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Giulia " la bella " Farnèse 1474-1524

Publié le par Perceval

Guilia doit sa notoriété à deux raisons :

 

portrait présumé réalisé par Raphaël de Giulia Farnès

 

 

La plus simple, est que Julia est belle, d'une beauté extraordinaire. Toute personne qui la connaît, reste envoutée ! C'est une beauté qui ne souffre aucun argument et qui s’accompagne d’une féminité luxuriante. Une beauté , objet de l'envie et de la jalousie, des commérages malveillants, parfois, mais toujours admirée.

 


 

La deuxième, c’est que Guilia est … la maitresse d’Alexandre VI, le pape !

Pape Alexander VI

 

 

 

 

 

 


 

 

portrait présumé réalisé par Luca Longhi de Giulia Farn

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous savons donc que ses yeux étaient brillants et noirs: «  oculus Niger » . Noirs également sont ses cheveux « a la plus belle chevelure qui peut s’imaginer » écrit Lorenzo Pucci, le mari de sa sœur Gerolama, qui écrit à son frère. Son teint est clair, le ton nacré. Ses dames de la cour disent qu'elle a l'habitude de dormir dans des draps de soie noire pour améliorer son teint pâle et brillant et enflammer la sensualité mûre du pape Borgia. Son visage est rond, les pommettes rouges annonce son ardeur , rapporte le correspondant de la Borgia. De taille mince et, Guilia  est "la plus belle dame" et aussi «jamais rien vu de pareil !" .. D'autres sources indiquent qu’elle brille par sa «grâce» et sa «joie»…

 

Portrait présumé de Giulia Farnèse (la Transfiguration d

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La star et l'intello.

Publié le par Perceval

En janvier 1951, Marilyn Monroe rencontre pour la première fois le dramaturge Arthur Miller.

  M. Monroe et Miller

Ils se connaissent, sont complices. Miller est convoqué pour s'expliquer devant la Commission des activités non-américaines. Il est reproché à l'écrivain d'avoir assisté à des meetings du parti communiste.Marilyn Monroe et Arthur Miller

 

Le 29 juin 1956, l'actrice Marilyn Monroe (30 ans) épouse le dramaturge Arthur Miller (40 ans). L'un et l'autre sont alors des personnages très célèbres aux États-Unis et dans le reste du monde.

 

En juillet, à peine mariée, Marylin se découvre avec joie enceinte, mais il s’agit d’une grossesse extra-utérine !

Monroe et millerL'actrice à la beauté radieuse mais aux nerfs fragiles sombre alors dans la dépression. À deux reprises, on la sauve d'overdoses de barbituriques.

 

Pendant le tournage de Certains l'aiment chaud (Some like it hot, 1959), l'un de ses plus grands triomphes, elle fait une deuxième fausse couche. ..De plus Miller ( qui n’écrit plus …) commence à se lasser de n’être que le serviteur d’une « déesse », et les écarts de Marilyn finissent par tuer à petit feu le couple.

Marylin doit camper un personnage dramatique dans Les Désaxés (The Misfits). C'est Arthur Miller qui le lui offre, comme un cadeau de rupture. Rôle émouvant, mais douloureux. ELLE publie une photo prise après le tournage, en 1960 :

M Monroe et Miller et S signoret et Montand

De gauche à droite : Simone Signoret, Yves Montand (de dos ), Arthur Miller. Au centre Marilyn. Elle sait déjà que tout est fini.

 

Le couple annonce sa séparation une semaine après la fin du tournage et divorce le 20 janvier 1961.

Marilyn-Monroe-at-the-Ambassador-Hotel-reading-a-book-on-19

 

L’apparente écervelée platine de "Certains l’aiment chaud" ou de "Les hommes préfèrent les blondes" est en fait une jeune femme curieuse qui ne cesse de se cultiver, allant le soir à l’université de Los Angeles, après les tournages. M Monroe Ulysse détailSa bibliothèque comptait plus de 400 livres. Bien avant d’avoir une relation avec l’écrivain Arthur Miller, elle aborde "Ulysse" de James Joyce, comme en témoigne une photo. Et le lit vraiment...


D'ailleurs Marilyn lit beaucoup ... la preuve ...!

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Bon là ... d'accord !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Mais là ....alfred-eisenstaedt-marilyn-monroe-at-home-19531

 

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et là ...

 

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Marina Tsvetaeva

Publié le par Perceval

Marina est née en 1892, elle vit à Moscou entre sa mère dévouée à la musique et son père à son projet de musée des beaux-arts.Marina Tsvetaeva

Elle voyage beaucoup dès l'enfance, suivant sa mère tuberculeuse, dont la santé réclame l'air de l'Italie, de l'Allemagne ou de la Suisse.

En 1910, elle publie son premier livre de poèmes, "Album du soir".

marina-tsvetaeva 5-tEn 1913, elle se marie avec un étudiant Serguei Iakovlevitch Efron, pour l’idéal de noblesse et de chevalerie qu'il représente … ! Serge part au front, Marina écrit..

 

Marina rencontre Sofia Parnok en octobre 1914 à Moscou. C'est aussitôt le coup de foudre la séparation en février 1916 sera douloureuse. Elle consacre un cycle de 17 poèmes à cette passion.

Serge ( son mari ), part à la guerre, et, quand éclate la révolution russe, s'engage dans l'armée « blanche » contre-révolutionnaire.

 

1919. Elle est amoureuse d’un acteur : Youri Zavadski (héros principal d'une des six pièces qu'elle écrit alors : La Tempête). Amitié passionnée pour la jeune actrice Sonia Holliday. Suicide de l'acteur Stakhovitch, une passion de Marina Tsvetaeva.

1921. Amitié passionnée pour le vieux prince André Volkonski.Marina Tsvetaeva 0

1922 est l’année où elle entame sa correspondance passionnée avec Pasternak – « le seul de mes contemporains pour lequel ma cage thoracique s’est avérée trop petite ». Elle entame également une aventure épistolaire avec le très jeune critique tchèque Bakhrach (avalanche de lettres et de sentiments qu’il ne partage pas ).

 

1923.Amour fou pour Rodzévitch, le héros du Poème de la montagne et du Poème de la fin . Elle a un engouement vite déçu pour le jeune éditeur Vichniak.

 

1926. Grâce à l'entremise de Pasternak, Tsvetaeva reçoit de Rilke Les Élégies de Duino et Les Sonnets à Orphée. Début d'une correspondance avec Rilke. 29 décembre : mort de Rilke. C’est la Correspondance à trois de l’été 1926, où Marina est l’agent et le pôle d’attraction.

 

En 1922, avec son mari, ils fuient l'Union soviétique . Elle le suit, en Allemagne, en Tchécoslovaquie… Comme Nina Berberova et de nombreux autres qui suivent un parcours identique à cette époque, Marina s’installe à Prague. En 1925, ses écrits fâchent le régime soviétique, qui la met au banc. Ils partent vers Paris, en banlieue précisément, où elle séjournera jusqu'en 1939.

 

Immigrée russe, souvent seule avec son jeune fils, elle vivote de petites traducti ons, de contributions dans des revues qui paient chichement ou de lectures dans des soirées. Les années 20 voient les poèmes de Marina rencontrer la faveur du public (cela avait commencé avant son départ d’URSS).Marina-Tsvetaeva 1933 par Boris Chaliapine

 

1934. C’est à cette époque que l’ordinaire quotidien s’améliore… Serge ayant été recruté par la police secrète soviétique pour participer à des attentats contre des opposants anti-staliniens.

En juin 1939, ils rentrent en Union soviétique. La même errance reprend, cette fois avec moins d’illusions car marina comprend vite que la guerre et le régime lui interdisent d’espérer

Ils sont à Moscou d'abord, puis, en raison de l'avancée des troupes allemandes, en Tatarie.

Epuisée, elle se donne la mort le 31 août 1941. Deux mois plus tard, son mari est exécuté par le régime stalinien ; et son fils, parti volontaire au front, sera tué en 1944, comme plus de vingt millions de ses compatriotes.

 

« Je peux avoir dix relations en même temps ( quelles relations!) et affirmer au plus profond de moi-même que chacune d’elle est unique ».

Marina vit pour les rencontres et les amours … Des poètes, des musiciens, des peintres, des acteurs, homme ou femme. Des célébrités comme Rilke et Pasternak, Mandelstam ou Nicolas Gronski. Parfois simplement des rencontres, des « idylles cérébrales » (la jeune actrice Sonia Holliday, l'acteur Stakhovitch, le vieux prince André Volkonsk, Nicolaï Gronski).  qui inspirent une œuvre épistolaire passionnée. L'amour c'est une encre, une façon d'avancer « sur le chemin du soupir ». « La passion sexuelle est avant tout un incendie de l'âme », note-t-elle en 1917. « Je ne suis pas une héroïne galante, je ne m'abandonne jamais à l'amant, mais toujours – à l'Amour », assure-t-elle encore dans ses Carnets en 1918.

vampire-love-and-pain-munchpeinture: Edvard munch

 « En moi tout est incendie. »

« Écoutez-moi ! Il faut m'aimer encore, du fait que je mourrai ». Vivre, c'était aimer, prendre tous les risques, être toujours en quête du Miracle de l'Autre.

Son tempérament indépendant, tumultueux et absolutiste ne la prédisposait ni à s'associer à l'aventure du communisme en URSS, ni à rejoindre clairement ses opposants, et elle fut cruellement mise à l'écart de tous les milieux littéraires de l'époque. 

« il est rare de rencontrer un auteur qui donne à ce point l'impression d'avoir vécu et écrit en contact permanent avec l'absolu ». Tzvetan Todorov

Marina Tsvetaeva voulait qu'on inscrivît sur sa tombe : « Sténographe de la Vie. Vie avec majuscule, impérativement. »Marina Tsvetaeva 1892 1941

 «  Trop a toujours été la mesure de mon monde intérieur », disait-elle.

C’est aujourd’hui le poète le plus lu, le plus estimé du XXe siècle en Russie.

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d' Antonio Tabucchi à Pessoa... et M. Monroe

Publié le par Perceval

Antonio tabucchiJ’apprends à l’instant que l'écrivain italien Antonio Tabucchi est mort à Lisbonne, à l'âge de 68 ans des "suites d'une longue maladie"…

Je sais que j’ai vu un film tiré de l’un de ses livres : Nocturne Indien… C’était un peu comme une errance ...un rêve.

 

 

Nocturne indien tabucchi

 


Il a préfacé un livre : "Fragments" de Marilyn Monroe (Seuil )…marilyn-monroe lit

 

Et puis, et puis .... il y a Pessoa ...!

 

Passionné par l'oeuvre de Pessoa, il a traduit toute son oeuvre en italien, avec sa femme, rencontrée au Portugal. 

 

Comme son « maître » Tabucchi écrit sous divers hétéronymes : Bernardo Soarès « Fernando Pessoa, le livre de l'intranquillité », mais aussi Ricardo Reis..

 « je ne change pas avec mes masques, je voyage »

Tabucchi se dit « n'être pas un écrivain engagé mais un écrivain de littérature », « être engagé avec soi-même, l'engagement où personne ne le dit, où personne ne le sait »

 

 

 

Je reviens au grand écrivain : Pessoa, et à Ofélia Queiroz. Elle aimait passionnément Fernando Pessoa. Elle est le seul amour connu dans la vie du poète portugais. Ofélia lui a écrit des centaines de lettres et n’a reçu que peu de réponses.
Pessoa et Ofélia Queiroz

Ofelia (ou Ophelia) est née le 14 juin 1900 à Lisbonne. C'est en novembre 1919 qu'elle rencontre Fernando Pessoa,

 

Ofelia-Queiroz« Cher Monsieur, votre présence dans l'entreprise Félix, Valladas & Freitas, Lda, m'est extrêmement agréable, et je me permets de vous dire que c'est à cause d'elle que je ne me trouve pas dans une autre entreprise où je gagnerais sûrement plus, mais... Votre présence dans l'entreprise Félix, Valladas & Freitas m'est très chère, car je suis très attirée par vous... » Ainsi commence la relation amoureuse entre Fernando Pessoa et Ofélia Queiroz, au début de l'année 1920. Ofélia est alors une jeune femme de dix-neuf ans qui travaille dans la même entreprise que le poète, de onze ans son aîné.

 

C'est aussi par écrit qu'il rompra avec elle en novembre 1920.
Ils renoueront près de neuf ans plus tard (septembre 1929) et la dernière lettre de Pessoa à la seule femme avec qui il entretint un lien amoureux est datée du 11 janvier 1930 alors qu'Ofelia continua de lui écrire pendant un an, même si elle n'avait pas de réponse à ses lettres.

 

Ophelia Queiros

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Egérie, et Nima le roi de Rome

Publié le par Perceval

Numa Pompilius, est le second roi légendaire de Rome de 715 à 673 avant notre ère.

numa

 

Il naquit le jour où Rome fut fondée par Romulus. Il est le roi à qui l’on attribue la plupart des créations de cultes et les institutions sacrées.


Titus Tatius, roi des Sabins et collègue de Romulus, lui donna sa fille unique Tatia en mariage. Après treize années de vie commune, la princesse mourut. Cet événement tragique poussa Numa à se retirer à la campagne.


Il vivait retiré et sans luxe. Numa était âgé de près de quarante ans lorsqu'on lui offrit de devenir roi. Il vivait alors « dans une ville sabine célèbre que l'on appelait Cures.

Il commença par rendre des honneurs divins à Romulus, sous le nom de Quirinus. Il introduit un grand nombre de divinités, par exemple le culte de Jupiter Terminus, de Jupiter Elicius, de Fides, de Dius Fidius, et des dieux sabins…

Nymphe Egérie et Le roi Numa Pompilius

On prétendait qu'il était d'obédience pythagoricienne, et que sa politique religieuse était inspirée par la Nymphe Egérie.

 


Numa Pompilius s'enfonçait dans les bois sous prétexte de consulter cette nymphe. egerieIls se donnaient rendez-vous dans une grotte. À la mort du roi, la douleur a métamorphosé Egérie en fontaine.

 

Bourgeois Urbain, Egérie et Numa

 

 

 

La grotte et la fontaine d'Égérie, près de l'ancienne porte Capène, dans le vallon de la Caffarella, existent toujours.

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Inessa, femme de la révolution.

Publié le par Perceval

Ines est née à Paris en 1874; arrivée encore enfant en Russie, elle est élevée près de Moscou par sa tante.Inessa armand et Alexandre

Belle femme aux yeux verts, elle épouse Alexander Armand, en 1893. Après avoir eu quatre enfants, elle est tombe amoureuse de son beau-frère Vladimir. Elle est de plus en plus attirée par le marxisme et la politique révolutionnaire, dans laquelle Vladimir, 11 ans plus jeune qu'elle, est bien versé. Elle est membre du parti bolchevik en 1904.

Vladimir utilise l'appartement familial à Moscou pour organiser des réunions d'étudiants radicaux, conduisant à des raids par la police tsariste.

Inessa, son mari et son frère (devenu son amant) , continuent leur vie sans briser la famille. Son mari est toujours resté un ami fidèle, l’aidant à plusieurs reprises lors de ses péripéties politiques (payer la caution quand elle a été emprisonnée, l'aider lors de ses évasions quand elle a dû franchir les frontières illégalement,  s'occuper des enfants quand elle était en déplacement à l'exil ou la prison ... ) et fait en sorte que la maison Pushkino soit toujours disponible pour elle comme un havre de paix. …


Elle est banninessa armandie dans l'extrême nord, pendant deux ans. Là elle souffre de conditions difficiles, le paludisme et elle est témoin des violences physiques de détenus par les Cosaques


Inessa Armand réussit à s'échapper en Pologne. Son amant est en France pour un traitement contre la tuberculose. Il meurt dans ses bras après un voyage désespéré d’Inessa …

A Paris qu'elle commence à travailler en étroite collaboration avec Lénine.

Elle avait obtenu, à Bruxelles, une licence en droit en un temps record, puis elle était revenue à Paris, trouvant avec deux de ses enfants un logement proche de celui de Lénine, à côté du parc Montsouris. Ilitch vivait là avec sa femme, Nadia Kroupskaïa, et sa belle-mère. Inès jouait pour eux du piano, surtout Beethoven. Nadia était séduite. Son mari, qui maîtrisait mal le français, avait de plus en plus souvent besoin de cette camarade polyglotte. Quand les bolcheviques avaient ouvert à Longjumeau une Ecole ouvrière, Inès y donnait des cours, avec Lénine, Gricha Zinoviev et Lev Kamenev. Et quand Paul Lafargue s’était suicidé à Paris avec sa femme Laura, la fille de Karl Marx, c’est Inès Armand qui avait traduit fin novembre au Père- Lachaise l’oraison funèbre que Lénine avait écrite en russe.

 

Inès Armand et Vladimir lénine

 

Elle est sa porte-parole lors de la conférence - qui se réunit à Bruxelles le 16 et 17 juillet 1914 - pour la réunification du POSDR, arbitrée par le BSI. Elle y défend que l’unité est possible dans un parti social-démocrate, entre l’aile révolutionnaire et réformiste, comme dans d’autres partis occidentaux.

Dans les cafés de la Porte d’Orléans, où les sympathisants du parti avaient leurs habitudes, on commençait à jaser: «La petite Française d’Ilitch…» C’était une belle femme, de cinq ans sa cadette, toujours soigneusement habillée. Elle ramenait ses abondants cheveux auburn sous des chapeaux qui faisaient se retourner les hommes. Elle y plantait parfois une plume rouge. Lénine n’avait pas résisté. Elle voyait d’autres hommes, revenait. Il disait en plaisantant que, lui aussi, était infidèle: «Je suis toujours amoureux de Marx et Engels!»

Nadia avait proposé de s’effacer.


Elle rejoint Lénine dans son fameux «wagon plombé» qui les ramène à la Russie en Avril 1917 et joue un rôle de premier plan dans la lutte pour se maintenir au pouvoir soviétique immédiatement après la révolution.

Kroupskaia-1903

Nadia Kroupskaïa étant au plus mal, Lénine veut l’emmener en Suisse, dans la montagne pour mieux respirer. Il choisit d’être désormais fidèle à sa compagne des premiers jours, qui ne l’a jamais trahi. Il ne veux plus de ce ménage à trois plein de risques, parce que la révolution, dit-il, ne se fait pas dans des draps froissés.

 

Le surmenage et les dures conditions de la période de guerre civile ont fait des ravages sur la santé de Inessa. Malgré les efforts constants de Lénine pour l'aider à retrouver ses forces, elle succombe au choléra et meurt en 1920, âgé seulement de 46ans.

 


A des moments clés, elle sut prendre des décisions qui vont être des tournants dans sa vie. Elle a suivi son coeur ainsi que sa conscience politique, et ne voit pas de conflit entre les deux. Elle a refusé d'être intimidée ou prise au piège de la "moralité" du mariage bourgeois ou des prisons du tsar...


Elle nous laisse: d' ARMAND Inessa, Articles, discours et lettres, Moscou, Édition de la littérature politique, 1975 ;

 

Source: Alain Campiotti Le Temps SA

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Le moine et la femme.

Publié le par Perceval

Un petit clin d'oeil .. :-)

 

Deux moines zen s’apprêtaient à traverser une rivière à gué. Une belle jeune femme les tentation St Antoine détailrejoignit. Elle aussi devait passer sur l’autre rive, mais la violence du courant l’effrayait. Un des moines la chargea sur ses épaules et la déposa de l’autre côté. Son compagnon n’avait pas desserré les dents. Il fulminait :un moine bouddhiste n’était pas autorisé à toucher une femme, et voici que celui-là en portait une sur ses épaules ! 


Des heures plus tard, en arrivant en vue du monastère, le moine puritain annonça :

« Je vais informer le maître de ce qui s’est passé. Ce que tu as fait est interdit. »

Le moine secourable s’étonna :Millet, tentation de saint Antoine détail

« De quoi parles-tu ? Qu’est-ce qui est interdit ? »
« As-tu oublié ce que tu as fait ? », s’indigna l’autre !  « Tu as porté une belle jeune femme sur tes épaules ! »


« Ah oui, bien sûr ! »,se souvint le premier en riant. « Il y a belle lurette que je l’ai laissée sur le bord de la rivière. Mais toi, tu la portes toujours ! »

Apologue bouddhiste.

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Partage de midi: Paul Claudel et Ysé.

Publié le par Perceval

Je lis " Partage de midi " de Paul Claudel. Parce qu'il est passionnant de lire ce qu'un auteur dramatique comme Claudel (l’homme qui s'est converti, de derrière son pilier à Notre-Dame ...)  peut dire de sa propre histoire... claudel à l'époque où il rencontre Rose

 

Claudel écrit et réécrit Partage de Midi, avec le sentiment d'écrire et de réécrire sa propre vie. Cela rejoint précisément l'objectif de ce blog: comprendre l'importance de La rencontre - entre l'homme et la femme -  ...

 

Qui se cache derrière Ysé, la flamboyante héroïne de Partage de midi ?


Ysé Ludmila Mikaël

<- Ysé: Ludmila Mikaël

 

 

Paul Claudel confie : « Elle a été la seule femme que j’ai passionnément aimée, celle qui a joué dans ma vie tout le rôle qu’une femme pouvait y jouer. » Elle s’appelle Rosalie Vetch, elle est mariée et suit son  "aventurier" de mari , avec ses quatre garçons.

Leur rencontre eut lieu en 1900, sur le paquebot qui les menait en Chine. Il rejoint son poste de consul à Foutchéou, accablé de s’être vu refuser l’entrée dans les ordres.

La beauté et la personnalité solaire de Rosalie inspirent à Paul des sentiments aussi puissants qu’insoupçonnés. Cette relation profonde ( et "passion coupable" ),  sut résister aux trahisons, aux incompréhensions et aux silences.


Partage de midi, partages de désirs...

 

Claudel, diplomate, débute comme consul suppléant à New-York (1893) puis au consulat de Boston. En 1894 il part pour la Chine où il fera trois séjours de cinq ans. Il est nommé consul à Fou Tchéou.

Francis Vetch semble être  petit aventurier dont la femme ( complice active ? ), se lasse des petites arnaques et autres inventions malhonnêtes. Ils ont quatre enfants et embarquent pour la Chine au début du siècle ; Vetch pense faire fortune à Fou-Tchéou.

 

Francis Vetch, Rosalie et paul ClaudelL’histoire d’amour entre Rosalie et le jeune diplomate semble construite de toute pièce en vue de manipuler Paul Claudel. Rosalie Vetch tombe toutefois sous le charme du Consul et une fougueuse passion de quatre ans commence alors, tandis que Francis Vetch s’éloigne, déjà perdu dans les confins de l’Empire à entreprendre quelques affaires plus ou moins légales.

Paul Claudel vit un amour fou avec Rosalie, au point même qu’il refuse une promotion de taille en 1904: le consulat de Hong Kong! Il préfère rester à Fou-Tchéou pour Rosalie.

Rosalie, enceinte, quitte brusquement Fou Tchéou sans donner d’explication et sans laisser d’adresse (1904). Paul Claudel la poursuit jusqu'à Bruxelles pour ne plus trouver qu'une médaille chrétienne accrochée à son portail, l'encourageant à retourner dans son monastère.

 

Brisé, Paul Claudel écrit «Partage de midi», oeuvre autobiographique qu'il n'entend pas, à l'époque, destiner à la scène.

Ysé partage de midi Ysé Ludmila MikaëlL'histoire conte la collision brûlante de l'inquiet Mesa avec la turbulente Ysé, sur un bateau voguant entre l'Arabie et Ceylan. Ysé rejoint la Chine avec Deciz, son pâle époux, et vient de retrouver sur le pont Amalric, une ancienne et vaillante connaissance. Mais c'est la pureté de Mésa qui attirera Ysé, poussée par le désir inconscient de le confronter à son Dieu-Amour. Jusqu'à les consumer.

 

En avril 1905, Paul Claudel et Francis Vetch se retrouvent associés dans une rocambolesque expédition, à arpenter ensemble la Belgique et les Pays-Bas pour retrouver Rosalie, en vain. Ils apprennent à cette période, que leur femme et maîtresse a décidé de refaire sa vie avec un troisième homme. Cette liaison et sa triste fin sont une étape décisive dans la vie et l’œuvre de l’auteur.


Le premier acte rassemble sur le pont d'un paquebot les quatre personnages qui se rendent en Chine. C'est midi et le soleil est aveuglant, mortel. Commence un huis clos symbolique. Quelque part au milieu de la mer et de la vie, quatre personnages passent la ligne sans retour.

 

YSÉ. — Mesa, je suis Ysé, c'est moi. Partage de midi Claudel

MESA. — Il est trop tard.

Tout est fini. Pourquoi venez-vous me rechercher ?

YSÉ . — Ne vous ai-je pas trouvé ?

MESA. — Tout est fini! Je ne vous attendais pas.

J'avais si bien arrangé

De me retirer, de me sortir d'entre les hommes, c'était fait !

Pourquoi venez-vous me rechercher ? pourquoi venez-vous me déranger ?

YSÉ. — C'est pour cela que les femmes sont faites.

MESA. — J'ai eu tort, j'ai eu tort

De causer et de… et de m'apprivoiser ainsi avec vous (...)

(... )

Vous tournez vers moi votre aimable visage. Il est trop tard !

Vous savez bien que c'est impossible ! Et je sais que vous ne m'aimez pas.

D'une part, vous êtes mariée, et d'autre part, je sais que vous avez goût Pour cet autre homme, Amalric.

(...)

YSÉ. — Que craignez-vous de moi puisque je suis l'impossible ?

Avez-vous peur de moi ? Je suis l'impossible. Levez les yeux,

Et regardez-moi qui vous regarde avec mon visage pour que vous me regardiez !

MESA. — Je sais que je ne vous plais point.

YSÉ. — Ce n'est point cela, mais je ne vous comprends pas.

Qui vous êtes, ni ce que vous voulez, ni

Ce qu'il faut être, comment il faut que je me fasse avec vous. Vous êtes singulier.

Ne faites point de grimace ! Oui, je crois que vous avez raison, vous n'êtes pas

Un homme qui serait fait pour une femme,

Et en qui elle se sente bien et sûre.

MESA. — Cela est vrai. Il me faut rester seul.

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Marie Laurencin et Apollinaire

Publié le par Perceval

Née à Paris en octobre 1883, Marie est une enfant dite naturelle (reconnue par aucun de ses parents) élevée par sa mère, modeste couturière.marie laurencin 1883-1956

 

Marie Laurencin a commencé à peindre en 1902, cinq ans avant sa rencontre avec Picasso et Apollinaire et est adoptée par tous les hommes des ateliers de compagnonnage par son talent.

En 1907, Marie Laurencin expose pour la première fois au salon des Indépendants.

Cette même année Picasso lui fait connaître Guillaume Apollinaire. De cette rencontre, naîtra une liaison aussi passionnée que tumultueuse qui durera jusqu'en 1912.

Il lui dédie de nombreux poèmes, tandis qu'il lui inspire l'une de ses toiles majeures Marie Laurencin, Apollinaire et ses amis, 1909Apollinaire et ses amis (1912), parmi lesquels on reconnaît Picasso et Gertrude Stein.

 

 

 

 

 

 

En 1914 elle épouse le baron Otto von Wätjen. Le couple s'exile en Espagne dès la déclaration de guerre d'abord à Madrid puis à Barcelone.

Marie-Laurencin--1883-1956-.jpg

 

 

 

Elle revient à Paris en 1920.

 

Elle noue des liens avec de nombreux écrivains et elle illustre certaines de leurs oeuvres : Gide, Max Jacob, Saint-John

Perse, Marcel Jouhandeau, Jean Paulhan, Lewis Carroll et bien d'autres.

 

 « Celle qu’on surnomma plus tard La Dame du Cubisme apporte à ce milieu d’hommes rugissants une impressionnante touche de féminité et si elle participe à toute cette époque survoltée de création, elle demeure une observatrice au regard bien souvent amusé. » Natacha Pelletier pour Passion Estampes

 


 

Elle meurt d’une crise cardiaque en 1956. Elle est inhumée au cimetière du Père Lachaise, selon son vœu : vêtue de blanc, une rose à la main, les lettres d’Apollinaire sur son cœur...


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Doisneau

Publié le par Perceval

Intempéries   (Féérie) 

[...] Le ramoneur parle de sa belle
Chacun l'écoute tous sourient aucun ne rit de lui

Je suis son œillet Robert-Doisneau--the-kiss-at-the-opera-house.jpg
elle est ma boutonnière  

Je suis son saisonnier
elle est ma saisonnière

Elle est ma cloche folle

et je suis son battant

Elle est mon piège roux
je suis son oiseau fou

Elle est mon cœur
je suis son sang mêlé

robert_doisneau-21.png( ... )
Elle est ma chaleur d'hiver
je suis,son glaçon dans son verre l'été

Je suis son ours
elle a son anneau dans mon nez
Je suis le cheveu que les couturières cachaient autrefois dans l'ourlet de la robe de mariée
pour se marier elles aussi dans l'année
[...] 

 - Jacques Prévert ("La Pluie et le beau temps" -  Gallimard, 1955)

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