui-même sur lequel il a perdu tout son argent... ce qui lui a permis en réalisant des films "alimentaires" par la suite, d'entrer "complètement et professionnellement dans le métier".
Un extrait:
de, Nana de Renoir:

Voir les commentaires

“ Berthe Morisot, l’indomptable ”

Publié le par Perceval

* Il y a un an, la productrice Louisa Maurin annonçait : "Isabelle Adjani a acquis les droits cinématographiques de Berthe Morisot, le secret de la femme en noirBerthe-Morisot-le-secret-de-la-femme-en-noir-Dom-Bona.jpg, roman biographique de Dominique Bona paru chez Grasset. L’écriture du scénario est en cours de finalisation. Le film sera mis en production dès Octobre 2011 pour être tourné d’ici la fin de l'année" …

Isabelle Adjani s'est déclarée "amoureuse depuis toujours de l’artiste et de la femme Berthe Morisot". "L’aboutissement de ce projet me comble de bonheur", a confié l'actrice dans un court communiqué.

Dans le cadre d'une co-réalisation, Isabelle Adjani sera l'un des metteurs en scène. "Pour la première fois, Isabelle passe ainsi à la réalisation avec ce film dont elle est aussi productrice", souligne Louisa Maurin. Isabelle Adjani devrait elle-même incarner la célèbre artiste dans la seconde partie de sa vie. En 1988, Isabelle Adjani avait incarné à l'écran la sculpteuse Camille Claudel, sœur du poète et dramaturge Paul Claudel et égérie de Rodin, dans un film éponyme réalisé par Bruno Nuytten.

L’actrice Marine Delterme et la réalisatrice Caroline C  L’actrice Marine Delterme et la réalisatrice Caroline Champetier mettent la dernière main aux scènes de “Berthe l’indomptable” tournée à Limoges.

 

** Et bien, un an après, nous n’avions pas de nouvelles de ce film. Par contre, à Limoges, ces jours-ci : C’est un téléfilm, “Berthe l’indomptable” - réalisé par Caroline Champetier et produit par Kien Productions, et soutenu par la Région Limousin à hauteur de 120 000 euros -  …qui est en plein tournage, avec : 16 techniciens, 20 comédiens et 95 figurants pour un tournage qui se déroule presque entièrement dans notre région. La Société Kien Productions, (re-)connue pour son engagement artistique sur de véritables sujets de société, a choisi le Limousin pour y

Tournage Berthe Morisot Limoges Le praesidial

 Tournage Berthe Morisot

Limoges Le Présidial

tourner la quasi-totalité de ses scènes (20 jours sur 22). Le téléfilm, retraçant la vie de « Berthe l’Indomptable », arrière petite-nièce de Jean-Honoré Fragonard, belle-sœur d’Edouard Manet et elle-même artiste-peintre, a trouvé dans les paysages vibrants du Limousin et son patrimoine historique de qualité les décors qui inspirent les artistes. ( Hé oui… Le limousin, c’est super… !)

C'est Marine DELTERME qui interprète le rôle de Berthe Morisot dans ce téléfilm, réalisé et éclairé par Caroline Champetier, et destiné à France 3.


Berthe MORISOT (1841 - 1895) est l'une des rares femmes peintre de la période des impressionnistes. Berthe Morisot était une femme libre, mais aussi la maîtresse et modèle de Manet, avant de devenir peintre à son tour. Degas, Renoir, Monet ne tarissaient pas d'éloges sur son oeuvre. Elle était aussi l'amie de Fantin-Latour, Henri de Régnier et Mallarmé..

Voir les commentaires

Le salon de Marguerite de Saint-Marceaux: Musique et discussions

Publié le par Perceval

Extraits de l’ouvrage :Exposition-Femmes-Peintres-et-salons-au-temps-de-Proust.jpg 

 

Le salon de Marguerite de Saint-Marceaux, musique et discussions à bâton rompu.

Marguerite de Saint-Marceaux, est née Jourdain, d'une famille de drapiers de Louviers, veuve en premières noces d'un peintre aquarelliste, Eugène Baugnies, dont elle eut trois fils et hérita la fortune. Elle demeure pour la postérité, si du moins elle en a une, sous le nom de son second mari, le sculpteur René de Saint-Marceaux, surtout connu pour un Arlequin exposé au Musée de Reims, sa ville natale.

 

Un peintre, un sculpteur : « Meg » aimait passionnément les arts, mais ses deux maris ne furent peut-être que des consolateurs. Sa famille lui avait en effet interdit d'épouser Camille Saint-Saëns lorsqu'il avait demandé sa main. Le compositeur devait paraître trop bohême, un parti hasardeux...

Bonne pianiste, douée d'« une voix chaude et pénétrante » selon son ami Emmanuel Chabrier, voix qu'elle ne cessa de travailler jusque dans le grand âge, la musique est pour Meg la grande passion de sa vie : elle est aussi le coeur de son salon, dans son hôtel du 100 boulevard Malesherbes, construit à l'époque où elle s'appelait encore Madame Baugnies.

Marguerite-de-Saint-Marceaux-sur-le-Nil.jpg

 

Marguerite de Saint-Marceauxen croisière sur le Nil...

 


Elle incarne ce milieu artistique de la Plaine Monceau autour de 1900. C’est dans son hôtel du 100 boulevard Malesherbes qu’elle reçoit les amis de son mari et de son frère, les peintres Jacques-Emile Blanche, François Flameng, Giovanni Boldini ou Jean Béraud.

 

madeleine-Lemaire.jpg

C’est après son remariage avec le sculpteur René de Saint-Marceaux en 1892 que le salon de Marguerite de Saint-Marceaux entre dans sa période la plus florissante, dont le  journal, qu’elle tient de 1894 à 1927, est le plus riche témoignage. Ses mercredis attirent alors le tout Paris. Une vingtaine de personnes sont invitées à dîner puis, après le repas, d’autres convives se joignent à elles pour discuter et écouter les récitals. Le salon de Marguerite de  Saint-Marceaux est selon Charlotte Sohy-Labey « admirablement meublé à l’ancienne, les sièges étaient groupés avec un art consommé pour former des coins d’intimité où l’on était fort bien pour causer ». Colette évoque quant à elle la « liberté surveillée » de ce salon, où chacun est libre d’écouter la musique, de lire ou de discuter à loisir, sans toutefois dissiper les autres invités. La simplicité est de mise et Marguerite de Saint-Marceaux refusait les vêtements sophistiqués : « Comme chacun des invités présents était supposé passer ses journées à produire quelque oeuvre d’art ou faire une découverte, Mme de Saint-Marceaux insistait pour qu’on ne s’habillât point. Venir en tenue de travail constituait une preuve d’élégance et de distinction. » Cette ambiance familière est voulue par Marguerite de Saint-Marceaux qui n’accepte pas les simples mondains mais uniquement les proches et les artistes conviés. Au programme des soirées qui réunissent ces assemblées éclectiques figure une discussion sur un sujet artistique (oeuvre musicale, tableau ou livre récemment publié).

 

Outre les peintres et sculpteurs comme Antonin Mercié et François Pompon qui sont reçus par René de Saint-Marceaux, on trouve des écrivains comme Dumas fils, Willy et Colette, Melchior de Vogüé, Victorien Sardou ou Gabriele d’Annunzio. Plus que la littérature et la peinture, c’est debussy-au-piano-chez-Ernest-Chausson.gifla musique qui domine lors de ces soirées. Marguerite de Saint-Marceaux, interprète favorite de Fauré, invite alors ses convives à des concerts improvisés. Debussy ( ici, sur la photo ... ), Ravel, Fauré, Dukas, Messager avant même qu'ils ne fussent célèbres, y interprétèrent leurs sonates, leurs Jeux d'eau et  autres Pelléas... Isadora Duncan y débute, accompagnée au piano par Maurice Ravel. On y retrouve également Ernest Chausson, Francis Poulenc ou Raynaldo Hahn. Outre ce salon parisien, Marguerite de Saint-Marceaux reçoit durant la belle saison dans sa résidence de Cuy-Saint-Fiacre (Seine Maritime).

On pouvait y trouver, fidèles parmi les fidèles, Chausson et Gounod, Messager et Paladilhe, Chabrier et Massenet. C’est Reynaldo Hahn, invité assidu du salon, qui y amena Proust. « Meg », passe aussi, parmi d'autres modèles, pour avoir inspiré dans La Recherche le personnage de Madame Verdurin.

 

L’oeil de Colette Willy …

Colette-et-willy.jpg« Une fine chienne bassette, Waldine, écoutait, une ouistitite délicieuse venait manger des miettes de gâteau, un peu de banane, s’essuyait les doigts à un mouchoir avec délicatesse, attachait aux nôtres ses yeux d’or, actifs et illisibles. De telles licences, discrètes, quasi-familiales, nous plaisaient fort. Pourtant nous nous sentions gouvernés par une hôtesse d’esprit et de parler prompts, intolérante au fond, le nez en bec, l’oeil agile, qui bataillait pour la musique et s’en grisait. Là, je vis entrer un soir la partition de Pelléas et Mélisande. Elle arriva dans les bras de Messager, et serrée sur son coeur, comme s’il l’avait volée. Il commença à la lire au piano, de la chanter passionnément, d’une voix en zinc rouillé.

Souvent, côte à côte sur la banquette d’un des pianos, Fauré et lui improvisaient à quatre mains, en rivalisant de modulations brusquées, d’évasions hors du ton. Ils aimaie nt tous deux ce jeu, pendant lequel ils échangeaient des apostrophes de duellistes : “Pare celle-là !... Et celle-là, tu l’attendais ?... Va toujours, je te repincerai...”

Fauré, émir bistré, hochait sa huppe d’argent, souriait aux embûches et les redoublait...

Un quadrille parodique, à quatre mains, où se donnaient rendez-vous les le

JOURNAL-DE-MARGUERITE-DE-SAINT-MARCEAUX--1894-1927.jpg

itmotive de la Tétralogie, sonnait souvent le couvre-feu… »

 

 

 

Le Journal de Meg remplit plus de mille pages en fins caractères. C'est aussi une chronique familiale et mondaine, où elle évoque sa progéniture, ses soucis de santé, ceux surtout de son mari qui endurait tous les maux de la terre ; elle décrit ses étés en Normandie dans sa belle maison de Cuy-Saint-Fiacre, ou dans celle qu'elle fit plus tard construire à Jouy-en-Josas. La Première Guerre fait partie des très nombreuses épreuves qu'elle relate, avec un curieux mélange de sensibilité et de stoïcisme. Elle se soignait à la musique, qui venait à bout  de ses pires chagrins.

Son journal, relate sa vie, en une chronique qui mêle les aspects privés et affectifs au tourbillon de ses activités : elle est de tous les vernissages, ne manque pas une première au concert ou à l’opéra, visite musées et monuments au cours de voyages à travers l’Europe. En accord avec son temps, elle adopte avec joie tous les aspects du modernisme : elle se promène à bicyclette et découvre les plaisirs de l’automobile, prend des photos, s’émerveille du cinéma, passe son baptême de l’air en 1913 après la guerre, elle juge cependant avec sévérité les transformations de la mode féminine, reflet de l’évolution des mœurs. La plupart des événements contemporains trouvent un écho dans son journal, l’incendie du Bazar de la Charité aussi bien que les inondations de 1910, et l’actualité politique (l’affaire Dreyfus, la guerre...) sur laquelle elle exprime des opinions tranchées.


24 juin 1903 « Je fais passer ma carte, une vieille dame agréable apparaît, femme ou maîtresse : elle va chercher le maître qui arrive un instant après vêtu de gris, d’un joli ton. La figure est charmante, douce et régulière de ligne, avec une jolie expression. Nous visitons un premier atelier avec de bonnes études au mur et bientôt un autre atelier plus grand, rempli celui-là de choses merveilleuses. Mon œil est attiré par une série d’études de nénuphars sur Claude-monet.jpgl’eau, études faites à toutes les heures avec des effets différents. C’est un enchantement. Mais la réalité l’emporte encore sur l’art, car les modèles existent tous, ils vivent sur un étang fait par le maître, étang vivant couvert de ces fleurs superbes posées là comme des oiseaux aux nuances inattendues. Autour, des iris jaune et lilas. L’admirable spectacle. J’en suis encore sous le charme, j’y pense comme à une œuvre d’art révélée. Monet passe pour un ours. Il fut charmant pour moi et je dois y retourner… »


5 juillet : « Je revois l’étang, les délicieuses fleurs nymphéa errantes sur l’eau stagnante, et l’atmosphère de rêve qui demeure en ce lieu, […]. Un thé aimablement servi par une vieille dame à cheveux blancs qui est Mme Monet et une grosse blonde atroce, commune qui est sa fille et la belle-fille de Monet. Tout ce monde fort aimable et simple. Mais combien ordinaire. Cela n’empêche pas Monet d’être un maître. »

 

Voir les commentaires

La jeune fille au Chat de Cécilia Beaux

Publié le par Perceval

Cecilia-Beaux-la-jeune-fille-au-chat-detail.jpg

Cecilia_Beaux_self-portrait.jpg 

Cecilia Beaux (1 Mai1855 – 7 Sept 1942)

  La jeune fille, ses yeux gris-verts dans le vague, la main distraite par un ruban ; les yeux du chat m’interrogent, dorés et mystérieux.   Cecilia Beaux la jeune fille au chat 1894

Voir les commentaires

<< < 10 20 21 22 23 24 25 26 27 28 29 > >>