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Articles avec #amour tag

Clarence F. Underwood - Le couple amoureux

Publié le par Perceval

Clarence F. Underwood - Le couple amoureux
Clarence F. Underwood - Le couple amoureux
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Clarence F. Underwood - Le couple amoureux
Clarence F. Underwood - Le couple amoureux
Clarence F. Underwood - Le couple amoureux
Clarence F. Underwood - Le couple amoureux
Clarence F. Underwood - Le couple amoureux
Clarence F. Underwood - Le couple amoureux

Clarence F. Underwood (1871-1929), est un artiste américain né à Jamestown.

Très tôt passionné par la peinture, le jeune homme va étudier à "l'Art Students League" et à "l'Académie Julian" à Paris. C'est lors de ses études à Paris qu'il va se passionner pour l'art des illustrations.

Clarence F. Underwood ne va jamais abandonner la peinture, mais il va surtout se consacrer à sa carrière d'illustrateur. Il fut d'ailleurs membre de la Société des illustrateurs de New York.
Les toiles de l'artiste sont une invitation à la détente, à la douceur de vivre et illustrent, avec romantisme, la bulle amoureuse du couple...

Ou, comme ci-dessous, des illustrations qui invitent à des scénarios plus complexes ...

Clarence F. Underwood - Le couple amoureux
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Le jeu d'échecs avec dames. -3/4-

Publié le par Perceval

Le jeu d'échecs avec dames. -3/4-

Les Échecs (Eschez) amoureux, d’Evrart de Conty

Les Eschez amoureux d’Evrart de Conty, médecin du futur Charles V, paru en 1370, poème allégorique réécriture du Roman de la Rose. Recueil de préceptes à l’usage d’un futur prince, l’ouvrage se termine sur l’apprentissage de la science subtile de l’amour allégorisée et moralisée au travers d’une partie d’Échecs. Le jeune prince, mis en scène, au terme de sa quête, rencontre une damoiselle et l’affronte devant un échiquier symbolique. À chacun des adversaires sont allouées des pièces représentant les qualités l’amour courtois.

La forme carrée de l’échiquier signifie l’égalité, la justice et la loyauté qui doivent résider dans l’amour. Chaque case du plateau porte le nom d’une vertu (Noblesse, Pitié, Jeunesse, Beauté), d’une qualité (Doux regard, Bel accueil, Beau maintien) ou d’un vice (Honte, Fausseté). Une jeune fille s’oppose à un jeune homme : le jeu d’échecs est aussi un théâtre amoureux où tester les pouvoirs réciproques des deux sexes et les capacités de séduction d’autrui. Le texte en prose des Échecs amoureux développe particulièrement les passages mythologiques. Le jeu d’échecs, censé servir de point de départ et de prétexte à une description éthique du monde, passe quelque peu au second plan. L’idée forte néanmoins demeure, qui fait des échecs un microcosme où se lit l’ordre et le destin de la société. Déjà présente dans la culture perse et arabe des VIIIe et IXe siècles, cette idée a connu en Occident, jusqu’à l’époque moderne, une vogue considérable. BnF

Plus subtilement, les jeux servent aussi de métaphore aux rituels de l'amour, comme sur ce vitrail, où sont représentées les premières étapes de la conquête amoureuse. Il s'agirait d'Édouard II de Beaujeu et de la fille de Guyonnet de La Bessée, d'une grande famille de Villefranche. Édouard déplace une pièce qui semble être une dame, déplacement qui lui donnerait la victoire - la main droite de la jeune femme semble exprimer du dépit. En même temps, la main gauche de Mlle de La Bessée laisse supposer que la victoire du sire ne se limitera pas à l'échiquier.
De nombreuses légendes reposent sur cet épisode, en particulier l'enlèvement de la jeune femme par Édouard et le juste châtiment de ce dernier, obligé de céder sa seigneurie au duc de Bourbon en 1400. Si les échecs permettent d'arriver à "dame nouvelle", pour parler comme Charles d'Orléans, les jeux de dés renvoient à une image moins civilisée, celle du hasard, de l'amour aveugle, marqué par l'instabilité, les rebondissements et. les tricheries.

 

Lucas Van Leyden reprend la tradition médiévale qui opposait une femme à un homme. La femme s'apprête à jouer un coup qui lui fera perdre la partie car elle n'a pas vu que son roi est en prise.

Est-ce la raison pour laquelle son adversaire, l’œil plissé et esquivant un mauvais sourire, feint de ne pas voir l’échiquier et de ne pas prêtre attention au piètres conseils qu'elle reçoit ?

Est-ce pour cette raison qu'un autre signale d'un mouvement de la main qui indique le danger, qu'une erreur va être commise, tandis que celui qui l'écoute prend le masque de qui détient un lourd secret à ne pas révéler, pour laisser la femme succomber aux desseins masculins. Et cette dame de religion, derrière, n'est-elle pas là pour bénir une telle reddition ?

Et ce conseil, dès lors, est-il seulement maladroit ou n'est-il pas plutôt un piège tendu pour faire perdre à la belle la partie dont elle serait l'enjeu ?

Ainsi que l'a révélé Denis de Rougemont dans l'Amour et l'Occident, la grande période de l'amour courtois coïncide avec la transformation des échecs et le développement du rôle de la Reine qui devient, dans le jeu, la pièce maîtresse.

C'est aux échecs que jouent, agrippés au mât du navire qui les emmène, Tristan et Yseult, thème repris aussi bien sur le dos de miroir en ivoire conservé au Louvre que dans un manuscrit enluminé que déteint la BNF.

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''De Amore'' d'André le Chapelain, XIIe s.

Publié le par Perceval

''De Amore'' d'André le Chapelain, paraît vers 1186. Ce texte fournit des renseignements précis sur le rôle que l'amour et les débats sur les questions d'amour ont pu jouer dans la société aristocratique française du XIIe s. Imprégné lui-même de tradition cléricale, Le Chapelain était aussi familier de la Bible que d'Ovide et de Chrétien de Troyes. Sa définition de l'amour courtois est lapidaire : il s'agit d' « un embellissement du désir érotique ».

André le Chapelain, un clerc intimement mêlé à la vie de la cour de Marie de Champagne, la célèbre inspiratrice de Chrétien de Troyes, prodigue d’abord à son disciple Gautier, les conseils les plus avertis dans la difficile technique de la conquête amoureuse, mais finalement, en un brusque retournement, il dénonce, avec la véhémence d’un sermonnaire, les méfaits de l’amour et accable d’opprobres la femme pourvue de tous les vices.

Dans la première partie de son ouvrage, il définit l'amor purus, constituant « une source de perfectionnement » et s'opposant donc à tous les excès, notamment ceux de la concupiscence masculine. Il le différencie de l'amor mixtus, où le désir parvient à sa réalisation. Même alors, cependant, la passion débridée se voit déniée toute valeur et est finalement ravalée au rang d'instinct bas et méprisable. Le mot clé du traité est sapiens, évoquant aussi bien la modération que la magnanimité qui devaient plus tard définir en partie l'idéal de l'honnête homme du XVIIe S.

Dans la première partie de son livre, Le Chapelain rend hommage à l'amour où la sexualité et l'adoration ne font qu'un. Dans la seconde, au contraire, il le représente soudain, au mépris de toute logique, comme le modèle abject de tout crime et de tout péché. Le clerc dut-il inopinément se plier à l'autorité morale de l’Église, pour qui tout amour hors norme constituait un danger ?

Le dernier chapitre de De Amore, où apparaissent des éléments nettement misogynes absents jusqu'alors de l'ouvrage, continue bien de célébrer l'amour courtois mais sous une forme ''domestiquée'', conforme à la doctrine de l'Eglise. Après mûre réflexion, la passion se soumet à la raison, sans plus accorder aucune importance au désir ni au rêve. Dans cette seconde variante, l'amour courtois dédaigne la tentation des sens, dépasse son égocentrisme et réalise une union transfigurée avec l'être aimé. Une nouvelle fois, la femme est idéalisée : aussi parfaite qu’inaccessible, elle est l'objet d'une vénération constante mais sans espoir.

La position de Le Chapelain, à la fois théoricien de l'amour courtois transgressif et représentant de l'enseignement répressif de l’Église, confère à son texte une dichotomie saisissante. Ce dualisme profond est caractéristique du Moyen-âge. La Fin'amor représentait une tentative pour échapper au temps, non dénuée d'une dimension utopique...

L'amour courtois, qui ne se réalisait qu'en dehors du mariage, avait beau se caractériser par des éléments cultuels, et même religieux, il n'avait au fond presque rien en commun avec la conception chrétienne de l'amour ….

Sources: Verena Heyden-Rynsch, La passion de séduire

Les Préceptes d'Amour

1. Fuis l'avarice comme un fléau dangereux et, au contraire, sois généreux.

2. Evite toujours le mensonge.

3. Ne sois pas médisant.

4. Ne divulgue pas les secrets des amants.

5. Ne prends pas plusieurs confidents à ton amour.

6. Conserve-toi pur pour ton amante.

7. N'essaie pas sciemment de détourner l'amie d'un autre.

8. Ne recherche pas l'amour d'une femme que tu aurais quelque honte à épouser.

9. Sois toujours attentif à tous les commandements des dames.

10. Tâche toujours d'être digne d'appartenir à la chevalerie d'amour.

11. En toutes circonstances, montre-toi poli et courtois.

12. En t'adonnant aux plaisirs de l'amour, n'outrepasse pas le désir de ton amante.

13. Que tu donnes ou reçoives les plaisirs de l'amour, observe toujours une certaine pudeur.

Les Règles

1. Le prétexte de mariage n'est pas une excuse valable contre l'amour.

2. Qui n'est pas jaloux ne peut pas aimer.

3. Personne ne peut avoir deux liaisons à la fois.

4. Toujours l'amour doit croître ou décroître.

5. Il n'y a point de saveur à ce que l'amant obtient sans le gré de son amante.

6. L'homme ne peut aimer qu'après la puberté.

7. A la mort de son amant, le survivant attendra deux ans.

8. Personne ne doit sans raison suffisante être privé de l'objet de son amour.

9. Personne ne peut aimer vraiment sans être poussé par l'espoir de l'amour.

10. L'amour est toujours étranger dans la maison de l'avarice

11. Il n'est pas bon d'aimer une femme qu'on aurait quelque honte à épouser.

12. L'amant véritable ne désire d'autres baisers que ceux de son amante.

13. Rendu public, l'amour résiste peu.

14. Une conquête facile rend l'amour sans valeur, une conquête difficile lui donne du prix.

15. Tout amant doit pâlir en présence de son amante.

16. A la vue soudaine de son amante, le cœur d'un amant doit tressaillir.

17. Un nouvel amour fait oublier l'ancien.

18. Rien que le bon caractère rend l'homme digne d'amour.

19. Quand l'amour diminue, il diminue vite et se renforce rarement.

20. L'amoureux est toujours craintif.

21. Vraie jalousie fait toujours croître l'amour.

22. Un soupçon sur son amante, jalousie et ardeur d'aimer augmentent.

23. Il ne dort ni ne mange celui que passion d'amour démange.

24. N'importe quel acte de l'amant se termine dans la pensée de son amante.

25. L'amant véritable ne trouve rien de bien, qui à son amante ne plaise bien.

26. L'amant ne saurait rien refuser à son amante.

27. L'amant ne peut se rassasier des plaisirs de son amante.

28. La moindre présomption pousse l'amant à soupçonner le pire sur son amante.

29. Il n'aime pas vraiment celui qui possède une trop grande luxure.

30. L'amant véritable est toujours absorbé par l'image de son amante.

31. Rien ne défend à une femme d'être aimée de deux hommes, ni à un homme d'être aimé de deux femmes.

Voir aussi:

L'ART D'AIMER AU MOYEN-AGE- 1/2 -

L'ART D'AIMER AU MOYEN-AGE- 2/2 -

''De Amore'' d'André le Chapelain, XIIe s.''De Amore'' d'André le Chapelain, XIIe s.

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