Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Doisneau

Publié le par Perceval

Intempéries   (Féérie) 

[...] Le ramoneur parle de sa belle
Chacun l'écoute tous sourient aucun ne rit de lui

Je suis son œillet Robert-Doisneau--the-kiss-at-the-opera-house.jpg
elle est ma boutonnière  

Je suis son saisonnier
elle est ma saisonnière

Elle est ma cloche folle

et je suis son battant

Elle est mon piège roux
je suis son oiseau fou

Elle est mon cœur
je suis son sang mêlé

robert_doisneau-21.png( ... )
Elle est ma chaleur d'hiver
je suis,son glaçon dans son verre l'été

Je suis son ours
elle a son anneau dans mon nez
Je suis le cheveu que les couturières cachaient autrefois dans l'ourlet de la robe de mariée
pour se marier elles aussi dans l'année
[...] 

 - Jacques Prévert ("La Pluie et le beau temps" -  Gallimard, 1955)

Voir les commentaires

Prévert aime " Sanguine "

Publié le par Perceval

Ce texte aurait été rédigé dans les années 1936 alors que Prévert faisait partie du groupe Octobre. Il fréquente Jacqueline Laurent et voyage avec elle aux Baléares. Sans doute est-ce pour elle qu’il rédige « Sanguine ».Prévert et jacqueline Laurent

Sanguine

La fermeture éclair a glissé sur tes reins
Et tout l’orage heureux de ton corps amoureux
Au beau milieu de l’ombre
A éclaté soudain
Et ta robe en tombant sur le parqué ciré
N’a pas fait plus de bruit
Qu’une écorce d’orange tombant sur un tapis
Mais sous nos pieds
Ses petits boutons de nacre craquaient comme des pépins
Sanguine
Joli fruit
La pointe de ton sein
A tracé une nouvelle ligne de chance
Dans le creux de ma main
Sanguine
Joli fruit
Soleil de nuit.

 

"La femme-fruit n’est pas femme-objet : elle ne subit pas, elle ne peut être utilisée passivement. Elle nourrit. Elle nourrit l’inspiration et abreuve le poète. L’orange plus que la pomme appelle l’épluchage, l’orange plus que tout autre fruit suggère la rotondité des fesses charnues dans lesquelles l’amant désire croquer. Plus subtile qu’un fruit de la passion, plus fraîche qu’une femme-chocolat, à la fois chair et rafraîchissement, à la fois nourrissante et fertile par ce sang qui porte la vie, et cette rondeur du fruit qui peut abriter la vie après cette étreinte, la femme-orange rappelle ce texte autobiographique de ce même poète, évoquant les mois précédents sa naissance : « il y a eu / un feu d’artifice entre mes parents / c’était le soleil de la vie /Et moi déjà j’étais dedans /Il m’ont versé le sang dans le corps /c’était le vin d’une source /et pas celui d’une cave » (« Fêtes »). On reconnaît ici ce même sang porteur de vie, contenu dans la nomination « Sanguine » et cette évocation de lumière ardente et éphémère, de l’éclair ou du feu d’artifice, qu’importe, pourvu que la nuit soit rompue par « le soleil de la vie », ou « le Soleil de nuit ». La femme-orange fait tourner les têtes et donne le vertige au cœur." 

Yemaya Blanca

Jacqueline Laurent est née en 1918.

10 films à son actif. On se souvient particulièrement du " Jour se lève " de Michel Carné, dans lequel elle incarna la jolie fleuriste dont Jean Gabin, l’ouvrier sableur, tombe amoureux. Il ne fut pas le seul… Il y eut aussi Jacques Prévert…

Jacqueline-Laurent-2.jpg

A dix-sept ans, elle est amoureuse du comédien Sylvain Itkine, elle se marie pour une union de courte durée. Elle tente une carrière aux Etats unis. Son retour en France s’accompagnera de deux mariages. Elle décède, en 2009, à 91 ans.


 



Voir les commentaires

Martin Heidegerr le maître, et Hannah Arendt...

Publié le par Perceval

Martin Heidegger naît en 1889 dans une famille catholique plus que modeste (son père était sacristain). Élève très brillant et tôt remarqué, il fait ses études secondaires au Lycée jésuite de Constance, puis s'inscrit en 1909 à l'université de Fribourg-en-Brisgau, où il suit pendant quatre semestres un enseignement de théologie catholique (il se destinait alors sans grand enthousiasme à la prêtrise).

C'est grâce à Husserl qu'il est nommé assistant (1919) ; il le demeurera jusqu'en 1923. Pendant cette période, il se met véritablement à étudier la phénoménologie, et noue des relations très fortes avec son maître, qui voit en lui le meilleur de ses élèves. Sa première œuvre importante, Être et Temps, date de 1925-7, c'est aussi à ce moment qu'il rencontre Hannah Arendt, dont il deviendra l'amant jusqu'à son départ pour Fribourg (1928), où il va prendre la succession de son maître Husserl, parti à la retraite .

arendt-heidegger

  • Hannah Arendt naît en 1906 à Hanovre dans une famille juive assimilée fidèlement attachée à la social-démocratie.  
  • En 1924, après avoir passé son " BAC" en candidate libre avec un an d'avance, elle étudie la philosophie, la théologie et la philologie classique aux universités de Marbourg, Fribourg-en-Brisgau et Heidelberg. Élève de Heidegger, de Husserl puis de Karl Jaspers, elle révèle une brillante intelligence et un non-conformisme encore peu commun.
  • En 1925, sa rencontre avec Heidegger sera un évènement majeur de sa vie, tant sur le plan intellectuel que sentimental. Elle est très jeune et voue une admiration sans bornes à son maître, de quinze ans son aîné. Celui-ci, pourtant habitué à conquérir ses étudiantes, tombe  sous le charme. C'est le début d'une relation secrète, passionnée et irraisonnée, qui laissera des traces chez Hannah toute sa vie.

Commencent bientôt des années sombres qui sont, encore aujourd'hui, sources de très violentes polémiques. martin Heidegger ( marqué d'un X )Heidegger prend parti pour le NSDAP en 1932 

 

ici, sur la photo,  au-dessus, de la croix - >

 

 

  Il est élu recteur de l'université de Fribourg en 1933, il prononce un Discours de rectorat qui manifeste son enthousiasme pour le nouveau régime (ou ce qu'il croit en comprendre) ; il appelle les étudiants à voter pour le NSDAP dans un discours sans ambiguïtés. Mais d'un autre côté, il rétablit Husserl dans sa dignité de professeur honoraire, titre qui lui avait été ôté par les nazis à cause de ses origines juives ; il interdit les placards antisémites dans son université et fini t par démissionner le 21 avril 1934, ne conservant plus aucune charge administrative.

Hannah Arendt 1928

 

 

  •  
    •  
      •  
        • Mais si la pensée du maître l'impressionne, la position ambigüe de Heidegger à l'égard du judaïsme amène Hannah Arendt bientôt à interrompre leur relation. Elle déménage à Fribourg-en-Brisgau pour devenir l'élève de Husserl, mais probablement aussi pour s'éloigner de son ancien amant. Puis elle suit l'enseignement de Karl Jaspers à Heidelberg sous la direction duquel elle rédige sa thèse sur le Concept d'amour chez saint Augustin. Elle restera fidèle à la pensée de Heidegger, par-delà la guerre et l'exil, et se fera l'infatigable promoteur du philosophe, aussi éminent que controversé, aux États-Unis.
  • En 1929, elle épouse Günther Stern (nommé plus tard Günther Anders), un jeune philosophe allemand rencontré dans le milieu universitaire.
  • En 1933, elle quitte l'Allemagne pour la France. elle est internée au camp de Gurs  avec d'autres apatrides. Elle parvient à s'enfuir... En 1951, naturalisée citoyenne des États-Unis d'Amérique.

Voir les commentaires

L'indépendante Mary Cassat, et Edgar Degas

Publié le par Perceval

Mary Cassatt, peintre américaine, naît le 22 mai 1844 à Allegheny City (aujourd’hui Mary Cassatt par Edgar DegasPittsburgh) en Pennsylvanie. Elle décède le 14 juin 1926 au Mesnil-Théribus dans l'Oise.

 

 < - peinte par E. Degas.

 

Mary Cassatt décida de devenir artiste à l’âge de seize ans, à une époque où la plupart de ses contemporaines de statut social comparable n’avaient que le mariage comme perspective d’avenir.

 

Elle expose au salon depuis 1872 . En 1874 Degas, amené par le peintre Tourny  qu’elle connaît, remarque un portrait, il dit » Voilà une femme qui sent comme moi »Edgar Degas (1834-1917)

C’est en 1877 que Degas rend visite à Mary Cassatt dans son atelier, sachant qu’on lui refuse une peinture au salon. Il l’engage à ne plus rien envoyer et à exposer désormais parmi le Groupe des impressionnistes » . Elle accepte avec enthousiasme. Elle raconte par la suite : «  Déjà, j’avais reconnu quels étaient mes véritables maîtres. J’admirais Manet, Courbet, Degas. Je haïssais l’art conventionnel. Je commençais à vivre.

Elle participe aux expositions impressionnistes à partir de 1877.

Mary Cassatt s’intéresse à la représentation de la figure humaine, particulièrement au thème de la mère et l’enfant. A côté de la peinture, elle pratique également la gravure, le pastel et le dessin.

mary-cassatt

Elle consacre une partie de ses dernières années à faire connaître l’impressionnisme aux Etats-Unis et parvient à faire entrer dans les musées américains de nombreuses oeuvres de ce courant.

Mary Cassat Bain


Malgré sa manière directe de parler de son art son habilité à reconnaître le sublime parmi les artistes de son époque,  elle reste tout au long de sa vie une personne « collet monté ». Mary Cassatt Chateau de Mesnil-TheribusLa vie de Bohême de Paris évolue autour d’elle mais ne la touche pas Elle mène une vie quotidienne paisible. Dans son manoir, Mr Stillman, amoureux discret de Mary Cassatt, la demande en mariage. Elle est un peu gênée par son âge étant plus âgée que lui. Poussée par Mathilde Valet qui lui dit « Miss, vous ne laisseriez pas le nom de Cassatt », elle refuse sa demande. Ils restèrent amis et Mr Stillman fut un collectionneur des œuvres de son amie. Mr Stillman rend visite à Mary Cassatt (après 1899) avec sa belle fille cette dernière donne une description de l’artiste " Mademoiselle Cassatt était grande, maigre, habillée d’une chemise à la taille et d’une jupe noire, mais son visage aux traits forts, sa  conversation intelligente rapide m’ont demandé un certains temps pour remarquer son apparence."

Mary Cassatt La promenade en barque

Sa relation avec Degas, reste une énigme. Elle est «  un peu » son élève, et surtout sa consoeur ; mais elle est rapidement devenu plus que cela. Il a voulu la peindre et peut-être a-t-elle dû refuser certaines relations « faciles » entre l’artiste et modèle  .. ?. Elle avait besoin de conserver son statut d'artiste pour son indépendance ...

Degas aimait sa compagnie. Forbes Watson, un critique américain, a entendu Degas dire: «Je l'aurais épousée, mais je n'aurais jamais pu faire l'amour avec elle." Après la mort de Degas, elle détruit la totalité de sa correspondance avec lui.

Madame Havemeyer explique dans ses mémoires qu’ils se disputaient souvent et que les amis organisaient des repas pour les réconcilier. En conclusion : Le caractère d' Edgar Degas : chicanier, blessant, celui de Mary Cassatt : volontaire et indépendant, les séparait. Je serais enclin de dire qu’une admiration profonde liait E. Degas et M Cassatt dans leur travail et qu’une manière semblable de voir les choses les rapprochait. Avec Degas dont elle supporta le caractère bien longtemps, elle finira par se fâcher en prenant cause avec Zola pour Dreyfus, contre lui, mais fera en sorte que sa nièce ne l’abandonne pas sur la fin de sa vie. Elle brave un bombardement pour assister à son enterrement et fera une exposition en sa mémoire.

 

Sources: extraits du site ainsi qu'une image  ( Chateau de Beaufresne avec ajout d'une image en pied de M Cassatt)  qui est le travail de M Havard présidente de l'association Regards vers Mary Cassatt: c'est ICI

Voir les commentaires

Cinq femmes - Apollinaire -

Publié le par Perceval

Cinq figures de femmes inoubliables traversent l'oeuvre d'un homme:  depuis Annie, la jeune anglaise de la Chanson du mal aimé, et Marie qui déchire le poète de Zone ou du Pont Mirabeau (Marie Laurencin), et Lou, puis Madeleine, ses amours du temps de la guerre, jusqu'à Jacqueline, l''adorable rousse' de Calligrammes, qu'il épousa en mai 1918.

 

  Lou Louise de Coligny Chatillon

Je pense à toi mon Lou ton cœur est ma caserne

Mes sens sont tes chevaux ton souvenir est ma luzerne

Le ciel est plein ce soir de sabres d'éperons

Les canonniers s'en vont dans l'ombre lourds et prompts

Mais près de toi je vois sans cesse ton image

Ta bouche est la blessure ardente du courage

Nos fanfares éclatent dans la nuit comme ta voix

Quand je suis à cheval tu trottes près de moi

Nos 75 sont gracieux comme ton corps

Et tes cheveux sont fauves comme le feu d'un obus

qui éclate au nord

Je t'aime tes mains et mes souvenirs

Font sonner à toute heure une heureuse fanfare

Des soleils tour à tour se prennent à hennir

Nous sommes les bat-flanc sur qui ruent les étoiles

 

Lune candide vous brillez moins que les hanches

                    De mon amour

Aubes que j'admire vous êtes moins blanches

                    Aubes que chaque jour

J'admire ô hanches si blanches

Il y a le reflet de votre blancheur

Au fond de cet aluminium

Dont on fait des bagues

Dans cette zone où règne la blancheur

                    O hanches si blanches

 

                    [Poèmes à Madeleine]

Madeleine Pages 

 

 

Guillaume Apollinaire (1880 - 1918). Wilhelm Albert WłodziCet homme est Guillaume Apollinaire (pseudonyme de Wilhelm Apollinaris de Kostrowitzky) est né à Rome le 26 août 1880 et mort à Paris le 9 novembre 1918. Fils d'une Polonaise fantasque et de goûts nomades, et d'un Italien que la légende a voulu prélat romain, évêque de Monaco ou gentilhomme et officier de l'armée italienne, Français lui-même de langage, de culture et d'élection, Apollinaire est le plus original, le plus divers, le plus grand aussi des poètes qui ont cherché la rénovation de la poésie en France au début de notre siècle.

 

 

<- Guillaume Apollinaire (1880 - 1918). Wilhelm Albert Włodzimierz Apolinary

Voir les commentaires

L'ivresse de la Danse: Henri Franck et Anna de Noailles

Publié le par Perceval

René Franck, le père d’Henri, crée une société de courtage en sucre et participe à plusieurs conseils d’administration de sociétés. De Berthe Lange épousée en 1888, il aura trois enfants : Henri, Suzanne (1890), et Louise dite Lisette (1896), future Mme Claude Ullmann, puis marquise Fernand de Brinon.

 

Henri-Franck-poete.jpgNous sommes en 1909, Henri Franck a négligé ses études et échoue à l’oral de l’agrégation de philosophie.

Désormais, le peu de temps qu’il lui reste à vivre est consacré à écrire son œuvre unique, un long poème épique intitulé La Danse devant l’Arche.

Ce sont aussi quatre années de relations ferventes et d’influence réciproque entre Henri Franck et la poétesse Anna de Noailles.

Anna-de Noailles dans-son-salon

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

En 1907 ils se sont rencontrés chez Édouard Brissaud, beau-père de Suzanne Franck. La poésie, leurs goûts littéraires et leur sensibilité les rapprochent, mais leur passion est platonique, ces deux âmes préférant rester dans l’exaltation d’une fusion purement spirituelle. Pour Emmanuel Berl, admirateur et très proche de son cousin, Henri Franck était d’un « angélisme parfait » ; « La sexualité était pour lui, ajoute-t-il, simplement un pays qu’il ne connaissait pas encore, qu’il visiterait un jour, comme la Bretagne. » La Danse devant l’Arche sera le résultat de cette passion sublimée où la comtesse est la confidente du « cher enfant ».

 

En février 1910, on diagnostique chez Henri Franck une tuberculose pulmonaire qui lui sera fatale. La maladie approfondit encore sa relation avec Anna de Noailles et, malgré des séjours répétés en sanatorium, Henri Franck poursuit la rédaction de son long poème en vers libres, influencé par Walt Whitman et Arthur Rimbaud. La Danse devant l’Arche – le titre est définitivement arrêté en août 1910 – témoigne de son évolution spirituelle, de ses interrogations, ses joies, ses espoirs et ses déceptions, le tout exprimé dans un complet lyrisme. Mais plus qu’une confession, il s’agit d’une réflexion poétique et philosophique sur le destin d’un jeune homme israélite, partagé entre l’héritage d’Israël et sa conscience française, en quête d’un Dieu unique qui s’efface peu à peu devant le monde de la raison.

 

( ... ) Ayant échoué à trouver l’absolu ou Dieu, Henri Franck conçoit le mouvement comme la seule possibilité de vaincre la mort, d’où l’ivresse de la danse. Cette dernière est alors libération, délivrance puisque la simple vérité de la vie se trouve dans la ferveur et dans « l’enthousiasme sans espoir ».

 

daybreak détail

 

Le poète s’éteint doucement dans la nuit du 25 février 1912. ...  Anna de Noailles s’est chargée d’organiser les obsèques au cours desquelles plusieurs de ses amis lui ont rendu hommage. Ainsi Jean Schlumberger, André François-Poncet et Henri Bergson pour qui Henri Franck « fut une belle intelligence ; et ce fut aussi, comme on disait jadis, une « jolie âme ». […] Une âme qui se plaisait aux choses de l’âme. »

 

Sources: « Henri Franck, poète », Archives Juives 2/2010 (Vol. 43), p. 145-148.

Voir les commentaires

Kees Van Dongen

Publié le par Perceval

« On m’a reproché d’aimer le monde, de raffoler de luxe, d’élégances, d’être un snob déguisé en bohème – ou un bohème déguisé en snob. Eh bien oui ! J’aime passionnément la vie de mon époque, si animée, si fiévreuse… »
Kees Van Dongen

 

Biographie:

Van Dongen 1910 Guus Preitinger

1901

Mariage avec Augusta Preitinger, dite "Guus",  en l'église de Saint-Pierre de Montmartre, le 11 juillet 1901.
Il vit dans une roulotte de gitan de 1901 à 1906, impasse Girardon

 

1905

Il change d'atelier et s'installe au "Bateau Lavoir", 13 rue de Ravignan, à Montmartre.  C'est une ancienne fabrique de pianos reconvertie en ateliers faits de planches, poutres et vitres.

Il occupe l'atelier au dessus de celui de Picasso. Son atelier sert de maison, de lieu de réception...

van Dongen Augusta Preitinger, the artist's wife, 1913

1906 Il se lie d'amitié avec Pablo Picasso, son voisin.
Il conçoit des sketches satiriques pour le journal "Revue Blanche".
Il organise des bals costumés à Montparnasse pour arondir ses fins de mois.
Il reçoit dans son atelier-maison Derain, Vlaminck, Camoin et Matisse.
Rencontre avec Apollinaire.

 

1912

Il s'installe à Montmartre.
Il est ami avec Jacqueline MARVAL (Marie VALLET)

 

1913

Liaison avec la Marquise Casati.
Il expose la peinture "Le Tableau" ou "Nu aux pigeons / Mendiant d'amour / Nu au châle jaune et/ou "Le châle Espagnol", oeuvre maîtresse qui est jugée obscène par le Préfet de police et fut retirée.

 

1917

Van Dongen jasmy jacob 1920Liaison avec Jasmy Jacob, égérie de la couture parisienne.

Elle devient sa compagne et s'installe avec elle au bois de Boulogne.

Il organise des bals dans son atelier. Epoque "Bohème".
Foujita rend visite dans les soirées organisées par Kees van Dongen où s'exibe des mondanités éphèmères du Tout-Paris, habillées par Paul Poiret

 

1921 Van Dongen l'enjoleuse 1921 portrait de Maria Ricotti

Peint également "l'enjoleuse" qui représente Maria Ricotti, exposé au Salon d'automne.
Il divorce d'Augusta Preitinger (Guus)

 

1927

Liaison avec Jasmy Jacob.

 

1938

Rencontre avec Marie-Claire, sa deuxième femme qui lui donne un fils Jean-Marie.

 

1940

Sa réputation est ternie car il participe en 1940 à un voyage en Allemagne nazie, organisé par Arno Becker, sculpteur francophile nazi (officiel du Rech) et qui servit de guide officiel à Hitler lors de sa visite à Paris en 1940. Il y est convié avec d'autres peintres français comme Derain, Despiau, Dunoyer de Marie Claire Van DongenSégonzac, Vlaminck et Othon Friesz.

 

Il s'installe à demeure à Monaco et s'éteindra le 28 mai 1968 en sa demeure.

 

 

 

 

Ps/ J'aurai donc le plaisir et l'occasion de parler plus précisément de Maria Ricotti, Jasmy Jacob et d'Augusta Preitinger, dite "Guus" ...

Voir les commentaires

De Maurois à Proust, en passant par Simone de Cavaillet

Publié le par Perceval

André Maurois nous ouvre les portes d’un imaginaire selon Marcel Proust. Pour ce faire, il va jusqu’à épouser l’un des personnages de «  la Recherche … » !…André Maurois, by Philip Alexius de László, 1934

Ainsi, d’écrivains en personnage de fiction ; nous nous mêlons à ce petit monde bourgeois , gentiment décadent …

Son ouvrage "A la recherche de Marcel Proust" ( d’André Maurois donc ) est Dédicacée à Madame Gérard Mante-Proust et publiée en 1949. Pour cette recherche-là, « André Maurois a bénéficié des papiers personnels de Madame Mante-Proust pour se plonger au cœur du roman et de l'analyse qu'il allait entreprendre. Lui-même n'a garde d'oublier le monde qui était définitivement devenu le sien depuis qu'il avait épousé en secondes noces Simone de Caillavet, fille de Jeanne Pouquet, souvenir d'une des "Jeunes filles en fleurs". Très tôt, Maurois se laisse infuser par Proust. 

simone caillavet mauroisSous le couvert de la découpe, du commentaire et du récit relayés par les citations, il murmure sa propre vie, sa sensibilité d'écrivain, son monde littéraire, ses affres et ses doutes masqués car marqués par sa discrétion élégante. »

Simone de Cavaillet Maurois  -->

« Maurois a fait son entrée dans le monde de Proust comme celui-ci fit la sienne chez les Caillavet. Soif de relations mondaines 

Simone de Caillevet Mauroiset intellectuelles; excitations passagères si follement spirituelles…: le faubourg Saint Germain aime sa propre élégance jusqu'au moment de l'affaire Dreyfus où les membres d'une même famille en viennent à se déchirer. Anti-dreyfusarde notoire, Jeanne Pouquet, épouse Caillavet et mère de Simone, sera indirectement responsable de la mise sous le boisseau d'André Maurois au moment de la seconde guerre mondiale. Lui qui quitta une France séduite par Vichy; qui s'exila aux Etats-Unis avec son épouse; qui s'impliqua dans radio Londres, se vit injurier comme collabo: l'affaire Dreyfus, où sa belle-mère prit le parti du mensonge, l'amena dans un sas générateur d'erreurs. »

Extrait d’un article de Claire Bondy, Séfarad.org

M-et-Me-Andre-Maurois-dans-leur-chateau-d-Essendieras.jpgM. et Me Andre Maurois dans leur chateau d'Essendieras

Voir les commentaires

Jacqueline Marval

Publié le par Perceval

jacqueline marvalJacqueline Marval, née Marie-Joséphine Vallet, naît à Quaix près de Grenoble en 1866, issue d'une famille d'enseignants. Nommée institutrice à un poste de remplaçante, sa directrice dit d’elle : "Mais, ma petite, le Bon Dieu a dû vous fabriquer en l’air !".

Séparée de son mari en 1891, elle gagne sa vie comme giletière. Très vite la peinture s’impose à elle.

En 1894, elle rencontre le peintre François-Joseph Girot et s'installe avec lui à Paris.

François-Joseph Girot prit à 27 ans l'habit de bénédictin à l'abbaye d'En Calcat à Dourgne (Tarn). Il est ordonné prêtre le 21 juin 1907. Il fut mortellement blessé le 7 mai 1916 à Dugny

 

  Autoportraitjacqueline marval autoportrait

 

 

L'année suivante, elle fait la connaissance d'un autre peintre, élève de Gustave Moreau, Jules Flandrin.

Jules Flandrin autoportrait

  Elle quitte Girot et emménage chez Flandrin rue Campagne-Première, dans le quartier du Montparnasse. Cette liaison décide de sa vocation de peintre.

 

Jules Flandrin ( autoportrait )


Jacqueline marval peinte par Flandrin

Jacqueline Marval peinte par Jules Flandrin

 

 

 

 

 

En 1901 elle participe au Salon des Indépendants. C’est le début d’une belle carrière.

 

 

 

 

 

van Dongen, 1925

Elle proteste contre le retrait du Salon d'automne, du tableau de Kees Van Dongen « Nu au pigeon ». Elle se lie d'amitié avec ce dernier et installe son atelier près du sien.

 

 


Odalisques, de Jacqueline Marval:

 

jacqueline marval odalisque demoiselles

 

 

 

 

 

 

 

 

En 1932 à Paris, elle meurt pourtant dans la plus grande pauvreté à l’hôpital Bichat, dans la même chambre que Paul Verlaine

( sources:  Wiki.  ...)

 

 

 

 

 

voyage-au-pays-de-Jacqueline-MARVAL-montage-realise-par-SUZ

Voir les commentaires

Alain Fournier et Pauline Benda ( Madame Simone )

Publié le par Perceval

Pauline Benda madame simone

A partir de 1910 , Alain-Fournier, s'attache et termine l’ écriture du Grand Meaulnes.

En 1912 , il quitte la rédaction de Paris-Journal, devient le secrétaire de Claude Casimir -Perier avant d’entamer avec la femme de ce dernier - la célèbre actrice madame Simone, de son vrai nom Pauline Benda - une liaison orageuse.

 

Fin juillet 1913 , huit ans après la première entrevue , grâce à l’entremise de Jeanne de Quiévrecourt, sa sœur , Alain-Fournier rencontre une dernière fois Yvonne de Vaugrigneuse, désormais mère de deux enfants. ... et poursuit ses amours avec Pauline. le livre est publié la même année.

 

Henry Caro-Delvaille - Portrait de Madame Simone

- Pauline Benda dite Madame Simone (1877 - 1985) -

Voir les commentaires